<CHAPTER ID=1>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=1 NAME="La Prsidente">
Je dclare reprise le session du Parlement europen , qui avait t interrompue le jeudi 3 fvrier 2000 .
<CHAPTER ID=2>
Adoption du procs-verbal de la sance prcdente
<SPEAKER ID=2 NAME="La Prsidente">
Le procs-verbal de la sance du jeudi 3 fvrier dernier a t distribu .
<P>
Y a-t-il des observations ?
<P>
Je constate d ' aprs votre raction que beaucoup de dputs n ' ont pas eu ce procs-verbal et il est bien vident que vous ne pouvez pas adopter un procs-verbal que vous n ' avez pas eu .
Je propose donc de le soumettre  votre approbation demain matin , puisque manifestement vous ne l ' avez pas et je m ' en excuse .
<P>
L ' adoption du procs-verbal est donc reporte .
<SPEAKER ID=3 LANGUAGE="EN" NAME="Davies">
Madame la Prsidente , c ' est une motion de procdure .
Ce matin , la BBC a rapport qu ' un dput britannique de cette Assemble , qui occupe un poste lev au sein de sa dlgation , continue de fournir des conseils stratgiques  des clients privs sans dclarer toutefois au registre des intrts financiers de qui il s ' agit .
Les citoyens d ' Europe ont le droit d ' attendre de leur reprsentants qu ' ils ne mlangent pas les intrts publics et les avantages privs . Ils ne peuvent cependant tre certains que ce n ' est pas le cas que si l ' information est  la fois disponible au public et facile d ' accs .
<P>
Madame la Prsidente , puisque ces questions sont actuellement examines par les questeurs , puis-je vous demander d ' utiliser votre influence  la fois pour veiller  ce que le registre des intrts financiers soit mis  jour et modifi afin de couvrir des cas de ce genre , et , surtout , de veiller  ce que ce registre puisse non seulement faire l ' objet d ' un examen de la part de cette Assemble mais qu ' il soit aussi publi sur l ' Internet ?
<SPEAKER ID=4 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Davies .
Je vais voir cette question avec le Collge des questeurs .
<SPEAKER ID=5 LANGUAGE="EN" NAME="Taylor">
Madame la Prsidente , c ' est une motion de procdure .
Puisque nous ftons aujourd ' hui la premire Saint-Valentin du nouveau millnaire , j ' espre que vous conviendrez qu ' il serait appropri que ce Parlement marque cette journe en s ' engageant fermement  s ' attaquer  la question des maladies cardiovasculaires , qui sont la cause principale de mortalit en Europe .
Je prie instamment les tats membres de s ' aligner sur l ' engagement pris aujourd ' hui au cours de la Winning Hearts Conference ,  savoir que tout enfant n dans le nouveau millnaire a le droit de vivre au moins jusqu '  65 ans sans souffrir de maladie cardiovasculaire vitable .
Joyeuse Saint-Valentin !
<SPEAKER ID=6 LANGUAGE="EN" NAME="Murphy">
Madame la Prsidente , j ' interviens conformment  l ' article 9 du rglement de cette Assemble et je fais rfrence au point soulev par M. Davies concernant les allgations trs graves diffuses  la radio BBC ce matin .
J ' apprcierais que vous nous garantissiez que vous ordonnerez une enqute pour garantir que les deux dputs nomms dans cette interview particulire de la BBC ne dirigent pas leurs socits  partir de ce Parlement ou des bureaux parlementaires , car ce serait trs grave en effet .
La politique des deux poids , deux mesures suivie par le pass par les conservateurs britanniques a jet le discrdit sur la Chambre des Communes du Royaume-Uni , et un tel comportement risquerait fortement d ' avoir un impact similaire sur ce Parlement .
<SPEAKER ID=7 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Murphy .
Comme je l ' ai dit  M. Davies , je vous promets de voir cette question ds ce soir avec les questeurs .
<SPEAKER ID=8 LANGUAGE="EN" NAME="Heaton-Harris">
Madame la Prsidente , c ' est une motion de procdure .
Je vous ai dj crit  plusieurs occasions au sujet de la manire dont les motions de procdure sont prsentes au sein de cette Assemble .
Je me demande sur quelle motion de procdure s ' exprimait M. Davies .
Pourquoi n ' a-t-il pas mentionn le fait qu ' un de ses propres collgues libral a lui aussi un cabinet-conseil qui fait actuellement l ' objet d ' une enqute de la BBC ?
Cette Assemble va-t-elle permettre que son ordre du jour soit dtermin par des reportages calomnieux d ' une mission qui base ses informations sur des mensonges , ou va-t-elle se mettre  travailler srieusement et relever les dfis qui se prsentent  l ' Europe ?
<SPEAKER ID=9 NAME="La Prsidente">
Chers collgues , il est vident que les questeurs qui examineront cette question ne vont pas se fier uniquement aux informations diffuses par des radios .
Ils feront les choses trs rigoureusement .
<SPEAKER ID=10 NAME="Wurtz">
Madame la Prsidente , je crois traduire le sentiment d ' un grand nombre de collgues dans la plupart des groupes politiques en disant que le message que le Prsident de la Commission a adress il y a huit jours au nouveau chancelier autrichien a cr un malaise .
tait-il bien ncessaire de prciser , dans ce message , je cite : " tous mes vux de succs vous accompagnent " , ou bien " je ne doute pas que vous poursuivrez l ' engagement de vos prdcesseurs en faveur de la libert , de la dmocratie , du respect des droits de l ' homme et des liberts fondamentales " , ou encore " je suis dans l ' attente d ' une coopration fructueuse et constructive " ?
C ' est pourquoi , Madame la Prsidente , je souhaiterais que , demain , M. Prodi nous prcise ce qu ' il souhaitait ou ne souhaitait pas donner comme signification  ses propos , afin que personne , absolument personne , ne puisse utiliser ce message pour le moins insolite et malencontreux , y compris contre la volont de M. Prodi , pour contribuer  la banalisation de la dangereuse opration politique qui a lieu en Autriche .
<SPEAKER ID=11 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Wurtz .
Je vous demande , mes chers collgues , de ne pas entamer un dbat : il s ' agissait d ' une motion de procdure .
Je vous rappelle , Monsieur Wurtz , que demain nous rencontrons M. Prodi , qui va faire une dclaration sur le programme de la Commission .
Vous serez naturellement tout  fait libres , dans vos interventions faisant suite  cette dclaration , de l ' interroger , de mme que M. Prodi sera tout  fait libre de vous rpondre .
Je propose d ' claircir dfinitivement cette question  ce moment-l , si vous le souhaitez et si M. Prodi le souhaite .
<SPEAKER ID=12 LANGUAGE="NL" NAME="Plooij-Van Gorsel">
Madame la Prsidente , je regrette de devoir  nouveau vous importuner avec un point que j ' ai dj soulev deux fois ici .
Je vous ai dj dit plusieurs fois , au nom des collgues Nerlandais , que nous souhaitons disposer d ' une chane de tlvision nerlandaise .
Dans ce Parlement , l ' on compte pas moins de 28 chanes , dont deux grecques , une portugaise , une finlandaise et une belge , mais pas de nerlandaise . Par contre il y a sept chanes anglaises , six allemandes et six franaises .
En septembre on m ' avait dj promis que pour janvier il y aurait une chane nerlandaise .
Nous sommes maintenant en fvrier et il n ' y en a pas encore .
Je voudrais vous demander une fois de plus d ' y remdier .
Je me demande quelle bureaucratie moyengeuse empche de capter ici une chane nerlandaise .
<SPEAKER ID=13 NAME="La Prsidente">
Madame Plooij-van Gorsel , je peux vous dire ma dception , parce que moi-mme j ' tais persuade que la question avait t rgle depuis longtemps .
J ' ai bien entendu vos messages successifs  ce sujet et je crois que Mme Banotti a une rponse  vous apporter .
Donc , si vous le permettez , je vais donner la parole  Mme Banotti en motion de procdure pour vous rpondre .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="EN" NAME="Banotti">
Madame la Prsidente , comme ma chre amie Elly le sait certainement , je ferais n ' importe quoi pour les satisfaire , elle et mes collgues nerlandais .
<P>
En tant que questeur charg de ce dossier , je tiens  vous assurer que nous avons tenu des discussions techniques sur les diverses chanes de tlvision et de radio , et j ' ai dj commenc  envoyer un courrier  mes collgues  ce sujet .
Si cela peut quelque peu la consoler , les Irlandais n ' ont pas encore leur chane eux non plus .
Il semble qu ' il y ait des problmes techniques insolubles mais nous y travaillons avec dtermination .
Merci de m ' avoir donn l ' occasion de clarifier cela .
<SPEAKER ID=15 NAME="La Prsidente">
Je ne suis pas sre que nos collgues nerlandais soient rassurs , parce que nos collgues irlandais ne peuvent pas non plus capter une chane nationale .
Je crois qu ' il faut voir ce qu ' il y a  faire pour que tous les collgues aient leur chane .
<P>
Je vous remercie , Madame Banotti , ainsi que les autres questeurs , pour les efforts que vous allez faire en ce sens .
<SPEAKER ID=16 NAME="Dupuis">
Madame la Prsidente , je voulais dire  M. Wurtz que la Commission n ' a pas pour doctrine la doctrine Brejnev de souverainet limite et que , jusqu '  preuve du contraire , nous ne sommes pas dans le cadre des articles 6 et 7 .
Donc l ' Autriche a tout  fait le droit de former un gouvernement et le Prsident de la Commission a parfaitement le droit , et a mme le devoir , de prsenter ses meilleurs vux  l ' Autriche .
M. Wurtz devrait peut-tre se rappeler qu ' il n ' y a pas si longtemps , des collgues de son parti , des maires communistes franais , envoyaient des bulldozers contre des foyers d ' immigrs en France .
<CHAPTER ID=3>
Ordre des travaux
<SPEAKER ID=17 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle l ' examen du projet dfinitif d ' ordre du jour tel qu ' il a t tabli par la Confrence des prsidents , conformment  l ' article 110 du rglement .
<P>
a ) Sances du 14 au 18 fvrier 2000  Strasbourg En ce qui concerne le mercredi :
<P>
La Prsidente .
tant donn que le Conseil ne pourra pas tre prsent mercredi soir , plusieurs groupes - parti populaire europen , socialistes europens , libraux , verts , gauche unitaire - ont demand de traiter en discussion commune la dclaration du Conseil sur la question chypriote et le rapport de M. Brok sur la stratgie de pradhsion pour Chypre et Malte et d ' avancer ces deux points , ainsi que le rapport de M. Swoboda , dans l ' ordre du jour .
Cela nous donnerait donc , pour la journe de mercredi , les deux dclarations du Conseil sur la cohrence des politiques de l ' Union avec la politique du dveloppement et sur la session " Droits de l ' homme " de l ' ONU , suivies de la discussion commune sur Chypre et , ensuite , des rapports de M. Swoboda , de M. Corrie , de Mme Frassoni et de M. Knrr Borrs .
<P>
Qui souhaite , au nom de ces groupes , prsenter cette demande ?
<P>
Personne ne souhaitant intervenir , je mets donc aux voix cette demande .
<P>
( Le Parlement marque son accord ) En ce qui concerne le jeudi :
<P>
La Prsidente.- En ce qui concerne les problmes d ' actualit , urgents et d ' importance majeure , j ' ai plusieurs demandes de modification .
<P>
S ' agissant des droits de l ' homme , j ' ai deux demandes d ' ajouts : une du groupe des libraux pour un sous-point intitul " Cambodge " et l ' autre , du groupe des Verts , pour un sous-point intitul " Pinochet " .
Comme vous le savez , le point " Droits de l ' homme " ne peut englober plus de cinq sujets .
Selon la liste qui figure au projet dfinitif d ' ordre du jour , quatre sujets sont actuellement inscrits .
Nous ne pouvons donc en prvoir qu ' un de plus .
<P>
Qui souhaite prsenter , au nom du groupe libral , la demande pour un sous-point sur le Cambogde ?
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="NL" NAME="Maaten">
Madame la Prsidente , le groupe des libraux estime qu ' il est trs important de dbattre de la situation au Cambodge et que cela se fasse maintenant . Et ce , non seulement en raison de la lettre que le secrtaire gnral des Nations unies , Koffi Annan , a adresse au gouvernement cambodgien et l ' invitant  prendre enfin des mesures afin de traduire devant un tribunal spcial les dirigeants des Khmers rouges , mais galement parce que le rgime de Hun Sen , non content des attentats contre le chef de l ' opposition Sam Raninsy , a imagin de lever son immunit parlementaire afin de permettre qu ' il puisse tre simplement traduit en justice .
<P>
La communaut internationale a demand des explications pour ce qui se passe au Cambodge .
Enfin , nous avons approuv les lections au Cambodge alors que la mission d ' observation des lections a t l ' un des plus grands fiascos de l ' histoire .
Seule cette assemble s ' en est sortie avec un certain crdit .
Je pense que nous devons maintenant prendre nos responsabilits en tant que Parlement et que nous devons nous exprimer sur la situation au Cambodge .
<P>
( Le Parlement marque son accord ) La Prsidente .
Le sous-point Cambodge est donc ajout au point " Droits de l ' homme " , ce qui rend caduque la demande suivante concernant un sous-point Pinochet .
<P>
Par ailleurs , j ' ai reu des demandes d ' ajout de nouveaux points au dbat d ' actualit .
Il ne s ' agit donc plus d ' ajouter des sujets  la rubrique " Droits de l ' homme " , mais d ' introduire de nouveaux points .
Il y a trois demandes : une premire demande du groupe gauche unitaire tendant  ajouter un point " Moratoire sur la peine de mort aux tats-Unis et le cas de Betty Beets " ; une deuxime demande du groupe libral tendant  ajouter un nouveau point intitul " Le cas de M. Pinochet " ; et une troisime demande du groupe des Verts tendant  ajouter un nouveau point " Catastrophes : environnement des eaux du Danube " .
<P>
Compte tenu du temps dont nous disposons puisque , vous le savez , nous avons une dclaration de la Commission sur la restructuration des entreprises et que la liste actuelle comporte deux points , on peut donc ajouter deux point supplmentaires.Je vais d ' abord prendre la demande du groupe de la gauche unitaire .
<P>
( Le Parlement rejette la demande )
<P>
La Prsidente . Nous passons  prsent  la demande du groupe libral .
<P>
Y a-t-il quelqu ' un pour intervenir pour ?
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="NL" NAME="Beysen">
Madame la Prsidente , il est remarquable que le Parlement europen n ' ait encore exprim aucun point de vue  ce jour concernant l ' ventuelle libration de Pinochet , malgr les mandats d ' arrt internationaux qui ont dj t dcerns .
Le recours d ' appel introduit par le gouvernement belge la semaine dernire ayant t dclar recevable et la dcision n ' ayant pas encore t rendue , il est important que le Parlement donne enfin un signal srieux , un signal indiquant que personne ne peut chapper  un procs quitable .
Il est impensable que le Parlement europen , qui ,  juste titre , accorde tant d ' attention au respect des droits de l ' homme , ne se prononce pas clairement dans cette affaire .
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo">
Madame la Prsidente , ce sujet est trop srieux que pour tre trait actuellement comme un problme urgent .
<P>
Tout d ' abord , le Parlement europen s ' est dj prononc sur l ' affaire Pinochet . Mais il faut  prsent rappeler plusieurs choses .
<P>
Tout d ' abord , il s ' agit d ' un sujet qui est en attente d ' une dcision de justice dans diffrents pays europens , et je rappelle aux collgues qu ' il n ' y a pas encore d ' espace pnal europen ni de juridiction europenne .
Nous sommes en faveur du Tribunal pnal international mais il n ' existe pas encore .
<P>
Ensuite , le Chili est aujourd ' hui dirig par un gouvernement dmocratiquement lu , prsid par Ricardo Nez , dont la premire manifestation a t de dcider que tous ceux qui ont commis ce type de crimes devaient rendre des comptes  la justice . Je rappelle galement que la justice chilienne est aujourd ' hui indpendante et qu ' elle tudie 60 plaintes dposes contre le gnral Pinochet et ses crimes contre l ' humanit .
<P>
Je pense que ce sujet est suffisamment srieux pour que nous le suivions mais pas pour que nous le rsolvions par une procdure d ' urgence .
Nous voulons que justice soit faite dans cette affaire mais nous ne croyons pas que ce soit la procdure la plus indique pour y arriver .
<P>
( Le Parlement rejette la demande ) La Prsidente .
Nous en venons  la troisime demande qui est " Les catastrophes environnementales des eaux du Danube " , une demande du groupe des Verts .
Y a-t-il un dput pour prsenter cette demande ?
<SPEAKER ID=21 NAME="Lannoye">
Madame la Prsidente , chers collgues , ce qui s ' est pass dans un affluent du Danube est considr par beaucoup de spcialistes comme un accident d ' une ampleur environnementale aussi grave que celle de l ' accident de Tchernobyl .
Cela touche non seulement la Roumanie , mais aussi la Yougoslavie , cela touche en fait tout le bassin du Danube .
Nous estimons que le sujet est suffisamment important pour que la Commission ragisse rapidement  cette situation et je crois que le Parlement doit s ' expliquer et doit voter une rsolution sur ce thme .
<P>
<P>
( Le Parlement marque son accord ) La Prsidente .
Toujours au sujet de la journe de jeudi , le groupe du PPE a demand d ' avancer au mercredi , comme dernier point , le rapport de Mme Cederschild sur le renforcement du cadre pnal pour la protection contre le faux monnayage en vue de la mise en circulation de l ' euro .
<P>
Y a-t-il un collgue qui souhaite s ' exprimer au nom du PPE pour prsenter cette demande ?
<SPEAKER ID=22 LANGUAGE="SV" NAME="Cederschild">
Madame la Prsidente , je voudrais simplement demander  l ' Assemble de soutenir cette proposition , parce qu ' il y a eu normment de permutations dans cet ordre du jour .
Il s ' agit d ' une affaire trs courte , mais il est extrmement important qu ' elle passe devant le Parlement maintenant , sans plus de retard .
Elle porte en effet sur les risques de falsification de l ' euro , autrement dit , sur une question trs urgente .
Nous avons fait ce que nous pouvions pour la faire passer aujourd ' hui .
Je serais donc trs reconnaissante si la chambre pouvait soutenir cette proposition .
<P>
( Le Parlement marque son accord )
<P>
En ce qui concerne le vendredi : La Prsidente .
S ' agissant du vendredi , nous avons le vendredi matin une question orale sur les services postaux et le groupe des socialistes europens demande que les propositions de rsolution soient mises aux voix immdiatement aprs le dbat , et non  Bruxelles comme le prvoit le projet dfinitif d ' ordre du jour .
<P>
Y a-t-il un collgue qui souhaite intervenir au nom du groupe PSE pour prsenter la demande ?
<SPEAKER ID=23 NAME="Wurtz">
Madame la Prsidente , je voudrais , je m ' en excuse auprs de mon ami Enrique Barn , m ' exprimer contre cette proposition .
Je suis mme surpris qu ' elle soit faite , parce que nous nous tions mis d ' accord l-dessus aprs un change en Confrence des prsidents .
<P>
Je pense que la proposition que vous aviez faite , Madame la Prsidente , de scinder dbat - ce vendredi - et vote - ultrieurement - est raisonnable .
La raison est la suivante : le sujet concerne pas moins de 1 800 000 salaris dans l ' Union europenne .
Nous disposons d ' une directive .
Elle n ' est pas ancienne , elle date de 1997 .
Dcider de l ' orientation future , en vue d ' une nouvelle directive , un peu  la sauvette , sans avoir eu le temps de consulter les syndicats ni de discuter avec l ' ensemble des partenaires sociaux , je trouve que c ' est l quelque chose qui va  l ' encontre de l ' esprit que nous voulons insuffler au dbat sur les questions qui concernent directement les acteurs sociaux .
<P>
Je plaide donc en faveur du maintien de ce qui tait prvu : dbat vendredi , vote ultrieurement .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo">
Madame la Prsidente , je dois en effet une explication  M. Wurtz et je vais la fournir  tout le Parlement .
Nous tions parvenus  cet accord de principe lors de la Confrence des prsidents .
 ce moment-l , je ne savais pas que le commissaire , M. Bolkestein , allait aborder le sujet la semaine prochaine lors de son audition par la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme .
De plus , nous avons dbattu la question au sein de mon groupe et nous pensons , vu la situation actuelle dans l ' ensemble du processus d ' intgration du march et de drglementation sur un sujet aussi sensible , qu ' il convient que le Parlement , quoi qu ' il fasse  l ' avenir , se prononce tout d ' abord pour que le commissaire , M. Bolkestein , prenne bonne note et pour orienter le dbat la semaine prochaine .
<SPEAKER ID=25 LANGUAGE="DE" NAME="Ferber">
Madame la Prsidente , je voudrais tout simplement inviter mon collgue Wurtz  relire et  vrifier de quoi il s ' agit .
Il ne s ' agit pas ici d ' une discussion de fond , mais bien simplement de la question suivante : quand la Commission sera-t-elle enfin en mesure de prsenter la directive , alors qu ' elle a dj dispos d ' un an et demi pour ce faire ?
Grce  cette rsolution , nous voulons uniquement que les dlais auxquels avait consenti la Commission soient finalement respects . De ce fait , il est important que nous agissions au plus vite .
C ' est pourquoi je voudrais soutenir la proposition faite par les sociaux-dmocrates de procder au vote ce vendredi .
<P>
( Le Parlement marque son accord )
<SPEAKER ID=26 LANGUAGE="DE" NAME="Posselt">
Madame la Prsidente , le rapport Cederschild ne figurant plus  l ' ordre du jour de la sance du jeudi , nous devrions ce jour-l disposer d ' un peu plus de temps .
tant donn le nombre de sujets qui devront tre dbattus en une heure et demie , la sance des urgences risque bien d ' tre trs serr . Le service des actes de la sance plnire ne pourrait-il ds lors vrifier s ' il est possible de nous octroyer une demi-heure supplmentaire pour la sance des urgences , afin que nous disposions d ' une temps de parole suffisant ?
<P>
La semaine dernire , l ' organisation de la sance me semble avoir t trs chaotique .
Nous disposions d ' un timing trs serr au niveau du temps de parole , puis soudain , jeudi dernier , nous nous sommes retrouvs avec un vide  l ' ordre du jour pendant une heure , voire une heure et demie .
Nous avons d attendre jusqu ' au moment du vote .
Ce vendredi , un seul sujet est  l ' ordre du jour .
C ' est tout  fait absurde . Je voudrais instamment que l ' on examine l ' organisation de la sance .
<SPEAKER ID=27 NAME="La Prsidente">
C ' est une chose qui est tout  fait possible : voyons donc si nous pouvons prolonger la sance des urgences d ' une demi-heure , compte tenu du retrait du rapport de Mme Cederschild .
