<CHAPTER ID=0>
<SPEAKER ID=1 NAME="Le Prsident">
Mesdames et Messieurs , chers collgues , je vous invite  prendre votre place pour cette sance quasi historique d ' un dernier vendredi  Strasbourg .
<P>
C ' est d ' ailleurs avec beaucoup de plaisir que j ' ai l ' honneur de prsider cette dernire sance du millnaire , puisque la prochaine fois que nous nous retrouverons dans ces murs , nous aurons chang et de sicle et de millnaire .
<SPEAKER ID=2 LANGUAGE="DE" NAME="Posselt">
Monsieur le Prsident , je voudrais rectifier quelque peu ce que vous avez dit : il ne s ' agit pas du dernier vendredi o nous sigeons , mais provisoirement du dernier vendredi  Strasbourg , car nous tablissons le calendrier de nos sances annuellement .
J ' espre que cette dcision errone et coteuse sera revue afin que nous profitions  nouveau des sessions compltes de cinq jours  Strasbourg et qu ' au lieu de cela nous supprimions les coteuses mini-sessions .
<SPEAKER ID=3 NAME="Le Prsident">
Je sens que nous allons avoir un nouveau dbat l-dessus .
<SPEAKER ID=4 NAME="Berthu">
Monsieur le Prsident , je confirme ce que vient de dire M. Posselt .
Il ne s ' agit pas du dernier vendredi  Strasbourg .
Je regrette beaucoup que le gouvernement franais n ' ait pas intent de recours en Cour de justice contre la dcision du Parlement europen , mais je ne doute pas que cette dcision soit renverse un jour ou l ' autre .
Il s ' est abstenu uniquement pour des raisons d ' opportunit lie  la prsidence franaise , je pense .
<P>
L ' arrt de 1997 qui avait rtabli le calendrier aprs une tentative du Parlement europen de suppression d ' une priode de session mensuelle avait t trs clair .
Le Parlement europen n ' est pas souverain dans la fixation du calendrier .
Il doit obir au Trait et le protocole annex au Trait dit trs clairement que les douze priodes de sessions mensuelles se tiennent  Strasbourg et ,  l ' poque , l ' avocat gnral avait bien dit " les douze priodes de sessions mensuelles " , cette expression signifie qu ' on se rfre  la pratique existante qui ne doit pas tre modifie .
<SPEAKER ID=5 NAME="Le Prsident">
Pour mettre tout le monde d ' accord , nous allons dire que c ' est la dernire priode de session  Strasbourg du deuxime millnaire et nous verrons pour le troisime .
<CHAPTER ID=1>
Approbation du procs-verbal de la sance prcdente
<SPEAKER ID=6 NAME="Le Prsident">
Le procs-verbal de la sance d ' hier a t distribu .
<P>
Y a-t-il des observations ?
<SPEAKER ID=7 LANGUAGE="EN" NAME="Watson">
Monsieur le Prsident , dans le procs-verbal il est indiqu que j ' ai vot en faveur des paragraphes 11 et 12 du rapport Theato .
C ' est inexact , je me suis abstenu .
Je vous serais reconnaissant de faire rectifier cette erreur .
<SPEAKER ID=8 NAME="Le Prsident">
Il sera ainsi corrig .
<SPEAKER ID=9 LANGUAGE="NL" NAME="Blokland">
Monsieur le Prsident , hier aprs-midi , nous avons accueilli parmi nous un groupe de visiteurs , qui a assist au vote depuis la tribune publique .
Le soir , nous n ' avons pas russi  expliquer  ce groupe de visiteurs pourquoi le vote au sein de ce Parlement n ' avait eu lieu qu ' en prsence de 170 dputs .
Si nous voulons , en tant que Parlement , tre pris au srieux par la population , il nous faudra bel et bien assister aux sances .
Ce matin encore , l ' hmicycle ne compte qu ' une poigne de personnes .
Notez que je ne fais pas de reproche aux personnes prsentes .
Hier aprs-midi aussi , l ' Assemble se rduisait  quelques personnes .
Mon reproche ne s ' adresse pas aux personnes prsentes mais bien aux absents .
Je pense que si le taux de participation aux votes reste si bas , nous ne pourrons bientt plus nous runir le jeudi aprs-midi .
Nous devons ,  mon sens , nous interroger et nous demander comment faire en sorte qu ' il y ait encore suffisamment de personnes prsentes lorsque nous nous runissons les jeudis aprs-midi .
<SPEAKER ID=10 NAME="Le Prsident">
Je prends votre intervention comme un appel  l ' assiduit .
<P>
( Le procs-verbal est approuv )
<CHAPTER ID=2>
Prosprit et solidarit entre les gnrations
<SPEAKER ID=11 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0319 / 2000 ) de Mme Sbarbati , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur la communication de la Commission " Vers une Europe pour tous les ges - Promouvoir la prosprit et la solidarit entre les gnrations " .
<SPEAKER ID=12 LANGUAGE="IT" NAME="Sbarbati">
Monsieur le Prsident , Messieurs les Commissaires , chers collgues , c ' est avec un immense plaisir que j ' ai accept d ' tre le rapporteur de cette importante rsolution du Parlement europen qui prend en considration un des problmes majeurs qui affectent notre Communaut europenne : le vieillissement de la population .
<P>
Face  ce problme , il est ncessaire de faire preuve de beaucoup de sensibilit et de travailler  la cration d ' une solidarit inter-gnrations absolument indispensable  l ' laboration d ' une srie de politiques importantes  caractre holistique et  la ralisation de la scurit sociale , de la protection sociale , et surtout  faire en sorte que chaque pays inclue dans ses concepts culturels l ' ide que les personnes ges ne sont pas un poids pour la socit mais qu ' elles doivent tre considres comme une ressource : une ressource humaine avant tout , une ressource sociale ensuite , une ressource culturelle aussi et , enfin , un vaste patrimoine d ' exprience qui doit tre transmis aux jeunes gnrations .
<P>
Tels ont t les motifs fondamentaux qui nous ont permis ,  l ' ensemble de la commission de l ' emploi et des affaires sociales et  moi-mme , d ' laborer cette rsolution et de la finaliser avec l ' approbation de tous .
C ' est pourquoi je remercie tous mes collgues pour la contribution qu ' ils ont apporte , notamment lors de l ' tape des amendements , ainsi que les techniciens de la commission dont l ' aide prcieuse  permis de finaliser cette rsolution .
<P>
L ' Union europenne a pris en charge ce problme depuis 1999 , anne que les Nations Unies ont dclare Anne internationale des personnes ges .
Puis est venue la communication de la Commission et aujourd ' hui nous sommes ici pour voter cette rsolution .
<P>
Cette tape est trs importante .
Nous pensons qu ' une politique qui considre le vieillissement de la population dans un sens actif , c ' est--dire qui considre la personne ge non comme une personne qui s ' teint mais comme une personne qui veut rester vivante - vivante en termes d ' affectivit et de capacits professionnelles , vivante dans sa volont de communiquer  tous les niveaux , non seulement ses sentiments mais galement son professionnalisme , son exprience - est le meilleur moyen d ' appliquer et d ' envisager les nouvelles politiques qui entendent surtout soutenir la cohsion sociale et la solidarit entre les gnrations .
<P>
Certes , il y a des problmes complexes : le problme de la scurit , le problme des retraites , il y a galement le problme de l ' assistance que nous avons essay de traiter , que j ' ai tent de traiter dans cette rsolution de la manire la plus sereine et efficace possible , galement parce que nous savons que l ' assistance est souvent prise en charge par les familles et , en particulier , par les femmes qui en supportent souvent seules le poids et , de plus , sans aucune considration de la part des politiques sociales et des politiques du travail des tats membres .
<P>
Les tats membres doivent donc faire plus : ils doivent s ' allier , ils doivent faire face solidairement  ce grave problme et ils doivent , surtout , faire en sorte que l ' avenir des troisime et quatrime ges soit assur .
Que cet avenir ait une dure d ' un jour , d ' une minute , d ' une seconde , toute personne ge doit pouvoir tre consciente qu ' il sera vcu pleinement , et qu ' il ne s ' agira pas d ' une existence tronque .
Et cela vaut pour le travailleur qui a cess de travailler , l ' homme et la femme qui vont entamer la dernire tape de leur vie et qui doivent pouvoir le faire avec la srnit ncessaire , et avec l ' ide , dans notre chef  tous mais surtout dans celui du monde politique et des administrations , qu ' ils sont des personnes  part entire .
Cela ne doit pas tre oubli .
<P>
Voil le motif fondamental de la rsolution qui aborde divers aspects , des loisirs  l ' emploi ; en effet , il faudra faire en sorte que , lorsqu ' on parle d ' approche , d ' apprentissage , donc de volont de construire soi-mme sa formation et de s ' instruire tout au long de la vie , cela soit vrai galement pour les personnes ges , tant donn que le dveloppement technologique exclut souvent les travailleurs gs des nouveaux modes de travail et des nouvelles technologies .
Il faut donc assurer le recyclage permanent , la non-discrimination sur les lieux de travail et la non-discrimination galement aprs la mise  la retraite , quand ces travailleurs , ces personnes peuvent profiter de tout leur temps avec une richesse et une disponibilit diffrentes et envisager l ' existence d ' une manire plus sereine .
<P>
C ' est pour ces raisons que nous allons dans ce sens et , surtout , vers les personnes des troisime et quatrime ges qui deviennent , malheureusement , des handicaps .
Nous savons bien , en effet , que la sant n ' est pas un bien dfinitif .
 l ' gard de ces personnes , les tats membres doivent mettre en uvre diverses politiques , en s ' attaquant aussi bien au problme de l ' assistance ncessaire qu '  celui de la couverture des frais , surtout pour ceux des handicaps dont les familles ne sont effectivement pas en mesure d ' assumer une prise en charge dfinitive et totale .
<SPEAKER ID=13 LANGUAGE="EL" NAME="Kratsa-Tsagaropoulou">
Monsieur le Prsident , les volutions dmographiques qui se produisent dans la socit europenne entranent pour nous l ' obligation de rexaminer le rle des personnes ges au moyen d ' une approche globale et  long terme qui visera  maintenir la rinsertion de ces personnes dans la vie active , qu ' il s ' agisse du processus de production ou de l ' action sociale .
Dans cette approche , il faut inclure la garantie d ' une vie digne impliquant pour ces personnes autosuffisance et autonomie .
<P>
Une telle stratgie exige des objectifs bien coordonns , mais elle repose aussi sur la solidarit entre gnrations , sur le respect et la reconnaissance des rles diffrents des citoyens .
La rflexion qui se dveloppe et l ' action politique que nous devons dployer dans ce domaine revtent une importance particulire pendant cette priode o l ' Union europenne entreprend de moderniser son modle social en liant indissolublement dveloppement conomique , progrs social , qualit de vie et intgration sociale de tous les citoyens .
<P>
Les dfis sont communs  toutes les socits europennes , mais ils sont plus lourds pour certains pays , et je me rfre en particulier  mon pays , la Grce , qui occupe le premier rang pour le taux de retraits pauvres , un taux qui , selon les donnes d ' Eurostat , s ' tablit autour de 31 % .
L ' adoption de l ' agenda social par le Conseil europen de Nice nous satisfait vivement et nous esprons que les tats membres vont saisir cette occasion pour promouvoir le dveloppement et la coordination des systmes d ' assurance sociale et de soins destins aux personnes ges et promouvoir aussi d ' autres mesures qui assureront la rinsertion dans la vie active , comme l ' est l ' apprentissage tout au long de la vie .
