<CHAPTER ID=1>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=1 NAME="La Prsidente">
Je dclare reprise la session du Parlement europen , qui avait t interrompue le vendredi 7 juillet 2000 .
<CHAPTER ID=2>
Dclaration de la Prsidente
<SPEAKER ID=2 NAME="La Prsidente">
Mes chers collgues , une fois encore , j ' ai la triste charge d ' ouvrir notre sance plnire sur la violence qui s ' est dramatiquement intensifie au Pays basque espagnol au cours de cet t .
Sept nouvelles victimes ont t assassines par une organisation dont la stratgie est dsormais claire : tenter de vaincre la dmocratie par la terreur .
<P>
Permettez-moi de citer ces victimes : Jos Mara Martin Carpena , conseiller municipal du partido popular  Malaga , et dont la veuve et la fille nous rendront visite demain matin  9 heures ; Juan Mari Jauregui , ex-gouverneur civil du Guipuzcoa ; Jos Maria Korta , prsident du patronat du Guipuzcoa ; Francisco Casanova , sous-lieutenant de l ' arme espagnole ; Irene Fernndez Pereda et Jos Angel de Jesus Encinas , gardes civils de Sallent de Gallego ; Manuel Indiano , conseiller municipal du partido popular  Zumarraga .
<P>
 chacune de ces funestes occasions , j ' ai tmoign de notre solidarit avec les victimes .
J ' ai exprim notre condamnation de ces pratiques barbares inqualifiables .
J ' ai galement apport mon soutien aux autorits espagnoles .
<P>
Aujourd ' hui , c ' est notre Parlement tout entier , unanime au-del des diffrences de nos sensibilits politiques , qui honore leur mmoire en affirmant haut et fort que le terrorisme constitue la ngation mme de la dmocratie .
En refusant le droit  la vie , il tue la libert .
La violence est non seulement condamnable , mais elle est galement inefficace , car elle isole , elle exclut ceux qui s ' y livrent .
<P>
Je vous propose une minute de silence en hommage ultime aux victimes , en tmoignage de soutien  leur famille et  leurs proches ainsi qu '  toutes les femmes et tous les hommes dmocrates d ' Espagne , et notamment du Pays basque espagnol , qui continuent encore , malgr ce climat de terreur ,  croire dans le dialogue politique , dans les valeurs fondamentales des socits civilises et dans la victoire finale de la dmocratie .
Je vous invite  observer cette minute de silence .
<P>
( L ' Assemble , debout , observe une minute de silence )
<SPEAKER ID=3 LANGUAGE="EN" NAME="Gorostiaga Atxalandabaso">
Madame la Prsidente , je ne suis malheureusement pas d ' accord avec ce que vous avez dit .
Il n ' y a d ' autre vrit que toute la vrit .
Une part de la vrit ne suffit pas en elle-mme .
La seule vrit , c ' est l ' ensemble du problme .
C ' est l bien plus qu ' une citation mtaphysique de Hegel .
Les membres d ' Euskal Herritarrok aussi dplorent profondment la perte de vies humaines et partagent avec tous les citoyens basques l ' indignation actuelle de notre peuple .
<P>
Bertrand Russell a dnonc l ' obscnit de l ' humiliation dlibre d ' une nation , de l ' alination de sa population qui rend la camisole de force ncessaire .
Telle est la stratgie qu ' a adopte le gouvernement espagnol dans le Pays Basque .
L ' action de l ' ETA est l ' expression lgitime de la lutte pour la reconnaissance de quelque chose de tout  fait lmentaire .
<P>
( La Prsidente retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=4 NAME="La Prsidente">
Monsieur Gorostiaga Atxalandabaso , compte tenu des circonstances ,  titre personnel , et sortant peut-tre de mon rle de prsidente , je vous dirai que je trouve votre intervention trs indcente .
<P>
( Vifs applaudissements )
<CHAPTER ID=3>
loge funbre
<SPEAKER ID=5 NAME="La Prsidente">
 l ' intention un peu plus particulire de ceux de nos membres qui taient dans la prcdente Assemble , je voudrais vous informer avec beaucoup de tristesse du dcs , au cours de cet t , de Vassilis Ephremidis et de Staffan Burenstam Linder .
Beaucoup d ' entre vous ont gard un souvenir trs fort de leur prsence parmi nous , une prsence particulirement dynamique , et je me suis permis , en votre nom bien sr , d ' adresser nos condolances trs attristes  leurs familles .
<CHAPTER ID=4>
Approbation du procs-verbal de la sance prcdente
<SPEAKER ID=6 LANGUAGE="EN" NAME="Murphy">
Madame la Prsidente , j ' interviens pour une motion de procdure .
Je vous ai fait part , dans une lettre que je vous ai envoye le premier septembre , de diffrentes accusations de la presse britannique concernant un dput de ce Parlement , M. Hannan . On l ' accuse d ' avoir recueilli 100 000 livres sterling pour soutenir la campagne du " non " au rfrendum qui doit se tenir au Danemark sur l ' euro .
Pourriez-vous lancer une enqute afin de nous assurer que M. Hannan n ' a pas utilis les infrastructures du Parlement ou le personnel qui lui est attribu en tant que dput de cette Assemble pour runir cette somme ?
Pourriez-vous galement veiller  ce que M. Hannan fasse , avant le rfrendum du Danemark , une dclaration d ' intrt financier afin de permettre aux citoyens de ce pays de connatre la provenance de cet argent ?
<SPEAKER ID=7 NAME="La Prsidente">
Monsieur Murphy , je prends acte de votre dclaration .
J ' ai bien reu votre courrier et je l ' ai transmis aux questeurs qui vont voir s ' il y a lieu de donner suite  cela .
<SPEAKER ID=8 LANGUAGE="EN" NAME="McMillan-Scott">
Madame la Prsidente , puis-je vous demander d ' inviter les dputs faisant ce genre de dclarations  s ' assurer que le dput vis a t inform de ces dclarations ?
Faire ce genre de remarque , publiquement , dans l ' hmicycle , lorsque le dput n ' est pas prsent , constitue un manque de courtoisie .
<SPEAKER ID=9 NAME="La Prsidente">
Monsieur McMillan-Scott , mon problme , c ' est que je ne sais jamais sur quel sujet le collgue va intervenir .
En principe , d ' ailleurs , ce devrait tre une motion de procdure .
<SPEAKER ID=10 LANGUAGE="EN" NAME="Bradbourn">
Madame la Prsidente , j ' interviens pour une motion de procdure concernant la grve rcente des ports franais de la Manche qui ont une fois de plus provoqu d ' importantes perturbations pour les citoyens de l ' Union qui voyagent lgitimement entre le Royaume-Uni et les autres tats membres .
<P>
Le Parlement sait-il que le rglement relatif aux fraises prvoit des procdures acclres pour les propritaires de denres livres en retard en raison d ' actions de ce genre , procdures leur offrant des compensations , mais n ' offre pas les mmes droits de compensation aux touristes ou autres voyageurs ?
Vous rendez-vous compte de la colre qu ' prouvent les citoyens de cette Union , rgulirement bloqus  cause de ces actions insenses qui se droulent maintenant chaque t depuis six ans dans les ports de la Manche ?
<P>
Madame la Prsidente , je vous prie de bien vouloir dterminer , avec le prsident en exercice et la Commission , quelle action est susceptible d ' tre entame immdiatement afin de prvenir ce problme  l ' avenir , en renforant le rglement - rglement 2679 / 98 , si je ne me trompe .
<SPEAKER ID=11 NAME="La Prsidente">
Merci , cher collgue , je prends volontiers note de cette intervention .
<SPEAKER ID=12 LANGUAGE="ES" NAME="Gonzlez lvarez">
Madame la Prsidente , je regrette de prendre la parole pour une question qui n ' est pas une motion de procdure , mais je pense qu ' il convient de raconter ce qui nous est arriv ,  plusieurs interprtes , fonctionnaires et dputs , aujourd ' hui .
Tous ceux qui sont ici savent combien il est difficile de venir  Strasbourg .
Moi , par exemple , il me faut trois vols -  partir de 7h30 du matin - des Asturies jusqu '  Strasbourg .
Mais il est inacceptable que si le vol Madrid-Paris prend du retard - nous sommes arrivs  Paris  1h20 et l ' avion pour Strasbourg partait  1h30 - , on nous laisse  terre .
Certains interprtes devaient travailler  4h30 et n ' ont pu tre l , et certains dputs , comme M. Medina , ont quitt les les Canaries hier soir pour pouvoir arriver ici  5 heures de l ' aprs-midi .
<P>
Si nous arrivons avec une heure de retard , il est logique que l ' on ne nous attende pas .
Mais il est inacceptable que nous arrivions  Paris avec 10 minutes de retard et que personne ne prenne la peine de demander au vol suivant de nous attendre .
Il est impossible que cela continue ainsi , Madame la Prsidente , parce que certains d ' entre nous prouvent de grandes difficults  arriver ici , plus prcisment ceux qui , comme moi , viennent de rgions loignes .
Je vous demanderais de parler  Air France .
<SPEAKER ID=13 NAME="La Prsidente">
Chre collgue , comme vous le savez , je suis parfaitement consciente de toutes ces difficults .
Croyez-moi , je ne cesse de le rpter aux autorits concernes , tant gouvernementales qu ' aroportuaires .
Vous avez reu une enqute .
Je remercie les quelque 300 collgues qui ont fait remonter leurs rponses , qui vont nous permettre de mettre , comme on dit , les choses  plat , et vraiment , je l ' espre de tout cur , d ' obtenir des rsultats concrets .
En effet , c ' est bien de cela dont nous avons besoin , et non d ' une nouvelle commission ou d ' autre chose . Nous avons besoin de rsultats qui amliorent les conditions d ' acheminement des collgues  Strasbourg et je me battrai avec vous , croyez-le , pour les obtenir .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="ES" NAME="Bautista Ojeda">
Madame la Prsidente , lors de la prcdente priode de session de Strasbourg , j ' ai rapport  la prsidence la proccupation norme qu ' engendre , dans la baie d ' Algsiras et  Gibraltar , la prsence d ' un sous-marin nuclaire anglais connaissant une panne srieuse du systme de refroidissement de son racteur nuclaire .
Je n ' ai pas encore reu de rponse  ce sujet .
<P>
Nous , les Andalous , sommes fiers d ' accueillir ce bateau en panne dans nos eaux , Madame la Prsidente , mais nous sommes trs inquiets de l ' obstination du Royaume-Uni  rparer la panne sur place .
Tout le monde sait , grce  des documents de la Royal Navy elle-mme , que ce port n ' est pas suffisamment quip pour rparer ce type d ' avarie .
<P>
Nous vous demandons donc votre soutien pour protger une partie de la population europenne de risques ventuels .
En ce sens , nous vous demandons d ' entreprendre les dmarches qu ' il convient pour que ce sous-marin soit remorqu et rpar dans un port qui offre les garanties de scurit ncessaires et pour que l ' on vite de cette manire l ' inquitude sociale que cela provoque .
<SPEAKER ID=15 NAME="La Prsidente">
Monsieur Bautista Ojeda , je voudrais souligner que jeudi prochain , au cours du dbat sur les urgences il y aura un dbat sur la scurit des sous-marins nuclaires .
La Confrence des prsidents a justement souhait que , au-del du tragique accident du Koursk , la question soit largie .
C ' est  ce moment que vous pourrez faire passer ce message .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="IT" NAME="Napoletano">
Madame la Prsidente , je voudrais rappeler que cette Assemble s ' est prononce plusieurs fois sur la question de la peine de mort .
Elle a galement soutenu l ' hypothse d ' un moratoire auprs des Nations unies , elle s ' est prononce aussi sur des cas spcifiques et , en juillet , elle s ' est prononce galement sur le cas suivant : l ' excution annonce de Rocco Derek Barnabei .
Madame la Prsidente , cette excution tant prvue dans dix jours , le 14 septembre , je considre qu ' il est important que vous criviez , avec la sensibilit qui vous distingue , au nom de notre Assemble , au gouverneur de Virginie afin que l ' excution soit suspendue .
<SPEAKER ID=17 NAME="La Prsidente">
Je le ferai trs volontiers , Madame Napoletano .
Nous sommes en effet intervenus  plusieurs reprises et mme si nous n ' avons pas eu de rsultat , je crois qu ' il faut continuer inlassablement  faire ce type d ' intervention , et je le ferai avec beaucoup de cur .
<SPEAKER ID=18 NAME="Lienemann">
Madame la Prsidente , nos collgues l ' ont dit , il y a effectivement un problme de desserte arienne de Strasbourg .
Nanmoins , je voudrais rappeler  nos collgues qui sont des fanatiques de la libre concurrence , que depuis que nous avons drgul les lignes ariennes , il n ' est plus possible de les subventionner et d ' intgrer dans les missions de service public la desserte de Strasbourg , de sorte que de nombreux appels d ' offres se sont conclus de faon infructueuse , aucune compagnie arienne n ' ayant accept d ' offrir des vols jugs non rentables .
<SPEAKER ID=19 NAME="Gillig">
Madame la Prsidente , je ne vais pas du tout rentrer dans ce dbat , mais je voudrais attirer votre attention et celle de mes collgues sur un autre sujet qui concerne aussi notre ville ,  savoir la situation tout  fait sensible et proccupante d ' un groupe de tziganes hongrois arrivs  Strasbourg le 24 juillet dernier , suite  des perscutions et  des discriminations racistes dans leur pays et demandant  bnficier de l ' asile politique , non seulement dans notre pays , mais aussi dans d ' autres pays de l ' Union europenne .
<P>
Je ne vais pas dvelopper cette situation mais sur le fond du problme , elle nous concerne trs directement , puisque d ' une part elle met en lumire un cas trs concret et trs prcis touchant les difficults d ' application des critres de Copenhague et qui doit trouver des solutions rapidement , et d ' autre part du respect du trait pour certains pays candidats  l ' entre dans l ' Union .
D ' un autre ct , cela nous oblige  raffirmer que le respect des minorits et des droits de l ' homme doit tre apprci au mme titre et au mme niveau que le respect des critres conomiques .
<P>
Aussi , Madame la Prsidente , je souhaiterais - je crois que vous partagez pleinement cet avis-l - que , conformment galement aux avis rendus par notre Assemble sur ces questions , la commission parlementaire mixte Union europenne-Hongrie en l ' occurrence , puisse ,  votre demande et de faon urgente , se saisir de cette question .
Le groupe de 46 personnes qui sont ici , Madame la Prsidente , les tziganes de Zamoli , mettent vraiment tous leurs espoirs dans la capacit de notre Assemble  avancer sur ces sujets .
<SPEAKER ID=20 NAME="La Prsidente">
Merci , Madame Gillig .
J ' crirai ds ce soir  la prsidente de la commission parlementaire mixte pour qu ' elle puisse examiner la situation .
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="DA" NAME="Blak">
- ( DA ) Madame la Prsidente , M. Murphy a voqu l ' ingrence dplace de M. Hannan dans la campagne lectorale danoise .
En tant que Danois , le fait que les conservateurs n ' ont pas de quoi s ' occuper en Angleterre et se mettent  faire l ' idiot au Danemark ne nous pose pas de problme .
Cela nous fait juste sourire et nous nous bornons  dclarer : " Dieu sait pourquoi ils ne s ' occupent pas de leurs propres affaires en Angleterre ; nous nous occuperons alors des ntres au Danemark " .
<SPEAKER ID=22 NAME="Desama">
Madame la Prsidente , puisque le prsident de la commission parlementaire mixte est en sance , je voudrais rpondre immdiatement  ma collgue en disant qu ' effectivement , nous avons , cette semaine , une runion de la commission parlementaire mixte ; je vais me mettre en rapport immdiatement avec l ' ambassadeur qui doit nous rendre visite ce jeudi pour qu ' il nous apporte des rponses  ces questions ds la sance de jeudi et j ' invite bien volontiers notre collgue  participer  nos travaux ce jeudi matin .
<SPEAKER ID=23 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Desama , vous nous avez devanc et je n ' ai donc pas besoin de vous crire .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="ES" NAME="Snchez Garca">
Madame la Prsidente , je suis de ceux  qui il faut 24 heures pour pouvoir tre ici  5h de l ' aprs-midi . Je le dis parce que cela fait 30 minutes que je tente de parler du procs-verbal de la sance du vendredi 7 juillet 2000 .
<P>
Ce jour-l , j ' ai prsent , au nom du groupe ELDR , un amendement au rapport de Mme Peijs , qui a heureusement t accept .
Mais l ' amendement n ' est pas correctement traduit en espagnol . En effet , lorsque l ' on parle de rgions priphriques , je voulais parler , et c ' est ce que j ' ai fait en ralit , des rgions ultrapriphriques de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=25 NAME="La Prsidente">
Monsieur Garca , nous corrigerons en ce sens et je vous prie de m ' excuser .
Nous pensions que vous ne souhaitiez pas intervenir sur le procs-verbal .
<SPEAKER ID=26 LANGUAGE="EN" NAME="Bethell">
Madame la Prsidente , puisqu ' un collgue a mentionn Gibraltar , je me permets de rappeler  l ' Assemble que Gibraltar clbre sa fte nationale le 10 septembre et que certains parmi nous seront de la partie .
Mais je m ' tonne que le Parlement ne dbatte pas de la Birmanie aujourd ' hui .
Hier , les ministres des 15 ont impos des sanctions  la Birmanie , la dirigeante lue , Aung San Suu Kyi , a t de facto assigne  rsidence et des explosions de violence ont clat autour de chez elle .
L ' ambassadeur britannique a t rou de coups ce matin et le Parlement europen devrait entamer une action vigoureuse contre la Birmanie ,  l ' instar des ministres .
<SPEAKER ID=27 NAME="La Prsidente">
Lord Bethell , j ' ai moi-mme fait une dclaration sur ce sujet parce que nous sommes trs inquiets de la situation trs inscurisante dans laquelle se trouve celle qui a reu le prix Sakharov du Parlement europen et nous suivons de trs , trs , prs cette situation .
Elle est d ' ailleurs  l ' ordre du jour des urgences de jeudi , donc aprs-demain .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="EN" NAME="Perry">
Madame la Prsidente , je voudrais galement voquer la motion de procdure souleve concernant le sous-marin nuclaire situ dans le port de Gibraltar .
Je vous demanderais  vous , ainsi qu '  mes collgues , de ne pas oublier , lorsque l ' on traite de ce sujet et que l ' on dcide d ' en dbattre , que bien que Gibraltar fasse partie de l ' Union europenne , ses rsidents n ' ont aucune reprsentation directe au sein de ce Parlement .
Je demanderais  l ' Assemble de ragir de toute urgence  l ' exclusion de ces citoyens et de veiller  leur reprsentation au sein de ce Parlement afin qu ' ils puissent y exprimer eux-mmes leurs proccupations .
<SPEAKER ID=29 NAME="La Prsidente">
Monsieur Perry , lors du dbat , les collgues exposeront tout ce qu ' ils auront envie d ' exprimer .
Leur parole est libre .
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="ES" NAME="Galeote Quecedo">
Madame la Prsidente , aussi trange que cela puisse paratre pour certains collgues , la ralit est que Gibraltar est une colonie britannique .
Il est trs singulier qu ' il y ait encore des colonies au sein de l ' Union europenne en l ' an 2000 , mais il en est ainsi , Madame la Prsidente .
<SPEAKER ID=31 NAME="Lynne">
Madame la Prsidente , je dois malheureusement revenir sur ce problme .
Je dduis de votre lettre date du 14 juillet que le Parlement se soucie davantage de l ' tat de ses tapis que de la sant de ses dputs .
J ' ai trouv cette lettre choquante , car elle nous annonce que des cendriers seront installs hors de l ' hmicycle ,  ct des panneaux indiquant les zones non-fumeurs , alors que , par le pass , votre attitude avait toujours t positive en la matire .
<P>
Il est  mes yeux incroyable que , bien que la rglementation du Parlement prvoie des zones non-fumeurs , il n ' y ait pas de passage " sr " pour accder  cet hmicycle .
Je viens d ' apprendre que je souffre d ' une thrombose veineuse profonde et le traitement que je prends aggrave mon asthme .
Je revendique un passage de mon bureau  cette enceinte en toute scurit , non seulement pour moi , mais galement pour les autres dputs de ce Parlement qui souffrent d ' autres problmes respiratoires .
J ' espre que cela sera immdiatement mis en uvre , faute de quoi ma sant et celle d ' autres personnes en seront affectes .
J ' espre que vous vous attaquerez  ce problme de toute urgence et , bien sr , que vous ferez retirer les cendriers de toutes les zones non-fumeurs .
<SPEAKER ID=32 NAME="La Prsidente">
Madame Lynne , je vous remercie d ' avoir fait cette intervention .
J ' ai observ plusieurs questeurs qui l ' ont applaudie vigoureusement , et je ne doute donc pas un instant qu ' ils vont prparer la rglementation allant dans le sens que vous dites .
<SPEAKER ID=33 LANGUAGE="EN" NAME="Lynne">
Pour rpondre  ce que vous m ' avez dit , la rglementation est dj en vigueur .
Le Parlement europen a tabli une rglementation mais nous ne la respectons pas .
<SPEAKER ID=34 NAME="La Prsidente">
Mme Banotti va vous rpondre . Mais si le rglement est ainsi , il doit tre appliqu et il le sera .
<SPEAKER ID=35 LANGUAGE="EN" NAME="Banotti">
Madame la Prsidente , je crains de devoir tenir des propos qui ne plairont pas  certains dputs , mais les huissiers , dehors , ont peur - et je pse mes mots - de demander  certains dputs d ' teindre leur cigarette , en raison du traitement que ceux-ci leur infligent lorsqu ' ils tentent de le faire .
<P>
Il est inutile de prciser qu ' en tant qu ' ancienne infirmire , je suis fermement oppose au tabac .
J ' ai dj personnellement demand au dputs et aux visiteurs d ' teindre leur cigarette .
Les huissiers font l ' impossible pour le demander avec diplomatie , mais ils sont soumis , et je pse mes mots , aux insultes de certains fumeurs lorsqu ' ils demandent  ceux-ci d ' teindre leur cigarette hors de l ' enceinte .
Les dputs devraient savoir que ce comportement  l ' gard du personnel du Parlement n ' est pas des plus appropris .
<SPEAKER ID=36 LANGUAGE="PT" NAME="Graa Moura">
Madame la Prsidente , je voudrais marquer mon respect pour les non-fumeurs et dire qu ' il doit y avoir , en effet , des itinraires leur permettant de circuler dans le Parlement sans tre incommods .
Mais je voudrais marquer galement mon respect pour les fumeurs et revendiquer leur droit de fumer .
Il est important que je fume pour ma sant mentale et physique . Je dois dire que l ' absence de cendriers ne peut que mener  des situations dsagrables .
Il doit y avoir des cendriers , comme il doit y avoir une sparation des espaces , de manire  ce que les fumeurs puissent fumer et que les non-fumeurs puissent se sentir  l ' aise .
<SPEAKER ID=37 NAME="La Prsidente">
Cher collgue , ce qu ' il faut , c ' est un respect mutuel des non-fumeurs  l ' gard des fumeurs et des fumeurs  l ' gard des non-fumeurs .
Nous allons reprendre tout cela tranquillement avec les questeurs pour pouvoir dsigner des zones o les collgues qui souhaitent fumer , qui en prouvent vraiment le besoin , puissent le faire normalement , mais dans le respect de ceux qui sont gns , voire mme intoxiqus physiquement par la fume .
Nous allons voir tout cela , je vous le promets .
<SPEAKER ID=38 LANGUAGE="IT" NAME="Pannella">
Madame la Prsidente , il existe une bonne rgle : si on dnonce des comportements arbitraires , on donne le nom de ceux qui ont eu un tel comportement .
Ces " pleurnicheries " contre l ' impolitesse de catgories entires - les fumeurs , les non-fumeurs , les rouges , les blancs - sont indcentes !
Je considre que , si un dput europen est invit par un huissier  teindre sa cigarette , il a le devoir de donner acte courtoisement  l ' huissier de faire son devoir et de l ' en remercier .
Par consquent , ce ne sont pas des choses d ' importance secondaire .
Que Mme Banotti , qui a dnonc ces comportements , dise quand , de la part de qui et  la charge de qui ils se sont vrifis , parce que je serai le premier  demander que des mesures soient prises , pour dfendre ces huissiers et ces fonctionnaires qui font leur devoir .
<P>
Cela dit , naturellement , si l ' on prend ensuite des mesures d ' ordre gnral imbciles et financires , il est vident qu ' il est beaucoup plus difficile de les dfendre .
Par exemple , au point de passage d ' une zone fumeurs  une zone non-fumeurs il conviendrait peut-tre de disposer un cendrier pour viter que les mgots de cigarettes ne brlent le sol , mais ceci est une question de bon sens .
<P>
En conclusion , Madame la Prsidente , le bon sens voudrait galement que ces pleurnicheries cessent et que nous nous comportions en Parlement .
Comme pour la question des avions et celle du sige de Strasbourg , vous tes l  " pleurnicher " comme des plbiens , vous ne vous comportez pas comme les reprsentants d ' un Parlement souverain !
<SPEAKER ID=39 NAME="La Prsidente">
Monsieur Pannella , je vous rassure tout de suite , les questeurs sont pleins de bon sens , croyez-moi .
<CHAPTER ID=5>
Ordre des travaux
<SPEAKER ID=40 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle la fixation de l ' ordre des travaux .
Le projet dfinitif d ' ordre du jour tel qu ' il a t tabli par la confrence des prsidents vous a t distribu .
<P>
En ce qui concerne le lundi :
<P>
En ce qui concerne le rapport de M. Valdivielso de Cu , au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur le programme MEDA , le groupe du parti populaire europen et des dmocrates europens demande que le vote de ce rapport soit report  la priode de session de Bruxelles , afin que certains problmes techniques puissent tre rsolus .
<SPEAKER ID=41 NAME="Poettering">
- ( DE ) Madame la Prsidente , le rapporteur , M. Valdivielso , vient d ' informer notre groupe que les propositions d ' amendement n ' ont pas encore toutes t traduites .
