<CHAPTER ID=1>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=1 NAME="La Prsidente">
Je dclare reprise la session du Parlement europen , qui avait t interrompue le 2 mars dernier .
<SPEAKER ID=2 LANGUAGE="DE" NAME="Grner">
Madame la Prsidente , c ' est un vnement qui s ' est produit aprs la dernire priode de session , en fait , alors que la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances tenait justement une audition .
Le risque est grand que l ' image du Parlement en ptisse .
On a appris qu ' une augmentation massive de la prostitution tait constate prcisment dans la rgion de Strasbourg pendant la dure des sances plnires .
Je vous prie instamment de vrifier auprs des autorits de la ville de Strasbourg si des activits criminelles sont exerces dans ce contexte , comme la traite des femmes ou la prostitution contrainte .
<P>
Je pense qu ' il est urgent de signaler clairement  l ' opinion publique que nous nous proccupons de cette situation et que le Parlement ne peut rester indiffrent  une information rendue publique sur ce qui se passe en marge des sances plnires .
<SPEAKER ID=3 NAME="La Prsidente">
Merci , Madame Grner .
Je voudrais vous dire que j ' ai t comme vous trs choque d ' apprendre cela et que j ' ai d ' ores et dj crit  M. le maire de Strasbourg pour que nous puissions faire toute la clart sur cette affaire .
Je partage tout  fait vos observations et j ' ai mme t au devant de votre souhait .
Naturellement , je vous tiendrai au courant de la rponse que M. Ries ne manquera pas de m ' adresser .
<SPEAKER ID=4 LANGUAGE="EN" NAME="Banotti">
Nous avons trs souvent de mauvaises nouvelles dans ces motions de procdure , mais j ' en ai de trs bonnes pour les dputs nerlandais .
Deux chanes de tlvision sont dsormais  leur disposition .
<P>
( Applaudissements et rires ) Les Questeurs travaillent durement pour leur compte et nous attendons la chane de tlvision finlandaise .
Nous disposons galement de deux chanes allemandes .
Je vous souhaite , donc , une bonne coute et espre que vous apprcierez .
<SPEAKER ID=5 NAME="La Prsidente">
Je m ' en rjouis infiniment , Madame Banotti , et je pense que les collgues concerns peuvent remercier trs chaleureusement nos questeurs .
<SPEAKER ID=6 NAME="Roure">
Madame la Prsidente , je voudrais simplement ajouter quelque chose  ce qu ' a dit Mme Grner .
En effet , nous avons appris que , pendant les Assembles plnires de Bruxelles et de Strasbourg - ce n ' est pas spcifique  Strasbourg - il y avait une arrive massive de prostitues , notamment des filles de l ' Est .
Vous savez que ces filles subissent des choses pouvantables , qu ' elles sont tortures , que leurs familles subissent des menaces .
Ce n ' est pas spcifique  Strasbourg .
Je crois qu ' il faut qu ' on rflchisse tous ensemble , que notre Parlement dnonce cet tat de choses et surtout qu ' il prenne toute sa place dans la lutte contre l ' esclavage de nos jours .
<SPEAKER ID=7 NAME="La Prsidente">
Merci , Madame Roure , de cette information complmentaire .
Nous vrifierons donc galement  Bruxelles , et ensuite nous verrons ce qu ' il convient de faire .
<SPEAKER ID=8 LANGUAGE="NL" NAME="Plooij-Van Gorsel">
Madame la Prsidente , je voudrais remercier sincrement Mme Banotti au nom de tous mes collgues nerlandais pour la peine qu ' elle s ' est donne afin que nous puissions disposer de deux chanes de tlvision nerlandaises .
<SPEAKER ID=9 NAME="Jonckheer">
Madame la Prsidente , je voudrais parler d ' un tout autre sujet , qui concerne l ' Iran .
Des conversations ont eu lieu entre les diffrents groupes politiques , y compris au sein de la Confrence des prsidents et je voudrais , en sance plnire , vous solliciter , pour que vous puissiez crire au Prsident de la Rpublique iranienne , M. Khatami , concernant le sort de cinq tudiants qui ont t arrts en juillet 1999 , qui sont toujours en prison et dont l ' un est condamn  mort .
<P>
Je pense qu ' un geste de votre part , en tant que Prsidente de notre Parlement , serait d ' adresser un souhait au Prsident Khatami pour qu ' il suspende , au moins , la condamnation  mort de cet tudiant iranien .
<SPEAKER ID=10 NAME="La Prsidente">
Je vous remercie , Monsieur Jonckheer .
Je ferai trs volontiers le geste que vous souhaitez .
<SPEAKER ID=11 LANGUAGE="DA" NAME="Blak">
Madame la Prsidente , je ne pense pas que Mme Banotti doive exulter  ce point  l ' ide de pouvoir capter deux chanes nerlandaises .
Il serait prfrable de pouvoir capter des chanes dans toutes les langues .
J ' espre que nous pourrons capter une chane de la tlvision danoise la prochaine fois .
<SPEAKER ID=12 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Blak .
Madame Banotti , vous voyez , vous avez encore du pain sur la planche .
<SPEAKER ID=13 LANGUAGE="FI" NAME="Seppnen">
Madame la Prsidente , personnellement j ' ai appris ici , au Parlement europen , un nouveau modle de comportement ,  savoir que dans cette maison il faut sans arrt dire merci .
Moi aussi , je voudrais dire merci pour le fait qu ' on capte ici une chane de tlvision finlandaise .
Je dis merci pour le fait que la dernire fois dj on captait le son , et je dis merci pour le fait qu ' aujourd ' hui aussi on capte le son , mais je dois dire que chez nous avec les tlvisions on capte aussi des images .
Je souhaiterais qu ' ici aussi la chane de tlvision finlandaise montre des images et qu ' on n ' entende pas seulement le son .
Ensuite , je voudrais dire merci pour le fait que les robinets donnent de l ' eau froide .
Chez nous , ils donnent aussi de l ' eau chaude , mais enfin , l ' essentiel est qu ' ils donnent de l ' eau , peu importe la temprature .
<SPEAKER ID=14 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Seppnen .
<CHAPTER ID=2>
Conseil europen extraordinaire ( Lisbonne , 23 / 24 mars 2000 )
<SPEAKER ID=15 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle les dclarations du Conseil et de la Commission sur le Conseil europen extraordinaire  Lisbonne , qui se tiendra les 23 et 24 mars prochains .
<P>
J ' ai le grand plaisir de donner toute de suite la parole  M. le Premier ministre , Antnio Guterres .
<SPEAKER ID=16 NAME="Guterres Antnio">
Madame la Prsidente , Mesdames et Messieurs les Dputs , c ' est avec une grande satisfaction que je participe  ce dbat du Parlement sur le sommet extraordinaire de Lisbonne .
Je ne le fais pas pour remplir une formalit , mais je le fais avec le mme enthousiasme et la mme dtermination que le Portugal met dans le projet europen .
<P>
Nous pouvons dire que l ' Union europenne gagne en substance en ce moment .
Aprs le succs du march unique et de la monnaie unique , c ' est  prsent au tour de l ' espace de scurit , de libert et de justice , ainsi qu '  la politique commune de scurit et de dfense .
En mme temps , les ngociations concernant l ' largissement gagnent en momentum et nous sommes en droit de dire que l ' largissement se transforme irrmdiablement dans le rendez-vous de l ' Europe avec elle-mme et avec son histoire .
<P>
L ' Europe connat en outre un moment de reprise conomique et d ' optimisme .
Mais il ne faut pas se leurrer : s ' il est vrai que la conjoncture conomique s ' amliore , il est tout aussi vrai que nous devons toujours faire face aux graves problmes du chmage et de l ' exclusion sociale ; nombreux sont ceux qui invoquent les risques srieux pour la durabilit de notre modle de protection sociale .
On peut dire que l ' conomie et la socit sont confrontes aujourd ' hui  un nouveau paradigme , le paradigme de l ' conomie et de la socit de la connaissance .
La connaissance s ' est transforme en facteur principal de la cration de richesse , en facteur principal de sparation entre pays riches et pays pauvres .
La connaissance constitue aujourd ' hui la vritable matire premire du travail .
<P>
L ' Europe est confronte  ce nouveau paradigme de l ' conomie de la connaissance en mme temps qu ' elle affronte trois autres dfis : la mondialisation des conomies et des marchs ; la vitesse des mutations technologiques et le vieillissement de sa population .
Il est donc normal que la socit europenne prouve aujourd ' hui deux craintes : la premire que l ' Europe ne perde irrmdiablement le leadership de l ' conomie mondiale au profit des tats-Unis d ' Amrique ; la deuxime , peut-tre la plus grave , que pour rcuprer ce leadership , pour ne pas perdre du terrain irrmdiablement , l ' Europe ne doive remettre en cause son propre modle social , qu ' elle ne permette l ' aggravation de l ' exclusion et qu ' elle n ' affecte ainsi sa propre citoyennet .
Il importe de savoir faire la distinction ici entre les ralits et les mythes .
Il est vrai que l ' conomie amricaine a connu au cours de ces dernires annes des rythmes de croissance plus levs et une amlioration de sa productivit . Il est vrai que l ' conomie amricaine s ' est rvle plus rapide  transformer les ides et les projets en entreprises , en biens et en services disponibles sur le march .
Il est vrai que le systme financier nord-amricain a t plus rapide et mieux capable de soutenir surtout les progrs de la nouvelle conomie qui s ' appuie sur la connaissance .
Il est vrai qu ' aux tats-Unis d ' Amrique le capital  risque fonctionne mieux que dans l ' Union europenne .
<P>
Mais il est vrai aussi , il ne faut pas l ' oublier , que : premirement , la socit europenne est plus humaine , plus galitaire et plus juste ; deuximement , aucune socit ne sera comptitive  moyen terme si elle ne s ' appuie pas sur la cohsion sociale , or la cohsion sociale est plus forte , plus solide , plus ancre dans les traditions en Europe .

<P>
Enfin , il est vrai que l ' Europe possde une immense richesse en matire de diversit culturelle et qu ' elle a dj montr qu ' elle peut tre meilleure , lorsqu ' elle le veut .
Je donnerais deux exemple trs simples concernant les technologies les plus modernes : l ' Europe est clairement en pointe dans le domaine des tlphones mobiles et de la tlvision numrique , qui seront les deux facteurs technologiques dcisifs pour l ' accs  l ' Internet dans un futur proche .
Nous savons tous que l ' Internet est aujourd ' hui plus qu ' un nouveau rseau , c ' est le vritable rseau autour duquel tourne en grande partie l ' change de connaissances et d ' expriences au niveau mondial .
<P>
Nous devons cependant reconnatre que l ' Europe affronte ce nouveau paradigme avec trois dficits : un dficit politique , un dficit stratgique et un dficit de coordination de ses politiques et de ses mesures .
Tout d ' abord , le dficit politique : nous ne sommes pas un seul pays , mais quinze pays et notre union politique en est seulement  ses balbutiements .
Par ailleurs , il n ' existe pas un espace public europen unique , une opinion publique europenne unique : il existe quinze espaces publics nationaux , quinze opinions publiques nationales .
Si le flux de communication entre la socit politique et la socit civile , qui constitue l ' essentiel du processus dcisionnel d ' une dmocratie moderne - selon la conception de la dmocratie du philosophe allemand Habermmas - , fonctionne bien dans chacun de nos pays , force est de reconnatre qu ' il ne fonctionne pas encore comme il se doit au niveau de l ' ensemble de l ' Union europenne .
Notre dficit politique n ' est pas seulement un dficit d ' organisation des institutions , c ' est quelque chose de plus profond qui concerne la sociologie mme de nos socits .
<P>
Voil pourquoi nous avons d ' autant plus besoin d ' une volont politique ferme pour construire une opinion politique europenne .
Voil pourquoi nous avons toujours plus besoin de notre volont de lutter contre la rsurgence des gosmes nationaux , qui ont tendance  refaire surface dans les institutions de l ' Union depuis la fin de la guerre froide .
Je pense que la prochaine Confrence intergouvernementale constitue un moment fondamental pour que les diffrents pays donnent un signal clair de leur volont de pas s ' adjuger un pouvoir au dtriment des autres , mais de contribuer au renforcement de l ' union politique de l ' Europe .
C ' est sur la voie de ce dbat et avec cette orientation que la prsidence portugaise s ' est engage dans cette phase de prparation des travaux de la CIG . Le thme essentiel du sommet de Lisbonne sera le dficit politique .
<P>
Mais il existe galement un dficit stratgique par rapport aux grandes questions de la vie conomique et sociale . Je voudrais affirmer clairement ici notre objectif .
Notre objectif consiste  transformer , en dix ans , l ' Union europenne en l ' conomie la plus dynamique et la plus comptitive sur la base de la connaissance  l ' chelle mondiale , pas  n ' importe quel prix mais en s ' appuyant sur une socit capable de grer la cohsion sociale et des niveaux levs d ' emploi et de croissance .
Pour ce faire , il nous faut une stratgie qui repose essentiellement sur quatre piliers : crer les bases d ' une conomie de la connaissance et d ' une socit de l ' information  l ' chelle de notre Union ; raliser les rformes conomiques ncessaires  la comptitivit et  l ' innovation ; mais en mme temps , approfondir la cohsion sociale ; et enfin , miser fortement sur des emplois plus nombreux et meilleurs , moderniser nos systmes de protection pour garantir leur durabilit  l ' avenir et miser sur des politiques macro-conomiques qui garantissent non seulement la stabilit , mais qui sont galement plus favorables  la croissance et  l ' emploi .

<P>
Le premier pilier de la stratgie consiste  crer les conditions pour que l ' Europe puisse faire face avec succs au dfi de l ' conomie de la connaissance .
L ' ensemble des mesures et politiques lies  la socit de l ' information revt ici une importance norme , nous disposons  ce sujet de l ' excellent travail de la Commission dans le domaine de l ' initiative e-Europe .
Il s ' agit pour nous de crer les conditions pour une rduction des cots des tlcommunications en Europe , afin de faire de l ' accs  l ' Internet non pas un facteur d ' exclusion , de division , mais un vritable facteur d ' galit des chances et de citoyennet . Nous crons en Europe les conditions pour relier toutes les coles et tous les centres de formation  l ' Internet et les doter du personnel dment form pour remplir sa mission comme il se doit .
Nous essayons de mettre online , aussi vite que possible , tous nos services publics , y compris les concours publics .
Nous crons les conditions de dveloppement du commerce lectronique en liminant les obstacles qui subsistent - y compris juridiques .
Nous misons fortement sur les contenus parce que la socit de l ' information n ' est pas qu ' un rseau , elle doit vivre surtout de contenus qui valorisent la diversit de la cration culturelle et scientifique en Europe . Mais il ne suffit pas de miser sur la socit de l ' information .
Notre vision consiste  intgrer la socit de l ' information dans ce que nous appelons une vritable socit ducative , comme rponse europenne  l ' conomie de la connaissance . Il faut pour cela coordonner nos politiques scientifiques et de la recherche .
D ' o l ' importance de l ' initiative de la Commission en ce qui concerne l ' espace scientifique europen , ce qui implique de conjuguer la science et la recherche avec les politiques d ' ducation et de formation  l ' chelle de l ' Union , pour que notre socit se transforme , de fait , en une socit vritablement ducative , gnratrice d ' galit des chances dans l ' accs aux technologies du futur .
<P>
Le deuxime pilier de la stratgie repose sur les rformes conomiques pour l ' innovation et la comptitivit .
Nous sommes en plein processus de Cardiff . Nous sommes bien sr pour la rforme des marchs des tlcommunications , des transports et de l ' nergie .
Nous considrons que la marche vers l ' intgration de nos marchs financiers est indispensable ;  ce titre , et une fois de plus , la contribution de la Commission au plan d ' action des services financiers revt une importance norme .
Il est essentiel pour l ' Europe de miser sur la cration des conditions d ' un vritable march du capital  risque pouvant soutenir surtout les petites entreprises qui naissent en s ' appuyant sur les technologies du futur .
Le plan d ' action de la Commission sur le capital  risque et l ' excellent travail de la Banque europenne d ' investissement en vue du sommet de Lisbonne prennent ici une importance particulire .
Toutefois , je pense qu ' il ne suffit pas de se limiter aux mcanismes de rforme du march intrieur qui ont t prvus  Cardiff .
Je voudrais saluer galement les initiatives prpares par la Commission en matire de politique d ' entreprise et de politique d ' innovation , visant  crer les conditions qui nous permettront de disposer d ' un tableau de bord  l ' aide duquel nous pourrons coordonner notre action au niveau des tats membres , mais aussi entre ceux-ci et les institutions europennes .
<P>
Le troisime pilier est peut-tre celui que les lus et les lecteurs ressentent le plus profondment , bien qu ' il soit moins pris par le discours politique . Il s ' agit du pilier de la cohsion sociale , celui qui concerne le pari de la cration d ' emplois plus nombreux et meilleurs en Europe , celui qui concerne la cration des conditions de lutte contre l ' exclusion sociale qui est prsente dans nos socits , indniable et que nous devons combattre de manire coordonne et dtermine , celui qui concerne la modernisation de nos systmes de protection sociale pour garantir leur durabilit .
Tout d ' abord , les politiques de l ' emploi .
Nous disposons l d ' une base de dpart solide , le processus de Luxembourg . C ' est un processus clairement ancr dans le fonctionnement de nos institutions .
Je me permets d ' attirer votre attention sur la question qui me semble la plus intressante pour l ' avenir : celle qui concerne l ' apprentissage continu comme base essentielle de soutien des transformations sociales et comme condition indispensable pour un nouveau palier dans le dialogue social , dans le dialogue entre les partenaires au sein de l ' Europe . Viennent ensuite les questions lies  la lutte contre l ' exclusion .
La lutte contre l ' exclusion dans les politiques de l ' emploi , de la scurit sociale , de l ' ducation , de la formation , mais aussi - il faut bien le reconnatre - la lutte contre l ' exclusion qui exige de nous des mesures spcifiques pour les groupes-cible particulirement touchs par ce dficit de citoyennet que l ' on retrouve dans de nombreux secteurs de nos populations . Enfin , la durabilit de notre systme de protection sociale .
Non seulement pour ce qui est de l ' organisation de son financement , non seulement pour ce qui est des questions de mthode , mais compte tenu du problme de fond , qui dpend de la garantie d ' un taux d ' emploi lev en Europe , parce que le taux d ' emploi lev en Europe est la condition essentielle de la durabilit de notre protection sociale . Dans ce domaine , je me permets d ' attirer l ' attention sur trois aspects .
Tout d ' abord , la croissance de l ' emploi dans les services ,  la fois dans les services de haute technologie et dans ceux moins exigeants . Ensuite , plus de flexibilit dans la manire d ' aborder la question de l ' ge de la retraite .
Enfin , point particulirement important , la plus grande participation des femmes  la vie active .  ce sujet , il est absolument indispensable aujourd ' hui que nos socits remplissent des services dans le domaine de l ' aide aux enfants , une mesure trois fois gagnante parce qu ' elle entrane la cration d ' emplois , elle entrane la cration d ' une galit effective des chances entre femmes et hommes , et elle entrane enfin la cration de meilleures conditions permettant aux femmes de travailler et nous permettant d ' avoir un taux d ' emploi plus lev et plus apte  soutenir notre modle de protection sociale .
<P>


Enfin , le quatrime pilier est celui des politiques macro-conomiques au service de la croissance et de l ' emploi .


Nous avons t capables de coordonner nos politiques macro-conomiques pour garantir la stabilit qui a servi de base au lancement de l ' euro .
Eh bien , nous devons garantir que cette mme capacit sera mise au service d ' un environnement conomique plus favorable  la cration d ' emploi et  la croissance conomique .




 ce sujet , permettez-moi de dire qu ' il serait hautement souhaitable que l ' Europe puisse arriver de manire durable ,  moyen terme et en respectant bien sr les diffrences de rythme naturelles entre les pays ,  un niveau de croissance conomique suprieur  3 % et  la cration d ' emploi nous permettant de nous rapprocher des rgions du monde o ces taux sont les plus levs , au-dessus de 70 % , au lieu de nos niveaux actuels , lgrement suprieurs  60 % .
<P>


Dficit politique , dficit stratgique , mais aussi dficit de coordination de nos politiques et de nos mesures .
Nous ne partons pas ici de zro , nous disposons de deux expriences sur la base desquelles nous pouvons construire le futur dans tous les autres domaines : la coordination des politiques conomiques garantissant le lancement de l ' euro , coordination dfinie  Maastricht , et la coordination du processus de Luxembourg par rapport aux politiques d ' emploi qui , ainsi que je l ' ai dit , est aujourd ' hui solidement ancre dans la vie collective de l ' Union europenne .
<P>
Aprs les processus de Luxembourg , de Cardiff et de Cologne , nous ne souhaitons pas lancer un nouveau processus  Lisbonne .
Premirement , nous voulons crer les conditions pour articuler , simplifier et approfondir les trois processus existants , en les faisant converger vers l ' objectif commun .
Deuximement , nous voulons lui ajouter de nouvelles dimensions essentielles , comme celles qui concernent la socit de l ' information et l ' conomie de la connaissance , mais aussi comme celles relatives  la modernisation de la protection sociale et de la lutte contre l ' exclusion sociale .
<P>
Enfin , adopter de manire aussi large et gnrale que possible , dans le respect du principe de subsidiarit , une mthode ouverte de coordination qui puisse surtout profiter de ce que nous avons de meilleur dans l ' articulation de nos politiques ,  savoir le processus de Luxembourg , avec des objectifs et des instruments clairs et autant que possible quantifis .
Une mthode qui repose , je le rappelle , sur les lignes directrices qui ont t approuves sur le plan politique , au niveau europen ; qui repose sur un systme d ' indicateurs permettant l ' change de bonnes pratiques entre les diffrents tats membres , que l ' on nomme aujourd ' hui benchmarking , qui repose sur les plans nationaux ou sur des initiatives nationales pouvant faire converger nos politiques vers les mmes objectifs dans le respect de notre propre diversit et dans des formes objectives de " monitorage " , de comparaison , nous permettant galement une salutaire mulation et en mme temps une comparaison de nos ralisations sur le plan conomique et sur le plan social avec d ' autres rgions particulirement dynamiques dans lequel nous vivons .
<P>
Bien sr , tous ces objectifs ne seront pas atteints  Lisbonne . Ce qui compte c ' est notre dtermination permanente , conjointe .
Nous voulons liminer progressivement notre dficit politique , notre dficit stratgique et notre dficit de coordination .
Nous voulons surtout augmenter la capacit de commandement politique et stratgique de l ' Union europenne dans les questions conomiques et sociales , parce que c ' est une condition indispensable pour que l ' Europe gagne son pari de la nouvelle socit de l ' information et de la connaissance .
<P>
Je pense que nous pouvons avoir une stratgie doublement gagnante : gagner en stabilit , mais gagner aussi en croissance ; gagner en comptitivit , mais gagner aussi en cohsion conomique et sociale .
Bien sr nous voulons tre au minimum au moins aussi comptitifs que les conomies les plus comptitives et les plus modernes du monde - l ' habitude consistant de nos jours  dsigner l ' conomie amricaine comme celle qui fait preuve du plus grand dynamisme . Mais attention !
Nous ne voulons pas le faire  n ' importe quel prix , nous voulons que cela se passe dans le respect de notre propre identit . La question centrale de notre identit concerne le modle social , lequel est plus qu ' un ensemble de rgles , c ' est une vritable forme de civilisation , la civilisation europenne dont nous sommes fiers et que nous n ' accepterons jamais de remettre en cause .
<P>






( Applaudissements prolongs )
<SPEAKER ID=17 NAME="La Prsidente">
Je remercie M. le Prsident en exercice du Conseil , M. Antonio Guterres et je donne tout de suite la parole  M. Romano Prodi , Prsident de la Commission .
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="IT" NAME="Prodi">
Madame la Prsidente , je voudrais , avant tout , adresser mes plus vives flicitations au Premier ministre Guterres pour l ' initiative qu ' il a prise d ' organiser le sommet de Lisbonne et me fliciter de la qualit des travaux prparatoires .
Nous partageons entirement son analyse , qui a t si chaleureusement applaudie , et appuyons son initiative .
Je crois qu ' ensemble , nous pourrons faire du sommet de Lisbonne une russite .
<P>
Dans cette intervention , je me limiterai  vous prsenter la contribution de la Commission au sommet de Lisbonne : notre stratgie  long terme et notre vision pour ce sommet .
 Lisbonne , il nous faudra prendre une dcision sur un point extrmement simple ,  savoir si l ' Europe sera  mme de reconqurir la position de leadership , qu ' elle a perdue depuis longtemps dans les domaines de l ' conomie et de la technologie .
Cela dpend de nous , de la croissance conomique que nous serons en mesure d ' imposer au systme europen , du nombre d ' emplois que nous russirons  crer , du niveau d ' instruction de nos citoyens , de la formation de notre classe laborieuse .
Comme l ' a soulign le Premier ministre Guterres , il ne s ' agit pas de thmes nouveaux . En effet , nous ne voulons pas d ' un autre Luxembourg , Cardiff ou Cologne , mais nous dsirons aborder ces thmes , qui l ' ont , du reste , dj t , en adoptant une approche tout  fait indite : non pas un thme  la fois , mais tous ensemble pour finir par instaurer un systme d ' interventions .
Nous le faisons maintenant parce que c ' est le moment o tout ceci peut aboutir .
En effet , une occasion unique s ' offre  nous , une occasion qui a t btie sur le succs de la politique rflchie , mene rcemment : l ' inflation est basse , la balance des paiements est globalement saine , les comptes publics sont en ordre et tous nous prdisent , enfin , une croissance conomique trs importante . Mais , comme l ' a soulign le Premier ministre portugais , ces prvisions ne sont pas synonymes de certitude de croissance conomique .
Jamais auparavant au cours de la dernire gnration , les spcialistes europens n ' avaient prdit , avec une telle unanimit , une ventuelle longue priode de croissance leve .
L ' augmentation du prix du ptrole n ' a ni interrompu cette croissance ni provoqu une reprise de l ' inflation , comme on aurait pu le craindre .
Il est , nanmoins , certains signes inquitants qui n ' empchent , toutefois , pas de poursuivre une politique de dveloppement telle que nous l ' avions pense et prvue .
<P>
Les dfis de Lisbonne sont , donc , trs simples : nous devons rpondre au dfi technologique en reprenant du terrain dans les domaines du savoir , de la connaissance , des technologies , notamment les technologies du reclassement .
C ' est de cette manire que nous pourrons ,  nouveau , occuper une place de premier plan . C ' est pourquoi , nous avons pris l ' initiative e-Europe , grce  laquelle la Commission a dcid de donner un exemple concret dans le cadre de sa rforme administrative .
Nous nous sommes engags - et il s ' agit d ' un engagement que je confirme devant vous -  crer une Commission , ou plus prcisment une e-Commission , dans le sens o tout rapport de fourniture , de recherche , etc. avec cette institution se fera non plus sur papier mais par voie lectronique directe .
Il s ' agit d ' un effort trs complexe que nous sommes , nanmoins , en mesure de fournir parce que nous avons une mission trs prcise , une dimension limite et un niveau culturel lev .
Il pourra s ' agir d ' un exemple fort pour tous les gouvernements europens et toutes les administrations , avec lesquels nous devrons interagir non plus sur papier , mais par voie lectronique .
<P>
Nous avons galement  relever un dfi social en luttant contre le chmage et l ' exclusion sociale .
Il ressort de l ' intervention du prsident Guterres une formulation systmatique base sur une nouvelle utilisation des technologies , mais galement sur un engagement important , qui consiste  viter que ces technologies n ' engendrent ,  nouveau , une exclusion sociale , laquelle a reprsent un vritable risque pour le dveloppement des annes 1980 , mais aussi pour celui de ces dernires annes .
Je tiens  souligner - et exprime toute mon inquitude sur ce point - que les divisions de la socit europenne en matire de revenu ne cessent d ' augmenter : cet aspect de la division sociale revt une importance fondamentale et doit tre pris en considration si nous ne voulons pas nous retrouver face  une socit brise en peu de temps .
Nous avons , donc , un sommet pour la croissance durable et l ' emploi .
Comme nous l ' avons fait , parfois avec une certaine contestation dans le chef de certains , nous devons et nous pouvons indiquer l ' objectif du plein emploi comme un objectif ralisable .
Ce passage a t assez difficile , mais je puis vous assurer que cet objectif n ' a rien d ' irraliste .
Il s ' agit d ' un objectif  notre porte parce que nous disposons d ' un milieu macro-conomique solide , auquel il nous faut dsormais ajouter le sommet de Lisbonne ,  savoir des ressources humaines , des ides neuves sur le march et sur l ' utilisation de la connaissance et de la recherche .
Les ressources humaines sont synonymes d ' instruction , de formation , de rforme du statut social pour faire face , notamment , au problme du vieillissement .
Nous n ' avons pas toujours t capables de rsoudre , avec succs , ce problme , auquel tous nos pays sont confronts et qui s ' aggrave de jour en jour .
Le problme demeure et j ' espre que le sommet de Lisbonne nous permettra de progresser en unissant nos expriences en matire de benchmarking et nos propositions relatives  un thme aussi important .
<P>
Pour ce qui est du march , il nous reste encore beaucoup  faire . Il serait faux de dire que nous disposons dj d ' un march unique parfait .
Nous avons encore besoin d ' autres rformes structurelles ; nous devons surtout complter le tableau dans le secteur des services , du commerce lectronique , de l ' nergie , des transports ; il existe de nombreux services publics qui ne sont pas encore entrs dans un systme de concurrence et d ' efficacit maximale .
Si nous voulons endiguer l ' inflation malgr l ' augmentation du prix du ptrole , nous devons agir , au niveau europen et national , pour amliorer ces services , ainsi que les services financiers et bancaires .
Partant , nous avons besoin - et je dis cela parce que la situation de marasme dure depuis un certain temps - de statuts de la socit europenne , d ' un brevet europen , d ' un march de capitaux plus liquides et de meilleures normes en matire d ' adjudications .
Ce sont des points oprationnels auxquels nous ne pouvons chapper .
Au sein de la Commission , nous remplirons nos obligations et , comme je l ' ai dit prcdemment , nous nous mettrons  utiliser toutes ces nouvelles technologies dans toutes nos procdures et nos rapports avec l ' extrieur .
Mais puisque nous voulons tre un modle d ' administration efficace , nous devons nous efforcer d ' agir de manire  ce que cela se produise sur tout le continent , afin de pouvoir servir d ' instrument de multiplication de la connaissance et de la technologie .
Sur ce point , nous devons mobiliser les citoyens , les autorits locales , les gouvernements nationaux , les entreprises et les syndicats .
Comme l ' a dj soulign le prsident Guterres , le sommet de Lisbonne sera essentiellement ax sur la mise en place de tout ceci .
Pour obtenir des rsultats , nous avons besoin d ' une nouvelle mthode et , comme l ' a prcis le Premier ministre portugais au dernier point de son discours , de paramtres macro-conomiques trs clairs .
Nous ne lanons donc pas un nouveau processus , nous n ' apportons rien de nouveau , mais , pour la premire fois , nous compltons les processus existants avec une chance de russir .
Nous devons , nanmoins , apporter un lment nouveau : nous devons trouver la manire de mesurer ces progrs , nous montrer concrets devant l ' opinion publique et utiliser le benchmarking - un mot presque inconnu il y a encore quelques annes - ou , en termes plus simples , la comparaison et la mesure des progrs raliss d ' une manire absolument homogne .
Nous devons prendre conscience , de manire inexorable et srieuse , des domaines o nous avons perdu du terrain - et ils sont nombreux : il suffit de penser au secteur des biotechnologies o nous avons subi , au cours des dernires annes , des checs relatifs .
Nous devons rpandre les meilleures pratiques dans tous les domaines et nous efforcer de les proposer au niveau europen .