<P>
Mon groupe politique a eu une coopration fconde avec le rapporteur , Mme Sbarbati , que nous remercions vivement .
Le rapport comprend beaucoup de nos positions communes .
Nous avons accord une importance particulire  l ' tude du phnomne de vieillissement dans les diverses catgories de personnes ges , car nous avons relev que les personnes ges des centres urbains et celles des rgions insulaires et rurales rencontrent des problmes diffrents .
<P>
Nous avons notamment soutenu l ' activit des personnes ges dans divers domaines de travail bnvole , en soulignant toujours la ncessit d ' une assurance sociale pour ces domaines , et nous pensons que les institutions europennes et les tats membres ne devront pas manquer l ' occasion d ' une vaste campagne d ' information et de sensibilisation qui ne s ' adressera pas seulement aux organismes gouvernementaux chargs de la mise en uvre de la politique sociale mais aussi  l ' ensemble de la socit , car ce sont les citoyens eux-mmes qui doivent prendre conscience de l ' obligation d ' une solidarit entre les gnrations qui incombe  notre socit .
Le soutien de l ' initiative de la Commission europenne et son enrichissement par le dialogue qui a lieu avec le Parlement permettront , pensons-nous , d ' envoyer aux peuples de l ' Europe le message que l ' Union europenne est en mesure de prvoir les transformations et les crises et de projeter une socit de participation , de cohsion et de solidarit .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="FI" NAME="Myller">
Monsieur le Prsident , au nom du groupe des socialistes europens , je voudrais remercier le rapporteur .
Nous pouvons en grande partie adhrer  ses ides et nous sommes satisfaits du rsultat du travail de la commission .
Ce rapport a donc t motiv par l ' Anne internationale des personnes ges que l ' ONU a dclare et il est trs important , en effet , de rester partout attentif au dveloppement futur de la situation des personnes ges , notamment dans les pays de l ' Union europenne .
<P>
Il est essentiel selon moi que les personnes ges soient considres comme des personnes indpendantes et que leur vie autonome soit soutenue le plus longtemps possible .
Nous avons , dans tous les pays de l ' Union europenne , les mmes problmes et les mmes perspectives d ' avenir .
Il s ' agit pour nous de s ' interroger sur la manire de garder les personnes ges sur le march du travail et sur ce que cela implique pour celui-ci .
Nous voyons d ' autre part que la population vieillit en conservant une sant qui n ' a jamais t aussi bonne , alors que la volont de quitter la vie professionnelle plus tt augmente .
Il faut ,  ce niveau , tenir compte de la manire dont le march du travail fonctionne pour chaque personne .
De quelle manire intervenons-nous pour que les personnes ges se dbrouillent toujours plus longtemps sur le march de l ' emploi ?
Comment organisons-nous de la formation continue pour que les personnes ges bnficient aussi des nouvelles connaissances et du nouveau savoir-faire dont ils ont besoin , et pour qu ' ils trouvent la motivation de rester dans la vie professionnelle de manire plus active ?
Ce sont donc des choses complexes dont il faut tenir compte dans ce dossier .
<P>
Je voudrais tout particulirement prsenter un point de vue qui concerne les femmes du troisime ge .
Tout ce qui concerne les femmes sur le march du travail , se verra videmment  l ' avenir galement ,  mesure que celles-ci vieillissent , dans la scurit de la retraite , par exemple .
 l ' heure actuelle , le travail irrgulier augmentant , cette volution se marquera dans la baisse du montant des pensions .
Mme si nous pouvons ,  long terme , obtenir le mme salaire pour le mme travail , nous devons garder  l ' esprit que , dans le domaine de la scurit sociale , les femmes ont besoin d ' un traitement particulier car leur " histoire du travail " est diffrente . Il faudra en tenir compte car dans le futur , cette histoire se refltera notamment dans les retraites .
<SPEAKER ID=15 LANGUAGE="EN" NAME="Wyn">
Monsieur le Prsident , c ' est un grand plaisir pour moi de parler au nom du groupe des Verts / Alliance libre europenne et de fliciter le rapporteur pour cet excellent rapport .
<P>
Le sujet trait est trs important , puisque la population europenne vieillissante s ' accrot .
La solidarit entre les diffrents groupes d ' ges et instances impliqus dans ce domaine est vitale  cet gard .
Il faut rappeler que l ' Union europenne peut tre fire de son bilan en matire d ' unit , non seulement entre les nations et les rgions mais galement au sein des populations , comme ce rapport le souligne .
<P>
Le faible taux d ' emploi des travailleurs gs est un sujet auquel le Parlement europen aurait d s ' attaquer bien plus tt .
Je suis trs satisfait de l ' accent mis par le rapport sur l ' examen des mesures fiscales et autres plans d ' encouragement  la rinsertion dans la vie active : c ' est une initiative qui est bienvenue .
La promotion de l ' apprentissage tout au long de la vie - un sujet dj abord par un autre orateur - est un sujet que je soutiens galement .
Avec les nouvelles technologies et l ' apprentissage  distance , des possibilits s ' ouvrent aux personnes ges , des opportunits relles et nouvelles leur sont offertes et il faut leur donner les moyens d ' en profiter .
<P>
Au sujet des politiques de protection sociale : dans son programme de travail pour 1999 , la Commission attachait une attention particulire aux moyens de renverser la tendance  la retraite prcoce ,  l ' exploration de nouvelles formes de retraite progressive et aux possibilits de rendre les plans de retraite plus durables et plus souples .
<P>
Au sujet des politiques contre la discrimination et l ' exclusion sociale : le programme d ' action sociale expose l ' intention de la Commission d ' tudier les possibilits de mise en uvre de nouveaux programmes d ' action communautaires bass sur les Articles 13 , 129 et 139 , modifis par le trait d ' Amsterdam , et c ' est un projet que nous approuvons .
<P>
Le rapport accorde galement  juste titre l ' attention porte  la recherche mdicale et sociale relative au vieillissement .
Peut-tre - et je dis cela en tant que membre de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports - aurait-il fallu donner plus d ' importance au sport et  l ' exercice comme moyen pour les personnes ges de rester en forme et en bonne sant - mais le rapporteur en est parfaitement conscient , j ' en suis sr .
<P>
Je flicite le rapporteur pour son excellente initiative et lui apporte tout mon soutien au nom de mon Groupe .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="NL" NAME="Meijer">
Monsieur le Prsident , voici dj un sicle , deux membres de ma famille atteignaient presque l ' ge de 100 ans , et  cette poque , il arrivait dj sporadiquement que l ' on atteigne le cap des 110 ans .
Ces cas taient toutefois des exceptions , car la grande majorit des gens dcdaient  un ge relativement jeune en raison de mauvaises conditions de vie .
 l ' heure actuelle , grce  l ' amlioration des ressources sanitaires , de l ' information , des soins , du logement et des rgimes de pension , de plus en plus de gens vivent plus vieux .
Certains chercheurs affirment les gens peuvent en fait arriver  l ' ge de 120 ans mais qu ' ils meurent presque toujours plus tt par ngligence , parce qu ' une partie vitale de leur corps se dgrade .
Une bonne organisation de nos soins et de notre scurit d ' existence permettrait  un nombre croissant de personnes d ' arriver prs de l ' ge maximum .
Les dpenses collectives pour les services publics prolongent notre vie .
En Europe centrale et orientale , nous constatons depuis dix ans que l ' esprance de vie diminue ds lors que les autorits se retirent et abandonnent les personnes ges  leur sort .
Dans une conomie en croissance , une pnurie de travailleurs fait natre une pression sur les personnes ges , les poussant ainsi  travailler plus longtemps .
Cette pnurie est mme utilise comme argument afin de hausser l ' ge de la retraite et de rduire  nant les amorces de rduction entames auparavant .
Ce dveloppement n ' est pas bon .
Bien sr , les personnes de plus de 60 ou 70 ans peuvent encore faire maintes choses utiles , mais il n ' est pas normal de faire dpendre leurs revenus du travail qu ' elles fournissent .
Ces personnes sont beaucoup plus utiles en jouant un rle de ciment dans la socit et en aidant les autres  mieux fonctionner .
Par le travail volontaire , elles peuvent contribuer  transmettre leur exprience et  promouvoir la coopration dans leur environnement de vie .
Les obliger  continuer de travailler pour de l ' argent revient  les empcher d ' effectuer ces tches utiles . Leur imposer de telles obligations signifie courter leur esprance de vie .
<P>
J ' ai l ' impression que le rapporteur attache moins d ' importance que moi aux aspects de la question que je viens d ' aborder - l ' importance des soins collectifs et de l ' ge de la retraite - et qu ' elle fait preuve d ' un optimisme excessif au sujet de la possibilit de favoriser les personnes ges sans crer les conditions sociales ncessaires  cet effet .
L ' un des moyens de renforcer leur position est d ' accepter l ' amendement 4 , dpos M. Alavanos - membre de mon parti - , qui vise  mieux adapter les logements et les transports aux personnes ges .
J ' espre que l ' Assemble adoptera cet amendement .
<SPEAKER ID=17 LANGUAGE="NL" NAME="Blokland">
Monsieur le Prsident , le rapport de Mme Sbarbati est typiquement un rapport du vendredi matin , encore qu ' il renferme de prcieux conseils .
Mais ces derniers sont plus d ' une fois adresss au mauvais destinataire .
Le rapporteur insiste  tort et  travers sur l ' action communautaire .
Les institutions europennes n ' ont presque pas de responsabilits dans ce domaine .
Ce sont surtout les gouvernements des tats membres , les administrations des tats fdrs , des provinces et des communes qui , par de nombreuses recommandations , peuvent s ' avrer quelque peu utiles .
Nous ne devons pas imposer une tche atypique  la Commission europenne .
<P>
La baisse de la natalit et l ' augmentation de l ' esprance de vie entraneront un vieillissement de la population au cours de la prochaine dcennie .
En consquence de ce phnomne , les dpenses en matire de soins de sant et de pensions augmenteront de faon spectaculaire .
L ' OCDE a dj effectu des recherches sur cette question il y a quelques annes et publi des rapports .
<P>
Par ailleurs , des recherches effectues aux Pays-Bas montrent que les cots moyens des soins de sant avoisinent les 1 000 euros par personne et par an jusqu '  l ' ge de cinquante ans ; pour les personnes  partir de 75 ans , ce chiffre passe  4 000 euros , tandis qu ' il se situe aux alentours des 25 000 euros environ pour les plus de 95 ans .
Ceux qui voudraient renverser cette tendance ont besoin de bien du courage .
Car en stimulant  outrance l ' individualisation , nous avons fait rpercuter sur nous-mmes les consquences de l ' appel beaucoup plus grand que font les personnes ges aux institutions de soins de sant .
<P>
Les cots des pensions dpassent eux aussi les bornes dans un certain nombre d ' tats membres .
Dans son bulletin mensuel de juillet 2000 , la Banque centrale europenne a d ' ailleurs lanc plusieurs avertissements urgents  ce propos .
Dans certains pays de l ' UEM , ces cots sont deux fois plus levs que le produit intrieur brut et dpassent ainsi la dette publique , laquelle est pourtant dj trs leve .
<P>
Je suis trs fortement tonn de voir que le prsent rapport ne contient aucune recommandation concrte  ce propos .