C ' est bien de cela qu ' il s ' agit et seulement de cela .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo">
Madame la Prsidente , je voulais intervenir par rapport  l ' ordre du jour de mercredi , que vous n ' avez pas annonc .
<P>
Je crois que le fait de ne pas inclure la dclaration sur le 50e anniversaire de la Convention de Genve dans le cadre de la dclaration du Conseil sur la prochaine session " Droits de l ' homme " des Nations unies et d ' avoir report cette dclaration , afin de la faire de manire noble et solennelle ,  la sance plnire du mois de mars , ne soulve pas de polmique .
Je crois qu ' il y a un accord sur ce point .
<SPEAKER ID=29 LANGUAGE="EN" NAME="McMillan-Scott">
Madame la Prsidente , cet aprs-midi , dans cette Assemble , on a fait rfrence  une srie de reportages de l ' mission de la BBC Today de ce matin , au cours de laquelle il a t dit que certains de mes collgues dirigeaient des socits prives pratiquant le lobbying ou faisaient d ' une manire ou d ' une autre un mauvais usage de leur position de dputs de ce Parlement .
<P>
Ces allgations sont graves .
Elles sont totalement fausses , malveillantes , politiquement tendancieuses et elles ont t diffuses en pleine connaissance de cause .
Nous prenons conseil auprs de conseillers juridiques .
Le registre des intrts financiers de mes collgues est complet .
<P>
Si nous apprenons qu ' un dput de cette Assemble ou que ses employs ont collabor avec la BBC dans cette affaire , nous les exposerons  l ' opprobre de cette Assemble .
<SPEAKER ID=30 NAME="La Prsidente">
C ' est cela , nous sommes bien d ' accord .
<P>
b ) Sances des 1er et 2 mars 2000  Bruxelles
<CHAPTER ID=4>
Dveloppement urbain durable - Dveloppement rural - Initiative EQUAL
<SPEAKER ID=31 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune les quatre rapports suivants :
<P>
rapport ( A5-0026 / 2000 ) de Mme McCarthy , au nom de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , sur la communication de la Commission [ COM ( 99 ) 0477 - C5-0242 / 99 - 1999 / 2177 ( COS ) ] aux tats membres dfinissant des orientations pour une initiative communautaire concernant la rgnration conomique et sociale des villes et des banlieues en crise en vue de promouvoir un dveloppement urbain durable ( URBAN ) ;
<P>
rapport ( A5-0028 / 2000 ) de M. Decourrire , au nom de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , sur la communication de la Commission [ COM ( 99 ) 0479 - C5-0243 / 99 - 1999 / 2178 ( COS ) ] aux tats membres fixant des orientations pour une initiative communautaire concernant la coopration transeuropenne et destine  favoriser un dveloppement harmonieux et quilibr du territoire europen ( Interreg ) ;
<P>
rapport ( A5-0024 / 2000 ) de M. Procacci , au nom de la commission de l ' agriculture et du dveloppement rural , sur le projet de communication de la Commission [ COM ( 99 ) 0475 - C5-0259 / 99 - 1999 / 2185 ( COS ) ] aux tats membres fixant les orientations pour l ' initiative communautaire concernant le dveloppement rural ( Leader + ) ;
<P>
rapport ( A5-0034 / 2000 ) de M. Stenzel , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur le projet de communication de la Commission [ COM ( 99 ) 0476 - C5-0260 / 99 - 1999 / 2186 ( COS ) ] aux tats membres tablissant les lignes directrices des programmes d ' initiative communautaire ( PIC ) pour lesquels les tats membres sont invits  soumettre des propositions de demande d ' aide dans le cadre de l ' initiative EQUAL
<P>

<P>
Mme McCarthy ayant un petit retard  cause de son avion , je propose que nous coutions d ' abord M. Decourrire .
<SPEAKER ID=32 NAME="Decourrire">
Madame la Prsidente , chers collgues , Messieurs les Commissaires et membres de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , j ' ai t charg d ' tablir le rapport du Parlement europen sur le programme d ' initiative communautaire Interreg III .
<P>
Lors du passage en commission , nous avons tudi plus de cent amendements et  ce jour 17 amendements , pour certains dj prsents en Commission , ont ,  nouveau , t dposs .
<P>
Avant de dbattre du contenu de la rsolution que je vous propose , je souhaite vous faire part des lments que j ' ai pris en considration et qui ont orient mon travail de rapporteur .
Tout d ' abord , je souhaite vous rappeler le rle de l ' initiative communautaire Interreg , fonde sur le principe de transnationalit et d ' innovation .
Ce programme correspond  un moteur de dveloppement et de dimension europenne .
Interreg fait partie des quatre initiatives communautaires programmes pour la priode 2000-2006 et disposera de la plus grosse enveloppe financire , c ' est--dire 4,875 milliards d ' euros contre 3,604 milliards  l ' heure actuelle .
<P>
L ' initiative Interreg , cre en 1990 , trouve son fondement dans la volont de prparer les rgions europennes  l ' Europe sans frontires dans le cadre de la ralisation du grand march unique .
<P>
Lors de la rforme des fonds structurels de 1994 et de 1996 , le PIC Interreg a intgr de nouveaux volets contribuant au dveloppement des rseaux transeuropens de transport et de distribution d ' nergie .
Ces programmes ont encourag la coopration transfrontalire , transnationale et interrgionale dans l ' Union europenne en privilgiant un dveloppement quilibr de l ' espace communautaire .
<P>
Le programme Interreg III dont les orientations nous sont aujourd ' hui soumises par la Commission europenne , conformment aux dispositions du rglement de la Communaut europenne n  1260 de 1999 portant dispositions gnrales sur les fonds structurels , poursuit cette action .
<P>
Il repose sur trois volets : le volet A qui organise la coopration transfrontalire entre les collectivits territoriales des rgions frontalires , intrieures et extrieures de l ' Union europenne ,  partir de stratgies communes de dveloppement dont la mise en uvre est du ressort des tats membres et des pouvoirs locaux et rgionaux ; le volet B prvoit la coopration transnationale entre autorits nationales , rgionales et locales , dans plusieurs pays membres ou candidats  l ' adhsion  l ' Union europenne dans les domaines de l ' amnagement du territoire , des rseaux de transport et de l ' environnement .
La mise en uvre de ce volet est de la responsabilit des tats membres et des autorits nationales ; et le volet C qui organise la coopration interrgionale entre diffrentes rgions des tats membres ou des pays tiers par la mise en rseau des expriences concernant les volets A et B ainsi qu ' une coopration dans le domaine de la recherche , du dveloppement technologique , sujet  dfinir avec la Commission europenne , qui est charge de sa mise en uvre .
<P>
Le nouveau programme Interreg , tel qu ' il nous a t transmis , prend en considration les besoins engendrs par l ' largissement aux PECO et aux rgions insulaires et ultrapriphriques .
La Commission nous propose de rpartir la dotation d ' Interreg de la manire suivante : de 50  80 % pour le volet A , 6 % pour le volet C , la diffrence pour le volet B , c ' est--dire de 14  44 % au maximum .
<P>
La Commission europenne tablit la liste des rgions ligibles au volet A et volet B. Elle s ' est appuye essentiellement sur la carte des rgions ligibles durant la prcdente priode de programmation .
Les rgions ultrapriphriques peuvent bnficier d ' un soutien au titre du volet B. La Commission tablit une liste de domaines prioritaires et de mesures ligibles non exhaustives pour le volet A , mais exhaustives pour le volet B. Elle se rserve la possibilit de proposer ultrieurement des thmes qu ' elle considre comme importants pour les changes d ' exprience et la coopration renforce entre rgions , pour le volet C .
<P>
La procdure d ' adoption des programmes est fixe par le rglement gnral sur les fonds structurels .
Les propositions sont tablies par les tats membres et soumises pour approbation  la Commission europenne qui vrifie leur conformit avec les orientations gnrales retenues .
Ces propositions doivent comporter un certain nombre d ' lments , un aperu des stratgies et des priorits transfrontalires ou transnationales , une description des mesures ncessaires  leur mise en uvre et un plan de financement indicatif .
<P>
Je fais partie de la grande majorit des parlementaires qui ont vot pour le maintien du programme d ' initiative communautaire Interreg .
Je regrette que le Parlement n ' ait pas t inform de l ' valuation du prcdent programme - ce qui aurait permis une efficacit optimale des nouvelles mesures mises en uvre , mais je connais la difficult de cette opration - , je regrette galement un calendrier de travail extrmement court , puisque le texte a t examin en commission parlementaire les 24 novembre et 26 janvier derniers , et je regrette galement que ni les rgions , ni les organisations rgionales reprsentatives n ' aient t associes  l ' laboration du programme .
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En favorisant une coopration transfrontalire , transnationale et interrgionale , cet instrument transversal est l ' incarnation mme d ' une politique rgionale de dimension europenne favorable  un amnagement harmonieux et quilibr du territoire communautaire .
<SPEAKER ID=33 NAME="Procacci">
Madame la Prsidente , chers collgues , Messieurs et Mesdames les Commissaires , la Confrence sur le dveloppement rural , qui s ' est tenue  Cork du 7 au 9 novembre 1996 , a dfini le dveloppement rural comme tant une des priorits de l ' Union europenne , puisqu ' essentiel  l ' agriculture , pour soutenir l ' existence et le dveloppement continu , pour fournir aux agriculteurs un environnement dot des infrastructures et des services ncessaires , essentiel aussi pour un meilleur respect de l ' environnement et une meilleure qualit de vie , essentiel enfin pour la diversification et la cration de postes de travail .
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C ' est pour cette raison qu ' il est ncessaire d ' avoir une politique de dveloppement intgr pour toutes les zones rurales de l ' Union , qui s ' articule de la manire suivante : une approche intgre et multisectorielle , une simplification des procdures administratives , une amlioration du partenariat entre les Institutions europennes et les acteurs nationaux locaux et la protection de l ' environnement .
Dans le programme Agenda 2000 de 1998 , la Commission a dfini deux principes cl sur lesquels fonder la politique de dveloppement rural : la reconnaissance du rle multifonctionnel de l ' agriculture et la ncessit d ' une stratgie intgre pour les zones rurales en voie de dveloppement .
Par le premier principe , l ' on entend crer un nouveau pacte entre l ' agriculteur et la socit , rendant ainsi l ' agriculteur administrateur de la campagne et faisant en sorte que la socit soit prte  payer des services environnementaux ncessaires pour maintenir la valeur rcrative de l ' espace rural .
Le deuxime principe repose sur la constatation qu ' aujourd ' hui , la plupart des opportunits d ' emploi dans les zones rurales ne concernent pas le secteur agricole traditionnel , ce qui oblige  la mise en place d ' un programme de dveloppement complet qui intgre les politiques de dveloppement rural avec les politiques sectorielles de l ' agriculture : le dveloppement rural devient ainsi un pilier de cette mme politique agricole commune .
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L ' initiative communautaire Leader a t lance en 1991 dans le but de promouvoir une nouvelle approche de dveloppement rural , du bas vers le haut , et de diversifier les interventions , en les adaptant aux ncessits locales .
Les objectifs fixs taient les suivants : amliorer le potentiel de dveloppement des zones rurales en faisant appel  l ' initiative locale , promouvoir l ' acquisition de connaissances dans le secteur du dveloppement rural et les diffuser dans d ' autres zones rurales .
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Leader I s ' adressait aux zones rurales qui rentraient dans les objectifs 1 et 5B des fonds structurels . 217 groupes d ' action locale y ont particip pour un financement quivalent  1155 millions d ' euros .
Leader II , programme couvrant la priode de 1994  1999 - dont , malheureusement , nous n ' avons pas encore une valuation globale - a eu une plus grande porte que Leader I. Il devrait avoir compt plus de 800 bnficiaires et les fonds , aprs distribution des ressources , devraient avoir dpass les 4000 millions d ' euro .
En octobre 1999 ,  la suite du succs rencontr par Leader I et Leader II , la Commission europenne a dcid de proroger ce type d ' initiative .
Pour la priode 2000-2006 , il n ' est prvu , malheureusement , qu ' une contribution globale de 2020 millions d ' euro et une rpartition indicative par tat membre .
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L ' initiative Leader + se diffrencie des phases prcdentes car , cette fois , toutes les zones rurales pourront en bnficier ; elle est en outre plus ambitieuse et adapte aux dfis que les zones rurales devront affronter .
Les modifications fondamentales concernent les points suivants : toutes les zones rurales pourront bnficier de Leader + ; les critres de slection des actions locales seront plus rigoureux ; les plans de dveloppement local intgr , le recours aux technologies de l ' information , l ' amlioration de la qualit de vie et la valorisation des produits locaux seront les thmatiques prioritaires .
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J ' approuve donc la poursuite de l ' initiative car , comme je le disais , elle met en avant des stratgies de dveloppement innovatrices et elle est davantage ambitieuse , mme s ' il demeure ncessaire d ' assouplir les critres qui dfinissent les territoires inhrents afin que ne soient pnalises ni les zones rurales  forte densit ni les zones rurales  faible densit .
Je considre que le systme de rseaux est dterminant pour l ' change d ' informations et de connaissances et pour la ralisation de projets communs entre les diverses zones de l ' Union ; je rappelle par ailleurs que pour pouvoir tre ralis pleinement , il doit exploiter , entre autres , tous les instruments qui existent dj , comme les carrefours .
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Je partage l ' avis de la Commission qui est de prfrer la solution de la subvention globale , mais j ' insiste nanmoins sur la ncessit de dfinir prcisment et minutieusement les exigences comptables des administrations nationales et rgionales .
Je regrette le retard avec lequel Leader , comme les trois autres initiatives , a t prsent au Parlement et par consquent , le retard que cela engendre au niveau de l ' ensemble de la procdure .
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Enfin , je suis proccup par l ' exigut du montant allou , d ' autant que le programme est cette fois ouvert  tous les territoires de l ' Union et sera en application pendant une anne supplmentaire par rapport au prcdent Leader II .
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Je remercie les services de la Commission pour la disponibilit et la collaboration dont elle a fait preuve , et je remercie mes collgues de la commission de l ' agriculture pour la contribution apporte  travers leurs amendements .
<SPEAKER ID=34 LANGUAGE="DE" NAME="Stenzel">
- ( DE ) Madame la Prsidente , chers collgues , mon rapport EQUAL se prsente sous la forme d ' un avis dans le cadre du processus de consultation en vue d ' une nouvelle initiative communautaire . L ' objectif de cette initiative est la collaboration transnationale pour la promotion de nouvelles mthodes de lutte contre les discriminations et les ingalits de tout type lies au march du travail .
Ce rapport a t trs coteux , du fait qu ' il reprend galement les avis de quatre commissions supplmentaires ,  savoir les commissions de l ' industrie , de la politique rgionale , des droits de la femme et des affaires intrieures .
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Cette initiative communautaire succde aux programmes prcurseurs ADAPT et EMPLOI , tout en disposant d ' un budget nettement moins lev , qui avoisine les 2,8 milliards d ' euros .
Elle adopte en outre une approche entirement nouvelle qui consiste  dvelopper des modles d ' emploi innovants sur une base gographique ou sectorielle dans le cadre de partenariats de dveloppement transnationaux .
L ' intention est claire : il s ' agit de dvelopper des projet au niveau transnational , projets qui sont axs sur des lignes directrices pour l ' emploi ,  savoir la capacit d ' insertion professionnelle , l ' esprit d ' entreprise , la capacit d ' adaptation et l ' galit des chances entre les hommes et les femmes .
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L ' objectif vis mrite vraiment d ' tre salu . Il rencontre galement un large consensus au sein de l ' Assemble .
EQUAL doit en outre s ' immiscer dans les plans d ' action nationaux pour l ' emploi , c ' est--dire vrifier si ces plans d ' action en permettent l ' application .
Il s ' agit d ' une initiative communautaire importante qui ,  l ' instar des initiatives URBAN , Leader et Interreg , doit son financement aux fonds structurels .
Dans mon rapport , j ' ai essay de rduire les dpenses administratives excessives et de rendre l ' esquisse des partenariats de dveloppement un peu plus ouverte et flexible .
L ' assistance technique est  mes yeux ncessaire . Toutefois , en raison des problmes que nous avons connus avec les derniers BAT , aucun nouveau BAT ne devrait tre cr avant la rsolution du Parlement et , de cette faon , la responsabilit politique ne devrait pas tre transfre  un quelconque organe d ' assistance technique .
Une assistance technique reste toutefois ncessaire .
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Il conviendra galement d ' accorder une attention toute particulire  la diffusion des rsultats et  l ' apprentissage mutuel par le biais des meilleures pratiques et du mainstreaming .
J ' ai veill  ce que le prsent rapport rencontre l ' adhsion la plus large possible .
Cet objectif a conduit  la rduction de nombre d ' amendements - de 100 en commission  22 pour la plnire - , ce qui a donn lieu  de nombreuses possibilits de compromis .
Nous sommes mme parvenus  atteindre un compromis sur la question des demandeurs d ' asile .
 ce sujet , je demande toutefois  Madame la Prsidente de procder au vote sur le rapport EQUAL le mercredi au lieu du mardi , ce afin que nous puissions encore travailler certains points de dtail .
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Il me parat important que cette initiative communautaire puisse dbuter  temps et que le prsent rapport dispose d ' un large soutien au sein de cette Assemble , afin que la Commission soit galement tenue de prendre les propositions constructives du Parlement en considration . Les moyens destins  EQUAL ont en effet t mis en rserve par le Parlement europen , et ce afin que les attentes des parlementaires puissent galement se rpercuter dans l ' initiative communautaire .
 ce sujet , l ' insistance dont fait preuve le Parlement europen pour qu ' une modification des points essentiels ne puisse avoir lieu qu ' aprs une nouvelle audition de l ' Assemble est galement justifie .
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EQUAL doit mriter son nom , c ' est l ma plus ferme intention .
Il doit garantir l ' galit des chances pour toutes les personnes dfavorises de l ' Union europenne .
Il doit empcher la dislocation de notre socit .
Il doit viter que la marginalisation ne fasse partie du quotidien .
Il doit offrir  toute personne la possibilit de profiter d ' une initiative commune , peu importe son ge , son sexe et son origine .
C ' est mon intention et je demande  cette Assemble d ' apporter le soutien le plus large  ce rapport .
<SPEAKER ID=35 NAME="McCarthy">
Madame la Prsidente , le fait que nous tenions ce dbat sur la nouvelle initiative Urban est un exploit en soi , tout comme ma prsence parmi vous ce soir puisqu ' Air France a annul mon vol  14h10 , mais je suis l !
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Il y a tout juste un an , lorsque la Commission a prsent ses propositions relatives  l ' Agenda 2000 , elle a supprim l ' initiative Urban .
Pourtant nous savions , en tant qu ' hommes et femmes politiques , qu ' il existait un profond soutien en faveur de la poursuite de cette initiative en l ' an 2000 .
Par consquent , le Parlement peut se prvaloir d ' avoir men une campagne de pression productive visant la rinsertion d ' Urban dans l ' ordre du jour et d ' avoir russi  faire changer d ' ide la Commission et le Conseil .
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La politique urbaine a toujours t au premier rang de la politique UE .
Dans mon tat membre , par exemple , nous dveloppons une approche stratgique dans un Livre blanc et une task force gouvernementale sur le dveloppement urbain examine les problmes des communauts urbaines .
Huit personnes sur dix en Europe vivent dans des zones urbaines , il est donc juste d ' aider nos communauts les plus dfavorises  rsoudre les problmes bien trop familiers que sont les carences , l ' exclusion sociale , le chmage , la criminalit , la toxicomanie , et tous les problmes qui en dcoulent .
Par exemple , dans ma rgion ,  Manchester , l ' initiative communautaire Urban a t fructueux .
Les financements allous au titre d ' Urban ont t investis dans un des quartiers les plus dfavorises du Royaume-Uni , Moss Side .
Le projet du Millennium Youth Park contribue  r-engager les jeunes dans la rgnration de leur propre communaut et , en plus d ' un soutien aux petites entreprises et  la politique sociale , nous commenons  voir un retournement de situation dans une communaut urbaine trs dfavorise .
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Le travail de cet agenda Urban a ensuite t prsent  toute la communaut avec une campagne active de communication et de diffusion dans les supermarchs locaux et les clbres pubs britanniques .
Tel est le genre de bonne pratique que nous voudrions voir applique sur l ' ensemble du territoire UE en termes de communication et de diffusion .
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Les lignes directrices spcifiques qui rgissent cette initiative sont gnralement dfinies en vue de permettre la diversit locale et rgionale .
Nous convenons qu ' elles doivent tre , par nature , indicatives , permettant une flexibilit maximale pour faire en sorte que nous nous focalisions sur des programmes spcifiques .
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La commission de la politique rgionale n ' est pas d ' accord de rduire le nombre  50 .
Nous sommes en faveur d ' une rduction gnrale , mais nous croyons que le plafond arbitraire fix  50 ne constitue pas le facteur-cl .
Au contraire , nous devons privilgier des projets visant vraiment la qualit qui peuvent jouer un rle de catalyseur permettant de mettre en uvre le changement et le renouveau , d ' attirer des investissements trangers en terme de prts et de capitaux  risques et de parvenir  un effet multiplicateur .
Les tats membres devraient donc tre en mesure de proposer un nombre raisonnable de zones comprises dans la limite de leurs dotations financires .
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Dans la dsignation de programmes Urban locaux , nous devons faire bon usage des statistiques et indicateurs locaux en matire de carences et de sant afin d ' tre en mesure de cibler plus efficacement les zones les plus affectes .
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Au Royaume-Uni , l ' indice local de carence constitue un trs bon exemple de norme et de statistique largement utilises pour aider  dfinir des programmes d ' aide non seulement au niveau UE mais aussi au niveau national et rgional .
Cet indice de carence doit tre reconnu comme un instrument et une ressource en plus des critres UE .
Je vous demanderai de prendre en considration les indicateurs locaux de faon  nous permettre de le faire .
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Nos quartiers urbains les plus dfavoriss font face  une multitude de problmes : un taux de chmage lev et , souvent , des emplois prcaires faiblement rmunrs , la pauvret et l ' exclusion sociale .
Souvent , ces problmes sont aggravs par des conditions sanitaires et de logement dficientes et par la toxicomanie .
Nous sommes alors en prsence de communauts instables infiltres par la criminalit , le trafic de stupfiants et les gangs .
Ceci n ' est que trop banal dans nombres de nos zones urbaines .
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Tous ces problmes complexes nuisent  la qualit de vie des habitants des zones urbaines , et pourtant nous avons la possibilit , dans ces rgions , d ' apporter croissance et prosprit .
C ' est pourquoi , encore une fois , j ' ai demand dans mon rapport que les actions au titre du programme Urban ne se limitent pas  apporter une solution unique  un problme unique : ces rgions n ' ont pas qu ' un seul problme , un " monoproblme " .
Au contraire , on devrait encourager les communauts urbaines  prsenter des plans d ' action intgre visant  rsoudre leurs problmes urbains spcifiques , utilisant les ressources UE comme une valeur ajoute aux actions locales .