<P>
 Lisbonne , nous esprons obtenir ce que nous avons tent de prparer ensemble avec la collaboration - dont je ne peux que me fliciter - de la prsidence portugaise ,  savoir des engagements oprationnels prcis , des objectifs clairs , un nombre restreint de mesures  mais des mesures concrtes et mesurables  de manire  pouvoir acclrer le changement et progresser parce que c ' est , dans les prochaines annes , que se dcidera la primaut pour le sicle prochain .
Nous ne pourrons avoir une Europe grande , forte et commune que si nous russissons  redonner  nos citoyens la joie de regagner cette primaut que nous avons perdue .
<SPEAKER ID=19 NAME="La Prsidente">
Je remercie M. le Prsident de la Commission et je donne tout de suite la parole  M. Suominen , au nom du groupe du parti populaire europen-dmocrates europens
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="FI" NAME="Suominen">
Madame la Prsidente , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , au nom du groupe du parti populaire europen et des dmocrates europens , je crois pouvoir dire que nous rejoignons dans les grandes lignes les ides que vous avez , Monsieur Guterres et Monsieur Prodi , exposes ici .
Je flicite au nom de mon groupe la prsidence portugaise pour l ' organisation du Conseil extraordinaire de Lisbonne et nous vous souhaitons bien sr bonne chance et russite , afin que vos louables efforts soient couronns de succs .
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Je voudrais voquer quelques-uns des points qui tiennent  cur  notre groupe .
S ' agissant du bien-tre des citoyens de l ' Union europenne , l ' essentiel est de s ' efforcer de maintenir une croissance conomique durable sur le territoire de l ' Union europenne , de veiller  une rpartition plus quitable du bien-tre au niveau rgional et de faire en sorte qu ' un nombre grandissant de personnes puissent jouir d ' un revenu dcent grce  leur travail sans tre obliges de recourir  l ' aide de la socit .
Les processus engags par des dcisions communes visant  amliorer l ' emploi ,  renforcer le renouvellement de l ' conomie et  amliorer la cohsion sociale dans l ' Union europenne sont d ' une extrme importance .
C ' est une bonne chose que le Conseil de Lisbonne  la fin de ce mois marque une pause pour voir o nous en sommes .
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Malgr leur diversit , ces processus doivent avoir un seul objectif : l ' amlioration de la qualit de la vie des habitants de l ' Union europenne .
Point n ' est besoin cependant de nouvelles formules , de nouveaux groupes de travail ou de nouveaux forums pour parvenir  cet objectif .
Les instruments , tout le monde les connat .
Or , souvent , les points de vue nationaux , parfois aussi une rsistance idologique , font que ces instruments ne sont pas exploits .
L ' essentiel serait maintenant de balayer au plus vite les obstacles qui s ' opposent  la mise en place d ' une vritable zone de march europenne , au lieu de vivre , comme c ' est encore le cas dans bien des secteurs , dans quinze marchs nationaux distincts .
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Quand on a entrepris dans les annes 1980 de faire progresser srieusement l ' ide du march intrieur , on pouvait encore avancer vers le but  la vitesse d ' un omnibus tir par une locomotive  vapeur , pour parler en termes imags .
Aujourd ' hui , alors que le commerce lectronique arrive en force et que la vitesse de traitement et d ' exploitation des transferts de donnes est  une toute autre dimension , il nous faut au moins la vitesse de la voiture de Mika Hkkinen ; nous devons cependant veiller  ce que l ' impulsion donne par le moteur aux dcideurs ne cesse prmaturment , avant l ' arrive au but .
Comment pouvons-nous imaginer tre en mesure d ' instaurer la zone conomique la plus comptitive du monde si nous n ' avons pas le courage de librer la concurrence  l ' intrieur de cette zone ?
L ' ouverture  la concurrence du march des tlcommunications , qui a dj t dcide , de mme que l ' introduction de la concurrence dans le secteur nergtique creront de nouveaux emplois , qui sont bien ncessaires , et feront baisser les prix pour l ' industrie aussi bien que pour les consommateurs .
De mme , la leve des obstacles qui gnent la petite et moyenne industrie - qu ' il s ' agisse de la complexit des procdures administratives , de l ' obtention de capital-risque ou des questions fiscales - occupe une place prpondrante dans l ' amlioration de la comptitivit et du bien-tre .
L ' amlioration de la comptitivit au niveau mondial passe aussi par une harmonisation fiscale modre et par la modernisation de nos systmes de protection sociale de telle sorte que les pays de l ' Union europenne  forte fiscalit puissent baisser la pression fiscale , qui grve l ' emploi .
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Il reste que c ' est par l ' ducation et la formation et par la recherche que l ' on construit des fondations solides .
C ' est une excellente chose de s ' efforcer de mettre en place rapidement une infrastructure du savoir  laquelle les particuliers , les coles et les entreprises pourront accder  frais modrs ou gratuitement .
Il faut notamment accorder toute l ' attention ncessaire  la cration et au maintien des ressources dans les secteurs d ' emploi prometteurs .
Parmi ces secteurs , on trouve naturellement les technologies de l ' information , le commerce lectronique , le tourisme et par exemple les services pour les personnes ges , car , c ' est incontestable , notre population ne cesse de vieillir .
Deux choses doivent tre soulignes , aussi bien par nous que par la Commission et le Conseil , et on ne saurait trop le rappeler .
Ces missions relveront toujours pour l ' essentiel de la comptence des tats membres , qu ' il s ' agisse de l ' ducation , de la formation et de la recherche , de l ' amlioration de la concurrence ou de la suppression des obstacles  l ' entrepreneuriat .
Dans certains secteurs , une coordination n ' est videmment pas exclue dans le cadre des activits de l ' Union europenne pour viter les redondances , mais une concurrence franche et honnte est encore plus importante , et ce mme dans certains secteurs non commerciaux .
L ' utilisation du benchmarking et des mthodes de comparaison des meilleures pratiques que prconise la Commission exige pour sa part une grande ouverture  l ' chelle europenne dans les secteurs qui ne relvent pas du secret commercial .
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Le groupe du parti populaire europen et des dmocrates europens souligne ses aspirations  dvelopper l ' conomie de march sociale , ou , comme on dit aujourd ' hui , cosociale , qui prend en considration le bien-tre de l ' ensemble de la socit , y compris celui de l ' environnement .
Dans la ralisation de notre objectif , nous insistons sur l ' importance du modle de socit europen , tout en soulignant qu ' il ne saurait tre un systme rigide , sclros , qui se fonde sur les avantages acquis dans la socit : il doit au contraire voluer au gr des mutations de celle-ci .
La modernisation du modle de socit sociale europen et l ' amlioration de son efficacit sont aussi importants que la modernisation correspondante de l ' conomie .
Le travail doit tre le moyen le plus naturel d ' augmenter le bien-tre des familles , mais dans les cas o cela n ' est vraiment pas possible , un rseau de soutien de la socit est en place , qui prvient l ' exclusion .
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Il y a une volution des modes de travail qui risque de devenir un problme du point de vue du dveloppement harmonieux des relations humaines : les tlcommunications , l ' Internet , les crans d ' ordinateur avec lesquels nous travaillons et la tlvision , qui semble maintenant dj dsute , menacent de faire de la relation entre l ' homme et la machine l ' essentiel de la socit de l ' information .
Ce qui compte pourtant , ce sont les relations humaines panouies dans la famille , sur le lieu de travail , dans la socit et dans les contacts internationaux .
Comme nous mettons l ' accent sur l ' importance de l ' ducation et de la formation , il serait bon de s ' efforcer de sensibiliser nos jeunes  cet aspect le plus tt possible .
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La Commission voque  mon avis fort justement les dficits qui empchent la croissance de l ' emploi dans l ' Union europenne .
Parmi ces dficits , il est fait mention de celui du savoir-faire .
Dans une Union de quinze millions de chmeurs , il y a dj maintenant un dficit d ' environ un million de travailleurs dans les secteurs o le savoir-faire fait dfaut .
Certains proposent d ' importer dans l ' Union europenne une main-d ' uvre jouissant d ' une formation de haut niveau .
Je pose la question : n ' est-ce pas l agir de faon injuste avec les pays moins avancs que nous dpouillerions ainsi de leurs cerveaux ?
L ' ONU pour sa part a indiqu qu ' il y aurait d ' ici deux ans en Europe un dficit de quarante millions de travailleurs d  l ' volution dmographique .
Il est difficile de mener la politique modre , avec des rsultats se faisant sentir lentement , qu ' il faut mener maintenant , si nous brandissons une telle perspective d ' avenir sous les yeux des Europens , alors qu ' ils craignent eux-mmes pour leur emploi .
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo">
Madame la Prsidente , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , Mesdames et Messieurs les Dputs , je voudrais avant tout remercier le Premier ministre Guterres , prsident en exercice du Conseil , pour les deux initiatives prises : la premire , celle du sommet europen extraordinaire de Lisbonne sur l ' emploi , la cohsion sociale et la comptitivit et la deuxime - qui est importante pour ce Parlement - , celle de nous avoir d ' abord consult .
Le groupe socialiste a rpondu  sa demande mais il a en outre pos un acte de valeur politique et de style - je pense qu ' il est ncessaire de le souligner - et est venu ici avant le sommet , autrement dit , il a fait un exercice prilleux au niveau politique et je pense que nous devons apprcier cela et que nous devons , par ailleurs , le soutenir dans cette initiative qui , je l ' espre , Madame la Prsidente , - dans la plus pure tradition de ce Parlement - crera un prcdent .
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Pour ce qui est du contenu de son discours , je voudrais dire que mon groupe s ' identifie trs clairement  la dfense qu ' il a fait des valeurs fondamentales de l ' Union europenne .
Je pense que , sans risque d ' tre trs partisan , je peux dire que le prsident en exercice du Conseil a mis en route une initiative sociale-dmocrate de modernisation de l ' conomie europenne - pas de son dmantlement - et c ' est prcisment ce que nous dfendons .
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Il a fait allusion  un triangle magique comportant trois piliers , trois dfis , pour couvrir trois dficits .
Je vais me prononcer trs brivement dessus .
Tout d ' abord , sur le dficit politique .
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , tous les systmes dmocratiques sont dficitaires , mais vous avez raison de signaler que nous nous trouvons actuellement , sous la prsidence portugaise , au dbut d ' une confrence intergouvernementale visant  rformer les Traits .
Je sais - et vous l ' avez dit vous-mme - que le gouvernement portugais souhaite aller plus loin que lesdits " restes " d ' Amsterdam , qui ne sont pas des restes mais bien des sujets importants .
Je vous encourage  inclure des questions comme la Charte des droits fondamentaux et les questions lies au fonctionnement de nos institutions sont galement inclues dans cette rforme .
Je pense que c ' est important .
Et il est tout aussi important de parvenir  ce qu ' il y ait galement , paralllement au gouvernement montaire que nous avons , un gouvernement conomique , c ' est--dire un renforcement de la capacit de dcision conomique de l ' Union .
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Il est ensuite question du dfi stratgique .
Je suis tout  fait d ' accord avec lui sur l ' accent mis sur la socit de la connaissance et la formation permanente .
Je lui demanderais que , lorsque le Conseil tudiera les budgets , les questions relatives  la connaissance soient dotes de moyens supplmentaires , pour que nous ne devions pas de nouveau nous battre pour le programme Socrates ou Leonardo , avec la recherche , avec le plan cadre , et pour que le Conseil fasse preuve d ' une plus grande gnrosit .
Je pense que c ' est important .
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( Applaudissements )
<P>
En troisime lieu et en ce qui concerne la coordination , le fait que vous ayez instaur , une fois pour toute , la rcolte et non le lancement de nouvelles initiatives qui n ' ont aucun avenir me semble trs positif .
Je vous demande galement de faire prvaloir le Conseil europen sur cofin , afin que nous ne retrouvions pas dans une situation o le Conseil europen approuve une rsolution que le Conseil cofin dcide ensuite de ne pas financer .
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En guise de conclusion , en m ' adressant dans mon pitre portugais au prsident du Conseil , M. Antnio Guterres , reprsentant d ' un peuple de dcouvreurs et de navigateurs , je dirais que nous avons la possibilit de poursuivre la route trace par les Portugais , un peuple qui a fait preuve de courage politique .
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( Applaudissements )
<SPEAKER ID=22 LANGUAGE="EN" NAME="Cox">
Madame la Prsidente , le dbat d ' aujourd ' hui est ncessaire et tombe  point nomm .
Nous sommes tous d ' avis que l ' Union europenne , en dpit de la reprise conomique , fonctionne de manire trs insatisfaisante pour un trop grand nombre de citoyens ; et , pour tre plus prcis , elle ne fonctionne pas du tout pour 15 millions d ' entre eux .
C ' est une atteinte  la dignit individuelle et collective , qui nous donne au moins 15 millions de raisons de mener  bien le projet que vous nous avez expos aujourd ' hui , Monsieur le Premier ministre .
Je voudrais moi aussi vous remercier d ' tre venu dans ce Parlement pour discuter avec nous avant de vous rendre  votre runion au sommet .
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Le potentiel est clair : si l ' Union europenne pouvait , aujourd ' hui , acqurir les meilleures pratiques ,  l ' instar de ses tats membres et de ses concurrents , elle compterait 30 millions d ' emplois supplmentaires , soit deux fois plus que le nombre actuel de chmeurs .
Il s ' agit d ' une mesure pratique du potentiel , si nous parvenons  adopter les bonnes politiques et  suivre les bonnes mthodes .
La tche de Lisbonne consiste , comme vous l ' avez trs justement soulign , Monsieur le Premier ministre et Monsieur le Prsident Prodi ,  faire adopter  la politique europenne de nouvelles pratiques , un nouveau paradigme .
<P>
Le groupe ELDR pense qu '  ce stade , le rle de l ' Union consiste  dvelopper ce nouveau paradigme de manire  permettre  l ' Europe et  nos citoyens d ' atteindre leur plein potentiel .
L ' UE peut jouer un rle important dans la mise en place d ' une nouvelle dynamique conomique par le biais d ' une plus grande cohrence en termes de benchmarking , par un partage des meilleures pratiques et par une amlioration de la coopration et de la coordination stratgiques .
Trop de marchs europens restent trop fragments .
Les petites et moyennes entreprises europennes qui russissent ne sont pas trs nombreuses .
L ' Europe compte trop peu d ' entrepreneurs , trop peu d ' entreprises .
Vous avez vous-mme observ , Monsieur le Premier ministre , qu ' il y avait trop peu de capital  risque disponible sur les marchs europens des capitaux .
Nous n ' entreprenons pas suffisamment en matire de recherche et de dveloppement , tant individuellement en tant qu ' tats que collectivement en tant qu ' Europe .
Et seule une infime partie de ce que nous entreprenons est transforme en produits et services .
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Le dfi de Lisbonne sera de dterminer une politique et des mthodes susceptibles de corriger ces insuffisances et de librer cette dynamique potentielle .
Il s ' agira d ' un vritable exercice d ' habilitation .
L ' emploi que nous serons capables d ' offrir aux citoyens europens sera notre meilleure arme pour lutter contre l ' exclusion sociale .
<P>
Le nouveau paradigme doit aussi tre absolument ax sur les gens , reflter le concept d ' apprentissage tout au long de la vie , investir dans la facult d ' adaptation par le biais de l ' ducation et de la formation et dans l ' panouissement personnel et les perspectives individuelles .
M. Barn Crespo l ' a dcrit comme un projet social-dmocrate .
Je prfrerais le dcrire comme un projet libral clair .
<P>
Dans le cadre des contraintes budgtaires et de politique macro-conomique saine - je les souligne comme le prsident Prodi l ' a fait avant moi - , nos modles sociaux europens offrent ,  strictement parler , un systme de scurit sociale .
Mais pour un trop grand nombre d ' exclus et de chmeurs  long terme , jeunes , femmes et autres groupes marginaliss , la dpendance sociale passive ne suffit pas .
Elle est un pige .
Nous devons librer cette nouvelle dynamique au niveau individuel en affirmant que nous disposons des ressources ncessaires et ce , mme dans le cadre de l ' assainissement des finances .
Mais ces ressources sont utilises de manire passive et doivent tre transformes en modles actifs d ' assistance sociale visant  encourager toutes les personnes qui le peuvent  agir et toutes celles qui ne le peuvent pas  continuer d ' tre protges .
C ' est en ayant une conomie pourvoyeuse d ' emplois et des modles durables d ' assistance sociale que nous pourrons au mieux lutter contre le chmage et encourager la cohsion sociale en Europe .
<P>
Enfin , en ce qui concerne la socit du savoir , il va de soi que nous devons transformer notre mode de pense non seulement  un niveau technologique , mais galement  un niveau social .
Il va sans dire que nous devons transformer les anciennes mthodes de dpenses sociales en nouvelles opportunits conomiques et sociales .
Nous devons nous dbarrasser des politiques et des mthodes qui ont condamn une gnration d ' Europens  tre des seconds rles sur la scne mondiale .
Nous pouvons y parvenir en permettant  l ' Europe et  ses citoyens d ' atteindre leur plein potentiel .
Si le sommet de Lisbonne atteint les objectifs qu ' il a voqu aujourd ' hui , il aura franchi un pas important sur la route qui mne  cette dynamique  laquelle j ' ai fait allusion .
<SPEAKER ID=23 NAME="Flautre">
Monsieur le Premier ministre , nous voudrions croire , avec vous et avec la prsidence portugaise , que l ' Europe doit se construire comme une civilisation dont la prosprit conomique et sociale repose sur la valorisation des connaissances , de la diversit culturelle et de la cohsion et qui joue un rle actif dans la promotion d ' un ordre mondial plus quilibr , plus pacifique et plus solidaire .
<P>
Nous voudrions croire aussi avec vous qu ' il existe une conscience claire et partage que l ' ampleur des mutations qu ' il y a lieu de prvoir en matire de qualifications ncessaires pour faire face aux nouveaux dfis technologiques des entreprises porte galement en elle le risque de crer de nouveaux processus d ' exclusion sociale , pour vous citer encore .
<P>
Nous voudrions le croire , mais nous ne le pouvons pas .
Pourquoi ?
Parce que nous savons que , certes , la nouvelle conomie permet l ' mergence de nouveaux emplois de cratifs , d ' informaticiens .
Nous observons l ' agitation fivreuse dans laquelle se multiplient les vocations d ' investisseur et se dveloppe le phnomne des start-up mais nous connaissons aussi le turn-over qui caractrise les centres tlphoniques  cause des conditions de travail pouvantables qui rgnent dans ces nouveaux temples du taylorisme o sont employs des centaines de milliers de salaris .
Nous savons que plus de la moiti des emplois crs actuellement dans l ' Union europenne sont prcaires , provisoires ,  temps partiel non choisi et qu ' ils n ' assurent de ce fait  leurs titulaires ni les conditions d ' autonomie personnelle ni , souvent , les revenus qui leur permettent de vivre dcemment .
<P>
Nous savons que les nouvelles technologies ne produisent pas en elles-mmes plus de dmocratie , mais simplement plus d ' autonomie collective et individuelle pour ceux des citoyens qui sont le mieux insrs socialement .
Nous savons que les privatisations des services publics mettent en danger la cohsion sociale , territoriale et rgionale , et nous savons aussi que la Commission propose d ' en acclrer le processus .
Nous savons que l ' UNICE , au nom des employeurs , annonce ouvertement la couleur dans les documents prparatoires au sommet europen du business prvu en juin  Bruxelles : il est demand aux pouvoirs publics de lever tous les obstacles sociaux , rglementaires , fiscaux au dveloppement des affaires et d ' investir massivement dans la salvabilisation de la demande .
Nous savons enfin que qui prtend rpondre aux besoins des citoyens doit d ' abord garantir leur pleine participation au choix des politiques publiques .
Nous savons tout cela .
<P>
Or , nous n ' avons rien lu , rien entendu quant  la prise en compte de la recommandation du groupe d ' experts de haut niveau , suivant lesquels le plein succs conomique de la socit de l ' information suppose que celle-ci s ' alimente des besoins rels des citoyens , plutt que des seules demandes des forces du march des industries de la technologie .
Nous n ' avons pas entendu que toutes les expriences effectives d ' usage citoyen et solidaire des nouvelles technologies de l ' information seraient soutenues , ni que le rle des associations pour l ' apprentissage et l ' information de tous les publics serait encourag .
Nous n ' avons pas entendu que des financements publics pourraient tre dgags pour favoriser des innovations en matire de produits et services de nature  amliorer notre qualit de vie commune .
Nous n ' avons pas entendu que le service universel des tlcommunications serait redfini pour intgrer l ' accs de tous  l ' Internet aux meilleures conditions de qualit technique et  des tarifs abordables .
<P>
Bref , nous n ' avons pas entendu que le citoyen l ' emportait sur le client dudit commerce .
Nous n ' avons pas entendu qu ' au-del de l ' objectif affich et positif d ' radication de la pauvret des enfants , l ' autonomie des personnes serait renforce par la mise en place , dans chaque tat membre , de revenus minimums de base dcents , partie intgrante d ' une vritable stratgie de lutte contre l ' exclusion .
<P>
Nous n ' avons pas entendu que l ' objectif du plein emploi inclurait le soutien aux initiatives locales et rgionales , au tiers secteur de l ' conomie solidaire ,  la rduction effective et coordonne de la dure du travail , et s ' assortirait d ' exigences fortes concernant la qualit et la durabilit de ces emplois .
<P>
Nous n ' avons pas entendu que le choix d ' un dveloppement durable orienterait la croissance tant attendue .
<P>
Nous n ' avons pas trouv dans le document de la prsidence portugaise ou dans les orientations stratgiques 2000 de la Commission la moindre trace de projet lgislatif dans le domaine social , que ce soit pour renforcer le droit des salaris contre les licenciements ou pour lutter contre le dumping social .
<P>
Nous ne pouvons certes que soutenir le souci du Conseil et de la Commission de voir l ' Union europenne aprs le march unique , aprs l ' euro , se doter enfin d ' un projet politique propos  tous ses rsidents , mais la nouvelle gouvernance dont vous vous prvalez ,  mon avis abusivement , n ' a pas l ' ambition dmocratique et participative  laquelle aspire la socit civile europenne en mergence .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="PT" NAME="Miranda">
Madame la Prsidente , Monsieur le Premier ministre et Prsident en exercice du Conseil , la situation de l ' Union , et des tats membres en gnral , est de nature  susciter certaines proccupations lgitimes , malgr la reprise conomique conjoncturelle .
Le taux de chmage se maintient  des niveaux plutt levs , le chmage de longue dure s ' aggrave continuellement et les niveaux d ' emploi sont extrmement bas .
Il s ' agit d ' lments qui s ' accompagnent en outre , et qui sont aggravs , par la prcarisation croissante de l ' emploi et qui dpeignent en ralit une situation sociale qui concerne particulirement les femmes et les jeunes , situation marque de manire dramatique par les 50 millions d ' exclus .
<P>
 la veille du conseil extraordinaire consacr  cette problmatique , la question fondamentale consiste  savoir s ' il existe ou non une volont politique de modifier cette situation , ou si nous nous trouvons , au contraire , uniquement face  une initiative sans consquences , qui viendra s ' ajouter  d ' autres plans , stratgies et sommets dj consacrs par le pass  ce thme et qui n ' ont abouti  aucune modification de fond .
<P>
Nous pensons non seulement qu ' il est ncessaire de modifier cet tat de choses , mais en plus qu ' il est possible de le faire .
Ncessaire parce que l ' emploi , l ' emploi de qualit qui implique des droits , constitue un droit fondamental de la personne humaine .
Possible si l ' on s ' attaque aux causes vritables , qui sont pour nous indissociables de la drive nolibrale dont sont empreintes les orientations fondamentales , notamment dans le domaine macro-conomique , et qui sont attestes par la priorit accorde au pacte de stabilit et aux critres de convergence nominale et , partant , par le fait de relguer la cohsion sociale  l ' arrire-plan , celle-ci s ' accompagnant gnralement d ' une drglementation complte du travail , de l ' encouragement des privatisations , fusions et dlocalisations , habituellement gnratrices de chmage , mais aussi d ' une politique budgtaire profondment restrictive sur les plans communautaire et national .
<P>
De sorte que nous assistons aujourd ' hui  une consolidation manifeste du socle des orientations " thatchriennes " , dulcores il est vrai par des mesures d ' assistance .
Autrefois en vertu de principes conservateurs affichs et aujourd ' hui  l ' aide de l ' argument d ' un prtendu pragmatisme mondial et au nom d ' une comptitivit difie .
Sans vouloir nier son importance , l ' appel  une coordination des politiques sociales ,  l ' insistance sur la socit de l ' innovation et de la connaissance ou aux technologies de l ' information , ne suffit pas .
Il est indispensable d ' abandonner la perspective montariste et antisociale pour placer dfinitivement la personne humaine au centre des priorits et des politiques .
<P>
Mon groupe , qui accorde une importance particulire aux questions sociales , s ' est runi la semaine dernire  Lisbonne , en vue du prochain Conseil extraordinaire , afin prcisment d ' analyser et de dbattre de cette problmatique .
 cette occasion , nous avons entendu et dbattu avec des reprsentants des travailleurs , des syndicalistes portugais et autres , notamment avec des reprsentants de ABB et de Michelin , ainsi que les promoteurs de la marche pour l ' emploi .
Nous en avons tir des conclusions rsumes en 14 points que nous communiquerons de manire formelle  la prsidence du Conseil .
<P>
Nous pensons pour l ' essentiel qu ' il est ncessaire d ' adopter des mesures politiques macro-conomiques centres sur la dynamisation de la recherche et des investissements publics et sur le respect des services publics rnovs , orients vers le plein emploi et qui garantissent un niveau d ' emploi de l ' ordre de 75 % en 2010 .
Il est ncessaire de garantir une rpartition du revenu plus favorable au travail , d ' assurer l ' imposition des mouvements spculatifs des capitaux et de combattre la fraude et l ' vasion fiscale , de mettre un frein aux fusions et dlocalisations , surtout quand elles visent et s ' accompagnent de licenciements , poursuivre sur la voie de la rduction de la dure du travail sans diminution de salaire et sans dgradation de la qualit de l ' emploi , reconsidrer les perspectives financires de l ' Union , soutenir de manire dcide les petites et moyennes entreprises , miser fortement sur un systme d ' enseignement rnov et sur une formation professionnelle plus pousse et meilleure , mettre fin aux discriminations dont sont principalement victimes les femmes et les jeunes .
C ' est  cette lumire et  la lumire de la capacit  dfinir des objectifs concrets , dment quantifis et planifis dans ce domaine primordial , que nous analyserons et que nous jugerons les rsultats du sommet de Lisbonne .
<SPEAKER ID=25 LANGUAGE="PT" NAME="Queir">
Madame la Prsidente , chers collgues , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil et Premier ministre du Portugal , attentifs comme nous l ' avons t aux questions de l ' emploi , nous devons prendre note de l ' initiative de la prsidence portugaise de remettre l ' avenir du modle social  l ' ordre du jour de la politique europenne .
Nanmoins , avant de me prononcer sur ce thme , je voudrais attirer l ' attention sur certains aspects du chemin parcouru par l ' Europe ces dix dernires annes , afin de mettre en perspective les dix prochaines annes de manire raliste , comme cela nous a t propos par la prsidence portugaise .
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Il y a plus ou moins dix ans , lorsque nous discutions de la monnaie unique et de la convergence nominale , d ' aucuns , lors des dcisions et des dbats , insistaient sur la ncessit d ' accorder la primaut aux questions de l ' emploi , de la convergence relle des conomies et de la cohsion conomique et sociale .
Beaucoup d ' entre nous ont alors mis des doutes et propos des alternatives au cap qui tait fix , afin que les dfis auxquels nous sommes confronts aujourd ' hui fussent envisags en temps opportun .
Toutefois , les partisans de la monnaie unique ont concentr leur attention presque exclusivement sur son adoption , pensant qu ' avec elle , avec l ' euro , on rsoudrait les problmes sociaux et de dveloppement de l ' Union europenne et en particulier ceux de certains tats membres plus faibles conomiquement .
<P>
 mesure que le temps passait et conscients que la monnaie unique , en soi , ne crait pas d ' emplois , les chefs d ' tat et de gouvernement ont t pousss  l ' action .
Runis  Luxembourg , ils dcidrent de crer des lignes directrices pour que les tats membres puissent dvelopper leurs propres plans nationaux pour l ' emploi , qu ' ils devaient prsenter aux instances communautaires .
On en tait encore  discuter de ces plans , que l ' on rclamait dj un nouveau sommet charg de crer un pacte pour l ' emploi , ce qui fut fait  Cologne , sans que l ' on n ' ait le temps de mditer les consquences pratiques de ce qui avait t dcid  Luxembourg .
Le processus de Cardiff fut adopt dans la foule , en d ' autres termes on a parcouru tout un chemin , parfois sans grande articulation , que nous devons rappeler pour mieux mettre en perspective les changements de cap indispensables .
<P>
Monsieur le Prsident , chers collgues , j ' ai lu attentivement le document prpar par la prsidence portugaise pour le sommet de Lisbonne , qui va bien au-del des questions lies  l ' emploi et qui encense une socit de l ' information et de la cohsion sociale .
Nous ne discutons pas bien sr l ' objectif stratgique qui consiste  faire de l ' Union europenne un espace conomique fond sur l ' innovation et la connaissance ,  l ' chelle mondiale , plus dynamique et plus comptitif pour relever les niveaux de croissance conomique , avec des emplois plus nombreux et meilleurs , avec une cohsion sociale accrue .
<P>
Mais qu ' on ne vienne pas nous dire que cet objectif stratgique est neuf , car il ne l ' est pas .
Il faut plutt s ' tonner de la passivit avec laquelle de nombreux gouvernements de l ' Union europenne ont assist  l ' exprience amricaine de l ' utilisation des technologies nouvelles , comme facteur de croissance conomique et de cration d ' emploi , et du peu de choses faites pour soutenir surtout la multitude de petites et moyennes entreprises qui ont connu des difficults  s ' adapter  la nouvelle ralit et  bnficier des technologies de l ' information .
<P>
Par ailleurs , je voudrais dire clairement que nous dfendons le modle social europen par opposition  certains modles sociaux d ' autres rgions du monde , mais nous le dfendons en prsupposant qu ' il s ' agit d ' un modle qui doit tre perfectionn et concrtis de manire partage .
En effet , nous ne concevons pas le sommet de Lisbonne comme une runion de plus dbouchant sur des paroles grandiloquentes , mais qui sont simplement des proclamations irresponsables .
<P>
Monsieur le Prsident et chers collgues , tant que subsisteront des disparits de l ' ordre de 400 % entre les niveaux de salaire minimum au sein de l ' Union , la vritable Europe ne sera pas acheve .
Tant qu ' existeront des taux de chmage  deux chiffres , ou de vritables poches de chmage occulte au sein de l ' Union europenne , la vritable Europe ne sera pas acheve .
Tant que les familles ne seront pas reconnues de manire gnrale comme le noyau essentiel du dveloppement humain et social , la vritable Europe ne sera pas acheve .
Tant que les pauvres et les exclus , dont le nombre ne cesse de crotre dans l ' Union , n ' auront pas fait l ' objet d ' une attention prioritaire de la part des pouvoirs publics et de la socit , la vritable Europe ne sera pas acheve . Tant que nous n ' attaquerons pas de front le problme dmographique de l ' Union europenne , qui conduira  la crise des systmes sociaux et  l ' existence d ' un quatrime ge , sans y consacrer une attention particulire , la vritable Europe ne sera pas acheve .
Tant que la qualit des systmes de protection sociale et en particulier , les pensions de retraite d ' un tat membre connatront de grandes disparits par rapport  celles d ' un autre tat membre de l ' Union europenne , la vritable Europe ne sera pas acheve . Enfin , Madame la Prsidente et chers collgues , tant que la convergence relle ne sera pas atteinte , tant que la cohsion conomique et sociale ne sera pas une ralit pour tous , tant que le modle social europen n ' voluera pas , la vritable Europe ne sera pas acheve .
<P>
Nous n ' attendons pas de ce sommet de Lisbonne qu ' il rsolve toutes ces questions .