De nombreux tats membres devront prendre des mesures d ' conomie draconiennes et accorder la priorit  la constitution d ' un fonds afin de pouvoir continuer de payer les pensions et de brider l ' augmentation des salaires bruts .
S ' ils ne font pas cela , ils n ' auront malheureusement plus rien d ' autre  faire que de revoir les pensions  la baisse .
Augmenter l ' ge de la retraite , comme le propose la Commission europenne , est loin d ' tre suffisant .
<P>
Je partage l ' opinion du rapporteur lorsqu ' elle affirme que toute personne ge mrite d ' tre respecte et estime .
Hlas , pratiquement tout va  l ' encontre de cette position .
Ceux qui sont jeunes , branchs et blouissants entrent en ligne de compte .
C ' est justement de l ' exprience et de la sagesse des personnes ges dont notre culture poussive a besoin .
Notre manire de penser a besoin d ' un bouleversement  l ' chelle de la socit .
Les gens ont besoin des soins et de l ' attention des autres , ils sont lis les uns aux autres .
La base de cette vision de la vie est jete dans la famille , dans laquelle tout tre humain grandit comme enfant .
Ce qui est bizarre , c ' est que la famille n ' est plus considre nulle part comme le noyau de la socit et estime  sa juste valeur .
C ' est , une fois encore , la ranon de l ' individualisation .
<P>
 cela s ' ajoute la sous-estimation du travail transductif et dans le secteur des soins , qui nourrit la pense absurde selon laquelle les mres au foyer sont moins productives .
Le prsent rapport ignore largement leur prcieuse contribution  la socit .
<P>
Je souscris au plaidoyer s ' opposant  la discrimination fonde sur l ' ge sur le lieu du travail . Mais ici aussi , il convient de se demander si une directive communautaire est ncessaire .
Pour ma part , j ' estime que les tats membres sont plus  mme de rgler ce problme par le biais de leurs instruments lgislatifs .
<P>
Finalement , mme si les personnes ges peuvent compter sur ma sympathie et sur mon estime , je renonce , pour les raisons que je viens d ' voquer ,  soutenir le prsent rapport .
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo">
Monsieur le Prsident , je dois tout d ' abord remercier le rapporteur , Mme Sbarbati , parce que , comme je l ' ai dj dit en commission , elle a prpar un rapport que moi-mme je ne serais pas parvenu  laborer de manire aussi parfaite .
Flicitations , donc , de ma part et de la part de toutes les personnes ges et de tous les retraits qui m ' ont envoy  ce sige no 274 de notre Hmicycle .
<P>
Je voudrais attirer votre attention sur le paragraphe 18 du rapport . Les tats membres y sont invits "  prendre en charge le cot des soins donns  la personne ge devenue dpendante et hospitalise , ou bien  rembourser ces dpenses aux familles qui les assistent " .
Il s ' agit d ' un amendement prsent par moi-mme , Fatuzzo , et approuv par la commission de l ' emploi et des affaires sociales .
Je voudrais souligner l ' importance de ce paragraphe .
Dans de nombreux tats membres - en Italie certainement , mais galement , j ' en suis sr , en Grande-Bretagne , en Grce et dans d ' autres tats - nous travaillons toute notre vie : les travailleurs travaillent du matin au soir , ils se lvent  six heures du matin , rentrent  la maison fatigus , extnus ,  huit heures , neuf heures du soir .
Les annes passent : ils tombent malades  cause de leur travail , paient des cotisations pour leur retraite , pour l ' assurance maladie ; ils paient leurs impts , ils paient les taxes .
Il arrive souvent que , dans les dernires annes de la vie , on tombe gravement malade , on reste totalement handicap , on a besoin de l ' aide de tous .
Et l ' tat ne paie rien , mme  ceux qui n ' ont rien et sont sans revenus .
Et le travailleur , qui a tout donn  la socit , doit vendre sa maison pour se soigner , il doit utiliser tout son argent , voir sa famille s ' appauvrir , juste au moment o l ' on attend de l ' tat et des autres qu ' ils soient proches de lui dans les dernires annes de la vie , quand tout s ' assombrit et que l ' on espre la lumire de l ' aide d ' autrui .
<P>
Donnons donc un espoir aux citoyens gs de toute l ' Europe , en votant en faveur de ce rapport et de ce paragraphe 18 !
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="EL" NAME="Koukiadis">
Monsieur le Prsident , la communication de la Commission constitue , je pense , une tape importante dans l ' histoire de la politique sociale , car elle met fin  une priode o l ' vocation du troisime ge se faisait en considrant celui-ci comme la gnration des dshrits ou des invalides .
Mme le rapporteur , qui a examin la question avec beaucoup de sensibilit , souligne qu ' il faut lutter contre les strotypes ngatifs et assurer l ' galit entre les gnrations comme fondement du modle social europen .
Avec ses propositions en vue d ' une vie active au cours de la vieillesse , la socit gagne une gnration entire .
<P>
Le retour  l ' activit des personnes ges sur une base volontaire dans les rles qu ' elles peuvent jouer va permettre de lever plus facilement les objections des syndicats qui voient d ' un mauvais il la prolongation de la vie active .
Paralllement , il va inciter  revoir d ' autres politiques qui n ' taient conues que pour les jeunes gnrations , tout en suscitant l ' intrt des autres ges , avec une rassignation de l ' ensemble des ges dans la participation sociale et conomique du pays et la redistribution entre eux du revenu .
<P>
Cet objectif ambitieux exige un changement radical des pratiques et un concours actif des partenaires sociaux .
Mais comme les personnes ges ne forment pas un groupe homogne , comme il est soulign  juste titre dans la communication , il appartient aux partenaires sociaux , au premier chef , de proposer une catgorisation systmatique des personnes ges qui rponde aux besoins actuels .
Et la communication relie  bon droit cette politique avec la viabilit des rgimes de retraite .
La redistribution des ressources que dissimule la politique visant  moderniser les rgimes de retraite , problme explosif , constitue un objectif additionnel de la nouvelle politique pour tous les ges .
La dissociation propose du rgime de retraite des volutions dmographiques en vue de crer un rgime subvenant  ses propres besoins est en rapport avec un taux plus lev d ' emploi des personnes ges .
Mais le phnomne tendu de la retraite anticipe et les divers paliers de l ' ge de la retraite impliquent un travail colossal de rvaluation de ces politiques qui ne sont pas toutes empreintes de proccupations sociales .
<P>
En terminant , je voudrais insister sur un point ayant trait aux soins mdicaux .
La qualit de ces derniers , notamment pour les personnes ges , est directement lie  la politique de qualit de la vie .
Mais la communication devrait tre plus claire face au problme de l ' augmentation du cot des services offerts par les nouvelles technologies mdicales , qui crent de nouvelles formes d ' ingalit face  la maladie et  la mort .
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="FI" NAME="Seppnen">
Monsieur le Prsident , la commission de l ' emploi et des affaires sociales a rdig un important rapport sur la communication de la Commission .
Vu que les marchs ne s ' intressent qu ' aux jeunes et  leur pouvoir d ' achat , les affaires concernant les personnes ges restent du ressort de la politique .
Dans plusieurs pays de l ' UE , on discute pour savoir si les droits et les prestations de la retraite pourront tre assurs  l ' avenir .
Dans plusieurs pays , on a promis des pensions sans verser , dans les fonds et les caisses , les sommes ncessaire  leur paiement .
Lorsque la monnaie unique , l ' euro , sera introduite et que la politique montaire sera la mme dans tous les pays , nous constaterons de trs fortes pressions en faveur de la baisse des retraites dans ces pays .
Les promesses concernant les retraites doivent tre tenues , les pensions devant toutefois tre assures par les fonds de ces pays sans que leur paiement se fasse au dtriment de la politique montaire commune de l ' UE .
La subsistance assure amne une plus grande scurit aux personnes vieillissantes et ges .
Un emploi fait aussi partie des droits fondamentaux humains . Le rapport de Mme Sbarbati attire ,  juste titre , l ' attention sur la discrimination et sur le " racisme " dus  l ' ge dans la vie professionnelle .
Les hommes politiques doivent garantir l ' galit dans le monde du travail , les marchs n ' en sont pas capables .
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="DE" NAME="Flemming">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , le point le plus important de ce rapport est l ' invitation faite  la Commission afin qu ' elle propose , conformment  l ' article 13 du trait d ' Amsterdam , une directive empchant toute discrimination lie  l ' ge .
Il existe des discriminations , dans certains pays de l ' Union europenne o les assurances ne remboursent plus les oprations au-del d ' un certain ge . C ' est une faon de dire , pourquoi ce vieillard devrait il encore se faire oprer .
Bien souvent les assurances ne garantissent plus la rhabilitation des personnes ges .
Il s ' agit l d ' une discrimination lie  l ' ge .
<P>
Dans un des pays membres , le parlement a dbattu du fait de retirer le droit de vote aux personnes de plus de 70 ans .
Le dbat est  nouveau clos , mais on en a dbattu .
Dans tous les pays membres , il existe des lois qui interdisent purement et simplement le travail au-del d ' un certain ge .
C ' est une discrimination lie  l ' ge .
Ne me chantez pas la vieille rengaine " oui , mais nous enlevons des emplois aux jeunes " .
Cela me rappelle le dbat des annes 60 quand il s ' agissait de nous carter , nous , les femmes , du monde du travail .
Le discours tait aussi : les femmes ne doivent pas travailler pour que les hommes aient un emploi .
C ' est le dbat qu ' ont men les syndicats pendant trs longtemps .
Ils mnent encore une fois le mme discours fauss  l ' heure actuelle .
<P>
Allons nous enfin cesser !
Presque tous les orateurs ont utilis le terme de " vieillissement " .
M. Blokland  mme parl de grisonnement .
Un de nos collgues l ' a bien dit : ce n ' est pas nous qui vivons trop longtemps , ce n ' est pas notre socit qui est trop vieille mais il y a quelques sicles les gens mourraient beaucoup plus tt que le bon Dieu l ' a voulu en l ' inscrivant dans nos gnes .
110 , 120 ans , c ' est correct !
Nous avons vcu une la plus importante des rvolutions sociales au cours des 100  150 dernires annes , lorsque notre esprance de vie a doubl .
Nous avons obtenu une deuxime vie en cadeau .
Notre esprance de vie moyenne tait de 40 ans il y a 150 ans et actuellement elle est de 80 ans .
Une fille qui nat aujourd ' hui a des chances de vivre jusqu '  100 ans et plus .
Nous ne devrions pas dire " vieillissement " ou " grisonnement " .
Oublions ces mots qui sont galement discriminatoires .
Votre avenir  tous est la vieillesse .
Je vous conseille de prparer votre avenir .
<SPEAKER ID=22 NAME="Caudron">
Monsieur le Prsident , je partirai moi aussi , comme notre rapporteur que je flicite , du constat que chacun fait sans peine : l ' Europe est un continent vieillissant en termes de pyramide des ges .
<P>
En premire analyse , pour beaucoup , cela peut apparatre comme un handicap .
Personnellement , je suis , comme beaucoup aussi et de plus en plus , de ceux qui pensent que cela peut tre un atout si on sait faire le ncessaire pour que chaque citoyen , quel que soit son ge , reste un citoyen  part entire et pour que l ' exprience redevienne une valeur premire dans une socit qui , ces dernires annes , a trop privilgi la rapidit , l ' phmre et la mode sur le temps , la dure et l ' exprience , sans oublier l ' humain .