Je voudrais que ces actions soient tendues aux mesures sanitaires et aux actions anti-discrimination , conformment au trait d ' Amsterdam .
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L ' initiative communautaire implique une participation des communauts .
Certains des partisans et des agents les plus actifs en faveur du changement dans nos zones urbaines sont des rsidents locaux .
Nous devons les encourager  participer  la dfinition et  la prsentation de projets pour ces programmes .
Le calendrier propos  cet effet par la Commission est trs ambitieux .
Il est bien plus judicieux d ' avoir des projets de qualit mis au point avec la participation active de groupes communautaires plutt que d ' avoir des projets prsents dans les dlais mais excluant toute participation locale .
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La Commission doit donc fournir une information complte et transparente sur les critres de slection utiliss pour les nouvelles initiatives urbaines , mais elle doit aussi fournir une information complte sur les rseaux de consultance utiliss pour raliser les changes de bonnes pratiques .
Ceci est important dans l ' intrt de la transparence et de l ' efficacit gnrale des rseaux .
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Enfin , je tiens  souligner que nous demandons une participation locale pour traiter les problmes auxquels est confronte la ville post-industrielle .
Nous devons dployer l ' nergie des chmeurs , les comptences sous-utilises des jeunes et l ' exprience des plus gs pour rsoudre ces problmes .
Nous serons alors en mesure de remplacer la pauvret , la dpendance et l ' alination par l ' quit , l ' initiative et la participation .
Cela nous aidera  restaurer la crdibilit en l ' UE et  regagner la confiance des citoyens que l ' Europe peut prendre des mesures locales afin de rsoudre des problmes locaux .
<SPEAKER ID=36 NAME="Ghilardotti">
Monsieur le Prsident , comme cela a dj t rappel par le rapporteur , Mme McCarthy , URBAN peut certainement tre considr comme une victoire par le Parlement europen  l ' occasion du dbat qui s ' est tenu l ' anne dernire sur la rforme des rglements .
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Comme cela a t dit , URBAN a pour objectif de promouvoir des stratgies innovatrices qui favorisent la relance conomique et sociale dans les zones urbaines , tout en tenant compte que 80 pour cent de la population europenne se concentre dans les villes .
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La cration d ' un environnement urbain positif dans le secteur de la politique sociale signifie mettre en uvre une politique destine  crer de l ' emploi  long terme ,  lutter contre la pauvret ,  prendre des mesures d ' aide en faveur des personnes  faible revenu et des personnes ges ,  mettre sur pied des infrastructures pour les enfants ,  favoriser l ' intgration ethnique et raciales ,  crer de meilleures occasions de participation ,  dfinir une politique de sant cible qui comprenne des mesures de prvention de la toxicomanie , ainsi qu '  mettre en place une politique concerte de prvention de la criminalit .
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La communication de la Commission prend en compte la ncessit de suivre des approches qui comprennent toute une srie de mesures conomiques et sociales infrastructurelles .
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Il convient toutefois de rappeler que dans le secteur social , d ' autres instruments communautaires , en plus d ' URBAN , existent : des mesures innovatrices prvues par l ' article 6 du Fonds social , des projets pilotes - en particulier la nouvelle action prparatoire " Engagement local en faveur de l ' emploi " ,  peine institue par le Parlement europen dans le budget 2000 - les initiatives EQUAL , Interreg , ainsi que le mainstreaming du Fonds social .
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Comme la commission pour l ' emploi et les affaires sociales le souligne dans son avis , il est par consquent ncessaire que la Commission tienne compte des synergies  utiliser dans pareil contexte , vitant par l mme les doublons en terme de projets de financement .
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Si , d ' un ct , nous pensons qu ' il est ncessaire que les comits de pilotage garantissent la cohrence et la complmentarit entre les diverses interventions , nous prions de l ' autre la Commission de renforcer l ' change d ' informations et de coordination entre les services intresss .
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Non seulement une telle coordination est essentielle mais , comme nous le rappelons dans notre avis , mais les changes et la diffusion des expriences et des bonnes pratiques doivent aussi tre fondamentaux .
<SPEAKER ID=37 NAME="Kratsa-Tsagaropoulou">
Monsieur le Prsident , l ' importance de cette initiative s ' accrot  mesure que les problmes conomiques et sociaux deviennent plus intenses dans les villes d ' Europe et que les citoyens se sentent de plus en plus isols et impuissants face  l ' administration de leur ville ou de leur quartier .
 cette situation , viendront s ' ajouter les rorganisations sociales en raison de l ' largissement de l ' Union europenne . Il est donc grand temps de pourvoir  la rgnration conomique et la cohsion sociale de nos villes .
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La prise en charge de ces problmes devient par ailleurs imprative en raison de la grande influence des villes sur les rgions avoisinantes ainsi que leur rle historique et culturel .
Cependant , le succs d ' un tel effort exige l ' engagement et la participation de tous les citoyens et la collaboration de tous les groupes sociaux , en particulier , les moins actifs et ceux qui sont le plus affects par la crise conomique et sociale .
Et ici nous voulons souligner le besoin d ' une participation quilibre des femmes ou des organismes qui reprsentent leurs intrts en vue de la conception et la concrtisation des programmes de l ' initiative URBAN .
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Nous soulignons de plus , en tant que commission de l ' galit des chances , le besoin de financer des infrastructures qui faciliteront l ' activit professionnelle des femmes et principalement  la ncessit d ' harmoniser les obligations professionnelles et familiales et , d ' une manire plus large , d ' tablir des infrastructures en vue de promouvoir la solidarit entre les diffrentes gnrations , la solidarit sociale .
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L ' application efficace de cette initiative pourrait avoir un caractre multiplicateur parce qu ' il pourrait inspirer des actions semblables au niveau rgional et local . De cette manire , son importance politique crotra davantage parce que les femmes ont besoin de ressentir pleinement l ' influence de la politique europenne sur leur quotidien .
<SPEAKER ID=38 NAME="Ceyhun">
Monsieur le Prsident , notre commission se flicite que la Commission propose d ' inscrire au nombre des priorits du programme URBAN la meilleure intgration des communauts locales et des minorits ethniques ainsi que l ' amlioration de la scurit et la prvention de la criminalit .
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Notre commission estime qu ' il est ncessaire que la rgnration conomique et sociale des zones urbaines aille de pair avec l ' instauration d ' un climat de tolrance vis--vis des minorits , de sorte que des mesures propres  combattre le racisme et la xnophobie fassent partie intgrante des programmes  financer dans le cadre d ' URBAN .
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Nous avions estim que le renforcement du sentiment de scurit du citoyen et , partant , la lutte contre la dlinquance ordinaire en milieu urbain taient essentiels pour la rgnration des zones urbaines .
Notre commission a constat qu ' une politique innovante et efficace de prvention et de lutte contre la criminalit au niveau municipal exige des mesures diffrencies , telle que l ' intgration de la prvention de la criminalit dans l ' amnagement urbain , des mesures de prvention contre la dlinquance juvnile , la rinsertion des dlinquants ainsi que des modles permettant une collaboration efficace entre les diffrents acteurs au niveau local -  savoir police , autorits judiciaires ou services sociaux .
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Notre commission a adopt cette recommandation  l ' unanimit , car , pour nous , il tait important qu ' un programme comme URBAIN , qui a dj dmontr son efficacit de par le pass , se poursuivre . En effet , nous partons du principe que ce n ' est que grce  de telles programmes que nous parviendrons dans le long terme  raliser la coexistence pacifique de tous les citoyens et citoyennes de l ' Union europenne .
C ' est pourquoi nous saluons vivement de tels programmes .
<SPEAKER ID=39 NAME="Stauner">
En ce qui concerne la plus importante des quatre initiatives communautaires ,  savoir Interreg III , je voudrais rendre compte des attentes formules par la commission de l ' emploi et des affaires sociales .
Dans le cadre de Interreg III , il est galement ncessaire de favoriser des mesures sociales dans une trs large mesure .
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tant donn le fait que 50 % du chmage au sein de l ' Union sont essentiellement imputables au chmage structurel et vu la sensibilit particulire de la situation dans les zones transfrontalires - il suffit de penser aux ventuels flux migratoires non souhaits - , cette option n ' est pas uniquement raisonnable , elle est surtout indispensable .
 cet gard , les mesures de soutien reprises dans l ' annexe II de l ' orientation A semblent  prsent tre prometteuses .
La communication de la Commission ne prvoit toutefois aucune disposition pour les tats membres contenant ces approches intgres des aspects sociaux et relatifs  l ' emploi .
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C ' est pourquoi je voudrais souligner le fait que la prise en considration des mesures en matire de formation professionnelle soit renforce , en particulier dans les zones fortement touches par le chmage de longue dure et le chmage des jeunes .
L ' orientation B devrait galement inclure des mesures de soutien portant sur l ' emploi , surtout dans le cadre de la stratgie de rapprochement des pays candidats  l ' adhsion .
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En ce qui concerne les mesures relatives  l ' emploi , il me semble tout  fait indispensable de fournir , au niveau rgional , des postes au comit mixte de coopration . Ce n ' est , en effet , qu ' au niveau rgional que la comptence ncessaire pour l ' application de telles mesures est disponible de sorte que ces mesures ne s ' en aillent pas en fume .
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Nous pouvons galement critiquer le fait que les dpenses administratives relatives  Interreg III sont - comme je le pense -  nouveau trop leves . Ces critiques s ' avrent toujours ncessaires , bien que j ' en arrive presque  me dire que de telles dpenses sont invitables en ce qui concerne les programmes de soutien de la Commission .
Je tiens toutefois  faire observer que , dans le cas prsent , la situation est fort ennuyeuse , car c ' est justement en matire de politique pour l ' emploi que nous devrions nous efforcer de simplifier au maximum les mesures , afin que la dimension sociale puisse  nouveau obtenir au sein de l ' Union la place qu ' elle mrite .
<SPEAKER ID=40 NAME="Ortuondo Larrea">
Monsieur le Prsident , la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme a examin , entre autres , le rapport portant sur Leader + . En ce sens , elle a dcid de soutenir le processus de dcentralisation de la gestion des actions de ce programme , estimant que ce processus pourra tre efficace si deux conditions sont respectes ,  savoir que les groupes d ' action locale soient reprsentatifs des intrts gnraux de la communaut locale et que soient utiliss  cette fin les mcanismes de contrle de la Commission afin d ' viter que les pouvoirs politiques territoriaux et locaux utilisent les ressources de Leader + pour que des organisations et groupes civils restent relis au pouvoir .
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La commission demande que soit assure , au niveau des organes de dcision des projets , une reprsentation quilibre des trois composants que sont les reprsentants politiques et les administrations publiques , les entreprises et les oprateurs conomiques , et les acteurs sociaux , y compris les syndicats et les organisations non gouvernementales .
Elle souligne en particulier que , dans tous ces organes , il doit y avoir une reprsentation quilibre des hommes et des femmes .
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De plus , elle souligne que ce programme a pour objectif principal de promouvoir des stratgies de dveloppement durable , dont les effets positifs s ' tendent  une zone gographique plus large que la communaut locale et elle pense , par consquent , qu ' il serait pertinent que les projets s ' intgrent dans les programmes de dveloppement , y compris les objectifs 1 et 2 , et dans les plans d ' amnagement du territoire des rgions et pays concerns .
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Elle se flicite que les interventions de Leader + puissent s ' exercer sur tous les territoires ruraux de l ' Union , considrant nanmoins qu ' une concentration des ressources communautaires dans les rgions les plus dfavorises s ' avre ncessaire afin de faciliter le processus de cohsion socio-conomique au sein de l ' Union sans que les gouvernements nationaux dtournent ces ressources vers des objectifs autres que la cohsion .
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La commission estime que les projets financs dans le cadre de l ' action 1 devraient valoriser le potentiel de dveloppement endogne , en s ' appuyant en particulier sur les traditions , les techniques et pratiques locales , sur les productions spcifiques et sur les pratiques de gestion nergtique durable .
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La commission soutient la proposition de la Commission visant  concentrer les actions dans certains territoires de dimension rduite et elle estime qu ' tant donn le caractre dispers de nombreux noyaux de population dans des zones rurales , la masse critique de population minimale pour la slection d ' un projet devrait tre ramene  10 000 habitants .
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Elle estime qu ' il est ncessaire de coordonner les objectifs de dveloppement et les mcanismes de gestion des actions 2 et 3 finances par Leader avec ceux des autres actions finances par d ' autres programmes communautaires de coopration et de partenariat interrgional et international , comme Interreg , Sapard , phare , tacis et meda dans les mmes zones .
<SPEAKER ID=41 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti">
Monsieur le Prsident , je parlerai pendant deux minutes au nom de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances , et pendant les deux minutes restantes , je parlerai au nom du groupe des socialistes , reprsent au sein de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , au sujet du rapport concernant l ' initiative EQUAL .
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L ' initiative communautaire EQUAL , dont l ' objectif est de promouvoir de nouveaux instruments capables de lutter contre toutes les formes de discrimination et d ' ingalit , a t examine trs attentivement par la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances pour ce qui est de la discrimination envers les femmes .
La raison en est que la discrimination base en matire de sexe est structurelle et horizontale et  tant donn que les femmes reprsentent non pas une minorit mais plus de la moiti de la population mondiale  la commission des droits de la femme pense que l ' inclusion de la discrimination en matire de sexe parmi toutes les autres discriminations a peut-tre t une erreur .
Nous estimons qu ' il aurait t plus appropri d ' insrer la discrimination base sur le sexe dans un chapitre spcial du Trait , chapitre consacr  l ' galit des chances entre les hommes et les femmes , en tant que consquence logique du nouveau rle central attribu , dans le Trait ,  la parit entre les hommes et les femmes .
<P>
Ceci tant , nous nous flicitons quand mme des propositions de la Commission et nous estimons que l ' galit entre les hommes et les femmes doit tre encourage en tant que partie intgrante de l ' ensemble des quatre piliers de la stratgie pour l ' emploi , ainsi que des secteurs thmatiques , et qu ' elle doit constituer , dans le mme temps , le contenu d ' un pilier spar .
<P>
S ' agissant des propositions EQUAL , nous estimons qu ' il faut distinguer clairement , dans les programmes des initiatives communautaires , les actions prioritaires visant  lutter contre la discrimination sexuelle et les autres formes de discrimination . Nous pensons aussi qu ' il faut adopter une approche ayant pour but l ' intgration de l ' galit entre les sexes dans toutes les politiques communautaires , et mettre l ' accent sur la ncessit de mettre galement en uvre des projets visant non seulement  promouvoir la lutte contre la discrimination sexuelle , mais aussi  faciliter la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle .
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Plus gnralement , on a grandement discut , au sein de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , du rapport de Mme Stenzel .
L ' approche propose par Mme Stenzel et celle de mon groupe taient en effet trs divergeantes .
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Nous avons donn une valuation trs positive de la proposition de la Commission , en cherchant cependant - car l ' objectif est que le Parlement europen exprime un avis qui ait ensuite du poids dans les valuations de la Commission et du Conseil -  trouver les solutions pouvant mener  une possible convergence , de faon  ce que le rapport soit vot par une large majorit .
<P>
Certains points taient plus dlicats que d ' autres : les partenariats , par exemple , pour lesquels je pense qu ' il faut trouver un compromis afin d ' affirmer et soutenir la proposition de la Commission . Paralllement , il faut toutefois demander  la Commission qu ' elle fasse preuve d ' une certaine flexibilit pour que , par la suite , d ' autres sujets puissent tre insrs .
Il est tout aussi ncessaire que l ' assistance technique et la simplification fassent partie des points fondamentaux .
<P>
Le point le plus dlicat , du point de vue politique , a t celui des demandeurs d ' asile . Je dsirerais m ' tendre quelques secondes sur cette question car nous estimons que la proposition de la Commission est globale et positive .
Nous avons mis beaucoup de temps pour trouver une dfinition de l ' expression " demandeurs d ' asile " car elle est juridiquement difficile , mais je crois qu ' un compromis a dsormais t atteint avec le rapporteur - du moins , je l ' espre - et le silence du rapport , que votera le Parlement , sur les demandeurs d ' asile doit tre vu comme un soutien de la part du Parlement  la position de la Commission .
<P>
Nous n ' aurions jamais accept un retard de la part du Parlement - telle est notre position - par rapport  ce qu ' a dj propos la Commission , et je tiens  le souligner .
Je suis d ' accord avec le rapporteur pour que le vote ait lieu mercredi , comme elle l ' a propos , de faon  disposer d ' encore un peu de temps pour trouver toutes les solutions possibles pour que le rapport du Parlement soit , au besoin , plus avanc et non plus en retard par rapport  la proposition de la Commission .
<SPEAKER ID=42 NAME="Schrder, Ilka">
. ( DE ) Monsieur le Prsident , Madame le rapporteur , chers collgues , avant d ' aborder plus en dtail le rapport EQUAL , je souhaiterais vous faire part d ' une rflexion importante sur les lignes directrices qui sous-tendent le prsent rapport .
Les objectifs fondamentaux d ' une politique pour l ' emploi qui concerne l ' ensemble de l ' Union s ' appuient notamment sur la capacit d ' insertion professionnelle , l ' esprit d ' entreprise et la capacit d ' adaptation .
Ces objectifs doivent videmment rendre les travailleurs aussi utiles et employables que possible pour l ' conomie .
Toutefois , un approche qui consisterait vritablement  supprimer de manire efficace et durable toute forme de discrimination devrait avoir pour objectif la libre disposition de l ' individu .
Il ne s ' agit ds lors plus uniquement d ' aptitude conomique  tre employ , mais bien de droit gal  l ' autodtermination .
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Le rapport de Mme Stenzel a toutefois bien volu , du moins dans le cadre des lignes directrices prcites .
Tous les demandeurs d ' asile et les rfugis doivent tre explicitement inclus dans les programme , ce qui devrait aller de soi .
Pourtant les conservateurs participant aux travaux de la commission de l ' industrie se sont exprims contre cette ide .
Je leur pose la question suivante : votre politique consiste-t-elle  marginaliser des individus ?
Quelle est l ' ide qui se cache derrire l ' interdiction de l ' accs  l ' emploi  des personnes dsireuses de travailler ?
Cette intention n ' est-elle pas en contradiction totale avec la ligne directrice " capacit d ' insertion professionnelle " ?
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Je tiens par ailleurs  prciser qu ' il s ' agit ici d ' un programme de mainstreaming , car il y a un aspect qui ne figure pas dans le prsent rapport .
Cela souligne ainsi le fait que , grce  la construction d ' un plus grand nombre de jardins d ' enfants , les femmes devraient galement disposer de meilleurs chances sur le march de l ' emploi .
Ceux qui laissent les hommes poursuivre sans souci leur ascension professionnelle et se proccupent uniquement du nombre de places dans les jardins d ' enfants , sans lutter contre la rpartition ingale des tches reproductives entre les sexes , n ' ont pas compris le sens du mot mainstreaming , que ce soient des hommes , ou , hlas , des femmes .
<SPEAKER ID=43 NAME="Markov">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , lors de sa dernire sance de dlibration , la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme a adopt l ' avis relatif au projet EQUAL  l ' unanimit moins une abstention .
<P>
Je mentionne volontairement cet lment au dbut de mon intervention pour faire clairement comprendre qu ' il existe une opposition avec la commission charge de la politique de l ' emploi .
L ' adoption de cet avis par tous les groupes politiques se trouve justifie dans les conclusions consacres aux liens entre d ' une part les questions lies  la politique rgionale , aux transport et au tourisme et d ' autre part la lutte contre les discriminations et les ingalits de toute nature en rapport avec le march du travail .
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Les parlementaires de la commission de la politique rgionale relvent bien entendu une srie de points contestables dans la proposition de la Commission . Ils constatent tout d ' abord , par exemple , une dfinition insuffisante des orientations thmatiques pour les activits relatives aux partenariats de dveloppement .
Ils observent ensuite que la Commission doit encore tablir des critres de slection stricts pour valoriser les propositions de projet . Enfin , ils est  craindre que les dpenses administratives lies  la gestion des projets par la Commission et les instances d ' assistance technique soient excessives .
Il convient ds lors de plafonner ces dpenses administratives . C ' est sur ces critiques que se sont fondes les conclusions de la commission .
<P>
Nous accordons une importance toute particulire aux liens existants entre le problme de la cration d ' emplois nouveaux pour les personnes dfavorises et marginalises , dans les domaines social , du tourisme et des PME et le problme de la promotion de la cration de petites et moyennes entreprises .  cet gard , il convient de tenir compte des impratifs de la mutation des structures conomiques .
<P>
La coordination entre les activits dveloppes dans le cadre de l ' initiative communautaire et les initiatives europennes pour l ' emploi est une ncessit incontournable et une condition essentielle  la ralisation des objectifs prvus dans le programme EQUAL .
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Nous soutenons avec force l ' approche novatrice consistant  tablir des partenariats de dveloppement internationaux et  organiser des changes d ' exprience au niveau europen , le tout faisant partie intgrante du programme EQUAL .
Cette orientation particulire , cet objectif d ' utilit europenne , lve la coopration entre les rgions au niveau europen , tout en conservant la coopration entre les diffrents acteurs rgionaux .
C ' est une bonne initiative . Nous nous sommes ds lors galement exprim en sa faveur .
<SPEAKER ID=44 NAME="Sommer">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , chers collgues , certains d ' entre nous ont dj fait remarquer aujourd ' hui que la premire initiative URBAN avait t un franc succs .
Cette initiative se poursuit  prsent dans le cadre d ' URBAN II , mme si elle dispose d ' une enveloppe financire plus rduite . Nous le devons uniquement aux dputs engags de cette Assemble , et surtout - d ' aprs ce que j ' ai pu entendre en tant que nouveau parlementaire - au rapporteur , Mme McCarthy , que je tiens ds lors  remercier tout particulirement pour son implication et son rapport sur URBAN II .
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Une des nouveauts de l ' initiative URBAN II tient au fait qu ' elle a t adapte aux villes de petite taille voire  certains quartiers .
C ' est l un lment important , car les villes de petite taille ont souvent plus de difficults  en venir aux mesures d ' aide .
D ' un autre ct , de telles villes peuvent concentrer les problmes qui conduisent  un besoin lev de rgnration , ce qui peut avoir des consquences nfastes .
Pour renforcer l ' efficacit des mesures spcifiques , le nombre de projets repris dans URBAN II a t limit  50 .
Il est selon moi important de ne pas s ' en tenir  une dlimitation purement arbitraire du nombre de projets et de laisser le soin aux tats membres de dterminer le nombre de projets auxquels ils entendent consacrer les aides qui leur reviennent .
Dans les tat membres de petite taille , il convient cependant de veiller  ce que ce ne soient pas uniquement les quartiers des grandes villes qui profitent des aides octroyes .
Sans cela , URBAN II ne serait qu ' une goutte dans l ' ocan , une initiative au succs improbable , bientt condamne  disparatre .