Nous le disons avec le ralisme de ceux qui savent que la politique sociale et son application restent de la comptence des tats membres , qui souhaitent que cela ne change pas .
Dans ces circonstances , c ' est par la voie de la coordination que nous devons poursuivre de manire  obtenir le maximum de rendement commun des diffrents processus institutionnels interdpendants et organiss , pour dvelopper les politiques sociales dont l ' Union europenne dispose dj .
<P>
Toutefois , et pour conclure , nous souhaitons que le sommet de Lisbonne ne se limite pas  tre un sommet qui fasse prvaloir l ' analyse et le diagnostic des problmes sociaux , et dont les conclusions seront sans consquences .
Plus que des conclusions , plus que des paroles , les peuples des tats membres de l ' Union europenne attendent des rponses et demandent des actions . Pour notre part , nous attendons de la prsidence portugaise qu ' elle comprenne la signification politique de cette diffrence .
<SPEAKER ID=26 NAME="Lang">
Madame la Prsidente , Messieurs les Prsidents , personne ne peut tre hostile au rtablissement des conditions du plein emploi ,  l ' instauration d ' une dynamique de croissance ,  la promotion des nations europennes au tout premier rang de l ' conomie mondiale .
Mais nous devons tre hostiles  certaines de vos politiques ,  certains de vos principes et  un certain intgrisme conomique .
Les traits vous ont dj donn bien trop de comptences et bien trop de capacits d ' action en matire conomique et commerciale , avec les consquences dsastreuses que l ' on connat dans tous les domaines et ce , du fait de vos politiques ultralibrales et mondialistes .
<P>
Vous avez dclar tre proccups par le sort des millions de chmeurs et de pauvres que vos politiques ont cependant largement contribu  crer .
Malheureusement rien ne change et rien ne changera .
Vous vous proposez de soigner le mal par le mal et d ' appliquer les mmes mthodes nfastes et les mmes principes conomiques  des sphres qui , jusque l , vous chappaient : l ' ducation , la politique des salaires , la fiscalit directe , le droit du travail , la protection sociale , l ' aide sociale .
<P>
Le plus extraordinaire dans tout cela c ' est que cette politique socialement rgressive est largement mise en uvre par des gouvernements de gauche aux palettes diverses - rose , rouge , vert - qui prnent la justice sociale durant les campagnes lectorales , mais qui organisent la rgression sociale gnralise lorsqu ' ils sont aux commandes de l ' tat .
<P>
Je tiens  raffirmer ici notre conviction qu ' il n ' y a pas de politique sociale ni de politique de plein emploi possible sans prfrence nationale et europenne , et sans protger nos marchs de la concurrence mondiale sauvage .
<P>
Nous avons pour obligation de penser d ' abord aux Europens en matire d ' emploi , de protection sociale , de politique familiale , de politique de retraite .
Votre mondialisation de l ' conomie n ' est ni une ncessit ni une fatalit .
Cette globalisation est impose de force par la seule superpuissance qui ait survcu  la guerre froide et par des firmes multinationales qui deviennent des puissances conomiques autonomes soumettant  leurs volonts conomiques des tats , des nations et des peuples bien incapables de se dfendre .
<P>
Vous tes ainsi complices de ce processus .
Vous l ' encouragez , vous collaborez , vous organisez de fait , et malgr vos effets d ' annonce , la dsintgration de nos systmes de protection sociale , la prcarit , la rgression sociale .
<P>
Le modle social europen risque de ne pas supporter cette globalisation de l ' conomie , surtout sous la forme qu ' elle prend aujourd ' hui et qui se ralise sans tenir compte des spcificits sociales ni des spcificits nationales des tats .
Ainsi , votre fuite en avant ultralibrale n ' est certainement pas la solution aux problmes sociaux , aux problmes de prcarit et aux problmes d ' emploi des dizaines de millions d ' Europens .
<SPEAKER ID=27 LANGUAGE="DA" NAME="Bonde">
Monsieur le Prsident , le sommet de Lisbonne apportera son lot de belles paroles .
Les paroles sont les bienvenues , mais le problme principal rsulte du fait que nous avons une Union conomique et montaire qui accorde la priorit  la lutte contre l ' inflation plutt qu '  l ' emploi .
Selon la Banque centrale , l ' augmentation des prix devra toujours se maintenir en dessous de 2 % et , en vertu du pacte de stabilit , le dficit budgtaire ne pourra , en gnral , excder 1 % .
Il n ' est jamais stipul que le chmage devra tre infrieur  5 % ou - mieux encore -  2 % voire  1 % .
Le prix de l ' argent ne peut augmenter ; la consommation publique ne peut augmenter .
On pourrait imaginer qu ' un pays souhaite rduire son taux de chmage par le biais d ' investissements publics , mais c ' est interdit .
Il est plus important de continuer  considrer la politique montaire comme une vache sacre que d ' offrir du travail aux chmeurs .
Il est , selon moi , plus important de penser  la situation conomique des familles et de veiller  ce que le pre de famille ramne  la maison une fiche de paye plutt qu ' une lettre de licenciement , et c ' tait aussi l ' avis du gouvernement danois , qui est arriv au pouvoir en 1993 .
En 1992 , le taux de chmage des 11 pays de l ' Euroland tait le mme qu ' au Danemark ,  savoir 9,2 % .
Le taux de chmage au Danemark est pass  5,1 % de 1992  1998 tandis qu ' il a grimp  10,9 % dans l ' Euroland .
Le Danemark a enregistr une croissance globale de 20 % contre 10 % dans la zone euro .
Si le gouvernement danois avait agi de la mme faon aujourd ' hui , il aurait agi en pleine illgalit et contrairement  la constitution , puisque le dficit budgtaire tait  l ' poque de 3,9 % .
Le Danemark a maintenant aussi un excdent budgtaire , parce que ceux qui ont reu une fiche de paye  la place d ' une lettre de licenciement ont commenc  payer des impts plutt que de toucher des allocations .
Les premiers ministres feraient bien d ' tudier l ' exemple danois lorsqu ' ils se runiront  Lisbonne pour parler conomie .
Ce qu ' il nous faut , c ' est une modification du trait UEM et non de belles paroles  l ' intention des chmeurs .
Mon groupe espre que les lecteurs danois dcideront de conserver la couronne danoise lorsqu ' ils seront appels  se prononcer par rfrendum sur l ' adhsion  l ' UEM le 28 septembre de cette anne .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="PT" NAME="Pacheco Pereira">
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil de l ' Union europenne , j ' ai cout votre discours avec intrt et il est vident que sur le plan gnral tout le monde est d ' accord : il s ' agit d ' intentions qui correspondent  une vision des problmes de l ' emploi et de l ' Europe que nous partageons tous .
De ce point de vue , il y a galement ce que M. le prsident du Conseil a mentionn comme un des objectifs du sommet de Lisbonne : la lutte contre le dficit politique de l ' Europe .
C ' est prcisment parce que je pense que si nous continuons  lancer des affirmations gnrales de ce type , nous ne pourrons que difficilement rsoudre ce dficit politique , que je voudrais lui poser quelques questions concrtes pour tenter de comprendre quelle sera la politique mise en uvre sous sa prsidence aprs le sommet de Lisbonne .
<P>
La premire question - trs directe - que je voudrais poser concerne la question institutionnelle que nous avons l ' occasion de discuter pour la premire fois avec M. le prsident du Conseil de l ' Union europenne .
Elle concerne le problme politique le plus srieux qui se soit pos  nous ces derniers temps : le problme de l ' Autriche .
La question que je voudrais poser trs clairement est la suivante : le prsident du Conseil de l ' Union europenne reprsente-t-il ici 14 pays de l ' Union ou 15 pays de l ' Union ?
Cette question est tout  fait justifie dans la mesure o , en tant que prsident en exercice de l ' Union europenne , vous avez fonctionn et agi comme porte-parole de dcisions bilatrales entre les tats .
De ce point de vue , cette question est tout  fait justifie et appelle une rponse aussi claire que possible .
<P>
Je pense qu ' il est trs grave , sur le plan institutionnel , de remplacer les dcisions collgiales prvues par le trait par des dcisions bilatrales entre gouvernements .
Je ne veux pas parler du fond de la question autrichienne , je veux parler du grave prcdent qui consiste  remplacer la collgialit voulue par les Traits par des dcisions bilatrales , aujourd ' hui contre un pays , demain contre un autre ou des autres .
Voil ma premire question .
<P>
Ma deuxime question touche au sommet sur l ' emploi .
Je pensais , pour avoir assist aux dbats  l ' origine de l ' inscription de la problmatique de l ' emploi  l ' ordre du jour du Conseil et  l ' ordre du jour de l ' Union europenne , que le sommet sur l ' emploi visait  combattre les problmes , non pas de la nouvelle conomie de la connaissance , mais de la vieille conomie europenne , les problmes du chmage dans les usines , les chantiers navals , la mtallurgie , la sidrurgie , et que tels taient les problmes de l ' emploi prsents  l ' origine comme tant  l ' ordre du jour du sommet sur l ' emploi .
On est donc en droit de savoir si , quand on parle des problmes de la nouvelle conomie de la connaissance , de la nouvelle conomie numrique - laquelle , pour autant que je sache , n ' a encore gnr aucun emploi en Europe , mais plutt du chmage - on ne remplace pas une incapacit  agir contre les problmes du chmage actuel par ce qui est , en grande partie et jusqu '  aujourd ' hui , une rhtorique sur les problmes du chmage de demain ...
Personne mieux que nous ne comprend le rle vital d ' Internet , de l ' conomie numrique et de l ' conomie de la connaissance , mais telles n ' taient pas les intentions originelles du sommet sur l ' emploi .
<P>
M. le prsident en exercice du Conseil a conclu sur une note vaguement idologique , c ' est bien .
Si telle est la politique social-dmocrate pour l ' conomie du futur , je dois lui rappeler qu ' un des problmes les plus graves concernant l ' conomie de l ' Internet et le retard de l ' Europe est le manque d ' esprit d ' entreprise inscrit dans le systme d ' enseignement , dans l ' action des gouvernements , dans le fonctionnement des institutions .
C ' est ce qu ' il faut combattre pour garantir  l ' avenir l ' conomie de la connaissance .
<SPEAKER ID=29 LANGUAGE="PT" NAME="Seguro">
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , tout d ' abord permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue au Parlement europen , tout spcialement pour ce que vous symbolisez par votre venue ; pour ce que le prsident du groupe des socialistes europens a dj dit ici ,  savoir le symbole politique qui consiste , dans votre tour des capitales ,  venir entendre galement le Parlement europen .
Ce n ' est pas la premire fois que sous prsidence portugaise il y a une relation diffrente et politiquement stimulante entre le Conseil et le Parlement , mais il s ' agit l d ' un geste significatif , comme l ' a relev mon camarade Barn Crespo , geste que nous sommes heureux d ' enregistrer .
<P>
Notre position est claire : nous soutenons l ' initiative du gouvernement portugais , nous la soutenons parce qu ' il s ' agit d ' une initiative srieuse et pour son contenu ,  la fois dans les objectifs stratgiques et dans d ' autres objectifs avec lesquels nous nous identifions .
<P>
La prparation de ce Conseil en est une bonne illustration .
D ' abord , le srieux et la profondeur du document prsent en janvier .
Ensuite , les diffrentes confrences prparatoires , la contribution  la fois des patrons et des syndicalistes  ce sommet .
Et , surtout , la dernire contribution qui a t apporte au niveau de la recherche lors de la runion qui a eu lieu rcemment et qui rassemblait des prix Nobel et des ministres de la science et de la technologie .
C ' est une preuve de srieux , c ' est une preuve d ' attention dans la prparation du Sommet .
<P>
Mais nous soutenons galement l ' initiative qui concerne l ' objectif central , dj mentionn ici , parce que pour la premire fois non seulement la question de l ' emploi et les questions sociales sont replaces au centre du dbat europen , mais cela est fait dans le domaine du possible " atteindre l ' objectif du plein emploi " .
De nombreuses annes durant , beaucoup de personnes disaient que c ' tait impossible , que ce ne serait plus possible dans les nouvelles socits .
<P>
Monsieur le Prsident , flicitations pour avoir remis cette question  l ' ordre du jour sans nier la cohsion sociale et les valeurs qui sont fondamentales pour nous , non seulement parce qu ' elles constituent la matrice du projet fondateur de l ' Union europenne , mais parce qu ' elles constituent la matrice de notre civilisation et , surtout , de notre manire de comprendre le degr d ' exigence et le degr de solidarit entre tous les Europens .
<P>
Nous l ' avons dit en janvier et je voudrais le rpter maintenant : nous ne nous contenterons pas que cet objectif stratgique soit la priorit d ' une prsidence , qu ' il ne soit prioritaire que pendant six mois .
Nous mettons de nouveau le Conseil et la Commission au dfi de l ' inscrire non pas comme une priorit semestrielle , mais comme un dessein de l ' Union europenne aussi important que le dessein de son approfondissement .
Ce n ' est que de cette manire qu ' elle pourra atteindre l ' objectif du srieux avec lequel la prsidence prpare ce Conseil extraordinaire .
Bonne chance , Monsieur le prsident .
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="DA" NAME="Jensen">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , je tiens  vous faire part de ma joie de constater le caractre offensif de l ' ordre du jour fix pour le sommet de Lisbonne en vue de promouvoir l ' emploi et le dveloppement conomique .
Cet ordre du jour met l ' accent sur la ncessit de disposer d ' une conomie forte et dynamique et d ' une comptitivit accrue afin de pouvoir garantir notre objectif consistant  accrotre l ' emploi au sein de l ' UE .
Il convient de se demander pourquoi l ' UE reste tellement  la trane en matire de recherche , de dveloppement des nouvelles technologies et de cration de nouveaux postes de travail par rapport aux tats-Unis .
Il nous faut mettre en uvre des actions communes en vue de renforcer la recherche et le dveloppement , notamment la recherche sur les technologies de l ' information , et il nous faut renforcer le march intrieur et jeter les bases nous permettant de profiter pleinement des nouvelles technologies et de dvelopper le commerce via Internet .
Nous avons raison de mettre l ' accent sur l ' importance de la formation ainsi que sur l ' accs et l ' utilisation d ' Internet par l ' administration publique ; c ' est ce que nous avons appel " la socit cognitive " .
Nous avons aussi raison de mettre l ' accent sur l ' accs aux capitaux  risques et sur la ncessit d ' amliorer la situation des petites et moyennes entreprises .
<P>
La Commission a fix , dans son document prsentant le Sommet , des objectifs chiffrs en matire de dveloppement de l ' emploi , de chmage et d ' emploi des femmes .
Elle a galement dfini un objectif de rduction des problmes lis  la pauvret en Europe pour les dix prochaines annes .
J ' estime qu ' elle a raison de se fixer des objectifs communs , car les politiques des tats dans ce domaine seront ncessairement diffrentes .
Certains tats membres de l ' UE - je ne les citerai pas par peur d ' en oublier certains - sont confronts  un important chmage des jeunes .
Dans d ' autres , dont mon propre pays , le Danemark , le taux de chmage des jeunes est trs bas ; les employeurs et les tablissements de formation se livrent mme  une lutte acharne pour s ' attirer les faveurs des jeunes .
Chaque pays a ses propres problmes , ses propres systmes , sa propre culture et ses propres traditions . C ' est pourquoi le choix des moyens permettant d ' atteindre ces objectifs communs ,  savoir un accroissement de l ' emploi et une rduction de l ' exclusion sociale , doit reflter ces diffrences .
La politique de l ' emploi labore  Luxembourg et reposant sur un change d ' expriences et d ' ides est garante de cette conception et , en dpit des nombreux problmes communs auxquels nous serons confronts au cours des prochaines annes , que ce soit en matire de politique de l ' emploi ou de politique sociale , certains dfis communs ne pourront tre rsolus qu ' individuellement .
Mais il est aussi capital que les tats collaborent et s ' inspirent mutuellement en vue d ' essayer de trouver une solution aux problmes sociaux plutt que de se mettre des btons dans les roues .
Il est important que nous nous fixions des objectifs communs , mais il faut aussi que chaque pays conserve une souverainet et une responsabilit dans l ' laboration de sa politique sociale et de sa politique de l ' emploi et que nous conservions une certaine concurrence entre les systmes afin de garantir une dynamique et une volution de la politique sociale et de celle de l ' emploi .
<SPEAKER ID=31 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Monsieur le Prsident , en tant que dpute de Flandre et au nom de ce que j ' appellerai les rgions nationales , reprsentes au sein de l ' Alliance libre europenne , j ' ai t touch par votre plaidoyer en faveur d ' une approche europenne plus forte par laquelle les quinze tats membres ne cherchent pas  acqurir individuellement plus de pouvoir , mais tentent de renforcer leur coopration .
Vous avez attir l ' attention sur l ' existence de quinze opinions publiques diffrentes , mais il en existe en ralit beaucoup plus .
Il existe  l ' intrieur mme des tats membres de trs grandes diffrences .
Dois-je , moi qui viens de Belgique , vous expliquer les diffrences d ' opinions qui existent entre Flamands et Wallons ? Dois-je vous indiquer les diffrences qui persistent entre l ' ex-Allemagne de l ' Est et celle de l ' Ouest ?
<P>
Il y a en outre la menace d ' une dualisation de l ' opinion publique comme consquence de la globalisation .
Au lieu des diffrences antrieures entre les haves et les havenots , nous observons maintenant des diffrences entre ceux qui suivent le mouvement d ' volution de la socit et ceux qui dcrochent .
Ce danger est particulirement menaant .
Tout le monde doit pouvoir suivre le mouvement en Europe .
Toutes les rgions doivent voluer ensemble et chaque individu doit pouvoir participer  la socit de la connaissance .
<P>
Plus encore que dans le pass , l ' Europe doit pouvoir puiser dans les ralits de ces rgions afin que les points forts de ces rgions soient utiliss de manire optimale en vue de promouvoir la crativit et de pouvoir mener une politique de l ' emploi raliste .
Nous avons bien d constater que les chiffres du chmage sont encore trs divergents malgr les importants moyens financiers mis en uvre dans le cadre des fonds structurels .
Je plaide par consquent en faveur de rseaux de rgions plutt que d ' une Europe dans laquelle chaque tat membre suit sa propre voie .
<SPEAKER ID=32 LANGUAGE="DE" NAME="Markov">
Monsieur le Prsident , Monsieur Guterres , Monsieur Prodi , Mesdames et Messieurs , il est heureux que la Commission et la prsidence portugaise du Conseil aient dsign le plein emploi comme un objectif de la politique europenne .
J ' approuve cette dcision . Toutefois , pour qu ' un tel modle de plein emploi soit porteur d ' avenir , il importe que les emplois crs soient des emplois qualifis et srs du point de vue social .
Nous devons concevoir le monde conomique et le monde du travail de telle sorte que l ' activit rmunratrice soit cologiquement supportable .
Vous misez surtout sur des rformes conomiques du march intrieur aux effets drgulateurs profonds , sur la rvolution de l ' Internet , sur le commerce lectronique et le business lectroniques comme facteurs crateurs d ' emplois .
Avec une telle politique , vous ne pourrez pas tenir la promesse du plein emploi .
Les rformes conomiques comme la libralisation du march intrieur de l ' nergie ont conduit  une concurrence effrne et  de nombreuses fusions au prix de nombreuses pertes d ' emplois naturellement .
Et cette tendance se maintient .
<P>
M. Bangemann avait dj promis au milieu des annes 90 une croissance norme du nombre d ' emplois via la socit de l ' information .
Le rsultat est dcevant .
Les augmentations du nombre d ' emplois dans les secteurs des mdias , de la tlphonie mobile et de la conception de logiciels n ' ont pas compens les pertes d ' emplois dans le secteur des tlcommunications et de l ' industrie lectronique et les effets de la rationalisation des technologies de l ' information dans d ' autres secteurs de l ' conomie .
Quand je vois que beaucoup d ' entreprises actives dans le secteur du commerce lectronique disposent d ' un capital gigantesque en bourse tandis qu ' elles accusent des pertes constantes dans leurs activits oprationnelles , la constatation ne m ' inspire gure plus d ' optimisme .
<P>
Le commerce et le business lectroniques ont certainement un grand avenir devant eux , mais leur contribution  la croissance de l ' emploi est exagre par leurs protagonistes d ' une manire presque religieuse .
C ' est pourquoi je pense que nous avons besoin d ' un autre policy mix pour pouvoir laborer une nouvelle politique du plein emploi .
Cela suppose en premier lieu une politique montaire moins austre , une politique budgtaire visant  renforcer les investissements destins  l ' largissement et au dveloppement futur , ainsi qu ' une politique salariale oriente vers la productivit afin de donner une impulsion  la demande intrieure europenne et  la croissance de l ' emploi .
En deuxime lieu , une stratgie de rduction drastique du temps de travail et de rpartition du travail entre hommes et femmes .
Troisimement , il convient de crer des emplois avec l ' aide des pouvoirs publics dans les secteurs conomiques cologiquement porteurs . Il nous faut aussi une politique innovatrice porteuse d ' avenir , lie en particulier  la consolidation du secteur des petites et moyennes entreprises .
<P>
Quatrimement , une politique d ' mancipation doit tre mise en uvre sur le march de l ' emploi , par laquelle on renoncerait aux stratgies visant  promouvoir les secteurs caractriss par les bas salaires et aux modles qui se proposent de mettre obligatoirement au travail les personnes sans qualification .
En effet , ce n ' est que par une vaste offensive axe sur la formation que l ' on pourra jeter les bases ncessaires  la constitution d ' un personnel qualifi indispensable  la socit de la connaissance et  des services sociaux et culturels , cologiquement efficaces .
Si nous ne nous engageons pas dans cette voie , nous mettrons en pril notre bien-tre futur , notre comptitivit , la productivit de l ' conomie et la cohsion de notre socit .
<SPEAKER ID=33 LANGUAGE="EN" NAME="Collins">
Monsieur le Prsident , les dirigeants europens aborderont essentiellement trois questions cls lors de leur rencontre au Portugal  la fin du mois .
<P>
Ils examineront , d ' abord , les outils dont l ' Union europenne devrait se doter pour s ' adapter aux effets plus gnraux de la globalisation du commerce .
Ensuite , les initiatives qui devraient tre prises afin d ' viter et de combattre l ' exclusion sociale dans notre socit feront l ' objet d ' un examen plus approfondi .
Enfin , les dirigeants europens prsenteront de nouveaux programmes destins  garantir que l ' Union europenne est un leader sur les marchs de la technologie de l ' information , en pleine mutation et en pleine volution .
<P>
Le monde rapetisse en termes d ' accs au march et l ' expression " village global " est tout  fait justifie .
Nanmoins , l ' avnement de la globalisation ne signifiera , ni ne devra signifier , un accs au march absolu et libre pour tous les produits et les services oprant alors .
Il va de soi que chaque pays a ses propres priorits en termes de secteurs conomiques qu ' il dsire protger .
Cela est clairement ressorti de l ' Uruguay Round des ngociations du GATT et apparatra lors des discussions de l ' Organisation mondiale du commerce au cours des trois prochaines annes .
<P>
Du point de vue de l ' Union europenne , il est important que l ' accord conclu par nos dirigeants  Berlin l ' an dernier et approuv par le Parlement en termes de gestion future de la PAC pour la priode 2000-2006 ne soit pas rouvert sous quelque forme que ce soit .
D ' autre part , les initiatives destines  encourager la diversit culturelle et linguistique en Europe doivent continuer  tre soutenues .
<P>
Nous ne devons pas construire une Europe de riches et de pauvres .
L ' Union europenne est une entit conomique trs puissante mais elle est confronte  de graves problmes sociaux qui doivent tre rsolus de manire structure .
Nous devons continuer  mettre en place des programmes de formation globale  l ' attention des jeunes et des chmeurs de longue dure , tant dans les zones urbaines que rurales de l ' Europe .
Le Fonds social europen et les gouvernements nationaux doivent continuer  financer des programmes de dsintoxication ,  promouvoir des normes plus leves d ' alphabtisation des adultes et  lutter contre l ' abandon prmatur de la scolarit .
<SPEAKER ID=34 LANGUAGE="NL" NAME="Blokland">
Monsieur le Prsident , un march du travail fonctionnant correctement et prsentant un quilibre durable entre l ' offre et la demande correspond  un souhait largement rpandu .
Il est par consquent logique que le niveau de chmage lev que l ' Union europenne connat depuis longtemps figure parmi les priorits de l ' agenda du sommet europen de Lisbonne .
La question qui se pose est nanmoins de savoir si c ' est  juste titre que la politique de l ' emploi est ainsi leve au niveau d ' une politique europenne .
Malgr la croissance conomique satisfaisante , la diminution du chmage stagne .
Dans certains tats membres qui connaissent une croissance conomique leve , il est question de surchauffe sur le march du travail et d ' acclration de l ' inflation .
Dans d ' autres tats membres , on parle de faible croissance , de chmage important et de prix stables .
Les instruments spcifiques que sont les taux d ' intrts et les taux de change ne sont plus utilisables .
La divergence de phases dans le cycle conjoncturel appelle des mesures spcifiques au niveau des tats membres .
Le Conseil uvre-t-il galement dans ce sens ?
Si oui , quelles mesures la prsidence du Conseil envisage-t-elle ?
Dans le contexte d ' un march du travail surchauff , personne ne s ' attend  une croissance dans les secteurs  forte intensit de main-d ' uvre .
Cette ralit trouve-t-elle son expression dans la politique ?
Y fait-on le choix d ' une croissance slective ?
Est-on dispos  laisser les secteurs  forte intensit de main-d ' uvre aux rgions qui connaissent un taux de chmage lev ?
Si le sommet de Lisbonne veut aborder srieusement la lutte contre le chmage , on ne pourra pas se contenter de rechercher des solutions parmi les mesures ordinaires .
Il s ' agit d ' apporter le travail l o le chmage est le plus lev .
Il est risqu d ' attendre que les chmeurs se dplacent vers les rgions o il y a du travail , particulirement si la migration qui en rsulte est transfrontalire .
La consquence pourrait en tre une grave dpopulation des rgions  la trane .
<P>
Monsieur le Prsident , nous ne nous sommes pas rendu la tche plus facile en indiquant , lors de l ' introduction de la monnaie commune , quels taient les instruments conomiques et montaires spcifiques  chaque tat membre en vue de matriser le cycle conjoncturel .
Je peux m ' imaginer que la Grande-Bretagne , la Sude et le Danemark se donneront encore un temps de rflexion supplmentaire avant de se lancer dans l ' aventure de l ' euro .
Il importe donc de conclure des accords durables lors du Sommet consacr  la lutte contre le chmage afin de circonscrire le mal , tout en tenant videmment compte du principe de subsidiarit tant donn que c ' est surtout  l ' intrieur des tats membres qu ' il faut s ' attaquer au problme .
<SPEAKER ID=35 LANGUAGE="NL" NAME="Pronk">
Monsieur le Prsident , je tiens  remercier le Premier ministre Guterres pour son expos trs clair .
La grande question que je me pose est : qu ' y a-t-il de vraiment neuf ?
Nous disposons bien sr actuellement d ' une coopration macro-conomique , appele processus de Cologne , nous avons aussi un processus dans le domaine de l ' emploi , appel processus de Luxembourg ; qu ' apportera de vraiment nouveau ce prochain Sommet ?
<P>
Ce qui est vraiment neuf , c ' est naturellement la question de la protection sociale .
Mais de cela , il n ' a t que trs peu question durant le Sommet . Je pense pourtant que c ' est un sujet de la plus haute importance qui mrite d ' tre discut .
Je crois qu ' il est assez facile de voir quelles leons peuvent tre tires du processus de Luxembourg et de dcrter qu ' elles s ' appliquent  la protection sociale .
Je me demande pourquoi on ne peut parler  ce sujet de sant publique .
C ' est une composante essentielle de la protection sociale qui est passablement en crise et , pourtant , le Conseil n ' a manifestement pas encore l ' intention d ' en discuter - quoique le cot financier en soit considrable et que cela soit extrmement important pour un grand nombre de personnes .
<P>
En outre , M. Barn m ' a rendu soucieux en dclarant que le programme que vous prsentez , Monsieur le Prsident , serait en ralit un programme social-dmocrate .
Je me suis alors remmor votre discours et je crois qu ' effectivement , il s ' y trouvait un point dont le caractre tait trs social-dmocrate .
Il s ' agissait du point proposant d ' orienter la macro-conomie en sorte qu ' elle conduise  la cration d ' emplois .
Il est vident que si l ' on mne une politique macro-conomique valable , il s ' ensuivra automatiquement une amlioration de la situation de l ' emploi .
Nous avons dj pu l ' observer .
En revanche , nous ne pouvons pas abuser du sain usage de la rgle macro-conomique par une spcification excessive .
On aboutirait ainsi  une situation que de nombreuses conomies rgies par des pouvoirs sociaux-dmocrates ont connue ou connaissent encore , dans laquelle l ' emploi devient finalement la victime d ' une politique macro-conomique errone .
Il ne faut pas que cela se produise .
J ' espre donc que le Premier ministre ne propose pas de supprimer la politique macro-conomique que nous avons mene au cours des dernires annes avec les succs que l ' on sait ou en tout cas de la modifier au point qu ' elle perde toute son efficacit .
<P>
Enfin , Monsieur le Prsident , les documents de la prsidence portugaise et , dans une moindre mesure , ceux de la Commission me posent un problme .
Il s ' agit de leur caractre dfensif .
Il y a quelques pays en Europe , parmi lesquels le Danemark , les Pays-Bas et l ' Irlande , dont les rsultats en matire d ' emploi sont aussi positifs que ceux des tats-Unis .
Il est donc possible pour les Europens d ' obtenir les mmes rsultats .
D ' autres pays ont montr une capacit nettement moindre .
Il serait bien plus judicieux d ' examiner pourquoi certains pays ou certaines rgions obtiennent des rsultats aussi mdiocres , plutt que de dire simplement que nos rsultats sont globalement nettement moins bons que ceux des tats-Unis .
Je crois que cela n ' est pas tout  fait vrai en gnral et d ' autant moins qu ' il faut tenir compte du fait que le march intrieur ne fonctionne que depuis le 1er janvier 1993 , c ' est--dire depuis relativement peu de temps .
<SPEAKER ID=36 NAME="Goebbels">
Monsieur le Prsident , le premier ministre Guterres a t convaincant .
Les propositions de la prsidence tranchent avec le jargon communautaire habituel .
Les citoyens europens ne veulent pas de dbat thologique , ils attendent des actions concrtes .
<P>
Selon le professeur Fitousi , le plus important dficit menaant actuellement la socit europenne est le dficit d ' avenir .
Beaucoup de nos concitoyens ont peur de l ' avenir qu ' on leur peint en noir depuis deux dcennies .
Le moindre accident est prsent comme une catastrophe cologique irrversible .
La science est souvent diabolise . Rsultat : les jeunes sont de moins en moins nombreux  se tourner vers des tudes scientifiques .
On demande aux gens d ' tre flexibles , d ' entrer dans la course effrne  la productivit .
<P>
L ' Europe est devenue trs productive , sinon elle ne serait pas le premier exportateur mondial .
Nanmoins , le discours dominant est toujours celui de la modration pour les seuls salaris .
Selon le dogme existant , les augmentations de salaires doivent rester bien en de des gains de productivit , faute de quoi l ' inflation reprendrait .
Les bnfices exubrants , engags dans le casino de la finance mondiale , n ' ont apparemment pas d ' incidence inflationniste .
<P>
Je ne plaide pas , ici , contre la politique de stabilit ni contre les ncessaires rformes structurelles .
La finalisation du march intrieur , le surplus de transparence et donc de concurrence , suscits par l ' euro ncessiteront encore bien des ajustements .
Les nouvelles technologies changeront le profil de bien des professions .
Le commerce lectronique liminera beaucoup d ' intermdiaires .
La plupart des gens sont prts  accepter des changements sauf si on leur offre comme seule perspective toujours plus de prcarit , toujours moins de protection sociale .