<P>
C ' est pourquoi aujourd ' hui je ne peux que me fliciter de l ' existence de cette communication et de ce rapport qui vise  construire une Europe de tous les ges et  promouvoir la prosprit et la solidarit entre les gnrations .
<P>
Les dfis , conomiques en particulier , sont bien connus .
Je n ' y reviens pas .
Pour y faire face et transformer de vrais problmes en vrais atouts , il faut ,  mon sens , une forte volont et une forte mobilisation morale , philosophique et politique .
Il faut aussi des moyens financiers importants .
Ce dernier point va , bien sr ,  l ' encontre d ' une idologie individualiste  la mode qui conduit  moins de dpenses publiques et  moins d ' impts prlevs sur les actifs .
C ' est un mauvais calcul , compte tenu de la situation dmographique actuelle et  venir , et compte tenu aussi que les actifs d ' aujourd ' hui sont les inactifs de demain en termes conomiques .
<P>
Enfin , pour moi , et c ' est sans doute le plus important , investir dans la vie c ' est de toute faon un bon investissement conomique . Et ajouter de la vie aux annes , c ' est une dmarche qui fonde la dignit humaine .
Elle seule donne tout son sens  l ' allongement mathmatique de la vie que le progrs mdical a permis .
<SPEAKER ID=23 NAME="Cauquil">
L ' intitul du rapport est " Promouvoir la prosprit et la solidarit entre les gnrations " , intention  laquelle nous ne pouvons que souscrire .
<P>
Malheureusement ,  ct de l ' affirmation d ' un certain nombre de bonnes intentions , que nous voterons , plusieurs formulations alambiques laissent penser que les personnes ges doivent trouver la dite prosprit en travaillant au-del de l ' ge normal de la retraite .
<P>
Eh bien , ce n ' est pas aux travailleurs de travailler plus longtemps pour que leurs cotisations compensent la pingrerie du grand patronat qui veut rduire la part patronale des cotisations de vieillesse .
<P>
Nous sommes absolument opposs  tout ce qui repousse l ' ge de la retraite , car nous pensons avant tout aux travailleurs de la production dont beaucoup sont uss bien avant l ' ge lgal , mme dans les pays o cet ge est relativement bas .
<P>
Par ailleurs , comment promettre la prosprit et la solidarit aux anciens sans affirmer le droit pour chaque travailleur  une retraite dcente , et j ' appelle retraite dcente l ' intgralit du salaire .
<P>
En consquence , nous nous abstiendrons sur ce rapport .
<SPEAKER ID=24 NAME="Mann, Thomas">
) Monsieur le Prsident , je me rjouis , en ce dernier vendredi de l ' anne -j ' espre que ce ne sera pas le dernier  Strasbourg- d ' avoir l ' occasion de m ' exprimer ici .
En tant que membre du Club du vendredi , qui , bien qu ' il ne soit pas officiel , existe cependant bel et bien , je fais partie de cet ensemble de dputs qui , comme vous , sont prsents ce jour et j ' espre que ce sera galement le cas l ' anne prochaine .
Nous devrons en trouver les moyens .
<P>
Dans le rapport sur une Europe qui englobe toutes les tranches d ' ge , et donc galement les personnes ges , ce qui me touche en tant que futur senior est que les deux commissions - emploi et affaires sociales d ' une part et la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances de l ' autre , dont je fais partie - ne se sont pas plaint mais ont salu le fait que notre socit ne cesse de vieillir .
Notre collgue , Mme Flemming a trs justement indiqu qu ' il est positif que les gens puissent vieillir en bonne sant .
Ce qui est ngatif , c ' est que nombre d ' entre eux soient mis  l ' cart et , en outre , que beaucoup d ' entre eux doivent se sentir exclus .
<P>
L ' article 13 du rapport que j ' ai soumis au Parlement au mois d ' octobre confirme que l ' on pratique une discrimination lie  l ' ge .
Les employs plus gs sont exclus de la formation continue et du recyclage , on les empche galement de se familiariser aux nouvelles technologies bien qu ' ils en seraient capables .
On leur nie toute capacit d ' apprentissage et mme la capacit d ' innover .
On pratique des chantages pour qu ' ils battent en retraite et quittent leur emploi de faon apparemment volontaire .
Les discriminations doivent faire l ' objet de contre-mesures , qui doivent tre dveloppes  partir de projets pilotes qui doivent ,  leur tour , tre soutenus par des initiatives communautaires telles qu ' EQUAL .
<P>
C ' est  juste titre que Mme Sbarbati requiert l ' appui de la Commission pour la proposition visant  rduire l ' accs  la retraite anticipe .
Je voudrais y ajouter l ' exprience faite en Allemagne .
Les dispositifs de mise  la retraite anticipe , labors par le monde politique , qui sont , au dpart , empreints des bonnes intentions ont fait l ' objet d ' abus total de la part de certaines entreprises .
Elles se sont fait subventionner - toute la socit y a donc pris part - , des employs plus gs ont quitt leur emploi mais aucun jeune travailleur n ' a t engag et beaucoup de postes ont t supprims .
Si nous parlons en termes de finances : celui qui quitte le monde du travail a droit  une retraite ,  ne pas tre discrimin et  ne pas s ' entendre dire : " vous obtenez une aumne en change " .
Malgr toutes les diffrences entre les systmes de retraite nationaux en Europe , il faut qu ' ils soient proportionnels aux salaires et aux efforts fournis .
<P>
Je formule l ' espoir que l ' on organisera des campagnes d ' information dans tous les tats membres et que celles-ci encourageront les seniors  s ' insrer socialement et culturellement dans les centres de proximit , dans la garde des enfants et des personnes ges , dans les associations et alliances .
Nous avons besoin de ces personnes tout autant que des jeunes dynamiques et talentueux !
Une stratgie efficace implique galement la promotion d ' un dialogue entre les gnrations .
Je pense au rapprochement au cours de sminaires ,  la valorisation des meilleures pratiques o les personnes ges peuvent transmettre leur savoir et leur expriences aux jeunes dans la pratique .
De nombreuses personnes sont plus jeunes  70 ans que d ' autres  17 qui ne font que suivre le courant et ne veulent ni se faire exclure ni se faire remarquer .
Ceux qui se contentent de la moyenne ne goteront jamais  l ' aventure d ' une vie engage .
Les nombreuses personnes ges actives devraient nous motiver  nous battre pour une socit dans laquelle la solidarit entre les gnrations soit plus qu ' une belle parole !
<SPEAKER ID=25 NAME="Lulling">
Monsieur le Prsident , le rapport dont nous dbattons ici porte le beau titre : " Vers une Europe pour tous les ges - Promouvoir la prosprit et la solidarit entre les gnrations " et se rfre  une communication de la Commission portant sur le mme sujet et qui date dj d ' un an et demi .
<P>
Notre commission de l ' emploi et des affaires sociales a fourni de trs gros efforts pour soumettre sa trs longue proposition de rsolution.  mon ge avanc , je me rjouis tout naturellement que cette rsolution mentionne que l ' exprience importante et le savoir faire des personnes ges doivent tre exploits , en d ' autres mots que les personnes , mme si elles ont plus de 75 ans , ne devraient pas tre envoyes  la ferraille .
<P>
Dans la ligne de la lutte contre la discrimination base sur les articles 13 et 137 du Trait , des mesures sont prises visant  ne plus exclure les personnes ges du monde du travail , ce qui signifie que la limite d ' ge obligatoire et la mise  la retraite anticipe force sont des discriminations .
<P>
Dans ce contexte , la Commission est invite  laborer une proposition de directive visant  combattre tout particulirement la discrimination base sur le critre de l ' ge .
Nous devons videmment prendre garde  ne pas nous contredire dans les nombreuses et longues rsolutions que nous adoptons ici.  savoir que , d ' une part , nous voulons nous dbarrasser des personnes ges au moyen de limites d ' ge obligatoires afin de librer des emplois pour les jeunes mais que dans d ' autres domaines nous voulons , en pratique , la suppression de la limite d ' ge obligatoire .
De plus , je ne dsire  tout prix que toutes les femmes soient actives car nous voulons plutt que la participation des femmes au monde du travail soit renforce par une politique familiale et fiscale .
Je ne suis pas d ' avis que toutes les femmes et tous les hommes doivent tre actifs lorsqu ' ils dcident d ' interrompre ou de mettre fin  leur activit professionnelle pour se consacrer  leur famille .
La politique familiale et fiscale devrait bien au contraire faire en sorte que les femmes et les hommes qui ont des obligations familiales puissent dcider librement d ' avoir une activit professionnelle ou non .
<P>
Quoi qu ' il en soit , je me rjouis , et Mme Flemming a mentionn cette discrimination , que cette discrimination des femmes n ' existe plus .
Lorsque j ' ai commenc  travailler pour les syndicats on m ' a fait savoir que je serais licencie si je me mariais .
Je suis malheureusement encore toujours clibataire !
<P>
Si nous dsirons vraiment faire quelque chose pour les femmes actives plus ges , alors les assurances-pensions devraient tre invites , au sein des tats membres , de faire en sorte que les consquences dsastreuses de la discrimination salariale auxquelles elles ont expos les femmes jusqu ' en 1975 et qui ont fait qu ' elles n ' obtenaient en toute lgalit que 80  90 % du salaire des hommes , soient limines .
Cette discrimination qui influence ultrieurement la pension de retraite , devrait tre supprime afin que , dans le calcul des retraites , on tienne compte de 100 % du salaire obtenu  l ' poque par les hommes .
<P>
Ce serait vraiment une bonne chose qui permettrait d ' liminer les consquences d ' une discrimination aussi terrible .
Une dernire chose : je voudrais me distancier du point 18 de la proposition de rsolution .
Il n ' est en effet pas acceptable que les tats membres soient obligs de supporter les frais de sant des personnes qui sont accueillies dans des maisons de repos .
Je crois que les tats membres doivent - dans le cadre du principe de subsidiarit - dcider de la faon de rsoudre ce problme , que ce soit dans le cadre de la scurit sociale ou par d ' autres moyens .
Je vais videmment approuver le rapport mais je tenais  cur de clarifier ces quelques points .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=26 LANGUAGE="PT" NAME="Bastos">
Monsieur le Prsident , je commencerai par fliciter le rapporteur , Mme Sbarbati , pour son excellent rapport .
Il s ' agit d ' une rflexion srieuse et approfondie sur les problmes des personnes ges , mais c ' est aussi un rapport courageux et innovateur dans les propositions qu ' il prsente pour la promotion de la participation active des personnes ges  la vie professionnelle , sociale et culturelle .
<P>
Le vieillissement de la population est aujourd ' hui une donne inconteste et un facteur significatif de pression sur les systmes de scurit sociale de certains tats membres .
Le vieillissement actif et sain est un grand dfi de notre poque , il ncessite une adquation des politiques communautaires et des systmes nationaux de scurit sociale et de sant publique .
Il ne s ' agit pas seulement de limiter la question de la solidarit entre les gnrations au domaine financier , il faut renforcer une vision globale de soutien aux personnes ges et  leurs structures familiales respectives , surtout les femmes qui assistent les personnes plus ges .
<P>
Le modle de socit actuel s ' adonne au culte de la jeunesse .
Il s ' agit d ' une ide enracine qui traverse horizontalement tous les secteurs de la vie sociale et qui doit tre combattue grce  la pratique efficace de la solidarit entre les gnrations .