<P>
 mes yeux , il parat tout aussi important de ne pas tendre les critres de slection permettant de bnficier d ' URBAN II de manire dmesure , au risque de les affaiblir .
Seul un catalogue de critres strictement dlimit permettra aux projets financs de prsenter les caractristiques d ' un modle et de transposer  l ' avenir ce modle dans d ' autres villes problmatiques .
Mon exprience en matire de politique municipale dans une vieille rgion industrialise connaissant de nombreux problmes m ' incite  vous demander , chers collgues , d ' apporter un soutien tout particulier  deux points du rapport .
Outre les aspects relatifs  la politique sociale , ces deux points me semblent essentiels .
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Tout d ' abord , l ' aspect environnemental est indispensable pour garantir un dveloppement urbain durable et devrait ds lors constituer la condition gnrale au financement de projet .
Ensuite , la prvention et la lutte contre la petite dlinquance urbaine quotidienne et la criminalit lie au trafic de la drogue doivent tre mises en uvre  l ' chelle locale .
Ce mesures sont indispensables pour amliorer la qualit de la vie en milieu urbain et doivent de ce fait jouer un rle central dans l ' initiative URBAN II galement .
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="FI" NAME="Pohjamo">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les rapporteurs , Mesdames et Messieurs , je remercie les rapporteurs qui ont rdig en peu de temps des rapports trs comptents .
Dans mon groupe , on a pourtant critiqu le calendrier du travail prparatoire .
Les rapports arrivent en retard et de plus , l ' examen a t men en grande hte , pour le moins dans la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme .
De cette faon , on a perdu une bonne occasion de discuter des rsultats des programmes prcdents , des bonnes pratiques , ainsi que des carences .
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Dans le cadre du programme Interreg , notre groupe met en vidence les actions transnationales et tout particulirement la coopration qui s ' tend au-del des frontires extrieures de l ' Union .
Les rgions des Balkans et de l ' Adriatique sont notamment importantes mais  mon avis , il ne faut pas non plus oublier la coopration avec la Russie .
Notre groupe souhaite soulever de nouveau la question du contrle de l ' utilisation des fonds et insiste notamment sur une meilleure coordination des programmes TACIS , ISPA et PHARE .
Cette coordination fait dfaut et la Commission n ' a toujours pas prsent de projets prcis en vue de l ' amliorer .
Ici au Parlement , nous attendons que la Commission europenne informe plus en dtail notre commission dans les meilleurs dlais .
<P>
Lors de la ralisation pratique , la participation des entreprises , des organisations et d ' autres acteurs locaux revt une importance dcisive .
Les projets de coopration , bass sur l ' exprience , requirent une meilleure planification , un suivi plus prcis et une ralisation plus fructueuse .
Les projets sont souvent rests  mi-chemin et l ' efficacit s ' est noye dans l ' administration et dans la bureaucratie .
Il faut galement exiger de la part des partenaires de l ' engagement aux projets et l ' accomplissement de leur propre part .
<P>
Notre groupe rintroduit quelques amendements t rejets lors de l ' examen de la commission .
Je vais encore voquer le rapport Urban dans l ' expos des motifs duquel le rapporteur a trait avec mrite le minimum de 500 euros par habitant , qui se rfrent aux lignes directrices de la Commission .
Cela ne marchera pas en tant qu ' objectif mcanique mais il faudra par contre pouvoir l ' appliquer en fonction des circonstances qui rgnent dans la rgion concerne .
C ' est un aspect si important qu ' il faut le reporter de l ' expos des motifs aux conclusions .
<SPEAKER ID=46 NAME="Schroedter">
Monsieur le Prsident , chers collgues , Interreg est l ' initiative qui a la dimension la plus europenne de tous les fonds structurels .
Ici , les projets ne doivent pas uniquement tre promus au niveau rgional ou national , mais galement dans les rgions limitrophes qui concernent deux ou plusieurs pays .
Malheureusement , cela vaut uniquement pour une partie de l ' argent ,  savoir pour les frontires comprises au sein de l ' UE .
Mais ce sont justement les rgions situes  la frontire des pays tiers qui ncessitent une instrument efficace favorisant la coopration transfrontalire .
Le rglement prtend que c ' est le cas . Or , ce n ' est pas le cas .
Nous sommes dans une situation o la Commission n ' a pas modifi le rglement depuis des annes , bien que le Parlement l ' exige depuis longtemps .
Concrtement , cela signifiera demain pour ces rgions une nouvelle dtrioration de la situation en matire de soutien aux zones frontalires .
Le Parlement exige depuis 1996 la cration d ' un fonds commun pour la coopration avec les tats tiers , et ce afin de supprimer ces difficults .
Rien ne s ' est pass !
Ces problmes vont  nouveau s ' terniser et ce aux dpends des rgions concernes .
Ds lors , le Parlement exige une nouvelle fois une amlioration  ce sujet et le dveloppement d ' une coopration transfrontalire . Nous attendons galement qu ' un fonds commun soit cr et que le rglement soit  nouveau modifi en collaboration avec les autres commissaires .
<P>
Nous voulons une Europe des citoyens , pas une Europe des bureaucrates !
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="NL" NAME="Meijer">
Monsieur le Prsident , un tiers des ressources de l ' Union europenne vont  des fonds pour divers objectifs de dveloppement .
Si ces fonds permettent de supprimer les retards de rgions , villes et groupes de population ou si la sant et l ' environnement sont amliors , mon groupe est satisfait .
C ' est une question de solidarit et de progrs .
<P>
Mais le fait que l ' on alloue toujours plus d ' argent ne garantit pas que les dpenses s ' amliorent en consquence .
Les villes et les rgions qui bnficient des fonds ont entre-temps acquis une exprience sur le terrain .
Elles constatent qu ' il est extrmement difficile de dpenser l ' argent pour les objectifs pour lesquels elles en ont le plus besoin .
<P>
Les rsultats sont gnralement bons en ce qui concerne la croissance conomique et les infrastructures , mais les objectifs sociaux et l ' environnement ne sont pas toujours approuvs .
Comme il existe une grande incertitude concernant la manire dont les rgles sont exposes , les communes et les rgions dpensent des fortunes pour louer les services de bureaux d ' experts qui sont chargs d ' valuer dans quelle mesure les fonctionnaires de la Commission europenne sont prts  approuver leurs plans .
<P>
Dans certains cas , j ' ai l ' impression qu ' il ne s ' agit pas de solidarit ou de rsoudre les problmes les plus brlants , mais de maintenir en place des intrts et une propagande en faveur des bienfaits de l ' Union europenne .
Il semble que le principal objectif soit dsormais de construire et peindre un panneau de propagande sur lequel figure que le projet en question est cofinanc par l ' Union europenne .
Beaucoup trop de fonds sont gaspills en propagande et bureaux d ' tudes , en concertation et en contrle et beaucoup trop de fonds reviennent au pays dont ils proviennent .
Aprs l ' adhsion des nouveaux tats membres , et de leurs 100 millions d ' habitants dont le niveau de vie atteint un tiers ou deux tiers de la moyenne des tats membres actuels de l ' Union europenne , ce gaspillage suscitera encore davantage d ' objections .
<P>
Au sein de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , le groupe de la gauche unitaire tait d ' accord avec le rapporteur pour avis sur Leader , M. Nogueira Romn .
C ' est  raison qu ' il a constat qu ' il n ' est pas bon de disperser ces fonds sur toutes les zones rurales .
Entre les projets d ' innovation et la concentration des fonds sur la lutte contre les retards , nous optons pour ce dernier objectif parce qu ' il contribue davantage  l ' galit .
L ' innovation dans des rgions o cela va dj bien est pourtant dj rentable et intervient , mme sans contribution europenne .
<P>
Un deuxime point auquel il convient de faire attention , c ' est l ' abus de pouvoir et la politique de copinage dont les administrations rgionales et municipales peuvent se rendre coupables .
L ' accent est mis sur des groupes locaux au sein desquels les autorits , les organisations sans but lucratif et les entreprises  but lucratif cooprent .
La discussion a port sur la cl de rpartition  utiliser .
Il a notamment t question d ' une variante qui fait penser au modle des polders nerlandais , la coopration structurelle organise entre les autorits , les syndicats et les entrepreneurs .
N ' oublions pas que les lections des conseils municipaux et des parlements rgionaux visent  reprsenter l ' ensemble de la population .
En fait , il s ' agirait que ces organes procdent  un examen et qu ' ils tiennent compte des souhaits des organisations sectorielles et des mouvements cologiques .
<P>
Mon groupe ne s ' oppose pas  ce que les organisations sectorielles et les mouvements cologiques , dont nous trouvons l ' apport important pour la socit , se voient expressment attribuer un rle propre .
Cela peut empcher que des administrations locales imprvoyantes ou pas assez dmocratiques passent ds l ' abord outre  leur contribution .
Mais le fait que nous devions avoir peur des abus de pouvoir et de la politique de copinage indique que la dmocratie ne fonctionne pas encore de manire optimale , malheureusement .
On peut reprocher que le rle limit accord aux organes lus donne plus d ' influence aux entreprises .
Tant que l ' conomie ne reposera pas sur la considration dmocratique des besoins de tous au lieu de reposer sur le bnfice pour quelques-uns , on peut douter que la dmocratie fonctionne mieux sous l ' influence des entrepreneurs que sous l ' influence des conseils municipaux .
Pour nous , il s ' agit de ceci : " un homme , une voix " au lieu de " une action , une voix " .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="EN" NAME="Collins">
Monsieur le Prsident , l ' Union Europenne comporte des frontires conomiques , et le march intrieur , avec la libre circulation des marchandises , des personnes , des services et des capitaux , est entirement ralis  l ' heure actuelle .
Mais pour que le march intrieur fonctionne efficacement et pour que la monnaie unique europenne soit un succs , il importe que toutes les rgions d ' Europe , dont le nombre dpasse la centaine , puissent se montrer conomiquement comptitives dans cet environnement de dfis .
<P>
Certaines rgions de l ' Union europenne sont trs fortes sur le plan conomique et elles dpassent largement le niveau de revenu moyen per capita .
L ' Union compte des rgions pauvres qui ont besoin d ' une aide europenne afin d ' amliorer leur tissu conomique pour tre concurrentielles dans la structure de l ' Union europenne .
C ' est pourquoi , lorsque nous examinons les perspectives financires de l ' UE entre 1989 et 1993 , et 1994 et 1999 , nous voyons qu ' une large part du budget UE tait destin  l ' administration du Fonds europen de Dveloppement Rgional et du Fonds social europen .
<P>
De nombreuses rgions d ' Europe connaissent encore des problmes doubles : premirement , le manque d ' infrastructure adquate au niveau des routes , des installations de traitement des eaux et des rseaux de transport connexes . Deuximement , la ncessit de mettre en place des initiatives de lutte contre le chmage chez les jeunes et contre le chmage de longue dure , un problme social permanent dans de nombreuses zones urbaines et rurales europennes .
Nous devons toujours nous engager  faire en sorte que nous ne nous limitions pas  construire une Europe des villes .
Nous devons garantir que des initiatives visant la cration d ' emplois soient mises en place afin de promouvoir des opportunits d ' emploi au sein du secteur des petites et moyennes entreprises galement dans les zones rurales de l ' Europe .
<P>
Les lments principaux du dbat de ce soir concernent la mise en uvre des programmes d ' initiative UE , notamment la nouvelle initiative Interreg III , EQUAL et le programme Leader Plus .
Avec ces trois programmes , nous devons avoir la preuve vidente de l ' engagement de l ' UE en faveur de la promotion du dveloppement transfrontalier , de la lutte contre les problmes du chmage de longue dure et du soutien aux programmes de dveloppement rural .
<SPEAKER ID=49 LANGUAGE="NL" NAME="Van Dam">
Monsieur le Prsident , beaucoup de villes de l ' Union europenne accusent des retards .
Les tats membres ne disposent pas toujours des ressources ncessaires afin de s ' y attaquer .
C ' est pourquoi l ' Union europenne doit continuer  soutenir les tats membres et , le cas chant , complter leur action dans le cadre de Urban .
<P>
Les propositions de la Commission concernant Urban introduisent , pour les sept annes  venir , une rduction tant du budget communautaire que du nombre de rgions bnficiaires .
Comme ma collgue McCarthy , je dois constater que le nombre de rgions a t rduit de manire drastique .
Il serait souhaitable que les tats membres jouissent d ' une certaine libert leur permettant d ' arrter un certain nombre de projets dans le cadre d ' un budget dtermin .
<P>
Pour ce qui est du budget , comme je l ' ai dj t dit , Urban vise  soutenir et complter les politiques nationales .
Pour gnrer les moyens supplmentaires ventuellement ncessaires , il est ,  mon sens , tout  fait logique de se tourner d ' abord vers les tats membres et les bailleurs privs .
Pas plus qu ' en commission , l ' amendement 2 des verts ne peut donc compter sur notre soutien .
En outre , je pense que le soutien  une ville ou un quartier doit avoir un effet stimulant , certainement en ce qui concerne la contribution communautaire .
Un soutien structurel entranerait une dpendance aux subventions .
Le but ne serait alors pas atteint .
<P>
Pour terminer , je voudrais faire une remarque gnrale sur Interreg .
J ' estime qu ' il n ' est pas bon d ' octroyer une aide aux initiatives transfrontalires ,  moins qu ' elles ne soient rellement souhaites par les rgions .
Il importe que la mise en uvre des projets ne soit pas contraire  la lgislation communautaire gnrale .
Selon le rapport de la Cour des comptes pour 1998 , il ne s ' agit nullement d ' un risque imaginaire .
Ceci explique notre amendement qui vise  prvenir toute contradiction entre politique gnrale et projets concrets .
<SPEAKER ID=50 NAME="Raschhofer">
Je me permets  l ' avance d ' exprimer mon inquitude quant au jugement prmatur rendu par les 14 reprsentants du conseil  l ' gard de l ' Autriche .
<P>
Monsieur le Prsident , chers collgues , dans le cadre de la rforme des fonds structurels , les initiatives communautaires sont concentres et limites au nombre de quatre au total .
Je salue la poursuite d ' Interreg ainsi que sa mise en uvre prioritaire .
Toutefois , la prsentation tardive du projet d ' orientation  l ' tude a occasionn quelques problmes .
Bien que cela ait t souvent rappel lors de la discussion sur la rforme des fonds structurels , les rgions n ' ont pas t suffisamment associes  l ' laboration de ce projet .
Il n ' y a pas de liens directs entre Interreg II et III , ce qui risque concrtement d ' entraner des incertitudes au niveau de la planification ainsi qu ' un manque de continuit dans le financement .
C ' est regrettable , car cela menace totalement des projets significatifs .
<P>
Lors de la mise en uvre d ' Interreg , il convient de garantir la coordination et la synchronisation avec les autres instruments financiers concerns .
Il s ' agit d ' un point important particulirement permettant d ' amliorer l ' efficacit des moyens engags .
En particulier , des problmes peuvent toutefois rsulter du fait que , pour PHARE , les crdits sont allous sur une base annuelle et sont lis au projet , tandis que , pour Interreg , les crdits sont allous sur une base pluriannuelle et sont lis aux mesures .
 l ' avenir , cela risque concrtement d ' entraner certains problmes . J ' espre toutefois que cela n ' empchera pas une application cense d ' Interreg .
<SPEAKER ID=51 NAME="Kla">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , en tant qu ' instrument permettant d ' impulser des dveloppements novateurs et des projets pilotes tant au sein qu ' en dehors de l ' espace rural , l ' initiative communautaire Leader a donn des rsultats concluants .
C ' est pourquoi il convient de saluer l ' arrive de cette initiative communautaire et la nouvelle version du programme Leader + .
Toutes les zones rurales de l ' Union europenne peuvent  prsent bnficier du nouveau programme Leader + , ce qui offrira de plus grandes possibilits pour les projets  promouvoir .
Il est important de garantir une coordination entre Leader + et les mesures d ' aide de l ' Union europenne . Il parat cependant tout aussi important de garantir une coordination avec les autres aides nationales .
<P>
Il convient d ' viter le chevauchement des initiatives et , en mme temps , les effets de synergie doivent pouvoir tre utiliss .
 ce sujet , l ' objectif visant  renforcer la mise en rseau des rgions concernes par Leader + doit tre salu .
L ' agriculture est un des piliers de l ' espace rural . Elle doit par consquent tre partie prenante dans l ' initiative Leader + .
En d ' autres termes , l ' initiative Leader + pourrait accompagner l ' volution structurelle de l ' agriculture , favorisant ainsi la cration de nouveaux emplois au sein de l ' espace rural .
Toutes les relations conomiques de l ' espace rural doivent tre prises en considration au sein du programme Leader + . Ce n ' est que par des efforts communs que nous parviendrons  un rsultat optimal .
<P>
Leader doit  prsent tre mis en uvre .
Les programmes oprationnels doivent tre soumis au consentement de la Commission le plus rapidement possible , ce qui sous-entend un maniement ais et pratique du projet prsent ainsi qu ' un processus d ' approbation du projet le plus rapide possible .
Cinq mois sont prvus .
Cela me semble trop long .
Nous devrions tendre vers des dlais plus courts .
En effet , celui qui a mis au point un projet veut galement en dmarrer la mise en uvre le plus tt possible .
<P>
Malgr toutes les joies que m ' apporte la redfinition de l ' initiative communautaire Leader , il est toutefois un point qui me tient encore  cur .
En effet , la Commission a dans son projet exig la cration d ' un observatoire du programme Leader + , sans vritablement aborder la mise en application de cette proposition .
Celle-ci suscite chez moi de nombreuses questions . Qui y travaillera ?
Selon quelles critres le personnel sera-t-il slectionn ?
D ' o proviendront les sources de financement pour un tel projet ? O sera situ cet observatoire ?
J ' entends par-l que le programme Leader + ne dispose pas d ' un seul franc pour des tches administratives supplmentaires , qui , de toute faon , devraient normalement tre assumes par la Commission .
<P>
L ' exprience dmontre en outre que dans les autres domaines ayant donn lieu  la mise sur pied d ' un observatoire , une telle initiative ne s ' est pas avre d ' une trs grande utilit , si ce n ' est pour crer des emplois fort douteux .
J ' attends ds lors de la Commission qu ' elle assure elle-mme directement les missions de contrle et qu ' elle veille au bon droulement du programme Leader + .
Cette mission inclut la valorisation et la publication de ce qui a dj t fait jusqu '  prsent .
<SPEAKER ID=52 LANGUAGE="ES" NAME="Migulez Ramos">
Monsieur le Prsident , la plupart des frontires , qui ont divis l ' Europe pendant des sicles , ont t traces de manire artificielle , sparant ainsi des espaces gographiques uniques et crant de fortes disparits en termes de dveloppement quilibr et de cohsion .
Nos frontires internes , ou ce qu ' il en reste , n ' engendrent plus de guerres mais elles continuent  crer un retard conomique , des barrires sociales et un manque de communication culturelle entre les peuples d ' Europe .
 partir des institutions communautaires , nous devons travailler pour surmonter ces cicatrices frontalires , qui impliquent une contradiction avec l ' esprit de l ' unit europenne .
<P>
La cohsion conomique et sociale que nous dfendons se matrialise , par le biais de l ' initiative Interreg , dans la cohsion territoriale et dans l ' intgration des espaces frontaliers et des zones priphriques de notre continent .
Depuis son lancement , Interreg est l ' embryon d ' une vritable politique communautaire d ' amnagement du territoire et d ' une conception vritablement polycentrique du territoire europen .
<P>
Le Parlement europen , en accord avec cette initiative , regrette seulement de devoir approuver une rsolution  ce propos alors qu ' il ne dispose pas encore de l ' valuation d ' Interreg II .
Mais il est conscient qu ' il ne convient pas de reporter davantage l ' application de cette troisime dition , tant donn que le succs de diffrents projets et la continuit de projets existants en seraient menacs , parce que le succs d ' Interreg est incontestable , comme le disent les autorits locales , rgionales et nationales qui ont particip  des projets cofinancs .
Apprendre ensemble , innover , partager des projets et des bonnes pratiques , se comprendre et se tolrer mutuellement sont quelques-unes des leons que cette initiative permet d ' apprendre  ceux qui y participent .
<P>
Il y a toute une srie de questions intressantes qui s ' y rapporte , l ' observatoire , le principe de concentration , etc . Je voudrais m ' attarder sur les organismes de gestion .
Il faut chercher des organismes communs de gestion , interrgionaux et transnationaux auxquels participent l ' ensemble des autorits locales et rgionales ainsi que les agents conomiques et sociaux .
Il y a lieu d ' viter le dveloppement parallle de projets distincts de chaque ct de la frontire .
Nous devons crer une culture transfrontalire et pour ce faire , il faut innover en matire de coopration administrative , en franchissant avec imagination les barrires existantes et en surmontant les difficults qu ' impliquent les diffrents niveaux de comptence de chaque tat membre , de chaque rgion et de chaque municipalit .
Il n ' est pas possible que des problmes de dialogue entre les diffrentes parties empche la ralisation d ' un projet .
<P>
Lors des dbats en commission , nous avons galement remarqu la difficult de coordonner Interreg et d ' autres instruments financiers  caractre annuel ou bisannuel , comme MEDA , TACIS ou PHARE .
Le Parlement , dans sa proposition de rsolution , s ' est beaucoup souci de ces problmes et a prsent  la Commission des propositions capables de les rsoudre en fixant des dlais raisonnables pour la ralisation des modifications ncessaires .
<SPEAKER ID=53 LANGUAGE="EN" NAME="De Rossa">
Monsieur le Prsident , je tiens  contribuer  ce dbat parce que l ' initiative Urban a t productive , en Irlande en particulier , et j ' aimerais beaucoup que l ' Union europenne apporte une contribution supplmentaire  cet gard .
Il est triste que plusieurs centaines , voire des milliers de communauts de l ' Union europenne souffrent gravement de pauvret et soient fortement dfavorises .
Mme dans des tats membres et dans des villes trs riches , un grand nombre de personnes vivent dans des ghettos , avec des installations inadquates , o la scolarit est trs faible , o les infrastructures physiques sont sous-dveloppes et o la drogue et d ' autres phnomnes sont rpandus .
<P>
Il me semble que , pour que l ' Union europenne prouve qu ' elle contribue  aider les citoyens de l ' Union europenne , elle doit aider les tats membres  dmontrer que l ' Union travaille pour ces citoyens et pour leur famille .
<P>
Ce programme a t trs productif en Irlande , comme il l ' a d ' ailleurs t , je le sais , dans d ' autres pays .
Il a mis du temps  dmarrer l-bas , mais la raison en est qu ' il fallait que les habitants de la rgion dveloppent eux-mmes ces programmes .
Il est important qu ' ils utilisent leur propre esprit d ' initiative et leurs propres comptences locales dans le dveloppement de cette initiative .
Il serait trs facile d ' assurer un dveloppement rapide et respectant les dlais si des experts professionnels de l ' extrieur y taient impliqus , mais cela minerait l ' objectif gnral du programme Urban .