<P>
Or , l ' Europe dispose actuellement de tous les atouts pour rtablir une croissance durable , raison de plus pour assortir nos objectifs conomiques et montaires d ' une ambition sociale plus grande .
<P>
L ' Union a toujours russi quand elle s ' est fix des objectifs concrets .
Le march intrieur , l ' Union conomique et montaire et ses critres de convergence , les plans d ' action pour l ' emploi issus du sommet de Luxembourg ont donn des rsultats concrets .
Il s ' agit maintenant d ' aller plus loin , de fixer des objectifs de croissance communs pour aller vers le plein emploi et vers la cration d ' un droit social europen .. ..
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( Le prsident interrompt l ' orateur ) J ' aurais encore beaucoup de choses  dire .
Monsieur le Prsident , nous vous faisons confiance .
<SPEAKER ID=37 LANGUAGE="DA" NAME="Dybkjr">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de remercier le premier ministre Guterres pour son discours engag .
J ' estime galement que la mondialisation et les rapides modifications qui en dcoulent constituent les principaux dfis pour l ' avenir et je crois aussi que ce ne sera une russite que si les populations sont impliques .
J ' ai par consquent lu avec une grande satisfaction le document rdig par la Commission en vue du sommet de Lisbonne ainsi que ses deux principaux messages : d ' une part - j ' aurais tendance  dire - les propos habituels sur l ' conomie et , d ' autre part - et ce point est tout aussi important - la ncessit de renforcer le modle social europen par le biais d ' investissements humains .
Le message principal consiste  dclarer que l ' tre humain doit figurer au centre des politiques communautaires .
Je partage en tous points cette dclaration et je partage galement les propos qui ont t formuls en matire de cohsion , mais je voudrais vous mettre en garde contre l ' ide qui consisterait  croire que la cohsion puisse tre tablie en faisant passer un rouleau compresseur sur les diffrents pays dans un but d ' essayer d ' tablir une uniformit .
Comme l ' a signal M. Jens-Peter Bonde , le Danemark a sa manire de procder ; d ' autres pays ont la leur .
Il faut avant tout que les diffrents tats membres et que l ' UE respectent le fait qu ' il puisse y avoir plusieurs manires de rsoudre les problmes .
J ' espre par consquent que les ngociations , lors de la confrence intergouvernementale , et les discussions sur les systmes sociaux ne mettront pas le Danemark dans une situation o il devra mettre son veto ; j ' espre que les discussions seront quitables et que tout le monde pourra souscrire aux rsultats obtenus .
Je le dis aussi pour que l ' ordre du jour prvoie autre chose qu ' une comparaison avec les Etats-Unis .
N ' oublions jamais que la principale mission de l ' Europe consiste  faire de l ' Europe un tout ; nous ne devons donc pas perdre de vue les perspectives de dveloppement .
Je dclarerai en conclusion que la cohsion sociale doit tre tablie tant au sein des diffrents pays que dans l ' Europe tout entire , mais cet objectif ne pourra tre atteint si les diffrents pays ne conservent pas  l ' avenir une force de cohsion .
<SPEAKER ID=38 LANGUAGE="DE" NAME="Schrder, Ilka">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , ce qui m ' importe avant tout , c ' est la socit de l ' information et de la connaissance qui doit doit tre promue pendant la prsidence portugaise .
Quiconque ,  l ' poque des fusions et des rationalisations , avance l ' emploi comme argument pour lgitimer les nouvelles technologies , doit bien tre conscient d ' une chose : une rpartition quitable de toutes les formes d ' activits professionnelles socialement ncessaires ne peut provenir du seul concours d ' une nouvelle technologie .
Pour y parvenir , il nous faut mener une action offensive en vue de rpartir le travail disponible au moyen d ' une rduction radicale du temps de travail et de partager le travail rptitif .
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Ces propositions ne sont pas neuves , mais elles gagnent en actualit .
Pourquoi ?
Parce que dans le discours que l ' on a entendu jusqu ' ici au sujet de la socit de l ' information , un lment est rest entirement occult :  savoir que seule une lite bien forme techniquement peut en tirer profit !
Pour empcher qu ' une nouvelle fois , on ne promette  tout le monde une technologie de la prosprit , mais que les structures sociales demeurent inchanges , il faut que nous dbattions du pouvoir et de la rpartition des ressources .
L ' industrialisation , l ' nergie atomique , la biotechnologie ont-elles apport plus de justice jusqu '  prsent ?
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Un point fait malheureusement totalement dfaut dans ce dbat - quand bien mme voque-t-on souvent et trs volontiers le thme de la protection des consommateurs dans cette Assemble .
Le droit  la protection des donnes prives ne figure pas dans l ' Euro-Paper et il ne joue aucun rle dans le dbat actuel autour du thme du commerce lectronique .
Je me demande o ce thme a bien pu rester !
Aurait-on dj oubli les preuves apportes rcemment concernant le systme d ' coute globale " chelon " ?
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Si nous voulons rester crdibles dans l ' laboration de la Charte des droits fondamentaux , le droit fondamental au respect de la vie prive doit videmment tre transpos dans chacun de nos programmes - et justement en particulier en ce qui concerne les nouvelles technologies .
<SPEAKER ID=39 LANGUAGE="SV" NAME="Schmid, Herman">
Monsieur le Prsident , je trouve tout  fait louable que le programme portugais mette ainsi l ' accent sur le combat pour l ' emploi , et qu ' il fixe pour objectif la disparition totale du chmage .
Toutefois , ce programme prsente encore un dsquilibre que je trouve proccupant . C ' est l ce dont je voudrais parler .
Car en mettant de la sorte l ' accent sur la socit de la connaissance - ou de l ' information - , ce programme , comme les diffrents programmes nationaux que nous connaissons , conduit  concentrer les efforts de l ' Union sur l ' aide aux innovateurs , aux entrepreneurs , aux nouvelles socits et aux secteurs nouveaux .
On adapte les formations  leur intention , on labore une politique fiscale spcifique , on leur fournit la possibilit de disposer de capitaux  risques , on se plie en quatre pour servir ces entreprises novatrices .
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Or l ' exprience que j ' ai de ces secteurs me dit qu ' ils se tirent fort bien d ' affaire .
Il est courant qu ' ils aient des capitaux  revendre , et qu ' on les gte  l ' excs .
Je connais des socits du secteur informatique qui sont plus gtes qu ' on n ' oserait l ' imaginer .
Je pense qu ' il serait plus judicieux d ' utiliser des ressources pour tenter d ' viter que notre socit ne se scinde en deux : d ' un ct la nouvelle conomie , et de l ' autre l ' ancienne .
Il faudrait avant tout crer des mcanismes d ' intgration .
Le plus important , peut-tre , est de mettre en place une infrastructure conue de telle sorte que les secteurs qui ne sont pas en expansion puissent avoir une chance de rester dans la course , de mme que les groupes de population vivant dans les rgions excentres .
C ' est pourquoi je pense qu ' il faudrait miser sur l ' quipement des coles publiques en matriel informatique , sur le dveloppement du rseau  large bande dans les rgions faiblement peuples , les bibliothques technologiques et un secteur public qu ' il ne s ' agit pas d ' appauvrir , mais au contraire , de renforcer .
<SPEAKER ID=40 NAME="Berthu">
Monsieur le Prsident , l ' ordre du jour du Conseil de Lisbonne , qui va se tenir les 23 et 24 mars prochains , a de quoi donner le vertige .
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Ne serait-ce qu ' au niveau des ttes de chapitre , on voit mentionner l ' Europe de l ' innovation et de la connaissance , les rformes structurelles , la comptitivit , le modle social europen , l ' emploi , la cohsion sociale , les politiques macro-conomiques et la croissance durable .
Sur cette base , il n ' est pas tonnant que les multiples contributions de la prsidence de la Commission et des tats membres aient tendance  s ' parpiller , pour le moment , dans toutes les directions .
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Cet exercice peut se terminer de deux manires bien diffrentes : soit il permet un vaste change d ' ides stimulantes , que chacun essayera ensuite d ' appliquer chez lui , avec ventuellement des initiatives communes dans le domaine nouveau des changes lectroniques - et cette hypothse ne serait finalement pas si mauvaise - soit le Conseil veut absolument afficher des rsultats en termes de transfert de comptences  l ' Europe et nous irons vers davantage de centralisation et de bureaucratie , c ' est--dire exactement l ' inverse de ce qu ' il faudrait .
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La lecture des documents prparatoires nous donne quelques craintes  cet gard .
On y apprend que - excusez ce jargon , mais ce n ' est pas le mien- il faut mieux faire converger le processus de Cologne concernant la coordination des politiques macro-conomiques , le processus de Cardiff concernant les rformes structurelles et le processus de Luxembourg concernant la coordination des politiques de l ' emploi , tout en enrichissant au passage le contenu du pacte pour l ' emploi et du suivi multilatral des politiques budgtaires .
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Mais comment assurer cette meilleure convergence de tous ces processus si diffrents ?
Le document de la prsidence du 12 janvier en donne la cl dans sa conclusion .
Il faudrait rformer les grandes orientations de politique conomique , les GOP , qui  l ' heure actuelle n ' ont que le statut de recommandation annuelle du Conseil aux tats membres - pour tendre leur champ d ' application et surtout , je cite : " renforcer leur caractre de document d ' encadrement " .
Le mot " encadrement " paraissant devoir tre compris ici dans son double sens de synthse et d ' obligation .
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Avec ces documents globaux , ne sommes-nous pas , Monsieur le Prsident , en train de rinventer le GOS-plan ?
On peut se le demander , surtout quand on lit la contribution franaise qui en rajoute dans le dirigisme en proposant de coordonner  Bruxelles toute une srie de politiques nationales , par exemple dans les domaines de l ' emploi , de la protection sociale ou des PME , et en les assortissant d ' une vaste batterie d ' indicateurs chiffrs dont il faudrait organiser la surveillance .
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Un tel pilotage centralis se traduirait par de nouvelles violations de la subsidiarit , de nouvelles uniformisations de dtail , de nouvelles coordinations contraignantes imposes  des pays se trouvant dans des situations diffrentes , c ' est--dire finalement de nouvelles rigidits qui s ' ajouteront  la rigidit de la monnaie unique .
<P>
L ' ambition du Conseil de Lisbonne devrait plutt tre ,  notre avis , de lever ces rigidits , de favoriser la flexibilit , l ' adaptation , d ' changer les expriences nationales positives pour encourager la crativit qui ne prosprera que grce  la libert de choix des peuples .
<SPEAKER ID=41 LANGUAGE="DE" NAME="von Wogau">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , chers collgues , dans les discours que nous venons d ' entendre , un objectif grandiose a t voqu : celui que nous , Europens , devenions comptitifs vis--vis des tats-Unis , que nous devenions des partenaires gaux en droits par rapport aux tats-Unis .
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Si nous considrons notre produit national brut , cela devrait tre possible .
Si en revanche , nous observons comment les Europens se positionnent par rapport aux Amricains en ce qui concerne les personnalits - quand il s ' agit par exemple de trouver un nouveau prsident pour le Fonds montaire international - , nous sommes sans nul doute encore trs loin d ' tre des partenaires gaux en droits .
<P>
Il faut nous demander quelles en sont les causes .
Il y a des secteurs o nous occupons la position de tte dans le domaine conomique , notamment dans celui des nouveaux mdias .
Je citerai notamment la tlphonie mobile .
Nous les avons proscrits dans cette enceinte car ils sont une nuisance .
Ils sont pourtant aussi un instrument important qui facilite la vie dans maints domaines et qui cre des emplois .
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Or nous , les Europens , occupons une position de leader dans le domaine .
Pourquoi donc ?
Nous sommes en tte parce nous sommes parvenus  dfinir une rglementation europenne commune ,  dterminer une norme europenne commune  un stade trs prcoce qui est devenue aujourd ' hui la norme au niveau mondial .
Cela signifie que quand nous , les Europens , arrivons  nous entendre entre nous sans perdre de temps , nous pouvons aussi tre comptitifs dans le secteur des nouvelles technologies .
<P>
O les dficiences de l ' Europe se situent-elles en fait ?
Je pense , Monsieur le Prsident du Conseil , que nous ne pourrons pas les liminer en crant de nouveaux observatoires comme on projette de le faire actuellement .
Ces observatoires creront quelques emplois de fonctionnaires mais n ' en creront pas dans les petites et moyennes entreprises .
La formation en Europe prsente des lacunes .
Cela se rvle par le fait que nous devons importer dans le domaine des nouveaux mdias en provenance de pays qui ne font pas partie de l ' Europe .
La volont et l ' esprit d ' entreprise font dfaut en Europe , ainsi que cela a dj t dit .
Il y a trop peu de jeunes qui sont prts  prendre le risque de devenir indpendants .
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Nous manquons de flexibilit dans l ' organisation de notre travail .
Si l ' on impose d ' autres rgles strictes dans ce domaine , comme l ' instauration en France de la semaine des 35 heures , je suis convaincu que cela pourra crer des emplois  court terme mais qu '  plus longue chance , cela compromettra notre comptitivit et dtruira des emplois .
<P>
En Europe , nous sommes encore trs loin d ' un march intrieur uniforme .
Nous avons 15 marchs intrieurs et un march commun europen .
Nous avons besoin de rgles europennes claires et uniformes pour le commerce lectronique .
Nous avons besoin d ' un brevet europen  un prix transparent , or cela aussi nous fait encore dfaut .
Ce brevet europen est si coteux , qu ' il n ' est pas comptitif par rapport aux autres brevets .
Nous avons besoin de la socit anonyme europenne . Enfin , et ce n ' est pas l ' lment le moins important , nous devons adapter nos systmes de scurit sociale au nouveau contexte d ' une Europe commune , car cet lment constitue aussi l ' une des bases de ce que nous appelons le modle social , c ' est--dire une conomie sociale de march pour l ' Europe .
<SPEAKER ID=42 LANGUAGE="EN" NAME="Murphy">
Monsieur le Prsident , je voudrais remercier M. Guterres pour son discours de ce soir et pour l ' initiative - trs importante  nos yeux - qu ' il a prise d ' organiser le sommet de Lisbonne .
Force est d ' admettre , si l ' on veut tre honntes , que la route a t longue de Luxembourg  Lisbonne et qu ' aujourd ' hui , nous esprons vraiment des rsultats concrets , nous attendons que le sommet de Lisbonne dbouche sur des faits .
<P>
De nombreux Europens sont prsents ce soir dans la tribune et je me demande ce qu ' ils pensent de nos discussions .
Je voudrais qu ' ils rentrent chez eux ce soir avec l ' ide que les institutions de l ' Union europenne se sont dsormais engages dans un processus vritable , qui dbouchera sur une nouvelle priode de plein emploi au sein de l ' Union europenne .
<P>
La mise en place de ce plein emploi implique de nombreux dfis .
Certains seront trs difficiles  relever mais ce qui importe , c ' est de transformer la rhtorique des propos que nous avons tenus pendant d ' aussi nombreuses annes -  propos du plein emploi ,  propos d ' une socit sans exclusion ,  propos d ' une socit base sur l ' innovation et le savoir - en ralit .
C ' est le grand dfi que Lisbonne devra relever , c ' est toute l ' importance de ce Sommet .
<P>
Je voudrais m ' attarder sur un ou deux aspects cls qui nous aideront  atteindre l ' objectif que nous nous sommes fix de transformer la rhtorique en ralit .
Tout d ' abord , nous devons nous engager  avoir de vritables points de rfrence , une vritable procdure d ' examen critique par nos pairs ,  nous fixer des objectifs , des objectifs vritables que nous pouvons atteindre ,  faire en sorte que les gouvernements acceptent de se lancer dans un processus trs courageux qui consiste  dire : " oui , nous nous autoriserons  tre nots les uns par rapport aux autres , nous nous autoriserons  tre nots par rapport au reste du monde " .
<P>
Il s ' agit l d ' une dcision vraiment courageuse , parce que certains tats membres se trouveront , de toute vidence , au bas du classement , une place que personne n ' aime occuper .
Mais c ' est important si nous voulons que le sommet de Lisbonne dbouche sur un rsultat vraiment ralisable et non sur une autre pente - pente dont ne veut pas le Premier ministre Guterres , qui dsire vraiment que le sommet de Lisbonne aboutisse  des rsultats concrets .
<P>
Il est d ' autres domaines que nous devons examiner .
L ' un d ' eux est la cration d ' une Europe lectronique impliquant tous les citoyens europens et ne laisse personne sur le ct .
Un autre est le processus d ' tablissement d ' un vritable march unique - dont nous ne disposons pas encore - et d ' une formation technique qui permettra de mettre en place une socit base sur l ' innovation et le savoir .
<P>
Nos choix seront ardus mais , je le rpte , je voudrais que les personnes prsentes dans la tribune ce soir rentrent chez elles avec la conviction que notre socit sera vraiment base sur le plein emploi , que Lisbonne marquera la fin de notre voyage et que le Sommet dbouchera sur des rsultats concrets .
<SPEAKER ID=43 NAME="Laguiller">
Monsieur le Prsident , pendant que les chefs d ' tat de l ' Union europenne prparent leur rencontre  Lisbonne , pour discuter emploi , rforme conomique , cohsion sociale , ABB / Alstom , trust europen s ' il en est , montre concrtement la ralit qui se cache derrire les mots creux des responsables politiques .
Ce trust , un des plus puissants d ' Europe , qui ralise des bnfices confortables , se prpare  supprimer dix mille emplois sur 54.000 , soit un emploi sur cinq , et  fermer six sites industriels , une catastrophe pour les rgions concernes .
<P>
Ce mpris pour les intrts les plus lmentaires de la socit de la part d ' ABB / Alstom et de ses semblables est rvoltant .
Au nom des dputs Lutte ouvrire , j ' affirme ma solidarit avec les travailleurs d ' ABB / Alstom et les travailleurs de toutes les grandes entreprises qui luttent pour s ' opposer  l ' inacceptable . Nous dnonons l ' attitude des tats nationaux comme des institutions europennes qui refusent toute mesure contraignante  l ' gard des groupes industriels qui licencient alors qu ' Alstom , par exemple , s ' est enrichi grce aux commandes d ' tat .
J ' affirme qu ' interdire les licenciements  ABB / Alstom sous peine de rquisition serait une mesure de salubrit publique lmentaire .
<SPEAKER ID=44 LANGUAGE="EN" NAME="Chichester">
Je me flicite de ce nouvel objectif stratgique qui consiste  faire de l ' Europe la rgion la plus dynamique et la plus comptitive .
Qui pourrait mettre en doute cette ambition ?
Je tiens nanmoins  souligner que le dynamisme et l ' esprit d ' entreprise , ainsi que la cohsion sociale , sont un objectif trs ambitieux , sans parler de la tension novatrice entre ces deux objectifs .
J ' espre que nous pourrons les atteindre , mais je lance un avertissement .
<P>
J ' entends parler d ' un autre objectif ambitieux qui consiste  jouer un rle proactif dans la cration d ' un cyberespace .
Je ne peux m ' empcher de penser qu ' il s ' agit d ' un cas o des mesures sont prises aprs coup !
Je me flicite de l ' importance accorde  la recherche et au dveloppement en Europe ,  l ' essor des industries de contenu et  l ' activation de rseaux  bande large avec tout ce que cela implique comme travail en vue d ' une socit du savoir .
En fait , je prfrerais l ' appeler conomie de l ' information , parce que c ' est l ' aspect conomique qui prime .
<P>
Nous vivons  l ' re lectronique numrique de l ' Internet .
Cela rsume ce que nous essayons d ' atteindre au niveau lectronique de la vie .
Mais je me rjouis  l ' ide que ce Sommet vise galement  mettre l ' accent sur une rforme de nos conomies en Europe , dans le but d ' amliorer la comptitivit et l ' innovation .
Cela doit se faire .
Nous ne pouvons uniquement nous focaliser sur la nouvelle conomie ; nous devons prter attention  l ' ancienne .
Je me rjouis d ' obtenir plus d ' informations  propos de la charte europenne pour les micro-entreprises - qui devrait tre trs intressante .
<P>
L ' une des priorits fixes durant le processus de Cardiff est l ' amlioration de la sensibilit des marchs financiers  la valeur des investissements immatriels et des investissements dans le savoir .
Cet objectif a t atteint il y a quelques mois et a peut-tre mme dpass les rves les plus fous .
On peut le constater dans la hausse phnomnale des marchs boursiers europens , notamment au niveau de la valeur des socits " dot.com " , et plus rcemment dans les changements majeurs intervenus dans la composition de l ' indice FTSE de Londres .
Mme si ces valeurs se sont envoles et que la chance peut tourner , je ne peux m ' empcher de penser que le changement structurel sous-jacent de nos conomies subsistera .
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="DE" NAME="Randzio-Plath">
Monsieur le Prsident du Conseil , vous avez apport dans ce Parlement cette atmosphre particulire qui prcde le signal du dpart .
Nous ne pouvons qu ' esprer que le Sommet extraordinaire donnera des rsultats  la mesure des grandes esprances qui auront t places en lui .
Car en effet , comme vous l ' avez dj soulign , ce n ' est pas d ' une nouvelle procdure , d ' un nouveau processus succdant  un autre que nous avons besoin , il nous faut surtout des actes , grce auxquels la population de l ' Union europenne pourra mesurer l ' utilit et la plus-value apporte par l ' action de l ' Union europenne .
Partant de cette ide , vous avez avec raison rassembl l ' emploi , la rforme de l ' conomie , la croissance et la cohsion sociale en un tout auquel vous avez donn la priorit .
Il est important que tous les acteurs au sein des gouvernements et de la Commission tirent dans le mme sens pour atteindre le plein emploi .
Il deviendra alors possible de convaincre tous les acteurs de la politique conomique de la ncessit d ' une attitude cohrente qui a malheureusement fait dfaut jusqu '  ce jour .
<P>
L ' Europe ne peut pas se lamenter devant le spectacle du succs de l ' conomie amricaine ou du dollar fort si elle n ' en tire pas la leon  son propre sujet .
Des rformes sont srement utiles et ncessaires dans le secteur des services financiers , du capital du secteur tertiaire et sur les marchs du travail .
Eux seuls ne suffiront toutefois pas pour donner l ' lan ncessaire  la croissance pour que celle-ci atteigne un niveau lev et durable se rpercutant de manire positive sur l ' emploi .
Nous avons d le constater  diverses reprises au cours des annes ' 90 .
<P>
Pour une augmentation de la productivit de 2 % , il faut un taux de croissance de 3,5 % pour pouvoir atteindre le plein emploi en l ' espace de dix annes .
La perspective s ' est rapproche .
C ' est pourquoi le plein emploi doit figurer en tte de l ' ordre du jour .
Nous devons nous fixer un objectif de croissance de 3 % au minimum .
L ' objectif du plein emploi ne peut tre atteint par la politique conomique  elle seule .
L ' Europe de l ' innovation et de la socit de l ' information doivent galement servir cet objectif .
Nous en sommes encore loin .
<P>
Nous devons aussi prendre conscience qu ' il nous faut une autre forme de politique conomique et d ' autres formes d ' conomie .
Il n ' est tout simplement pas acceptable que des actionnaires ou des administrateurs de socits anonymes puissent dcider seuls des emplois , de l ' conomie et de l ' volution du cours des actions .
Si un colier de treize ans au clavier de son ordinateur est capable , aprs l ' cole , d ' changer les actions de ses parents comme s ' il s ' agissait d ' un jeu , cela ressemble plus aux jeux d ' un casino qu '  une activit responsable .
Je crois que le sommet extraordinaire de Lisbonne donnera le signal d ' une activit conomique responsable au sein de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=46 LANGUAGE="DE" NAME="Menrad">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Premier ministre , Monsieur le Prsident de la Commission , la prsidence portugaise a prsent un programme ambitieux pour le Sommet extraordinaire .
Je vous souhaite un franc succs !
Je me flicite aussi du soutien qu ' apporte la Commission au Portugal , notamment par la communication qui veut faire de la Communaut une socit de l ' information accessible  tous .
<P>
Les paroles du Premier ministre dmocrate- chrtien Jean-Claude Juncker au sommet de Luxembourg de 1997 , qui tait consacr  l ' emploi , restent valables pour le sommet de Lisbonne : le Sommet ne peut se contenter de produire de la littrature ; par cette remarque , il faisait rfrence aux nombreuses dclarations non contraignantes faites lors d ' autres sommets .
Avec le processus de Luxembourg , les chefs de gouvernement visaient des rsultats concrets .
Toutefois , depuis 1997 , les rsultats vraiment importants n ' ont pas t obtenus .
<P>
Le contenu du pacte pour l ' emploi de Cologne ne s ' est gure concrtis jusqu '  prsent .
Par ailleurs la participation du Parlement europen en tant que partenaire  part entire fait toujours dfaut dans le dialogue macro-conomique .
Quant aux lignes directrices nonces  Luxembourg en matire de politique de l ' emploi , celles-ci n ' ont t transposes par les tats membres que de manire insuffisante dans certains secteurs , ainsi par exemple dans le domaine de l ' apprentissage tout au long de la vie , comme le constate le rapport commun sur l ' emploi de 1999 .
<P>
M. Suominen a mis l ' accent sur le fait que certains tats europens manquent justement de personnel qualifi dans le domaine de la technologie de l ' information .
Plutt que d ' importer ce personnel en provenance de pays tiers , il vaudrait mieux investir dans la formation et le perfectionnement , investir dans le capital humain .
C ' est la manire la plus efficace de rduire le chmage .
L ' objectif le plus important du Sommet doit tre atteint le plus rapidement possible ,  savoir l ' amlioration de la comptitivit de l ' conomie europenne .
Le groupe de Ciampi dsigne galement comme objectif le statut de la socit anonyme europenne .
Il estime le cot de l ' absence d ' un tel statut  une perte conomique annuelle de 30 milliards d ' euros .
Nous ne voulons pas cette socit anonyme europenne pour son seul nom .
Nous avons besoin de cette socit anonyme europenne pour autant qu ' elle soit dote de normes minimales en matire de participation des travailleurs .
Notre objectif de politique sociale n ' est pas non plus l ' conomie de march pure et dure mais bien l ' conomie sociale de march en tant que modle europen .
<P>
Nous devrons aussi valuer le sommet de Lisbonne selon la contribution qu ' il apportera  l ' obtention de ce rsultat .
<SPEAKER ID=47 NAME="Desama">
Monsieur le Prsident du Conseil , savez-vous comment Archimde exposait sa thorie du levier ?
Il disait : " donnez un point d ' appui et je soulverai le monde " .
Manifestement ,  Lisbonne , vous essayez de soulever le monde , ou en tout cas un monde qui est le ntre : celui de l ' Europe .
Pour ce qui est du levier , vous en avez dcrit tous les mcanismes au travers de votre proposition enthousiasmante , excitante  bien des gards .
Reste le point d ' appui .
<P>
Le point d ' appui , ce sont les moyens .
Or , vous tes ici devant une Assemble dont plusieurs membres vivent encore dans le souvenir de ce que j ' appellerai le syndrome du Livre blanc , c ' est--dire cette formidable initiative de Jacques Delors qui s ' est fracasse contre les comptables d ' Ecofin .
Nous ne voudrions pas qu ' il vous arrive aujourd ' hui la mme msaventure , car le projet que vous nous offrez est  ce point enthousiasmant qu ' il peut dynamiser et donner  l ' Europe cet avenir appel par notre collgue Goebbels .
Encore faut-il cependant que vous en ayez les moyens , des moyens qui , je le crains , vous font quelque peu dfaut aujourd ' hui .
 vous donc de les forger .
Ce n ' est pas le corset de l ' Agenda 2000 qui vous donnera les moyens ncessaires .
Il faudra donc pousser vos collgues  faire en sorte que l ' on finance les propositions que vous allez nous faire .
<P>
Un exemple parmi d ' autres , - et c ' est un des dispositifs importants de ce que vous proposez - est celui de la socit de l ' information et de la connaissance .
Il est clair - et vous l ' avez bien expliqu - que la fracture sociale est un problme essentiel contre lequel nous devons lutter .
Il ne faudrait pas y ajouter ce que j ' appellerai la fracture digitale .
En effet ,  qui allez-vous proposer cette socit de l ' information et de la connaissance ?
 une population de plus en plus vieille ou vieillissante ,  une population qui reste , malgr tout , pauvre et  une population , hlas , de moins en moins bien forme .
C ' est donc par la base qu ' il va falloir agir si vous ne voulez pas que cette socit de la connaissance se rsume  la course aux profits de quelques start-up performantes , ncessaires .
Mais ce n ' est pas l votre objectif .
<P>
Dans le dispositif que vous avez prvu , il est un absent , que je regrette , ce sont les services publics .
Dans l ' histoire de notre modle social europen , les services publics ont jou un rle essentiel .
Aujourd ' hui , il est vrai , le temps n ' est plus aux monopoles et la Commission a entam un processus de libralisation , de mise en concurrence d ' un certain nombre de secteurs publics pour les moderniser et les rendre efficaces .
Mais on ne peut en rester l .
Il faut maintenant mieux dfinir , dans ce contexte de la concurrence et de la socit de l ' information , quelles vont tre , demain , les principales missions de service public valables pour les entreprises publiques , mais aussi pour les entreprises prives de ce secteur .
Il faudrait ,  cet gard , des initiatives plus fortes , qui ne figurent pas encore dans le programme de travail de la Commission mais auxquelles vous pourriez donner une impulsion : ce serait , me semble-t-il , un signal extrmement important .
<P>
Enfin , cette socit de la connaissance repose sur la recherche et dveloppement et je voudrais saluer , ici , l ' initiative de la Commission visant  crer un espace europen de la recherche .
Mais ,  ce sujet , Monsieur le Prsident , la Commission et le Parlement auront besoin du Conseil pour doter la cration de cet espace europen de la recherche des moyens ncessaires .
Le programme-cadre n ' y suffira pas , il faudra le doper , il faudra en changer les principales orientations .
C ' est un travail important , mais nous comptons sur vous .
<SPEAKER ID=48 NAME="Bers">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , chers collgues ; Monsieur le Prsident , vous avez parl de dficit politique .
Je crois que les propositions que vous ferez  Lisbonne , qui doivent permettre de runir ces fameuses grandes orientations de politique conomique , ces lignes directrices " Emploi " , pour dboucher sur des lignes directrices pour la politique europenne de croissance et d ' emploi , vont dans le bon sens .
Elles sont un outil de la dcision politique .
<P>
Pourtant elles comportent des dcisions institutionnelles dont nous mesurons  moyen terme le poids .
Elles renforcent le Conseil europen dans le processus de dcision .
Ce que nous faisons l n ' est pas neutre .
Mesurons-en l ' impact sur l ' ensemble des dcisions que nous prendrons lorsqu ' il faudra discuter de la rforme du Conseil " Affaires gnrales " .
Et puis , derrire ce processus de dcision au plan europen , il y a une autre bataille  mener , celle que chacun d ' entre nous devra mener dans son tat membre , car rien ne sert de dcider de belles orientations au plan politique si les discussions budgtaires que nous engageons dans nos tats membres ne tiennent pas compte de ces orientations .
C ' est  chacun d ' entre nous d ' y travailler .
<P>
Dans la stratgie que vous nous proposez , avec un objectif  dix ans , comment ne pas se rjouir de l ' objectif ambitieux que vous affichez de cesser de faire du plein-emploi un tabou dans l ' Union europenne et de nous en donner les moyens grce  un objectif chiffr de 3 % de croissance .
Mais au-del , dans votre objectif d ' une conomie de la connaissance , Claude Desama , avant moi , a parl du rle des services publics pour atteindre un tel objectif , mais j ' insisterai pour ma part sur une stratgie de formation tout au long de la vie .
Pour cela , nous avons besoin d ' objectifs concrets mais nous savons que nous n ' y parviendrons pas sans fonder des propositions sur un vritable dialogue social , et l je crois qu ' il nous faut aussi aller de l ' avant .
<P>
Enfin , un dernier mot sur la cohsion sociale .