Je ne sais pas quand elles le seront , mais si cela devait tre le cas avant demain , nous devrions dj , d ' aprs notre ordre du jour , nous prononcer sur ces propositions demain midi !
Or , ce n ' est pas possible , car nous devons en dbattre au sein de nos groupes .
<P>
C ' est pourquoi nous demandons que les groupes aient encore suffisamment de temps pour dbattre de ces questions , le vote pouvant tout aussi bien tre organis  la fin de la semaine .
Si ce ne peut pas tre le cas , nous y procderons alors  l ' occasion de la priode de session de Bruxelles .
Mais , dans tous les cas , nous tenons et demandons  ce que le dbat commence ds  prsent , comme nous l ' avons dcid - notre estim Commissaire est en effet ici !
<SPEAKER ID=42 LANGUAGE="ES" NAME="Terrn i Cus">
Madame la Prsidente , je tiens  me prononcer contre cette proposition .
Au dbut , on nous a dit qu ' il tait impossible de voter le rapport Valdivielso parce que le commissaire Patten n ' tait pas l .
Maintenant , il est l et il me semble que , quel que soit le problme technique qui ait t rencontr , et je suis consciente de cette possibilit , il peut tre rsolu par les services dans un dlai ne dpassant pas les 2 ou 3 heures .
<P>
Je demanderais par consquent que le vote du rglement MEDA soit inclus dans cette priode de session et que l ' on reporte le vote d ' un jour , si les services ont en effet besoin d ' un jour de plus pour rsoudre les problmes techniques .
Mais il me semble que les groupes ont assez dbattu ce sujet et que cela fait suffisamment longtemps qu ' il est sur la table . De plus , je crois qu ' il n ' y a aucun inconvnient  ce qu ' il soit vot au cours de cette priode de session et en prsence , comme nous l ' avons tant de fois demand , du commissaire Patten , que je remercie d ' tre l .
<SPEAKER ID=43 NAME="La Prsidente">
Madame Terrn , il y a l un problme technique vident .
On me confirme qu ' aujourd ' hui les amendements ne sont pas prts parce qu ' un certain nombre d ' entre eux doivent tre claircis .
Ils seront prts demain matin dans toutes les langues .
<P>
On ne peut donc pas voter demain midi , parce que les collgues n ' auront pas eu le temps de voir ces amendements .
Si l ' Assemble tait d ' accord de reporter le vote  mercredi , cela me semblerait raisonnable , et conforme aussi  notre rglement qui veut que les collgues aient les textes dans leur langue .
<P>
Je vois que M. Poettering est d ' accord .
Donc , si les textes sont bien prts demain matin , nous voterons mercredi .
<P>
En ce qui concerne le mardi :
<SPEAKER ID=44 NAME="Poettering">
- ( DE ) Madame la Prsidente , je regrette de devoir intervenir sur le point suivant : nous avons t fort surpris de la dclaration d ' un membre de la Commission sur la question de l ' largissement de l ' Union europenne ,  savoir la dclaration du commissaire Verheugen .
M. le commissaire Verheugen a fait dpendre l ' largissement de l ' Union europenne aux pays d ' Europe centrale - c ' est l ' impression qui est ressortie de cette dclaration - , ou recommand de le soumettre  un rfrendum dans un tat membre de l ' Union europenne ,  savoir la Rpublique Fdrale d ' Allemagne .
<P>
Je ne tiens absolument pas en tant qu ' Allemand - je ne parle pas ici en tant qu ' Allemand , mais en tant que prsident de groupe - ,  traiter de la situation constitutionnelle en Allemagne , mais les pays d ' Europe centrale ont eu le sentiment dsagrable que de nouvelles conditions taient poses  l ' largissement de l ' Union europenne .
Nous devons corriger cette impression avec toute la dtermination possible !
<P>
<P>
C ' est pourquoi cette dclaration de M. le commissaire Verheugen - je ne sais pas si elle a t faite de manire tout  fait intentionnelle ou avec une arrire-pense stratgique ou si elle a tout simplement t faite spontanment - n ' est pas seulement incomprhensible , mais galement nuisible .
Mon groupe demande - il me semble galement avoir entendu quelque chose de similaire au sein d ' autres groupes - que la Commission fasse une dclaration  ce sujet .
Une telle chose pourrait se faire demain matin , dans le cadre de la dclaration du Conseil et de la Commission sur les priorits de l ' Union en matire d ' actions extrieures .
<P>
Si demain matin est une date prmature aux yeux de la Commission , parce qu ' elle se runit normalement ici mercredi matin et qu ' elle souhaite un peu plus de temps pour sa dclaration , une autre date possible pourrait tre mercredi aprs-midi  17 heures , d ' autres dclarations de la Commission tant prvues .
Cependant , je demande  la Commission de garantir que notre position sur l ' largissement de l ' Union europenne est celle que nous avons toujours dfendue ,  savoir que l ' Union europenne veut tre prte  partir de l ' anne 2003  accueillir de nouveaux membres , et que ces principes soient respects !
<P>
Si le commissaire donne l ' impression que ce n ' est plus le cas , je considre que c ' est une attitude irresponsable et que la Commission doit corriger cela en tant qu ' organe collgial !
<SPEAKER ID=45 NAME="La Prsidente">
J ' ai plusieurs demandes d ' intervention sur ce sujet et c ' est bien comprhensible . Mais je vois que le commissaire Patten me demande la parole et si vous le voulez bien , je vais tout de suite la lui donner , avant de donner la parole aux autres collgues , parce qu ' il va peut-tre nous apporter quelques claircissements .
<SPEAKER ID=46 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
J ' informerai mon collgue , le commissaire Verheugen , des points de vues qui viennent d ' tre exprims , et je sais que d ' autres dputs partagent ces inquitudes .
Je ne doute pas qu ' il souhaitera rpondre pleinement et rapidement aux inquitudes qui viennent d ' tre souleves .
<P>
Je voudrais faire toute la lumire sur deux points .
Voici les intimes convictions de la Commission , y compris de mon collgue , M. Verheugen .
Tout d ' abord , selon nous , l ' largissement de l ' Union , l ' adhsion d ' autres pays europens dans l ' ordre libral d ' Europe est notre toute premire priorit pour les annes  venir .
Selon moi , et selon d ' autres membres de la Commission , il n ' y a pas seulement un argument stratgique ou conomique , mais aussi un argument thique en faveur de l ' largissement .
<P>
Nous voulons que ce message soit clair pour l ' ensemble des candidats  l ' adhsion .
Deuximement , nous devons tous nous efforcer de convaincre , au cours des prochaines annes , l ' opinion publique de ce que je viens de dire .
M. Verheugen a fortement insist sur ce point .
Nous devons sortir et vendre l ' largissement  l ' opinion publique dans l ' ensemble des tats membres de l ' Union europenne .
Ce serait une erreur que des lecteurs des quinze tats membres considrent l ' largissement comme un sujet ne concernant que les lites politiques d ' Europe .
Nous devons leur faire comprendre qu ' il est dans leur intrt que nous nous largissions et qu ' il est impratif que nous poursuivions l ' largissement .
Il s ' agit d ' une cause  laquelle je souscris totalement , et je sais que le prsident Prodi et les autres membres de la Commission la dfendront avec vigueur et passion au cours des prochaines annes .
<P>
Le point que le dput a soulev exprime une inquitude lgitime et comprhensible .
Je la transmettrai au commissaire Verheugen .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="EN" NAME="Cox">
Madame la Prsidente , je remercie vivement le commissaire de sa dclaration .
Elle rpond en partie au point soulev , mais pas totalement .
<P>
J ' estime qu ' il est trs important , par souci d ' intrt public , que la Commission entire dclare le plus clairement possible qu ' elle demeure le principal moteur de l ' largissement .
J ' applaudis le commissaire pour avoir affirm que nous avons tous le devoir de vendre ce dfi historique , mais je regrette qu ' une personnalit aussi importante que le commissaire Verheugen , du moins selon certains journaux , dise aujourd ' hui que les tats membres ne devraient pas laisser le sale boulot  la seule Commission .
<P>
Ce langage s ' accorde mal avec les sensibilits et subtilits que requiert ce dbat historique et ce manque de retenue est de bien mauvaise augure , entre autres pour ceux qui soutiennent l ' largissement corps et me , et en particulier dans les pays candidats et leur capitale .
Voil pourquoi ce problme revt un caractre politique d ' une extrme importance cette semaine .
<P>
Il importe de comprendre que les commissaires - le commissaire Verheugen dans ce cas-ci - ont pour rle de parler pour l ' Europe .
Certes , M. Verheugen est un homme politique allemand , mais le gouvernement allemand n ' est-il pas habilit et en position de parler pour l ' Allemagne ?
J ' estime qu ' il conviendrait vraiment que M. Poettering demande de discuter de ce problme ici cette semaine et je prie instamment la Commission de donner suffisamment de garantie , non seulement parce que je partage les sentiments du commissaire Patten mais galement parce que le monde en gnral veut tre assur que le cur de l ' Europe ne connat pas de dysfonctionnement sur la question de l ' largissement .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="FI" NAME="Hautala">
Madame la Prsidente , la prise de position de M. Verheugen a donn lieu  une discussion anime au sein de notre groupe et la conclusion essentielle que nous en avons tire est la suivante : les ngociations sur l ' largissement ont besoin maintenant avant tout de transparence .
Transparence pour les citoyens , transparence pour les parlements .
Personnellement , je pense que la proposition de M. Poettering irait bien dans le sens de ce qui est recherch ,  savoir un peu plus d ' ouverture , car il en va exactement comme l ' a dit M. Patten : l ' largissement ne doit pas tre seulement l ' affaire des lites .
En soi , je peux parfaitement comprendre que M. le Commissaire Verheugen soit quelque peu irrit de ce que , au nom du Conseil et de diffrents tats membres , on fasse la tourne des pays candidats en leur promettant que , l ' anne tant et tant , ils peuvent tre srs qu ' ils deviendront membres de notre club .
Peut-tre pourrions-nous discuter un peu pour savoir quel est le rle de la Commission , quel est le rle du Conseil et quel est le rle du Parlement europen dans ces ngociations en cours .
<SPEAKER ID=49 NAME="Hnsch">
- ( DE ) Madame la Prsidente , chers collgues , notre collgue Poettering s ' est exprim ici en tant que prsident de groupe et non en tant qu ' Allemand .
Je parle ici en tant qu ' Allemand et en tant que vice-prsident de groupe .
<P>
M. le commissaire Patten a dj exprim l ' opinion de la Commission sur les dclarations de M. Verheugen .
Cette position de la Commission pourrait en fait me suffire .
Mon groupe a toujours t d ' avis que non seulement la Commission en tant que collge , mais galement chaque commissaire en tant que tel est tenu de se justifier devant cette Assemble , indpendamment de sa nationalit et indpendamment de son ventuelle appartenance politique .
C ' est pourquoi nous nous rjouissons que M. Verheugen ait la possibilit cette semaine de justifier ses dclarations devant le Parlement europen et de les corriger le cas chant .
<SPEAKER ID=50 NAME="Wurtz">
Madame la Prsidente , je me prononce en faveur de la proposition de M. Poettering .
<P>
Je tiens  dire que , pour ce qui concerne mon groupe , nous ne sommes pas seulement pour " vendre " l ' largissement ou d ' autres grands projets  l ' opinion publique , mais aussi pour associer troitement nos concitoyens  toutes les grandes tapes de la construction europenne , y compris par le biais de rfrendums .
Cependant , nous sommes totalement opposs  l ' ide de nous servir du rfrendum comme d ' une menace dont certains " pcheurs en eau trouble " pourraient faire mauvais usage et utiliser les peurs et notamment le refus d ' ouverture aux autres .
Par consquent , pour assurer la russite de l ' largissement auprs de nos opinions publiques respectives et auprs des citoyens des pays d ' Europe centrale et orientale , je suis favorable  une dissipation de tout malentendu et au fait que le commissaire Verheugen puisse s ' expliquer clairement devant le Parlement .
<SPEAKER ID=51 NAME="La Prsidente">
Il conviendrait que le commissaire Verheugen puisse venir s ' exprimer devant notre Parlement .
Nous n ' allons pas entamer un dbat sur l ' affaire et je vais lui faire cette proposition .
Je pense que le moment le plus adapt serait le mardi , lors de la dclaration du Conseil et de la Commission sur la priorit de l ' Union en matire d ' actions extrieures .
<P>
Le commissaire Verheugen n ' tait pas prvu  ce moment-l , il ne devait pas venir . Nous allons insister , M. le commissaire Patten et moi-mme , pour qu ' il se rende disponible et qu ' il vienne s ' expliquer devant notre Assemble .
<SPEAKER ID=52 NAME="Poettering">
- ( DE ) Madame la Prsidente , naturellement , il faut se rjouir de cette dclaration de M. Verheugen .
Comme il s ' agit d ' un sujet trs important , il serait encore mieux que le prsident de la Commission le fasse lui-mme .
Mais nous ne voulons pas l ' imposer .
Nous tenons par contre  ce que la dclaration finale de M. Verheugen constitue une dclaration sans quivoque de la Commission dans son ensemble et  ce que tous les malentendus soient alors dissips .
Il ne s ' agit donc pas seulement d ' une dclaration personnelle de M. Verheugen ,  titre priv , mais d ' une prise de position globale de la Commission dans sa responsabilit d ' organe collgial .
<SPEAKER ID=53 NAME="La Prsidente">
Je me permets de souligner , s ' il en tait besoin , la sance solennelle ,  11 h 30 , demain matin , avec la visite conjointe de M. Avraham Burg , prsident de la Knesset , et de M. Abou Ala , prsident du Conseil lgislatif palestinien .
<P>
Je n ' ai pas besoin d ' insister sur l ' importance que reprsente cette visite conjointe , et si j ' insiste , vous l ' imaginez bien , c ' est parce que je souhaiterais beaucoup que ces bancs soient aussi fournis que possible .
Je compte donc sur votre prsence  tous et  toutes .
<P>
En ce qui concerne le mercredi :
<P>
La Prsidente .
 propos de la dclaration sur le clonage humain , le groupe du parti des socialistes europens demande que ce dbat ne soit pas clos par le dpt d ' une proposition de rsolution .
<P>
Qui souhaite s ' exprimer pour soutenir cette demande ?
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo">
Madame la Prsidente , mon groupe pense que la biotechnologie - parce que nous ne parlons pas uniquement de clonage - est un sujet qui inquite plusieurs gouvernements des tats membres ainsi que , dans une grande mesure , nos opinions publiques .
Et cette proccupation dcoule des progrs raliss dans ce domaine , mais aussi des consquences scientifiques , industrielles , thiques et religieuses que cela implique .
<P>
Comme nous l ' avons dit lors de la Confrence des prsidents , et nous l ' avons dit devant l ' opinion publique , il s ' agit pour nous d ' un dbat qui ne peut tre clos par une rsolution d ' urgence .
Nous pensons qu ' il ncessite un travail srieux et mrement rflchi , et j ' en veux pour preuve la directive sur la biotechnologie dont l ' laboration est en cours depuis trs longtemps , laboration que l ' on a tent , pour la seconde fois , d ' achever lors de la lgislature prcdente et qui ne l ' est pas encore parce que certains problmes subsistent .
<P>
Nous pensons qu ' il faut faire en sorte que le travail que le Parlement a demand au comit thique - qui conseille la Commission et le Parlement - s ' acclre . Nous pensons galement qu ' une question aussi importante que celle-ci , qui implique plusieurs commissions de ce Parlement et qui provoque une norme inquitude sur de nombreux aspects - les embryons congels , la brevetabilit de cellules qui peuvent tre multiplies  des fins de transplantation , etc .
- , ncessite une commission temporaire .
<P>
Par consquent , nous avons accept que cette dclaration soit faite mais nous pensons qu ' il n ' est actuellement pas opportun de mettre aux voix une rsolution , faite en mme temps , qui peut engendrer des problmes et crer une division .
<SPEAKER ID=55 LANGUAGE="EN" NAME="Cox">
Madame la Prsidente , je prends la parole pour soutenir la proposition d ' Enrique Barn Crespo pour les raisons qu ' il a si brillamment exposes .
<SPEAKER ID=56 NAME="Lannoye">
Madame la Prsidente , mon groupe pense , au contraire , que le vote d ' une rsolution est important .
<P>
Tout d ' abord , ce n ' est pas la premire fois que le Parlement se prononce sur le thme du clonage humain .
Depuis Dolly ,  plusieurs reprises , nous avons vot un certain nombre de rsolutions .
S ' il y a eu attitude unilatrale dans ce cas-ci , c ' est de la part du gouvernement britannique qui a annonc , sans aucune consultation et aucune concertation pralables , une prise de position en faveur du clonage thrapeutique .
<P>
Nous pensons donc qu ' une raction du Parlement europen qui ne ferme pas la porte au dbat est utile .
Quand je dis qu ' il ne faut pas fermer la porte , il est clair qu ' une commission temporaire n ' est pas  rejeter a priori .
Je ne me prononce pas  ce sujet-l . Mais je crois qu ' il est bon que le Parlement s ' exprime autrement que par un dbat sans conclusion .
<SPEAKER ID=57 NAME="La Prsidente">
Monsieur Lannoye , je vous confirme que la Confrence des prsidents a bien dcid de la constitution d ' une commission spciale sur l ' ensemble de ces sujets .
<SPEAKER ID=58 NAME="Liese">
- ( DE ) Madame la Prsidente , avant de procder au vote , je souhaiterais faire une remarque  propos du rglement .
Je me rfre  l ' article 118 du rglement .
Cet article prvoit en effet que tous les membres de l ' Assemble peuvent avoir accs  tous les documents ncessaires .
En ce qui concerne le vote qui aura probablement lieu jeudi , je souhaiterais confirmer sur le fond ce que M. Lannoye a dit .
Le Parlement a dj adopt des rsolutions pour s ' exprimer de manire trs dtermine sur le clonage .
Ces rsolutions s ' appliquaient galement au clonage thrapeutique !
 prsent , on fait comme si ce que le gouvernement britannique propose tait quelque chose de tout  fait nouveau .
En ralit , nous en avons dj discut et le Parlement s ' y est toujours oppos .
Les votes ont toujours t controverss .
Ceux qui veulent  prsent viter le dbat et une rsolution ont toujours t favorables  une position librale .
Toutefois , le Parlement s ' est toujours exprim fermement de faon majoritaire .
Il serait vraiment peu logique que nous ne nous en tenions pas  nos prcdentes rsolutions , tant donn que le sujet est d ' actualit .
<SPEAKER ID=59 NAME="La Prsidente">
Monsieur Liese , vous avez fort habilement rattach votre intervention  un article du rglement pour que cela apparaisse comme une motion de procdure , mais c ' tait un peu juste .
<P>
( Le Parlement rejette la proposition )
<P>
En ce qui concerne le jeudi : La Prsidente .
Au sujet des problmes d ' actualit , urgents et d ' importance majeure , plusieurs demandes de modification m ' ont t transmises .
<P>
En ce qui concerne le point 3 : " Droits de l ' homme " et le point 4 : " Birmanie " , le groupe des verts et de l ' alliance libre europenne demande de remplacer l ' actuel point 4 : " Birmanie " par un nouveau point intitul " Temelin " et d ' avancer le point " Birmanie " , dans le point 3 " Droits de l ' homme "  la place du sous-point " Liberts fondamentales en Iran " .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="FI" NAME="Hautala">
Madame la Prsidente , je justifie ma proposition par le fait que l ' on a beaucoup parl de l ' Iran ces derniers temps .
La situation dans le pays est trs dlicate et il s ' y passe beaucoup de choses , mais on en a discut .
Nous souhaiterions rellement qu ' une place soit accorde dans l ' ordre du jour  un point intitul " Temelin " , parce que dans de nombreux tats membres , et bien sr en particulier en Autriche , pays qui se trouve au voisinage de cette centrale nuclaire , ce problme a suscit de graves tensions .
Par cette proposition , je voudrais faire en sorte que l ' on puisse inclure dans l ' ordre du jour une dclaration sur Temelin .
<SPEAKER ID=61 NAME="La Prsidente">
Je vais donc mettre aux voix la demande du groupe des Verts .
Donc , il s ' agit d ' ajouter le point de la centrale Temelin mais le point " Birmanie " resterait puisqu ' il serait avanc dans le point 3 : " Droits de l ' homme " .
En ralit , c ' est le point " Liberts fondamentales en Iran " qui , lui , ne serait plus inscrit  l ' ordre du jour .
<P>
( Le Parlement marque son accord sur cette demande )
<P>
Toujours sur le point 3 : " Droits de l ' homme " , j ' ai deux demandes identiques du groupe technique des dputs indpendants et du groupe du parti populaire europen , qui tendent  remplacer le sous-point intitul " Bombardements turcs au nord de l ' Irak " par un nouveau sous-point intitul " L ' enseignement suprieur et les universits en Macdoine " .
<P>
Qui souhaite intervenir pour soutenir cette demande ?
<SPEAKER ID=62 LANGUAGE="NL" NAME="Oostlander">
Si vous demandez un soutien , je souhaiterais soutenir cette proposition du groupe PPE , parce qu ' elle concerne une volution trs positive en Macdoine , qui peut encore tre confirme plus avant par un rapide consentement du Parlement .
Je pense que c ' est une affaire trs importante .
<P>
( Le Parlement rejette la demande ) La Prsidente .
L ' ordre des travaux ainsi modifi est approuv .
<CHAPTER ID=6>
MEDA
<SPEAKER ID=63 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune les rapports suivants :
<P>
Rapport ( A5-0204 / 2000 ) de M. Valdivielso de Cu - MEDA , au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur la proposition de rglement au Conseil modifiant le rglement ( CE ) 1488 / 96 relatif  des mesures d ' accompagnement financires et techniques ( MEDA )  la rforme des structures conomiques et sociales dans le cadre du partenariat euromditerranen [ COM ( 1999 ) 494 - C5-0023 / 2000-1999 / 0214 ( CNS ) ] ;
<P>
Rapport ( A5-0205 / 2000 ) de M. Pitrasanta - MEDA ( rapport annuel 1998 ) au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur le rapport de la Commission : Mise en uvre du programme MEDA - Rapport annuel 1998 [ COM ( 1999 ) 291 - C5-0117 / 1999 - 1999 / 2120 ( COS ) ] .
<SPEAKER ID=64 NAME="Valdivielso de Cu">
Monsieur le Prsident , diverses circonstances auraient pu justifier le report de ce rapport jusqu '  ce que tout soit prt , y compris les amendements .
Mais , en tout cas , je crois qu ' en ce qui nous concerne , en tant que dputs , nous devons poursuivre le travail afin que le rapport MEDA ne soit  aucun moment retard , avec le prjudice que cela pourrait entraner pour les pays concerns .
<P>
Aprs avoir mis ces rserves , je vais faire une synthse du programme MEDA .
Ensuite , je vous donnerai mon avis sur la proposition de rglement et le rapport dans son ensemble .
Comme vous le savez tous , le programme MEDA s ' inscrit dans le cadre du partenariat euromditerranen cr  la suite de la dclaration de Barcelone en novembre 1995 , runion  laquelle ont particip les ministres des Affaires trangres de l ' Union europenne .
<P>
Il s ' agit d ' une initiative qui englobe 27 pays des deux rives de la Mditerrane : les 15 tats de l ' Union d ' une part et l ' Algrie , Chypre , l ' Egypte , Isral , la Jordanie , le Liban , Malte , le Maroc , la Syrie , la Tunisie , la Turquie et les territoires palestiniens de l ' autre .
Quant  la Libye , elle ne jouit , pour des raisons videntes , que du statut d ' observateur .
<P>
Notre principal objectif dans cette coopration est de forger des liens , en particulier dans les nombreux domaines d ' intrt commun que nous partageons avec nos voisins de la Mditerrane .
Dans ce but , au cours de la dernire priode quinquennale , les investissements ont atteint un montant d ' environ 3,5 milliards d ' euros , rpartis dans deux grandes formules de coopration : la coopration bilatrale et la coopration rgionale .
Concrtement , cette aide conomique et financire doit permettre la cration d ' une zone de libre-change en 2010 , objectif pour lequel des projets d ' aide , tant aux rformes macro-conomiques qu ' aux rformes sectorielles et  des ajustements structurels , ont t mis en uvre .
<P>
Il faut rappeler que le rapport du revenu par habitant entre les pays MEDA et l ' Union europenne est de 1  10 . Ce rapport est donc rellement important .
Par consquent , je pense qu ' il est logique que le dveloppement conomique durable de la rgion constitue notre principal objectif .
 ce sujet , je dois ajouter que la balance commerciale entre les deux blocs est positive pour l ' Union europenne de 21 milliards d ' euros .
<P>
Par ailleurs , on examine galement des mesures pour faciliter les investissements privs dans ces 12 pays - investissements qui atteignaient 3,5 milliards d ' euros en 1994 - , en particulier par le biais de l ' adaptation de la lgislation et de l ' administration ainsi que de rencontres entre entreprises des pays MEDA et de l ' Union europenne .
<P>
Il semble galement opportun de rappeler que nous nous trouvons face  une rgion du globe particulirement en conflit du point de vue des guerres .
Il est inutile d ' numrer les diffrentes guerres dans lesquelles les pays partenaires sont belligrants .
Le programme MEDA cherche  aplanir la voie qui mne  une paix dfinitive et durable dans cette partie du monde par le biais , entre autres choses , de la stabilit conomique .
Cela concerne une population qui avoisine les 230 millions de personnes et qui , avec le taux de croissance annuel , atteindra les 300 millions de personnes dans 10 ou 12 ans .
Il faut souligner la diversit de religions et de coutumes de tous ces pays . Il s ' agit l de l ' un des piliers sur lesquels l ' Union europenne travaille  fond .
<P>
Comme vous le savez tous , MEDA envisage galement un programme d ' action  court et moyen terme pour l ' environnement visant  inverser la tendance  la dgradation de l ' environnement que connat la rgion .