Dans un contexte d ' augmentation significative de l ' esprance de vie , associe aux normes progrs de la mdecine , il faut accorder une attention particulire  l ' volution dmographique de la population .
Il faut laborer une stratgie coordonne pour l ' emploi , conjointement aux mesures de lutte contre la discrimination fonde sur l ' ge , et moderniser les systmes de retraite et de sant .
<P>
Il faut dvelopper d ' urgence des politiques concrtes et des programmes spcifiques pour les diffrentes catgories de personnes ges .
Ces mesures devront tre adaptes aux diffrentes situations et caractristiques en ce qui concerne la qualit de vie et l ' autosuffisance conomique .
Comme on ne peut pas traiter de manire gale ce qui est ingal , les tats membres devront apporter des rponses aux situations des personnes ges totalement dpourvues de moyens et dpendantes de l ' aide et des soins des membres de leur famille ou de tiers . Il faudra crer par ailleurs une assurance garantissant aux personnes ges une fin de vie digne et sereine .
<SPEAKER ID=27 LANGUAGE="EN" NAME="Purvis">
Monsieur le Prsident , mon pre , Robert Purvis , a 90 ans et il ne va pas trs bien en ce moment .
Il est pour beaucoup dans ma prsence ici - en tant que dput cossais et europen .
Au dbut des annes 30 , il a pass beaucoup de temps en Allemagne .
Il avait de bons amis allemands .
Il a assist avec inquitude  la monte du nazisme .
Alors que j ' tais tout petit , il a t absent pendant de longues priodes , il a t parachut dans le sud de la Serbie pour soutenir le combat courageux des royalistes serbes contre le nazisme .
Ensuite , il a t parachut dans les Hautes-Alpes , en France , pour combattre aux cts de la Rsistance et prparer la libration de cette partie de l ' Europe .
J ' ai des photographies de lui , lorsque le drapeau tricolore a t hiss  nouveau sur le Mont Dauphin et  Brianon .
Immdiatement aprs la guerre , il est retourn en Allemagne pour participer  la restauration de l ' agriculture et aux livraisons de vivres en Rhnanie du Nord-Westphalie ,  Hambourg et au Schleswig-Holstein .
Mon frre et moi l ' avons rejoint l-bas .
Nous avons jou dans les dcombres de Hambourg , et  notre tour nous nous y sommes fait de bons amis allemands .
<P>
En 1979 , lors de ma premire journe en ce Parlement , un de nos collgues allemands d ' alors s ' est approch de moi .
" C ' est vous , Purvis ?
" " Oui " .
" Je me souviens vous avoir fait sauter sur mes genoux , vous tiez en kilt , c ' tait  Hambourg en 1946 .
Nous avions tant de respect pour votre pre " , a-t-il dit .
" Il aurait pu profiter de nous , mais il ne l ' a pas fait .
Il a fait quitablement tout ce qu ' il pouvait pour partager nos maigres ressources et restaurer notre pays .
"
<P>
Mon pre a maintenant 90 ans .
J ' en ai 60 , mes enfants 30 , mes petits-enfants ont entre 0 et 5 ans - quatre gnrations d ' une famille cossaise et europenne .
C ' est cette Union europenne , c ' est notre Parlement , qui garantissent  nos familles que la paix et la scurit , pour lesquelles mon pre s ' est battu et a uvr toute sa vie , seront maintenues pour les futures gnrations - la solidarit entre gnrations .
<SPEAKER ID=28 NAME="Verheugen">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , permettez-moi tout d ' abord , au nom de la Commission , de fliciter les rapporteurs et les deux commissions pour ce rapport .
Je me rjouis particulirement parce qu ' il s ' est avr que la Commission et le Parlement europen sont profondment d ' accord et qu ' ils ont dvelopp une comprhension commune en ce qui concerne le dfi que pose la vieillesse .
Le dbat  mis en vidence un large consensus au sujet des ractions politiques appropries dans le domaine de l ' emploi , de la scurit sociale , de la sant et de l ' insertion sociale .
<P>
Nous sommes certainement confronts  des dfis normes .
Seuls des efforts communs et soutenus pourront nous aider .
Je pense qu ' il est important de maintenir un niveau lev de consensus afin que nous parvenions  une adaptation adquate au processus de vieillissement de notre socit .
<P>
Deuximement je voudrais souligner la signification de cette communication .
Elle ne comporte , il est vrai , que peu de propositions concrtes de mesures ou d ' initiatives .
Elle propose cependant un diagnostic innovateur des principaux dfis poss par le vieillissement qui rsulte en un ensemble extrmement important constitu des ractions politiques senses , en particulier dans les domaines de l ' emploi , la scurit sociale , la sant et l ' insertion sociale .
L ' ordre du jour ainsi trac dans les grandes lignes a t maintenu dans les propositions de la Commission .
Elle fournira indubitablement des informations sur les tendances politiques  l ' avenir .
<P>
Le souci de combler le foss des ges dans l ' quilibre des emplois en Europe a eu des retombes importantes sur le processus d ' embauche , depuis les directives jusqu ' aux recommandations en matire de procdure NLP et d ' valuation rciproque .
De plus ceci s ' est marqu dans les plans pour l ' initiative communautaire EQUAL et dans l ' utilisation des moyens du FSE pour 2001  2006 .
Le problme du vieillissement fait partie des objectifs les plus importants qui dterminent le nouveau processus de coopration dans le domaine de la protection sociale .
Dans les communications les plus rcentes sur les retraites le fil conducteur est " La mobilisation du potentiel complet de la socit " , ce qui signifie qu ' une augmentation de la proportion de travailleurs parmi toutes les personnes en ge de travailler est l ' instrument dcisif pour le maintien des retraites dans une population vieillissante .
Des initiatives dans des domaines tels que l ' galit des chances , la lutte contre la discrimination et l ' insertion sociale sont l ' expression correspondante aux aspects du scnario d ' un troisime ge actif.  ce sujet , je voudrais souligner le fait que la directive concernant la discrimination sur le lieu du travail qui a t vote le 12 octobre 2000 interdit les discriminations lies  l ' ge .
<P>
Les prochaines initiatives dans le domaine de la sant publique s ' adressent plutt  des questions de sant et de soins pour les personnes ges et  la promotion d ' une vieillesse saine .
Enfin , un passage du cinquime programme-cadre pour la recherche se consacre  l ' tude des problmes de la vieillesse en ce compris les consquences d ' activits au cours de la vieillesse .
Il est ainsi tabli que le paradigme politique de la vieillesse active se retrouve dans de nombreuses initiatives qui nous permettent de dire avec certitude qu ' elles inspireront ,  leur tour , un ensemble d ' initiatives .
<P>
Permettez-moi de conclure en rpondant  certains points pour lesquels le Parlement a exprim sa proccupation quant aux consquences des mesures prconises par la Commission .
Un souci rcurrent dans votre rapport concerne le problme de la mise en vidence de mesures politiques pour la promotion d ' une vieillesse active et saine et de conditions moins favorables et de droits rduits pour les personnes ncessitant des soins , les personnes trs ges et celles qui sont en mesure de travailler .
Je peux vous assurer expressment que ce n ' est pas l ' intention de la Commission .
Au contraire , dans sa communication , la Commission  accord une grande importance  la constatation que des mesures politiques acceptent les diffrences entre les gens .
La retraite anticipe doit rester possible pour les personnes qui ne sont plus en mesure de travailler .
Tout le monde ne peut ou ne doit quitter volontairement son travail .
Il doit exister une marge de manuvre discrtionnaire pour les prfrences et dcisions individuelles .
De plus , les consquences d ' un excs de mesures politiques actives sont , d ' aprs nous , exactement le contraire .
C ' est en effet une condition pralable  notre comptence que de fournir les moyens suffisants pour les personnes ncessitant des soins afin que les plus aiss d ' entre nous soient en mesure et soient motivs  contribuer davantage et  devenir plus indpendants avec l ' ge .
<SPEAKER ID=29 NAME="Le Prsident">
Le dbat est clos .
<P>
Nous passons au vote .
<P>
Au sujet des amendements 2 et 3 :
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="IT" NAME="Sbarbati">
Monsieur le Prsident , j ' ai accept l ' amendement prsent par M. Pronk , aussi bien le 2 que le 3 , dans lequel il demande que le texte soit modifi et insiste sur le concept de dveloppement dmographique , plutt que de vieillissement de la population .
<P>
Le problme est que , en ce qui concerne l ' Union europenne , nous ne pouvons parler de dveloppement parce que nous n ' avons pas de vritable dveloppement dmographique : la natalit est extrmement faible alors que le vieillissement augmente .
Par consquent la proposition - que notre collgue Pronk a accepte , je crois - consiste  parler d ' une augmentation de l ' ge moyen de la population , pour viter un concept qui peut sembler ngatif et pour exprimer la question en termes plus techniques , plus justes .
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution )
<P>
EXPLICATION DE VOTE
<SPEAKER ID=31 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo">
Monsieur le Prsident , c ' est la dernire dclaration de vote de l ' an 2000 . Je profite de cette occasion pour vous remercier , vous-mme et les autres prsidences , pour la patience dont vous avez fait preuve  mon gard en m ' coutant tout au long de l ' anne .
Cette anne 2000 avait mal commenc pour le dput Fatuzzo : au printemps , on m ' a vol mon portefeuille et mes cartes de crdit  Barcelone ; cet t , on m ' a vol ma bicyclette neuve  Strasbourg ; cet automne , c ' est mon agenda avec mon rpertoire de numros de tlphone que l ' on m ' a vols  Bruxelles .
Cependant , aujourd ' hui , le rapport Sbarbati en faveur des personnes ges a t adopt , ce qui m ' a remont le moral et remis de la joie au cur .
<P>
Je voudrais conclure en disant  la dpute Flemming , que je vois ici  ct de moi , que le fait que l ' on vive plus longtemps ne veut pas dire - comme tu l ' as dit avec raison , chre Flemming - que l ' on vieillit , cela veut dire que l ' on rajeunit .
En effet , une personne qui avait quarante ans autrefois , il y a des annes , tait vieille , aujourd ' hui elle est jeune .
Tu es jeune , Flemming , et si je n ' tais pas mari , je te ferais la cour !
<P>
( Rires et applaudissements )
<SPEAKER ID=32 NAME="Le Prsident">
Si quelqu ' un retrouve tous les objets qui manquent  notre collgue , prire de les ramener , notamment ses lunettes , parce que Mme Flemming tait dans votre dos , Monsieur Fatuzzo .
<CHAPTER ID=3>
Information et promotion en faveur des produits agricoles sur le march intrieur
<SPEAKER ID=33 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0385 / 2000 ) de M. Dary , au nom de la commission de l ' agriculture et du dveloppement rural , sur la proposition de rglement du Conseil concernant des actions d ' information et de promotion en faveur des produits agricoles sur le march intrieur .
<SPEAKER ID=34 NAME="Dary">
Monsieur le Prsident , chers collgues , cette proposition de la Commission vise  harmoniser en un systme unique les douze rgimes sectoriels de promotion qui s ' appliquent aujourd ' hui selon des modalits diffrentes .
Cette dmarche est tout  fait souhaitable  l ' instar de ce qui se fait dj pour la promotion de produits agricoles dans les pays tiers .
La proposition vise tant l ' information sur les produits que les modes de production .