Je me rjouis de l ' insistance avec laquelle vous en avez parl , car nous ne voulons pas d ' une socit changeant le progrs de l ' innovation contre l ' abandon de la cohsion sociale .
Mais nous ne pensons pas que la lutte contre l ' exclusion sociale puisse se saucissonner .
C ' est un projet global ; l ' ide de groupes cibls est peut-tre une tape , elle ne peut pas tre la solution de nos difficults en matire de pauvret et d ' exclusion sociale .
Nous savons que pour cela nous avons besoin de volontarisme et que nous pouvons compter sur votre dtermination .
Nous vous soutiendrons  Lisbonne pour la mise en uvre d ' orientations nouvelles en matire de politique conomique de l ' Union .
<SPEAKER ID=49 LANGUAGE="EN" NAME="Harbour">
Monsieur le Prsident , avec mes collgues , je voudrais remercier la prsidence portugaise du document trs clair qu ' elle nous a prsent aujourd ' hui .
Je dsire mettre l ' accent sur ce qui sera , selon moi , le vritable dfi que vos collgues et vous-mme devrez relever lorsque vous vous runirez  la fin du mois pour discuter de la proposition de la prsidence ,  savoir comment modifier notre attitude globale et penser  l ' esprit d ' entreprise ,  la manire d ' encourager nos citoyens  lancer de nouvelles entreprises , qui - nous l ' admettons aujourd ' hui - sont le moteur de la nouvelle conomie .
Il est triste de constater que l ' Europe a d tre stimule par " l ' conomie du savoir " pour comprendre ce qui tait vident depuis dix ans ou plus ,  savoir que notre conomie n ' est pas adquatement prpare pour encourager les petits entrepreneurs  se lancer sur le march ,  prendre le risque de crer de nouvelles entreprises .
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Mais il n ' y a pas que les preneurs de risques qui doivent tre encourags , tous ceux qui occupent un poste dans une organisation doivent l ' tre .
Dans la nouvelle conomie , nous voulons donner  ces gens l ' occasion de lancer leur propre entreprise ; de travailler pour de nouvelles entreprises en pleine croissance ; de davantage contrler leur vie professionnelle ; de vraiment atteindre leur potentiel .
Pensez aux nombreuses personnes qui travaillent dans de grandes entreprises , qui n ' utilisent pas toutes leurs comptences , qui sont prises au pige dans de grandes organisations , qui ont peur de partir parce qu ' elles n ' auront plus droit  leur pension et qui s ' inquitent , surtout ,  cause du chmage .
L ' une des manires d ' encourager cette prise de risque est d ' avancer vers un plein emploi tel que les gens sentent qu ' ils peuvent prendre ce risque personnel .
<P>
Je conclurai , nanmoins , en posant la question suivante : qui viendra en premier ?
Pouvons-nous vraiment atteindre le plein emploi sans donner libre cours  l ' esprit d ' initiative ?
Si nous attendons que cela se produise , je crains que les grands objectifs que vous vous tes fixs ne seront pas atteints .
<SPEAKER ID=50 LANGUAGE="NL" NAME="Van Lancker">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , je crois que , grce  votre engagement et  celui de la Commission , le sommet de Lisbonne pourra tre un sommet ambitieux et social , au cours duquel le modle social europen sera enfin peru comme un nouveau moteur de l ' intgration europenne et le plein emploi comme un objectif concret .
Toutefois , si le sommet de Lisbonne se propose d ' tre le sommet de ces ambitions politiques , il doit galement devenir le sommet de la mthode .
Je voudrais attirer votre attention sur trois points qui me paraissent essentiels pour la russite du sommet dans sa dimension sociale .
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Premirement , en ce qui concerne la mthode , il convient de ne pas subordonner la stratgie de l ' emploi et la nouvelle procdure de coordination en matire de scurit sociale  une politique macro-conomique oriente exclusivement vers la stabilit .
Pour moi , Monsieur le Prsident du Conseil , cela signifie clairement que le Conseil " affaires sociales " doit pouvoir peser du mme poids dans la balance que le Conseil cofin et que la direction politique doit demeurer entre les mains du Conseil europen .
<P>
Deuximement , je voudrais soutenir de toutes mes forces votre engagement  fixer des objectifs prcis en termes de croissance conomique comme en termes de taux d ' occupation .
Mais j ' ajouterais que si Lisbonne veut devenir un vrai sommet social , il faut que nous puissions raliser nos intentions en ce qui concerne la modernisation et la consolidation de la scurit sociale . Dans ce domaine nous avons aussi besoin de normes d ' excellence .
Sur ce plan nous aimerions aussi disposer d ' un processus de Luxembourg .
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Enfin , je soutiens l ' intention de la Commission europenne de formuler une norme europenne ambitieuse au sujet de la pauvret en vue de faire reculer celle-ci radicalement dans un dlai de dix ans .
Je pense qu ' il est important de fixer un objectif  ce sujet , Monsieur le Prsident du Conseil ,  savoir que tous les tats membres soient appels  relever le dfi que constitue la lutte contre l ' exclusion sociale de tous les citoyens sans exception , qu ' ils s ' agisse d ' enfants , de parents de ceux-ci ou des personnes plus ges .
Je souhaite le meilleur succs  la prsidence dans la ralisation de ses ambitions .
<SPEAKER ID=51 NAME="Hermange">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Prsident , le Conseil europen extraordinaire de Lisbonne sur l ' emploi , la rforme conomique et la cohsion sociale va poursuivre , comme vous nous l ' avez dit , un objectif ambitieux , trs ambitieux , au risque de dcevoir nos concitoyens , conscients qu ' ils sont qu ' il ne suffit pas de dcrter le plein emploi et l ' radication de la pauvret en Europe pour y parvenir .
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Mais enfin , ce Sommet a un mrite majeur : tracer , aprs Cardiff et Luxembourg , une volont politique au bnfice d ' une plus grande cohsion sociale , et notamment des 57 millions de personnes vivant en situation de pauvret sur notre territoire , parmi lesquelles les mres isoles , les familles nombreuses et les enfants et auxquelles s ' ajouteront , demain , d ' autres exclus ,  savoir celles et ceux qui n ' auront pas accs aux nouveaux champs de connaissances , ce qui engendrera de nouveaux dsquilibres sociaux .
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Ainsi convient-il de mettre en place une politique conomique et sociale rsolument tourne vers l ' avenir , afin d ' viter le foss numrique entre les " inforiches " et les " infopauvres " , c ' est--dire , comme vient de le dire l ' un de mes collgues , la fracture digitale .
<P>
C ' est la raison pour laquelle , si je pense que les nouvelles technologies reprsentent pour notre croissance un formidable vecteur d ' intgration , elles ne le seront que si elles sont enseignes ds l ' enfance , dans la mesure o la moiti des emplois , d ' ici 2010 , appartiendront  des secteurs directement lis aux technologies de l ' information .
<P>
 cet gard , je prconise que trois dcisions soient prises lors du sommet de Lisbonne : premirement , une stratgie de formation labore tout au long de la vie , avec la mise en place d ' un agenda pour radiquer la pauvret des enfants , pauvret tant conomique qu ' intellectuelle ; deuximement , la mise en place de la socit europenne au bnfice de l ' espace europen de la recherche ; troisimement , la mise en place d ' une mthode de travail , de coordination ouverte et articule sur nos politiques sociales et conomiques , avec une valuation concerte de nos plans nationaux .
<SPEAKER ID=52 LANGUAGE="DE" NAME="Bullmann">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , il y a une ide qui me ravit extraordinairement dans la dclaration de la prsidence portugaise du Conseil .
Cette ide consiste  considrer que la force de notre conomie communautaire europenne est fonde sur la capacit de performance , sur l ' imagination et la crativit , et repose donc purement et simplement sur le savoir des personnes dans le processus conomique europen .
Si nous prenons cette considration au srieux et que nous voulons la transposer rellement en un programme politique , une politique d ' insertion sociale n ' a plus besoin d ' autre justification puisque la participation sociale en tant que telle reprsente la plus grande force productive de notre conomie communautaire .
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S ' il en est ainsi , Monsieur le Prsident du Conseil , nous avons besoin de toute urgence d ' objectifs communs .
Nous avons besoin d ' objectifs fermes et mesurables - qualitativement et quantitativement - concernant l ' augmentation des taux d ' occupation , tels que ceux qui ont t proposs par la Commission entre-temps , par exemple .
Nous avons aussi besoin d ' objectifs fermes pouvant tre fixs en concertation concernant la diminution du taux de chmage - tels que ceux qui ont galement t proposs par la Commission entre-temps , par exemple -  4 % en l ' an 2010 .
Il faut en finir avec la logique selon laquelle les ministres du Conseil cofin sont fts chez eux pour les rsultats remports en termes d ' assainissement des finances , alors que le flou demeure quant  la responsabilit du chmage gigantesque en Europe .
<P>
Je vous souhaite beaucoup de courage , l ' appui du Parlement ainsi que de vous engager  ce que ce Parlement ait dornavant plus  dire dans les questions de politique conomique et de l ' emploi , comme le souhaitent les citoyens et les citoyennes d ' Europe .
Vous auriez alors  vos cts un alli de plus pour mener  bien votre politique .
<SPEAKER ID=53 LANGUAGE="ES" NAME="Ojeda Sanz">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , il est gratifiant et encourageant d ' entendre parler dans ce Parlement - comme on l ' a entendu ici - de ce nouvel objectif stratgique pour la prochaine dcennie , qui vise  faire de l ' Union europenne l ' espace conomique et social le plus dynamique et comptitif du monde , sur la base des nouvelles technologies , de l ' innovation et de la connaissance , de sorte que nous soyons en mesure d ' augmenter les niveaux de croissance conomique grce  des emplois plus nombreux et de plus grande qualit et une plus grande cohsion sociale .
<P>
Il est clair que nous devons redfinir le rle de l ' Europe dans l ' conomie mondiale , en crant une Europe comptitive , en ouvrant le chemin  de nouveaux emplois , de plus grande qualit , et en mettant en place ce mouvement avec une stratgie prcise de cohsion sociale .
Le rle central que jouent l ' emploi et la politique sociale dans le dmarrage de cette nouvelle socit se fonde sur deux facteurs .
D ' une part , il y a l ' efficacit conomique , et , dans ce nouveau contexte technologique , la qualit des ressources humaines est fondamentale .
D ' autre part , il y a l ' galit sociale , car , malgr la relance conomique que nous connaissons  l ' heure actuelle , d ' normes ingalits sociales subsistent encore .
<P>
Le chmage , l ' exclusion sociale et les risques de dsquilibre futur des systmes de scurit sociale sont autant de problmes accentus par les invitables dfis que posent la mondialisation , le vieillissement de la population , les changements technologiques , le ralentissement dmographique et l ' insertion toujours plus importante de la femme dans le monde du travail .
L ' Europe doit parvenir  un plein emploi .
Un plein emploi adapt  la socit qui se dessine , avec plus de possibilits pour les femmes et les hommes .
Les citoyens europens doivent croire en ce projet et en cette ralit ; ils ne doivent pas considrer les discussions de Bruxelles ou de Strasbourg comme quelque chose d ' abstrait .
<P>
Nous demandons tout de suite la transition vers une socit nouvelle , vers une conomie base sur l ' innovation , sur la socit de l ' information et sur la connaissance .
Il faut apprendre rapidement , crer de nouvelles pratiques mieux adaptes  cette nouvelle socit , investir dans le changement technologique , mais en n ' oubliant jamais les personnes et les institutions .
<P>
Lisbonne constituera un pas en avant et nous devons parvenir  rnover le modle social europen parce que c ' est seulement de cette faon que l ' on obtiendra plus d ' emplois et , en mme temps , une plus grande cohsion sociale .


Pour cela , il faut se concentrer sur une srie de sujets prioritaires : il faut amliorer l ' efficacit des politiques actives d ' emploi , il faut renforcer les synergies entre l ' adaptabilit , l ' ducation et la formation permanente , il faut multiplier les emplois dans le secteur des services en favorisant l ' esprit d ' entreprise et en diminuant les charges administratives qui psent sur les petites et moyennes entreprises , en rduisant les cots non salariaux , et enfin , il faut dvelopper l ' intgration dans les politiques gnrales d ' galit des chances pour toutes et tous , en mettant l ' accent sur les aspects qui aident  concilier vie professionnelle et vie familiale .
<P>
Tout cela doit se faire en pensant au citoyen europen .
Il faut le faire en pensant aux hommes et aux femmes qui travaillent et qui vivent chaque jour dans nos pays .
Le sommet extraordinaire de Lisbonne devra raffirmer fondamentalement au citoyen europen l ' ide que l ' Union europenne reste fidle  une socit favorable  l ' inclusion et la cohsion sociale .
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="PT" NAME="Damio">
Monsieur le Prsident , la prsidence portugaise a le mrite de centrer le dbat sur des questions qui ne sont pas neuves , mais qui sont abordes d ' une manire nouvelle avec des objectifs courageux , en commenant par l ' urgence de faire face  la capacit concurrentielle base sur l ' innovation et la dmocratisation technologique permanente , en sachant que le dveloppement technologique des tats-Unis rsulte d ' une initiative prive trs dynamique , mais aussi d ' une industrie militaire et d ' un certain protectionnisme .
<P>
Le cas du Japon doit tre valu lui aussi , car il comporte des leons pour l ' Europe au niveau de l ' organisation du travail , de la responsabilit de l ' tat et des entreprises - ainsi que du travailleur lui-mme - dans les objectifs d ' entreprise .
Nous devons tirer ce qui est utile de ces deux modles , comme la capacit d ' entreprise et l ' organisation du travail , en gardant ce qu ' il y a de meilleur en Europe , son modle social adapt  une conomie postindustrielle .
<P>
Le fait est que l ' Europe a besoin de 32 millions d ' emplois pour atteindre le taux des tats-Unis , il lui faut augmenter l ' emploi des femmes , intgrer des groupes marginaliss , renforcer la cohsion sociale ( problme que les fonds structurels n ' ont pas encore rsolus ) , intgrer cinq millions de chmeurs de trs longue dure , dont beaucoup le sont  cause de reconversions industrielles .
Nous avons besoin de nouvelles qualifications sachant que l ' accs  la technologie n ' est pas une garantie tacite de la qualit de l ' emploi et de l ' initiative d ' entreprise .
Nous avons besoin d ' une plus grande participation et responsabilit des partenaires sociaux , d ' acteurs nouveaux comme le dit le rapport Pintassilgo , pour concrtiser des pactes pour l ' emploi et la comptitivit en entreprise .
Nous devons rsoudre les problmes de la pauvret et nous avons besoin d ' un modle social adapt aux nouvelles conditions .
<P>
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , votre proposition est trs courageuse , mme si nous savons qu ' elle ne dpend pas de vous , mais des Quinze .
Pour commenter la question de l ' Autriche , je voudrais vraiment que ce pays fasse partie du groupe d ' tats qui vont mettre en uvre votre proposition .
Mais , si tel tait le cas , alors ce serait l ' Autriche qui tricherait , qui mentirait aux lecteurs d ' un partenaire du gouvernement .
J ' espre que c ' est ce qu ' elle fera !
<SPEAKER ID=55 LANGUAGE="ES" NAME="Prez lvarez">
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , nous entendons souvent nos voisins affirmer , quel que soit leur niveau de prparation ou de discours , que nous vivons dans une monde globalis .
Nous les entendons par contre beaucoup moins souvent dire le rle que doit jouer l ' Europe dans la socit de l ' information , de la mondialisation et des technologies .
<P>
Je pense , Monsieur le Prsident , que c ' est probablement d au fait que nous autres europens avons peut-tre une perception d ' une Europe parfois un peu loigne de nos proccupations ou de nos intrts les plus proches .
La premire proccupation des citoyens europens est sans doute , aprs la sant , l ' emploi .
Concernant cette proccupation , l ' emploi est li  la comptitivit .
<P>
Tout cela fait qu ' il est ncessaire de dfinir le rle de l ' Europe dans l ' conomie mondiale , d ' une Europe comme plate-forme comptitive - et j ' insiste sur l ' ide de " comptitivit " - ouvrant la voie  de nouveaux et des emplois de plus grande qualit , des emplois de plus grande qualit lorsqu ' il s ' agit , bien sr , de garantir la cohsion sociale .
Les risques sociaux , la fracture sociale , le chmage , l ' exclusion sociale , les dsquilibres des systmes de scurit sociale sont autant de dfis invitables lancs par la mondialisation , le changement technologique et le vieillissement de la population .
<P>
Il est ncessaire , ds lors , de reconqurir des conditions de plein emploi , d ' un emploi adapt  la socit qui se dessine , que nous sommes tous en train de construire .
Il faut pour cela crer une dynamique de croissance garantissant , pour l ' ensemble de l ' Union europenne , un taux annuel moyen de croissance maintenu  3 % minimum .
<P>
Je pense qu ' il est par consquent ncessaire de stimuler une culture de dynamisme et d ' esprit d ' initiative et une culture de renforcement de la cohsion sociale .
Tout cela est absolument ncessaire : le changement technologique et les rformes institutionnelles .
<P>
S ' il est ncessaire d ' apprendre plus vite des bonnes pratiques , il l ' est tout autant de crer de nouvelles mthodes appropries et d ' innover en matire de mthodologie politique .
L ' Europe , videmment , dispose aujourd ' hui de processus institutionnels organiss ncessaires pour dvelopper ces politiques , pour parvenir  une conomie et , surtout ,  une socit bases sur l ' innovation et la connaissance , au travers du dessin d ' une politique europenne pour la socit de l ' information et de la connaissance , la construction d ' une socit ducative  l ' chelle europenne et le dveloppement d ' un espace europen de science et de technologie ouvert sur le monde .
<P>
En conclusion , Monsieur le Prsident , il faut garantir une combinaison de politiques qui incitent la croissance et l ' emploi , assurent la stabilit macro-conomique et la consolidation de l ' euro ; qui stimulent la croissance et la transition vers une socit et une conomie d ' innovation et de la connaissance .
C ' est au travers du rle des politiques et des rformes structurelles au service des citoyens que nous aurons une Europe plus proche et , bien sr , aussi une Europe plus forte .
<SPEAKER ID=56 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Burg">
Monsieur le Prsident , je voudrais joindre mes compliments  ceux de mes prdcesseurs pour les ambitions manifestes par la prsidence portugaise  l ' occasion de ce sommet extraordinaire .
Ce qui me plat surtout , c ' est l ' intention d ' aboutir  une coordination totale de la politique socio-conomique .
Je voudrais attirer l ' attention sur trois points spcifiques .
<P>
Le premier point concerne la corporate governance .
La prsidence portugaise inscrit expressment  l ' agenda la dimension sociale de l ' innovation , je trouve pourtant que cette dimension est encore trop loigne des intentions relatives  la promotion de nouvelles activits conomiques .
La dimension sociale doit  mon avis aussi jouer son rle dans la nouvelle entreprise europenne , qu ' il s ' agisse maintenant d ' une multinationale ou d ' une petite entreprise en pleine expansion du secteur des technologies de l ' information .
Je voudrais donc rouvrir le dbat sur la corporate governance , plus largement sur le concept de l ' entreprise en tant que stakeholders society et sur le rle des partenaires sociaux et de toutes les parties concernes .
J ' ai remarqu en dernire page du document du prsident le projet de mettre sur pied un observatoire des changements industriels .
Un tel observatoire aura  mon avis un rle trs important  jouer et je voudrais que l ' on s ' y attaque nergiquement . Je voudrais galement demander un engagement plus ferme et un peu plus d ' enthousiasme de la part de l ' UNICE , l ' organisation des employeurs europens .
Cela m ' a quelque peu drange de voir que dans leurs documents prparatoires pour le Sommet , ils dressaient surtout une liste de revendications  l ' adresse des autorits sans mettre l ' accent sur leur propre engagement et leur propre rle dans cet ensemble .
Je crois qu ' ils devraient aussi apporter leur contribution  ces activits , selon le principe du donnant donnant .
<P>
Un autre point que je voudrais brivement aborder concerne la coordination de l ' imposition , car je ne crois pas disposer d ' assez de temps pour voquer trois points .
La prsidence cite le point difficile de la taxation des socits et signale qu '  ce sujet , le paquet Monti reste dans l ' impasse . Je tiens  plaider encore une fois pour une vaste analyse des dveloppements dans le domaine de la taxation des socits , notamment et surtout du ct de la Commission .
Je voudrais aussi suggrer  l ' intention des tats membres d ' envisager une sorte de processus de Luxembourg . En effet , quand je consulte ce rapport , j ' y vois aussi des exemples de best practices auxquelles on pourrait avoir recours .
Je demande donc que l ' on y prte attention .
<SPEAKER ID=57 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , beaucoup a dj t dit sur la question et les derniers orateurs risquent donc de se rpter .
Je voudrais , nanmoins , remercier de tout cur la prsidence portugaise pour le document qu ' elle a prsent et pour le discours convaincant du prsident du Conseil .
<P>
Il est vrai - comme l ' a rappel le prsident Guterres - qu '  Lisbonne , il n ' est pas prvu de lancer de nouveaux processus , mais de faire converger ceux de Luxembourg , de Cardiff et de Cologne .
C ' est la premire fois , aprs bien des annes , que l ' on nous propose un objectif stratgique et je crois qu ' il s ' agit d ' un point extrmement important : faire de l ' Union un espace conomique bas sur l ' innovation et sur le savoir pour augmenter la croissance conomique et pour atteindre le plein emploi de qualit et la cohsion sociale .
Une tude mene , l ' an dernier , par la Commission a dmontr que 80 % des travailleurs actuels auront une profession obsolte en l ' an 2010 si l ' on n ' intervient pas en profondeur sur la qualification et la formation professionnelle ; cette situation augmentera les ingalits existantes et en produira d ' autres : il faut donc prvoir une formation continue et des investissements importants dans la connaissance et le savoir .
<P>
En ce qui concerne la recherche , autre secteur stratgique , il convient de la dvelopper dans les tats membres , en Europe , de faire un saut de qualit , de passer des programmes-cadres  un espace europen de la recherche ,  une politique commune de la recherche .
Quant  l ' innovation , elle ne doit pas uniquement tre structurelle , technologique , elle doit galement se situer au niveau des procdures , des mthodes .
Comme l ' a soulign Mme Van Lancker , le Conseil " affaires sociales " devra avoir la mme importance que le Conseil cofin .
Renforcement , galement , du dialogue social en tant qu ' instrument fondamental de consensus pour mettre en uvre les changements ncessaires .
<P>
Il faudra se souvenir de Lisbonne non pas uniquement pour son excellent document prparatoire , mais comme d ' un sommet qui , avec le nouveau millnaire , marquera un tournant significatif pour la croissance , l ' emploi et la cohsion sociale en Europe .
<SPEAKER ID=58 LANGUAGE="PT" NAME="Torres Marques">
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , je voudrais vous fliciter pour avoir mis l ' Europe d ' accord avec l ' ide que la modernisation de l ' conomie et la cohsion sociale sont des concepts compatibles .
La prparation du sommet de Lisbonne met en vidence le fait qu ' on ne travaille pas suffisamment en Europe et que , si nous souhaitons tre la rgion la plus dynamique du monde , nous devons non seulement travailler plus , mais disposer aussi de plus d ' informations et de capacit  les utiliser .
Pour relever le taux de l ' emploi et financer les systmes de scurit sociale , nous devons travailler jusqu '  un ge plus avanc et , surtout , nous devons compter sur un nombre plus lev de femmes au travail , avec des connaissances meilleures .
Nous esprons donc que ce sommet de Lisbonne contribuera  changer le paradigme actuel de l ' emploi des femmes .
Je voudrais vous demander , Monsieur le Prsident , si vous prvoyez que ce sommet aboutira  des conclusions permettant de prendre des mesures concrtes et planifies de sorte qu ' il y ait non seulement plus de femmes dans le monde du travail , mais surtout dans la nouvelle conomie de la connaissance ?
<SPEAKER ID=59 LANGUAGE="PT" NAME="Guterres Antnio">
Mesdames et Messieurs les Dputs , je voudrais vous remercier trs sincrement pour les contributions excellentes et importantes que vous avez apportes au dbat sur la prparation du sommet extraordinaire de Lisbonne .
Je pense que ce dbat tait ncessaire et que la participation du Parlement l ' tait galement , car je crois qu ' il manque encore  l ' Europe une direction stratgique .
Pour que celle-ci soit possible , il faut une alliance institutionnelle qui dpasse les divergences politiques naturelles .
Cette alliance est dj l , pleinement concrtise par l ' excellente coopration que la Commission , dirige par M. Romano Prodi , et son document viennent d ' apporter  la prparation du sommet de Lisbonne .
Mais il faut aussi que le Parlement joue un rle essentiel .
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Lors du sommet de Lisbonne , je voudrais que nous soyons capables de nous mettre d ' accord sur une stratgie , mais aussi de dfinir un ensemble de mesures concrtes et une mthode ouverte de coordination .
Je voudrais citer deux exemples , lis qui plus est  tout ce qui a t dit ici sur les mesures concrtes que je voudrais voir approuves : le premier exemple est que toutes les coles et les centres de formation d ' Europe seront relis  l ' Internet en 2002 et dots du personnel apte  dispenser la formation indispensable pour que les jeunes qui sortent de l ' cole lmentaire et tous ceux qui ont une activit de formation professionnelle , chmeurs ou non , puissent acqurir une sorte de " permis de conduire " de la socit de l ' information , leur permettant de manier les ordinateurs et de naviguer sur l ' Internet .
Si cela a lieu , alors nous crerons les conditions pour que les technologies de l ' information ne constituent pas un facteur de rupture sociale , d ' largissement du foss qui spare les vainqueurs des vaincus , mais au contraire un important vecteur d ' intgration , un important vecteur de lutte contre l ' exclusion .
<P>
Deuxime exemple : on a parl de la participation des femmes au march du travail et de l ' galit des chances entre les femmes et les hommes dans la socit en gnral .
Des mesures concrtes se rapportant  ce que je viens de dire en termes de services d ' aide aux familles et , en particulier , aux enfants , constituent un facteur dcisif pour crer des emplois et simultanment une galit des chances et une participation nettement suprieure des femmes au march du travail .
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Des mesures concrtes , bien sr , mais aussi une mthode de coordination nous permettant de faire en sorte que les institutions europennes et les gouvernements adoptent des programmes d ' action communs et disposent des instruments quantifiables et vrifiables pour que cette coordination ait lieu dans les diffrentes dimensions qui ont t mentionnes ici .
<P>
Dans le dbat d ' aujourd ' hui , on a beaucoup parl de concepts essentiels  l ' poque actuelle : mondialisation , socit de la connaissance , relations entre la vieille conomie et la nouvelle conomie .
Toutes ces paroles et tous ces concepts qui les sous-tendent peuvent correspondre simultanment  des occasions favorables et  des problmes .
Le dfi qui nous est pos consiste  transformer les problmes en occasions favorables et , surtout , viter  tout prix de transformer les occasions favorables en problmes .
Il est vident que pour ce faire deux questions sont essentielles dans tous les domaines .
Premirement , un investissement considrable dans les personnes , ainsi qu ' un concept-cl mentionn aujourd ' hui par de nombreux intervenants : la formation et l ' ducation continue constituent un investissement dans les personnes , une question dcisive pour que tous ces thmes se transforment en une occasion favorable pour tout le monde .
Mais en plus de l ' investissement dans les personnes , il faut galement une capacit de rglementation des autorits publiques , que ce soit les tats nationaux , l ' Union europenne ou les autorits de nature mondiale , afin de rendre l ' indispensable initiative entrepreneuriale et personnelle compatible avec les conditions de justice sociale et d ' quit .
<P>
C ' est vrai dans le domaine de la mondialisation . La mondialisation permet une croissance majeure de la richesse , des changes internationaux , de la productivit .
Mais la mondialisation drglemente , telle qu ' elle existe aujourd ' hui ou la mondialisation dans laquelle de larges pans de la population mondiale n ' investissent pas  fond dans les personnes , constitue galement un facteur d ' exclusion , de division , d ' largissement du foss qui spare les riches et les pauvres .
C ' est vrai dans la socit de la connaissance , qui peut tre prtexte  une nouvelle galit des chances , mais qui peut tre galement un facteur de sparation toujours plus nette entre ceux qui y ont accs et ceux qui n ' y ont pas accs , tout comme cela est vrai dans les relations entre la vieille et la nouvelle conomie .
<P>
De plus , ce n ' est pas la premire fois qu ' une transition technologique vient modifier le paradigme de la socit et de l ' organisation de l ' conomie .
Ce qui a toujours t vrai en ces moments de profonde transition , c ' est que les problmes , notamment de l ' emploi de la vieille conomie , sont toujours rgls par un recours  la nouvelle conomie et  ses instruments .
<P>
En voici un exemple : nous possdons une industrie textile en Europe .
Nous devons continuer  avoir une industrie textile en Europe , mais nous ne l ' aurons que si nous pouvons lui appliquer les technologies de la socit de l ' information et de la socit de la connaissance .
Il est extraordinaire que les secteurs de la " nouvelle conomie " , comme on l ' appelle , soient  la recherche de 800 000 personnes qualifies afin de pourvoir des postes existants , alors qu ' il y a des millions de chmeurs .
Cela signifie que nous n ' avons pas encore t capables d ' utiliser les instruments de la nouvelle conomie pour rsoudre les problmes de la vieille conomie , qui ne trouveront jamais de solution dans la logique de cette vieille conomie .
<P>
Enfin , quant  savoir si je parle ici au nom de quinze ou de quatorze pays , la rponse est simple : je parle au nom de quinze pays .
La prsidence portugaise garantit entre autres choses la participation entire de l ' Autriche au fonctionnement de TOUTES les institutions de l ' Union .
Ce qui n ' empche pas le gouvernement portugais , comme cela n ' empche certainement pas d ' autres gouvernements europens , de lutter non pas contre un pays , mais pour des principes et des valeurs .
Il s ' agit curieusement de principes et de valeurs qui existaient avant que n ' existent des mouvements politiques comme celui des sociaux-dmocrates ou des dmocrates-chrtiens .
Je veux parler de principes et de valeurs qui sont ceux du " sicle des lumires " , comme l ' affirmation du primat de la raison .
Parce que si les socits modernes ont aujourd ' hui un ennemi , cet ennemi c ' est l ' irrationalit des comportements politiques .
Et cette irrationalit peut s ' appeler populisme politique , nationalisme exacerb , fondamentalisme religieux , racisme ou xnophobie .
C ' est une question centrale : sans l ' affirmation de ces valeurs , il pourra y avoir une conomie , il pourra y avoir de l ' emploi , mais il n ' y aura pas d ' Europe .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="IT" NAME="Prodi">
, Commission .
( IT ) Monsieur le Prsident du Parlement , Monsieur le Premier ministre , je voudrais brivement formuler quelques remarques  la fin d ' un dbat long , mais extrmement constructif et important .
<P>
Premire remarque : nous ne partons pas de zro .
Tous ceux qui ont constat une note excessive d ' optimisme dans nos propos doivent comprendre que nous ne partons pas de zro .
L ' Europe part avec les avantages de la monnaie unique , les avantages du march unique .
Lisbonne part donc avec ce patrimoine et doit le faire progresser dans les nombreux secteurs o il n ' est pas encore consolid , parce que le march unique n ' est pas unique dans les secteurs o nous voulons avancer  Lisbonne .
Il n ' est pas unique  cause des retards dans les services publics , dans les services privs ; il n ' est pas unique  cause des retards en matire de transparence et d ' utilisation des technologies modernes pour rendre les marchs vraiment complets au niveau de l ' information et donc au niveau de l ' efficacit .
Il nous faut trouver la croissance de productivit ncessaire pour parvenir  un dveloppement conomique durable sans inflation .
Mais nous devons tre prudents .
Sans doute fragmentons-nous ce dbat sur Lisbonne , mais nous gardons toujours  l ' esprit un objectif trs prcis ,  savoir la cration des conditions conomiques et sociales ncessaires pour parvenir  une croissance durable .