<P>
S ' agissant de l ' analyse de la proposition de la Commission , qui rsulte en partie des critiques reues lors de l ' excution de ce programme , l ' ensemble de la proposition me semble insuffisant .
Cette institution dfinit principalement trois initiatives pour atteindre une meilleure efficacit : d ' une part , une dynamisation du processus dcisionnel , concentrant l ' activit du Comit MED sur la planification stratgique et la programmation .
Les plans de financement nationaux et rgionaux seront adopts chaque anne sur la base de programmes indicatifs .
Elle pose galement une augmentation des capacits de programmation et de mise en uvre , qui ncessite une plus grande dotation en ressources humaines .
Enfin , la Commission veut entreprendre un allgement des procdures afin d ' accrotre l ' efficacit de la mise en uvre , ce qui permettra d ' augmenter le pourcentage d ' excution des programmes .
Concrtement , elle veut dvelopper des procdures harmonises communes  tous les programmes d ' aide .
<P>
Enfin , je tiens  dire que je pense que ce rapport est important parce que tout ce qui se situent au sud de nos rgions .
<SPEAKER ID=65 NAME="Pitrasanta">
Monsieur le Prsident , MEDA constitue la mise en uvre concrte , l ' outil de notre politique euromditerranenne dfini  partir de la Convention de Barcelone en novembre 1995 , suivi de plusieurs forums , notamment ceux de Malte , Naples et Stuttgart .
<P>
Nous prsentons ici le premier rapport d ' activit , appel rapport annuel 1998 , mais qui fait le point en fait sur toute la premire priode de mise en uvre 1996  1999 et prpare la mise en place des actions de la deuxime priode 2000-2006 dont le rglement est propos par notre collgue M. Valdivielso de Cu .
Ce rapport tant soumis  la procdure Hughes , nous y avons totalement intgr les propositions adoptes  l ' unanimit non seulement par notre commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , comptente au fond , mais aussi celles de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense et de la commission de la politique rgionale , des transports et du tourisme .
<P>
Le contexte : environ 4 milliards d ' euros sur les quatre dernires annes , auxquels s ' ajoutent des crdits consquents de la BEI , ont t allous .
Les accords de Barcelone signs par 27 pays , ceux de l ' Union europenne plus les 12 pays de la rive sud de la Mditerrane : Algrie , Autorit palestinienne , Chypre , gypte , Isral , Jordanie , Liban , Malte , Maroc , Syrie , Tunisie et Turquie .
Les objectifs viss sont matrialiss par un volet politique et de scurit , un volet conomique et financier et un volet social , culturel et humain .
<P>
Le constat : il s ' agit d ' un programme jeune qui a eu du mal  se mettre en place et qui a pti de divers dysfonctionnements relevs par la Cour des comptes europenne et la commission du contrle budgtaire .
Critiques notamment concernant des associations de sous-traitance comme le RTM .
Au bout du compte , une mise en uvre semi-paralyse et , malgr un engagement proche de 100 % des crdits , seulement 26 % aujourd ' hui ont t pays et ceci trs difficilement sur une dure moyenne de quatre ans .
<P>
Nous avons prsent de faon dtaille les tenants et les aboutissants dans notre rapport pour en synthtiser les conclusions .
Nous concluons . Premirement : il y a ncessit de simplifier le rglement afin de permettre une acclration du processus dans une meilleure transparence en y mettant les moyens ncessaires  l ' instruction du dossier par la Commission et au contrle par le Conseil .
Et surtout , le Parlement europen doit participer au processus et tre plus rgulirement inform , notamment par le biais du forum euromditerranen .
<P>
Il serait opportun d ' acclrer la signature des accords d ' association , ce qui est fait seulement aujourd ' hui avec 7 pays .
Ceci concerne notamment le Liban , l ' Algrie , la Syrie , etc .
<P>
Deuximement , le choix des projets doit tre plus dmocratiquement ralis , avec une participation plus importante de la socit civile , des ONG qui ont manifest constamment ce souhait et notamment lors d ' un colloque organis le 29 juin dernier  Bruxelles intitul : " Pour un MEDA durable " .
<P>
Troisimement , apporter une attention soutenue au respect des droits de l ' homme , car cette coopration vise non seulement des progrs en matire conomique , mais fondamentalement , en matire de dmocratie , libert , paix , disparition des ingalits et dveloppement durable .
Nous demandons pour cela qu ' un rapport sur ce respect des droits de l ' homme par les pays signataires ou candidats soit prsent chaque anne au Parlement afin d ' en tenir compte dans le choix des projets .
<P>
Quatrimement , nous estimons que les crdits affects  la coopration rgionale : 10 % , sont insuffisants par rapport  ceux consacrs  la coopration bilatrale : 90 % .
Il faut donc commenter le volume consacr aux actions rgionales qui , nous le reconnaissons , sont plus difficiles  ngocier et mettre en uvre mais qui correspondent  un objectif d ' efficacit , notamment pour amliorer les relations sud-sud et surtout pour prserver une action plus importante de coopration dcentralise  laquelle nous sommes tous trs attachs .
<P>
Cinquimement , concernant les six priorits du partenariat : environnement , politique de l ' eau , industrie , nergie , transport et socit de l ' information , nous estimons ncessaire une relance de programmes trop ngligs jusqu ' ici , SMAP adopt  Helsinki en 1997 sur l ' environnement .
Il faudrait au moins affecter 10 millions d ' euros annuels pour l ' eau .
Un effort devrait tre fait pour la promotion des nergies renouvelables , pour l ' aide aux PME , pour les transports .
Nous devons soutenir les plans de dveloppement durable de chaque pays .
<P>
Nous considrons donc comme une imprieuse ncessit de mettre en uvre les propositions de rglement faites par M. Valdivielso de Cu , notamment celles concernant la simplification des procdures pour plus de transparence , d ' efficacit et de rapidit dans les paiements et celles concernant la mise en place du personnel plus nombreux au sein de la Commission pour une meilleure matrise du programme qui ne doit pas rester un parent pauvre par rapport  ceux de la coopration avec les pays asiatiques ou ACP .
<P>
Je tiens  remercier ici non seulement les nombreuses participations , notamment des pays concerns , des ONG qui m ' ont permis d ' optimiser ce rapport , mais aussi notre commissaire europen , M. Patten , qui a une vue claire de la situation et dont les services de relations extrieures devraient apporter dsormais une amlioration  cette action mditerranenne .
<P>
Merci galement  ses collaborateurs , notamment M. Patrick Laurent .
Je tiens  souligner galement l ' intrt que nous porte le commissaire Busquin qui relance la coopration mditerranenne dans le domaine de la recherche , notamment au sommet informel de Capri , le 29 septembre prochain .
Merci galement  tous nos collgues parlementaires , en particulier Mmes Terrn et McNally et M. Sami Nar , qui travaillent sur ce dossier .
<P>

La mise en uvre de nos propositions est fondamentale pour une relance indispensable du processus euromditerranen qui ne doit surtout pas tre pnalis au niveau des crdits 2000-2006  cause des problmes rencontrs dans sa jeunesse et qui doit tre le fer de lance de notre politique dont on reparlera lors de la confrence de Marseille en novembre prochain .
<P>
Nous souhaitons bon succs  la prsidence franaise que je sais trs conciliante et dtermine  mener  bien ses objectifs .
<SPEAKER ID=66 NAME="Nar">
Monsieur le Prsident , je voudrais moi aussi remercier et fliciter M. Valdivielso de Cu pour son excellent travail .
Son rapport reprend dans les grandes lignes les points auxquels je suis attach , mais aussi ceux auxquels les socialistes sont attachs .
Je voudrais galement remercier M. Pitrasanta , qui vient de rsumer fort  propos et de manire claire  la fois le contenu de ce rapport et les points que nous voudrions qu ' il renforce et qu ' il mentionne .
Les points qui taient absents de la proposition de la Commission et qui ont t repris par M. Valdivielso de Cu sont importants .
<P>
M. Valdivielso de Cu a d ' abord repris , et je l ' en flicite , une ide fondamentale ,  savoir la ncessit de s ' engager rellement en faveur de la Mditerrane en accordant  cette rgion des aides comparables  celles accordes aux pays de l ' Est .
Les pays de la zone Sud ont l ' impression ,  tort ou  raison , d ' tre un peu les laisss-pour-compte , alors que chacun sait que la Mditerrane est une des zones de fracture les plus importantes qui existent actuellement  l ' chelle de la plante .
<P>
Deuxime ide reprise : la mobilisation de moyens financiers  la hauteur des dfis .
Il fait galement rfrence  l ' approche globale dfinie  Barcelone ( et pas uniquement , comme le pense la Commission ,  la dimension d ' ajustement structurel ) , au renforcement de la coopration rgionale , et notamment des rapports Sud-Sud ,  l ' importance de la coopration dcentralise ( contrairement  ce que souhaite la Commission qui , apparemment , voudrait la supprimer ) , au maintien du soutien aux micro-projets , c ' est--dire aux ONG et aux associations civiles , et  la ncessit de financer les initiatives en matire de coopration industrielle , notamment les PME .
<P>
Sur tous ces points , M. Valdivielso de Cu a fait un excellent travail .
Il me semble cependant qu ' une question fondamentale , celle de l ' immigration , n ' est pas assez prise en compte par ce projet de rglement .
Dans sa proposition , la Commission envisage la question des migrations sous un angle strictement ngatif .
Elle effectue une association trs grave , je le dis en pesant mes mots , en plaant sur le mme plan , et dans le mme paragraphe , d ' une part , la lutte ,  mon sens lgitime et ncessaire , contre l ' immigration illgale et pour le rapatriement et , d ' autre part , la lutte contre le trafic de drogue et la criminalit internationale .
Cette attitude , inadmissible , est une insulte pour les millions de travailleurs immigrs qui contribuent  la richesse de l ' Europe .
Comme je l ' avais demand  M. Valdivielso de Cu , une distinction a t introduite , mais ce n ' est pas suffisant .
<P>
Je crois que le moment est venu de rflchir  une vritable politique de circulation entre les deux rives de la Mditerrane .
L ' Europe doit , me semble-t-il , mettre en place aujourd ' hui une vritable politique de codveloppement lie aux flux migratoires , qui devrait s ' articuler , Monsieur le Prsident , autour de quelques propositions simples , telles que l ' laboration de politiques d ' aide aux projets des immigrs , l ' laboration d ' instruments qui permettent de drainer leur pargne , l ' accueil des tudiants en formation et l ' accueil de jeunes stagiaires .
Voter en faveur de cet amendement que j ' ai dpos revient donc , me semble-t-il ,  donner la possibilit aux immigrs lgalement installs en Europe d ' tre reconnus comme des acteurs du dveloppement dans leur pays d ' origine .
<P>
Permettez-moi , pour terminer , de citer M. Prodi , selon lequel " L ' immigration doit devenir un facteur de dveloppement " .
C ' est en ce sens que M. Valdivielso a travaill , et c ' est en ce sens que je souhaiterais qu ' on aille plus loin .
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="EN" NAME="Purvis">
Monsieur le Prsident , nous saluons vivement ces deux rapports constructifs , en flicitons les rapporteurs et soutenons pleinement l ' importance vitale du programme MEDA .
 cet gard , l ' utilisation adquate des fonds est de la plus haute importance .
<P>
J ' invite l ' Assemble  soutenir les deux amendements au rapport Pitrasanta que mon groupe a dposs .
En tant que dput de la dlgation du Parlement pour les relations avec les pays du Machrek et du Golfe , j ' espre que les accords d ' association avec ces pays seront ratifis au plus tt . La ratification de l ' accord avec la Jordanie en particulier souffre de lenteurs .
Notre amendement invite les parlements des tats membres qui n ' ont pas ratifi les accords  hter le pas .
<P>
L ' autre amendement porte sur l ' hypocrisie qui caractrise notre approche en ce qui concerne le dveloppement d ' une vritable zone de libre-change dans la rgion mditerranenne .
Comme le signalait M. Valdivielso dans son intervention , l ' Union a un excdent commercial important avec cette rgion .
Nous demandons la cration d ' une zone de libre-change , fort bien ! Mais lorsqu ' il s ' agit de produits que ces pays sont susceptibles d ' exporter aisment vers l ' Europe - c ' est--dire les produits agricoles et alimentaires - , nous maintenons des restrictions aux changes .
Nos amis de ces pays mettent logiquement notre sincrit en doute .
Certes , le libre-accs en Europe des produits mditerranens pose des problmes pour les producteurs de nos tats membres du sud , mais on pourrait certainement compenser ce problme , du moins en partie , via la PAC .
Notre deuxime amendement demande donc l ' acclration du processus menant au libre-change pour tous les produits , y compris les produits alimentaires et agricoles .
<P>
Je souhaiterais connatre les prvisions de la Commission en ce qui concerne le calendrier probable pour aboutir  une zone de libre-change dans la rgion mditerranenne et comment elle entend l ' excuter .
J ' invite mes collgues  soutenir ces amendements , de mme que les deux excellents rapports que nous examinons  prsent .
<SPEAKER ID=68 LANGUAGE="ES" NAME="Terrn i Cus">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord fliciter moi aussi les rapporteurs , MM . Valdivielso et Pitrasanta , et dire que je fais miennes les paroles de MM .
Pitrasanta et Nar .
<P>
Le profond gouffre qui divise le monde mditerranen est vident .
L ' Union europenne y a ragi avec la confrence de Barcelone .
Nous devrions dj travailler  une vitesse de croisire pour atteindre les objectifs fixs lors de cette confrence et ce n ' est pas le cas .
De nombreuses raisons ont t avances pour justifier ce retard .
Les programmes MEDA ont toujours t , ils et sont toujours , entours de trop de bruit , bruit sur lequel il est parfaitement inutile de revenir .
Je prfre me tourner vers l ' avenir .
<P>
La Commission nous a propos un nouveau rglement MEDA et nous demande dans cette proposition des procdures plus souples pour la prise de dcisions .
Nous sommes totalement d ' accord sur ce point .
Mon groupe et le Parlement - si nous suivons le vote de la commission correspondante - proposent d ' accorder une plus grande confiance  la Commission pour qu ' elle puisse prendre des dcisions sur des projets de moins de 5 millions d ' euros et nous demandons galement que la Commission s ' accompagne d ' un comit consultatif du Conseil .
<P>
En effet , le Conseil et le Parlement ne peuvent exiger de la Commission des choses pour lesquelles ils ne l ' ont pas habilite .
Vous bnficiez de notre soutien en la matire , Monsieur le Commissaire .
Vous l ' avez galement , et c ' est ce qu ' expriment les amendements que nous avons prsents , pour rsoudre les problmes de personnel et de capacit de gestion que vous pourrez rencontrer .
Et je me permets de vous rappeler , Monsieur le Commissaire , que dans les accords de Barcelone , on parle d ' un espace de libre-change et de coopration conomique , on parle aussi de scurit et on parle beaucoup de dimension culturelle et humaine .
<P>
Je crois , Monsieur le Commissaire , que pour dvelopper ces trois piliers dans de mmes conditions , nous devons continuer  compter sur la socit mditerranenne et que , loin de mettre fin  la coopration dcentralise et aux projets de " petite taille " , il faut qu ' ils soient raliss de manire efficace et en intgrant tous leurs acteurs : les patrons , les syndicats , les villes , les ONG , les immigrs - comme le disait M. Nar - , les professionnels , etc .
<P>
Je veux croire que nous partageons l ' objectif de rduire le foss qui spare les mondes mditerranens , qui sont au moins au nombre de deux .
Pour ce faire , Monsieur le Commissaire , nous demandons , et mon groupe sera cohrent vis--vis de cette demande lors du dbat budgtaire , la restitution dans le rglement du montant de rfrence accord  MEDA , dans le sens o celui-ci soit au moins gal  celui de la priode prcdente en termes rels .
Si les problmes dans la Mditerrane sont graves , et nous avons beaucoup de retard dans l ' application des dcisions de Barcelone qui cherchaient  les combattre , nous ne pouvons pas accepter que l ' on rduise les investissements .
<SPEAKER ID=69 LANGUAGE="ES" NAME="Gasliba i Bhm">
Monsieur le Prsident , je suis heureux d ' annoncer le vote favorable des rapports de nos collgues Valdivielso et Pitrasanta par le groupe libral au sein duquel , je ne le cache pas , il subsiste certaines rserves quant aux propositions budgtaires futures ,  cause des difficults qui ont t rencontres jusqu '  prsent pour utiliser les fonds prvus pour le programme MEDA .
<P>
Mais cette question nous entranerait dans une discussion budgtaire , ce qui n ' est pas le sujet principal de ce dbat , car le sujet principal de ce dbat est politique : la Mditerrane constitue l ' un des lments essentiels pour garantir la paix , la stabilit et le progrs de l ' Union europenne elle-mme .
<P>
La suppression des tensions , la promotion d ' un dveloppement quilibr dans les pays tiers mditerranens servent la scurit , la prosprit et les expectatives de l ' Union europenne .
Par consquent , la politique mditerranenne doit constituer un pilier essentiel de l ' action extrieure de l ' Union au profit de l ' Union europenne elle-mme .
<P>
Je pense que nous devons galement considrer qu ' il y a au minimum , officiellement , trois pays mditerranens candidats  l ' adhsion et qu ' en ce qui concerne les conflits dont a parl M. Valdivielso , l ' Union europenne a trs largement contribu  les rsoudre au cours de ces dernires annes .
Nous sommes trs prs de parvenir  des accords de paix pour les rsoudre dfinitivement et cela requiert bien sr une contribution conomique importante pour laquelle MEDA est le principal instrument financier .
Les diffrents aspects mentionns dans les deux rapports doivent tre pris en considration car ils y apportent une magnifique contribution .
<SPEAKER ID=70 NAME="Flautre">
Monsieur le Prsident , le dsquilibre qui est soulign dans le rapport de M. Pitrasanta sur la faible participation des acteurs dcentraliss et des ONG indique qu ' il est rellement difficile pour la socit civile de se saisir de cet outil de dveloppement et de se l ' approprier .
Ce rapport dnonce galement un dsquilibre politique de fond entre les mesures d ' ajustement structurel et de libre-change et les autres dimensions ( sociales , culturelles et dmocratiques ) du partenariat .
<P>
Ces dsquilibres patents se cumulent et nous loignent des objectifs de paix , de dmocratie et de dveloppement durable contenus dans la dclaration de Barcelone .
L ' exemple de la Tunisie , premier accord d ' association , premier consommateur de crdits , est difiant .
Les partenaires internationaux se plaisent , de faon de plus en plus visible ,  qualifier de stables et de performants des pays qui se livrent  une rpression svre et  une corruption gnralise et o rgne une instabilit sociale grandissante .
<P>
Il convient de se demander si la marche force vers le libralisme conomique , sous couvert de libre-change , n ' est pas un facteur d ' aggravation de cette dgradation .
La dmocratie et le respect des droits de l ' homme ne doivent pas rester des principes noncs formellement , que l ' on ignore dans la pratique .
Ce respect est-il , par exemple , compatible avec le rapatriement des rsidents illgaux alors que c ' est la russite mme ...
<P>
( Le prsident retire la parole  l ' orateur .
)
<SPEAKER ID=71 NAME="Boudjenah">
Monsieur le Prsident , le programme Meda est un instrument essentiel qui permettra d ' instaurer progressivement une vritable zone de prosprit partage , comme le proclamait la dclaration de Barcelone .
Les difficults lies  sa mise en uvre , les impatiences et mme les dceptions qu ' il a suscites chez nos partenaires du Sud devraient toutefois nous inviter  nous interroger davantage sur l ' tat du partenariat euromditerranen dans son ensemble .
<P>
Les pays du Sud de la Mditerrane ont besoin de l ' aide de l ' Europe , d ' une aide solidaire qui contribue au dveloppement de leur socit et  la diminution des disparits entre les deux rives en mettant un terme aux relations de domination conomique qui prvalent actuellement et dont le systme de la dette est peut-tre le plus manifeste et le plus injuste .
Qu ' en est-il donc de Meda ?
Dot de plus de 3 milliards d ' euros en crdits d ' engagement pour 1995-1999 , Meda I a donn lieu  un engagement rel d ' un peu plus de 2 milliards d ' euros au cours des quatre premires annes et au paiement effectif de 553 millions d ' euros , soit un paiement reprsentant  peine le quart des crdits engags .
Quel dcalage entre l ' aide promise et l ' aide verse !
Il est vrai que ce dcalage est d notamment au fait que , comme nous l ' a souvent dit M. Patten , la Commission manque de moyens humains pour assumer l ' ensemble des missions qui lui sont confies .
<P>
Je ne serai pas la dernire  rclamer davantage de moyens humains si cela peut permettre  l ' Union europenne d ' assumer ses responsabilits .
Les propositions de la Commission vont d ' ailleurs dans le sens d ' une simplification et d ' une acclration des procdures du nouveau rglement , mme si retirer d ' emble aux tats leur capacit  contrler les projets ne serait pas forcment la meilleure des solutions pour aller vers plus de transparence .
Il conviendrait d ' accorder davantage de crdit  des projets de petite envergure .
Il m ' arrive beaucoup trop souvent de rencontrer des personnes verses dans le mouvement associatif local qui sont dsabuses par les procdures  suivre pour obtenir des subventions .
<P>
Le partenariat euromditerranen ne se construira vraiment que par et pour ses citoyens , dsireux de faire avancer eux-mmes un partenariat bnfique aux populations .
Le programme Meda soulve en outre des questions fondamentales quant  la politique euromditerranenne en gnral .
Tout d ' abord , la coopration se concentre essentiellement sur les volets conomique et financier , marginalisant les volets social et culturel .
<P>
Ensuite , le moment est venu de tenir davantage compte des contestations croissantes au libre-changisme  tout crin .
Les retombes sociales de la zone de libre-change , suscitent de lourdes inquitudes , qui ne peuvent tre ignores .
Les ressources budgtaires provenant des taxes douanires risquent d ' tre dangereusement amputes pour les budgets sociaux des pays du Sud .
L ' accroissement de la concurrence pourrait ronger le tissu industriel de ces pays , compos pour certains d ' entre eux de petites et moyennes entreprises fragiles .
<P>
Plutt que de mesures dites " d ' accompagnement " , les systmes conomiques du Sud ont besoin d ' un vritable soutien technologique .
En outre , l ' aide devrait avoir pour vocation non seulement d ' adapter les entreprises aux critres de rentabilit , mais aussi de rpondre aux besoins de la population en matire d ' emploi .
Si le dveloppement du secteur priv est fortement soutenu par Meda , le secteur public , par exemple , est , quant  lui , relativement oubli , alors mme qu ' il rpond  de vritables besoins .
<P>
Pour terminer , je voudrais insister sur deux lments figurant dans les rapports et que je soutiens : favoriser rellement la participation ...
<P>
( Le prsident retire la parole  l ' orateur . )
<SPEAKER ID=72 LANGUAGE="NL" NAME="Belder">
Monsieur le Prsident , tout en exprimant ma gratitude pour le travail de rflexion accompli par les deux rapporteurs , ainsi que par les rapporteurs pour avis , je souhaite souligner que l ' UE doit elle aussi dfinir des priorits politiques .
Concrtement , la laborieuse mgaopration d ' largissement de l ' Union ne permet aucun tour de force proportionnel  l ' gard du partenariat euromditerranen .
<P>
Cela ne veut absolument pas dire que la politique mditerranenne de l ' Union ne peut pas tre amliore dans le cadre tabli .
Une valuation de MEDA I et la formulation de MEDA II indiquent clairement cette ncessit .
Ce programme connat notamment des lacunes sur le plan de la cohsion et de l ' excution .
Par exemple , seul un bon quart des crdits d ' engagement ont effectivement t verss jusqu '  prsent .
<P>
Afin de rsoudre les problmes cits , une rationalisation de la programmation et de l ' excution a t propose  juste titre .
Le lent droulement de l ' excution n ' incombe en tous les cas pas aux comits .
Ceux-ci sont responsables d ' un retard de cinq mois tout au plus .
Non , ce retard est principalement d  la situation au sein de la Commission .
Une libert financire accrue de la Commission n ' est par consquent pas vidente en tant que solution digne de recommandation .
La transparence et le contrle sont des points importants qui profiteront galement  la qualit de projets MEDA .
Et cette qualit requise varie jusqu '  prsent selon les projets .
<P>
Selon les conclusions du Conseil europen de Feira ( 19 et 20 juin 2000 ) , la politique mditerranenne de l ' UE repose sur " le partenariat " .
Ce document stipule clairement : " Ce partenariat devrait bnficier du soutien actif des deux parties " .
Une collaboration sous le signe du dveloppement d ' un bon voisinage , de l ' augmentation de la prosprit et respectivement de la suppression de la pauvret et , ce qui n ' est pas le moins important , de la promotion d ' une administration adquate et de l ' tat de droit .
Puissent ce rapport et ce dbat contribuer  la concrtisation de ces objectifs ambitieux .
<SPEAKER ID=73 NAME="Caudron">
Monsieur le Prsident , je tiens  insister  mon tour sur l ' importance pour l ' Europe de ses relations avec les pays du Sud , et en particulier avec ceux du Bassin mditerranen .
Je suis , en effet , de ceux qui pensent que l ' largissement de l ' Union  l ' Est nous conduit  sous-estimer le Sud et le caractre vital , pour notre avenir , de nos relations avec ces pays .
Nous y travaillons d ' ailleurs depuis prs de dix ans et , depuis cinq ans , nous avons  notre disposition l ' important programme MEDA .
<P>
L ' excution de ce programme n ' a pas t idale - c ' est le moins qu ' on puisse dire - et c ' est pourquoi je m ' associe aux objectifs - et je les approuve - de la rforme de la Commission ; c ' est pourquoi je soutiens aussi les demandes de nos collgues Valdivielso et Pitrasanta sur le rquilibrage , sur la coopration rgionale , sur la coopration dcentralise , sur le soutien aux projets dits de " petite taille " et aux projets avec des socits civiles .