<P>
Je tiens  faire encore une remarque avant de conclure : nous devons insister pour que l o les financements sont allous et l o ce programme est dvelopp , cela soit fait dans le cadre d ' une politique de dveloppement urbain srieuse .
Hlas , ce n ' est pas le cas de l ' Irlande .
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="EN" NAME="Lynne">
J ' applaudis l ' approche innovatrice du programme EQUAL et l ' objectif visant  intgrer les groupes discrimins dans le march de l ' emploi .
Les partenariats de dveloppement sont une ide fort judicieuse , bien qu ' ils soient exprimentaux .
<P>
J ' prouve cependant deux inquitudes majeures concernant les partenariats de dveloppement .
Ils devraient tre accessibles  de plus petits groupes afin que ceux-ci puissent concevoir , mettre en uvre et contrler les programmes .
Les programmes doivent tre trs flexibles .
<P>
J ' ai galement exprim mon inquitude par le pass quant  l ' utilisation d ' un langage simple et non d ' un jargon , afin que tous puissent y avoir accs .
Je suis ravie de voir qu ' on en a tenu compte dans ce rapport , mais je ne peux pas accepter l ' amendement 9 car il n ' est vraiment pas rdig dans un langage simple .
<P>
Ma deuxime proccupation tait que certains groupes discrimins rencontrent des problmes spcifiques , par exemple l ' accs des personnes handicapes  leur lieu de travail .
Des projets devraient aussi traiter spcifiquement ce problme .
On doit tenir compte de ces proccupations lorsqu ' on dfinit les programmes .
J ' ai , certes , l ' intention de le faire avec des organisations et des groupes de ma circonscription , dans le West Midlands .
<P>
J ' en viens maintenant  la question controverse des demandeurs d ' asile et des rfugis .
Bien que je ne sois pas en faveur du fait que les rfugis qui se sont vus refuser le statut de rfugis et qui ont t menacs de rapatriement aient accs  EQUAL , je soutiendrai la possibilit d ' accs  EQUAL pour tous les autres demandeurs d ' asile et rfugis .
Il n ' est que juste et quitable qu ' ils puissent avoir accs  EQUAL au mme titre que n ' importe qui d ' autre .
<SPEAKER ID=55 NAME="Auroi">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , avec le rapport Leader , le dveloppement rural est  l ' honneur .
Ce n ' est pas si frquent et c ' est rjouissant , d ' autant que les programmes Leader ont t des lments cls dans la politique de l ' Union pour le dveloppement rural .
Il faut rappeler que ces programmes ont t non seulement des lments structurants d ' amnagement du territoire , mais aussi des instruments primordiaux pour la cohsion conomique et sociale dans les zones souvent fragiles comme , par exemple , les zones en dsertification .
Il faut souligner que , pour tre ligibles au programme Leader , les acteurs locaux se sont mis ensemble , ont dbattu , labor des projets .
De ce fait , ces programmes ont t des vecteurs importants de la dmocratie participative , de la logique citoyenne pour l ' Europe .
Aussi , le concept Leader + doit-il garder tous les aspects positifs des programmes passs .
<P>
Une question se pose donc fortement : pourquoi , aprs dix ans de succs de ces programmes , continuer  cantonner Leader + dans un rle exprimental ?
Y a-t-il tant d ' autres actions europennes qui peuvent se targuer de 800 expriences originales spcifiques particulirement russies ?
Combien de temps encore , la Commission va-t-elle laisser Leader dans l ' exprimentation au lieu de le faire passer dans le concept gnral de mainstreaming du dveloppement rural ?
<P>
Par ailleurs , je me pose des questions sur les orientations rduites dans lesquelles la Commission veut cantonner Leader + .
Au moment o , Monsieur le Commissaire , aprs Seattle , nous nous battons , nous les Europens , sur la multifonctionnalit dans les projets de dveloppement rural , pourquoi se retrouver enferms dans quelques critres rducteurs avec des moyens extrmement insuffisants ?
C ' est une cologiste qui vous parle : le principe de prcaution , le dveloppement durable , demandent des approches bien plus diversifies et bien plus multiformes .
<P>
 ce propos , la Commission nous propose de rduire encore les actions de coopration des groupes d ' action locale aux seuls pays candidats  l ' largissement .
Il vaudrait mieux , comme le propose d ' ailleurs la commission de la politique rgionale , une coordination renforce entre Leader + et les programmes communautaires de coopration et de partenariat , comme Interreg PHARE , Sapard ou MEDA .
En effet , tre solidaire avec l ' Europe de l ' Est , c ' est bien , mais a ne suffit pas .
La tradition dj tablie par les prcdents programmes avec les pays du Sud , en particulier ceux de la bordure mditerranenne , ne doit pas tre abandonne .
<P>
C ' est pourquoi , une fois de plus , nous pouvons souligner que ce qui manque dans le domaine agricole et le dveloppement rural , c ' est la codcision , qui nous permettrait d ' avoir vraiment les moyens de faire avancer de tels programmes , qui demandent coopration et transversalit .
<SPEAKER ID=56 LANGUAGE="EL" NAME="Theonas">
Monsieur le Prsident , j ' mettrai certaines observations trs brves .
<P>
Nous discutons de la nouvelle priode de programmation et des orientations des 4 initiatives communautaires sans pour autant avoir  notre disposition une apprciation substantielle et complte de la priode antrieure , ce qui est extrmement ngatif .
Les programmes et les objectifs apparaissent habituellement excessivement ambitieux , cependant les rsultats ne sont pas toujours suffisants , tandis que le manque de transparence , la complexit des projets laissent souvent une large place  la mauvaise gestion et mme aux fraudes .
<P>
Les initiatives communautaires qui font l ' objet de nos dbats peuvent dans certaines conditions jouer un rle positif .
Ces initiatives ne doivent cependant pas tre soumises  des objectifs et des proccupations plus gnrales ngatives sur les plans conomiques et social , mais elles doivent dvelopper un rle indpendant .
L ' adaptation , par exemple , d ' EQUAL aux objectifs de l ' employabilit et de la flexibilit des relations de travail transforment cette initiative en une nouvelle version des pactes locaux pou l ' emploi .
<P>
L ' largissement de l ' initiative Leader  toutes les zones de l ' Union renferme un risque accru de marginalisation plus importante des rgions dfavorises , et cela au profit des rgions plus dveloppes .
<P>
Il est impratif que l ' initiative Interreg inclue des rgions ligibles tout en privilgiant en particulier les rgions frontalires , insulaires , montagneuses et non montagneuses , comme le dpartement Arta en Grce , qui ,  tort , est exclu de l ' Annexe I de la communication de la Commission .
<SPEAKER ID=57 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland">
Monsieur le Prsident , le Parlement et la Commission ont identifi le dveloppement rural comme un secteur de politique prioritaire , et je tiens  souhaiter la bienvenue , aujourd ' hui , parmi nous , au commissaire comptent , M. Fischler .
Nous avons ragi tardivement face au dclin rural , mais je pense qu ' il vaut mieux tard que jamais .
<P>
Les exploitations familiales sont maintenant considres comme la base du modle agricole europen et c ' est un objectif qui sera abord , certainement dans le calendrier de l ' Agenda 2000 .
 mon avis , les cinq prochaines annes dcideront de l ' avenir de milliers d ' exploitations familiales marginales .
Il nous incombe  tous de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour assurer leur survie .
<P>
Le commissaire n ' est pas sans savoir que la seule agriculture ne sera pas suffisante pour assurer la durabilit des communauts rurales .
C ' est pourquoi il nous faut coordonner tous les secteurs de politique capables d ' influer positivement sur le dveloppement rural .
 cet gard , Leader s ' est avr tre une initiative de dveloppement efficace .
Il offre aux communauts locales l ' occasion d ' identifier leur potentiel de dveloppement et de se voir activement impliques dans la rsolution de ces problmes .
<P>
La participation volontaire de la population aux programmes de dveloppement n ' est pas toujours vraiment apprcie .
Pourtant , avec Leader , son efficacit ne fait aucun doute en tant que partie intgrante d ' une politique UE et nationale plus large .
<P>
En conclusion , tout en me flicitant de l ' approbation par la Commission de Leader + , je m ' inquite du dlai entre le lancement du nouveau programme et la fin de Leader II .
Je vous prie instamment d ' tudier srieusement ce problme .
Une interruption aurait de graves consquences sur le programme et certainement un effet perturbateur sur les travailleurs bnvoles et professionnels .
<SPEAKER ID=58 NAME="Esclop">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Mesdames , Messieurs , aprs avoir pris connaissance de la communication de la Commission relative  l ' initiative Interreg III , et rappelant que j ' ai particip , dans le cadre de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , au vote du rapport de M. Decourrire , je tiens non seulement  renouveler explicitement notre accord de principe  l ' initiative telle qu ' elle se prsente et , tout particulirement dans le cadre d ' Interreg III B ,  la reconnaissance par la Commission des activits contribuant  la restauration de paysages dgrads du fait des prix agricoles , secteur dans lequel de nombreuses associations , en particulier cyngtiques , s ' investissent dj normment dans mon pays .
<P>
Je tiens aussi  apporter un soutien attentif aux remarques de la commission rgionale , des transports et du tourisme , notamment et surtout lorsqu ' il s ' agit de regretter l ' absence d ' intgration des rgions ultrapriphriques dans le volet A du programme ou encore de remarquer l ' imprcision des critres de slection des modalits de mise en uvre du volet III C et , enfin , lorsqu ' il s ' agit de demander que les dputs soient associs  l ' Observatoire de la coopration transfrontalire , transrgionale et interrgionale .
<P>
Je tiens par ailleurs  formuler de grandes rserves  l ' gard de la tendance dveloppe qui consiste , dans la communication de la Commission , au titre d ' Interreg III et III B ,  associer la protection de l ' environnement exclusivement au dveloppement de Natura 2000 , qui me semble souvent tre un moyen trop abstrait de dfense des cosystmes , dont les usagers risquent d ' tre exclus ou fortement limits .
<P>
Je voudrais enfin souligner , en sollicitant par avance la comprhension de la Commission et des Conseils de ministres concerns , qu ' il conviendrait d ' informer davantage les lus europens des procdures lies  la mise en place des dossiers Interreg et , au-del , des initiatives comparables .
Mieux encore , il faudrait les impliquer davantage dans les processus d ' laboration et de mise en uvre des programmes concerns , sans quoi leur rle auprs des collectivits locales , des autorits nationales et mme des citoyens sera difficile  situer et  dfendre .
<SPEAKER ID=59 LANGUAGE="NL" NAME="Pronk">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord remercier chaleureusement le rapporteur du rapport EQUAL , Mme Stenzel , pour tout ce qu ' elle a fait afin de nous prsenter cette matire difficile .
EQUAL est un programme trs difficile car il tente de regrouper nombre d ' anciens programmes , tout en ayant un regard neuf et en tant moins bien dot que les fonds prcdents .
C ' est une tche difficile .
Seul le nombre de personnes concernes par ces programmes n ' a pas diminu .
Voil pourquoi il est trs difficile de parvenir  un quilibre , non seulement entre les diffrents pays , non seulement entre les diffrentes composantes , mais aussi et surtout entre les diffrents groupes qui sont repris dans le programme et c ' est prcisment ce qui nous a occup jusqu '  aujourd ' hui .
<P>
Ici et l , on entend dire que tel groupe devrait recevoir plus que tel autre .
Je me suis personnellement occup de la position des handicaps et des personnes ges dans le cadre de ce programme et je dois dire que la position de ces personnes handicapes ou ges aurait pu tre compltement oublie si le Parlement europen ne s ' en tait pas occup intensivement .
Beaucoup d ' autres groupes sont cits , mais ce sont surtout les tats membres qui sont aux aguets .
Ainsi , je connais un tat membre qui souhaite utiliser une part importante du programme pour un groupe ,  savoir les rfugis .
Je voudrais par consquent demander au commissaire de veiller attentivement  ce qu ' il y ait un quilibre entre les diffrents groupes .
Il ne peut tre permis qu ' un tat membre , sous le couvert de la subsidiarit , puisse dcider que tout va  un groupe .
Je crois qu ' il faut y veiller attentivement , sinon nous en arriverons  la situation contre laquelle M. Meijer nous a mis en garde ,  savoir que des intrts s ' installent et que les personnes croient que les fonds leur appartiennent .
Il n ' en va pas ainsi .
 chaque fois , il faut procder  une nouvelle rpartition .
Ces fonds doivent aller  des projets innovants et ne peuvent disparatre dans les caisses du ministre des Finances .
Ce n ' est pas le but et c ' est un aspect important dont il faut tenir compte ici .
<P>
Je pense que nous pouvons rsoudre les autres problmes que nous avons eu au sein du Parlement et qui rsultent en bonne partie du fait qu ' il est si difficile de procder  cette valuation .
En ce qui concerne la Commission , j ' espre qu ' elle pourra adhrer au compromis qui a t conclu au sein du Parlement et qui vise surtout  atteindre un quilibre .
Afin de le souligner une fois encore - la situation est bien entendu un peu difficile - le Parlement a plac le programme EQUAL dans la rserve , en partie pour des raisons de facilit et en partie pour des raisons de scurit , de sorte que le Parlement doive encore tre convaincu ultrieurement de la manire dont les dpenses peuvent intervenir .
Je pense que c ' est positif .
La position du Parlement dans cette procdure n ' est pas trs claire .
Le rglement ne prcise pas plus clairement cette position et c ' est pourquoi cette rserve est particulirement indique .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="EL" NAME="Mastorakis">
Monsieur le Prsident , chers collgues , il est incontestable que l ' initiative Interreg renforce l ' effort conomique et de cohsion sociale au sein de l ' Union europenne .
Je veux cependant souligner l ' importance particulire que reprsente Interreg pour la rgion des Balkans , o les volutions politiques et les conflits ont eu , ces dernires annes , de grandes incidences conomiques sur les pays voisins et en particulier mon pays , la Grce , lequel est le seul pays membre  faire partie de la pninsule cruellement prouve .
<P>
Pour la Grce , les pays voisins , l ' Italie l ' Autriche mais aussi pour toute l ' Europe , la reconstruction sociale et conomique des Balkans , qui les stabilisera sur un plan politique , est d ' une importance capitale .
Jusqu '  aujourd ' hui , certains pays des Balkans ont t financs par les programmes PHARE et Obnova , d ' autres ne l ' ont pas t .
Pour la nouvelle priode de programmation , en prvision de l ' largissement et tenant compte du fait qu ' ont t prvus des financements via de nouveaux instruments et rglements financiers , tels que ISPA et Sapard , on juge rellement indispensable de cordonner les financements et les trois aspects d ' Interreg avec les autres financements accords aux pays tiers .
<P>
Nous saluons donc les mentions correspondantes du chapitre 7 du texte de la Commission europenne pour l ' tablissement d ' orientations gnrales concernant Interreg .
<P>
Les efforts consacrs  la coordination et par consquent  l ' efficacit de la programmation , doivent concerner tous les programmes de manire gale , et je mentionne cela car dans le programme MEDA , lors de la priode antrieure , sont apparus certains problmes lesquels devront tre rsolus , afin que tous les pays participant  ce programme soient mis sur le mme pied .
<P>
Je voudrais terminer Monsieur le Prsident , en faisant observer que dans la nouvelle conception des zones de coopration intertatique , n ' a pas t pris en considration la particularit gographique de la Mditerrane , qui justifierait la cration d ' une zone spciale pour les rgions ctires et insulaires .
Nous demandons donc  la Commission , qu ' elle prenne particulirement en considration le sujet de la coopration maritime et insulaire lors de la prochaine rvision de la conception des zones .
<P>
Je termine , Monsieur le Prsident , en soulignant la ncessit pour l ' Union europenne d ' insister sur de telles initiatives qui permettront la suppression des ingalits entre nos rgions et aboutiront  leur dveloppement conomique harmonieux .
<P>
Et , puisque aujourd ' hui , c ' est la Saint-Valentin , en tant qu ' ancien maire d ' une ville rgionale , je propose que nous dclarions notre amour envers les rgions europennes qui en ont besoin .
<SPEAKER ID=61 NAME="Messner">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire Fischler , le dveloppement rural doit et peut tenir compte de trois problmes ,  savoir le maintien de l ' emploi , la protection des paysages et surtout la culture locale , car elle a son importance .
La qualit de la vie en milieu rural ne pourra tre prserve durablement que si la population rurale s ' y maintient .
Il suffit d ' observer ce qui se passe dans certaines rgions alpestres pour raliser au combien les consquences de l ' exode rural sont catastrophiques .
<P>
Je vous mets toutefois en garde contre le risque de transfrer par le biais de ces programmes une culture urbaine en milieu rural .
Nous devrions galement viter de crer des structures subventionnes , qui dpendent ternellement de ces subventions .
Pour garantir cette durabilit - voil un terme qui , soit dit en passant , est devenu fort creux , mais nous comprenons tous ce qu ' il sous-entend - , il convient notamment d ' tablir , dans les campagnes , des liens entre , par exemple , le tourisme et l ' agriculture .
Les investissements doivent dsormais avoir une orientation visionnaire .
Il est ds lors impratif d ' y associer les esprits jeunes et cratifs de nos campagnes , car si ceux-ci les dsertent , il risque de ne plus s ' y passer grand chose .
<P>
Nous ne sommes pas tous fort attachs au saupoudrage et pas davantage aux projets  caractre pilote qui doivent pour ainsi dire avoir un effet boule de neige et gnrer d ' autres projets similaires .
Je plaide plutt en faveur de circuits ferms . Et quand bien mme Leader I et Leader II peuvent avoir a et l accus certaines carences , ces deux initiatives se sont dans l ' ensemble avres srement positives .
J ' appelle mes collgues  la rflexion et leur demande de bien veiller  ne pas uniquement faire une exception pour les pays nordiques , mais bien d ' y inclure les rgions montagneuses ,  savoir les Alpes , les Pyrnes , le Sierra Nevada , dont je suis originaire , et ce surtout en ce qui concerne le nombre d ' habitants et la densit de la population .
<SPEAKER ID=62 LANGUAGE="SV" NAME="Schmid, Herman">
Monsieur le Prsident , je voudrais parler du rapport EQUAL , et en particulier de la politique envers les rfugis .
Nous avons eu la semaine dernire une discussion trs anime  propos de la constitution du gouvernement autrichien .
Aujourd ' hui , nous en sommes dj  discuter de la politique envers les rfugis que compte mener la coalition gouvernementale autrichienne , puisque Mme Stenzel , qui a rdig le rapport EQUAL , reprsente le parti conservateur au pouvoir en Autriche , et sa politique .
Le point le plus frappant de son premier rapport rsidait dans la volont de limiter les aides aux rfugis au petit groupe de personnes qu ' englobe la Convention de Genve , autrement dit ,  ceux que l ' on nomme les rfugis soumis  quota , ou les rfugis des Nations unies .
En fait , ce sont les autres rfugis , ceux qui sont exclus du quota et du soutien des Nations unies qui ont le plus besoin d ' aide .
La commission de l ' emploi et des affaires sociales a rejet cette proposition discriminatoire et dcid que le programme EQUAL devait s ' appliquer  tous les rfugis ,  conditions gales .
<P>
Nanmoins , une partie de la commission de l ' emploi et des affaires sociales a dfendu la proposition et les formulations de Mme Stenzel .
Cela signifie , selon moi , que la politique de Haider jette dj son ombre sur ce Parlement .
Aussi est-il capital que cette Assemble tablisse avec autant de force que possible le principe de l ' application du programme EQUAL  tous les rfugis .
<P>
Pour conclure , je voudrais dire que j ' ai ressenti quelques scrupules , la semaine dernire , quand nous avons discut de la constitution du gouvernement autrichien . Mais lorsqu ' il s ' agit de la politique autrichienne envers les rfugis , et que nous avons  la critiquer , je n ' ai plus aucun scrupule .
J ' espre que le Parlement saura s ' engager tout autant , cette fois .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="EN" NAME="Gallagher">
Monsieur le Prsident , dans le cadre des perspectives financires 1994-1999 , quand 13 initiatives diffrentes taient menes , le programme tranfrontalier Interreg II constituait une initiative importante .
Le fait que le prochain cycle des fonds structurels 2000-2006 comprenne l ' initiative Interreg prouve , je pense , trs clairement l ' importance que les tats membres nationaux de l ' UE y attachent .
Le programme Interreg pour la priode 1989-1993 et le programme Interreg II pour la priode 1994-1999 se sont avrs tre de rels succs car ils ont rapproch le dveloppement conomique et social d ' tats membres frontaliers .
Je viens des comts frontaliers du nord-ouest de l ' Irlande , j ' ai donc vu , au fil des ans , le rle important qu ' Interreg I et Interreg II ont jou , et je me flicite d ' Interreg III .
<P>
La Commission accorde une enveloppe de 67 millions de livres via le programme Interreg III , somme qui sera dpense pour poursuivre le dveloppement de projets conomiques transfrontaliers entre la Rpublique d ' Irlande et L ' Irlande du Nord .
L ' Union europenne a jou un rle-cl dans le dveloppement de la rgion des comts frontaliers irlandais au fil des ans .
L ' Union europenne est le contributeur majeur , avec 80 millions de livres allous au Fonds international pour l ' Irlande .
L ' Union europenne contribue  concurrence de 75 % au programme pour la paix et la reconciliation .
Dans l ' ensemble , Interreg , le Fonds international pour l ' Irlande et le programme pour la paix et la rconciliation ont tous jou un rle important dans le processus de paix qui se dveloppe .
<SPEAKER ID=64 NAME="Cocilovo">
Monsieur le Prsident , j ' interviendrai sur Interreg en me limitant  quelques points critiques , de manire galement  respecter bien sr le temps qui m ' est imparti .
Nous nous sommes tous exprims positivement sur la confirmation de ce programme et sur l ' extension des secteurs d ' intervention , en plus de la coopration transfrontalire , au niveau de la coopration transnationale et transrgionale .
<P>
Cela ne nous empche pas nanmoins d ' avoir conscience du fait que la majeure partie des ressources - de 50  80 pour cent - sera rserve  la coopration transfrontalire , au volet A du programme Interreg III ; par ailleurs , nous continuons de penser que le choix qui a t fait de consolider sur ce volet les secteurs actuels de coopration , pour ce qui est du choix des rgions admissibles , est erron et contradictoire .
<P>
Nous esprons et nous souhaitons que , sur ce point , la Commission reconnaisse en substance , et non pas par un hommage formel , la position du Parlement .
La coopration transfrontalire continue  ne considrer de manire quasi exclusive que les frontires terrestres et , l o il y a eu des exceptions en rfrence aux frontires maritimes , ces exceptions ne sont pas transparentes dans leur choix et bnficient souvent de compensations par le biais d ' autres politiques communautaires .
<P>
La discrimination est vraiment bien plus grave pour les les dont la condition rgionale ne peut qu ' tre lie  des frontires exclusivement  caractre maritime .