Nous avons dj cit les conditions conomiques , l ' efficacit et la productivit , et les conditions sociales pour viter une fragmentation et une division du revenu de notre socit , qui est l ' un des plus grands dangers .
Je le rpte parce qu ' il est bon que nous gardions ce point  l ' esprit : la disparit des revenus en Europe a continu  augmenter ces derniers temps .
Il s ' agit d ' un problme qui , s ' il n ' est pas rsolu aujourd ' hui , ne pourra plus l ' tre  l ' avenir .
D ' o la responsabilit du march et la responsabilit publique .
<P>
Nous devons prendre certaines dcisions trs concrtes  Lisbonne .
 cet gard , je rappelle ici un point spcifique , puisque de nombreuses rfrences ont t faites aux tats-Unis .
L-bas , ce nouveau march , cette innovation , cette diffusion de l ' innovation - le grand pas en avant est que l ' innovation tlmatique porte les connaissances galement au niveau priphrique - ne s ' est pas uniquement produit sur une initiative du priv .
Il y a eu de grands investissements publics au niveau fdral , au niveau de l ' tat et au niveau local .
Ces normes investissements ont t raliss dans les infrastructures modernes .
Attention , ici , notre engagement direct - je rpte , direct - au niveau public et  divers niveaux , est de construire des autoroutes tlmatiques ,  savoir les voies qu ' empruntent ces nouveaux vhicules .
Le march , les particuliers , les entreprises se chargeront de construire ces vhicules , mais notre rle sera de construire les nouvelles autoroutes .
Les propos tenus par le Premier ministre Guterres sur la prsence de l ' ordinateur dans chaque cole , sur le rseau qui doit couvrir toutes les zones priphriques , ne sont pas une obligation qui peut tre exclusivement laisse au march , parce que le march ne s ' acquittera tout bonnement pas de cette tche . Sans cela , nous n ' atteindrons jamais les nouveaux objectifs ncessaires de dveloppement de la productivit que nous nous sommes fixs .
Nous devons donc veiller  viter une crise des conomies priphriques , ce qui ne veut pas dire centralisation ou programmation centralise , mais le fait de donner aux conomies priphriques les mmes chances que celles que nous donnons aux conomies centralises .
C ' est pourquoi ce programme doit s ' adresser aux coles , c ' est pourquoi nous devons prendre une classe d ' ge et y insister , faire en sorte que dans cette classe d ' ge , personne ne reste en marge de la nouvelle alphabtisation .
<P>
Lisbonne a donc une stratgie bien prcise .
Je pense que la vritable tche de Lisbonne sera d ' insuffler un nouveau courage pour l ' emploi , pour la croissance ; et , sachant que nous en sommes capables , nous devons donc progresser vers ce modle qui se fonde sur des quilibres srs .
Pour rsumer le dbat d ' aujourd ' hui , je voudrais reprendre une expression utilise par l ' un des dputs - si je me souviens bien , il s ' agit de M. Goebbels - qui a dit : " En Europe , nous avons un dficit d ' avenir " .
C ' est bien de cela qu ' il s ' agit .
Nous avons longtemps pleur sur notre sort tandis que mrissaient les graines que nous avions semes ,  coup de sacrifices , aux racines de l ' Europe .
Aujourd ' hui , je vous en prie , efforons-nous d ' enrayer ce dficit d ' avenir et de donner un sens aux nouvelles gnrations ; pensons que nous uvrons ensemble , modestement mais srieusement , pour quelque chose de durable .
De toute vidence , il est indispensable d ' associer les trois processus .
Malheureusement , notre terminologie est pouvantable , mais associons les problmes de la macro-conomie , du travail et les problmes structurels et nous aurons , alors , la capacit et la possibilit d ' obtenir les rsultats que nous escomptions par le biais d ' actions simples , mais aussi spcifiques .
Rappelons-nous la socit europenne : nous n ' avons pas encore obtenu l ' unanimit pour la socit europenne , mais des centaines de milliers d ' entreprises nous la rclament .
Nous devons y parvenir cote que cote , parce que l ' ide d ' oprer dans quinze pays , qui ne feront bientt plus qu ' un , avec des rgles diffrentes dans les principes lmentaires de l ' entreprise est insoutenable : nous ne parvenons pas  la vendre parce qu ' elle n ' a aucun sens .
<P>
<P>
Il en va de mme pour le brevet europen , que nous ne parvenons pas non plus  vendre ; les rgles en matire d ' adjudication , le march des capitaux et mme la coordination de la scurit sociale , parce qu ' il est inutile que nous pensions  de grandes opportunits de mobilit , que nous fassions des programmes  grand succs , tels qu ' Erasmus ou Socrates , destins  rendre les gens plus mobiles , si nos rgles de scurit sociale ne nous aident pas en matire de mobilit .
<P>
Et voil qu '  partir de tant de fragments , nous donnons un sens  Lisbonne .
Je crois que nous lui donnons un sens , prcisment parce que la prsidence portugaise a tir les fils de l ' unification , a rassembl les tesselles de la mosaque .
Nous disposons , aujourd ' hui , de ce patrimoine et j ' espre qu '  Lisbonne , nous nous accorderons pour le mettre en pratique parce que je crois que nous en avons besoin et que nous en tirerons des avantages inesprs .
<SPEAKER ID=61 NAME="Le Prsident">
Monsieur le Prsident de la Commission , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , je vous remercie pour la contribution considrable que vous avez apporte  un dbat intressant et important .
<P>
Je vous communique que j ' ai reu six propositions de rsolution , dposes conformment  l ' article 37 , paragraphe 2 , du Rglement .
<P>
Le vote aura lieu mercredi  12 heures .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
( La sance , suspendue  20h15 , est reprise  21h00 )
<SPEAKER ID=62 NAME="Le Prsident">
Avant que nous ne reprenions la sance , je souhaiterais faire une remarque que je fais toujours lors des sances du soir , mais comme les visages changent , nombre d ' entre vous ne le savent pas encore .
J ' ai une demande  vous faire : je vous saurais gr d ' enchaner les interventions en respectant vos temps de parole .
Il y a trois raisons  cela .
Premirement , la veille rgle selon laquelle plus l ' heure est tardive , plus la fte bat son plein , ne s ' applique pas  l ' Assemble plnire .
Deuximement , les personnes qui se trouvent derrire ces vitres - les interprtes - veulent aussi rentrer chez elles .
Et troisimement , outre les interprtes , il y a encore bien d ' autres personnes derrire les coulisses qui doivent travailler jusqu '  la fin de la sance afin , par exemple , que le procs-verbal soit prt pour demain .
Je vous demande donc de vous en tenir aux temps de parole pour que nous avancions rapidement !
<CHAPTER ID=3>
Dimension environnementale dans le processus de dveloppement
<SPEAKER ID=63 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture de M. Wijkman ( A5-0051 / 2000 ) , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , relative  la position commune du Conseil [ 12485 / 1 / 1999 - C5-0013 / 2000 - 1999 / 0020 ( COD ) ] en vue de l ' adoption du rglement du Parlement europen et du Conseil relatif  des mesures visant  promouvoir la pleine intgration de la dimension environnementale dans le processus de dveloppement des pays en dveloppement .
<SPEAKER ID=64 LANGUAGE="SV" NAME="Wijkman">
rapporteur .
( SV ) Monsieur le Prsident , depuis le rapport Brundtland de 1987 , il ne fait plus aucun doute que la politique qui met uniquement l ' accent sur la croissance conomique ne peut s ' inscrire dans le long terme .
Le dfi , pour nous tous , consiste  y intgrer les perspectives sociale et environnementale .
Il en rsulte notamment que la perspective environnementale ne saurait tre considre comme une question lie  un secteur donn , mais que les ventuelles consquences ngatives que peut avoir une activit dans le domaine de la production , des transports , de la construction , etc . , doivent tre lucides au cours de la phase de planification , et rduites au minimum par le biais de diffrentes mesures .
<P>
 la suite de la Confrence de Rio , un programme d ' action a t labor , qui met en lumire , pour chaque secteur , les problmes les plus importants  cet gard , et indique de quelle faon il convient de protger l ' environnement et les ressources naturelles .
Bien qu ' il s ' agisse d ' un document de plusieurs centaines de pages , il s ' avre globalement homogne .
Pour faire progresser davantage cette ncessaire intgration de la pense cologique  notre politique , de nouvelles mthodes doivent tre mises au point .
Il est en outre ncessaire de slectionner les indicateurs qui permettent en permanence de savoir quelles sont les actions menes , les programmes de diffusion de connaissances , les projets pilotes , etc .
<P>
Ce type de travail s ' effectue d ' ores et dj depuis de nombreuses annes dans beaucoup de pays de l ' OCDE .
On pourrait y accorder davantage la priorit , mais il est bel et bien en cours .
C ' est rarement le cas dans la majorit des pays en voie de dveloppement .
Dans ces pays , les connaissances autant que les ressources ncessaires  l ' intgration de la perspective environnementale font dfaut , de mme que l ' esprit de prvention qui est l ' essence mme de la dcision de Rio .
Dans un tel contexte , les aides de l ' Union peuvent jouer un rle important .
Nous avons , d ' une faon gnrale , une responsabilit importante , qui consiste  transmettre ces connaissances et ces techniques utilisables  long terme , c ' est--dire qui n ' induisent pas de dommages pour l ' environnement ni les ressources naturelles .
<P>
La proposition de rglementation dont nous dbattons aujourd ' hui a pour objectif de faire en sorte que l ' UE , lorsqu ' elle dispense ses aides , intgre pleinement la perspective environnementale  son action .
Le but ,  terme , est naturellement que ce type d ' intgration ou de mainstreaming , pour utiliser le terme consacr , se fasse automatiquement , c ' est--dire sans subventions ni programmes spciaux .
Cependant , il reste encore jusqu ' ici beaucoup  faire du point de vue des mthodes  dvelopper .
Il convient notamment d ' amliorer les connaissances et le niveau de comptences , aussi bien au sein de la Commission que dans les pays destinataires des aides .
<P>
J ' ai eu la responsabilit de la prparation de cette deuxime lecture .
Je me suis naturellement appuy en grande partie sur les expriences dont nous disposions , et sur les travaux effectus avant la premire lecture .
Le Parlement avait alors dpos un nombre important d ' amendements , dont environ un tiers ont t acceptes par le Conseil avant la deuxime lecture .
Au moment d ' analyser la situation , j ' ai identifi trois ou quatre points sur lesquels il me semble que le Parlement devrait s ' efforcer d ' laborer des modifications par rapport  la proposition du Conseil .
Il s ' agit tout d ' abord - pour citer les questions les plus importantes - de l ' ampleur du budget , puis de la faon dont est conduite notre action et galement , de la manire dont il convient d ' interprter la rglementation . Celle-ci , en l ' occurrence , ne doit pas uniquement s ' appliquer  l ' activit des pays en voie de dveloppement , mais tout autant  celle des tats membres de l ' UE .
Cette numration ne signifie pas que les autres questions voques au cours de la premire lecture n ' aient pas d ' importance , mais nous devons concentrer notre attention sur celles qui en ont le plus .
En outre , pour pouvoir nous mettre d ' accord avec le Conseil , nous devons nous efforcer , dans toute la mesure du possible , de passer outre aux questions de moindre intrt .
<P>
Je constate avec satisfaction que les discussions informelles ont conduit  une augmentation considrable du budget , lequel passe des quelque 50 millions d ' euros proposs  90 millions d ' euros environ .
Je pense que nous devons soutenir une telle volution , comme le demande l ' amendement 11 .
En ce qui concerne la dure de validit de cette rglementation , je considre qu ' il n ' y a aucune raison pour que nous nous engagions une fois pour toutes sur ce point .
La proposition du Conseil me parat acceptable , puisqu ' elle prvoit qu ' une valuation sera effectue dans quatre ou cinq ans .
Quelle qu ' en soit l ' issue , la question sera alors de nouveau soumise au Parlement .
<P>
Enfin , je voudrais voquer un point sur lequel les opinions restent partages .
Il s ' agit de ce que l ' on appelle la comitologie , c ' est--dire de la faon dont doit s ' effectuer la mise en uvre mme de cette rglementation .
Je pense ici que nous devons essayer de nous carter d ' un systme qui prvoit que les tats membres eux-mmes s ' occupent de cette mise en uvre jusque dans les moindres dtails .
Les tats membres doivent participer  l ' laboration d ' un cadre et de rgles , mais laisser  la Commission le soin de raliser le projet lui-mme .
 cet effet , nous avons propos au cours de cette lecture , le choix de ce que l ' on a appel split comitology , dmarche qui devrait pouvoir servir un objectif excellent .
J ' espre que telle sera galement la proposition du Parlement , telle qu ' elle s ' exprimera lors du vote .
<P>
Je voudrais juste ajouter une chose .
Il s ' avre que nous aurons besoin de consultations supplmentaires .
Je voudrais donc proposer ds  prsent que le vote ait lieu mercredi .
<SPEAKER ID=65 LANGUAGE="DE" NAME="Zimmerling">
Monsieur le Prsident , il s ' agit ici d ' un rglement particulirement important dans un contexte o l ' on ne peut plus dire " nous dtruisons l ' environnement " - nous l ' avons dj fait assez longtemps - , mais o il faut maintenant presque dire " l ' environnement nous dtruit " !
Il nous incombe de contrecarrer cela .
<P>
Dans les pays industrialiss , des mesures importantes sont entreprises en vue de la conservation et de la protection de l ' environnement .
Cependant , dans les pays en dveloppement , il faut encore laborer de manire intensive des politiques , des stratgies et des projets adapts afin de combattre toute destruction supplmentaire et d ' pargner l ' environnement .
<P>
Les mesures  mettre en uvre doivent , par exemple , prendre en considration les effets qu ' entrane l ' intgration des pays en dveloppement dans l ' conomie mondiale .
Le Nigeria peut aussi servir d ' exemple ici . Dans ce pays , l ' extraction ptrolire s ' accompagne de nuisances correspondantes pour l ' environnement .
Ici aussi , il faut promouvoir des mesures en matire d ' ducation et de formation afin d ' aider ces pays  s ' en sortir eux-mmes .
Du point de vue du fond , ce rglement doit donc tre totalement soutenu . Toutefois , les moyens financiers proposs par le Conseil sont de loin insuffisants .
C ' est pourquoi je souhaiterais demander  tous mes collgues de voter en particulier pour la proposition d ' amendement 11 , de manire  au moins fournir un cadre financier adquat , mme si celui-ci reste considrablement en dessous des estimations ralises jusqu '  prsent et ne reprsente qu ' environ 13 millions d ' euros par an .
 cet gard , il faut envisager ds maintenant une augmentation substantielle lors de la rvision du Trait ou du rglement .
<SPEAKER ID=66 NAME="Rod">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , mme s ' il reste beaucoup de progrs  faire , l ' Union europenne a toujours eu , c ' est vrai , une politique de coopration et de dveloppement envers les pays en voie de dveloppement , et je crois que la dimension environnementale doit y tre intgre et dveloppe .
En effet , la notion de dveloppement durable prend tout son sens dans ces pays et , en particulier , dans les plus pauvres d ' entre eux , car ce sont ceux qui souffrent le plus souvent des grandes catastrophes , y compris les catastrophes naturelles qui se multiplient en cette fin de sicle .
<P>
On a , en effet , beaucoup parl des pollutions , des effets de la pollution , mais cette multiplication des catastrophes naturelles , on l ' a vue en Amrique centrale et au Venezuela  la fin de l ' anne dernire , on la voit au Mozambique et  Madagascar aujourd ' hui .
En fait , ces dsastres sont dus  de grandes modifications climatiques auxquelles nous ne sommes pas trangers , car elles sont provoques par l ' activit humaine , en particulier celle des pays dvelopps .
L ' effet de serre et la dforestation entranent , eux aussi , bien des consquences .
<P>
En ce qui concerne ce rglement sur la dimension environnementale dans le processus de dveloppement dans les pays en dveloppement , le Conseil a largement suivi les amendements que nous avions prsents et vots en premire lecture .
De ce point de vue , nous ne pouvons qu ' tre satisfaits .
Toutefois , je voudrais insister sur un point que le Conseil a cart - par inadvertance , du moins je le pense et je l ' espre - alors qu ' il est absolument fondamental : la coordination entre les acteurs europens et les partenaires locaux , c ' est--dire les ONG locales , les communauts de base et les dtenteurs des connaissances traditionnelles dans l ' utilisation de la diversit biologique .
Aucun projet ne parviendra  une relle efficacit s ' il n ' est pas ralis en troite collaboration avec la population concerne .
<P>
Un dernier point : si nous russissons la cration de comits de pilotage , je crois qu ' il faudra raffirmer le souhait de crer un systme de plaintes ouvert  la socit civile dans les pays en voie de dveloppement , s ' agissant des mesures qui vont  l ' encontre des proccupations lgitimes en matire sociale .
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="FI" NAME="Korhola">
Monsieur le Prsident , la cl de la russite pour les pays en voie de dveloppement , c ' est la possibilit pour eux de participer eux-mmes au dveloppement les concernant , tant dans la dfinition des problmes que dans la recherche des solutions .
Ayant moi-mme travaill dans la coopration au dveloppement , j ' ai constat que cette approche a fort heureusement ces dernires annes remplac l ' ancienne idologie paternaliste d ' assistance , o les pays dit " volus " pensaient que le progrs consistait  transposer notre mode de vie dans les pays moins volus .
Le nouveau modle de la coopration au dveloppement met l ' accent sur le partenariat , dans lequel celui qui fournit l ' aide est la partie qui coute l ' autre .
Il doit avoir la patience ncessaire de laisser les intresss dfinir eux-mmes leurs problmes et de les laisser tablir eux-mmes des plans pour remdier  la situation et mettre en uvre eux-mmes la solution .
La tche principale de ceux qui fournissent l ' aide est de se rendre inutiles et de veiller  ce que le travail engendre du bien-tre et des activits sur place .
<P>
De ce point de vue , M. Wijkman nous livre un excellent rapport , qui souligne l ' importance de ce modle , le seul qui puisse russir et qui soit moralement soutenable .
Pourtant , jusqu '  prsent , cette approche a t scandaleusement mal applique au niveau communautaire dans les projets scientifiques et technologiques .
Les programmes-cadres de l ' Union europenne ne s ' tendent pas aux pays en voie de dveloppement .
Autrement dit , les projets scientifiques et technologiques portant sur l ' environnement ne peuvent pas inclure de partenaires venant par exemple d ' Afrique du Nord .
Certes , rien n ' empche ceux-ci de faire de la recherche , mais il n ' existe tout simplement pas de possibilits de financement , car les pays en voie de dveloppement ne peuvent pas tre admis dans les consortiums comme partie demandeuse d ' argent .
Pourquoi n ' est-ce pas possible ?
On a bien accord aux pays de l ' Europe de l ' Est davantage de possibilits de participer !
La chose devient encore moins comprhensible quand on pense combien nous sommes directement concerns par exemple par la dsertification de l ' Afrique du Nord ou les problmes de la Mditerrane .
Nous devons donner sous forme de financement une plus grande responsabilit aux chercheurs locaux , pour parvenir  une volution qui profite aux habitants de l ' endroit et qui laisse derrire elle des activits mme une fois que les bailleurs de fonds sont repartis .
Nous devons veiller  ce que pas un seul projet ne soit mis en uvre sans la contribution des chercheurs locaux .
<SPEAKER ID=68 LANGUAGE="DE" NAME="Scheele">
Monsieur le Prsident , le prsent rglement fournit  l ' Union europenne un instrument ainsi que la responsabilit juridique , mais aussi politique , de mettre en pratique l ' intgration de la dimension environnementale dans la politique du dveloppement .
Cela ncessite naturellement un appui financier suffisant .
C ' est pourquoi , tout comme un des orateurs prcdents , je soutiens la proposition d ' amendement 11 du rapporteur .
<P>
Dans la mesure o l ' intgration de la dimension environnementale constitue un engagement  long terme , je suis par principe contre une limitation de la priode de validit de ce rglement .
Les arguments selon lesquels des ngociations trop longues avec le Conseil mettent en danger des projets existants et en cours me persuadent plutt du contraire .
Je pense aussi que la proposition d ' amendement 9 , qui vise  associer la socit civile  l ' change d ' informations et  la mise en application de ce rglement , est trs importante . En effet , selon moi , les dbats sur la socit civile , sur la bonne gestion des affaires publiques , ne doivent pas uniquement se traduire par de beaux discours politiques mais aussi par la mise en uvre politique active .
<P>
De mme , je soutiens la proposition du rapporteur en ce qui concerne la comitologie " spare " , les lignes directrices stratgiques tant rglementes dans le cadre d ' une procdure de gestion , et l ' excution au moyen d ' une procdure consultative .
<SPEAKER ID=69 NAME="Nielson">
Nous arrivons enfin au terme d ' un processus qui a commenc il y a un an , sous la prcdente lgislature .
Outre l ' importance que revt le sujet lui-mme , ce rglement et le rglement annexe relatif aux forts tropicales sont les deux premiers rglements en matire de coopration au dveloppement  avoir t examins dans le cadre de la codcision .
Pour bon nombre d ' entre nous , il s ' agit donc d ' une exprience d ' apprentissage intressante .
<P>
Le prcdent rglement a expir  la fin 1999 .
Depuis le dbut de l ' anne , la Commission est incapable de prendre des engagements financiers , quels qu ' ils soient , sur ces lignes budgtaires .
Cette attitude place la Commission et l ' Europe dans une situation de plus en plus difficile .
Ce qui explique notre dsir de conclure le processus d ' adoption dans un proche avenir .
Dans ce cadre , nous avons soutenu les ngociations informelles entre la prsidence du Conseil et le rapporteur du Parlement dans le but de parvenir  une proposition qui pourrait tre accepte par les deux parties .
Les principales pierres d ' achoppement ont t les montants de rfrence financire , la comitologie et la dure du rglement .
Je voudrais formuler un bref commentaire sur chacun de ces points .
<P>
En ce qui concerne le montant de rfrence financire , nous acceptons les propositions de compromis prsentes dans le cadre de l ' amendement 11 .
Pour ce qui est de la comitologie :
<P>
Notre position a t de dfendre une procdure consultative plutt qu ' une procdure de gestion pour la mise en uvre du rglement , conformment  la dcision du Conseil 1999 / 468 / CE du 28 juin 1999 qui dclare : " il convient de recourir  la procdure de gestion pour les mesures de gestion telles que celles relatives  l ' application de la politique agricole commune et de la politique commune de la pche ou celles relatives  la mise en uvre de programmes ayant des incidences budgtaires notables " .
Selon nous , le programme qui doit tre financ en vertu du rglement ne prsente aucune implication budgtaire notable et ne mrite pas , par consquent , une procdure de gestion , une procdure consultative tant plus approprie .
<P>
Nanmoins , tant donn l ' opinion du Conseil en la matire et afin d ' viter une conciliation , nous soutenons la proposition de compromis prsente par le Parlement pour une procdure de comitologie spare o les dcisions concernant les orientations stratgiques pour les actions  financer seraient sujettes  une procdure de gestion , tandis que l ' approbation de projets , pour le nombre restreint de projets dpassant les 2 millions d ' euros , serait sujette  une procdure consultative .
C ' est pourquoi la Commission soutient , en principe , l ' amendement 16 mais prfre la formulation des amendements 19 , 20 et 21 .
<P>
En ce qui concerne la dure du rglement , nous sommes partisans d ' une dure indtermine , soumise  une rvision priodique aprs les valuations ralises .
Nous sommes nanmoins conscients du fait que si une dure indtermine venait  tre approuve ici , elle dboucherait invitablement sur une procdure de conciliation .
Dans ce contexte , nous estimons qu ' une dure de sept ans , propose par le Conseil , convient parfaitement et , dans le but d ' viter une conciliation , nous n ' appuyons pas l ' amendement 18 , qui prvoit une dure indtermine pour le rglement .
<P>
La dernire question importante et commune  ce rglement et au rglement sur les forts concerne les amendements relatifs aux garanties bancaires .
Nous partageons l ' opinion du Parlement selon laquelle la Commission ne devrait pas poser de barrires bureaucratiques  l ' accs pour certaines ONG  un financement provenant de fonds communautaires .
C ' est la raison pour laquelle la Commission a pris la dcision , en juillet 1999 , d ' exiger des garanties bancaires uniquement pour les paiements anticips de plus d ' un million d ' euros .
Le problme est ainsi rsolu en grande partie .
La Commission estime , en outre , que ces questions sont plus faciles  rsoudre de manire horizontale que par le biais de rglements spcifiques .
C ' est pourquoi la Commission n ' apporte pas son soutien  l ' amendement 10 sur les garanties bancaires .
<P>
Les autres amendements relatifs au rglement sur l ' environnement peuvent tre diviss en deux catgories : d ' une part , les amendements qui consistent  reformuler certains lments de la porte de l ' acte propos ou de ses moyens d ' intervention ; et d ' autre part , les amendements qui concernent la gestion des actions  financer , en particulier les aspects financiers .
En ce qui concerne ces deux types d ' amendements , la position de la Commission est la suivante .
Dans le but de trouver une solution de compromis qui pourrait permettre d ' viter une conciliation , la Commission pourrait appuyer les amendements 1 , 2 , 3 , 4 , 5 , 6 , 7 et 8 bien qu ' ils n ' apportent , selon elle , que peu de valeur ajoute  l ' ensemble du texte .
Une lecture attentive de la position commune montre que la plupart des inquitudes sous-jacentes  ces amendements ont t prises en compte , mais conformment  la structure du rglement .
<P>
Le deuxime type d ' amendements pose davantage de problmes  la Commission qui ne les soutient , ds lors , pas . Ainsi , l ' amendement 9 - coordination avec les partenaires locaux , telle qu ' elle est formule dans le rapport - n ' est pas soutenu par la Commission , non pas parce qu ' elle n ' est pas d ' accord avec le principe , mais parce que l ' article en question est formul dans le cadre du Trait , qui se rfre uniquement  la coordination avec les tats membres .
<P>
L ' amendement 12 propose de porter le montant des projets destins  tre examins par le Conseil de 2  5 millions d ' euros .
Ds lors que le montant de la plupart des projets est dj infrieur  2 millions d ' euros , cet amendement est jug peu pertinent .
De plus , nous craignons que son adoption ne dbouche sur une procdure de conciliation .
Partant , la Commission ne lui accorde pas son soutien .
<P>
Les amendements sur l ' approvisionnement et l ' accs aux marchs - amendements 13 et 14 - constitueraient une entorse aux formulations normalises soigneusement convenues .
Quoi qu ' il en soit , la Commission n ' estime pas opportun , comme dans le cas des garanties bancaires , que ces questions soient rsolues par le biais de dispositions spciales dans des rglements spcifiques et prfre qu ' elles le soient de manire horizontale .
<P>
Nous nous opposons  l ' amendement 15 concernant la cration d ' une unit de surveillance de l ' environnement , ds lors qu ' il s ' agit , selon nous , d ' une question d ' organisation interne  la Commission qui ne devrait pas tre rsolue par le biais d ' un rglement .
Cette unit est , en fait , dj oprationnelle bien que nous voulions la renforcer .
<P>
Enfin , nous n ' appuyons pas l ' amendement 17 ds lors qu ' il n ' est pas conforme aux rgles ou aux termes des rglements habituels et est considr comme redondant .
<SPEAKER ID=70 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  midi .
<P>
Je demande  M. le rapporteur , s ' il souhaite un report , de le demander  l ' heure des votes .
Selon nos services , ce sera alors possible .
<CHAPTER ID=4>
Conservation et gestion durable des forts
<SPEAKER ID=71 LANGUAGE="DE" NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture de M. Bouwman ( A5-0043 / 2000 ) , au nom de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme ...
<P>
( M. Bouwman interrompt le prsident )
<P>
Bouwman ( Verts / ALE ) .
( DE ) Monsieur le Prsident , je pense que c ' est une erreur .
Il y a encore un rapport prvu .
Je veux bien parler maintenant , mais il y a d ' abord un autre rapport .
<P>
Le Prsident .
Merci beaucoup , cher collgue , j ' ai bien su , ds le dbut du dbat , pourquoi j ' tais si heureux de vous voir prsent .
Je vous demande de m ' excuser , ces documents me sont arrivs un peu dans le dsordre .
Cela peut arriver dans l ' affolement de la sance du soir .
Oubliez ce que je viens de dire .
Nous recommenons .
<P>
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0048 / 2000 ) de M. Fernndez Martn , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , sur la position commune du Conseil [ 12487 / 1 / 1999 - C5-0014 / 2000 - 1999 / 0015 ( COD ) ] en vue de l ' adoption du rglement du Parlement europen et du Conseil relatif  des mesures visant  promouvoir la conservation et la gestion durable des forts tropicales et autres forts dans les pays en dveloppement .
<SPEAKER ID=72 NAME="Fernndez Martn">
Monsieur le Prsident , comme l ' a dit le commissaire Nielson , nous inaugurons , avec ce dbat , les nouvelles comptences qu ' exerce la commission du dveloppement et de la coopration en matire de codcision .
Le rglement dont nous discutons aujourd ' hui a pour objet de crer des mesures visant  promouvoir la conservation et la gestion durable des forts tropicales dans des pays en voie de dveloppement , afin de pouvoir garantir les moyens financiers ncessaires pour maintenir et prolonger les actions et projets qui , avec cet objectif , ont t lancs depuis l ' approbation du rglement 3062 en vigueur jusqu ' au mois de dcembre 1999 .
<P>
Cet instrument financier permet  l ' Union de remplir les obligations dcoulant de la convention sur la biodiversit , la convention-cadre sur le changement climatique et la convention pour la lutte contre la dsertification .
Toutes ces conventions soulignent qu ' il convient de soutenir les pays en voie de dveloppement dans la recherche de solutions aux problmes concernant leurs ressources forestires .
<P>
Entre 1990 et 1995 , plus de 56 millions d ' hectares de fort , rpartis de manire ingale mais touchant certainement les pays en voie de dveloppement en particulier ont t perdus , consquence de l ' augmentation de la surface destine aux cultures agricoles ,  la construction d ' infrastructures , de catastrophes naturelles ou provoques sous forme d ' incendies .
<P>
Nous nous trouvons donc face  un problme de premire importance , non seulement pour les pays en voie de dveloppement mais aussi pour l ' ensemble de la plante et des tres vivants qui l ' habitent , problme sur lequel le Parlement s ' est dj prononc en premire lecture  la fin de la lgislature prcdente , le 5 mai 1999 .
Depuis lors , un processus de ngociation long et parfois difficile s ' est droul au sein du Conseil , qui n ' a abouti  une position commune qu ' en dcembre 1999 , entre le Conseil , la Commission et le Parlement , dans la recherche d ' un consensus ncessaire .
Tout ceci est conditionn par l ' approbation d ' un budget qui imposait des limitations dans plusieurs domaines , particulirement pour la ncessit d ' allouer des fonds afin de mettre sur pied le plan spcial pour la reconstruction du Kosovo .
<P>
Le Parlement a dj approuv en premire lecture un total de 34 amendements , dont 18 ont t repris intgralement ou partiellement dans la position commune du Conseil .
Des 16 amendements restant , certains d ' entre eux , les amendements 5 et 6 en particulier , n ' ont plus de raison d ' tre aprs l ' accord interinstitutionnel sur le budget pour l ' an 2000 .
Les discussions et les ngociations que nous avons menes avec le Conseil et la Commission portaient sur trois questions : le budget , le calendrier et la comitologie .
<P>
Le rapporteur veut tout particulirement souligner l ' effort et la flexibilit dont tout le monde a fait preuve pour rapprocher les positions en matire budgtaire , de sorte que d ' une dotation initiale de 9 millions d ' euros de la ligne B7-6201 , ce qui supposait un total de 73 millions d ' euros pour l ' ensemble de la priode , nous sommes parvenus  un accord prvoyant la mise  disposition de 249 millions d ' euros pour l ' ensemble des sept prochaines annes ,  partir des 30 millions d ' euros dj prvus dans le budget de l ' an 2000 .
 partir de cet accord budgtaire - ce qui implique galement un accord sur le calendrier - , les divergences concernaient principalement des aspects de comitologie drivant de positions historiques du Parlement et du Conseil qui ,  l ' avenir , selon moi - et pour ne pas insister sur les problmes souligns lors de l ' intervention de M. Wijkman - , devraient tre rviss dans un accord interinstitutionnel afin de rendre le processus lgislatif parlementaire plus rapide et plus fluide .