Cependant , - il faut le dire trs clairement et l ' afficher tout aussi clairement , - les objectifs financiers doivent tre  la hauteur de nos discours et il ne saurait tre question d ' accepter une baisse des crdits par rapport  la priode prcdente et ce , quels que soient les arguments et arguties utiliss .
<P>
Enfin , au-del du programme MEDA , il ne faut pas oublier l ' urgence du problme de l ' extinction des dettes des pays pauvres , la ncessit d ' acclrer la mise en uvre des accords bilatraux et la ncessit de promouvoir de nouveaux accords multilatraux .
<P>
En conclusion , il faut donc amliorer les systmes mis en place , mais surtout , il faut veiller  ce que les propositions faites , les prises de position dans nos dbats et les votes mis demain ne soient pas entendus et vcus par nos partenaires mditerranens comme autant de signaux ngatifs .
Le risque existe et il est srieux . Si nous voulons exister politiquement , dans la rgion , dans la gestion des conflits , dans la prvision des risques , il faut faire plus et mieux dans l ' avenir que nous ne l ' avons fait dans un pass rcent .
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="IT" NAME="Mennea">
Monsieur le Prsident , en tablissant des relations avec la Mditerrane , l ' Europe ne peut pas ne pas tenir en grande considration cette zone gographique du monde .
L ' explosion conomique de l ' Extrme-Orient asiatique a tout remis en question , faisant entrer  juste titre le " Mare nostrum " sur la scne commerciale et faisant de cette mer une voie privilgie .
Les relations commerciales et culturelles doivent tre des relations de nature privilgie , par consquent ce sont des raisons d ' ordre conomique qui imposent un tel choix . Non seulement , il faut lancer un processus de collaboration , mais il faut aussi favoriser le dveloppement des pays accusant un retard par rapport aux pays occidentaux .
Il est donc ncessaire d ' introduire un dialogue politique et commercial , il est ncessaire de cooprer sur le plan culturel et financier .
<P>
Il s ' agit de choses importantes pour le dveloppement des rapports entre le Parlement europen et les pays de cette zone gographique du monde .
La mer Mditerrane est le banc d ' essai de la capacit de l ' Union europenne  agir au-del des limites du continent .
Chacun sait que la grande Europe , souhaite par beaucoup , ne se fera pas sans l ' implication politique et conomique de cette zone importante , fondamentale , de l ' Union .
<SPEAKER ID=75 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Monsieur le Prsident , maintenant que les collgues ont exprim tous leurs souhaits , je pense que nous devons prendre la dcision de modifier d ' urgence l ' organisation de l ' laboration des programmes de MEDA .
Celle-ci a non seulement besoin de transparence et de rationalisation , mais aussi d ' efficacit .
Cela requiert un dialogue permanent avec les rgions en recul .
Ces rgions doivent pouvoir se dvelopper sur la base de leurs propres possibilits .
C ' est pourquoi les bureaux d ' aide sur place , qui mnent ce dialogue avec des universits , des ONG et les autorits locales , sont si importants .
Ils sont prfrables  d ' onreux bureaux d ' assistance technique , mais aussi  la politique de division et de pouvoir des gouvernements , qui font souvent primer leurs propres intrts politiques , tandis que nous considrons MEDA comme un instrument pour la paix et pour la dmocratisation , et pas seulement pour le bien-tre conomique .
<SPEAKER ID=76 LANGUAGE="FI" NAME="Matikainen-Kallstrm">
Monsieur le Prsident , quand on engage un dbat sur l ' avenir du programme MEDA , il faudrait aussi penser  l ' quilibre au niveau de toute l ' Union europenne .
Il est vident que l ' instrument essentiel du programme MEDA-Euro-Mditerrane , c ' est un programme qui recherche l ' intrt de l ' Union europenne tout entire .
En mme temps , il faudrait reconnatre que la cohsion des parties centrales , septentrionales et limitrophes de l ' Union europenne devrait elle aussi tre renforce par des solutions globales du genre du programme MEDA .
Les nouvelles initiatives destines  renforcer la politique de cohsion , comme par exemple la dimension nordique qui a eu les faveurs de l ' actualit lors de la prsidence finlandaise , doivent aussi tre envisages comme des projets intressant toute l ' Union dans l ' optique de l ' largissement vers l ' est .
Il est positif que la dimension nordique se soit vu rserver , aprs bien des vicissitudes , une enveloppe dans le budget de l ' anne prochaine .
Voil qui permettra de construire l ' avenir .
Un complment de financement considrable est cependant ncessaire pour que puisse tre garanti l ' avenir surtout des petits programmes de coopration destins  renforcer la coopration au niveau des zones de proximit .
<P>
Les objectifs fixs au programmes MEDA ne se sont malheureusement pas concrtiss pour la priode de financement qui s ' est acheve .
L ' affectation des fonds a t source de problmes pour diverses raisons , et le contrle en matire de fraude s ' est rvl dfaillant .
Le Parlement europen devrait veiller  ce que cesse la sous-utilisation chronique des ressources et  ce que soit renforc le contrle interne des programmes .
On ne pourra pas le faire simplement en gonflant les effectifs de l ' administration .
Il faut pouvoir rendre plus efficace la coopration entre la Commission et les instances des tats membres charges de la mise en uvre des programmes par d ' autres moyens aussi , par exemple par une coopration sans faille entre la BEI et l ' OLAF .
<SPEAKER ID=77 NAME="Linkohr">
- ( DE ) Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , j ' ai deux messages  dlivrer : le premier est que je souhaiterais remercier les deux rapporteurs pour leurs excellents rapports ; deuximement , je souhaiterais m ' adresser  la Commission en lui disant ceci : restez ferme , restez ferme  l ' gard du Conseil !
En effet , le vritable problme est que le Conseil et les tats membres s ' immiscent constamment dans une question qui est de votre ressort conformment au Trait .
<P>
Imaginons que les Amricains aient excut leur plan Marshall aprs la guerre en demandant pour chaque sous-programme aux tats membres amricains s ' ils pouvaient ou non financer , par exemple , un programme de reboisement dans la partie sud-ouest de la Bavire !
Les versements effectus au titre de l ' aide du plan Marshall auraient probablement dur jusqu '  la fin du sicle dernier .
Je ne vous le souhaite pas .
Monsieur Patten , restez ferme !
Le Parlement devrait vous soutenir  cet gard .
Le Conseil ou les tats membres ont un droit de consultation , mais ils n ' ont aucun droit de codcision .
De mme , ce sera probablement pour la Commission la question dterminante si , un jour , l ' histoire vous juge .
L ' on vous jugera au sujet de l ' largissement  l ' est mais aussi sur la question de savoir si vous avez cr une marge de manuvre dans les questions de politique trangre .
<P>
Nous n ' exigeons pas de la Commission qu ' elle s ' immisce par exemple dans les affaires des puissances nuclaires que sont la Grande-Bretagne et la France .
Mais en ce qui concerne le budget , le propre budget de l ' Union europenne , vous tes l ' excutif .
C ' est ce que nous devrions galement faire valoir et dfendre !
Sur cette question , le Parlement doit tre votre alli .
<SPEAKER ID=78 LANGUAGE="ES" NAME="Gutirrez Cortines">
Monsieur le Prsident , en tant que citoyenne vivant dans le bassin mditerranen , sous le soleil mditerranen et profitant de la tradition et de la culture mditerranennes , je voudrais dfendre les pays mditerranens .
Le programme MEDA , qui a en grande partie chou dans sa premire phase , n ' a peut-tre pas compris que la situation des pays mditerranens , telle que la politique europenne est mene , est extrmement difficile .
Les pays mditerranens se trouvent souvent dans une situation de dveloppement encore infrieur  celui d ' autres pays , et ils se retrouvent avec la menace d ' un march agricole unique qu ' ils ne peuvent supporter .
 ce sujet , je me rfre  l ' extraordinaire article de M. Riccardi d ' il y a 2 ou 3 mois dans lequel il disait prcisment que , pour des raisons d ' chelle , les pays mditerranens n ' attirent pas les investissements .
<P>
Le changement du systme agricole est extrmement difficile dans ces pays et , nanmoins , ils doivent partager leurs produits avec d ' autres pays du nord de l ' Afrique , de la mare nostrum , qui est  tous en mme temps .
Et c ' est de ces pays que provient le plus gros impact migratoire .
Par consquent , nous devons faire une politique juste , et en ce sens , le programme MEDA peut constituer un dbut , mme si je crois que , dans de nombreux cas , il est abord selon des critres des pays du Nord .
<P>
Tout d ' abord , il est impossible de faire un projet sans souligner les grandes faiblesses de ces pays comme , par exemple , le manque d ' eau et la dsertification .
Quelles politiques europennes y a-t-il pour lutter contre la dsertification ?
Aucune politique claire .
Ensuite , dans le domaine de la culture , on accorde davantage d ' importance aux intermdiaires qu ' aux bnficiaires et aux producteurs de la culture .
Il se produit la mme chose dans de nombreux autres projets industriels .
Bon nombres d ' ONG sont apparues , formant des rseaux qui profitent  je ne sais qui , alors que ce que l ' Europe du Sud doit rellement faire , c ' est se rveiller .
<P>
C ' est pourquoi je soutiens ici un processus d ' industrialisation fond sur l ' innovation - nous ne devons pas avoir recours  la vieille industrie mais  celle de l ' innovation - , de soutien des projets d ' innovation technologique et de formation .
En ce sens , je pense qu ' avoir recours  des grands projets serait une erreur .
De cette manire , nous en enrichirions quelques-uns mais ce dont l ' Europe de la Mditerrane a besoin , c ' est de se rveiller , de s ' ouvrir , d ' utiliser les ressources humaines .
Et cela ne sera possible que si nous soutenons des initiatives multiples qui , ensemble , crent la conscience , la masse critique et le systme de base pour que , de l , apparaissent d ' autres nombreuses nouvelles initiatives et de petites entreprises de tout type .
Certaines russiront , d ' autres non , mais si nous ne faisons pas une politique de multiples initiatives de nombreux types , permettant  la socit de s ' exprimer et de se servir de ses ressources , nous n ' arriverons  rien .
<SPEAKER ID=79 LANGUAGE="IT" NAME="Fiori">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , les deux rapports en question , particulirement celui prsent par M. Valdivielso , abordent avec une grande attention un sujet qui reprsente un problme pour l ' Europe .
Il a dj t rappel que la Mditerrane est l ' un des points gographiques fondamentaux pour la stabilit et la scurit de notre continent .
Mais le rapport de notre collgue Valdivielso aborde aussi un autre thme qui sous-tend nombre de ses arguments : il se cre une divergence proccupante entre la priorit absolue accorde  l ' largissement et le dveloppement des relations avec les pays du bassin mditerranen .
En effet , la Mditerrane est une rgion qui prsente encore des poches de pauvret objective , c ' est une rgion o le niveau et la qualit de vie ncessitent une forte prsence de la dynamique europenne .
<P>
Ce que nous pouvons faire pour le dveloppement du secteur priv , en aidant le contexte dans lequel oprent les petites et moyennes entreprises , pour moderniser les infrastructures ainsi que pour favoriser la promotion des investissements , de la coopration industrielle et des changes commerciaux , sera apprci parce que , jusqu '  prsent , le tissu conomique et productif des pays partenaires n ' a pas t soutenu et la coopration industrielle a t un lment absolument marginal , vu l ' absence de programmes de soutien direct et d ' initiatives conjointes entre les entreprises europennes et celles des pays partenaires .
<P>
Par consquent , il faut une plus grande simplification de l ' administration , une approche plus stratgique et une action rapide : des facteurs capables de devenir un instrument servant rellement les petites et moyennes entreprises et non les socits de conseil et les intermdiaires financiers .
<P>
Je voudrais conclure sur une remarque qui concerne le secteur agricole .
Il ne fait nul doute que la cration d ' une zone de libre-change en Mditerrane est un objectif  poursuivre , mais il faut d ' abord analyser soigneusement ce qui se passe pour l ' agriculture mditerranenne et les agriculteurs mditerranens et il est ncessaire de commencer par porter remde , par le biais de la politique agricole commune ,  la dangereuse chute des niveaux des revenus de nos agriculteurs , prcisment dans la zone la plus pauvre de notre Europe .
<SPEAKER ID=80 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Je me rjouis vivement de pouvoir discuter de ces deux importants rapports sur l ' un de nos plus importants programmes .
Il s ' agira clairement d ' un test politique considrable pour la Commission et pour l ' ensemble de notre partenariat que veiller  ce que ces programmes donnent de meilleurs rsultats  l ' avenir que ceux obtenus jusqu '  prsent .
<P>
Les remarques de M. Linkohr taient  mes yeux extrmement pertinentes et stimulantes .
Nous y reviendrons , entre autre lorsque que nous aurons l ' occasion de discuter de la lettre que la Commission adressera  l ' autorit budgtaire , lettre portant sur le budget rectificatif pour l ' exercice 2001 , qui ira directement au cur du vritable problme de ressources auquel nous sommes confronts et qui nous cre tant de difficults sur le plan politique
<P>
Si vous me le permettez , je me centrerai d ' abord sur le rapport de M. Valdivielso et ensuite sur celui de M. Pitrasanta .
Bien entendu , je me rjouis - bien que je ne pense pas que le discours de son rdacteur ait t trs enthousiaste - que le rapport Valdivielso soutienne globalement les efforts que fournit la Commission pour rformer le rglement MEDA , malgr certaines critiques .
Le rapport Pitrasanta est galement favorable au rapport sur le programme MEDA 1998 .
Je tiens  souligner que la rvision du rglement MEDA est un lment cl des efforts plus intenses que nous dployons afin d ' tre  mme de fournir l ' aide avec davantage d ' efficacit et afin de rationaliser nos procdures , souvent excessivement onreuses .
<P>
En procdant  la rvision du rglement MEDA , la Commission entend rationaliser le processus dcisionnel pour que l ' aide soit fournie plus rapidement , conformment aux priorits politiques de l ' Union europenne dans le bassin mditerranen .
La Commission propose de rduire les procdures de contrle excessives pour les projets individuels du comit de gestion en introduisant des programmes stratgiques par le biais de l ' adoption annuelle de plans de financement nationaux et d ' un plan de financement rgional et en simplifiant le processus de dcision .
<P>
Les simplifications que nous sollicitons accorderaient les procdures de programmation MEDA avec celles d ' autres instruments financiers des programmes de l ' Union en matire de relations extrieures .
Il est absurde de prvoir un traitement diffrent pour le rglement MEDA .
<P>
Je dois souligner que la Commission ne peut esprer amliorer la mise en uvre du programme si elle demeure paralyse par la pesanteur des procdures .
L ' approbation du nouveau rglement permettra  l ' Union d ' offrir un soutien rel aux pays mditerranens dans leurs efforts de rformes structurelles .
La croissance conomique de ces pays est un facteur cl de leur stabilisation politique et sociale .
<P>
Je tiens galement  signaler que le ferme engagement des partenaires mditerranens  l ' gard des rformes conomiques faciliterait grandement la mise en uvre du programme et en augmenterait sensiblement le taux de paiement .
<P>
Nous prouvons des difficults d ' absorption avec certains de nos partenaires .
Il n ' est pas ais de dpenser l ' argent aussi rapidement et judicieusement que nous le voudrions si nous ne nous sommes mme pas mis d ' accord sur les accords d ' association , ou d ' expliquer comment il se fait qu ' aprs avoir ngoci avec succs un accord d ' association , nous ne parvenions pas  faire en sorte que notre partenaire l ' excute .
Nous devons tous agir plus rapidement si nous souhaitons une plus grande russite du programme .
<P>
Nous acceptons la plupart des amendements du Parlement , en particulier ceux qui renforcent la nature stratgique du programme MEDA .
Nous donnons donc notre aval aux amendements 2 , 8 , 9 , 11 , 12 , 15 , 17 , 19 , 20 , 30 , 33 , 37 et 41 et nous acceptons en partie les amendements 4 , 5 , 6 , 10 , 22 , 23 , 24 , 26 , 28 , 31 , 35 , 38 et 40 ,  condition de les modifier lgrement .
Cela me fera du travail en moins si j ' assiste aux votes qui auront lieu dans la semaine .
<P>
Nous ne pouvons cependant pas soutenir l ' amendement 25 , qui propose un examen individuel des propositions de financement par le comit de gestion MED .
Nous sommes d ' avis que c ' est contraire  l ' esprit de notre proposition gnrale de rvision du rglement MEDA , tant donn que nous souhaitons rationaliser et simplifier les procdures .
Nous ne pouvons accepter l ' amendement 13 , qui vise  introduire un montant de rfrence pour la priode 2000-2006 dans le rglement , car cela prjugerait clairement des rsultats de la procdure budgtaire telle qu ' elle a t dcide dans le contexte de l ' accord interinstitutionnel .
<P>
Nous ne pouvons accepter l ' amendement 21 , qui vise  supprimer l ' appui budgtaire direct , ni l ' amendement 27 portant sur la coopration industrielle directe et je dois signaler  cet gard que la nouvelle politique d ' entreprise de la Commission se concentre sur l ' amlioration de l ' environnement des entreprises plutt que sur les outils de coopration directs .
En outre ,  ce stade , la Commission ne dispose pas des ressources ncessaires au financement d ' une coopration industrielle approprie .
<P>
Nous ne pouvons pas non plus accepter l ' amendement 35 et une partie de l ' amendement 40 sur le renforcement de la coopration dcentralise , tant que nous ne disposerons pas des ressources humaines nous permettant d ' assurer le travail de manire responsable et effective , mais nous rechercherons des formes de coopration dcentralise par le biais des programmes de coopration rgionale existants .
<P>
 prsent , si vous me le permettez , je discuterai brivement du rapport de M. Pitrasanta .
Je lui adresse mes flicitations , de mme qu '  l ' autre rapporteur , M. Valdivielso , pour l ' engagement et le dvouement dont ils ont fait preuve .
La plupart des points de vue exprims dans le rapport Pitrasanta et dans les amendements concident tout  fait avec les efforts de la Commission en vue de rformer le programme MEDA et avec notre objectif global de rationalisation des procdures et d ' acclration de la fourniture de l ' aide .
<P>
Nous soutenons l ' appel  la simplification des procdures de gestion de MEDA et le renforcement de son approche stratgique et intgre .
L ' appel du rapport  un accroissement du personnel de la Commission pour grer le programme figure parmi les appels que nous soutenons compltement .
Disposer d ' un personnel suffisant pour effectuer le travail est l ' un des principes cls  la base des efforts que dploie la Commission pour rformer ses services d ' aide extrieure .
Il va de soi que cette augmentation s ' inscrira dans le cadre des priorits globales de la Commission en matire de personnel et je prends bonne note galement de la requte du rapport concernant la prparation d ' un rapport annuel sur les droits de l ' homme dans le bassin mditerranen .
Nous pensons qu ' il s ' agit d ' un lment que le Conseil et la Commission doivent examiner conjointement .
<P>
Nous soutenons les propositions visant  renforcer la coopration sud-sud et  augmenter les programmes de soutien aux petites et moyennes entreprises .
Nous prenons des mesures en matire de gestion de l ' eau mais nous ne sommes malheureusement pas en mesure de soutenir les propositions de micro-projets , une fois de plus parce que nous manquons de personnel pour les grer de manire approprie .
Leur gestion ncessite normment de ressources .
<P>
Aprs ce que j ' ai dit , il est vident que nos points de vues sont trs proches .
Nos programmes mditerranens figurent au cur de mon agenda , de mme que la revitalisation du processus de Barcelone .
<P>
Permettez-moi de faire encore deux remarques .
Tout d ' abord , cette semaine , la Commission va - j ' espre - se mettre d ' accord sur une communication relative  la revitalisation du processus de Barcelone , dont nous souhaiterons bien sr discuter avec ce Parlement .
Reprsentant au-del de 20 % de nos efforts extrieurs , notre financement des programmes mditerranen d ' ici  2006 est probablement le plus important de tous nos programmes .
Mon souci est que nous fournissions cette aide plus efficacement et rapidement .
<P>
J ' ai inform le Parlement de mon tonnement en constatant que si nous maintenons le taux actuel de paiement , il nous faudra prs de neuf ans pour nous acquitter des obligations que nous avons accumules dans la rgion mditerranenne .
C ' est tout bonnement inacceptable .
Comment l ' expliquer  ceux que vous essayez d ' aider ? Comment justifier cela aux contribuables europens ?
Plutt que d ' amliorer la rputation de l ' Union europenne dans les pays mditerranens et dans le monde , nos programmes risquent de nuire  notre rputation , mme si nous utilisons l ' argent des contribuables pour faire le bien .
La rforme de programmes comme le programme MEDA va donc tout  fait dans le sens de ce que la Commission tente de faire .
<P>
Je passe  la deuxime remarque que je voulais faire . Au cours de la runion informelle que nous avons tenue  vian ce week-end , nous avons pass trois heures  parler de l ' aide extrieure et de la meilleure manire d ' agir de l ' Union .
Je salue vivement la prsidence franaise pour avoir accord  ce problme la priorit qu ' il mritait .
La commission a soulev ce point en mai lorsque j ' ai prsent notre budget prvu pour nos relations extrieures en vue du Conseil " Affaires gnrales " - c ' tait la premire fois que le Conseil " Affaires gnrales " discutait du budget relatif aux relations extrieures - et lorsque nous avons avanc nos propositions de rformes . Je pense donc que l ' on accorde  prsent  cette matire la priorit politique qu ' elle mrite .
<P>
Mais on nous jugera sur ce que nous ferons avec le programme MEDA , sur ce que nous ferons dans les Balkans et sur le fonctionnement rel de ces programmes sur le terrain .
Je ne puis me permettre de revenir au Parlement pour dire une fois de plus que nous prouvons de graves problmes .
Le Parlement , la Commission et le Conseil doivent tre  mme de montrer qu ' ils y accordent beaucoup d ' importance .
J ' espre que la comprhension du Parlement nous permettra de veiller  ce que nous programmes d ' aide extrieure soient ,  l ' avenir , aussi efficaces et rapides que nous le voulons .
<SPEAKER ID=81 NAME="Le Prsident">
La discussion commune est close .
<P>
Le vote aura lieu mercredi  midi .
<CHAPTER ID=7>
Diplomatie commune communautaire
<SPEAKER ID=82 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0210 / 2000 ) de M. Galeote Quecedo , au nom de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense , sur la diplomatie commune communautaire [ 2000 / 2006 ( INI ) .
<SPEAKER ID=83 NAME="Galeote Quecedo">
Monsieur le Prsident , je crois que nous pouvons tous convenir qu ' en l ' an 2000 , la Communaut jouit dj de comptences nombreuses et fondamentales dans le domaine de la politique trangre .
La rforme de Maastricht rpond  l ' aspiration , tant de fois exprime dans cette Assemble , que l ' Europe parle d ' une seule voix sur la scne internationale .
<P>
Avec la PESC , l ' activit extrieure de l ' Union revt une nouvelle dimension allant dfinitivement au-del du domaine conomique pour participer de manire active  la politique trangre .
Malgr tout , le regret au sein de l ' Union europenne - nous le vivons ces jours-ci - de ne pas tre  la hauteur des exigences en matire d ' action extrieure est rpt .
Ceci dit , je tiens  commencer en prvenant que l ' objet de ce rapport n ' est pas de demander un nouvel largissement des comptences de l ' Union en matire de politique trangre .
Ceux qui le veulent disposent d ' autres dbats , dans le domaine de la rforme institutionnelle , pour donner cours  leurs aspirations .
<P>
Nous ne proposons ni plus ni moins que d ' articuler des mesures qui permettent de rationaliser et d ' amliorer la manire dont les institutions communautaires exercent cette norme activit extrieure .
En dfinitive , nous proposons de progresser avec dtermination dans trois domaines .
<P>
Le premier est l ' amlioration de la formation des fonctionnaires communautaires destins  l ' exercice de l ' activit extrieure .
Les nombreux fonctionnaires chargs des relations extrieures au sein de la Commission , assumant des comptences d ' importance vitale , sont des spcialistes techniques mais en gnral , ils n ' ont pas a priori la formation diplomatique ncessaire pour l ' exercice de leurs fonctions .
C ' est pourquoi nous pensons qu ' il est ncessaire de crer une cole diplomatique communautaire qui donne aux fonctionnaires de la Commission chargs de l ' activit extrieure une formation proprement diplomatique et en matire de relations internationales .
<P>
Dans ce mme but , nous pensons qu ' il est ncessaire d ' offrir la possibilit de relier les corps diplomatiques nationaux , dont l ' exprience et la longue tradition sont de grande valeur ,  notre action extrieure . C ' est pourquoi nous proposons d ' articuler un systme de passerelles entre les services extrieurs nationaux et le service communautaire .
<P>
Le second est la clarification et le renforcement du statut juridique des actuelles dlgations de la Commission  l ' extrieur , de leur rle et de leurs relations avec les diffrentes institutions communautaires .
Les dlgations de la Commission ont connu une expansion quantitative et qualitative spectaculaire au cours des dernires annes .
Nanmoins , elles fonctionnent de manire ingale et leurs relations avec les autres institutions sont imprcises puisqu ' elles ne sont pas rgies par des rgles .
C ' est pourquoi nous proposons que les dlgations de la Commission deviennent des dlgations de la Communaut , de manire  ce qu ' elles renforcent leurs liens avec le Conseil , par le biais du haut reprsentant de la PESC , ainsi qu ' avec le Parlement europen et ses membres , s ' assurant ainsi une plus grande efficacit et un contrle politique de leurs activits .
<P>
Enfin , nous voulons amliorer la coordination entre les dlgations et les services extrieurs des tats membres .
Il faut encourager cette coordination en vitant la confusion et le manque de cohrence , en plus d ' autres dficiences , comme on a pu le constater lors du Conseil officieux " Affaires gnrales " d ' vian le week-end dernier .
Pour ce faire , nous proposons diffrents mcanismes et , entre autres , nous prvoyons la possibilit de regrouper les missions des tats membres qui le souhaitent avec les dlgations actuelles de la Commission l o on l ' estime pertinent .
De plus , cela supposerait une forte rduction des cots .