Ceci s ' inscrit dans la ligne d ' une discrimination qui continue d ' exister en dpit du contenu de l ' article 158 du Trait , et qui concerne les politiques de cohsion des rgions insulaires .
<P>
Ceci est d ' autant plus grave que l ' on ignore la nouvelle donne issue de l ' orientation prise avec le processus d ' largissement  des rgions comme Malte .
D ' o les propositions que nous faisons d ' tendre les rgions ligibles tout au moins aux frontires NUTS III de la Sicile avec Malte et  toutes les rgions adriatiques voisines des Balkans .
<SPEAKER ID=65 NAME="Fruteau">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , mes chers collgues , je voudrais exprimer ma satisfaction de constater que les rgions ultrapriphriques , parmi lesquelles les dpartements franais d ' outre-mer , ont fait l ' objet d ' une certaine attention dans le cadre de l ' initiative Interreg III , ce qui leur ouvre de nouvelles perspectives pour leur coopration avec les pays de leur zone gographique , mme s ' il est vrai que l ' on pouvait esprer mieux , au niveau notamment de l ' accs aux diffrents volets .
<P>
Pendant longtemps , sans doute par survivance du pacte colonial , nos rgions ont eu leur regard fix vers leur mtropole europenne , ignorant , voire mme mprisant , leurs voisins les plus proches .
Cette poque est aujourd ' hui bien rvolue .
Nos rgions ont pris conscience de leur appartenance  un environnement auquel elles sont lies , non seulement par la gographie , mais galement par leur culture et par l ' histoire de leurs peuples , d ' o l ' aspiration fortement exprime d ' un ancrage plus profond dans cet environnement .
<P>
Mais cette prise de conscience n ' est pas seulement identitaire .
Elle se nourrit d ' une juste apprciation de nos atouts .
Ainsi , par exemple , l ' le de la Runion se trouve positionne sur un axe d ' changes entre les pays de l ' Afrique australe et ceux de l ' Asie du Sud-Est .
Elle ne peut se permettre de rester  l ' cart des regroupements rgionaux qui s ' oprent dans cette zone , sous peine de rater une chance historique et il en est de mme pour nos rgions des Carabes .
<P>
Enfin , nous avons la conviction que notre jeunesse peut entrevoir une issue au chmage dramatique qui la dsespre si nous pouvons exporter vers les pays voisins son savoir-faire , acquis grce  l ' action des fonds structurels europens .
L ' utilisation des crdits d ' Interreg peut faire de nos rgions de vritables ttes de pont de l ' Union europenne dans leurs zones gographiques , lui confrant ainsi une dimension plantaire .
<P>
Je compte sur la Commission , et tout particulirement sur vous , Monsieur le Commissaire , pour leur assurer les moyens d ' une intervention efficace .
<SPEAKER ID=66 LANGUAGE="EN" NAME="Attwooll">
Monsieur le Prsident , chers Commissaires , je me rjouis vivement des possibilits qu ' offre Interreg en termes de coopration transeuropenne renforce , mais je m ' inquite de ce que la proposition offre moins d ' opportunits  cet gard pour les zones maritimes que pour les autres zones .
Je crois comprendre que la Commission s ' inquite du fait que la distance puisse nuire  une coopration efficace .
Nanmoins , il y a de nombreuses zones maritimes qui entre lesquelles des liens existent .
Diverses autorits locales situes aux abords de la mer du Nord en sont un bon exemple .
Interreg pourrait bien permettre d ' amliorer ce type de coopration .
<P>
Par consquent , je voudrais que quelques modifications soient apportes aux lignes directrices pour parvenir  une flexibilit un peu plus accrue et pour adapter les moyens selon lesquels les intrts des zones maritimes peuvent se situer entre la rive A et la rive B. Ces modifications comprennent une clarification des possibilits de coopration entre les zones maritimes et la possibilit de dvelopper davantage des projets pratiques et visibles , en particulier ceux qui ont un caractre infrastructurel .
De telles mesures placeraient les zones maritimes et insulaires sur un pied d ' galit par rapport  d ' autres rgions de l ' UE .
J ' espre qu ' elles seront adoptes .
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="EN" NAME="Lambert">
Monsieur le Prsident , notre groupe se flicite de l ' orientation horizontale de l ' initiative EQUAL faisant que , si vous tes un Musulman britannique physiquement handicap , vous n ' avez plus , d ' une certaine manire ,  choisir  quelle catgorie de discrimination vous appartenez en tant que groupe-cible : vous pouvez utiliser vos comptences et votre exprience pour rsoudre les problmes au lieu d ' tre dfini comme tant vous-mme le problme .
Les organisations ad hoc disposent d ' une grande exprience qui mrite d ' tre partage .
Nous nous flicitons aussi de la reconnaissance du besoin d ' valuation , et de la diffusion des meilleures pratiques en vue de renforcer le niveau transnational .
<P>
Par consquent , nous nous inquitons , comme d ' autres l ' ont dit , du nombre d ' amendements qui visent  exclure davantage encore certaines personnes qui souffrent le plus d ' une exclusion sociale , en voulant parvenir  une dfinition trs troite de la notion de " rfugi " .
Mon groupe ne soutiendra pas ces amendements .
<P>
Nous nous inquitons aussi du nombre d ' amendements qui , cherchant  introduire une plus grande flexibilit , risquent peut-tre d ' obscurcir les responsabilits ayant trait  la gestion de l ' initiative EQUAL .
<SPEAKER ID=68 LANGUAGE="EL" NAME="Papayannakis">
. ( EL ) Monsieur le Prsident , je me rjouis de voir que le programme URBAN s ' oriente vers une approche plus intgre et essaie de rsoudre des problmes qui sont lis les uns aux autres .
Cependant , Monsieur le Prsident , il existe un risque de dispersion : en poursuivant de nombreux objectifs  la fois , nous pourrions devenir totalement inefficaces .
Il est certain que chaque rgion urbaine dvalorise est un cas spcifique .
Cependant il existe un fil conducteur , un noyau dur dont la consquence est le chmage , le retrait ou le recul des services publics et la disparition des petites et moyennes entreprises , commerciales et autres .
Je souhaiterais qu ' URBAN tente essentiellement de trouver des solutions  toutes ces causes de dvalorisations urbaines .
Et il est clair qu ' il doit exister un accord et une coordination entre la politique centrale et la politique de dveloppement afin de la rorienter , elle aussi , d ' tablir une coopration avec les objectifs de quelque programme URBAN que ce soit appliqu dans nos pays et afin qu ' elle ne prsente pas ces programmes comme alibi servant  justifier son absence .
<SPEAKER ID=69 NAME="Sudre">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , mes chers collgues , mon propos se limitera au rapport de M. Francis Decourrire .
<P>
Le programme d ' initiative communautaire Interreg est un outil extrmement important en termes de dveloppement et d ' amnagement du territoire europen , tout particulirement dans l ' optique d ' une prise en compte effective du rapport entre le centre de l ' Union europenne et sa priphrie .
<P>
Interreg doit donc tre un instrument qui favorise la cohsion territoriale de l ' Union si nous voulons viter d ' observer un territoire europen  deux , voire  trois vitesses .
Il me semble vident que les autorits rgionales et locales , les organisations reprsentatives de celles-ci , le Comit des rgions et , bien entendu , le Parlement europen auraient d tre associs le plus clairement et le plus tt possible  l ' laboration de ce programme .
Or , force est de constater que cela n ' a pas t le cas lors de la prparation par la Commission de sa communication , publie le 13 octobre dernier .
<P>
Mme si j ' approuve les orientations gnrales d ' Interreg III , il me semble extrmement important de veiller  une meilleure articulation entre ce programme - financ par le FEDER - et les autres Fonds de coopration extrieure , dont notamment le Fonds europen de dveloppement , destin aux pays ACP .
 cet gard , je voudrais remercier la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme d ' avoir adopt un de mes amendements qui ajoute le FED  la liste de ces Fonds .
<P>
Les rgions ultrapriphriques , les quatre DOM franais notamment , doivent pouvoir coordonner Interreg III et le FED afin de financer , elles aussi , des projets de coopration avec leurs voisins ACP dans leurs zones gographiques respectives .
<P>
Par ailleurs , je demande  la Commission de bien vouloir reconsidrer les faibles possibilits qui ont t offertes aux rgions ultrapriphriques et insulaires d ' aprs les orientations qui ont t prsentes dans la communication .
Ces rgions doivent pouvoir bnficier pleinement d ' Interreg III , comme l ' ensemble des autres rgions de l ' Union , d ' autant que le programme REGIS , qui leur tait affect , est maintenant abandonn .
<P>
Enfin , pour conclure , je voudrais regretter la faiblesse de la dotation financire qui a t rserve au volet C , destin  la coopration interrgionale , dont la valeur ajoute communautaire est pourtant indniable .
<SPEAKER ID=70 LANGUAGE="DA" NAME="Dybkjr">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de baser mon intervention sur le rapport relatif  l ' initiative EQUAL et sur l ' galit des chances entre hommes et femmes ; j ' avoue cependant que ce sujet peut parfois paratre fastidieux et rptitif , en tout cas pour les personnes de mon ge .
Malheureusement , nous devons une nouvelle fois souligner le fait que nous ne jouissons pas des mmes chances .
Une perce dans ce domaine pourrait peut-tre entraner des changements dans d ' autres domaines .
Pour ma part , l ' galit des chances ne signifie pas que les deux conjoints travaillent tout le temps et laissent leurs enfants  une nurse , autrement dit  une immigre , qui n ' a pas eu la possibilit d ' obtenir un autre emploi .
S ' il en est ainsi , nous n ' avons pas fait le moindre progrs depuis l ' poque du Roi-Soleil .
Non , l ' galit des chances signifie une participation de chacun  la vie professionnelle ainsi qu '  la vie familiale .
Les choses n ' voluent cependant pas dans ce sens - bien au contraire .
Le point 7 renferme par consquent une ide capitale .
Ce point affirme que " EQUAL servira de laboratoire d ' essai pour le dveloppement et la communication de nouvelles mthodes permettant la mise en uvre de politiques en faveur de l ' emploi " .
Esprons que cela russisse .
Enfin , Monsieur le Prsident , permettez-moi de dclarer pour le bon droulement de la sance que mon absence possible au moment des rponses donnes par la Commission - ce n ' est pas que j ' aie pos des questions spcifiques , mais j ' espre que la Commission m ' a coute - est due au fait que , paralllement  la prsente discussion , se droule une runion de la commission des droits de la femme sur la participation des femmes aux processus dcisionnels .
<SPEAKER ID=71 NAME="Grlach">
Monsieur le Prsident , chers Commissaires , Mesdames et Messieurs , toutes les personnes en charge de la politique rurale savent que Leader , tant Leader I que Leader II et , je l ' espre , Leader + , compte parmi les grandes russites de l ' Union europenne en matire de gestion de programmes .
Ce succs est galement d au fait que la conception de base des programmes Leader a entran la participation active de la population concerne aux activits .
Je me rjouis que l ' approche fondamentale dans laquelle s ' inscrit Leader + soit reste attache  ce concept de base .
<P>
Il subsiste toutefois un problme auquel nous devons nous attaquer tous ensemble .
tant donn que Leader ressemble un peu  un atelier en raison de son approche bottom-up , les initiatives Leader I et II ont vu mrir , au cours des dernires annes , un trs grand nombre d ' ides . Celles-ci peuvent bien entendu  un moment donn perdre un peu de leur nouveaut et leur efficacit .
Selon cette approche fondamentale , elles peuvent ds lors  tout instant tre victimes de leur succs et ne plus tre reprises dans le programme Leader .
<P>
Pour les projets Leader de qualit , nous devons ds lors veiller  ce que l ' on ne puisse pas subitement couper court aux ides qui ont fait la preuve de leur efficacit , mais que celles-ci soient au contraire inclues dans les programmes normaux comme parties intgrantes et garanties de l ' aide destine  l ' espace rural .
C ' est aussi l ' ide fondamentale .
Exprimenter de nouvelles ides reprises dans le cadre de Leader , avec la participation des acteurs locaux , c ' est--dire les associations municipales , les nombreuses ONG , les glises , qui ont contribu sur place  mettre effectivement en route de nouvelles ides au sein de l ' espace rural .
<P>
Sur ce point nous devons faire en sorte que toutes les dmarches , excellentes  juste titre , puissent d ' une manire ou d ' une autre tre intgres dans la politique de dveloppement rural et de ce fait garantir la poursuite du travail judicieux ralis .
<P>
J ' adresse la demande suivante  la Commission : veillez  ce que les organisations et les groupes de citoyens qui se constituent soient galement rellement accepts .
Il ne s ' agit bien entendu pas d ' essayer de mettre  l ' cart - pour des raisons lies  la politique rgionale ou municipale officielle - l ' une ou l ' autre organisation peu connue qui se constitue justement pour faire avancer une nouvelle ide .
Restez sur les expriences positives dont Leader a fait preuve .
Au dpart , lorsque d ' aucuns critiquent le ct un peu trop idaliste du projet , on a parfois de noircir le tableau .
Mais au fur et  mesure de l ' volution des travaux , les choses finissent par prendre une tournure que la politique officielle - et mme  notre niveau - n ' aurait pas du tout pu envisager , tant le projet mrit vite et bien .
C ' tait le charme du programme Leader . Veillez s ' il-vous-plat  l ' entretenir !
<SPEAKER ID=72 LANGUAGE="EN" NAME="Evans, Jillian">
Monsieur le Prsident , je me flicite de l ' initiative EQUAL et du rapport qui souligne le besoin de faire la distinction entre les actions destines  lutter contre la discrimination  l ' gard des femmes et les actions destines  combattre la discrimination  l ' gard des groupes minoritaires .
Les femmes ne constituent pas une minorit et elle souffrent souvent d ' une double discrimination , en tant que membres de groupes minoritaires , d ' une part , et en raison de leur sexe , de l ' autre .
C ' est pourquoi une action spcifique pour les femmes est ncessaire , tout comme l ' intgration de la dimension de l ' galit des chances entre les hommes et les femmes dans toutes les politiques et les actions .
Le rapport aborde cela et propose des actions d ' intgration visant  atteindre l ' galit entre les hommes et les femmes dans tous les aspects du travail . Il reconnat aussi l ' importance de travailler avec des organes locaux et rgionaux qui sont plus proches des personnes afin de contribuer  garantir que tous les rsultats des projets soient intgrs .
<P>
La participation de groupes bnvoles ou communautaires constituera aussi un lment essentiel de l ' initiative EQUAL et des projets .
Les partenariats de dveloppement dans le cadre de domaines thmatiques , auxquels l ' amendement 22 fait rfrence , permettrait mme aux plus petites organisations de participer  l ' initiative EQUAL .
<P>
Mon groupe soutiendra l ' amendement 22 .
<SPEAKER ID=73 NAME="Musotto">
Monsieur le Prsident , chers collgues , il ne fait aucun doute que le rapport dont le Parlement dbat aujourd ' hui a une porte non ngligeable .
<P>
L ' initiative communautaire Interreg qui couvre la priode 2000-2006 , en plus des objectifs qu ' elle poursuit , a un point fort ,  savoir la valeur ajoute qu ' elle reprsente dans le cadre de l ' largissement dsormais prochain de l ' Union europenne aux nouveaux pays de l ' Est europen et du bassin mditerranen .
<P>
Pour moi , c ' est justement en prvision de cette chance que l ' Union europenne doit uvrer avec force pour rduire les disparits rgionales et mettre fin  l ' isolement des zones frontalires .
Ces dernires , en effet , - il est bon de le rappeler - ont un rle important  tenir : celui de rgions charnires avec les pays candidats qui feront partie de l ' Union .
<P>
C ' est justement dans cette optique que j ' ai prsent quelques amendements que je considre de la plus haute importance et qui ont t approuv par la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme .
Ces amendements demandent l ' extension des zones ligibles  la coopration transfrontalire  toutes les rgions adriatiques , ainsi qu '  ces provinces siciliennes qui font frontire avec Malte - pays candidat  l ' adhsion - qui ne sont pas aujourd ' hui , aussi incomprhensible que cela puisse paratre , incluses dans la section A , alina 1 .
<P>
Je m ' en remets au Commissaire Barnier et au Prsident de la Commission europenne pour qu ' il prenne en considration la position du Parlement  cet gard , conformment au code de conduite .
<P>
L ' Europe toute entire a fondamentalement intrt  promouvoir la coopration avec les pays candidats et  intervenir pour soutenir les rgions frontalires .
<P>
Enfin , je pense qu ' il est souhaitable de continuer d ' amliorer la coordination entre l ' initiative Interreg et ces programmes communautaires qui existent dj et qui ont une valeur de politique extrieure , instrument d ' intgration majeure et d ' laboration programmatique conjointe .
<SPEAKER ID=74 NAME="Garot">
Monsieur le Prsident , Messieurs les Commissaires , mes chers collgues , Leader I avait t une vritable russite grce , en particulier ,  la grande flexibilit de la gestion administrative entre la Commission et les acteurs locaux .
Il est regrettable , je pense , que la Commission n ' ait pas dress le mme bilan sur Leader II , bilan sur la qualit des projets , la quantit des crdits consomms et surtout sur la dmobilisation de certains acteurs locaux devant les lourdeurs administratives et financires rencontres .
<P>
Je me flicite cependant , que dans le cadre de Leader + , de nouveaux moyens soient engags pour aider les territoires ruraux  dvelopper leurs potentialits et  mettre en uvre les objectifs du dveloppement local et durable .
Il m ' apparat important qu ' un accent particulier soit mis sur l ' exprimentation de nouvelles formes de valorisation du patrimoine naturel et culturel , et sur le renforcement des environnements conomiques , afin de favoriser l ' emploi .
Il me semble opportun de considrer que l ' change sur ces expriences positives de dveloppement puisse s ' inscrire galement dans le cadre de la coopration transnationale .
Il est intressant de noter que tous les territoires ruraux pourront tre ligibles  Leader II .
<P>
Nanmoins , si la possibilit pour les tats membres de dfinir des zones , dans le cadre de cette initiative , reste ouverte , la Commission devra veiller  une certaine concentration des ressources et  donner une priorit aux projets des zones moins prospres .
La transparence s ' impose , bien entendu , sur les critres de slection des projets et des groupes d ' action locale .
galement , il me semble qu ' il y aura lieu de veiller surtout  ce que les circuits financiers des tats ou des collectivits locales ne soient plus  l ' origine de retards de paiement qui ont pu mettre certains GAL en faillite financire dans le cadre de Leader II .
<SPEAKER ID=75 LANGUAGE="ES" NAME="Snchez Garca">
Monsieur le Prsident , en tant que dput issu d ' une rgion ultrapriphrique , je dois dire que cet aprs-midi est trs particulier pour ce qui est de la politique rgionale et je le dis  cause du dbat de deux initiatives communautaires comme URBAN et Interreg .
<P>
Je tiens  rappeler que l ' initiative URBAN a pour objectif d ' amliorer la qualit de vie des citoyens qui vivent dans les quartiers des diffrentes villes europennes et qu ' Interreg a pour but de faciliter la cohsion et de reconnatre la diversit et la potentialit des rgions de l ' Union europenne , en particulier au moment de l ' intgration des rgions ultrapriphriques dans les chapitres B et C .
<P>
Comme le rapporteur , nous dplorons son exclusion du chapitre IIIA .
La rfrence , dans Interreg ,  la cration d ' un observatoire europen  des fins de coopration nous semble pertinente .
Nous remercions les rapporteurs , en particulier M. Decourrire , pour leur sensibilit rgionale et l ' acceptation de nos amendements .
J ' espre que le commissaire acceptera la proposition que nous lui prsentons .
<SPEAKER ID=76 LANGUAGE="ES" NAME="Izquierdo Collado">
Monsieur le Prsident , en ce qui concerne les diffrentes initiatives que nous analysons cet aprs-midi , je tiens  me limiter strictement  une rflexion sur une d ' entre elles , concrtement sur le programme URBAN .
Il est vrai que nous dbattons aujourd ' hui ce programme parce que le Parlement europen s ' est obstin  maintenir cette initiative .
La Commission a propos de la supprimer , de mme que d ' autres initiatives , mais la proposition du Parlement et la sensibilit mme de la Commission  cette poque ont permis que l ' initiative URBAN soit poursuivie .
Je pense qu ' il faut s ' en fliciter .
<P>
Mais quels sont les arguments que la Commission , et plus prcisment la commissaire Monika Wulf-Mathies et le directeur gnral Eneko Landaburu avanaient pour empcher la poursuite du programme URBAN ?
Leur argument tait de poids .
La question urbaine est tellement importante que nous ne pouvons pas la restreindre  un programme dont le budget est trs maigre , ce qui reviendrait presque  la sous-estimer .
Ce programme existe aujourd ' hui et , par consquent , je pense que nous avons obtenu une chose importante , ce signe d ' identit de l ' Union europenne qu ' est URBAN .
<P>
Mais je voudrais m ' adresser au commissaire Barnier pour soutenir l ' argument de la commissaire et du directeur gnral , parce que je pense qu ' ils avaient entirement raison .
La dimension urbaine doit tre intgre bien plus profondment dans tous les fonds structurels .
Je pense que le niveau budgtaire dont nos villes - o rside 80 % de la population europenne et qui deviennent un concentr des bonnes et des mauvaises choses que nous avons en Europe - ont besoin , exige prcisment que cette dimension europenne soit prise en considration et que ce programme URBAN ne serve pas de justification pour ne pas analyser en profondeur ce type de programmes , pour ne pas leur accorder la priorit et donc , pour ne pas prvoir de dotation budgtaire infiniment plus importante dans des programmes concernant les villes par le biais de l ' ensemble des fonds europens .
<P>
Par consquent , j ' estime qu ' il est superflu d ' exposer les facteurs qui rclament cet investissement dans les zones urbaines , facteurs qui sont  l ' ordre du jour , et je tiens  dire au commissaire que nous esprons qu ' il fera preuve de sensibilit dans ce sens .
<SPEAKER ID=77 LANGUAGE="EN" NAME="Howitt">
Je me rjouis de l ' approche trans-sectorielle de la nouvelle initiative EQUAL , et il est crucial que le programme s ' attaque aux diffrentes formes de discrimination qui jouent contre les personnes handicapes en particulier : barrires physiques sur le lieu du travail qui affectent les personnes  mobilit rduite , systmes d ' information visuelle qui excluent les travailleurs mal-voyants , systmes de travail qui rejettent effectivement les personnes ayant des difficults d ' apprentissage ou des problmes de sant mentale .
Les organisations de personnes handicapes et les reprsentants non handicaps de personnes handicapes doivent participer dans une mesure adquate  tous les niveaux de la prise de dcision .
C ' est pourquoi le Parlement a prsent les paragraphes 10 et 15 de la rsolution , pour faire en sorte que les tats membres ne puissent ignorer un groupe-cible , quel qu ' il soit .