Elle ne fait pas double emploi avec les oprations publicitaires ou promotionnelles des oprateurs des filires ni avec celles des autorits publiques .
L ' ide est de mettre l ' accent sur des thmes abords au niveau europen tels que l ' information sur les caractristiques intrinsques des produits : qualit , aspect nutritionnel , production biologique etc . Elle devrait permettre de lancer des actions complmentaires ayant des effets de synergie certains .
<P>
Cette proposition comporte des avantages immdiats : un systme unique , qui assure une information et une promotion de tous les produits agricoles et des modes de production , des mesures permettant la rationalisation de la bonne information pour le consommateur en ce qui concerne les produits alimentaires , la dcentralisation et l ' application gnralise des cahiers des charges pour les filires concernes .
Mais , si l ' ensemble de la proposition me parat intressant et bien structur , j ' ai estim qu ' il pouvait tre utile de clarifier et d ' amliorer certains points afin d ' exploiter au mieux toutes les potentialits d ' une telle proposition .
<P>
Mes collgues des commissions de l ' agriculture , des budgets et de l ' environnement ont fait de mme et le texte se trouve renforc par les propositions d ' amendements retenues ; j ' en voquerai quelques-unes .
Il m ' a sembl important d ' inclure les modes de production dans cette politique d ' information car ils sont dterminants de la qualit des produits .
Il me semble aussi ncessaire de prvoir une participation financire plus importante de la Communaut dans des circonstances spcifiques qui le justifieraient , par exemple , crise grave de march ou intrt communautaire manifeste .
<P>
En ce qui concerne les modalits de fonctionnement du rglement , le recours aux diffrents comits de gestion comptents existants ne me parat pas tre le meilleur moyen de rpondre  cette initiative de type horizontal .
Il est propos d ' instituer un comit de gestion ad hoc , comptent pour la promotion des produits agricoles .
La dtermination des lignes directrices des listes des thmes et des produits viss doit intervenir plus rgulirement .
Afin que le systme conserve une certaine souplesse , il est suggr une frquence de deux ans , la mme que celle propose  la Commission pour fournir un rapport au Conseil et au Parlement qui value la mise en uvre de la proposition et examine , entre autres choses , l ' tat d ' utilisation des crdits et les ventuels besoins .
<P>
Par ailleurs , sachant que l ' initiative des actions revient aux professionnels , il est important d ' assurer qu ' ils ne soient pas confronts  des lignes directrices trop rigides , qui bloqueraient leurs initiatives plutt qu ' elles ne les encadreraient .
Ce nouveau dispositif ne semble devoir tre oprationnel qu ' en 2002 .
Il serait opportun de fixer la date d ' entre en vigueur du rglement  la date d ' adoption du rglement d ' application afin de ne pas perdre les crdits disponibles en 2001 .
Enfin , il faudrait rintroduire explicitement dans le texte la possibilit d ' actions en faveur des rgions ultrapriphriques et leur logo .
<P>
Cette proposition , ainsi modifie , mrite tout notre soutien .
Une politique cohrente de promotion des produits est un des outils permettant de donner une existence tangible aux modles agricoles europens .
C ' est aussi un outil de communication majeur avec les consommateurs qui , de nos jours , ne savent plus o donner de l ' assiette .
<P>
Pour conclure , mes chers collgues , le prsident rappelait qu ' il prsidait aujourd ' hui la dernire sance du millnaire .
J ' attire votre attention sur le fait que le vote de ce rapport sera aussi le dernier de cette priode .
Il pourrait vous conduire  une unanimit qui , sans doute , connaissant la grandeur d ' me de la Commission , la conduirait  accepter la totalit de nos amendements .
Je vous remercie mes chers collgues et souhaite  toutes et  tous prsents dans cet hmicycle une excellente fin d ' anne .
<SPEAKER ID=35 LANGUAGE="NL" NAME="Mulder">
Monsieur le Prsident , la commission des budgets tait elle aussi d ' avis qu ' elle est , en principe , favorable  la proposition de la Commission .
La promotion des produits agricoles demeure ncessaire , surtout en raison de la baisse du prix de ces produits et du fait que cette baisse de prix ne les compense pas entirement .
<P>
La commission des budgets a des divergences de vues par rapport  la commission de l ' agriculture et du dveloppement rural sur un certain nombre de points .
Tout d ' abord , la commission des budgets estime que la promotion doit tre axe non seulement sur les produits agricoles utiliss  des fins alimentaires mais galement sur les produits agricoles qui ne sont pas utiliss  des fins alimentaires .
Tous les produits agricoles doivent tre concerns .
Malheureusement , la commission de l ' agriculture a rejet cette proposition .
Mon groupe l ' a de nouveau dpose , et je souhaiterais vivement que vous y prtiez attention . Il s ' agit de l ' amendement 27 .
<P>
Nous estimons qu ' il convient de mettre en exergue , outre les activits normales de promotion des produits agricoles , un certain nombre d ' aspects .
Tout d ' abord , le caractre sain des produits agricoles : plus de fruits , plus de lait etc .
Il faudra galement insister sur des mthodes de production qui soient respectueuses du bien-tre des animaux et de l ' environnement .
Comment pouvons-nous expliquer aux agriculteurs europens le fait qu ' ils sont de plus en plus limits dans leurs activits , qu ' ils doivent s ' en tenir  des mthodes de production respectueuses du bien-tre des animaux tandis que , pendant ce temps , les frontires restent ouvertes  des produits livrs par des agriculteurs qui ne sont pas obligs de faire de mme ?
Nous devons insister sur les aspects europens auprs du grand public .
Si les ngociations organises dans le cadre de l ' OMC , en 2003 ou plus tard , devaient aboutir  une diminution de plusieurs restitutions  l ' exportation , la commission des budgets est d ' ores et dj d ' avis que la Commission europenne doit faire en sorte qu ' une partie des ces restitutions soit utilise aux fins d ' autres activits de promotion .
<SPEAKER ID=36 LANGUAGE="DE" NAME="Rbig">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , en tant que membre du groupe de travail sur l ' OMC et en particulier en tant que responsable pour les PME , je ne puis que fliciter la Commission pour ce rapport et cette mesure parce qu ' il prvoit des dveloppements  grande chelle et orients vers l ' avenir .
Lors des ngociations de l ' OMC nous serons soumis  de fortes pressions concernant les restitutions  l ' exportation et il y aura certainement des rductions en la matire .
C ' est pourquoi il est trs important d ' arriver  un quilibre qui pourra tre atteint par des mesures de promotion des dbouchs et de la publicit .
Ce domaine fait bien sr partie de la catgorie verte , ce qui nous offrirait alors la possibilit de prsenter les produits europens d ' une faon fondamentalement nouvelle et sensiblement plus intensive sur le march mondial .
Je vois dans ce domaine une trs grande opportunit pour les produits de qualit europens .
<P>
C ' est d ' ailleurs une des exigences du domaine rural , qui obtient dj  l ' heure actuelle un plus de 10 % , un signe qui montre que les cycles rgionaux doivent tre mieux soutenus afin que d ' une part la thorie de " l ' action mondiale et de la pense locale " puisse tre applique de faon optimale tout en ne ngligeant pas le march mondial .
C ' est prcisment dans le domaine de l ' alimentaire , mais aussi dans celui des produits agricoles qui ne sont pas des aliments , que nous aurons trs bientt de bonnes opportunits dont nous devrons tenir compte  leur juste mesure .
<P>
Il faudra donc que les douze catgories existantes ne reprsentent plus une exigence unique , mais qu ' elles soient tendues  l ' ensemble des produits agricoles .
Non seulement le jus de raisin , Madame Lulling , mais le vin bnficiera galement  l ' avenir d ' une opportunit correspondante .
Nous devrions aussi nous fixer un objectif .
Nous devrions montrer que la production alimentaire en Europe a un objectif , ce qui s ' accorde trs bien avec les dbats prcdents .
Nous voulons , en effet , tre en bonne sant jusqu '  un ge avanc grce  nos aliments .
Nous voulons rester en bonne sant et l ' alimentation est tout simplement la base d ' une vie saine .
C ' est aussi la raison pour laquelle je me rjouis que cette semaine , au Parlement europen , nous ayons cr un groupe de travail pour les biotechnologies .
Nous voulons rflchir intensivement aux problmes de sant .
Nous pensons galement que l ' agriculture biologique et cologique devraient faire l ' objet d ' une attention particulire et que l ' Europe , bien sr , avec les marques et les certificats d ' origine peut bien se positionner au niveau international .
<P>
Une tendance qui est de plus en plus marque ces derniers temps concerne le commerce lectronique .
Je crois que nous pouvons galement raliser certaines choses en ce qui concerne les produits agricoles .
Il est communment admis que d ' ici 2003 , probablement 80 % de la population europenne aura un accs  Internet .
Il s ' agit videmment d ' une opportunit importante pour le monde rural , qui prcisment comblera ainsi la distance qui le spare des grands centres , et de nouvelles possibilits voient le jour qui , en fin de compte , vaudront certainement la peine d ' tre prises en considration .
<P>
Un domaine important est galement celui de la formation et de la formation continue .
Je pense qu ' en ce qui concerne le marketing et la vente , l ' apprentissage en tant qu ' encadrement pour la vie devrait tre plac au centre des programmes d ' enseignement parce que prcisment les nouvelles technologies , la gestion de la recherche de dbouchs offrent des possibilits tout  fait nouvelles  une logistique moderne .
La coopration entre l ' industrie , l ' agriculture , le commerce et les consommateurs serait donc d ' une importance capitale et je me rjouirais si  l ' avenir , nous pouvions trouver de nouveaux cadres pour cette coopration .
<SPEAKER ID=37 NAME="Garot">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , mes chers collgues , je voudrais d ' abord saluer la prouesse de M. Dary , qui non seulement a fait voter hier son rapport sur la banane , mais qui s ' est en outre arrang aujourd ' hui pour clore cette priode de session de cinq jours du deuxime millnaire .
Monsieur Dary vous avez l ' art de la communication , bravo ! Et vous tiez de ce fait tout dsign pour prsenter le rapport dont nous dbattons actuellement .
<P>
Plus srieusement , je voudrais souligner l ' intrt que prsente cette proposition de rglement du Conseil , rglement relatif  des actions d ' information et de promotion en faveur des produits agricoles sur notre march intrieur .
L ' essentiel vient d ' tre dit  ce propos par le rapporteur .
J ' ajouterais simplement pour ma part , au moment o l ' ESB met en lumire certaines drives de l ' agriculture productiviste , qu ' il est particulirement opportun de valoriser , dans le cadre de notre march intrieur , les qualits spcifiques des produits agricoles en y incluant , comme le propose le rapporteur , la mention sur les modes de production .
<P>
En effet , si l ' agriculture europenne peut raisonnablement envisager d ' tre prsente sur les marchs internationaux , il reste que son avenir est encore plus li  la pntration de son march intrieur , aujourd ' hui de 370 millions de consommateurs , et probablement demain , de prs de 500 millions de consommateurs .
De ce point de vue , des actions d ' information , de promotion , cofinances par l ' Union europenne et les tats membres , sont donc ncessaires ,  la fois pour contribuer  la restauration de l ' image corne de l ' agriculture auprs des consommateurs et pour faire reconnatre , par ailleurs , l ' excellence de la trs grande majorit de nos produits agricoles .
<P>
Bien entendu , ces actions de communication institutionnelle doivent plutt complter les oprations publicitaires orchestres par la grande distribution notamment .