<P>
Mesdames et Messieurs les Dputs , Monsieur le Prsident , aucune des propositions annonces n ' implique de rformes institutionnelles et encore moins de cession de souverainet des tats membres .
Avec ces propositions , nous nous proposons simplement un exercice plus efficace des comptences qui ont dj t attribues .
Il ne s ' agit pas ici de confronter des modles diffrents de vision de l ' Europe mais , simplement , d ' tre plus efficace .
C ' est pourquoi le rapporteur ne peut pas apporter son soutien aux amendements qui introduiraient des modifications structurelles profondes dans l ' architecture institutionnelle de l ' Union .
<P>
Je remercie plus particulirement les autres contributions qui , en commission et avec le vote demain en sance plnire , enrichissent largement la proposition initiale .
Je demande aux diffrents groupes de voter favorablement et  la Commission europenne de se faire l ' cho de l ' avis de cette Assemble .
<SPEAKER ID=84 LANGUAGE="NL" NAME="Oostlander">
Monsieur le Prsident , je souhaite tout d ' abord fliciter chaleureusement M. Galeote , rapporteur , pour son trs important et intressant rapport , qui arrive  un moment trs opportun .
Si nous regardons l ' volution des tches de la Commission europenne et notamment aussi celles de l ' Union europenne en gnral , nous constatons qu ' elle a trait au nouveau phnomne des tats candidats ,  l ' ancien phnomne de l ' existence de partenaires commerciaux et de rgions en dveloppement et au phnomne , pas si nouveau que cela , de la Bosnie et de l ' ex-Yougoslavie .
Ce sont des domaines dans lesquels l ' Union europenne et la Commission europenne en particulier ont aussi beaucoup  faire .
<P>
Les nombreuses critiques portant sur l ' efficacit europenne ont trait  la faon dont ces tches sont organises .
Les commissions que nous avons envoyes l-bas semblent souligner l ' appel  la dcentralisation , qui se fait aussi souvent entendre dans d ' autres rgions de l ' Union europenne .
La dcentralisation , afin de rendre le processus dcisionnel plus efficace et aussi pour veiller  ce que les dcisions ne devant tre ncessairement prises  Bruxelles puissent galement se prendre sur place .
Cela a naturellement un effet immdiat sur la faon dont ces missions europennes sont juges .
Le mandat des missions europennes , notamment , doit tre tendu et cela signifie donc aussi que ces missions exigeront plus de personnel .
Par le pass , de trs pnibles oppositions ont exist entre les possibilits des missions europennes et , par exemple , celles des tats-Unis .
Cela s ' exprimait aussi dans le nombre de personnes pouvant uvrer sur place grce  l ' Union europenne .
<P>
Une meilleure visibilit de l ' Union europenne pourrait tre favorise en mettant les plans de M. Galeote  excution .
Nous devons nous doter de vritables ambassades europennes , qui pourront malgr tout se mesurer quelque peu aux ambassades des tats-Unis , et certainement en ce qui concerne des domaines o c ' est justement l ' Union europenne qui a la plus grande part des responsabilits .
Nous ne pouvons donc pas nous contenter de diplomates inefficaces sur place .
Je pense qu ' il relve galement du devoir du commissaire de vrifier exactement qui est efficace et qui n ' est pas efficace .
<P>
Je pense que le contact entre les diplomates europens qui sont l-bas et le Parlement europen est une bonne chose .
Cela doit videmment se faire sous le contrle du commissaire qui est responsable de ce dossier .
Ce contact avec les diplomates nomms aux postes d ' envoys spciaux par le Parlement europen est naturellement aussi quelque chose que nous souhaiterions vivement recommander .
L o le rapport de M. Galeote peut conduire  l ' unanimit , nous l ' approuvons chaleureusement .
<SPEAKER ID=85 LANGUAGE="PT" NAME="Carrilho">
Monsieur le Prsident , avec ce rapport  l ' initiative du Parlement europen , nous sommes confronts  un sujet de la plus haute importance , non seulement dans le cadre de la politique extrieure et de scurit commune , mais aussi dans le contexte de l ' approfondissement de l ' Union europenne .
<P>
Des progrs significatifs ont dj t raliss dans le domaine de la PESC , notamment au niveau de la coopration en matire de dfense .
Une force militaire commune est en passe d ' tre constitue .
Il serait trange - voire dangereux - que l ' Union europenne ne veille pas en mme temps  amliorer ses instruments de diplomatie commune .
Rien ne pourrait justifier un tel dphasage , mme si l ' on tient compte du facteur de l ' intrt national de chaque tat membre et du caractre quasi exclusivement conomique qui a marqu l ' histoire institutionnelle communautaire entre le trait de Rome et le trait de Maastricht .
<P>
En effet , en ce dbut de XXIe sicle , la diplomatie est marque par de grands vnements et processus qui la transforment en une activit bien plus vaste que par le pass .
Je ne citerais que la mondialisation de l ' conomie et des marchs financiers .
Sans forcer le trait , nous pouvons dire concrtement que l ' activit diplomatique s ' engage toujours plus dans la sphre de l ' conomie et que ,  son tour , la dfense des intrts conomiques ne peut faire abstraction de l ' activit diplomatique .
Nul n ' ignore que cette ralit se projette sur un fond de nouvelle dfinition des rles sur la scne politique internationale .
<P>
Mais les objectifs qui confrent un supplment d ' me ou d ' idal au march , notamment la lutte pour un projet capable de rendre compatibles les buts du dveloppement conomique avec ceux du dveloppement politique et social , ne pourront tre atteints sans une coopration profonde entre les tats membres  tous les niveaux et , particulirement , au niveau diplomatique .
<P>
Quel meilleur instrument y a-t-il que la diplomatie pour promouvoir des objectifs de paix et de concertation des intrts ?
Ainsi que ce rapport le recommande , l ' Union europenne doit se doter d ' lments diplomatiques communs , plus nombreux et meilleurs .
Il est vident que l ' organisation par piliers et l ' absence d ' une personnalit juridique de l ' Union europenne , obstacles parmi d ' autres , rendent difficile la ralisation de cet objectif et obligent ce rapport  certaines acrobaties dans ses propositions .
<P>
Toutefois , nous pouvons contribuer sans grands investissements conomiques et organisationnels  une meilleure utilisation des actuelles ressources diplomatiques de l ' Union au profit de tout le monde .
La richesse et la diversit de l ' exprience diplomatique des diffrents pays europens est reconnue sur le plan mondial .
Il serait erron de supposer qu ' une proposition quelconque de ce rapport puisse porter prjudice aux processus en cours sur le plan de la PESC en gnral ou dans le domaine de la diplomatie en particulier .
<P>
L ' esprit de ce rapport , tel que nous l ' entendons et tel qu ' il ressort des diffrents dbats tout au long des mois couls , penche pour l ' intgration de toutes les expriences valables et processus en cours vers un objectif commun , qui est principalement celui de la cration d ' un vritable service diplomatique europen commun .
<P>
En guise de conclusion et malgr les critiques qui peuvent tre adresses  certains aspects du rapport , je recommande sans hsitation son adoption et j ' espre que les propositions avances recevront l ' accueil qu ' elles mritent .
<SPEAKER ID=86 LANGUAGE="DA" NAME="Haarder">
Monsieur le Prsident , le groupe libral se flicite du fait que l ' intention exprime n ' est pas de crer un simple corps diplomatique destin  remplacer les services extrieurs des tats membres .
Le rapport se propose d ' amliorer la qualit du service des relations extrieures que possde dj la Communaut et d ' amliorer la collaboration entre celui-ci et les services extrieurs des tats membres .
Il ne fait aucun doute qu ' une telle amlioration de la formation est ncessaire dans la plupart des tats membres , principalement dans les pays candidats  l ' adhsion , qui auront rapidement besoin d ' un personnel nombreux dot d ' une formation solide .
Le groupe libral insiste sur le fait qu ' il est question d ' une formation continue et non d ' une formation de base .
Autrement dit , il s ' agit d ' offrir des possibilits de formation  des personnes qui travaillent dj dans le service extrieur ou qui sont en voie d ' tre engages dans ce service , et nous insistons pour que les formations soient accessibles aux membres des services extrieurs nationaux afin d ' engendrer une interaction entre les diplomates europens et les diplomates nationaux .
C ' est pourquoi nous avons dpos certains amendements qui - nous l ' esprons - seront accepts par l ' Assemble .
On peut toujours discuter de la ncessit de crer une nouvelle institution avec un btiment , un comit directeur et toutes les querelles qui en dcouleraient quant  son emplacement .
Nous prfrons soutenir des actions plutt que des briques , mais nous adhrons de tout cur  la proposition et nous esprons que les ides mises par M. Galeote seront examines attentivement par les tats membres , la Commission et le Conseil .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="IT" NAME="Frassoni">
Monsieur le Prsident , pour la majorit de mon groupe le rapport de M. Galeote contredit malheureusement ,  cause de la modestie et de la technicit des propositions qu ' il contient , le beau titre qu ' il lui a donn ,  savoir : la diplomatie commune de l ' Union europenne .
<P>
En particulier , exclure , comme le fait M. Galeote , que la perspective politique de son rapport soit la cration progressive d ' une diplomatie commune en tant qu ' expression d ' une politique commune , est  mes yeux une erreur .
Cela signifie fermer les yeux devant la ralit du chur cacophonique et incohrent des pays europens et de leurs 14 000 diplomates face aux 3 500 diplomates amricains .
Cela signifie simplement ajouter  quinze corps diplomatiques un autre corps diplomatique plus ou moins comptent , compos de fonctionnaires de l ' Union europenne ou peut-tre , comme c ' est dj le cas aujourd ' hui prcisment dans l ' entourage du commissaire Patten , compos de diplomates nationaux , peut-tre originaires de certains pays plus que d ' autres .
<P>
Je crois , entre autres , que le dbat qui a eu lieu concernant les dclarations du commissaire Verheugen dmontre trs clairement que les actions extrieures de l ' Union ne peuvent se drouler dans une situation caractrise par l ' absence de cohsion et par la frustration cause par la confusion des pouvoirs et des responsabilits .
Monsieur Patten , vous tes intervenu sur ce thme ; votre collgue , M. Verheugen , en fera autant , et ensuite , chacun des tats membres dira et n ' en fera qu '  sa guise .
Cela signifie que le message , pour les citoyens europens , ne peut tre que contradictoire .
<P>
Le groupe des Verts / Alliance libre europenne soutiendra les amendements 5 et 6 de M. Dupuis , qui introduisent , au contraire , la perspective politique d ' une diplomatie commune , ainsi que la proposition de commencer  crer des ambassades de l ' Union europenne dans les pays o les pays de l ' Union ne sont pas tous reprsents .
Nous esprons que d ' autres feront de mme !
<SPEAKER ID=88 LANGUAGE="ES" NAME="Marset Campos">
Monsieur le Prsident , notre groupe , la Gauche unitaire europenne / Gauche verte nordique , soutient dans l ' ensemble le rapport de M. Galeote , mme s ' il est galement vrai que certains membres du groupe ont des avis partags sur des aspects importants , comme nous aurons l ' occasion de le vrifier plus tard .
<P>
Nous pensons que M. Galeote a effectu un travail profond , srieux et ambitieux , bien qu ' galement prudent , par rapport aux perspectives qui existent .
L ' effort consenti en commission par les diffrents groupes politiques dmontre que la diplomatie commune est une proccupation que nous partageons tous .
En effet , notre exprience , tire des visites dans diffrentes parties du monde , dmontre quatre choses inquitantes :
<P>
Primo : la faible et insuffisante coordination des tats membres sur des questions qui devraient tre abordes en commun , ds qu ' il s ' agit de dfendre les intrts de l ' Union europenne , et le peu de coopration qui existe avec les dlgations de l ' Union europenne .
Parfois , on ne profite mme pas de la riche exprience que possde l ' Europe en matire diplomatique et , souvent , il y a des affrontements inquitants entre ces diffrentes diplomaties .
<P>
Secundo : l ' existence , parfois , de contradictions dans les interventions des diffrents pays sur des questions qui touchent les intrts de l ' Union europenne .
<P>
Tertio : la coordination insuffisante dans la dfense des points de vue , intrts , responsabilits de l ' Union europenne au sein d ' instances internationales  caractre politique , conomique , culturel , etc . , comme peuvent l ' tre l ' ONU , le FMI , l ' OMC , l ' OMS , etc .
<P>
Quarto : nous avons galement constat que la prsence de l ' Union europenne est faible par rapport  son importance conomique mais aussi par rapport  la prsence importante des tats-Unis .
<P>
C ' est pourquoi nous pensons qu ' il est important de mener  bien la proposition que fait le rapport et d ' avoir une action plus cohsive , une plus grande influence et d ' avancer dans cette direction .
D ' o la pertinence de la proposition de crer une cole diplomatique communautaire et l ' importance , qui apparat dans le rapport de M. Galeote , que le Parlement europen joue un rle important en tant que dpositaire de la souverainet et de la volont de la citoyennet europenne pour pouvoir donner du contenu  cette diplomatie communautaire et donner du contenu  cette perspective de construire une Union europenne qui soit un facteur de paix , un facteur de respect de la lgalit internationale et un facteur de solidarit dans le monde .
<P>
C ' est pourquoi notre groupe va , dans l ' ensemble , comme je l ' ai dit au dbut , soutenir le rapport de M. Galeote .
<SPEAKER ID=89 NAME="Coteaux">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les dlgus des pays membres , l ' intrt du rapport Galeote est double : le premier est que cette Assemble y rvle sans complexe ses vritables objectifs et le second est que personne ne lui prte la moindre attention .
<P>
De quoi s ' agit-il en effet ?
Il s ' agit rien de moins que de doter l ' Union europenne , rduite d ' ailleurs  la Commission , des derniers attributs de l ' tat souverain qui lui faisaient encore dfaut ,  savoir un service diplomatique et sa condition , la personnalit juridique .
Car , aprs tout , soyons un peu logiques .
Si cette cole doit servir  quelque chose , c ' est bien  crer un corps diplomatique commun , selon un processus qui n ' est que trop limpide , tel qu ' il est esquiss dans le rapport Galeote .
<P>
Si ceux qui soutiennent ce rapport arrivent  leurs fins , le " dpeage " des nations sera ainsi parvenu  son terme logique , en reprenant encore une fois la vieille technique de Monnet , Schuman et Delors , qui consiste  crer un organe en esprant que cela finisse par crer la fonction et le contenu .
Mais enfin , on omet tant de pralables que l ' on a l ' impression que l ' on se moque un peu du monde .
On cre en effet un instrument diplomatique sans se soucier du premier pralable , une diplomatie commune , celle-ci supposant elle-mme un autre pralable ,  savoir que l ' on dfinisse d ' abord des intrts communs aux tats membres , et ce pralable en supposant lui-mme un autre , qui consiste  dfinir une relation commune de l ' Europe avec le reste du monde .
<P>
Or , ne serait-ce qu ' entre les trois principales puissances - l ' Allemagne , la Grande-Bretagne et la France - on ne peut pas , on ne voit pas sur quels points ces intrts communs et cette diplomatie pourraient s ' appuyer , ni vis--vis de l ' Ouest dans les relations avec les tats-Unis et s ' agissant du rle de l ' OTAN , sur lequel nous ne sommes absolument pas d ' accord et pas prts de l ' tre , ni vis--vis de l ' Est - ici se pose l ' pineuse question de la Russie et de nos rapports avec l ' ensemble des pays de l ' Europe centrale - ni vis--vis du Sud , et peut-tre encore moins vis--vis du Sud , notamment dans le cadre de la politique mditerranenne .
<P>
Il s ' agit donc d ' une escroquerie , la pire de toutes ,  savoir une escroquerie intellectuelle .  moins que l ' on ne tienne pour acquis que la diplomatie de la principale puissance - la puissance centrale - s ' impose  tous de facto , ce qui en effet reviendrait  rgler le problme .
Tout rcemment , nos amis polonais , lors d ' une confrence  l ' ONU - " Femmes 2000 " - , ont pu dcouvrir toute la souplesse de la diplomatie commune en se voyant somms de s ' aligner sur la position dfendue par l ' Union , sous peine de voir retarder le processus d ' adhsion de leur pays .
<P>
Gageons que l ' exprience de nos amis d ' Europe centrale en matire de rsistance au totalitarisme pourra nous tre utile un jour ou l ' autre , totalitarisme d ' ailleurs dont une nouvelle illustration nous est donne ces jours-ci dans l ' inadmissible querelle que l ' on cherche  l ' un de nos collgues , M. Daniel Hannan .
Car ne nous y trompons pas , par le biais d ' une reprsentation commune auprs des Nations unies , c ' est au sige permanent , dont certains tats membres disposent , que l ' on s ' attaque et aussi  l ' ide qu ' il puisse y avoir dans ce monde des voix dissidentes , comme celle que la France tente trs souvent , vis--vis des tats-Unis , de faire entendre .
<P>
Au fond , l ' Europe ne peut parler d ' une seule voix que pour ne rien dire .
La preuve en est donne une fois de plus , et la preuve est galement donne que cette Europe ne nie pas simplement les nations  travers les nations ; c ' est elle-mme qu ' elle nie et qu ' elle annihile .
<SPEAKER ID=90 NAME="Dupuis">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , je ne vais pas tonner le rapporteur , notre ami et collgue M. Galeote Quecedo , en lui disant que je suis trs du par ce rapport .
Je trouve que c ' est un rapport timide , mais dj il suscite les ires de certains .
Je pense qu ' il valait mieux aller au fond de la question . Je regrette que cela n ' ait pas t fait .
<P>
Je pense que la question de la diplomatie n ' est pas seulement une question de formation de diplomates et de statut des dlgations , mais qu ' elle revt un caractre fondamental et qu ' il existe un grand tabou dans notre Parlement , que nous ne voulons jamais affronter ,  savoir que nous avons quinze diplomaties nationales , qui se sont renforces au cours des annes d ' intgration en accaparant petit  petit les comptences de tous les ministres nationaux et qui sont devenues de vrais pouvoirs , le pouvoir principal qui bloque la rforme possible des affaires trangres , de la diplomatie , parce que c ' est leur pouvoir qui finalement serait mis en jeu .
Il ne leur cotait rien de dlguer et de faire remonter au niveau de l ' Europe le pouvoir des autres ministres , mais quand il s ' agit du leur , la question est diffrente .
<P>
Mme Frassoni a parl du ridicule d ' une situation o nous avons 14 000 diplomates face  3 000 diplomates amricains , avec un rapport cot / qualit qui est celui que nous savons .
Je pense qu ' il faut affronter la question de la diplomatie , la question de la politique des affaires trangres , de la mme faon que celle qu ' on a utilise pour l ' intgration conomique et montaire , en instituant un parcours progressif de communautarisation de la politique trangre , de la diplomatie .
Malheureusement , cela ne se trouve pas dans le rapport .
Malheureusement , nous ne proposons que de petites choses qui vont superposer un nouvel tage aux difices dj existants , et je pense que nous risquons de nous trouver devant des organes encore plus incapables de prendre rapidement les dcisions justes .
<P>
 mon avis , les questions sont les suivantes : voulons-nous ou ne voulons-nous pas communautariser la politique des affaires trangres ; voulons-nous revenir sur la grande erreur que nous avons faite en instituant la figure du M. PESC et en redonnant  la Commission ,  un vice-prsident de la Commission , la comptence communautaire exclusive en matire de politique trangre ?
Telles sont les vraies questions .
Je suis un peu du qu ' on n ' en parle pas dans ce rapport et un peu tonn que le PPE adopte cette position alors que demain , dans un autre rapport sur les priorits politiques de l ' Union , il adoptera sans doute une position plus avance en ce qui concerne la communautarisation de la politique trangre .
<P>
Par consquent , j ' invite une dernire fois notre rapporteur et ami , M. Galeote Quecedo ,  intgrer peut-tre un certain nombre des amendements qui ont t dposs et  faire en sorte qu ' on engage un processus , qu ' on lance un appel au Conseil , et que pour une fois notre Parlement ne soit pas en-de du Conseil et de la Commission , comme c ' est malheureusement le cas depuis dix ans .
<SPEAKER ID=91 LANGUAGE="NL" NAME="Belder">
Monsieur le Prsident , le ton de ce rapport est , selon moi , celui d ' une liste de souhaits .
Le rapporteur ne fait qu ' accidentellement preuve d ' un certain sens des ralits .
C ' est trs clairement le cas du considrant O , o il prcise que " l ' objectif vis ne consiste aucunement  tablir une diplomatie unique qui se substituerait aux services extrieurs des tats membres " .
Tout le document respire cependant l ' ide , disons plutt l ' ardent dsir , d ' un service diplomatique communautaire pour l ' Union .
<P>
Le rapporteur rationalise d ' emble son intention , ds le dbut de son rapport .
Nous pouvons y lire que l ' activit extrieure de la Communaut " n ' a cess de crotre depuis les annes cinquante " .
Au vu de l ' intervention diplomatique hsitante de l ' Union dans les Balkans , encore toute frache dans nos mmoires , lors de la dernire dcennie du sicle dernier , cette affirmation vigoureuse me semble trs peu crdible .
<P>
Un autre argument important de M. Galeote Quecedo est " un manque de coordination " de la politique trangre des tats membres de l ' Union europenne , coordination essentielle selon lui pour la " visibilit et l ' efficacit " de la PESC .
Ne s ' agirait-il rellement ici que d ' un problme de coordination ?
Comme si les intrts nationaux divergents des tats membres appartenaient dj dfinitivement au pass europen !
Bien au contraire .
C ' est justement ce manque d ' efficacit et de visibilit de la PESC , constat par le rapporteur , qui dcoule directement des intrts divergents des tats membres .
<P>
La tension entre rve et ralit dans le rapport se manifeste aussi clairement dans la proposition de fonder une cole diplomatique communautaire .
Dans quelle mesure est-ce raliste de demander une " dotation budgtaire approprie " pour ce projet , alors que les actuelles dlgations de l ' UE sont dj confrontes  de srieuses insuffisances de ressources humaines par manque de moyens financiers !
C ' est M. Galeote Quecedo lui-mme qui fournit cette information dans ses explications .
<P>
Monsieur le Prsident , une question me brle les lvres : dans quelle mesure les tats membres partagent-ils maintenant les ides du rapporteur ?
Dpenser des fonds communautaires n ' est finalement pas un art .
Cette habitude typiquement europenne ne supprime nullement la question pralable lgitime et extrmement utile de la ncessit et de l ' efficacit .
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="ES" NAME="Salafranca Snchez-Neyra">
Monsieur le Prsident , je voudrais fliciter le rapporteur pour la ralisation de ce rapport qui , comme l ' a signal Mme Carrillo , est le premier rapport d ' initiative propre que ce Parlement approuve au cours de cette lgislature dans le domaine de la politique trangre .
<P>
Il est curieux d ' entendre certains collgues dire que le rapport leur semble trs timide , et d ' autres qu ' il leur semble qu ' il va faire tomber la dernire fortification de la souverainet des tats membres .
Je pense que ce rapport va dans la bonne direction .
Je crois qu ' il se borne  suivre la mthode communautaire avec pragmatisme et qu ' il souligne clairement que la diplomatie commune est l ' un des aspects essentiels de la visibilit de l ' action extrieure de l ' Union europenne .
<P>
Je ne sais pas si nous pouvons dire aujourd ' hui que l ' Union europenne est la premire puissance conomique , la premire puissance industrielle ou la premire puissance financire de la plante .
Ce que nous pouvons dire , sans crainte de nous tromper , c ' est que l ' Union europenne est aujourd ' hui le premier donateur en matire d ' aide au dveloppement et partant , que les dlgus de la Commission europenne jouent un trs grand rle  l ' heure de reprsenter les institutions communautaires , et concrtement la Commission .
Cela signifie que leur poids spcifique est dans de nombreux cas , compte tenu des quantits importantes qu ' ils doivent distribuer , suprieur au rle des ambassadeurs et des tats membres .
C ' est pourquoi , Monsieur le Prsident , il est vident que tout ce qui conduira  amliorer la prparation et la connaissance des fonctionnaires de la Commission sera un lment utile pour l ' action extrieure de l ' Union europenne .
<P>
Le rapporteur a expliqu les principales initiatives de son rapport : la cration d ' une cole diplomatique commune , la ralisation de procdures d ' audition des dlgus de la Commission dans des pays tiers - initiative que M. Patten a accepte en termes gnraux et je me rjouis qu ' elle puisse avoir t reconnue dans ce rapport - , et la ralisation d ' un rapport annuel sur l ' activit des dlgus de l ' Union europenne .
<P>
J ' espre , Monsieur le Prsident , que ces initiatives contribueront de manire efficace  ce que nous ayons une politique trangre plus visible et plus cohrente de l ' action de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=93 LANGUAGE="EL" NAME="Souladakis">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , nous dbattons aujourd ' hui du trs bon rapport de M. Galeote Quecedo , au sujet duquel il existe un trs large consensus .
Il est clair que la ncessit de soutenir les activits internationales de l ' Union exige mcanismes , connaissances et comptences .
Mais il est tout aussi clair que ceux-ci ,  eux seuls , ne suffisent pas .
Il faut aussi des politiques .
 cet gard , le rapport Galeote Quecedo reste dans les limites d ' une rationalisation des procdures et dans le cadre de certaines politiques .
Bien souvent se pose la question : est-ce la poule qui a fait l ' uf ou l ' uf qui a fait la poule ?
C ' est une question de cet ordre qui plane aujourd ' hui sur le dbat .
Mais il nous faut affirmer clairement que dans la vie , il n ' y a pas de vide .
De ce point de vue , ni la grogne ni le je-m ' en-foutisme ne rglent les problmes en politique .
<P>
Cela tant , le cadre dans lequel s ' inscrit le rapport Galeote Quecedo fixe en tout cas les conditions d ' une rationalisation des procdures et d ' une future conduite diplomatique commune .
Ainsi s ' inscrit-il dans les limites du rationalisme technocratique jusqu '  celles de la politique .
Mais nous , citoyens de l ' Europe , qui revendiquons un avenir meilleur pour nos peuples et pour l ' ensemble du monde , il nous faut considrer que , sur ces questions , nous devons intervenir bien au-del .