Trop souvent , les personnes handicapes ne figurent pas sur la liste .
<P>
Puisque les personnes handicapes ne forment pas un groupe homogne - par exemple , de nombreux mal-entendants se considrent comme une minorit linguistique dont la langue et la culture ne sont pas respectes - il est ncessaire , comme le stipule le paragraphe 9 , de permettre la dfinition de certains partenariats qui sont spcifiques  un groupe de handicap ou  un autre groupe , en particulier .
<P>
EQUAL reste crucial aussi pour des rgions telles que la mienne , dans l ' est de l ' Angleterre , qui ne sont pas finances au titre des fonds principaux de l ' Objectif 1 . Nous avons reu un incitant supplmentaire pour reprendre le financement d ' initiatives communautaires , ce qui a donn un excellent rsultat .
Les projets ADAPT prcdents vont du projet CORE , qui a dvelopp de nouvelles chanes d ' approvisionnement pour l ' industrie automobile dans le Bedfordshire ,  des projets visant  rehausser le niveau des normes dans les petites entreprises dans le Hertfordshire , dans l ' Essex .
Le projet NOW , nous l ' avons vu , a aid 70 femmes  retrouver de l ' emploi dans la rgion de Suffolk . Nombre d ' entre elles ont t en mesure de venir partager les rsultats de leur exprience directement avec nous , au Parlement europen ,  Bruxelles .
<P>
EQUAL reste important pour nous car c ' est prcisment dans les rgions relativement plus prospres que les emplois moins qualifis sont rpandus . Ces rgions peuvent donc constituer une premire destination importante pour les personnes discrimines au sein du march de l ' emploi .
<P>
Pour conclure , je dirai un mot sur Interreg .
Vraiment , il est plutt insens que des partenariats tablis en 1994 soient remplacs maintenant par l ' exclusion de nouveaux liens inter-rgionaux .
Durant cette priode , les ports de Great Yarmouth et de Harwich , sur la cte Essex-Suffolk-Norfolk , ont cr de nouvelles liaisons importantes de transport et de nouveaux liens conomiques importants avec des partenaires au Pays-Bas .
Je prie instamment le Parlement de soutenir notre amendement 2 qui garantira la flexibilit ncessaire pour inclure de nouvelles rgions , en particulier aux abords de frontires maritimes .
<SPEAKER ID=78 NAME="Schierhuber">
Monsieur le Prsident , chers Commissaires , Mesdames et Messieurs , je souhaiterais , pour information , faire une petite mise au point .
Le gouvernement du Chancelier Schssel poursuit la politique d ' asile initie par l ' ancien gouvernement social-dmocrate de M. Klima .
L ' Autriche n ' a donc pas modifi sa politique d ' asile !
<P>
Les zones rurales reprsentent 80 % de la superficie de l ' UE , mais seul 25 % de la population europenne y habite .
En tant qu ' agricultrice et dpute , je me suis toujours efforce de ne pas dissocier l ' agriculture de l ' ensemble de l ' espace rural . J ' accorde une importance toute particulire  une approche intgre du dveloppement rural .
Je suis en effet persuade que seule une mise en rseau de tous les groupes professionnels et de toutes les personnes habitant en milieu rural garantira un espace rural actif et attractif pour tous . En bref , je suis en faveur d ' un espace rural multifonctionnel .
<P>
Je tiens tout particulirement  saluer le nouveau programme Leader + pour sa dimension globale .
 l ' avenir , il sera possible que ce programme ne s ' applique plus uniquement aux zones ligibles mais  l ' ensemble des rgions de l ' UE .
Cette approche horizontale est tout  fait justifie . En effet , les programmes destins au dveloppement rural sont tablis de cette manire .
<P>
 l ' avenir , le financement ne s ' effectuera plus  partir de trois fonds , mais bien uniquement  partir du FEOGA , section " orientation " .
C ' est pourquoi il sera ncessaire d ' amliorer la qualit du programme , car le FEOGA doit tre une instrument financier efficace .
En effet , une prcision accrue de la slection entranera une efficacit accrue , car l ' argent ne doit pas tre dilapid de manire irrflchie .
<P>
Je voudrais encore mettre en lumire quelques points qui constituent une approche favorisant une stratgie de dveloppement intgre et respectueuse de l ' environnement .
Dans ce domaine rside un potentiel d ' emplois important pour l ' avenir de l ' espace rural . Il nous faut utiliser ce potentiel si nous voulons prsenter des perspectives au monde rural .
Une politique en faveur de l ' espace rural ne se limite ds lors pas  une politique en faveur des agriculteurs .
<P>
Leader + doit complter les programmes existants , tout en vitant les chevauchements et le double financement . Il doit ainsi contribuer  un dveloppement global maximal .
De cette manire , Leader + et les autres programmes du rglement 1257 / 99 peuvent davantage mettre en relief le deuxime pilier de la PAC et exercer l ' influence la plus bnfique possible sur l ' ensemble de l ' espace rural .
<SPEAKER ID=79 LANGUAGE="FI" NAME=" Vatanen">
Monsieur le Prsident , chers collgues , je ne suis pas toujours fier de ce qui se fait dans ce Parlement mais le programme Urban est l ' un des meilleurs exemples de notre action . Il a justement vu le jour grce  une initiative du Parlement .
La Commission aurait supprim Urban mais cette fois , c ' est le Parlement qui a obtenu gain de cause .
Il est bien qu ' Urban va continuer car on en a obtenu de bons rsultats au niveau local .
Les problmes des rgions urbaines de l ' Europe sont en passe de s ' aggraver mais heureusement , nous sommes  prsent d ' accord avec la Commission .
<P>
La majorit de la population europenne vit dans les villes et les problmes de celles-ci sont les plus importants de la politique rgionale et trs complexes .
Le risque d ' exclusion est grand .
Il existe dj dans beaucoup de villes franaises et anglaises des bidonvilles , sources de beaucoup de maux .
Personne d ' entre nous ne souhaite voir des favelas en Europe .
Nous devons agir maintenant , avant qu ' il ne soit trop tard .
Les villes ont aussi une importance dcisive pour l ' conomie europenne .
<P>
Nous revenons toujours au mme problme fondamental de l ' Europe : notre vie conomique n ' est pas assez dynamique et elle n ' encourage pas suffisamment l ' initiative individuelle .
L ' conomie doit tre forte , afin que nous puissions nous occuper de nos proches et de l ' environnement .
Ce n ' est pas de la politique , mais de la simple logique de vie .
<P>
En ce qui concerne l ' utilisation des crdits  prsent , il est positif qu ' ils soient centraliss car le saupoudrage va finir par les volatiliser .
Maintenant nous devons concentrer nos efforts  rsoudre les problmes des grandes et moyennes villes puisque celles-ci ne disposent pas assez de masses critiques .
Nous pourrons ainsi galement donner un lan supplmentaire aux zones rurales environnantes . On oublie souvent que les problmes des villes et ceux de la campagne vont en fait de pair .
Tout se base sur l ' encouragement de l ' innovation et de l ' esprit d ' entreprise individuels car la mobilisation des masses , qui commence chez les individus , aboutit  un renouvellement interne de la zone .
Octroyer des crdits sans une conomie saine et indpendante serait comme verser de l ' eau dans un puits : il y aura  boire pour un moment mais le lendemain le puits sera  nouveau vide .
<SPEAKER ID=80 LANGUAGE="IT" NAME="Sacconi">
Monsieur le Prsident , avec la mise en uvre d ' Interreg III , la politique de coopration europenne entre dans une nouvelle phase .
Les frontires internes ne sont plus seules au centre de nos proccupations , celles externes s ' y trouvent aussi .
Dans le contexte de la globalisation et de l ' ouverture culturelle qui caractrise la situation actuelle , l ' Union europenne a besoin d ' instruments qui lui permettent de renforcer ses liens et ses canaux de communication avec les rgions limitrophes , en particulier l ' est et le sud de l ' Europe .
<P>
Les frontires de l ' Union ne devront plus constituer un obstacle  un dveloppement quilibr , mais - au contraire - une opportunit , un pont pour rendre la coopration plus fconde .
<P>
Grce aux amendements approuvs en commission , le Parlement a tent de complter le travail de la Commission , en introduisant de nouveaux lments dans la liste des zones destinataires des aides , en particulier en faveur des frontires externes et maritimes du sud de l ' Europe .
<P>
Dans son projet d ' orientations , la Commission reconnat en effet que ces frontires demandent davantage d ' attention que par le pass .
Et ce en raison du processus d ' largissement  l ' est et du processus d ' intgration renforce avec les pays du bassin Mditerranen .
<P>
Comme l ' a rappel le Prsident Prodi lorsqu ' il a expos les objectifs stratgiques 2000-2005 , la relance du processus de Barcelone reprsente une priorit pour l ' Union , et l ' initiative Interreg III pourra apporter sa contribution  la poursuite de cet objectif stratgique .
<P>
Tout en nous flicitant du trs bon travail accompli par le rapporteur , nous esprons seulement que la Commission tiendra compte comme il se doit des propositions avances par le Parlement , respectant ainsi les engagements pris dans le cadre du code de conduite pour la mise en uvre des politiques structurelles , et qu ' elle confirme par le biais des modifications qui s ' imposent la conversion de cette initiative communautaire afin que cette dernire ne soit plus seulement un simple instrument de redistribution interne mais constitue une opportunit de relance et de valorisation des relations avec les pays voisins .
<SPEAKER ID=81 NAME="Mann, Thomas">
Monsieur le Prsident , depuis cette anne , les fonds structurels bnficient d ' une somme avoisinant les 200 milliards d ' euros jusqu ' en 2006 . Seuls 5 , 75 % de cette somme sont rservs aux initiatives communautaires Interreg , Leader , URBAN et EQUAL .
Il s ' agit d ' une diminution de 3,75 % par rapport aux IC prcdentes .
Comme le prcise le rapport trs minutieux de ma collgue Ursula Stenzel , on ne prvoit pas plus de 2,8 milliards d ' euros pour l ' initiative EQUAL .
Il y a ds lors de quoi s ' tonner du nombre lev de propositions d ' amendements et de la liste bien trop longue d ' attentes relatives aux missions possibles .
Comment tablir dans ce cas une hirarchie des priorits ?
<P>
L ' unit se base sur les principes fondamentaux : il convient de mettre un terme  la marginalisation ,  la discrimination et aux ingalits sur le march du travail .
Des stratgies transnationales doivent permettre aux groupes dfavoriss d ' avoir accs  l ' emploi .
En revanche , je ne comprends tout simplement pas les propositions qui portent  nouveau sur les BAT , surtout quand on sait combien ceux-ci ont donn lieu  des critiques virulentes et justifies par rapport au travail de la Commission prcdente .
Notre commission de l ' emploi et des affaires sociales avait par ailleurs t charge d ' analyser les manquements graves et les ngligences dans la supervision du cas Leonardo .
<P>
En ce qui concerne EQUAL , la Commission ne peut pas non plus tre dcharge de sa responsabilit directe et des tches de contrle .
Elle ne peut donc qu ' approuver les propositions des tats membres , pour autant que celles-ci satisfassent aux conditions requises : premirement , un travail d ' intgration par le biais de partenariats de dveloppement sectoriels et gographiques tout en tenant compte des lignes directrices relatives  la politique de l ' emploi ; deuximement , une intgration systmatique des acteurs concerns ,  savoir les autorits locales , rgionales et nationales , les centres de formation , les universits , les ONG , les partenaires sociaux et le secteur priv , avec pour objectif un partenariat durable ; troisimement , la garantie du caractre clairement novateur des mthodes et des modles .
<P>
La Commission doit tre tenue de respecter ses engagements en ce qui concerne le cadre stratgique favorisant la capacit d ' insertion professionnelle et la qualit du travail ainsi que pour la valorisation des rsultats et la communication efficace des meilleures pratiques .
Ce n ' est qu '  partir de ce moment que l ' effet dmultiplicateur souhait pourra tre atteint .
<SPEAKER ID=82 LANGUAGE="EN" NAME="Parish">
Monsieur le Prsident , je voudrais faire rfrence aux propositions de la Commission sur la ligne budgtaire visant  promouvoir la PAC .
Le 26 octobre 1999 , la Commission europenne a adopt une proposition visant  garantir l ' octroi d ' une base juridique  la ligne budgtaire informant le public au sujet de la PAC .
Cette proposition liminera la ligne budgtaire actuelle B2-5122 et en crera une nouvelle , la ligne B1-382 .
Des actions qui encouragent une meilleure comprhension entre les jeunes agriculteurs et l ' UE et crent aussi des liens plus troits avec les pays candidats  l ' UE et le monde extrieur sont importantes .
Par consquent , je propose ces amendements pour que le Parlement soutienne les contributions apportes par ce type de programme .
<P>
Puisqu ' il est ncessaire d ' encourager les jeunes agriculteurs  continuer  travailler dans ce secteur , il est vital de bien les tenir informs des dveloppements de la politique agricole commune .
L ' information et la formation des jeunes agriculteurs  l ' chelle europenne revt une importance cruciale .
Je vous demanderai d ' approuver qu ' une partie du budget disponible soit focalise sur le dveloppement des connaissances des jeunes agriculteurs europens .
<P>
S ' agissant de l ' information et de la formation , cette ligne budgtaire a , par le pass , t octroye pour l ' information , la communication et la formation .
Mais la Commission propose maintenant de ne plus y inclure la formation .
D ' aprs moi , la formation doit en faire partie puisqu ' elle fournit des informations importantes  l ' chelle europenne au sujet de la PAC .
Cette formation europenne est l ' un des lments qui garantissent que nos jeunes agriculteurs possdent la connaissance ncessaire de la PAC afin de prendre les bonnes dcisions professionnelles pour l ' avenir .
C ' est pourquoi je prsente trois amendements .
Je prie instamment le Parlement de les soutenir .
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="ES" NAME="Prez lvarez">
Monsieur le Prsident , je prends la parole pour exprimer ,  partir de mon exprience dans une administration municipale , l ' opportunit , je dirais mme la ncessit , que les projets du programme URBAN soient axs sur trois points . Le premier est l ' encouragement de la rnovation des infrastructures et des quartiers historiques , anciens , peut-tre dlabrs .
Le second est l ' encouragement et la stimulation de l ' activit conomique et de la vie sociale dans ces centres historiques , dans ces morceaux de vieille ville .
 quoi nous serviraient des rues ,  prsent peut-tre magnifiquement claires , avec des nouveaux trottoirs , au dallage solide , peut-tre chaules et belles , si nous ne sommes pas capables de les remplir d ' activit et , par consquent , de travail ?
Je prcise qu ' il ne s ' agit pas de financer ou d ' aider les diffrents agents sociaux mais de chercher galement l ' orientation vers l ' emploi dans la slection des projets ligibles ou , autrement dit , des projets qui tendent  encourager la cration , l ' impulsion et l ' initiative dans le domaine de l ' emploi .
<P>
Le troisime - et j ' aurais peut-tre d dire que c ' est le premier - est que les projets doivent s ' axer principalement sur la rintgration totale des personnes et des familles , parce que ce n ' est pas l ' homme qui est fait pour le droit mais bien le contraire .
Dans ces quartiers de nos villes vivent frquemment des familles monoparentales , des personnes du troisime ge qui peroivent une pension de retraite et n ' exercent plus d ' activit productive ainsi que des familles connaissant des situations difficiles , parfois de dsintgration et de dstructuration .
Elles vivent dans des zones qui devraient bnficier de ces projets .
Si nous y parvenons en suivant cette triple orientation , je pense que ces familles , ces personnes , ces citoyens europens croiront davantage en l ' Europe , et cela me semble trs important parce que , en fin de compte , les villes seront de plus en plus les protagonistes de la vie europenne .
<SPEAKER ID=84 LANGUAGE="PT" NAME="Cunha">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , aujourd ' hui , il est vident que l ' agriculture est de moins en moins capable de retenir , uniquement par elle-mme , les populations des zones rurales , en particulier les jeunes .
La rcente publication du 6e rapport priodique sur les rgions europennes en apporte la preuve : les 25 rgions les plus agricoles de l ' Union europenne sont les rgions dont le taux de chmage est le plus lev , en sus de leurs traditionnels problmes de vieillissement et de dsertification .
<P>
C ' est dans ce contexte que la Commission s ' est mise  lancer des initiatives , peu  peu et - malheureusement - assez lentement , qui ,  terme , doivent quilibrer ou complter la PAC , initiatives dont l ' objectif est de raliser une approche plus exhaustive de l ' ensemble des moyens endognes du monde rural , en les mobilisant dans des initiatives et des investissements bnfiques pour la richesse et l ' emploi des populations vises , qu ' il s ' agissent d ' agriculteurs ou non .
C ' est le cas de la rcente politique de dveloppement rural initie  l ' occasion de la rforme de l ' Agenda 2000 , et c ' est tout particulirement le cas de l ' initiative communautaire Leader , lance par les programmes Leader I e II , en 1991 et 1994 , respectivement , continuant maintenant avec Leader + .
<P>
C ' est pourquoi je voudrais souligner trois questions :
<P>
la premire , c ' est qu ' il est fondamental que la slection des groupes d ' action locale responsables de l ' organisation et de la mise en uvre des projets ne soit pas politise , et il faudra que cette slection ait lieu sur la base exclusive du mrite des projets .
Il faudra donner la prfrence aux projets dans lesquels les entits non publiques sont majoritaires . Dans certains cas , celles-ci devront reprsenter plus de 50 % des partenaires des GAL ;
<P>
la deuxime question , c ' est que , dans les actions de coopration entre les GAL et les organisations similaires de pays tiers , il y a lieu de respecter la formulation originale de la Commission - le point 18 - et non la version restrictive du Comit STAR , rvle  ce Parlement .
C ' est pourquoi j ' ai prsent un amendement allant dans ce sens , que la commission de l ' agriculture a approuv , et qui , j ' espre , sera adopt en plnire ;
<P>
en troisime lieu , je voudrais rappeler qu ' il s ' impose qu ' au-del de 2006 , Leader cesse de n ' tre qu ' une initiative communautaire pilote pour devenir une composante du dveloppement rural de la PAC , dont le nom devrait ,  mon sens , tre chang en " politique agricole , rgionale et rurale commune " .
<P>
Je dsire encore fliciter notre collgue Procacci pour l ' excellent rapport qu ' il nous a prsent .
<SPEAKER ID=85 NAME="Barnier">
Monsieur le Prsident , avant que mes collgues et amis , Franz Fischler et Anna Diamantopoulou , ne s ' expriment  leur tour - puisque nous avons eu la chance d ' assister  ce dbat avec la mme attention tous les trois qui sommes en charge de ces quatre initiatives communautaires - , je voudrais m ' attacher  voquer URBAN et Interreg , que beaucoup d ' entre vous ont rappels et au sujet desquels ils sont intervenus .
Je veux dire d ' emble mes remerciements aux rapporteurs des commissions , de toutes les commissions , mais aussi aux orateurs des groupes et  chacune et  chacun d ' entre vous pour la grande qualit , et le grand intrt dont vos interventions tmoignent  l ' gard de ces deux initiatives .
C ' est vrai en particulier de ce qu ' a dit ,  propos d ' URBAN , Mme Arlene McCarthy , que je voudrais remercier non seulement pour le travail et pour le rapport qu ' elle a prsent , mais aussi , pourquoi ne le dirais-je pas  mon tour , pour ce que nous lui devons , pour ce que vous lui devez en ce qui concerne cette initiative , comme ce que nous devons , plus gnralement ,  votre Parlement .
Je n ' oublie pas que c ' est , en effet , le Parlement europen qui a politiquement dcid et souhait le maintien de cette initiative en faveur de la rgnration des zones urbaines en crise , en faveur d ' un dveloppement urbain durable , impliquant du mme coup cette approche intgre ,  laquelle nous tenons , pour traiter  la fois les aspects conomiques , sociaux et environnementaux .
<P>
Autres points d ' accord souligns dans le rapport de Mme Arlene McCarthy , l ' efficacit de cet instrument  travers la concentration financire et une masse critique pour les interventions , le mcanisme horizontal , qui est , nous semble-t-il , plus favorable pour diffuser les rsultats et multiplier les changes d ' expriences et de bonnes pratiques et , enfin , le rle croissant des autorits locales dans la conception et dans la gestion des programmes , sur la base d ' un vritable partenariat .
Ayant rappel les points d ' accord fondamentaux entre les propositions de la Commission et votre Parlement et ayant soulign le grand intrt que j ' avais pris  couter les diffrentes interventions , je voudrais rpondre  quelques critiques ,  quelques suggestions qui ont t faites , en m ' excusant par avance de ne pouvoir citer personnellement chacun des intervenants .
Je crois toutefois que chacun se reconnatra .
<P>
Le programme URBAN , d ' abord , et le seuil maximal de cinquante villes , que certains d ' entre vous ont qualifi d ' arbitraire .
Je comprends cette proccupation .
Aussi ai-je demand  mes services d ' tre prts  considrer une augmentation raisonnable du nombre de villes qui seront ligibles au programme URBAN moyennant certaines garanties , sur la concentration , d ' abord - je pense notamment  des zones d ' intervention , qui devront compter au minimum 20 000 habitants et , exceptionnellement , 10 000 habitants - et puis aussi , sur la masse financire critique : il faudrait que nous nous en tenions  500 euros par habitant pour que l ' intervention de l ' Union europenne soit  la fois efficace et lisible et pour qu ' elle ne s ' apparente pas  une sorte de saupoudrage , qui n ' aurait plus aucune lisibilit pour les citoyens ni pour les communes .
Voil ma premire rponse  cette question du seuil .
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 propos d ' une deuxime question ,  prsent , qui porte sur des critres complmentaires , qui devraient tre pris en considration dans la slection des zones en difficult , je suis prt , ici aussi ,  faire preuve d ' une plus grande souplesse et  considrer , en complment des critres communautaires prvus au point 11 du projet d ' orientation , d ' autres critres pertinents .
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Troisime point : des actions spcifiques en faveur de certains groupes sociaux - plusieurs intervenants parmi vous les ont rappels - les femmes , mais aussi les immigrs , les rfugis , qui devraient tre prvues .
Ce souci , Mesdames et Messieurs les Dputs , est au cur mme de notre initiative URBAN , et si cela est ncessaire , je suis prt  une ventuelle rcriture du texte , qui permettra d ' en rendre le message encore plus explicite .
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Je voudrais conclure ,  propos d ' URBAN , sur les modalits de mise en uvre et , d ' abord , voquer la procdure de slection .
Certains ont souhait qu ' elle soit moins bureaucratique , plus transparente , qu ' elle vite le double emploi au niveau des projets et des financements .
Sur ce point , Mesdames et Messieurs , il faut tre clair : dans le cadre de la subsidiarit , la slection des zones ou des communes ligibles pour URBAN relve avant tout de la responsabilit des tats membres .
La Commission , pour sa part , est prte  viter toute surcharge bureaucratique injustifie , mais nous ne pouvons pas renoncer - d ' ailleurs vous seriez peut-tre parmi les premiers  nous le reprocher -  vrifier la pertinence et la qualit des programmes qui nous sont proposs .