Il doit s ' agir priodiquement de faire valoir , auprs de certains publics ou du consommateur en gnral , des lments concernant , par exemple , la scurit alimentaire , la traabilit , les qualits nutritionnelles , la spcificit des mthodes de production , ou encore des efforts faits pour le bien-tre des animaux .
Et si ces campagnes atteignent leurs objectifs auprs des consommateurs , nous ne devons pas sous-estimer pour autant l ' impact qu ' elles auront en retour sur les producteurs eux-mmes , qui trouveront l la rcompense de leurs efforts et un encouragement  les poursuivre .
<P>
Monsieur Dary , la commission de l ' agriculture a suivi vos diffrentes recommandations .
Nous esprons maintenant que ce Parlement va les suivre trs largement et , naturellement , j ' invite mon groupe  vous soutenir totalement .
<SPEAKER ID=38 NAME="Graefe zu Baringdorf">
Monsieur le Prsident , je dispose aujourd ' hui d ' un peu plus de temps que ne m ' accorde habituellement mon groupe .
Tout d ' abord , je voudrais fliciter M. Dary pour son excellent rapport .
Je ne voudrais cependant pas m ' y attarder en dtail parce qu ' il est trs bien comme il est , mes collgues en ont dj parl .
J ' aimerais formuler quelques vrits simples en cette fin d ' anne .
Il s ' agit en fait des mesures de relations publiques pour le modle agricole europen qui , comme vous l ' avez dit , vont devoir tre prises .
Je voudrais cependant dire clairement , que ce modle agricole europen implique que nous ne disposons toujours pas de la codcision , ni pour ce rapport ni pour les bananes .
Nous rdigeons notre rapport , nous faisons notre travail , et si cela ne plat pas au Conseil , il fait ce qu ' il veut .
Ce progrs n ' a pas t ralis  Nice non plus .
<P>
Hier , j ' ai mentionn de faon quelque peu sarcastique que nous avions fait un pas en avant , mais c ' est bien le contraire qui a eu lieu .
Je pense que nous devons maintenir nos efforts pour obtenir la codcision .
<P>
Quelques autres vrits : lorsque nous parlons de mesures de relations publiques et lorsque nous devons traiter du cas de la vache folle , il serait peut-tre raisonnable d ' admettre que les vaches sont  leur place dans les prs .
C ' est aussi simple que a .
Si elles taient restes dans les prs , nous n ' aurions pas de vaches folles .
<P>
<P>
Autre sujet dbattu : le dficit en matire de distribution des protines .
Si les propositions du Parlement , qui par trois fois ont obtenu la majorit de nos voix , taient appliques - mais c ' est encore un exemple de l ' impuissance du Parlement - pour que les jachres puissent tre cultives avec des lgumineuses ou des trfles et que les pturages soient autoriss , nous disposerions de plus de pturages et donc de plus de fourrages aux protines .
Les vaches seraient restes dans les prs et nous n ' aurions pas du les nourrir de farines animales .
C ' est une simple vrit si l ' on ajoute que nous ne pouvons disposer de fourrage pour les veaux parce qu ' il n ' y a pas de substitut pour le lait . La simple vrit est que les veaux boivent du lait .
Si nous voulons quelque chose pour les automates nous pouvons faire du lait entier en poudre .
Le fait que pour les veaux nous ajoutions de la graisse provenant de la fabrication des farines animales - ce qui est manifestement trs suspect eu gard  la transmission de la maladie de la vache folle - constitue un autre foyer de contamination pour les jeunes animaux .
Pourquoi n ' ajoutons-nous pas du beurre au fourrage des veaux ?
Nous avons suffisamment de ces produits .
Ici aussi le modle agricole europen est remis en question .
<P>
Le point suivant concerne les aides .
Il y a des entreprises de taille gale , pas des grandes et des petites , mais de mme taille dont une obtient DM 15 000 par employ et une autre DM 150 000 par employ .
Ce qui veut dire qu ' elle obtient plus que ce que cet employ ne lui cote .
Si , dans mon exploitation de 50 hectares j ' obtenais la mme chose pour mes employs , j ' engagerais cinq personnes en plus .
Ces cinq personnes , que j ' emploie , je dois les payer avec ce que je produis et non pas avec ce que j ' obtiens de Bruxelles .
Nous devons instaurer des critres sociaux , qui assurent d ' une faon ou d ' une autre une galit des traitements si nous voulons que l ' agriculture offre elle aussi des emplois .
<P>
Monsieur Verheugen , vous tes au courant des discussions concernant les nouveaux tats membres et la question des compensations qu ' ils obtiendront ou non .
S ' ils obtiennent les compensations de la mme manire que ce que nous faisons ici , nous serons confronts au mme problme , notamment le fait que nous ne crons pas de nouveaux emplois mais , au contraire , que nous mettons en route une machine  dtruire les emplois permettant d ' utiliser les primes qui viennent de Bruxelles de faon lucrative .
<P>
Le point suivant a trait aux discussions en matire d ' exportation et d ' intervention .
Nous avons encore des transports d ' animaux qui voient le jour parce que nous subventionnons l ' exportation de btail vivant .
Si nous les supprimions nous ne devrions plus parler des transports d ' animaux et des images que nous connaissons par les mdias .
Ce sont l des choses par lesquelles nous nous montrons dans le monde entier non pas de faon positive mais bien ngative .
<P>
M. Garot a montr dans son rapport qu ' il en allait autrement quand nous avons essay de dvelopper une rglementation du march des porcins qui tait rellement oriente vers une conomie fermire et une scurit structurelle .
Mais elle n ' a aucune chance .
La seule lueur d ' espoir rside dans une rglementation en faveur de l ' agriculture biologique et ces derniers temps en Allemagne il a t beaucoup question d ' une culture oriente .
Si nous choisissons l ' agriculture biologique comme orientation de la politique agricole nous devrions tre amens  prendre des mesures qui sont fondamentalement trs simples . Nous aurions alors la possibilit , par des mesures de relations publiques , d ' informer le public et aussi le public en dehors de l ' Europe de la qualit de notre levage de produits alimentaires et de les convaincre .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=39 LANGUAGE="SV" NAME="Sjstedt">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord prciser que je ne parle pas au nom de tout mon groupe , mais uniquement en celui de mon propre parti .
<P>
Je crains galement de devoir dcevoir le rapporteur . Il n ' y a en effet aucune unanimit derrire ce rapport .
Il est question de la manire dont doit tre modifi le systme des actions de promotion .
Je veux dire par l que , par principe , il n ' est pas normal d ' avoir recours  de telles mesures dans l ' Union europenne .
Il n ' y a aucune raison que l ' Union et les contribuables financent des campagnes de publicit pour que , par exemple , l ' on achte des tulipes ou que l ' on mange plus de pommes .
Il est normal que ces cots soient supports par les producteurs , les vendeurs et les organisations professionnelles , et non par l ' Union europenne .
Je pense que nous devons profiter de l ' opportunit qui nous est donne pour supprimer le systme au lieu de le modifier et de le consolider .
<P>
Il est galement important de dire que cette partie de la politique agricole prsente de graves dysfonctionnements .
 l ' heure actuelle , les aides  la production sont tellement leves qu ' elles donnent lieu  un volume de production norme de certaines marchandises , qui ne peuvent tre coules .
Il n ' y a pas d ' acheteurs .
Cela conduit  l ' introduction de subventions  l ' exportation , qui ruinent le march agricole dans d ' autres pays , ou  la ralisation de campagnes publicitaires finances par les contribuables , si l ' on ne veut pas carrment dtruire les produits agricoles .
Le systme des actions de promotion est l ' un des lments du dysfonctionnement de la politique agricole de l ' UE .
J ' entends par l qu ' il faut s ' attaquer au dysfonctionnement .
Il ne doit pas y avoir de primes spciales et de publicit pour les produits qui ne sont pas demands .
Il y a une trop grande intervention de l ' conomie planifie dans le systme actuel .
Par consquent , je voterai contre ce rapport .
<SPEAKER ID=40 LANGUAGE="EN" NAME="McCartin">
Monsieur le Prsident , si je lis bien , je suis le dernier orateur de ce dbat  prendre la parole devant cette Assemble .
Quand j ' tais enfant , mon pre aimait beaucoup discuter .
Il me reprochait toujours de vouloir avoir le dernier mot .
Il se trouve qu ' aujourd ' hui j ' ai le dernier mot , non seulement de ce dbat , mais le dernier du millnaire de cette Assemble , et il serait trs fier de moi s ' il tait encore de ce monde .
<P>
Quoi qu ' il en soit , de nombreuses opinions trs divergentes ont t exprimes .
Je veux fliciter la Commission pour avoir prsent cette proposition .
Le rapporteur a examin la question minutieusement et produit un excellent rapport , mme si je ne suis pas d ' accord avec la totalit de son contenu et qu ' il souligne que dans le pass les rsultats dans ce domaine ne semblent pas excellents .
En effet , les dpenses au titre du dernier programme ont diminu entre 1997 et 1998 .
Nous devons nous demander pourquoi nous avons chou dans le pass  encourager l ' industrie de l ' Union europenne  recourir  l ' argent qui tait disponible .
Manifestement , nous devons tirer les leons de cette exprience .
<P>
Je conviens que nous devons investir dans ce domaine .
Les consommateurs ont besoin d ' informations correctes , ils ont besoin d ' tre rassurs .
J ' espre sincrement que ce qui sera propos ne sera pas un quelconque point de vue idologique de ce qui sain et sr , mais qu ' il s ' agira d ' informations bases sur des donnes scientifiques adquate .
<P>
L ' agriculture biologique est une bonne chose en soi .
Je n ' ai rien contre .
J ' ai moi-mme pratiqu l ' agriculture biologique  une poque , parce que tous les agriculteurs pratiquaient l ' agriculture biologique quand j ' ai commenc le mtier de cultivateur  l ' ge de 15 ans , c ' est--dire il y a pas mal d ' annes .
Ce que les consommateurs europens doivent comprendre , c ' est qu ' aujourd ' hui la nourriture n ' a jamais t aussi bon march qu '  prsent .
Et elle n ' a jamais t aussi abondante .
Elle n ' a jamais t aussi sre qu ' aujourd ' hui , malgr certains problmes qui existent et existeront probablement toujours .
<P>
Il y a une autre chose dont nous devons nous rappeler .
En Europe , dans l ' ensemble , chacun mange  sa faim .
Chacun a suffisamment  manger , donc si nous faisons la promotion d ' un produit cela militera manifestement contre la consommation d ' un autre produit .
La Commission europenne doit agir avec une extrme prudence .
Si les produits laitiers et le buf , pour lesquels nous dpensons normment d ' argent , ainsi que la viande de mouton , bien qu ' il n ' y ait pas de surplus de ces produits , font l ' objet d ' une promotion finance par les deniers publics et qu ' ils entrent en concurrence avec des produits qui ne sont pas subventionns , comme le porc et la volaille , alors il est vident que nous faussons l ' quilibre du march et que nous commettons une injustice  l ' gard de nos producteurs .
Nous devons tre extrmement prudents en cette matire .
<P>
M. Rbig souligne qu ' il y a normment de produits que nous pouvons vendre  l ' tranger .
Ceci est extrmement important parce que , petit  petit , nous ne serons plus autoriss  continuer notre ancienne pratique de production de produits de basse qualit hautement subventionns et vendus sans tre labors , sans valeur ajoute , sur les marchs trangers .