Nous devons aller de l ' avant , agir dans la logique d ' un quilibre dynamique positif et non d ' un quilibre statique qui ne mne nulle part .
 cet gard , d ' normes lacunes ont en effet marqu la PESC , et nous l ' avons tous reconnu , nous avons vu ce qu ' il fallait faire pour que prenne corps ce qui , de toute faon , est une condition ncessaire  l ' volution politique de l ' Europe .
<P>
Dans cette optique , l ' initiative du Parlement europen trace ,  travers le rapport , un cadre de possibilits , d ' actions et de rationalisation .
En tout cas , si , dans cette enceinte , encore que je ne le pense pas , il en est certains qui considrent que l ' Europe n ' a pas d ' avenir , ils peuvent l ' exprimer un peu diffremment .
Mais je suis convaincu que les peuples de l ' Europe , la grande majorit des partis et des camps politiques , ont la conception d ' une Europe dote de perspectives , une Europe de paix , une Europe de coopration , une Europe de cohsion sociale , une Europe de dveloppement .
Et une telle Europe ne peut oprer si elle n ' a pas pour horizon une politique trangre , de dfense et de scurit commune , ce qui implique des mcanismes correspondants .
<P>
Dans ces conditions , la petite pierre que le Parlement europen apporte aujourd ' hui  cette construction est un point de dpart solide , et je pense qu ' elle cre une nouvelle dynamique en vue de meilleures perspectives .
<SPEAKER ID=94 LANGUAGE="EN" NAME="McKenna">
Je voudrais parler au nom des membres non fdralistes de notre groupe , qui sont profondment convaincus que l ' Europe subit une centralisation trop importante , de plus en plus de pouvoirs tant ts au niveau local et national , sans contrle dmocratique adquat .
<P>
Les propos de ce soir sont relativement ambigus .
D ' une part , on dit que l ' on ne parle pas ou que l ' on ne veut pas de corps diplomatique unique , mais il est clair que l ' objectif de ce projet gnral est de crer des ambassades communautaires et de supprimer les ambassades nationales .
Je ne suis pas nationaliste et je ne dis pas que je veux des ambassades irlandaises , mais ce processus n ' est pas sans risque car il prpare la police trangre et de scurit commune , qui n ' agit pas dans l ' intrt du monde dvelopp ou des peuples qui ont t perscuts et exploits par des tats membres de cette Union .
Il suffit de connatre le nombre , par exemple , d ' ambassades britanniques .
Le Royaume-Uni compte deux fois plus d ' ambassades que la France ou l ' Allemagne .
Il dispose d ' un corps diplomatique norme , hritage de son pass colonial .
J ' mets de srieuses rserves quant  la pertinence de crer une ambassade europenne commune , compte tenu que par le pass , dans certains pays , les personnes souhaitant chapper  des perscutions se rfugiaient dans des ambassades pour y obtenir l ' asile et une protection .
<P>
Que se passera-t-il si nous instaurons une prsence diplomatique europenne unique ?
Nous supprimerons les ambassades nationales .
Que se passera-t-il s ' il n ' est pas dans l ' intrt d ' une ambassade de l ' Union de soutenir les personnes voulant chapper  des perscutions et de leur donner asile et protection ?
<P>
J ' estime que ce que nous faisons comporte de grands risques .
Certains parlent aujourd ' hui de la ncessit de disposer d ' ambassades communautaires de plus haut profil afin de faire concurrence aux tats-Unis .
Il s ' agit toujours de concurrence .
Il s ' agit d ' tre  mme de concurrencer les autres superpuissances .
<P>
Je ne suis pas favorable  ce que l ' Europe devienne une superpuissance de plus .
Cela dstabiliserait la communaut mondiale , alors que nous devrions tenter de renforcer la coopration et de rduire la concurrence .
L ' ide de concurrencer les tats-Unis est tout  fait inacceptable .
<P>
Quant au rapport proprement dit , il vise  faciliter la politique trangre et de scurit commune .
Tous les verts et les membres de l ' Alliance libre europenne de notre groupe - les non-fdralistes - ne soutiendront pas les amendements de M. Dupuis car ils pensent que ceux-ci vont dans la mme direction et nous mettons de srieuses rserves en la matire .
<SPEAKER ID=95 LANGUAGE="EL" NAME="Korakas">
Monsieur le Prsident , alors que l ' Union europenne n ' a mme pas de personnalit juridique , d ' entit politique internationale , avec le rapport et la proposition  l ' examen , il est prconis de crer des mcanismes qui ne conviennent qu '  de telles entits .
<P>
La proposition visant  crer un corps diplomatique et une cole diplomatique communautaires ne vient pas combler une lacune de la lgislation communautaire .
Elle vient en fait , et qui plus est en tant que proposition d ' un Parlement europen cens reprsenter les peuples , ter aux pays membres la possibilit de conduire une politique trangre indpendante des choix des cercles dirigeants de l ' Union europenne , aux dpens des peuples .
Elle vient en fait abolir la reprsentation diplomatique des peuples , des tats , pour lui substituer une reprsentation diplomatique qui sera guide par le directoire de l ' Union europenne .
La proposition vient soustraire  la comptence des gouvernements nationaux , hors de toute possibilit de contrle dmocratique , et aux parlements nationaux , l ' ensemble des questions de politique trangre , ce qui est contraire aux constitutions .
<P>
Le parti communiste de Grce , comme on sait , est oppos  l ' approfondissement de l ' intgration de l ' Union europenne ,  la PESC , aux pouvoirs exorbitants de M. PESC , le tristement clbre Solana .
Nous sommes opposs  ces mesures qui visent  convertir les gouvernements nationaux en prfets irresponsables . C ' est pourquoi nous voterons contre la proposition .
<SPEAKER ID=96 LANGUAGE="EN" NAME="Van Orden">
Vu de l ' extrieur , le rapport de M. Galeote semble trs raisonnable , mais  l ' examiner de plus prs , il en est tout autre .
Si les propositions taient maintenues , nous ajouterions une pierre  l ' difice d ' un tat europen .
<P>
De nombreux dtails de ce rapport prtent particulirement  controverse , entre autre l ' ide des ambassades de l ' Union europenne et la proposition que l ' Union europenne assure une " reprsentation coordonne dans les organismes internationaux tels que l ' ONU " .
Cela signifie que le Royaume-Uni et la France devraient chacun abandonner leur sige au Conseil de scurit au profit d ' un reprsentant de l ' UE .
La rhtorique anti-amricaine d ' un certain nombre d ' intervenants et l ' emportement d ' autres dputs m ' inquitent vivement .
<P>
Le moment n ' est vraiment pas venu d ' encourager la Commission  s ' embarquer dans un nouveau dveloppement ambitieux de son rle .
Le montant des programmes d ' aide extrieure de la Commission s ' lve  prs de 10 milliards d ' euros cette anne et la mission prioritaire des dlgations communautaires est de grer ces programmes convenablement et efficacement .
M. Patten vient d ' voquer ce problme .
Dans sa communication sur la rforme de l ' aide extrieure , M. Patten reconnat que - je cite - " la pnurie grave de personnel a eu une incidence directe et ngative sur la rapidit et la qualit de la fourniture de l ' aide communautaire " .
Il y prcise qu ' il faut de toute urgence recentrer les activits sur des tches fondamentales et que les besoins en personnel supplmentaire seront concentrs sur l ' excution des projets et programmes , en particulier au sein des dlgations .
<P>
La conclusion vidente de tout ceci est que le rle le plus important des dlgations n ' est pas de fixer et d ' essayer d ' assurer des tches diplomatiques supplmentaires , mais de grer l ' aide extrieure .
Les dlgations ont besoin de personnel pour la gestion .
Le rapport Galeote ne le reconnat pas .
Certes , la Commission doit engager un type de personnel diffrent .
Certes , elle doit leur donner une meilleure formation , plus spcialise , non pour assurer un nouveau type de service diplomatique , mais pour engager les programmes d ' aide extrieure dans la bonne voie .
<SPEAKER ID=97 LANGUAGE="NL" NAME="Maij-Weggen">
Monsieur le Prsident , la runion informelle des ministres des Affaires trangres  vian a en fait dj un peu anticip les trs bonnes propositions reprises dans le rapport de M. Galeote .
J ' ai compris qu ' il a t convenu que les ambassades de l ' UE dans des pays tiers et les ambassades des tats membres doivent mieux collaborer , qu ' elles doivent harmoniser leurs programmes de dveloppement et que l ' on doit renforcer considrablement le travail en commun .
Et bien , cela , nous l ' avons dj demand bien des fois , et il est positif de voir que M. Galeote formule une proposition allant dans ce sens .
<P>
Monsieur le Prsident , j ' tais en Indonsie la semaine dernire , dans le cadre d ' une mission d ' enqute , et je peux dire que la dlgation de l ' UE m ' a apport un soutien excellent .
Lorsque j ' effectue des voyages  l ' tranger , je demande toujours d ' organiser une runion avec tous les ambassadeurs de l ' UE , donc des 15 pays membres .
Je l ' ai fait cette fois encore et une runion de ce genre a effectivement t organise .
Et l ' on se plaint ensuite que la politique europenne commune des tats membres n ' est pas suffisamment sous vidente , que l ' on sait , en Indonsie , ce que le Japon y fait , que l ' on sait ce que les tats-Unis y font , mais que l ' on ne sait pas assez ce que les 15 tats membres de l ' Union europenne y font .
Lorsque je demande : comment coordonnez-vous votre travail , comment vous accordez-vous , la rponse est : nous ne le faisons pas .
Et il s ' avre mme que l ' on craint vraiment d ' en arriver  une certaine coordination et  une harmonisation .
C ' est pourquoi j ' estime qu ' il est tellement important que cela ait t convenu  vian et c ' est pourquoi je trouve excellent que l ' on ait propos une cole diplomatique europenne .
Les diplomates nationaux devraient aussi suivre des cours dans une telle cole , afin qu ' ils sachent comment ils doivent intervenir conjointement sur le plan europen .
Cela s ' impose d ' urgence .
Ce n ' est pas une question de vouloir faire mieux que les tats-Unis ou le Japon , par exemple , mais c ' est certes ncessaire pour mettre plus en avant le visage europen en dehors de l ' Europe .
J ' apporte donc tout mon soutien au rapport de M. Galeote et j ' espre vraiment que les propositions d ' vian seront ralises .
<SPEAKER ID=98 LANGUAGE="SV" NAME="Sacrdeus">
Monsieur le Prsident , depuis cent cinquante ans , les missionnaires et les employs des organisations humanitaires ont cr , dans de larges groupes au sein de mon propre pays , des connaissances et un engagement sur les sujets internationaux .
Il est important de conserver et de dvelopper les possibilits dont disposent nos diffrents tats membres de soutenir l ' opinion et l ' engagement de leurs populations sur les questions internationales , par le biais de leurs gouvernements et de leurs ambassades .
<P>
Les ambassades constituent l ' un des moyens d ' expression les plus essentiels et les plus clairs de la souverainet nationale .
L ' histoire montre , par exemple , comment un pays comme la Norvge , au cours de sa lutte pour l ' indpendance vis--vis de la Sude , s ' est battu pour obtenir une reprsentation diplomatique propre .
L ' ambassade a galement pour mission de fournir des services aux personnes en dplacement  l ' tranger .
Elles peuvent y obtenir ses services dans leur propre langue .
Les ambassades reprsentent galement une source d ' information et d ' analyse indispensable pour les gouvernements des diffrents pays .
<P>
Mme si M. Galeote Quecedo a effectu un trs bon travail , je suis sceptique quant aux points suivants : le point E - sur la cration d ' un service diplomatique communautaire , professionnel et permanent . Le point P - qui voque la possibilit pour l ' avenir d ' tablir des ambassades europennes .
Qu ' est-ce que cela signifie exactement , M. Galeote Quecedo et M. le Commissaire Patten ?
<P>
Le point 1 - sur la cration d ' une cole diplomatique communautaire .
En quelle langue fonctionnera-t-elle ? En espagnol , en anglais , en franais , ou dans toutes les langues des tats membres ?
Le point 12 - qui me semble insister lourdement sur la ncessit que les ambassades des tats membres coordonnent leurs points de vue .
Ne le comprennent-elles pas d ' ores et dj d ' elles-mmes , dans le cadre de la politique trangre et de scurit commune ?
<P>
Enfin , le texte parle de garantir l ' harmonisation de la reprsentation auprs de l ' UE et des autres institutions internationales .
La Sude et beaucoup d ' autres pays sont fiers de leur tradition de reprsentation au sein des Nations unies .
Tenons-nous en  cette ligne .
<SPEAKER ID=99 NAME="Gahler">
- ( DE ) Monsieur le Prsident , j ' ai pris la parole spontanment , aussi spontanment qu ' il est possible de le faire dans cette Assemble , parce qu ' un collgue de groupe ne pouvait tre prsent .
Cependant , je prends la parole comme quelqu ' un qui , jusqu ' en avril dernier , tait un fonctionnaire tout  fait normal du service diplomatique allemand et on pourrait peut-tre penser que je serai certainement relativement sceptique vis--vis d ' une telle proposition , parce qu ' elle a plutt tendance  rogner la comptence de mes collgues nationaux .
<P>
Je ne suis pas sceptique et je souhaiterais fliciter vivement notre collgue Galeote pour son rapport .
Cependant , je m ' tonne quelque peu des scnarios tranges labors par certains de nos collgues dans cette Assemble .
De quoi s ' agit-il en ralit ?
Notre collgue Galeote l ' a galement trs clairement prcis : il s ' agit de veiller - en matire de reprsentation de l ' Union europenne dans les tats tiers -  une reprsentation meilleure et plus professionnelle et  ce que les dlgus que nous y envoyons puissent y agir de manire optimale dans le cadre de leur comptence .
<P>
Je ne veux froisser personne mais lorsque j ' imagine que , peut-tre , un ancien fonctionnaire national du ministre de l ' agriculture d ' un tat membre arrive un jour  la Commission et y effectue un travail interne tout  fait remarquable avant d ' tre charg de diriger une antenne ou un bureau de reprsentation de la Commission  l ' tranger , je trouve qu ' il pourrait pleinement profiter de ce que ses collgues nationaux ont srement appris au sein d ' une cole diplomatique .
Et je crois qu ' il pourra alors effectuer un travail encore bien meilleur .
<P>
Dans le mme ordre d ' ide , je souhaiterais toutefois dire galement que l ' extension de ces comptences va naturellement de pair avec celle des comptences au niveau europen .
 cet gard , la crainte de notre collgue Coteaux , d ' une part , et l ' espoir de notre collgue Dupuis , d ' autre part , sont certainement justifis .
Dans le cadre de l ' largissement de leurs tches , la comptence de ces reprsentations ira galement croissante , mais c ' est bien l ce que nous avons tous voulu .
Il est donc bon que nous effectuions d ' ores et dj les prparatifs qui s ' imposent .
 cet gard , je trouve que le rapport de notre collgue , M. Galeote , est un excellent rapport .
<SPEAKER ID=100 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Monsieur le Prsident , je me rjouis vivement de l ' intrt que porte le Parlement au service extrieur , et en particulier du rapport de M. Galeote Quecedo .
Je tiens  assurer au Parlement que nous tiendrons compte de ses recommandations avec grande attention .
<P>
Je voudrais rendre un hommage particulier  M. Galeote Quecedo .
Il mrite un immense respect pour le grand professionnalisme et l ' ouverture d ' esprit avec lesquels il a excut ce travail .
Je puis affirmer sans rserve que le travail a t utile  la Commission et qu ' il aura srement un effet durable sur la manire dont nous grerons notre service extrieur  l ' avenir .
<P>
Il s ' agit d ' un sujet auquel nous nous sommes dj vivement intresss .
J ' ai quitt ce matin une runion spciale de pratiquement tous les chefs de dlgation  Bruxelles , pour participer ici  ce dbat .
Lorsque je me suis excus de mon dpart prmatur , j ' tais en mesure de leur faire part du vif intrt que montre le Parlement en la matire .
Le fait d ' avoir runi tous les chefs de dlgation  Bruxelles tmoigne de notre dtermination  stimuler le service extrieur et  le doter d ' une structure de carrires et du leadership qu ' il mrite et dont il a besoin .
<P>
Les dputs auront lu la communication concernant le dveloppement du service extrieur qui a t adopte par la Commission le 18 juillet .
Elle recommande de poursuivre le rquilibrage du personnel de la dlgation entre les fonctionnaires et les agents locaux et de poursuivre la rgionalisation de notre reprsentation de manire  librer immdiatement 32 postes de fonctionnaire et  les redployer dans les dlgations qui doivent tre renforces .
La communication met  jour la liste des priorits pour l ' ouverture de nouvelles dlgations et de nouveaux bureaux .
Nanmoins , mme s ' il s ' agit l de priorits urgentes , notre premire proccupation doit tre d ' utiliser les ressources disponibles ou de renforcer certaines de nos dlgations existantes .
La communication dcrit en outre les mesures que nous prenons pour transfrer des pouvoirs de Bruxelles aux dlgations sur le terrain , ce que nous appelons " dconcentration " dans le jargon .
Ceci est troitement li  nos efforts en vue de rformer nos programmes d ' aide extrieure .
<P>
La communication prcise clairement que les propositions qu ' elle avance ne constituent qu ' un premier pas .
Nous entendons poursuivre et assurer une utilisation optimale des ressources  notre disposition sur la base d ' une valuation de la charge de travail de chaque dlgation .
Je veux que cela soit trs clair , parce que c ' est ce qui constitue la toile de fond du rapport de M. Galeote Quecedo .
Si nous menons  bien nos propositions de rforme et si l ' autorit budgtaire les soutient , le SCR et le bureau d ' assistance technique runis disposeront de moins de personnel pour grer nos programmes extrieurs , mais le SCR en disposera plus qu ' actuellement .
Il y aura moins de personnes  Bruxelles et il y en aura plus sur le terrain .
Tel est le rquilibrage que nous visons : plus de travail ralis par nos dlgations sur le terrain .
Nous prparerons une communication de suivi concernant les services extrieurs au cours du premier semestre de l ' anne prochaine .
<P>
Si vous me le permettez , je me centrerai sur certains points du rapport de M. Galeote Quecedo .
Ce dernier fait des recommandations dans trois domaines : la formation des fonctionnaires qui sont appels  s ' occuper des relations extrieures , le statut juridique des dlgations et la coordination avec les tats membres .
Un certain nombre de points soulevs par la rsolution , par exemple sur la rgionalisation et sur l ' valuation de notre rseau de reprsentations extrieures , sont dj co-ouverts par notre communication .
Le rapport souligne le rle de la Commission et de ses dlgations pour ce qui est des activits extrieures de la Communaut et il est videmment essentiel que les services extrieurs de la Commission soient en mesure de poursuivre convenablement leur contribution .
<P>
La premire tape doit tre le dveloppement de la formation des fonctionnaires de la Commission qui s ' occupent des relations extrieures .
Je suis ravi de voir que le rapport , bien au fait de la situation , met l ' accent sur ce point .
Nous avons dj ralis de grands progrs , mais il nous faut poursuivre dans cette voie avec hte , en particulier eu gard  la dconcentration dont j ' ai parl .
Nous devrions essayer , comme le suggre le rapport , de tirer profit des comptences et de l ' exprience des institutions de formation existantes des tats membres .
Nous sommes dj entr en contact avec nombre d ' entre elles et nous essayerons d ' approfondir ces liens .
<P>
Quant  savoir s ' il est maintenant temps de crer une cole diplomatique europenne , je dirais que c ' est une question qu ' il faudra examiner trs attentivement avec le Parlement , le Conseil , etc .
Il ne fait aucun doute que nous tudierons cette proposition avec grand soin . Le rapport insiste sur l ' importance de la formation - formation linguistique , en gestion , et toutes les formations essentielles  l ' amlioration de l ' efficacit de la ralisation des programmes et de notre reprsentation  l ' extrieur .
<P>
S ' agissant du statut juridique des dlgations , je dirais que bien que les dlgations soient formellement des dlgations de la Commission , elles ont clairement reu l ' instruction de fournir toute l ' aide possible  toutes les institutions de l ' Union europenne et galement aux tats membres .
Je ne suis pas sr qu ' il faille formaliser cette situation , tant donn qu ' elle prvaut dj .
<P>
Bien que je ne souhaite pas compliquer davantage les procdures , je suis ouvert sur ce dossier .
Nous avons clairement prcis  nos dlgations qu ' elles doivent considrer qu ' elles travaillent pour le haut reprsentant et pour les autres institutions de l ' Union europenne , aussi bien en matire d ' information que de logistique .
<P>
Concernant les relations avec les tats membres , je souscris de tout cur  la proposition de renforcer la coopration .
Nous menons dj cette politique et les discussions qui ont eu lieu  vian ce week-end se sont particulirement concentres sur la manire de raliser cela au mieux dans la pratique .
Dans notre communication de 1998 sur le service extrieur , nous avons clairement soulign que tout tat membre souhaitant garder une prsence dans un pays tiers sans maintenir d ' ambassade tait invit  utiliser les dlgations de la Commission .
Cela s ' est dj concrtis par deux fois : au Sierra Leone avec l ' Allemagne et au Burundi avec l ' Autriche .
Il existe dj un haut niveau de coopration entre les ambassades des tats membres et les dlgations de la Commission .
Des runions sont rgulirement organises  tous les niveaux .
Des rapports communs sont produits soit sur requte des quartiers gnraux , soit sur l ' initiative des chefs de mission .
<P>
La Commission soutient galement et , lorsque cela s ' avre ncessaire , essaie de participer  des projets d ' installations communes quand plus d ' un tat membre et / ou la Commission dcident d ' occuper ensemble des locaux .
Nous avons un programme d ' affectation temporaire des fonctionnaires et diplomates des tats membres dans nos dlgations .
Actuellement , il y en a dix dans nos dlgations , et il est prvu qu ' il y en aura un peu plus dans un avenir proche .
La restriction du dveloppement de ce programme n ' est pas due  un manque de volont de notre part - je tiens  ce que cela soit clair - mais dans une certaine mesure  un manque de ressources et galement au fait que les tats membres ne rpondent qu '  contrecur  notre invitation  affecter des diplomates aux dlgations .
<P>
Je souhaite souligner l ' importance de la coordination .
Nous devons amliorer la coopration sans nous retrouver dans une situation o toutes nos actions seraient anticipes non seulement  Bruxelles mais dans les autres pays .
<P>
Tout ce dbat sur la coordination et sur l ' avenir du service extrieur s ' inscrit dans le cadre d ' un trait parlant d ' une politique trangre et de scurit commune et non d ' une politique trangre et de scurit unique d ' une Union de quinze tats membres , chacun avec son propre ministre des affaires trangres .
Je suppose que dans un avenir prvisible , nous aurons quinze ministres des affaires trangres de l ' Union europenne .
Mais ce que nous devons faire , c ' est accrotre l ' efficacit , le srieux et le professionnalisme de la coordination et de la coopration .
<P>
Je ferai un dernier appel .
Tout en saluant ce rapport et en promettant une coopration active pour suivre les recommandations qu ' il contient , je dois souligner que si le service extrieur doit remplir le rle que le Parlement veut lui donner , il devra disposer de davantage de ressources , et je parle de ressources non seulement pour envoyer des fonctionnaires dans les pays tiers , mais galement pour s ' assurer qu ' ils sont convenablement forms , qu ' ils sont quips de la technologie de l ' information ncessaire et qu ' ils disposent de moyens de communication srs .
En dernier , mais en aucun cas par ordre d ' importance , il est fondamental qu ' ils jouissent de la protection physique approprie dans ce monde bien souvent dangereux .
<SPEAKER ID=101 NAME="Le Prsident">
Merci , Monsieur le Commissaire Patten .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  12h30 .
<CHAPTER ID=8>
Instrument financier " EC Investment Partners
<SPEAKER ID=102 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0202 / 2000 ) de M. Dell ' Alba , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , sur la proposition de rglement du Parlement europen et du Conseil concernant la clture et la liquidation des projets arrts par la Commission en application du rglement ( CE ) n  213 / 96 relatif  la mise en uvre de l ' instrument financier " EC Investment Partners " destin aux pays d ' Amrique latine , d ' Asie et de la Mditerrane et  l ' Afrique du Sud ( COM ( 1999 ) 726 - C5-0062 / 2000 - 2000 / 0034 ( COD ) ) .
<SPEAKER ID=103 LANGUAGE="IT" NAME="Dell'Alba">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , j ' ai le grand honneur de prsenter , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , ce rapport sur la liquidation d ' un des projets qui a peut-tre le mieux fonctionn ou qui a t jug le plus positivement dans le domaine de la coopration Nord / Sud : le projet ECIP ( European Community Investment Partners ) qui , au dire de chacun , a bien fonctionn , mme s ' il a connu , comme tant d ' autres projets , des retards qui se sont accumuls dans le secteur des relations extrieures , retards que nous connaissons tous et dont M. Patten a rcemment fait une analyse trs prcise .
Dans ce cas , nous avons prs de six cents projets , qui ont t approuvs en temps utile et qui doivent tre honors avec des fonds ECIP .
La Commission nous a donc propos - avec un retard que nous condamnons dans notre rapport , retard d naturellement  tout ce qui s ' est pass en 1999 - d ' adopter une prorogation , non de l ' instrument en tant que tel , mais des bureaux d ' assistance technique , des moyens indispensables pour grer l ' important nombre de projets au titre de l ' ECIP en cours - 590 projets - et elle nous propose de le faire en deux ans .
<P>
Je dois dire , Monsieur le Commissaire , que la commission du dveloppement s ' est trouve confronte aux avis des autres commissions investies par le Parlement sur ce sujet : la commission des budgets et la commission du contrle budgtaire .
Comme vous l ' aurez constat , ces deux commissions fixaient des limites plus strictes  la Commission : elles lui demandaient de terminer les travaux six mois avant , de nous prsenter des rapports sur l ' volution de la question  des dates plus rapproches .