<P>
Je terminerai en invitant l ' Assemble  soutenir les amendements 1 , 7 , 9 , 10 , 11 et 12 , et  voter contre les autres amendements qui , s ' ils taient retenus , mettraient fin  l ' accord atteint lors des discussions avec la Commission et le Conseil , ce qui nous obligerait  recommencer tout le processus de ngociation , paralyserait certains projets et actions  raliser et causerait sans doute de graves problmes dans la politique de conservation et de rhabilitation des forts tropicales que nous voulons dvelopper .
<SPEAKER ID=73 LANGUAGE="DE" NAME="Scheele">
Monsieur le Prsident , je souhaiterais donner raison au rapporteur , M. Fernndez Martn , qui vient d ' intervenir , sur de nombreux points de son rapport .
Avant tout , il est trs important pour toutes les lignes budgtaires de parler de la dotation financire adquate .
Tout comme pour le rapport prcdent , je ne me rjouis pas de l ' existence d ' une dure limite , mais eu gard aux trs nombreux projets menacs , il s ' agit d ' un bon argument pour parvenir  un accord avec le Conseil aussi rapidement que possible .
<P>
Tout comme pour le rapport de M. Wijkman , je suis d ' accord avec le rapporteur en ce qui concerne la comitologie spare , les lignes directrices stratgiques tant donc adoptes au moyen de la procdure de gestion et un comit consultatif tant charg de l ' excution des projets .
Un point me semble vraiment essentiel , le fait que plusieurs propositions d ' amendement - comme , par exemple , les propositions d ' amendement 2 et 4 - soulignent la participation active des populations forestires et de la population indigne .
Je pense qu ' il s ' agit d ' un point vraiment essentiel , surtout lorsqu ' il est question de la gestion durable des forts tropicales et autres forts dans les pays en dveloppement .
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="DE" NAME="Kreissl-Drfler">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , cher collgue Martn , vous avez trs clairement expos le thme de votre rapport .
Merci beaucoup pour cela .
Mais nous savons trs bien aussi que les projets ne produisent pas tous le rsultat souhait .
Il est donc d ' autant plus important pour nous que la population concerne sur place ainsi que les groupes locaux soient associs ds le stade de la planification , de la dfinition des projets , afin de garantir une durabilit cologique , sociale mais aussi culturelle de ces projets que nous voulons financer .
<P>
Nous le savons aussi , les intrts des populations locales ne sont pas toujours respects , mais sont souvent subordonns et sacrifis aux intrts conomiques de certains groupes , comme par exemple les firmes multinationales d ' exploitation du bois .
 ce propos , je pourrais parler longuement du Brsil quant  la manire dont de tels intrts sont reprsents l-bas . Car une chose est claire : la question de savoir si les forts tropicales peuvent tout bonnement tre exploites de manire durable sans tre durablement endommages n ' a toujours pas t clarifie de manire satisfaisante .
Dans ce domaine prcis , les contributions de la Commission et du Conseil ne doivent pas tre rduites car cela irait plutt  l ' encontre du but recherch .
<P>
Si les forts continuent  tre endommages , les populations locales en seront les premires victimes , puis nous tous sur l ' ensemble du globe , car les dramatiques modifications climatiques peuvent dj tre constates .
Par ailleurs , il nous importe galement que les projets puissent se poursuivre sans interruption .
Ce que nous demandons par exemple vis--vis du Conseil , ce ne sont pas des exigences dnues de tout fondement , et je pense qu ' une ngociation habile devrait aussi permettre de parvenir  quelque chose , car les conditions ne sont pas irralisables .
 part cela , nous ne pouvons que nous rallier au rapport de M. Fernndez Martn . Ce que Mme Scheele et les autres collgues ont dit correspond aussi exactement  notre point de vue .
Un grand merci  mes collgues pour cette gnreuse conomie de temps .
<SPEAKER ID=75 NAME="Mathieu">
Monsieur le Prsident , chers collgues , l ' tat des forts tropicales est doublement proccupant . L ' appauvrissement n ' est pas seulement d ' ordre quantitatif mais galement qualitatif .
La biodiversit de notre plante est en jeu .
La Commission a donc agi opportunment en proposant un nouveau rglement du Conseil sur les forts tropicales et je souscris pleinement au sens des amendements proposs par le rapporteur dont je salue la pertinence aiguise du travail .
Il dgage des perspectives intressantes que je voudrais prolonger sur certains points .
<P>
Une rflexion sur le champ d ' application du rglement me semble primordiale .
Tout d ' abord , les projets doivent tre davantage cibls sur la rhabilitation des forts tropicales .
Or , le rglement du Conseil de 1995 s ' attachait peut-tre de manire trop exclusive  la protection de la fort tropicale et insuffisamment  la mise en valeur de son potentiel productif .
En outre , les actions communautaires  venir devront prendre en considration tous les aspects d ' une sylviculture durable .
Ceci implique de respecter les peuples autochtones qui dpendent des cosystmes forestiers .
Il s ' agit de ne pas perdre de vue que la ncessaire participation de ces populations vulnrables se heurte  des obstacles de taille : les zones forestires en question connaissent souvent des situations de trouble et de conflit ainsi que les effets pervers du tourisme qui est trop souvent prsent comme une solution miracle , ainsi que des lois locales sur la fort qui ne sont gure appliques dans les cas o elles existent .
<P>
Certes , il y a des forts soustraites  toute activit de production , mais il y a galement des forts dont les fonctions conomiques sont maintenues .
C ' est le cas de nos forts au sein de l ' Union europenne et , chers collgues , je vous le demande , quelle fut dont l ' aide communautaire apporte  nos forts europennes dvastes par la tempte en dcembre dernier ?
Le pari de ce rapport est certainement  relever , mais il faudra galement instituer une vritable politique communautaire de conservation et de gestion durable .
<SPEAKER ID=76 NAME="Nielson">
Il n ' est pas vraiment ncessaire que je souligne l ' importance des forts tropicales au niveau mondial tant donn leur influence sur le climat , la grande part de biodiversit qu ' elles prsentent et , cela va de soi , l ' importance qu ' elles revtent en termes de moyens d ' existence pour des millions de personnes dans les pays en voie de dveloppement - le bois de chauffage tant un exemple vident .
Pour ces raisons et d ' autres , les citoyens europens s ' attendent ,  juste titre ,  ce que la Communaut soutienne des actions de prservation et de gestion durable des forts tropicales .
<P>
Je dis forts tropicales , mais , en ralit , ce rglement contient une nouvelle caractristique par rapport au prcdent ,  savoir que sa porte couvre dsormais tous les pays en voie de dveloppement et inclut , par consquent , des pays tels que l ' Afrique du Sud , la Chine et les rgions mditerranennes et du Moyen-Orient .
Le rglement fait galement rfrence  la ncessit de prendre en considration les besoins des populations indignes et tributaires de la fort et les questions de genre .
Nous venons de parler du rglement relatif  l ' environnement et les commentaires que j ' ai formuls alors sur un certain nombre de problmes horizontaux sont , en grande partie , galement applicables au rglement sur les forts .
C ' est pourquoi je serai bref .
<P>
En ce qui concerne les amendements figurant dans le rapport Fernndez Martn , la position de la Commission sur les principales questions horizontales est la suivante .
Compte de rfrence financire : la Commission accepte le chiffre de compromis de 249 millions d ' euros pour une priode de sept ans , propos dans l ' amendement 9 .
Comitologie : la Commission appuie , en principe , l ' amendement 11 , mais prfre la formulation des amendements 13 , 14 et 15 .
Les amendements proposent une comitologie spare o les orientations et les priorits annuelles seraient sujettes  une procdure de gestion , tandis que le Conseil examinerait les projets de plus de 2 millions d ' euros dans le cadre d ' une procdure consultative .
<P>
Dure du rglement : afin d ' viter une conciliation , la position de la Commission est de ne pas soutenir l ' amendement 12 , qui confre une dure indtermine aux rglements .
Nous sommes d ' avis que la dure de sept ans propose par le Conseil est un compromis acceptable .
<P>
Garanties bancaires : la Commission ne soutient pas l ' amendement 8 relatif aux garanties bancaires pour les raisons que j ' ai exposes prcdemment .
Nous nous opposons  ce que des dispositions spciales soient prises dans des lignes budgtaires spcifiques , car cela va  l ' encontre de notre objectif commun , qui est de simplifier et d ' unifier les procdures administratives .
De plus , nous estimons que le problme a t rsolu en grande partie aprs la dcision de la Commission en 1999 .
<P>
En ce qui concerne les autres amendements , notre position est la suivante . :
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La Commission accueille favorablement et apporte son soutien aux amendements 7 et 10 .
L ' amendement 4 est jug acceptable .
Nous n ' appuyons pas les amendements 2 , 3 et 6 puisque nous estimons que ces concepts ont t pris en compte  d ' autres endroits du rglement , aprs la premire lecture .
Dans l ' intrt d ' une lgislation claire et concise , nous prfrerions que ces amendements soient abandonns .
Nous ne soutenons pas l ' amendement 1 parce qu ' il n ' apporte , selon nous , que peu de valeur ajoute .
Vu la position ngative du Conseil  propos de cet amendement , la Commission prfrerait qu ' il soit galement abandonn .
Enfin , nous n ' appuyons pas l ' amendement 5 parce que nous estimons que le terme " doutes srieux " est trop subjectif , ce qui rend difficile l ' application du rglement .
De plus , l ' objectif de cet amendement , qui est d ' viter les projets ayant des effets sociaux , culturels , conomiques ou environnementaux ngatifs , est abord  l ' article 4 ( 5 ) sur les valuations d ' impact .
<SPEAKER ID=77 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire Nielson .
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Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  midi .
<CHAPTER ID=5>
Dchets d ' exploitation des navires et rsidus de cargaison
<SPEAKER ID=78 NAME="Le Prsident">
Nous passons maintenant  l ' heure dcisive , Monsieur Jarzembowski !
<P>
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0043 / 2000 ) de M. Bouwman , au nom de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , relative  la position commune du Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil sur les installations de rception portuaires pour les dchets d ' exploitation des navires et les rsidus de cargaison ( 11195 / 1 / 1999 - C5-0251 / 1999 - 1998 / 0249 ( COD ) ) .
<SPEAKER ID=79 NAME="Bouwman">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , nous parlons ici d ' une directive dure , trs dure .
Ces dernires semaines , nous avons voqu la catastrophe de l ' Erika .
Toutes sortes de nouvelles mesures  court terme ont t envisages , concernant les doubles coques , le contrle , le contrle des organes d ' inspection , etc .
Si nous tudions la pollution marine par le ptrole suite  de telles catastrophes , nous voyons qu ' il s ' agit  peine de un  trois pour cent de la totalit .
Le fonctionnement oprationnel normal des navires en occasionne le double .
Il n ' y a pas que cela .
Si nous regardons nos plages , nous voyons , aux Pays-Bas par exemple , mais c ' est le cas dans d ' autres pays aussi , que 49 % des dchets rejets sur le rivage arrivent tout droit de la mer .
15 % seulement sont imputables aux touristes et une grande partie est mme inexplicable ; pourtant elle vient de quelque part .
<P>
Bref , cette directive est trs importante parce que les dgts conomiques sont considrables , parce que la qualit de l ' environnement , du cadre de vie des oiseaux , des poissons , etc . , qui est trs important , se dgrade .
En fait , il s ' agit de notre cadre de vie .
Je ne dois plus rien ajouter concernant les motivations de cette directive .
Pour ce qui est de la qualit de la directive , je ne m ' exprimerai que de faon positive  l ' gard de la Commission .
Pourtant il y a eu toute une srie d ' amendements en premire lecture et ils sont entirement soutenus par le Parlement .
Dix-huit en tout , il me semble . Ils ont t accepts en grande partie mais une srie d ' amendements moins importants ne l ' ont pas t .
Ils reviendront d ' une manire ou d ' une autre .
Mais je veux surtout me concentrer sur un point important .
<P>
Dans toute l ' Union , nous sommes d ' accord pour dire que si les mers sont pollues , il faut y remdier .
Une fois encore , je fais rfrence  l ' Erika mais aussi  d ' autres choses .
Nous sommes d ' accord aussi pour dire qu ' il faut appliquer le principe du pollueur payeur .
<P>
Dans le prsent rapport , il y a un amendement qui prconise de ne pas autoriser toute la varit des systmes de recouvrement des cots dans l ' Union europenne parce que certains des systmes de recouvrement prvus pour les installations de rception portuaires ne tiennent pas compte de ce qui est indispensable pour la prservation de notre environnement .
Ils ne prvoient pas d ' incitant conomique .
Permettez moi d ' expliquer l ' exemple .
<P>
Les tats membres mridionaux appliquent en fait un principe de direct costing , c ' est--dire que les pollueurs qui dbarquent leurs dchets dans les ports paient mais les pollueurs qui ne les amnent pas au port polluent mais ne paient pas .
<P>
Dans les pays du Nord , nous avons un systme o cet lment financier est diffrent .
Tout le monde paie , qu ' il jette ses dchets en mer ou les dpose au port .
Par ailleurs , il y a une sorte d ' incitant conomique pour contribuer d ' une faon ou d ' une autre  ce que les dchets soient dbarqus .
Il y a des expriences , on fait des tudes scientifiques en la matire et cela semble fonctionner .
<P>
C ' est une des raisons pour lesquelles le Parlement persiste sur ce point et la Commission aussi , dont j ' assure maintenant la dfense , persiste  maintenir un pourcentage de cots indirects qui doivent tre repris dans les droits portuaires .
<P>
C ' est ce que nous dfendons en fait .
Notre point de vue est d ' exiger un pourcentage de 90 % .
Il pourrait tre de 75 % aussi , mais il faut en tout cas un plancher . Ce plancher doit tre assez lev .
Sinon , nous retombons dans une diversit de systmes et devrons attendre des annes encore , avant de tirer la leon que nous connaissons dj .
Je voudrais donc convaincre tout le monde qu ' il est judicieux d ' opter pour un systme o les cots indirects sont repris dans les droits portuaires d ' une faon ou d ' une autre .
Si vous regardez la proposition de la Commission en tant que telle , un pays peut aller jusqu '  0,01 % des cots indirects , s ' il le souhaite .
Je crains que ce soit la solution choisie dans la pratique .
C ' est aussi le point le plus important sur lequel nous changerons nos ides ces prochains temps .
<P>
Il y a encore beaucoup d ' autres lments . Nous sommes parvenus  un accord sur toute une srie de points .
Je pense que nous y arriverons .
Mais c ' est l ' essentiel du dossier et je voulais attirer l ' attention de tout le monde sur ce point .
<SPEAKER ID=80 LANGUAGE="DE" NAME="Jarzembowski">
Monsieur le Prsident , Madame la Vice-prsidente , chers collgues , je souhaiterais tout d ' abord souligner que nous avons connu un bon dbat au cours des deux lectures .
Je me permets de remercier cordialement le rapporteur , M. Bouwman , pour s ' tre charg du dossier et l ' avoir si bien expliqu .
Nous sommes d ' accord avec le Conseil sur trois points .
<P>
Premirement , chaque port europen doit mettre en place des installations de rception portuaires adquates pour les dchets d ' exploitation des navires s ' il ne dispose pas encore de telles installations .
Ces installations doivent donc exister .
Deuximement , tous les navires , quel que soir leur pavillon , doivent dposer leurs dchets d ' exploitation .
Troisimement , les cots doivent tre supports par le navire .
Nous sommes d ' accord sur ces points .
<P>
Nous voulons en fait parvenir ensemble  un systme permettant d ' viter que des incitations conomiques ne poussent  rejeter les dchets d ' exploitation en mer .
Tout d ' abord , nous voulons protger la flore et la faune . Ensuite , il existe de nombreuses ctes apprcies par les touristes , o des emplois doivent aussi tre crs .
Cela signifie que nous voulons disposer d ' un systme efficace .
<P>
O nous distinguons-nous du Conseil , abstraction faite de menus dtails - nous voulons exclure les navires tenant lieu de muses des prescriptions bureaucratiques et nous sommes un peu plus stricts en ce qui concerne les grands navires de pche et les bateaux de plaisance .
La diffrence rellement dcisive concerne la manire dont les cots de dpt sont imputs au navire .
M. Bouwman a dj prsent la situation .
Deux expriences ont t ralises .
L ' une concerne la mer Baltique , et elle n ' est pas le fait d ' un pays particulier , mais englobe l ' ensemble de la rgion de la mer Baltique . Elle prouve que lorsqu ' une large part des frais lis au dpt sont couverts par les taxes portuaires gnrales , il n ' y a pas d ' incitation  rejeter les dchets d ' exploitation en mer .
 partir du moment o le dpt a dj t pay , autant l ' effectuer dans le port .
<P>
L ' autre systme correspond au pur principe du pollueur-payeur . Le navire qui dbarque des dchets doit supporter des frais supplmentaires .
Ce second systme s ' est rvl inefficace , car pourquoi la Mditerrane est-elle si pollue ?
Pourquoi la mer du Nord est-elle si pollue ?
Parce que le principe du pollueur-payeur ne fonctionne pas faute de contrles adquats !
C ' est pourquoi la commission a affirm  une large majorit - pas une grande majorit , les reprsentants de l ' opinion de la minorit vont tout de suite s ' exprimer - , tout comme l ' ensemble du Parlement en premire lecture , sans aucune controverse , que le meilleur systme correspondait  un rgime sans redevances spcifiques . En effet , il offre pour ainsi dire aux navires une raison conomique de ne pas rejeter les dchets en mer mais de les dposer dans des installations de rception portuaires appropries .
<P>
C ' est la question dcisive .
Nous sommes prts  nous mettre d ' accord avec le Conseil .
Mais jusqu '  prsent , le Conseil a refus toute conciliation srieuse avec nous .
C ' est pourquoi j ' en appelle  cette Assemble pour qu ' elle soutienne notre proposition visant  faire supporter une part significative des cots , jusqu '  90 % , par les taxes portuaires gnrales .
Car alors , nous avons la possibilit de nous mettre d ' accord avec le Conseil dans le cadre de la procdure de conciliation , que ce soit sur 75 % ou n ' importe quel autre chiffre .
D ' o ma demande envers la Commission aussi : Madame la Vice-prsidente , prenez garde au ct que vous choisissez .
Je pense que , dans l ' intrt de la protection de l ' environnement et d ' une industrie du tourisme durable et florissante dans de nombreux pays de notre Communaut , il est prfrable de disposer d ' un systme efficace .
Soutenez donc notre systme sans redevances spcifiques .
Peut-tre parviendrons-nous alors  un compromis raisonnable avec le Conseil dans le cadre de la procdure de conciliation .
<SPEAKER ID=81 LANGUAGE="DE" NAME="Piecyk">
Monsieur le Prsident , je me rjouis que ce soit justement vous qui meniez ce dbat car je sais que bien qu ' tant Bavarois , vous prtez toujours une oreille attentive aux questions lies aux ports et aux mers . Je souhaiterais aussi remercier le rapporteur , M. Theo Bouwman , pour le travail qu ' il a fourni et galement pour sa collaboration avec nous  la veille du vote .
Il s ' agira demain de quelques points .
Tout d ' abord , nous savons que le transport de personnes et de marchandises par voie maritime est le plus respectueux de l ' environnement par comparaison  d ' autres moyens de transport .
En mme temps , nous savons que les navires contribuent considrablement  la pollution des mers via les dchets , les rsidus de cargaison et les huiles usages .
Les navires utilisent de fait l ' huile lourde comme carburant , et nous savons que 1  3 % de cette huile lourde subsistent sous la forme de boue contenant des hydrocarbures , trs souvent rejete dans les mers .
<P>
Je pense que nous sommes d ' accord sur le fait que les navires doivent dposer les dchets d ' exploitation et les rsidus de cargaison dans les ports .
Il s ' ensuit donc - et  vrai dire , aucune autre logique n ' est possible - que si nous voulons des mers propres , il faut  tout prix que l ' limination illgale en haute mer ne puisse plus reprsenter un avantage .
C ' est de cela qu ' il s ' agit , et nous en avons aussi majoritairement dbattu ici .
<P>
Madame la Commissaire , en janvier , nous avons eu avec vous un dbat trs dtaill sur les consquences du naufrage de l ' Erika .
 cette occasion , nous avons encore runi tous les points portant sur la scurit des navires et sur la propret des mers .
Et cette directive sur les installations de rception portuaires pour les rsidus de cargaison concerne prcisment aussi le problme de savoir comment nous pouvons rendre les mers plus propres .
 titre purement informatif : pour la seule mer du Nord , nous savons que 70 000 m3 de dchets sont rejets chaque anne de manire illgale . D ' un autre ct , nous savons qu ' au maximum 5  10 % des navires suivent actuellement la voie lgale consistant  dposer leurs dchets dans les ports .
<P>
Ce scandale est galement inacceptable du point de vue du Conseil .
Le Conseil dit bien aussi que tous les ports doivent fournir des installations de rception portuaires adquates et donc en tre quips .
Le conflit porte finalement sur le problme du financement .
En premire lecture , le Parlement a dclar  une grande majorit que les navires devaient supporter une part significative des cots ,  savoir au moins 90 % .
Et c ' est l la diffrence par rapport au Conseil , qui nous dit qu ' il doit y avoir une contribution .
Mais une contribution peut aussi ne s ' lever qu '  un demi-euro , et Dieu sait que ce serait trop peu dans ce cas .
Rien ne changerait alors .
Cela n ' engendrerait aucune pression conomique incitant les navires  se comporter de manire adquate .
<P>
Il est ncessaire de mettre en place une redevance forfaitaire pour le dpt des dchets pour tous les navires , qu ' ils utilisent ou non les installations . Cela signifie qu ' il faut supprimer toute raison conomique de rejeter les dchets en mer , ce qui , comme cela a dj t expliqu ici , a t possible en mer Baltique grce  l ' accord HELMKOM , grce au rgime sans redevances spcifiques .
Ce qui marche l-bas doit aussi pouvoir fonctionner pour les autres mers europennes , car il ne s ' agit pas uniquement de l ' environnement , il s ' agit d ' eaux propres , cela va jusqu ' au tourisme , et - ce qui est capital - , outre la question environnementale , il s ' agit aussi de la neutralit en matire de concurrence .
Les navires dans les ports doivent pouvoir tous respecter les mmes conditions , et ce n ' est que si le Parlement , le Conseil et la Commission tablissent ensemble ces conditions que cette neutralit en matire de concurrence sera rtablie pour les ports et les navires .
<P>
Je pense qu ' il y va aussi de la crdibilit de l ' Union et en particulier du Parlement .
Je pense que la population est lasse de l ' air faussement contrit que lui offrent l ' Europe et les ministres  chaque catastrophe , comme nous l ' avons bien constat avec l ' Erika .
Le ptrole envahit les plages et les politiciens , les ministres font alors surface et participent personnellement au nettoyage avec leur petit seau . Mais lorsque quinze jours plus tard , il s ' agit de dbattre d ' une directive ferme , alors on a oubli les bonnes paroles d ' hier .
Nous ne pourrons pas exclure les accidents  100 % mais nous pouvons mettre en place une prvention aussi optimale que possible .
Cette directive consquente reprsente  cet gard une tape importante .
<P>
J ' espre aussi que les collgues libraux rflchiront peut-tre encore d ' ici demain quant  dcider s ' ils ne peuvent pas - aussi dans l ' intrt de l ' identit du Parlement - de nouveau nous suivre en deuxime lecture comme ce fut dj le cas en premire lecture . Car nous irons alors de toute faon en procdure de conciliation et il nous faudra voir jusqu ' o peut aller le Conseil .
Je pense que , pour des motifs lis  l ' environnement et  la concurrence , ainsi qu ' en vertu de ce qui a encore t dcid il y a deux mois , en janvier , nous devons adopter demain  une large majorit ces propositions telles que nous les avons dbattues en commission .
<SPEAKER ID=82 LANGUAGE="NL" NAME="Sterckx">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , Monsieur le Rapporteur , flicitations pour votre rapport .
Vous l ' avez dit : nous avons vraiment besoin de cette directive .
C ' est une bonne directive .
Les ports doivent avoir une installation de rception .
Il y aura enfin un contrle .
Les tats membres doivent aussi imposer des sanctions en cas d ' infraction aux rgles .
C ' est trs important .
C ' est bon pour l ' environnement .
On investit dj maintenant en prvision de la directive  Anvers par exemple , tout prs de chez moi , on construit une grande installation qui n ' existait pas .
Dans un certain sens , cette directive fonctionne donc dj .
<P>
Il y a un point , M. Jarzembowski l ' a dit aussi , sur lequel nos avis divergent .
Comment comptabiliser les cots ?
Nous sommes d ' accord sur le principe : le pollueur doit tre le payeur .
Mais doit-il automatiquement payer un montant complet ou des droits portuaires trs levs ou adoptons-nous un rglement flexible , comme le Conseil le propose maintenant ?
Quel est le meilleur incitant conomique , comme vous disiez .
J ' en ai parl avec plusieurs personnes .
Les points de vue divergent .
Les habitudes aussi semblent assez divergentes .
On parle mme de choses et de pourcentages diffrents pour les divers ports d ' une mme rgion .
Il y a aussi des ports qui changent de pourcentage au dernier moment , si je puis dire .
Je pense que nous , en tant que Parlement , ne devrions peut-tre pas nous accrocher  un pourcentage fixe .
Comme vous l ' avez dit , un systme flexible , dans ces conditions , doit reprsenter une partie substantielle des cots .
0,01 n ' est certainement pas une partie substantielle .
<P>
Ce doit tre un encouragement aussi car une partie flexible reste ouverte , pour les gens qui respectent l ' environnement ,  condition que la Commission surveille tout cela de prs et vrifie si le systme fonctionne .
Si les objectifs de la directive ne devaient pas tre atteints , la Commission intervenir , agir , proposer des modifications et veiller  ce que le systme fonctionne .
<P>
Chers collgues , nous devons en tout cas sauver cette directive , la garder .
Nous devons veiller  ce qu ' elle soit adopte . J ' espre que nous ne mettons pas la directive en danger par une position de principe trop inflexible sur un point .
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="NL" NAME="Meijer">
Monsieur le Prsident , il n ' y a pas si longtemps , beaucoup de gens pensaient que les dchets disparaissaient quand on les jetait en mer ou qu ' on les lanait dans l ' espace .
Aujourd ' hui , nous savons que nous retrouvons toujours ces dchets plus tard et souvent sous une forme encore plus nocive .
La pollution marine  grande chelle et la destruction de la faune par les fuites en provenance de ptroliers attirent toujours beaucoup d ' attention .
<P>
L ' intrt est nettement moindre quand il s ' agit de la pollution marine quotidienne par des navires marchands ordinaires et des bateaux de plaisance .
Il est grand temps d ' avoir une rglementation aussi cohrente que possible et facilement vrifiable pour que les dchets des navires soient collects et traits de faon cologique dans les ports .
Nous pouvons profiter dans ce domaine de l ' exprience pratique acquise dans les ports , entre autres celui de ma ville de Rotterdam .
<P>
Bien sr , la question se pose de savoir si les rglements peuvent avoir un effet injuste pour les bateaux plus petits .
Pour les navires muses historiques et les bateaux qui , proportionnellement , font escale dans beaucoup de ports sur une distance plus courte et doivent donc payer nettement plus souvent .
J ' ai l ' impression que le rapporteur a cherch la meilleure solution possible et a bien cout les commentaires .
D ' autres solutions seraient sans doute moins favorables pour la protection de l ' environnement et voil pourquoi mon groupe peut approuver ce rapport .
<SPEAKER ID=84 LANGUAGE="EL" NAME="Hatzidakis">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , je tiens tout d ' abord  remercier  mon tour M. Bouwman de s ' tre employ , au sein de la commission ,  concilier les points de vue .
Il n ' y est pas totalement parvenu , mais que faire ? Il en va trs souvent ainsi en politique .
<P>
De toute faon , quels que soient la forme finale que revtira le rapport et l ' accord qui interviendra entre le Conseil et le Parlement , il est certain qu ' il y aura progrs par rapport au rgime que nous avions prcdemment .
Car il est prvu de mettre en place dans les ports des installations pour la gestion des dchets et , naturellement , je pense que cette directive va beaucoup contribuer  rduire la pollution des mers .
<P>
Cela dit , il ressort manifestement du dbat qu ' il existe un point litigieux .
Il est clair que nous avons deux systmes : l ' un en mer du Nord - le systme dit " No Special Fee " - , et l ' autre en vigueur dans les autres ports , o les navires sont assujettis  une redevance qui est fonction de leur utilisation des services portuaires .
<P>
Je comprends le souci des collgues qui parlent du rejet en mer de dchets effectu par de nombreux capitaines irresponsables pour ne pas payer de redevances , mais je tiens  signaler qu ' il y a un autre aspect des choses ,  savoir que les ports de pays membres mditerranens , comme mon pays - la Grce - , vont tre confronts  de graves problmes de comptitivit avec les ports de pays voisins non communautaires , puisque rien n ' empche videmment les capitaines de navires transitant par la Mditerrane de faire escale dans des ports de Turquie ou d ' Afrique du Nord pour ne pas acquitter les redevances leves , tablies sur la base de critres objectifs et non de l ' utilisation , qui vont tre en vigueur dans les ports communautaires .
<P>
Je tiens  dire que nous avons progress .
Ne rejettons pas le progrs que reprsente cette directive , autrement dit le fait que le paiement de redevances se fera probablement sur la base de critres gnraux .
Je ne pense pas , Monsieur le Prsident , que la brusque convergence des systmes , outre le problme qui se pose quant au principe de subsidiarit , aura les rsultats escompts , car il existe encore , somme toute , des moyens de contourner le systme , avec les effets prjudiciables pour l ' environnement .
<SPEAKER ID=85 LANGUAGE="EN" NAME="Watts">
Monsieur le Prsident , cinq millions de dchets solides sont quotidiennement dverss dans la mer .
Ces dchets drivent et viennent s ' chouer sur les plages , causant de graves prjudices  l ' environnement et  la vie marine .
Un million d ' oiseaux et une centaine de milliers de mammifres marins et de tortues de mer meurent ainsi chaque anne .
La convention Polmar vise  empcher la pollution par les navires mais une lgislation est , de toute vidence , ncessaire pour garantir l ' application de cette convention .
C ' est la raison pour laquelle cette directive est si importante et c ' est pourquoi je me rjouis , ce soir , des progrs raliss au sein du Conseil afin de parvenir  une position commune qui contraindra les navires  se dbarrasser de leurs dchets dans des installations de rception portuaires .
<P>
Je fais galement l ' loge du travail du rapporteur , dont l ' engagement reflte notre volont de rsoudre ce problme particulier au sein de notre commission et le dsir puissant qui anime les dputs de tous bords de mettre un terme  cette pratique dsastreuse pour l ' environnement .
Je me rjouis , tout particulirement , de son soutien appuy  la proposition d ' appliquer les exigences en matire d ' environnement  tous les navires , quel que soit leur pavillon , et de mettre  disposition des installations appropries de rception des dchets dans tous les ports de la Communaut , dans le but d ' amliorer la prvention en matire de pollution et d ' viter les distorsions de concurrence .
<P>
Un point sur lequel les dputs travaillistes britanniques ne sont pas d ' accord avec le rapporteur est la manire dont le principe du pollueur-payeur doit tre appliqu .
Nous soutenons vivement ce principe , mais pensons qu ' il pourrait tre appliqu de manire plus efficace si les tats membres conservaient la facult d ' tablir leurs propres systmes de redevances en fonction de leur situation .
Par exemple , le systme britannique qui contraint un navire  payer le collecteur de dchets  chaque fois qu ' il utilise les installations de rception , sans que le port ne soit impliqu , fonctionne bien .