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Deuxime remarque , les dlais de soumission des programmes et la possibilit de prsenter un complment de programmation conjointement aux programmes .
Je n ' ai pas d ' objections  cette ide d ' une soumission d ' un complment de programmation conjointement au programme principal .
Cependant , cela ne peut pas signifier une prolongation du dlai principal .
Je rappelle qu ' il est de six mois pour ce programme .
Ce dlai , qui est par ailleurs identique  celui que nous avons accord pour Interreg et pour les DOCUP de l ' objectif 2 , devrait gnralement suffire , me semble-t-il , pour tablir un programme , ce qui n ' interdit pas que les projets soient dfinis ultrieurement .
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Je voudrais ,  propos d ' URBAN , conclure par une dernire rflexion .
L ' un d ' entre vous a souhait que cette dimension urbaine ne se rsume pas  URBAN .
J ' en suis bien d ' accord .
J ' ai moi-mme dit  la runion des ministres de l ' amnagement , du territoire et de la ville , mon souci - et je m ' y emploie - que , dans les DOCUP , dans les CCA , dans les programmations pour lesquelles nous commenons les ngociations , mon souci , dis-je , que la dimension urbaine se retrouve en dehors d ' URBAN , dans l ' ensemble des programmes d ' objectif 1 et d ' objectif 2 , et je crois pouvoir dire  la fois notre vigilance mais aussi la traduction de cette dimension urbaine en dehors d ' URBAN dans l ' ensemble des programmations des fonds structurels .
Mais pour l ' avenir , puisqu ' il faut bien regarder devant nous , je suis extrmement soucieux de voir comment URBAN va , concrtement , se mettre en uvre , soucieux aussi de voir les expriences ou les leons que nous pourrons tirer , parce qu '  l ' vidence cette dimension urbaine va tre au cur de ce qui pourrait tre , pour les prochaines perspectives financires , une nouvelle politique d ' amnagement des territoires europens .
Je n ' oublie pas , nous ne pouvons pas oublier , que 80 % des citoyens europens vivent aujourd ' hui dans les villes et c ' est pourquoi cet instrument URBAN est extrmement important .
Je le dis et redis , nous serons attentifs  la prsence de la dimension urbaine dans l ' ensemble des programmations des fonds structurels .
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Je voudrais maintenant , Monsieur le Prsident , voquer Interreg et remercier , comme je l ' ai fait pour Mme Arlene McCarthy , votre rapporteur , M. Francis Decourrire , pour la qualit et la pertinence de son travail .
Il a insist sur plusieurs points , sur lesquels nous marquons notre accord et beaucoup d ' entre vous aussi : l ' importance de cette coopration transeuropenne , avec ses trois volets , transfrontalier , transnational , interrgional ; la plus-value communautaire d ' Interreg , sa lisibilit par rapport au cadre gnral des fonds structurels , et le renforcement rellement transfrontalier , transnational des programmes et des oprations ligibles ; l ' importance des structures communes - ce que j ' ai appel ,  propos d ' un autre dbat qui commence aujourd ' hui , la Confrence intergouvernementale , l ' esprit commun des Europens qu ' il nous faut renforcer , voil , avec Interreg et grce  Interreg , comment renforcer l ' esprit commun  travers des structures communes pour la mise en uvre des programmes avec une vraie solidarit financire ; l ' importance du partenariat pour garantir la participation active de toutes les autorits locales et rgionales concernes ainsi que des associations du secteur priv et des partenaires socio-conomiques .
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Ces remarques gnrales tant faites , je voudrais concentrer mon propos , au sujet d ' Interreg , sur vos remarques principales .
Les premires sont lies au calendrier et au contenu de cette initiative .
Vous dites que l ' adoption de ces orientations a t trop tardive , et le risque d ' interruption des programmes prcdents a t soulign , par votre rapporteur notamment .
C ' est vrai , je le reconnais , et vous savez bien quelles en sont les raisons , Mesdames et Messieurs les Dputs europens .
Il y a un retard dans l ' adoption des orientations d ' Interreg en mars-avril 2000 .
Je le reconnais , j ' en prends acte comme vous .
J ' observe cependant que les tats membres et les rgions prparent dj activement les programmes d ' Interreg III et le projet d ' orientation a d ' ailleurs t distribu il y a maintenant plus de trois mois .
J ' observe aussi que l ' ligibilit des dpenses sera admise ds la date de prsentation des programmes et je confirme la possibilit de rtroactivit jusqu ' au 1er janvier , si ce programme est prsent avant le 30 avril .
Voil pour la premire remarque .
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Deuxime remarque : s ' agissant de la liste non exhaustive des mesures ligibles pour le volet B , je veux vous dire et vous confirmer que j ' ai demand  la Commission d ' accepter d ' inclure d ' autres thmes spcifiques , en faveur notamment des petites et moyennes entreprises ou du patrimoine culturel , dans la liste des actions ligibles au volet B et donc de ne plus considrer cette liste comme exhaustive .
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Troisime point : la coopration interrgionale , l ' importance du volet C. La Commission partage les observations qui ont t faites par votre Assemble sur l ' importance de ce volet C , de la coopration interrgionale .
Comme le souhaite votre rapporteur , je vous transmettrai des informations dtailles sur le systme de mise en uvre de ce volet .
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Quatrime remarque : l ' observatoire et l ' utilisation ventuelle d ' un bureau d ' assistance technique .
Comme vous l ' avez demand , j ' ai dcid de supprimer toute rfrence au recours  un bureau d ' assistance technique dans le texte , en attendant que le dbat , en cours au sein de la Commission , sur les systmes d ' externalisation des services trouve son issue .
Mais , Mesdames et Messieurs les Dputs , si nous supprimons toute rfrence et , plus tard , tout recours  un BAT , cela a une consquence , qui doit tre l ' augmentation de certains postes de fonctionnaires pour faire ce travail , parce qu ' il faudra bien que quelqu ' un le fasse et je ne pourrai pas redployer indfiniment les mmes personnels , alors mme que nos tches augmentent avec ISPA et avec le souci de mieux contrler , avec rigueur et avec transparence , les crdits communautaires , dont j ' ai la charge , souvent en partenariat ou en coresponsabilit avec les tats membres .
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S ' agissant maintenant de la mise en uvre d ' Interreg , un sujet qui a t voqu par nombre d ' entre vous , et de l ' ventuelle ligibilit au volet A , " Coopration transfrontalire " , des actions dans l ' Adriatique , pour la Sicile ou pour les rgions ultrapriphriques , la Commission , Mesdames et Messieurs , comprend vos proccupations et entend bien votre demande sur ces diffrents points .
Aussi ai-je l ' intention de modifier les orientations pour intgrer dans le volet transnational B une priorit spcifique : " Coopration intgre des rgions maritimes et insulaires " , de faon  couvrir , de manire , me semble-t-il , approprie , les diffrentes possibilits de coopration entre ces rgions .
C ' est l une premire ouverture ,  laquelle s ' ajoute une seconde que nous avons d ' ores et dj propose aux tats membres : une plus grande flexibilit financire entre le volet A et le volet B. Grce  ces deux ouvertures , et notamment la premire , je peux dire que la Commission est prte  examiner le cas des rgions italiennes et des rgions de pays tiers de l ' Adriatique pour favoriser la coopration la plus approprie dans le cadre d ' Interreg , et aussi avec d ' autres instruments , ds que ceux-ci seront disponibles .
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J ' ai enfin dcid que les rgions ultrapriphriques , auxquelles je suis particulirement attach , auront une priorit spcifique dans le cadre du volet transnational d ' Interreg , avec une stratgie de coopration qui visera  amliorer leurs liens avec leurs voisins et les autres rgions des tats membres .
Je veux dire galement le souci que j ' ai d ' une bonne coopration entre Interreg et le FED , notamment pour les Carabes et l ' Ocan indien .
Tout cela devrait nous permettre , en dehors des crdits de l ' objectif 1 et avec eux , de confirmer le rle de " frontire active " de l ' Union .
Je retiens et je fais mien cet objectif politique que les sept rgions ultrapriphriques de l ' Union soient bien des frontires actives de l ' Union , mme si et prcisment parce qu ' elles sont loignes et situes dans d ' autres rgions du monde o nous devons avoir une influence et une action .
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Autre point : la coordination entre Interreg , PHARE , TACIS et MEDA .
C ' est vrai que , l encore et je le reconnais objectivement , de relles difficults juridiques subsistent .
Je ne voudrais pas les minimiser , mais des progrs sont en cours pour la coopration du volet A avec les pays candidats , mme si les difficults lies aux procdures de gestion et  la taille des projets demeurent .
La Commission devra poursuivre dans cette voie .
Je m ' y engage personnellement .
Un premier comit conjoint PHARE / initiative communautaire aura lieu au mois de fvrier pour faire le bilan de cette coordination et je vous confirme ma vigilance et ma disponibilit  cet gard , avec mes collgues Verheugen , Patten et Poul Nielson .
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Enfin , au sujet de l ' assistance technique , sur laquelle votre rapporteur et plusieurs d ' entre vous ont fait des observations , il va de soi que la Commission suivra les dispositions de l ' article 23 du rglement gnral concernant l ' assistance technique , s ' il s ' agit bien de l ' assistance conue comme un instrument utile  la politique structurelle en gnral .
Selon le rglement gnral , toutefois , toute mesure d ' assistance technique pouvant se prvaloir d ' un certain lien avec une initiative communautaire doit tre propose au titre de l ' article 20 , et non pas au titre de l ' article 23 .
Cela veut dire que le plafond de 0,25 % prvu  l ' article 23 n ' est pas d ' application pour ce qui concerne ce genre d ' assistance technique .
J ' attache du prix , Mesdames et Messieurs , dans un esprit de rigueur et de transparence ,  ce que nous prservions quand mme certains volets financiers pour tout ce qui touche aux changes d ' expriences ,  l ' information , et non pas  la propagande , et  la mise en place de rseaux assurant une bonne communication entre les meilleures pratiques au sein de l ' Union .
<P>
Ma conclusion sur Interreg , Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , est que ces initiatives communautaires , dont j ' ai la charge , rpondent  un vrai besoin , et tout ce qui a t dit ici le prouve ; elles prfigurent aussi une vritable politique d ' amnagement des territoires europens au sein de notre Union largie .
La Commission y attache donc le plus grand prix , comme vous-mmes .
Je me tiens  votre disposition pour , le moment venu , vous soumettre le bilan de la programmation antrieure que vous sollicitez , mais aussi pour vous tenir rgulirement informs de la mise en uvre de ces initiatives au cours de la nouvelle programmation .
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En renouvelant mes remerciements  chacun d ' entre vous , et aussi en particulier  Arlene McCarthy et Francis Decourrire , je voudrais dire  propos de ces deux initiatives qu ' elles se situent dans un cadre financier que vous connaissez bien : 700 millions d ' euros seulement pour URBAN , mais c ' est dj mieux que zro ; 4 milliards 800 millions d ' euros pour Interreg .
Nous uvrons donc dans ce cadre , et pas en dehors de ce cadre .
S ' agissant donc de ces deux initiatives , avec l ' clairage qu ' elles apportent aux futures rflexions stratgiques et politiques en matire d ' amnagement des territoires et aux prochaines perspectives financires , je veux dire le grand intrt que nous avons pris  ce dialogue constructif avec le Parlement et ses commissions .
Ce que j ' ai pu dire  l ' instant , Mesdames et Messieurs les Dputs , prouve que la Commission est dcide  en tenir compte .
<SPEAKER ID=86 NAME="Fischler">
Madame la Prsidente , Mesdames et Messieurs les Dputs , Mesdames et Messieurs , je souhaiterais tout d ' abord adresser mes remerciements  M. Procacci pour le rapport qu ' il a rdig .
Je tiens en outre  remercier les diffrentes commissions saisies ainsi que le Parlement pour leur large soutien , lequel aura permis  l ' initiative Leader + de voir le jour .
<P>
Cette initiative a pour but de donner  l ' espace rural un nouvel lan qui permettra de dvelopper et de tester des approches novatrices et originales . Ces approches devraient ensuite tre intgres aux programmes gnraux et y faire office de modles .
Je suis heureuse que le Parlement soutienne pour l ' essentiel l ' avis de la Commission ,  savoir que Leader + doit pouvoir s ' appliquer  toutes les zones rurales , que des priorits dterminantes doivent tre avances et que la coopration active et la mise en rseau des zones rurales soient rellement encourages .
<P>
Je constate  ce propos que le Parlement partage l ' avis de la Commission , d ' aprs lequel il convient de donner la priorit  la mise en uvre de Leader + sous forme de subventions globales .
Pour en venir  quelques questions de dtail souleves en ce lieu , je peux galement vous confirmer que la Commission veut la collaboration et la participation la plus large possible au programme Leader + .
Les divers groupes concerns , qu ' il s ' agisse d ' organisations environnementales ou de groupes pour lesquels l ' emploi constitue une exigence , ont d ' ailleurs la possibilit de participer  l ' laboration des directives de la Commission .
En outre , les moyens dbloqus ne seront pas infrieurs mais bien suprieurs  ceux de la priode en cours .
<P>
Je tiens galement  rappeler que nous mettions sur pied un observatoire n ' est pas nouveau .
Cet observatoire existait dj pour Leader I et Leader II .
Il a pour unique objectif de veiller  ce que la mise en rseau de tous les groupes Leader soit assure .
Le financement de cet observatoire ne peut dpasser 2 % des moyens destins au programme Leader .
<P>
En ce qui concerne l ' ventuelle mise en uvre des programmes de formation , je voudrais faire remarquer que c ' est justement un point que nous avons intgr  la nouvelle politique de dveloppement rural , si bien qu ' il ne nous semble pas ncessaire de l ' appliquer dans le cadre du programme Leader .
<P>
J ' en viens  prsent au contenu du rapport .
Au point 14 , le Parlement invite la Commission  publier dans les meilleurs dlais un rapport d ' valuation concernant Leader II .
J ' aimerais simplement vous faire observer que cette ide n ' a pas vraiment de sens pour l ' instant , du fait qu ' il reste possible - et ce jusqu ' en 2001- d ' affecter des moyens au programme Leader II .
Nous sommes ds lors d ' avis qu ' il serait plus cens de procder  cette valuation aprs la clture du programme .
Nous ne manquerons pas d ' accomplir cette mission et de vous faire parvenir un rapport sur la question .
<P>
Au point 18 , le Parlement propose de rassembler dans un guide des exemples d ' initiatives russies .
Je vous informe juste qu ' un tel guide existe dj .
Il a dj t labor par la Commission et je peux le mettre  la disposition de tous les parlementaires intresss .
<P>
Au point 21 , le Parlement souligne qu ' il convient  prsent d ' arrter au plus vite les lignes directrices de Leader + , afin que le programme puisse tre mis en route .
Je ne peux que me rallier entirement  ce souhait .
Ds que l ' avis sera adopt par le Parlement , les lignes directrices de Leader + seront  nouveau prsentes  la commission STAR , afin que les tats membres puissent confirmer l ' approbation provisoire qu ' ils avaient accorde le 14 novembre dernier .
<P>
Je pars du principe que la Commission pourra adopter la version dfinitive des lignes directrices en mars ou en avril .
Ds qu ' elles seront publies dans le Journal officiel , il ne restera plus que six mois pour prsenter le programme Leader + .
Il est  mon sens important de signaler que les dpenses encourues dans le cadre de Leader + peuvent tre supportes ds le dpt du programme de la Commission .
Pour tout programme prsenter avant le 30 avril , il est galement possible de fixer le premier janvier comme date d ' entre en vigueur rtroactive du financement .
<P>
Enfin , le point 20 de la proposition de rsolution comprend sept propositions de modification concrtes aux lignes directrices .
Aprs examen approfondi , je peux vous informer que les propositions reprises sous les chiffres 2 , 4 , 5 et 7 sont acceptables aux yeux de la Commission et sont ds lors adoptes .
La proposition reprise sous le chiffre 6 est galement accepte en partie , car on y confirme que le dlai d ' approbation des programmes s ' inscrivant dans Leader + ne peut dpasser 5 mois .
<P>
L ' amendement repris sous le chiffre 1 est ,  notre avis , momentanment caduc . En effet , suite aux dcisions prises avec les reprsentants des tats membres au sein de la commission STAR , ce point a dj t retravaill dans le sens du Parlement .
Il nous reste ds lors l ' amendement repris sous le chiffre 3 .
 ce sujet , la Commission ne peut que se rallier  l ' amendement souhait , car il correspond exactement  ce qui avait t initialement propos par la Commission .
Je dois toutefois ajouter que la coopration de nos groupes de travail avec des groupes similaires dans les pays tiers est alle trop loin aux yeux des tats membres .
Nous en sommes ds lors arrivs  une modification en commission . La Commission va nanmoins tenir une nouvelle fois compte des attentes du Parlement dans la version retravaille et soumettre les lignes directrices ainsi modifies .
Elle continuera ainsi de lutter pour que cet objectif devienne acceptable aux yeux des tats membres .
<P>
Une dernire information  propos des 13 amendements dposs .
Sur ces 13 amendements , seuls trois ne peuvent pas tre accepts par la Commission ,  savoir les amendements 3 , 12 et 13 .
Tous les autres peuvent tre accepts , soit compltement soit dans leur esprit .
<SPEAKER ID=87 NAME="Diamantopoulou">
Madame la Prsidente , Mesdames et Messieurs les Dputs , c ' est un hasard extraordinaire de discuter au cours de cette priode de l ' initiative EQUAL au sein du Parlement europen .
<P>
Ces derniers temps et en raison des volutions politiques en Autriche , il existe en l ' Europe une inquitude politique croissante , mais aussi des dclarations et un dialogue politiques .
Il faut souligner que des politiques concrtes doivent tre prsentes tant au Parlement qu '  la Commission .
Des propositions concrtes tant pour la lgislation que pour des plans d ' action qui concernent la lutte contre les discriminations , et qui concernent l ' tablissement de liberts et droits sociaux .
Ainsi , permettez-moi de faire une petite allusion au train de mesures contre les discriminations , en priant les commissions responsables du Parlement de nommer des rapporteurs , afin d ' aborder le train de mesures contre les discriminations le plus rapidement possible .
<P>
J ' en viens maintenant  l ' initiative EQUAL laquelle est bien sr base sur l ' article 13 .
L ' initiative EQUAL concerne toutes les formes de discriminations sur la base de l ' article 13 , c ' est--dire la lutte contre les discriminations fondes sur le sexe , la race , l ' ge , le handicap .
Je voudrais , en particulier , fliciter Mme Stenzel parce que ses tentatives en vue de conclure l ' accord sur l ' initiative EQUAL sont particulirement difficiles et complexes , non seulement parce que les commissions impliques dfendaient des points de vue totalement diffrents mais aussi parce qu ' il s ' agissait d ' un sujet politique extrmement dlicat .
<P>
La premire observation , qui a aussi t formule par beaucoup d ' autres collgues , se rfre  la question de savoir s ' il faut une mention spare pour les femmes .
Certes , nous avons exprim notre dsaccord quant  un aspect de l ' article 13 , mais le trait en cet instant est tel qu ' il est , et parmi les catgories de discrimination nous trouvons la discrimination sur la base du sexe .
Ainsi , conformment au trait tel qu ' il se prsente aujourd ' hui , l ' initiative EQUAL est structure de cette manire .
Je veux cependant rappeler qu ' il existe un axe spcial  la stratgie pour l ' emploi qui concerne les femmes et que se prpare un programme spcial , le cinquime programme pour l ' galit entre les hommes et les femmes .
J ' ai divis en quatre groupes les sujets qui ont attir l ' attention des collgues .
<P>
Premirement , l ' largissement des domaines thmatiques .
Il existe quatre domaines thmatiques ,  l ' instar de la stratgie pour l ' emploi , l ' employabilit , l ' esprit d ' entreprise , l ' adaptabilit et l ' galit des chances , et nous sommes d ' accord sur l ' largissement de ces domaines thmatiques conformment aux propositions qui ont t dposes par le Parlement europen .
Quant  l ' inquitude par rapport au danger possible d ' attribuer  un seul pays la totalit des fonds pour l ' une des catgories subissant des discriminations , je dirai qu ' il est stipul dans l ' initiative , avec la plus grande clart possible que les tats membres devront soumettre un domaine thmatique pour toutes les catgories subissant des discriminations .
<P>
Le deuxime sujet consiste en la flexibilit et la simplification .
Je partage l ' avis de Mme Leinen lorsqu ' elle affirme que le langage utilis pour l ' initiative est trs difficile et trs obscur .
C ' est pour cette raison que les services essaient dj de rviser le texte , afin de rendre la structure plus simple et la langue plus comprhensible .
En ce qui concerne la question de la flexibilit , notre proposition est d ' tablir des actions communes et des cooprations de dveloppement , tant au niveau gographique , o diffrents types de groupes coopreront au sein d ' une rgion gographique particulire en vue de traiter les discrimination dans le domaine du travail , que thmatiques dans le cadre duquel pourront exister des collaborations au sein d ' un secteur conomique bien dfini .
 cet gard , les tats membres jouiront d ' une grande marge de flexibilit afin qu ' ils adaptent ces collaboration de dveloppement  leurs particularits .
Cela dpend bien sr de la collaboration entre tats membres et de l ' existence d ' un rseau qui contribuera au transfert d ' exprience .
<P>
Enfin , je voudrais mentionner l ' assistance technique .
Nous essayons d ' tablir quatre catgories qui seront finances .
Premirement la prparation , deuximement l ' application , troisimement la collaboration en vue de bnficier d ' un change d ' exprience et quatrimement l ' assistance technique .
tant donn l ' inquitude face  la manire dont cette assistance technique serait fournie , je dois dire que nous utiliserons des bureaux externes .
Il n ' est pas possible , comme l ' a galement mentionn mon collgue , M. Barnier , de confier aux membres de la Commission l ' ensemble de ces tches effectues jusqu '  prsent par des collaborateurs externes .
L ' objectif est national et europen : il faut mettre en place des grands groupes d ' actions , tablir des descriptions compltes du travail effectu grce  l ' aide externe et une description complte du produit que nous attendrons de chaque bureau technique , afin de rendre possible le suivi et l ' apprciation de ce travail .
<P>
Je veux souligner qu ' il est particulirement important de promouvoir le plus rapidement possible cette initiative non seulement pour des raisons de conjoncture politique mais galement parce qu ' elle doit dbuter comme nous l ' avons programm , c ' est  dire que nous devons tre tout  fait prts pour la fin de l ' an 2000 .
<SPEAKER ID=88 NAME="La Prsidente">
Madame la Commissaire , merci .
Je transmettrai  mes collgues du Bureau et aux commissions comptentes votre souci d ' une nomination rapide de rapporteurs pour les dossiers que vous avez mentionns .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  midi .
<P>
( La sance est leve  20h40 )