Nous ,  la commission du dveloppement , nous avons compris le message qui venait de la Commission , la demande d ' aider le projet ECIP - qui , je le rpte , a contribu avec d ' autres projets  la naissance ,  la croissance de milliers de petites et moyennes industries dans les pays du Tiers monde et a effectivement donn  l ' Union une visibilit et une capacit de pntration dans un secteur nouveau et par consquent important pour elle - et nous avons donc dcid de ne pas suivre l ' avis plus restrictif des autres commissions et de ne pas proposer d ' amendements  la demande principale de la Commission ,  savoir de lui accorder un dlai de deux ans pour pouvoir grer au mieux la liquidation de cet important instrument de coopration conomique et pour honorer ces contrats , qui ont t signs avant le 31 dcembre 1999 .
<P>
Paralllement , toutefois , Monsieur le Commissaire , nous avons formul une requte ; nous avons demand que soit communiqu au Parlement , en temps utile pour pouvoir aussi y rflchir ensemble , ce que vous avez l ' intention de faire  l ' avenir de cet instrument .
Nous avons vu que cet instrument est efficace , qu ' il a satisfait aux besoins effectifs et mobilis des ressources qui vont bien au-del du financement prvu par le budget communautaire .
Par consquent , nous vous demandons d ' accepter notre amendement , de manire  ce que la codcision puisse tre prise rapidement et que l ' on puisse , si possible en une seule lecture , boucler la procdure , afin de vous donner immdiatement les instruments pour agir ; nous vous demandons - et je dirais que ce n ' est pas trop vous demander - de nous dire d ' ici la fin de l ' anne quelles sont vos intentions .
<P>
Nous connaissons les divergences d ' opinion , les ventuels conflits de comptences entre les relations extrieures et le dveloppement et , par consquent , entre les attributions de chacune des Directions gnrales et peut-tre mme de chacun des commissaires , mais nous savons aussi comment , dans le cadre de la restructuration , les responsabilits des relations extrieures sont rexamines , notamment par vous-mme , Monsieur le Commissaire , et par l ' ensemble du Collge , avec la plus grande attention .
Nous n ' avons donc pas donn de ligne d ' orientation , nous n ' avons pas dit : l ' ECIP doit rester un instrument autonome , l ' ECIP doit et peut tre intgr dans un instrument de porte plus vaste .
Nous avons simplement demand que ceci nous revienne comme une rponse  la confiance que nous accordons  la Commission en lui consentant ce dlai de deux ans : voil ce que nous demandons , et je vous demande , Monsieur le Commissaire , de dire si vous acceptez les amendements que nous avons prsents .
<SPEAKER ID=104 NAME="Theato">
Monsieur le Prsident , la commission du contrle budgtaire approuve unanimement les objectifs du programme " EC Investment Partners " .
Toutefois , nous avons des critiques  mettre quant  son excution .
Premirement , il faut constater que la Commission volue actuellement hors de tout cadre lgal , tant donn que la proposition de prolongation du programme , lequel a dj t prolong deux fois , n ' a t soumise qu '  la fin du mois de janvier , c ' est--dire un mois aprs l ' expiration de ce programme , et ne peut pas tre vote avant la fin de l ' automne .
<P>
Nous approuvons la proposition lgislative en tant que mesure transitoire jusqu '  la fin de l ' anne 2001 ; en effet , nous n ' ignorons pas que , d ' aprs les chiffres communiqus , 34 000 socits partenaires ont particip au programme et qu '  cet gard , plus de 1 300 joint ventures et 42 000 emplois ont t crs .
Cependant , l ' enqute de la socit Deloitte & Touche rvle un certain nombre de lacunes graves  liminer .
Par exemple , la convivialit vis--vis des utilisateurs et des entreprises est devenue de plus en plus bureaucratique et pesante , ce qui a entran des retards de paiement et un mcontentement croissant des institutions financires et des entreprises se traduisant par un report des dcisions et des contrats .
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De mme , des dficits de gestion et un manque de coordination entre l ' ECIP et le SCR ont port prjudice  l ' image de la Commission , tout comme l ' ingalit de traitement des institutions financires .
Par exemple , la banque publique de dveloppement du Danemark dtient 38 % des fonds , tandis que celle de l ' Espagne n ' en dispose que de 23 % .
 ct d ' autres points critiques et de trois propositions d ' amendement , notre avis comporte des questions que la Commission devrait prendre en considration dans sa dcision sur la poursuite de l ' ECIP au-del de 2001 ou sur une intgration dans une structure d ' investissement unique , comme M. Dell ' Alba en a dj voqu la possibilit .
<SPEAKER ID=105 LANGUAGE="EN" NAME="Khanbhai">
Monsieur le Prsident , tant donn que je tiens beaucoup  ce que l ' on aide les pays  crer des emplois et  ce que l ' on transfre des technologies , je dois dire que le programme ECIP est extrmement bon , ce qui tait en principe l ' objectif .
Mais comme l ' a signal ma collgue et amie , Mme Theato , il prsente de nombreux dfauts .
Ce projet est comme une merveilleuse bote de chocolat , joliment emballe , qui contiendrait en ralit des vers de terre .
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La raison en est simple .
Si vous regardez la facilit 1 , elle octroie jusqu '  100 000 euros simplement pour la recherche d ' ventuels partenaires intresss par des entreprises communes .
Ainsi , si vous regardez les facilits 2 , 3 , 4 et 1b , vous vous rendez vite compte que le travail n ' a pas t ralis par un banquier mais probablement par un bureaucrate qui ne s ' y connat pas du tout en matire de financement et de prts  des projets viables .
Bref , je dirais que s ' il faut inventer et crer un tel instrument un jour , cette tche devrait tre confie  des banquiers et des industriels , des personnes sachant de quoi elles parlent , et non des bureaucrates de la Commission europenne .
En consquence , le mieux serait que ce projet soit liquid le plus tt possible , car cela permettrait  l ' Union de mettre fin  ces gaspillages .
<P>
J ' ai l ' intime conviction que les projets d ' investissement de ce type devraient tre penss avec la plus grande attention , avec la collaboration des secteurs industriels et bancaires , afin de crer le plus grand nombre d ' emplois l o c ' est ncessaire et l o il existe une grande couverture et une grande transparence et responsabilit publique .
Lorsque je faisais partie de la commission du contrle budgtaire et que j ' ai rencontr les personnes qui graient ce projet , leur connaissance quant  la gestion d ' une telle entreprise tait loin de m ' impressionner , et je viens du milieu industriel et financier .
<SPEAKER ID=106 LANGUAGE="ES" NAME="Sauquillo Prez del Arco">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , le rapport que M. Dell ' Alba a prsent concerne la liquidation d ' un des plus importants instruments financiers d ' aide de la Communaut europenne au domaine priv .
Le groupe socialiste soutient toutes les mesures de coopration qui , comme celle-ci , encouragent la dynamisation des entreprises , et des conomies en gnral , par le biais de l ' initiative prive .
Concrtement , l ' ECIP , dont les projets arrivent aujourd ' hui  leur terme , a t particulirement couronn de succs , comme cela a t dit auparavant .
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Selon l ' valuation externe  laquelle il a t soumis , il a eu des effets importants , des effets multiplicateurs , avec la cration d ' emplois et d ' entreprises communes .
Nous esprons  prsent , Monsieur le Commissaire , que le futur programme qui le remplacera ajoutera  ces effets positifs une meilleure gestion .
Nanmoins , nous devons dire que nous nous rjouissons des russites de ce programme mais que nous , les membres socialistes de la commission du dveloppement et de la coopration , nous posons la ncessit que tous les instruments d ' aide , y compris ceux du domaine priv , aient pour principal objectif de rduire la pauvret des populations , objectif que poursuivent ces instruments en dernier recours .
<P>
La cration de richesses et d ' emplois par le biais d ' entreprises finances par des fonds communautaires doit choir  ces populations .
L ' application de ces instruments doit tenir compte de la ralisation de normes de travail , sociales et environnementales . Dans le cas contraire , nous pouvons dire que ces instruments ne contribuent pas au dveloppement mais qu ' ils deviennent des subventions  des particuliers .
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Nous ne pouvons pas toujours dire que , dans les valuations , il y a eu un contrle de la qualit des aides par le biais de l ' ECIP .
Par exemple , lorsqu ' une banque s ' installe dans un des pays bnficiaires avec des fonds de l ' ECIP , comment pouvons-nous garantir que ces fonds se canalisent pour attirer les investissements et pas seulement pour subventionner la prsence de la banque dans ce pays ?
Il s ' agit , comme l ' a dit le rapporteur , d ' inscrire l ' aide communautaire dans le cadre d ' une vaste stratgie qui comprenne le secteur priv , auquel la Commission ne fait pas rfrence dans son programme de rforme de la politique d ' aide , bien qu ' il soit ncessaire pour le dveloppement de nombreux pays d ' attirer des fonds privs .
<P>
En ce sens , nous voulons rpter  nouveau la question qu ' a pose M. Dell ' Alba  la Commission  propos de ses prvisions sur l ' extension de cet instrument  des pays de l ' Afrique sub-saharienne , qui prouvent galement un besoin imprieux de fonds .
Nous esprons , en dfinitive , que cette exprience de l ' ECIP , qui a t trs importante pour l ' Amrique latine , servira  amliorer le programme qui le remplacera , dont le rle n ' est pas encore clair dans le plan de rforme de la Commission , d ' aprs ce que nous avons vu .
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La coordination , au sein de la Commission est indispensable pour amliorer l ' efficacit de l ' aide et , pour ce faire , il faut que les diffrents instruments se mettent au service d ' un objectif large et d ' une stratgie globale .
<SPEAKER ID=107 LANGUAGE="ES" NAME="Snchez Garca">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Mesdames et Messieurs les Dputs . Pour ceux qui , comme moi , ont suivi de prs l ' volution et le dveloppement de l ' instrument ECIP tout au long de sa courte mais intense histoire , il semble que la meilleure manire de rsumer le rapport de M. Dell ' Alba consiste  faire ressortir le message contenu dans les amendements de la commission du dveloppement et de la coopration , puisque ceux-ci recommandent la poursuite de cet instrument financier , celui-ci ayant t le meilleur moteur pour crer et renforcer le tissu d ' entreprises europen dans les pays concerns et , partant , pour crer de l ' emploi .
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Aujourd ' hui , alors que l ' accord de libre-change , de concertation politique et de coopration entre l ' Union europenne et le Mexique vient d ' entrer en vigueur , il convient de rappeler l ' opportunit de poursuivre ce type d ' instrument financier qui , dans certains cas , comme celui du Mexique prcisment , a t utilis de manire intense et positive , et se profile comme l ' instrument apte  renforcer les liens commerciaux entre des blocs distincts comme l ' Union europenne et les pays concerns .
Dans le cas contraire , l ' Union europenne cesserait d ' tre cohrente vis--vis de son engagement de coopration et de dveloppement , non seulement dans le cas des pays d ' Amrique latine , mais aussi dans celui des pays d ' Asie , de la Mditerrane et du sud de l ' Afrique .
<P>
En dfinitive , nous soutenons clairement le rapport de M. Dell ' Alba , que nous flicitons pour sa clart d ' ide au moment d ' aborder la ncessit de poursuivre l ' application de l ' ECIP , selon moi comme instrument unique .
Et nous esprons qu ' il sera orient , aprs plus de 10 ans d ' exprience positive , pour attnuer les obstacles administratifs en cours afin de permettre une action plus efficace .
Cela ncessite , selon moi , un renforcement des ressources humaines des bureaux de la Commission dans les pays concerns .
<SPEAKER ID=108 NAME="Rod">
Monsieur le Prsident , l ' tude du programme de dveloppement ECIP nous donne une belle caricature des dysfonctionnements de la Commission europenne .
Alors que ce programme va plutt dans le bon sens , - c ' est--dire un transfert des technologies vers les pays en voie de dveloppement - la Commission y a , peut-tre involontairement , mis un frein .
Le programme existe depuis douze ans maintenant et la Commission a attendu son expiration pour se demander si elle allait le reconduire .
Comme pour d ' autres programmes , elle ne s ' est pas interroge sur les consquences d ' une ventuelle cessation de ce programme , sur la continuit des actions menes et sur la situation des entreprises partenaires et des emplois .
<P>
Il semblerait que , l ' an dernier , les 90 millions d ' euros budgtiss pour ce programme n ' aient mme pas t utiliss , faute de moyens humains pour tudier les dossiers empils sur un bureau de Bruxelles .
De mme , les procdures administratives se sont alourdies d ' anne en anne , alors que le personnel en charge du programme ne voyait pas ses effectifs progresser .
Dans le mme temps , les partenaires n ' taient pas informs de l ' arrt possible du programme .
Enfin , les critres de rpartition des fonds entre les diffrents ples du programme , en particulier les droits sociaux des travailleurs , sont rests d ' un flou  toute preuve .
<P>
Au vu de ce qui prcde , nous demandons  la Commission d ' tudier les moyens , dans un premier temps , d ' valuer rapidement le programme et , dans un second temps , de le reconduire tout en favorisant sa transparence et en maintenant son budget .
<SPEAKER ID=109 NAME="Laguiller">
Monsieur le Prsident , je voterai contre le rapport Dell ' Alba , et plus gnralement contre les programmes ECIP et MEDA , lesquels sont destins pour l ' essentiel  financer subventions et prts aux entreprises prives qui investissent en Amrique latine , en Asie , en Mditerrane et en Afrique du Sud .
Je m ' lve contre le fait que l ' argent public puisse servir - sous quelque forme que ce soit -  produire du profit priv .
Le projet , cens tre ax au premier chef sur les PME , concerne souvent , en ralit , des filiales de grandes entreprises multinationales , telles les banques , qui participent  l ' opration et qui en tirent profit .
<P>
L ' objectif politique dclar de ces programmes consiste  favoriser l ' ouverture des marchs de ces pays aux capitaux venus d ' Europe .
Dans le pass , ces pays pauvres ont t pills et exploits par les capitaux des grandes puissances d ' Europe en concurrence .
Seul changement : les programmes prnent dsormais une action coordonne pour ces capitaux .
Les capitaux investis ne sont pas plus que par le pass destins  dvelopper les pays pauvres ; ils sont subordonns aux capitaux europens .
Ils ne sont pas destins  rendre la vie des classes laborieuses moins dure , mais  exploiter l-bas une main-d ' uvre bon march pour enrichir les propritaires et actionnaires d ' ici .
<P>
Je rcuse ds lors ces programmes dans leur ensemble car , malgr les quelques phrases hypocrites sur la lutte contre la pauvret , ils visent tous  offrir  l ' imprialisme des grandes puissances europennes des instruments supplmentaires de pntration et de domination sur les pays pauvres .
<SPEAKER ID=110 LANGUAGE="ES" NAME="Fernndez Martn">
Monsieur le Prsident , nous dbattons une question relativement modeste par son montant budgtaire , ambitieuse par ses objectifs , relativement prometteuse par ses rsultats , inefficace par la lourdeur de ses procdures de gestion , contradictoire parfois et , en dfinitive , manifestement perfectible  l ' avenir .
Je dois exprimer ma satisfaction pour la franchise et la transparence avec lesquelles la Commission analyse les rsultats obtenus .
Celle-ci ne cache rien , et je flicite le rapporteur , M. Dell ' Alba , parce que dans une procdure de codcision , il a renonc  la dmagogie et  la critique facile en faveur du professionnalisme avec lequel il a abord la rdaction de son rapport .
<P>
Il faut esprer que , dans une procdure de codcision , la Commission sera sensible  la position du Parlement pour pouvoir lancer la rforme dj urgente de cet important instrument financier , un instrument pour le dveloppement du secteur priv dans les pays en voie de dveloppement qui concide avec l ' esprit et la lettre qui inspirent la nouvelle position de l ' Union europenne dans sa politique de coopration .
Nous en avons dj beaucoup parl en ce qui concerne les pays ACP et le critre qui doit tre conserv  l ' gard des pays d ' Amrique latine et du sud de la Mditerrane est identique .
Les rsultats obtenus jusqu '  prsent sont encourageants .
Plus de 1300 nouvelles entreprises ont t constitues , 42 000 emplois ont t crs et 3,5 milliards d ' euros de ressources ont t mobiliss .
Certains espoirs et certains expectatives sont restes en route .
<P>
Nous pensons qu ' il est contradictoire de dire que la lutte contre la pauvret est notre priorit alors que l ' on manque d ' informations et d ' indicateurs pour savoir dans quelle mesure les secteurs les plus appauvris sont ceux qui ont bnfici de l ' aide .
Enfin , il est urgent de rformer les cinq procdures actuelles qui sont lourdes et inutiles , car toutes sont manifestement perfectibles , Monsieur le Commissaire .
<SPEAKER ID=111 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Permettez-moi de remercier de tout cur M. Dell ' Alba et la commission du dveloppement et de la coopration pour l ' excellent travail qu ' ils ont ralis concernant l ' avenir des European Community Investment Partners .
Si vous me le permettez , je commencerai par donner un aperu historique .
<P>
L ' instrument ECIP a fonctionn avec succs pendant 12 ans , de 1988  1999 .
Durant cette priode , plus de 2 500 actions ont t adoptes , pour un montant total de plus de 290 millions d ' euros , impliquant 1 400 entreprises communes et des investissements de 4,3 milliards d ' euros .
<P>
Ds 1991 , la Commission a transmis au Parlement et au Conseil des rapports annuels sur la ralisation et sur les rsultats des ECIP , dont le dernier couvrait les oprations de 1999 .
Le Parlement a galement reu le rapport d ' valuation indpendante qui a t achev en dcembre 1999 , mais vous n ' tes pas sans savoir qu ' en 1997 , les ECIP ont commenc  prouver des difficults .
Le manque de personnel afin d ' assurer une bonne gestion du nombre sans cesse croissant d ' actions a provoqu des retards dans la ralisation du programme , qui ont suscit le mcontentement grandissant de ses bnficiaires .
Ces difficults se sont aggraves avec l ' introduction de procdures financires plus contraignantes , ncessaires afin de garantir l ' utilisation convenable des ressources gres par la Commission .
Elles sont typiques des problmes auxquels nous sommes confronts ,  savoir un manque de ressources pour raliser le travail ainsi que des pratiques et procdures trop restrictives .
<P>
La Commission a dcid de ne pas tendre l ' instrument au-del du 31 dcembre 1999 - cette dcision a t pnible  prendre mais je ne doute pas qu ' il s ' agit de la bonne dcision - et de rexaminer l ' instrument en vue de concevoir un nouveau programme .
Nous pourrons ainsi d ' amliorer la coordination avec d ' autres instruments communautaires semblables et amliorer les procdures de gestion et financires  la lumire des nouvelles orientations de la Commission concernant la politique de dveloppement et la gestion de l ' aide extrieure .
<P>
Le rapport Dell ' Alba contient des propositions extrmement utiles  cet gard .
Si la proposition de rglement est approuve , il sera possible d ' assurer une gestion saine et continue des projets ECIP actuels , de mme que de les conclure et de les clturer de faon mthodique lorsqu ' ils arrivent  terme .
<P>
S ' agissant des amendements proposs , la Commission accepte les amendements 1 et 2 , car ils correspondent  notre conviction qu ' il faut rvaluer , amliorer et rlaborer les instruments financiers existants pour promouvoir les investissements privs .
Concernant l ' amendement 3 , la Commission est d ' accord avec le principe qu ' il contient , mais elle n ' est pas en mesure de produire les propositions lgislatives que demande le Parlement avant la fin de l ' anne .
Nous somme actuellement engags dans une rvision globale de nos instruments financiers existants .
Soyons francs , il nous faut davantage de temps pour prsenter un programme convenablement rflchi et fondamentalement revu .
<P>
La Commission propose ds lors d ' valuer toutes les options avant juin prochain et de prsenter des propositions ensuite .
L ' honorable dput a dj fait preuve de gnrosit , courtoisie et comprhension .
Il mrite donc que je lui assure que nous essaierons de respecter le calendrier que j ' ai fix , et j ' espre qu ' il acceptera notre dtermination  prsenter nos propositions dans ces dlais , de bonne foi .
J ' aurais voulu que nous agissions plus rapidement , mais si nous voulons faire du bon travail , il nous faut un peu plus de temps .
<P>
Si vous me le permettez , je terminerai en remerciant le Parlement europen du soutien qu ' il a donn  la proposition de rglement concernant l ' ECIP .
La Commission pourra ainsi achever ce programme de manire responsable et lancer de nouvelles et meilleures initiatives , pour promouvoir le secteur priv dans les pays en dveloppement .
Je suis sr que j ' aurai plus tard l ' occasion d ' expliquer  certains dputs pourquoi je n ' assimile pas cela  l ' imprialisme du XIXe sicle .
<SPEAKER ID=112 NAME="Le Prsident">
Merci , Monsieur le Commissaire Patten .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  12h30 .
<CHAPTER ID=9>
Activits humanitaires de la Communaut
<SPEAKER ID=113 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0191 / 2000 ) de M. Imbeni , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , sur la communication de la Commission au Conseil et au Parlement europen : valuation et avenir des activits humanitaires de la Communaut ( Article 20 du rglement ( CE ) no 1257 / 96 ) ( COM ( 1999 ) 468 - C5-0044 / 2000 - 2000 / 2016 ( COS ) ) .
<SPEAKER ID=114 LANGUAGE="IT" NAME="Imbeni">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord remercier tous mes collgues des divers groupes parlementaires qui m ' ont apport une contribution substantielle pour les travaux prparatoires  ce rapport qui exprime la position du Parlement sur la communication de la Commission relative aux activits d ' ECHO , sur les aides de premire urgence et sur les interventions humanitaires .
Si la commission du dveloppement a vot ce rapport  l ' unanimit , c ' est parce qu ' il y a eu une collaboration trs fructueuse , qui se reproduira , j ' espre , lors du vote final , demain en sance .
<P>
Parler d ' ECHO , parler d ' aide humanitaire signifie voquer les plus grandes tragdies et les plus grandes contradictions de notre temps .
Cela signifie parler de guerre , de catastrophes , des blessures infliges au systme cologique mondial ; cela signifie parler de la poursuite de conflits ethniques dramatiques , de guerres civiles et militaires ; cela signifie parler de l ' injustice fondamentale du rapport Nord / Sud et de la souffrance , en particulier des populations les plus fragiles , des enfants , des femmes , des personnes ges .
Si nous sommes srieux , nous devons dire que les prvisions pour les prochaines annes ne sont pas des prvisions d ' amlioration quant  cette situation .
Je me rfre seulement  quelques articles parus dans la presse ces derniers mois : le ple Nord , o des signes de fonte de la banquise , qu ' absolument personne n ' imaginait , ont t enregistrs ; ou la pollution des eaux au Bangladesh , qui met en pril la scurit , l ' hygine et la sant de vingt-cinq millions de personnes ; ou encore la situation de scheresse de tant de rgions d ' Afrique .
Il est donc ncessaire que nous soyons srieux et ralistes , il faut programmer aussi pour l ' avenir , encore plus que dans le pass , l ' activit de prvention des catastrophes et ragir aux consquences des tragdies provoques , souvent , presque toujours , par l ' homme .
<P>
Cette planification ncessite d ' tre mieux coordonne , au niveau international , entre l ' Union europenne et toutes les autres instances engages dans l ' aide humanitaire . Elle ncessite une meilleure coordination au sein de l ' Union europenne , entre la Commission et les instruments que les tats membres ont  leur disposition , pour viter qu ' il y ait - comme cela s ' est souvent produit , comme la documentation de la Commission l ' indique et comme les valuations nous l ' ont confirm - des doubles emplois , des rptitions et aussi , par consquent , un gaspillage d ' nergies et de ressources .
<P>
Dans ce contexte , je considre inacceptable - et mon rapport et la position du Parlement sont clairs  cet gard - qu ' ECHO soit rduit  n ' tre qu ' un donateur pour les interventions de premire ncessit , un point , c ' est tout .
Je crois qu ' il est ncessaire d ' agir dans une perspective plus vaste : ECHO et l ' intervention de l ' Union europenne doivent d ' abord avoir pour but une action majeure de prvention puis , en second lieu , servir  lier l ' intervention d ' urgence et de premire ncessit  l ' intervention visant  rtablir des conditions minimales de vie , l o des catastrophes et des guerres ont svi , permettant ainsi la prsence de l ' aide humanitaire galement aprs la phase de l ' intervention de premire urgence .
<P>
Nous n ' ignorons pas que nous parlons de chiffres peut-tre limits , si nous parlons de budgets plus gnraux , mais nous parlons , pour les quatre dernires annes , de 2 500 millions d ' euros dbloqus par la Commission europenne , dont 56 pour cent pour les organisations non gouvernementales , 25 pour cent pour les agences des Nations Unies , 11 pour cent pour la Croix-Rouge et le reste pour d ' autres interventions directes d ' ECHO ou d ' agences spcialises des tats membres .
<P>
Ainsi , je considre que l ' analyse faite par la Commission nous oblige  agir pour favoriser un renforcement ultrieur d ' ECHO et pour viter que les positions de certains membres du Conseil , qui est divis sur ces questions , ne prvalent .
Au sein du Conseil , quelqu ' un soutient que nous devrions rduire l ' intervention d ' ECHO , mais je pense , en revanche , exactement le contraire .
<P>
Une dernire remarque , Monsieur le Prsident : il ne faut pas que certaines agences internationales ou mme des organisations non gouvernementales considrent ECHO comme un distributeur automatique de billets o on se sert en argent et ensuite on ne dit mme pas aux bnficiaires d ' o viennent les financements .
Il faut que l ' opinion publique europenne et les bnficiaires soient informs sur cette intervention extraordinaire d ' ECHO .
Voil pourquoi nous avons propos - j ' espre que le commissaire Patten , qui en ce moment ne m ' coute pas , prendra srieusement en compte cette proposition - qu ' on lance une campagne d ' information  l ' intention de l ' opinion publique de nos pays , pour qu ' elle sache comment on dpense notre argent , nos ressources , et que cette campagne d ' information ne soit pas finance par les fonds d ' ECHO , naturellement , mais par des fonds ad hoc .