Ce systme est bas sur un accord conclu par tous les intervenants , y compris les ports et des groupes environnementaux , tels que la RSPB ( socit royale britannique pour la protection des oiseaux ) et le Fonds mondial pour la nature .
<P>
Nous partageons , nanmoins , l ' inquitude du rapporteur quant au fait que diffrents systmes de recouvrement pourraient dboucher sur un risque accru de pollution marine .
C ' est la raison pour laquelle nous appuyons la proposition du Conseil de renforcer la clause de rexamen afin de s ' assurer que l ' impact de la directive est rgulirement contrl .
<SPEAKER ID=86 LANGUAGE="SV" NAME="Stenmarck">
Monsieur le Prsident , ceux qui ont vu les effets produits sur l ' environnement par la catastrophe de l ' Erika ne peuvent raisonnablement pas voter contre un rapport qui vise  recueillir les dchets ptroliers des navires .
Il s ' agit ici d ' un texte extrmement important .
<P>
Il convient de souligner , dans ce contexte , que ce n ' est pas la lgislation qui fait dfaut en premier lieu .
Tous les tats membres de l ' UE ont sign la convention dite Marpol , et les pays du pourtour de la Baltique se sont en outre engags par la Convention d ' Helsinki .
Ces deux accords visaient  empcher le dversement des dchets d ' exploitation en mer .
En revanche , il faut amliorer l ' accs aux structures d ' accueil des navires et crer la motivation qui conduira  leur utilisation .
<P>
La Mer Baltique est touche chaque anne par des rejets ptroliers d ' ampleur trs variable .
Dans les seules eaux sudoises , ces oprations de dlestage interviennent par centaines .
La Baltique est en outre , du point de vue de l ' environnement , un milieu beaucoup plus fragile que beaucoup d ' autres mers .
Cette perspective nous incite  voir dans la dcision d ' aujourd ' hui le dbut d ' une solution , dont l ' aboutissement sera la participation au projet de tous les pays riverains de la Baltique , y compris les pays candidats  l ' adhsion  l ' UE ,  savoir la Pologne , l ' Estonie , la Lettonie et la Lituanie .
Il s ' agit d ' une rgion o l ' on a ,  mon avis , tout  gagner d ' une coopration transfrontalire .
Aucun des problmes environnementaux que connat l ' Europe ne pourra tre rsolu par un pays agissant de faon isole .
<P>
Je voudrais dire pour terminer  ceux qui continuent  hsiter pour des raisons financires : rflchissez  ce que coterait le nettoyage de nos mers !
Il arrivera un temps o nous nous retrouverons face  ce type de ncessit .
Et nous serons alors soulags d ' avoir fait tout ce qui tait en notre pouvoir pour empcher les rejets ptroliers .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="ES" NAME="Ripoll y Martnez de Bedoya">
Monsieur le Prsident , je voudrais brivement faire remarquer que je ne pense pas que d ' aucuns doutent de la ncessit qu ' une directive aborde ce problme grave non seulement pour l ' Europe mais pour toutes les mers du monde et qui , par consquent , ncessite des mesures efficaces et urgentes .
<P>
Je voudrais tre clair sur l ' existence d ' une srie de principes qui sont universels et avec lesquels , par consquent , nous sommes entirement d ' accord .
<P>
En premier lieu , tous les ports doivent possder les installations ncessaires pour le traitement des dchets .
En deuxime lieu , le pollueur doit videmment tre le payeur .
<P>
Je suis d ' accord sur le fait qu ' il peut exister des divergences concernant le type de navires ou leur longueur .
Mais nous ne pouvons ni dclencher une bataille qui se finisse par fausser la concurrence entre les diffrents ports , ni nous retrouver face  une srie de mesures , thoriquement de caractre environnemental , sur la protection de la cte ou de la mer qui finisse par produire des distorsions de la concurrence entre les diffrents ports .
<P>
Par consquent , c ' est sur ce point que des mesures efficaces doivent tre prises car si nous ne sommes pas capables d ' adopter la solution idale , cette directive finira par tre un chec complet .
La seule chose qu ' elle gnrera sera le bnfice de certains ports au dtriment d ' autres , et tout ceci  cause de belles paroles pour la protection de l ' environnement , mais qui couvriront une bataille de concurrence entre les ports .
<P>
Il serait par exemple logique de crer le principe d ' un seul tarif pour tous les ports d ' Europe , un tarif identique , qui ne crerait aucune distorsion de la concurrence , ou des mesures similaires .
Toute dcision permettant , par exemple , l ' existence de subventions des tats aux diffrents ports , finirait par fausser la concurrence et par tre inefficace .
<SPEAKER ID=88 LANGUAGE="ES" NAME="De Palacio">
Monsieur le Prsident , je partage votre penchant pour la plonge ainsi que pour la voile , et je crois rellement que ce qui proccupe toutes les personnes prsentes ici est la manire dont nous serons capables de garantir la propret des mers pour les gnrations actuelles et  venir .
<P>
Je pense que le travail dont nous parlons reprsente un grand pas en avant .
C ' est pourquoi , je voudrais fliciter le rapporteur , M. Bouwman , et l ' ensemble de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme pour le travail minutieux qu ' elle a fourni tout au long du dbat et de toute la procdure de cette initiative .
<P>
Comme vous le savez , la Commission se soucie grandement de la pollution marine .
J ' espre pouvoir vous remettre dans les prochains jours un premier train de mesures visant  amliorer le contrle de la scurit sur les ptroliers , mesures que nous pourrons , je l ' espre , dvelopper ensemble , profitant prcisment d ' une situation dramatique comme celle du naufrage de l ' Erika ; une circonstance dramatique qui peut reprsenter une bonne occasion , si nous sommes capables de surmonter certains intrts trs concrets qui , indubitablement , seront touchs par les mesures que je vais proposer ces prochains jours .
<P>
Mais s ' il est vrai que les accidents sont  l ' origine de grands problmes et de grandes catastrophes , la ralit est que la majorit des rejets ne proviennent pas d ' accident mais , simplement , du nettoyage habituel des cales que font certains bateaux , ce qui , videmment , constitue une action totalement dnue de scrupules .
<P>
C ' est pourquoi , je crois qu ' une lgislation comme celle  laquelle prtend la prsente directive couvre plusieurs aspects lis  la remise de dchet dans les ports .
Elle impose  tous les ports communautaires l ' obligation de disposer des installations adquates de rception des dchets ainsi que de garantir une planification de leur gestion , qui sera supervise par les autorits des tats .
<P>
D ' autre part , elle impose aux navires l ' obligation de remettre au port tous les dchets qu ' ils ont gnrs ,  moins qu ' ils ne disposent d ' une capacit de stockage suffisante , qui leur permette d ' atteindre l ' tape suivante , le port suivant .
<P>
En outre , elle oblige les navires  signaler la remise de dchets qu ' ils vont effectuer , avant leur entre au port , et  payer les cots des installations de rception .
Et c ' est ici que nous sommes confronts au problme en question .
Comme l ' ont dj signal plusieurs orateurs , c ' est sur ce point que divergent fondamentalement les positions du Parlement et de la Commission .
<P>
 cet gard , je voudrais vous demander , Mesdames et Messieurs , d ' accepter la proposition initiale , en prenant en considration en outre que la Commission soutiendra l ' amendement 16 de M. Sterckx - je parlerai ensuite du reste des amendements .
Il est vrai que nous ne prcisons pas quel pourcentage doit tre assum par l ' ensemble des navires qui arrivent au port .
Il est vrai que nous laissons une marge de flexibilit aux tats , mais il est galement exact que , thoriquement , 0,01 % , mme s ' il s ' agit d ' une contribution , ce n ' est pas ncessairement une contribution significative .
Peut-tre pourrions-nous incorporer le mot " significatif " dans le texte au lieu de fixer un pourcentage concret .
<P>
Je proposerais une solution de ce type , incorporant l ' amendement 16 de M. Sterckx , qui prvoit une rvision nous permettant , ventuellement , d ' introduire un pourcentage fixe si nous voyons que les tats n ' avancent pas  lorsqu ' ils doivent faire cette rpartition et que cet excs de flexibilit se traduit par une dnaturation du contenu de la directive .
Mais j ' essayerai tout d ' abord de faire ce pas en avant , de rendre cette position plus flexible avec la possibilit de la rviser .
<P>
 part cela , je voudrais signaler que nous considrons comme trs positives les propositions faites et que , dans ce sens , nous pourrions incorporer au texte de la directive , avec certaines retouches quant  la rdaction pour garantir la cohrence avec les textes internationaux et communautaires en vigueur , ainsi qu ' avec le reste de la directive , des amendements comme les amendements 1 , 2 , 3 , 4 , 7 , 8 , 9 , 10 , 11 , 12 , 13 , 14 et le 15 .
En d ' autres termes , nous parlons pratiquement de la totalit des amendements ; mais nous ne pouvons rellement pas accepter  je le regrette , mais j ' en ai dj expliqu les raisons  l ' amendement 6 .
<P>
Je pourrais m ' tendre , mais les deux raisons ont dj t exposes .
L ' objectif que nous poursuivons tous est le mme .
La seule chose qui nous spare est la meilleure manire de l ' atteindre .
Je vous demanderais de soutenir une position plus ouverte , complte - j ' insiste - par l ' amendement 16 de M. Sterckx , qui nous donnerait les garanties suffisantes .
<P>
C ' est pourquoi , je proposerais qu ' au lieu de " pour un pourcentage " , on incorpore ventuellement le mot " significatif " , avec lequel , videmment , nous ne parlons plus ni de 1 % , ni de 5 % , ni de 10 % mais d ' un chiffre important .
<P>
Merci beaucoup , Monsieur le Prsident .
Je voudrais ritrer de nouveau mes remerciements au rapporteur et au reste de la commission .
<SPEAKER ID=89 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Madame la Vice-prsidente .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  midi .
<CHAPTER ID=6>
Contrle technique routier des vhicules utilitaires
<SPEAKER ID=90 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0040 / 2000 ) de M. Piecyk , au nom de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme , sur la position commune du Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil relative au contrle technique routier des vhicules utilitaires circulant sur les routes de la Communaut europenne ( 11287 / 1 / 1999 - C5-0323 / 1999 - 1998 / 0097 ( COD ) ) .
<SPEAKER ID=91 NAME="Piecyk">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire ,  un moment ou  un autre , il faut - dommage , elle n ' coute pas lorsque l ' on parle , ce n ' est pas bien !
Une bonne commissaire devrait couter !
Peut-on retirer a du temps ?
<P>
Madame la Commissaire , je voulais en fait seulement formuler un petit message  votre adresse , aussi bien pour ce rapport que pour le prcdent .
 un moment ou  un autre , il faut se dcider , car la procdure de conciliation est un grand bien aprs Amsterdam .
Le Parlement se rjouit naturellement toujours lorsque la Commission lutte en tant que partenaire du Parlement aux cts du Parlement sans ncessairement faire preuve d ' une obissance empresse envers le Conseil .
Je pense que ce n ' est pas ncessaire ici .
<P>
Je voulais  vrai dire formuler cette remarque  propos de ce rapport .
M. le prsident a lu un titre trs complexe .
Monsieur le Prsident , si vous le permettez , je parlerai simplement de contrles de poids lourds . Cela serait compris aussi bien  Ratisbonne qu '  Lbeck et il se peut que la Commission parvienne aussi  utiliser des titres un peu plus courts .
<P>
Je pense que nous ne pouvons jamais en faire assez pour la scurit routire .
Tout le monde est d ' accord .
Cette directive sur les contrles de poids lourds doit y contribuer simplement et efficacement .
Nous constatons une lgre tendance  la diminution en ce qui concerne les victimes et accidents de la route .
Toutefois , pour ce qui est des accidents dans lesquels sont impliqus des poids lourds , nous notons hlas une tendance  l ' augmentation , qu ' il s ' agisse du nombre de morts ou de blesss .
Les causes sont prcisment souvent des dfauts techniques .
Nous ne pouvons pas accepter cela .
Sur un an , un poids lourd parcourt environ 150 000 kilomtres .
Par rapport  une voiture particulire  usage priv , cela reprsente un ordre de grandeur inimaginable .
Une telle utilisation ncessite un maximum de scurit technique dans l ' intrt de la scurit routire , de la protection de l ' environnement et , ne l ' oublions pas , d ' une concurrence quitable .
Car le mauvais tat d ' entretien technique d ' un parc de poids lourds ne doit certes pas constituer un avantage concurrentiel et , inversement , le transporteur qui maintient ses vhicules dans un tat technique optimal ne doit pas tre pnalis .
<P>
La population europenne n ' est manifestement pas en mesure de se passer de contrle .
Via une procdure de contrle graduelle allant jusqu '  l ' immobilisation , cette directive essaie de se saisir de ce problme .
Le Parlement , le Conseil et la Commission se sont montrs largement d ' accord , except sur un problme ,  savoir les sanctions .
Dans sa position commune , le Conseil n ' a mentionn aucune rglementation .
Ceci n ' a naturellement pas de sens car lorsque l ' on effectue des contrles , il faut pouvoir disposer de la menace des sanctions en cas de doute .
Le Conseil a alors dclar , ce n ' est peut-tre pas la formulation exacte , que les sanctions taient diriges contre les tats membres .
Non , les sanctions doivent tre diriges contre les transporteurs , contre les propritaires de poids lourds et contre les chauffeurs .
C ' est pourquoi , comme il en a t dbattu en commission , je prsente maintenant une proposition d ' amendement  la proposition d ' amendement 2 , qui renonce  la notion " d ' harmonisation " .
Ceci en sachant que si le Conseil vient  notre rencontre , nous pouvons alors galement nous montrer conciliants envers le Conseil , car je pense que cette directive constitue un bon pas en avant .
Toutefois , et le Conseil doit le savoir , il faudra naturellement qu ' au sein du Conseil , les tats membres se mettent d ' accord un jour ou l ' autre sur de tels contrles et sur les sanctions encourues . En effet , ce serait absurde si , par exemple , les infractions taient presque passibles d ' une peine de prison en Finlande mais seulement d ' une lgre amende dans un pays du sud , ou le contraire .
a n ' a pas de sens .
Ce n ' est pas europen non plus .
C ' est pourquoi j ' aimerais rpter concernant la procdure : la proposition d ' amendement 3 remplace la proposition d ' amendement 2 adopte par la commission .
Elle devrait donc d ' abord tre vote demain .
Si cela pouvait tre communiqu  la prsidence dirigeant le vote demain , je vous en serais trs reconnaissant .
Cela viterait tout problme de procdure .
<P>
Donc , d ' abord voter la proposition d ' amendement 3 .
Elle remplacerait alors la proposition d ' amendement 2 .
Cela a t dbattu ainsi en commission , et nous pourrions alors trs vite disposer de cette rglementation sans nous diriger vers une procdure de conciliation laborieuse pour une solution en principe judicieuse .
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="DE" NAME="Jarzembowski">
Monsieur le Prsident , tout a t dit .
Permettez-moi seulement de tendre une perche  Mme la Vice-prsidente afin qu ' elle soutienne peut-tre quand mme la proposition d ' amendement 3 qui remplace la 2 .
Il y a parfois des dputs qui dclarent qu ' il est bien sr judicieux d ' uniformiser les contrles routiers quant  leur svrit et  leur consistance .
Mais quand il s ' agit de parler d ' harmonisation des sanctions , certains tressaillent dans cette enceinte -  gauche et  droite , en haut et en bas .
C ' est pourquoi je trouve magnifique cette proposition 3 formule par M. Piecyk en tant que rapporteur .
Il a totalement vit le mot harmonisation .
Il a toutefois dit de quoi il s ' agissait .
Il a dit qu ' il tait impossible que l ' utilisation d ' un vhicule utilitaire , d ' un bus transportant des passagers , sans respecter les rgles de scurit - ce qui conduit  mettre en danger la vie de personnes - , soit considre comme une peccadille dans un pays et svrement punie dans un autre .
Compte tenu du risque pour les passagers ou aussi pour les autres usagers , ceci serait toutefois ncessaire .
<P>
Par consquent , la question n ' est pas de savoir si nous sommes pour la subsidiarit ou pour le centralisme .
Le problme , c ' est qu ' il n ' est pas possible , alors que nous poursuivons le mme objectif de scurit routire , que certains gouvernements dclarent " eh bien , du point de vue des peines , nous considrons les infractions  la scurit routire comme des infractions  l ' interdiction de marcher sur les pelouses " et que les autres s ' en contentent .
Premier principe , Madame la Vice-prsidente : mme valuation de la ncessit d ' amliorer la scurit routire .
Le deuxime argument est qu ' aucune distorsion de concurrence ne peut exister dans la Communaut .
Bien des exemples montrent qu ' alors que dans tel pays , les poids lourds d ' un autre tat membre sont contrls de manire trs stricte et grevs de svres sanctions , immobiliss , etc . , a n ' a pas la moindre importance dans tel autre pays .
C ' est l ' essentiel de la diffrence entre le Parlement et la position commune .
Nous estimons que les tats membres devraient essayer de se mettre d ' accord en ce qui concerne les sanctions , lesquelles restent de leur comptence nationale , en envisageant le problme sous cet angle : que reprsente pour moi la mise en danger de la circulation et comment puis-je garantir une concurrence quitable , au sein de la Communaut , dans un march intrieur ?
<P>
Ds lors , Madame la Vice-prsidente , aprs la victoire lectorale d ' un certain parti dans un grand pays , vous rendriez ma soire encore plus belle si vous dclariez que vous pouvez soutenir la proposition d ' amendement 3 du rapporteur !
<SPEAKER ID=93 LANGUAGE="EN" NAME="Watts">
Je voudrais commencer mon intervention en remerciant le rapporteur pour le travail qu ' il a ralis sur ce trs important dossier et en flicitant la commissaire et la Commission d ' avoir prsent cette proposition .
Nous sommes tous conscients que l ' une des priorits de la prsidence portugaise est de s ' attaquer ,  juste titre ,  la situation scandaleuse dans laquelle se trouve l ' Union europenne en matire de scurit routire .
<P>
Je sais que ces chiffres sont connus de tous , mais 43 000 citoyens sont tus chaque anne sur la route .
Cela reviendrait  effacer , chaque anne , une ville de taille moyenne de la surface de la terre .
Partant , nous rservons bon accueil  cette initiative , qui doit nous permettre de tenter de garantir que les poids lourds sont aussi srs que possible et qu ' ils respectent la lgislation communautaire .
<P>
Le trafic de camions sur les routes de l ' UE augmente tant en nombre qu ' en importance et nous pensons que cette proposition est importante pour trois raisons .
Premirement , l ' argument de scurit dont nous avons dj entendu parler .
Deuximement , l ' argument de concurrence loyale auquel M. Jarzembowski a dj fait allusion - la ncessit de crer un terrain de jeu gal dans toute la Communaut .
Troisimement , les avantages pour l ' environnement - la possibilit de garantir des vhicules moins bruyants et moins polluants .
<P>
Des contrles effectus au hasard dans toute l ' UE sont , de toute vidence , ncessaires et le Royaume-Uni - l ' tat membre dont je proviens - applique dj un tel systme avec des rsultats trs positifs .
Cette proposition sera ,  n ' en pas douter , une mauvaise nouvelle pour les exploitants peu srieux , mais une bonne nouvelle pour tous les autres usagers de la route , notamment la plupart des chauffeurs , propritaires et exploitants de camions qui sont attentifs aux normes de qualit , de scurit et environnementales de leurs vhicules .
Je me rjouis de cette initiative et espre qu ' elle pourra prendre effet ds que possible .
<SPEAKER ID=94 LANGUAGE="FI" NAME="Pohjamo">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , la rvision de la directive relative au contrle technique des vhicules utilitaires est une tche urgente et importante .
Le rapporteur est lui aussi arriv  une position finalement tout  fait satisfaisante .
Les vhicules utilitaires effectuent annuellement un nombre trs lev de kilomtres et leur tat technique ne peut pas tre contrl de faon efficace uniquement par des visites annuelles .
Si les contrles techniques routiers ponctuels sont ncessaires , c ' est aussi pour la raison que des poids lourds en provenance de pays tiers empruntent les routes de l ' Union europenne et qu ' ils sont souvent en mauvais tat , ce qui constitue un risque grave pour la scurit .
La rvision de la directive augmentera de faon notable la scurit routire si l ' on en observe les dispositions comme il se doit et si on peut fixer en cas d ' infraction des sanctions efficaces , proportionnes et dissuasives .
L ' efficacit de la directive sera renforce si les tats membres parviennent  s ' entendre sur l ' harmonisation du rgime de sanctions .
Il ne faut cependant pas que cela retarde la mise en uvre rapide de la directive .
<P>
Un exemple de frache date - cela se passait en Finlande - montre combien une rvision rapide de la directive est ncessaire .
La police et les autorits charges du contrle technique des vhicules ont rcemment contrl , lors d ' une opration coup de poing organise dans l ' est du pays , soixante-deux poids lourds .
Trente-trois d ' entre eux se sont vu infliger une amende et seize un avertissement .
Trois vhicules se sont vu interdire totalement de reprendre la route .
Seuls treize vhicules taient au-dessus de tout reproche .
Une partie considrable des vhicules en mauvais tat provenait de pays tiers .
Le cas le plus grave tait celui d ' un semi-remorque polonais dont le vhicule tracteur tait totalement dpourvu de freins , l ' arrimage de la cargaison tait dfectueux et les freins de la remorque fuyaient srieusement .
Je vous laisse imaginer le risque que constitue un tel vhicule sur des routes enneiges et verglaces .
Notre groupe est favorable  l ' amendement 3 et souhaite une mise en uvre rapide de la directive .
<SPEAKER ID=95 LANGUAGE="NL" NAME="Bouwman">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , on a prononc beaucoup de belles paroles  propos de cette directive et je remercie M. Piecyk . Mais dans la mesure o il y a quelques nouveaux dveloppements , je veux ajouter quelque chose .
<P>
J ' ai rcemment , aprs la discussion sur la directive  la Commission , pos des questions  Mme la commissaire quant au fait que des chauffeurs originaires de l ' extrieur de l ' UE roulent dans l ' UE et utilisent la faon dont les gens sont contrls , c ' est--dire les chauffeurs , pendant les inspections de nature technique des vhicules .
Ce qui se passe en principe est ceci : des chauffeurs qui n ' ont pas de permis de travail dans un tat membre de l ' Union europenne , qui n ' ont pas de contrat de travail dans le pays en dehors de l ' UE utilisent le fait qu ' ils conduisent un vhicule immatricul dans un certain pays et passent correctement tous les contrles , mais en dehors du pays o ils sont immatriculs et exercent leurs activits .
Dans ces pays , on ne vrifie justement pas le permis de travail et les ventuels contrats de travail .
<P>
En d ' autres termes , je voudrais plaider pour ne pas reprendre cela directement dans la directive mais utiliser les marges de la directive pour examiner cet aspect lors de la rsolution de ce problme .
<SPEAKER ID=96 LANGUAGE="DE" NAME="Schierhuber">
Monsieur le Prsident , Madame la Vice-prsidente , Mesdames et Messieurs , la scurit sur nos routes nous proccupe tous normment .
En raison de l ' augmentation incessante du volume du trafic sur les routes d ' Europe , j ' aimerais mettre l ' accent sur la scurit technique optimale des vhicules mais aussi sur la prise en considration de la dimension environnementale .
Toutefois , et j ' insiste fortement , pour que cette directive ne se limite pas seulement  de belles paroles , il est galement ncessaire qu ' elle soit applique par les tats membres et assortie de sanctions adquates .
La meilleure directive n ' aura aucune rpercussion dans la vie de tous les jours si elle ne prvoit pas de sanctions en cas de non-respect ou d ' infractions .
<P>
Je soutiens donc les propositions d ' amendement qui prvoient une rpression des fautifs , car l ' utilisation de vhicules qui reprsentent par principe une source de risques et entranent une menace potentielle pour les personnes doit tre suivie de manire approprie et comptente , et avec l ' attention ncessaire .
<P>
Il faut absolument arrter de traiter cela  la lgre , prcisment parce qu ' il s ' agit d ' une directive qui prvoit des dispositions pour les vhicules utilitaires lourds transportant non seulement des marchandises mais aussi des personnes .
Nous sommes tous rgulirement choqus lorsque surviennent de graves accidents dus  des dfauts purement techniques .
Cela m ' amne  me rjouir que ce rapport soit incontest en soi et que le Parlement se rvle  nouveau tre la force motrice dans le dbat sur la scurit routire en Europe .
J ' adresse mes remerciement particuliers  tous ceux qui travaillent de manire engage dans ce domaine au sein de la commission comptente ,  la Commission et au Conseil .
<SPEAKER ID=97 LANGUAGE="FI" NAME="Vatanen">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , la proposition de la Commission , qui date dj de 1998 , doit remplacer la directive sur les contrles techniques annuels des vhicules utilitaires .
La proposition prconise l ' adoption de contrles inopins , car il est clair que les vhicules doivent tre en bon tat mme dans l ' intervalle sparant deux contrles annuels .
Ces contrles inopins pourraient tre effectus sur la route , dans les ports ou sur des aires de stationnement de camions .
Il s ' agit donc de renforcer la scurit routire dans l ' Union europenne , ce qui est rellement important .
Les dgts provoqus par les poids lourds impliqus dans des accidents de la circulation sont la plupart du temps considrables et l ' tat des vhicules prsente de grandes disparits en Europe . Une lgislation  l ' chelle europenne et le strict respect de celle-ci sont donc dans l ' intrt de tout usager de la route .
L ' un des grands sujets de proccupation dans l ' Union europenne , ce sont les poids lourds en mauvais tat en provenance des pays d ' Europe de l ' Est , contre lesquels il faudrait ragir de manire svre .
tant moi-mme originaire de Carlie orientale , je sais que si on pouvait avoir sur ces camions la lumire ne serait-ce que dans un des phares et des freins sur la moiti des roues , ce serait dj une bonne chose .
<P>
La position commune du Conseil renforce de faon considrable la scurit routire et il faudrait que la directive puisse entrer en vigueur le plus rapidement possible .
En ce qui concerne l ' application du systme de sanctions , il y a lieu de prciser que les sanctions ne devraient en aucun cas s ' exercer contre l ' tat membre , mais contre le conducteur ou l ' entrepreneur .
L ' information et la prvention sont une bonne chose , mais malheureusement seules des sanctions efficaces ont un effet sur les petits malins qui font ce qu ' ils veulent quand on a le dos tourn .
La scurit routire est une chose srieuse .
Je me rappelle un accident tragique qui s ' est produit il y a quelques semaines  Helsinki et lors duquel une roue qui s ' tait dtache d ' un camion a tu un petit enfant .
Dans les questions concernant la vie humaine , nous ne pourrons jamais nous montrer trop responsables .
<SPEAKER ID=98 LANGUAGE="ES" NAME="De Palacio">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputes , je voudrais de nouveau remercier le rapporteur M. Piecyk et la commission parlementaire concerne pour le travail ralis .
Il est vident que le rapporteur a entirement raison lorsqu ' il dit que le titre est trs long .
Il est plus simple de parler de contrle de camions , ce qui est en fin de compte ce dont nous discutons , et nous devrions sans doute tous penser non seulement  mettre dans quelques-unes de nos normes le titre technique mais galement , entre parenthses , le titre familier ou plus facilement comprhensible pour nos citoyens , ide que je transmettrai aux services et que nous tudierons  l ' avenir .
<P>
Mais quant  la proposition , il s ' agit clairement du contrle technique routier de vhicules utilitaires , tant de transport de personnes que de marchandises , qui a pour objectif d ' accrotre la scurit et la protection de l ' environnement dans le transport routier dans la Communaut .
Elle aspire indubitablement  la cration d ' une structure relative  la qualit de l ' entretien des vhicules utilitaires qui circulent sur les routes de la communaut , elle dcouragera donc les exploitants et les responsables qui tentent d ' tre plus comptitifs en faisant circuler des vhicules dont l ' tat d ' entretien est inadquat .
<P>
La proposition invite les tats  mener des contrles techniques surprises , prvus comme complment aux contrles techniques annuels , dans une proportion correspondant au parc de vhicules utilitaires qui circulent annuellement sur ses routes .
Ces contrles peuvent tre mens  bien sur les routes , dans des ports ou autres lieux o les vhicules sont stationns ou , plus frquemment dans le cas de vhicules du service public , dans les locaux des exploitants .
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En ralit , il y a dj plusieurs tats qui appliquent ce genre de contrles , que l ' on appelle " contrles au bord de la route " , de la manire prvue dans la directive , c ' est--dire , de manire inattendue .
C ' est peut-tre la meilleure manire de procder  un contrle efficace de l ' tat des vhicules qui circulent sur notre rseau routier .
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Je voudrais dire que la Commission est consciente que le Parlement est proccup parce que cette proposition peut mener  des discriminations contre des transporteurs particuliers , des camions de certains pays ou mme de certaines marques de vhicules , et que l ' objectif de la recommandation principale de son rapporteur est que l ' harmonisation des amendes infliges aux exploitants par les tats membres soit une condition  la mise en uvre de la directive .
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Nous partageons cette proccupation , mais nous considrons que l ' amendement 2 est trop radical et , dans ce sens , nous soutiendrions l ' amendement 3 qui reprend l ' esprit auquel nous prtendons tous , tout en permettant une flexibilit suffisante .
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Nous acceptons galement l ' amendement 1 , et je voudrais faire rfrence  ce qu ' a dit M. Bouwman .
En effet , nous sommes trs proccups de ce que des vhicules circulant sur les routes de l ' Union soient conduits par des citoyens provenant de pays tiers , particulirement des pays candidats  l ' adhsion , qui ne possdent parfois mme pas de contrat de travail conforme aux normes communautaires , d ' aucun pays de la Communaut , mais qui obissent simplement aux normes de ces pays tiers , trs souvent candidat  l ' adhsion . Il arrive mme qu ' ils n ' obissent  aucune norme tant donn l ' absence d ' un tel contrle dans ces pays tiers .
Ainsi , j ' ai crit  tous les ministres des transports des quinze pays de l ' Union europenne pour lancer un dbat sur cette question et mme demander un rapport sur les cas de ce genre qu ' ils ont pu dtecter dans leur pays . Je leur ai galement demand de prsenter des propositions positives afin que nous puissions trouver une solution  ce problme , qui nous inquite beaucoup et qui peut avoir des consquences ngatives sur la scurit routire , ce qui est fondamentalement important , et pour une concurrence loyale , ce qui nous importe galement  la Commission .
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C ' est pourquoi , j ' espre que nous pourrons traiter ces questions lors du prochain Conseil " transports "  la fin du mois , ainsi que , comme l ' a dit M. Watts , tout ce qui est relatif  la scurit routire en gnral , tant donn que la prsidence portugaise en fait une des questions cls de sa prsidence .
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Partant du fait que de grands progrs ont t raliss ces dernires annes , je pense qu ' il reste toutefois beaucoup  faire , car 42.000 - 43.000 citoyens europens qui meurent sur les routes , c ' est trop , un effort doit encore tre fourni .
Mais je voudrais dire , pour ce qui est du phnomne des chauffeurs de pays tiers , que j ' espre que nous aurons une rponse avant la fin du mois et que de toute faon nous allons traiter cette question au sein du Conseil .
 la suite d ' une question ou d ' une initiative , je pourrai rpondre ici , au Parlement , en sance plnire ou en commission , et si ce n ' est pas le cas , j ' espre de toute faon que dans peu de temps nous pourrons vous faire une proposition concrte permettant de lutter de manire efficace et relle contre ce type d ' abus .
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Je voudrais ritrer mes remerciements et souligner la qualit du travail ralis , non seulement par le rapporteur mais par galement par toute la commission .
<SPEAKER ID=99 NAME="Le Prsident">
Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  midi .
<CHAPTER ID=7>
Clture de la session annuelle
<SPEAKER ID=100 NAME="Le Prsident">
Je dclare close la session annuelle 1999-2000 du Parlement europen .
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( La sance est leve  22h41 )