<SPEAKER ID=115 NAME="Brie">
Monsieur le Prsident , le rapporteur , notre collgue Imbeni , a effectu un travail remarquable .
Il n ' est pas utile de rpter quoi que ce soit .
Je souhaiterais soulever et complter deux questions problmatiques .
<P>
La premire est vritablement une question de principe .
L ' aide humanitaire doit s ' effectuer indpendamment des causes des catastrophes et indpendamment des autres objectifs politiques .
Sa politisation croissante ces dernires annes est une volution inacceptable et finalement inhumaine .
Paralllement , il convient galement de constater que le nombre croissant de catastrophes n ' est pas seulement li  des vnements naturels incontrlables .
S ' agissant des guerres , pour lesquelles l ' aide humanitaire doit tre apporte par exemple dans le cadre de l ' Office humanitaire de l ' Union europenne ( ECHO ) , il n ' est nul besoin de le prciser .
De plus en plus de catastrophes naturelles sont visiblement lies aux contraintes de plus en plus fortes que nous exerons sur la biosphre dans son ensemble .
<P>
Le groupe intergouvernemental pour l ' tude du changement climatique des Nations Unies , l ' IPCC , a par exemple indiqu qu ' une influence sensible de l ' homme sur le climat global est dsormais perceptible .
Ds lors , nos concepts lis  la gestion des crises devraient , j ' en suis convaincu , comporter galement une dimension de politique sociale et tre intgrs dans la politique de dveloppement et par exemple la stratgie de politique conomique .
Autrement , nous ne ferons que parer aux consquences de notre propre politique , sans oublier que ce sont avant tout les populations du Sud qui souffriront des catastrophes que nous aurons nous mmes provoques .
<P>
Le deuxime problme est directement li  celui-ci et se pose pourtant en termes trs pratiques .
J ' en appelle  la Commission pour qu ' elle lie plus troitement - en termes de concepts , d ' organisation et de fonctionnement - l ' aide humanitaire et la politique de dveloppement , mme si le problme global qu ' on vient d ' voquer n ' a pas t rsolu .
 cet gard , la Commission a dj propos certaines solutions qui ,  mon avis , devraient cependant tre considrablement renforces et " dbureaucratises " .
Je suis convaincu qu '  ce sujet , on peut citer comme exemple le concept de l ' aide d ' urgence oriente vers le dveloppement , telle que celle que la socit pour la coopration technique essaye de mettre en uvre .
<SPEAKER ID=116 NAME="Zimmerling">
- ( DE ) Monsieur le Prsident , pour commencer , je souhaiterais adresser  notre collgue Imbeni toute ma considration et ma reconnaissance particulire pour ce rapport .
C ' est un rapport remarquable , qui cite galement les points critiques essentiels et avance des solutions pour garantir  l ' avenir la cohrence du travail ralis dans le cadre d ' ECHO .
<P>
Cet Office d ' aide humanitaire existe depuis 1992 au sein de l ' UE et les deux rapports d ' valuation qui sont  la base de notre travail , le rapport de la Commission galement , louent aussi bien ECHO pour ses activits ralises jusqu '  prsent qu ' ils ne dnoncent quelques lacunes trs graves .
Mme si l ' valuation du travail accompli par ECHO est trs positive eu gard  son efficacit en comparaison avec les cots , il existe toujours cette fameuse zone d ' ombre dans la priode qui suit immdiatement les vnements ayant entran l ' intervention .
Celle-ci ne peut tre value  l ' aide de critres exacts et elle ne donne pas non plus les claircissements et les indications ncessaires pour les tches futures d ' ECHO .
<P>
Ds lors , il y a lieu  mon avis d ' intensifier de manire prioritaire l ' aide lie aux catastrophes et la planification .
 cet gard , il faut constater que l ' instrument existant DIPECHO reprsente une solution rgionale possible .
Cependant , il faut regretter galement le manque d ' instruments alternatifs suffisamment flexibles au sein de la Commission .
La Commission doit prsenter une stratgie claire quant au rle que l ' aide humanitaire apporte par ECHO doit jouer dans le cadre de la politique extrieure et de dveloppement .
<P>
ECHO ne dispose pas , en tant que cellule de planification , d ' effectifs suffisants au regard de la mission qui lui incombe .
Les effectifs d ' ECHO sont infrieurs  ceux d ' autres services de la Commission et mme  ceux des administrations nationales qui , comme nous le savons , investissent beaucoup moins dans la prvention des crises .
En l ' occurrence , l ' affectation actuelle de 7,5 millions d ' euros environ doit au moins - et nous y venons - tre quadruple pour pouvoir effectuer un travail efficace .
<P>
Il est particulirement regrettable - et notre collgue Imbeni en a dj fait tat - que le dveloppement et l ' excution des projets via des partenaires composs pour 56 % d ' organisations non gouvernementales ne soient pas suffisamment prsents au public comme une aide de l ' Union europenne .
 mon avis , il est ncessaire  l ' avenir d ' agir  ce niveau .
Le public doit tre inform , mais non pas , je vous en prie , avec des moyens dont ECHO dispose directement .
Nous devrions en l ' occurrence poursuivre les dmarches positives et fournir les informations destines au public avec d ' autres ressources .
<SPEAKER ID=117 LANGUAGE="ES" NAME="Sauquillo Prez del Arco">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , je tiens tout d ' abord  fliciter notre collgue Renzo Imbeni parce que je pense qu ' il a rdig un brillant rapport et que nous tions dj totalement d ' accord avec les propositions qu ' il nous faisait lorsque nous l ' avons dbattu en commission .
Le groupe socialiste pense que la politique d ' aide doit tre le navire amiral des activits extrieures de l ' Union europenne dans la mesure o elle reflte les ides qui doivent inspirer la construction de l ' Union europenne , autrement dit , la solidarit et la cohsion au niveau mondial .
En ces moments de rforme de la Commission , o bon nombre des politiques et procdures communautaires sont remises en question , l ' aide humanitaire a t value de manire positive par diffrentes instances et bien sr , au niveau politique , par le Parlement .
Il est vrai que l ' aide humanitaire a t fortement critique .
Mais nous , qui avons vu et valu ce qu ' a fait ECHO , nous pensons qu ' il a ralis un travail trs positif .
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Par consquent , ce rapport sert  consacrer le principe de l ' aide humanitaire comme un droit des peuples plongs dans des catastrophes et une obligation de la communaut internationale , au sein de laquelle l ' Union europenne joue un rle quantitatif et qualitatif important dans ce domaine .
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Nanmoins , certains progrs devront tre raliss .
Tout d ' abord , il faut aller au-del de la " zone grise " qui a dj t mentionne plus tt , c ' est--dire l ' interrgne entre la fin de l ' aide d ' urgence et le dbut des actions de rhabilitation et de dveloppement .
Tant qu ' il y aura cette " zone grise " , au cours de laquelle personne n ' est administrativement responsable , il y aura des populations dlaisses uniquement en raison qu ' un manque de coordination interne au sein de la Commission .
Nous l ' avons vu avec le Mozambique et lors d ' autres catastrophes .
L ' aide humanitaire est arrive pour la rhabilitation et la coopration au dveloppement , mais elle n ' a pas t poursuivie lors de la " zone grise " .
La coordination au sein de la Commission et la complmentarit avec les tats membres et d ' autres donateurs constituent des lments essentiels de l ' efficacit que poursuit la rforme .
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Ensuite , il est urgent d ' augmenter le personnel charg des activits de l ' aide humanitaire .
L ' importance du travail d ' ECHO n ' est pas proportionnelle  l ' importance du personnel .
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Ensuite , et c ' est troitement li au point prcdent , le budget pour l ' aide humanitaire doit tre augment proportionnellement  l ' importance politique et aux objectifs rels que nous voulons atteindre et qui peuvent se calculer en ce qu ' il y a de plus important : en vies humaines .
En ce sens , les propositions budgtaires de la Commission et du Conseil sont  nos yeux trs loin des besoins humanitaires .
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Enfin , il faut tenter d ' amliorer chaque jour la dcentralisation et la fluidit des relations avec les acteurs de l ' aide humanitaire , principalement avec les ONG .
Un instrument , DIPECHO , a t mentionn ici auparavant , il s ' agit de la prparation oprationnelle lors de situations de catastrophe .
Nous pensons qu ' il est essentiel que , lorsque survient une catastrophe humanitaire , naturelle ou provoque par l ' homme , des instruments soient dj prts .
Et en ce sens , nous insistons sur l ' importance de DIPECHO .
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Le groupe socialiste soutient les principes qui rgissent l ' aide humanitaire et l ' avenir de celle-ci dans les termes que j ' ai mentionns auparavant .
Nous ne pensons pas qu ' elle doive devenir une politique testimoniale mais une bannire , avec la coopration au dveloppement , de la projection extrieure de l ' Union europenne .
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Notre collgue Renzo Imbeni a dit auparavant - je ne sais pas si le commissaire a entendu ce qu ' il a dit , il parlait  ce moment-l , mais cela me semble trs important - qu ' il fallait procder  une campagne de sensibilisation sur ce que reprsente l ' aide humanitaire , sur ce que cette aide humanitaire reprsente pour nous , l ' Union europenne .
Il a galement soulign que les dpenses de cette campagne ne doivent pas tre payes avec l ' argent destin  l ' aide humanitaire .
Je pense que ce point , qui fait l ' objet d ' un amendement prsent cet aprs-midi , est important et mrite notre soutien .
<SPEAKER ID=118 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Bos">
Qu ' y a-t-il de plus important que l ' aide humanitaire d ' urgence ?
Sauver de nombreuses vies humaines en intervenant rapidement et efficacement , en mettant immdiatement de l ' argent  disposition et en veillant  ce qu ' il soit correctement affect , sans considrations politiques , sans tracasseries bureaucratiques .
Cela constitue naturellement un important devoir de l ' Union europenne .
Mieux encore , celle-ci peut et doit jouer sur ce terrain un rle majeur , eu gard  sa " plus-value " par rapports aux tats individuels .
ECHO doit devenir la plate-forme centrale de coordination pour tous les tats membres .
Elle doit donc tre quipe de faon  pouvoir fonctionner de manire optimale , car il s ' agit ici d ' une question de vie ou de mort , et c ' est pourquoi nous ne pouvons nous contenter que de ce qu ' il y a de mieux .
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Cela implique une extension et une amlioration de la capacit personnelle , une dcentralisation des comptences , la formulation d ' objectifs tangibles et l ' excution d ' un contrle systmatique des rsultats pour continuer  tirer des leons des erreurs commises , et surtout aussi une meilleure coordination avec les autres services de la Commission et des tats membres .
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Afin de mobiliser le soutien public ncessaire pour l ' aide d ' urgence , il est bon de mieux expliquer ce que fait l ' Europe et pourquoi .
Plus d ' ouverture signifie en outre un stimulant supplmentaire en vue de satisfaire aux plus hautes exigences .
Aide d ' urgence , redressement et dveloppement sont lis comme le sont le germe , les tiges et les feuilles d ' une plante ; l ' un dcoule naturellement de l ' autre .
Et pour le germe ECHO , cela signifie qu ' il ne doit pas assumer lui-mme tout le redressement , mais bien s ' occuper de tous les prparatifs  cette fin .
Pour les phases de redressement et de dveloppement , la Commission doit mettre immdiatement son propre personnel  niveau et rduire considrablement les procdures .
Cela a assurment dj t dit ce soir .
Ce n ' est qu ' alors que l ' Europe pourra faire de l ' urgence une vertu .
<SPEAKER ID=119 NAME="Rod">
Monsieur le Prsident , partout dans le monde , l ' humanitaire prend le pas sur l ' aide au dveloppement .
Mme ici , la DG Relations extrieures prend peu  peu en main les sujets qui dpendaient de la DG Dveloppement , l ' humanitaire venant pallier les rats de la politique extrieure .
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Or , il ne s ' agit pas seulement d ' aider , mais bien de rquilibrer l ' utilisation des ressources naturelles entre tous les habitants de la plante .
Malheureusement , l ' humanitaire ne peut jouer ce rle et ne doit pas tre que la caution d ' une politique librale qui assassine aussi les populations des pays aids .
Le dveloppement durable est quasi absent de la politique humanitaire de l ' Union europenne , peu de prparation aux catastrophes naturelles , pas de prvention des conflits .
Une formation rgulire aux problmes sismiques ou d ' inondations ainsi qu '  la non-violence serait la bienvenue dans de nombreuses rgions du monde .
Au lieu de quoi , l ' Union europenne ragit toujours trop tard , lorsque la catastrophe est avre .
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Ce manque de planification se retrouve dans les programmes d ' aide pour la sant et la nutrition , la question des genres est galement oublie .
Il manque rgulirement un lien entre politique humanitaire et dveloppement . Il est pourtant essentiel .
Il ne s ' agit pas pour nous de juste pallier le strict ncessaire , mais de prvenir les effets de ces catastrophes , et en premier lieu son effet amplificateur , la pauvret .
Nous souhaitons que soient crs des postes transversaux pour faire lien entre ECHO et la DG Dveloppement .
Ceux-ci pourraient aussi grer la collaboration avec les autres organismes mondiaux chargs d ' aide humanitaire , en commenant par ceux des tats membres , car leur coordination est largement dficiente .
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Il nous parat galement important que les frais de fonctionnement et d ' valuation ne dpassent pas 20 % du budget d ' ECHO .
Il faut aussi que les paiements soient plus rapides .
Le Venezuela attend depuis dcembre dernier les aides promises .
Mme si nous sommes globalement satisfaits de la politique humanitaire de l ' Union europenne , et nous approuvons globalement le rapport de M. Imbeni , celle-ci devrait s ' inscrire plus largement dans un cadre de dveloppement durable .
<SPEAKER ID=120 LANGUAGE="EN" NAME="Andrews">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord fliciter M. Imbeni de son excellent rapport , pour lequel il a accompli un travail titanesque .
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Je souhaite aborder le problme de l ' allgement de la dette du tiers monde .
Nous devons dployer davantage d ' efforts pour confrer un caractre plus permanent au dossier de l ' allgement de la dette du tiers monde .
La campagne du Jubil 2000 a contribu  attirer l ' attention de la communaut internationale sur le problme de la dette .
La campagne a contribu  raliser des progrs dans l ' allgement supplmentaire de la dette au niveau multilatral et de la part des principaux cranciers bilatraux .
Les pays pauvres doivent supporter le fardeau insoutenable de la dette et ce , en affrontant des catastrophes naturelles , des problmes de famine et l ' pidmie du sida .
Le paiement du service de la dette est souvent suprieur aux budgets de la sant et de l ' ducation .
Or , dans les pays en dveloppement , rien n ' est certainement plus important que l ' ducation .
Les personnes sachant lire et compter sont une menace pour les dirigeants des pays les moins bien gouverns .
La Banque mondiale et le Fonds montaire international ont lanc une nouvelle initiative pour rpondre officiellement aux principales institutions de prt multilatrales et  la ncessit d ' allger la dette .
Les programmes d ' allgement de la dette pour les pays du tiers monde doivent tre mis en place de manire permanente .
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Selon les estimations du programme des Nations unies contre le sida , 95 % de l ' ensemble des sropositifs vivent dans les pays en dveloppement .
L ' pidmie du sida rend le progrs et le dveloppement plus difficiles .
Nous devons nous attaquer  ce problme de toute urgence .
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Le prsident de l ' Ouganda a lanc un vaste programme afin de lutter contre le sida dans son pays .
Il s ' agit l d ' un trs bon exemple pour le reste des pays africains .
Les dirigeants de l ' Union europenne se runissent en dcembre  Nice afin de discuter de la rforme des programmes de politique de l ' Union .
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Je voudrais une fois de plus appeler les dirigeants de l ' Union  rpondre  la ncessit de contrler les exportations d ' armes vers les pays du tiers monde .
Il est difficile de croire que dans l ' Union europenne , o tous les secteurs d ' activit conomique fondamentaux sont rgis et contrls par la loi , la plupart des exportations d ' armes vers les pays du tiers monde semblent chapper  toute rglementation .
Cette situation est cruelle et hypocrite .
Les dirigeants de l ' UE devraient avoir le courage de faire face aux principaux producteurs d ' armes .
Ils gagneraient ainsi un plus grand soutien de la part des citoyens de l ' Union , qui souhaitent que celle-ci prenne l ' initiative en la matire .
<SPEAKER ID=121 LANGUAGE="IT" NAME="Dell'Alba">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , je voudrais moi aussi m ' associer aux remerciements et aux flicitations adresss  M. Imbeni pour son excellent rapport .
Je pense moi aussi , comme lui , qu ' ECHO a t et peut demeurer un formidable instrument d ' intervention en cas de crise humanitaire en tout point de la plante , intervention dont il faut renforcer la visibilit et qui doit , de plus en plus , constituer un des signes distinctifs de l ' action de l ' Union europenne . Il l ' a t - on me permettra de le rappeler - dans les annes passes , galement lorsque le Collge avait un commissaire ad hoc pour ECHO .
Je crois , par consquent que cette nouvelle analyse , qui cherche  en amliorer l ' image , est juste et ncessaire et qu ' elle constitue l ' essentiel de l ' objectif de l ' excellent rapport Imbeni , pour lequel j ' ai prsent deux amendements purement techniques , concernant notamment la question de la visibilit .
Il est ncessaire de renforcer , dvelopper et mme de doter de fonds autonomes cette capacit de l ' Union europenne de marquer l ' action d ' ECHO qui , par exemple , ce que beaucoup ignorent , contribue  hauteur de plus de 50 pour cent au budget du Haut Commissariat pour les rfugis .
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J ' espre par consquent que la Commission prtera la plus grande attention aux suggestions du Parlement et qu ' elle tiendra compte avec diligence du rapport Imbeni lors de la restructuration qui doit avoir lieu , afin qu ' ECHO soit toujours plus utile et toujours plus efficace dans ses actions en faveur des zones et des populations les plus dfavorises .
<SPEAKER ID=122 LANGUAGE="ES" NAME="Fernndez Martn">
Soyez sr , Monsieur Patten , que ce rapport revt la plus haute importance pour le Parlement .
En commission du dveloppement et de la coopration , nous avons consacr beaucoup de temps  des politiques d ' aide humanitaire et vous savez que dans ce domaine , en gnral , vous bnficierez toujours de notre soutien .
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Tout d ' abord , je dois rendre hommage et exprimer ma gratitude aux fonctionnaires d ' ECHO et au personnel des ONG qui , dans des conditions d ' extrme prcarit , lorsque tout choue sur le terrain , sont les premiers , les plus dvous , et souvent les seuls  fournir l ' aide humanitaire indispensable .
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Je dois rappeler aujourd ' hui qu ' au Rwanda , au Kosovo , au Mozambique , en Amrique centrale , le sacrifice , parfois de leur vie , de nos cooprants , a crit certaines des plus belles pages de l ' Union europenne .
Dans le peu de temps dont je dispose , je voudrais ajouter que je suis d ' accord avec le rapport Imbeni et je tiens en particulier  souligner les points suivants .
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Comme cela a t dit , il faut claircir le dilemme que l ' on appelle " zone grise " , il faut clarifier les procdures et , parfois , la base juridique et la responsabilit de chacun , pour rendre la gestion d ' ECHO plus efficace .
J ' ai dj fait allusion au problme des ressources humaines ainsi qu ' au problme de la visibilit , la clarification des objectifs tant ncessaire .
Dans certains cas , par exemple  Cuba - vous le savez , Monsieur le Commissaire - , des programmes sont excuts sous le couvert de l ' aide humanitaire alors qu ' il ne s ' agit simplement que d ' une forme de coopration cache pour des raisons , parfois , de " solidarit idologique " avec le rgime de Castro .
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Il faut  l ' avenir amliorer la gestion , renforcer la coopration avec nos partenaires , amliorer la complmentarit avec les actions ralises par les efforts des tats membres et , en dfinitive , inscrire les actions d ' aide humanitaire de l ' Union europenne dans le cadre de la stratgie mondiale de nos politiques de coopration .
<SPEAKER ID=123 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Monsieur le Prsident , je voudrais avant tout dire que je salue sans rserve le rapport extrmement constructif de M. Imbeni .
Ce travail est excellent et mon collgue , M. Nielson , et moi-mme nous rjouissons des arguments exposs .
Nous nous rjouissons du large soutien qu ' a reu la communication valuation et avenir des activits humanitaires de la Communaut .
J ' adresse toutes mes flicitations  l ' honorable dput .
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L ' aide humanitaire , comme nombre de dputs l ' ont prcis , reprsente un lment essentiel de l ' identit de l ' Union europenne vis--vis de l ' extrieur .
Je suis le premier  reconnatre qu ' il nous faut considrablement amliorer notre action .
Mais il est galement important de reconnatre l ' effet extrmement positif de notre aide , apporte jour aprs jour , souvent dans des circonstances particulirement difficiles , souvent dans des situations trs difficiles , de par le monde .
Malgr les dfauts - et il nous incombe d ' y remdier - , permettez-moi de saluer ce que l ' aide communautaire a ralis et ce qu ' elle est en train de raliser grce au soutien gnreux des contribuables europens .
Nous sommes les plus grands fournisseurs d ' aide humanitaire du monde et il est parfois important de s ' en souvenir .
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Nous nous rjouissons vivement de ce que le Parlement soutienne les rformes que nous voulons entreprendre .
Une bonne partie de la stratgie que les dputs attendent que nous menions d ' urgence correspond et est troitement lie  ce que nous voulons faire .
Je soulignerai que bien que nous ayons envie d ' en faire davantage , nous devons concentrer notre action , eu gard au nombre trs restreint de ressources humaines dont nous disposons , pour mener  bien ce que nous essayons dj de faire .
Dans un tel contexte , la Commission a dcid de concentrer les interventions d ' ECHO en se basant sur une dfinition du terme " humanitaire " qui est ,  mon avis , gnreuse et souple , mais qui n ' est pas lastique  l ' infini .
Nous pensons qu ' il serait nuisible de surcharger ECHO d ' un nombre sans cesse grandissant de missions tout simplement pour des raisons de facilit administrative .
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Le commissaire Nielson et moi-mme souhaitons aider les pays et les peuples qui connaissent une situation d ' urgence .
Mais nous voulons galement les aider  sortir de ces situations afin qu ' ils puissent se remettre sur pied aussi vite que possible .
Nous le ferons en menant des stratgies par pays runissant les diffrents types d ' aide , d ' urgence , de dveloppement , etc . , le plus rapidement possible .
Selon moi , il s ' agit l du meilleur type d ' aide et de la manire la plus sage d ' utiliser l ' argent du contribuable .
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Permettez-moi d ' ajouter que nous n ' avons pas l ' intention de transformer ECHO en un dpartement oprationnel fournissant de l ' aide de la planification pour circonstances fortuites  la distribution sur le terrain .
Ce n ' est pas et cela n ' a jamais t la force d ' ECHO .
Une telle approche serait inefficace et porterait atteinte aux nombreux avantages de l ' approche partenariale d ' ECHO , laquelle lui permet , comme on l ' a dj dit , de fournir rapidement les fonds  ceux qui en ont le plus besoin .
L ' approche partenariale permet galement l ' implication de la socit civile ds le dbut des oprations d ' aide , ce qui s ' est bien souvent avr positif .
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Nous continuerons  choisir des partenaires en fonction de leur efficacit et de leur disponibilit pour les missions  assurer , tout en gardant  l ' esprit , videmment , leurs diffrentes forces et les rles qu ' ils peuvent jouer .
Le secteur des ONG est une voie extrmement importante mais les Nations unies et la Croix rouge sont galement de prcieux partenaires .
Grce  cette approche mixte de partenariat en cas de ncessit , nous serons  mme d ' envoyer des messages particuliers aux diffrents forums politiques .
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M. Imbeni a voqu l ' importante question de la visibilit .
C ' est important .
Nous voulons que les lecteurs et contribuables d ' Europe sachent ce que l ' on fait de leur argent en leur nom .
Nous avons prvu une sondage Eurobaromtre afin d ' valuer les niveaux actuels de connaissance d ' ECHO dans les tats membres et dans les autres tats , dont nous souhaiterons bien sr discuter entre autres avec les dputs . Nous serons alors en mesure de dvelopper des moyens appropris pour accrotre la connaissance  laquelle les dputs se sont rfrs .
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L ' aide humanitaire que nous fournissons continuera d ' tre rgie par les principes d ' impartialit et de non-discrimination tablis dans notre rglement et accepts par la communaut humanitaire internationale .
Il s ' agit l d ' un aspect de notre identit vis--vis de l ' extrieur qui montre que l ' Europe peut agir d ' une voix dans le monde et peut faire la diffrence sur le terrain .
En tant que plus grande source unique d ' aide humanitaire , comme je l ' ai dj prcis , l ' Union europenne se doit d ' tre la plus grande non seulement en termes de quantit mais galement en termes de fourniture .
Telle est clairement notre ambition .
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Je voudrais terminer par une rflexion .
Le dbat de ces questions n ' est pas tout  fait nouveau pour moi .
Il y a plus de dix ans , j ' tais ministre du dveloppement du pays que je connais le mieux , comme nous apprenons  le dire , et j ' tais responsable , entre autres choses , de l ' aide humanitaire .
Ce qui m ' a le plus dcourag au cours de ces annes , concernant la scne internationale , c ' est que , dans la pratique , notre capacit  fournir rapidement un soulagement humanitaire dans les circonstances les moins prometteuses s ' est bien plus accrue que notre capacit  prvenir les situations ncessitant l ' aide humanitaire .
Cela soulve de graves questions d ' ordre politique et environnemental en ce qui concerne des problmes tels que l ' intervention humanitaire , problmes qui vont occuper la plus grande partie de l ' agenda de la politique trangre .
Mais pour l ' heure , il nous faut faire ce que nous faisons en termes d ' aide humanitaire avec davantage d ' efficacit .
Le rapport du dput y apportera une contribution importante .
<SPEAKER ID=124 NAME="Le Prsident">
Merci , Monsieur le Commissaire Patten .
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Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  12h30 .
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( La sance est leve  21h15 )