Dans un monde o la population augmente de 80  90 millions de personnes par an , il doit y avoir un march pour les produits alimentaires europens , parce qu ' aucun lieu dans le monde ne convient mieux  la production de nourriture et aucun agriculteur dans le monde ne sait mieux tirer parti des opportunits qu ' un agriculteur europen .
Nous avons donc un avenir .
M. Mulder a raison quand il dit que la politique agricole commune est conue non seulement pour la production alimentaire mais pour l ' objectif social qui consiste  maintenir le plus grand nombre possible d ' habitants dans les zones rurales .
En utilisant les technologies et les sciences modernes et en modernisant notre industrie , nous avons rendu la nourriture accessible aux pauvres  un prix juste .
Ce qui n ' a jamais t le cas lorsque nous pratiquions l ' agriculture biologique .
<P>
Naturellement , si nous pouvons produire et promouvoir des produits alimentaires meilleurs pour l ' environnement , en prenant en considration le bien-tre des animaux , et les vendre sur les marchs mondiaux , alors nous raliserons vraiment l ' objectif pour lequel politique agricole commune a t conue .
<SPEAKER ID=41 NAME="Verheugen">
Monsieur le Prsident , avant de parler de ce rapport , je tiens  remercier trs cordialement le rapporteur , M. Dary .
Mes remerciements s ' adressent galement aux autres membres de la commission de l ' agriculture et du dveloppement rural ainsi qu ' aux autres commissions qui y ont contribu .
<P>
La rglementation propose devrait remplacer les douze rglementations de subvention sectorielles que le Conseil a instaures au fil des ans .
Les rglementations existantes qui manquaient d ' unit seront ainsi harmonises et simplifies .
Nous procderons ds lors avec le mme concept de promotion commerciale qui est dj en vigueur  l ' extrieur de l ' Union europenne .
L ' Union se dote ainsi galement , dans son march interne , d ' un instrument de subvention flexible qui peut tre appliqu horizontalement .
L ' ancienne stratgie oriente sur les produits est donc remplace par un concept fortement thmatique .
<P>
Cette promotion commerciale au niveau europen peut complter de faon utile les mesures prises par les tats membres , dans le sens ou elle aborde , par exemple , les thmes suivants : qualit , aspects scientifiques de l ' alimentation , scurit alimentaire , tiquetage , traabilit , appellation d ' origine contrle , indications gographiques contrles , produis de l ' agriculture cologique , produits de cultures intgres , etc .
Ceci amliorerait considrablement l ' identit des produits europens aux yeux du consommateur , et nous sommes certainement d ' accord sur leur ncessit parce qu ' en la matire les consommateurs sont de plus en plus critiques .
<P>
Le concept de mesures d ' information et de promotion commerciale , qui compltent les mesures nationales , requiert un engagement fort de la part des tats membres par l ' intermdiaire du cofinancement et du contrle de mesures  prendre .
<P>
Aprs une analyse des amendements , nous pouvons les distinguer en trois groupes .
D ' abord : les amendements que la Commission peut accepter .
Deuximement : les amendements qui deviennent superflus parce que leurs contenus , en raison de l ' aspect gnral des formulations de la proposition , sont dj couverts et tant donn qu ' ils sont adapts  un programme cadre , ceux-ci sont dj traits . Troisimement : un groupe d ' amendements que la Commission rejette parce qu ' ils n ' ont pas leur place dans ce Trait ou parce qu ' ils sont indsirables en raison de leurs consquences .
<P>
La Commission peut accepter les amendements 2 , 4 et 10 qui promeuvent les informations concernant le processus de production des produits agricoles et des aliments dans le cadre de telles campagnes .
L ' amendement 5 qui prvoit des lignes directrices qui fixent uniquement les lments principaux des programmes concerns . La Commission reste ouverte  la possibilit d ' accepter cette ide dans les termes de l ' article 5 , paragraphe 3 , de la proposition .
Les propositions d ' amendement 18 et 24 , premire partie , par lesquels les dlais au cours desquels les thmes et produits susceptibles d ' tre proposs seront valus , sont rduits de trois  deux ans afin d ' amliorer l ' efficacit de l ' instrument de promotion .
Voil les amendements que la Commission peut approuver .
<P>
J ' en viens aux propositions d ' amendement qui sont dj couvertes par la proposition et ne peuvent ds lors pas tre reprises .
Il s ' agit des propositions 2 , deuxime partie , 6 , 8 , 11 , 12 , 13 , 14 , 15 , 20 , 21 , 25 , 26 , 29 , 30 , 31 et 32 .
Les considrations sur lesquelles se basent les propositions d ' amendement ont t trs bien comprises par la Commission . Nous considrons cependant que le caractre gnral du prsent projet de rglementation est suffisant .
De plus , certaines de ces ides seront reprises dans les dispositions d ' application .
<P>
Je voudrais brivement m ' attarder aux amendements 2 , deuxime partie , ainsi qu ' aux amendements 11 , 13 et 28 .
La mention expresse de l ' origine rgionale ou d ' autres indications particulires limitent beaucoup trop le domaine d ' application du rglement .
L ' amendement 25 doit galement tre refus .
Quant  la question de l ' entre en vigueur de la nouvelle rglementation , la Commission est cependant prte  considrer des dispositions transitoires .
<P>
Le dernier groupe d ' amendements que la Commission ne peut accepter concerne les modifications qui ne correspondent pas  la proposition , qui peuvent avoir des consquences non dsires et pour lesquelles il faudrait avoir recours  des procdures qui ne correspondent pas  la pratique usuelle .
<P>
Au sujet des amendements en particulier : l ' amendement 1 n ' est pas correct du point de vue juridique parce que l ' article 229 du Trait CE ne s ' applique qu '  des dispositions exceptionnelles d ' autres articles du Trait CE .
Ce n ' est pas le cas ici .
Les amendements 3 , 16 , 17 et 24 , deuxime partie , pourraient amener des malentendus au sujet des objectifs de notre politique de promotion .
Les amendements 6 et 33 ne sont pas acceptables parce qu ' en raison de la quantit rduite de ressources , la participation de l ' UE au cofinancement serait tout simplement trop leve .
Ceci rduirait galement la coresponsabilit des autres partenaires .
Quant aux amendements 9 et 22 qui demandent l ' instauration d ' un comt de gestion spcial , et en ce qui concerne les amendements 7 , 19 , 23 et 27 , qui exigent d ' autres changements de procdure , il faut ajouter que la Commission doit se tenir  des dispositions de procdure cohrentes .
<P>
Dans l ' ensemble , je me rjouis du large consensus que la proposition a obtenu auprs de vous .
La Communaut sera bientt en mesure , grce  votre aide et  votre avis , de traduire un instrument de promotion important dans la pratique .
<SPEAKER ID=42 LANGUAGE="EL" NAME="Marinos">
Monsieur le Prsident , excusez-moi de vous interrompre .
Sans le rechercher , il semble que je vais tre le dernier orateur de l ' an 2000 .
Il m ' est tomb sous les yeux ,  la section II du rapport de la commission des budgets , une erreur tout  fait inhabituelle , qui ne devrait pas , me semble-t-il , rester en l ' tat .
Dans la version grecque , Mme Juta Haug est prsente comme rapporteur au masculin , sous-entendant un homme , et M. Marcuse Ferler comme rapporteur au fminin , sous-entendant une femme .
Double changement de sexe en un jour et sans opration chirurgicale , voil , j ' imagine , qui ne s ' est encore jamais produit dans le monde et devrait sans doute tre consign dans les annales scientifiques ,  moins qu ' on ne rectifie l ' erreur et qu ' on vite ainsi ce changement .
<SPEAKER ID=43 NAME="Le Prsident">
Le dbat est clos .
<P>
Nous passons au vote .
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution lgislative )
<P>
EXPLICATIONS DE VOTE
<SPEAKER ID=44 LANGUAGE="DE" NAME="Graefe zu Baringdorf">
Monsieur le Prsident , dans mon intervention prcdente , je n ' ai plus eu le temps de souhaiter un joyeux Nol et une bonne anne  mes collgues .
Je voudrais me rattraper maintenant .
Le deuxime chose que je voudrais dire est que malgr toutes les critiques que j ' ai exprimes dans mon discours , nous sommes contents que ce rapport ait t accept et que ce soit grce  la Commission .
Car il est effectivement vrai , il est ncessaire et juste de promouvoir le modle agricole europen .
Tous ceux qui insistent pour dire qu ' en Europe on aime encore les bonnes choses ont raison .
Nous devrions d ' ailleurs en profiter pendant les ftes .
Cela ne modifie en rien ce que j ' ai expliqu prcdemment , que nous devons galement faire attention aux dtail , que nous ne devons pas oublier l ' orientation culturelle d ' une organisation socio-cologique de la politique agricole europenne et que nous vrifions si les effets des mesures que nous prenons vont effectivement dans le bon sens .
<P>
J ' aimerais ajouter un point  cet gard .
Pour en revenir aux jachres , nous pourrions considrer dans la pratique que la jachre n ' est pas la consquence d ' une rotation des cultures mais plutt que les entreprises utilisent les mauvaises terres pour les laisser en jachre permanente et entreprendre une exploitation toujours plus intensive et chimique des autres rotations de cultures .
Le sens mme de cette jachre qui devait ,  l ' origine en 1992 , amener une rotation des cultures plus cologique  dbouch sur le contraire .
C ' est un bel exemple de la faon dont de petits changements dans la pratique peuvent avoir des effets importants .
C ' tait mon plaidoyer de ce matin .
C ' est ce que je voulais indiquer .
 prsent que tout le monde est convaincu que nous devons modifier la politique agricole , j ' espre que nous allons travailler ensemble et faire nos devoirs , pour apporter les corrections urgentes  ces petites choses .
<P>
Joyeuses ftes !
<SPEAKER ID=45 NAME="Le Prsident">
Merci , Monsieur Graefe zu Baringdorf , pour vos bons vux .
<SPEAKER ID=46 NAME="Lulling">
Monsieur le Prsident , en tant que prsidente de l ' intergroupe , " Vin : tradition et qualit " de ce Parlement , je me rjouis , videmment , tout particulirement du fait que les actions d ' information et de promotion en faveur des produits agricoles pourront aussi  prsent couvrir les produits viti-vinicoles de qualit .
<P>
Lorsque nous avions discut , ici , de la rforme de l ' organisation commune du march du vin , nous avions , malheureusement sans succs , essay par des amendements d ' insrer un chapitre sur la promotion des produits viti-vinicoles dans cette organisation de march .
J ' ai maintenant une petite consolation , parce qu ' il ne faut pas laisser le champ libre , dans les pays tiers o il existe une demande solvable pour les produits viti-vinicoles de grande qualit , aux producteurs de vin de certains pays tiers , comme l ' Australie , la Nouvelle-Zlande , les tats-Unis , pour ne nommer que quelques-uns , qui disposent de moyens considrables pour la promotion de leurs produits , avec beaucoup moins de contraintes et de rgles que celles que nous imposons  nos viticulteurs , qui sont parfois victimes d ' une concurrence dloyale , notamment en ce qui concerne les appellations contrles , quand ils n ' ont pas  subir , dans certains tats membres , une politique de taxation exorbitante des boissons alcooliques .
<P>
Nous devons promouvoir une consommation modre du vin , dont les qualits thrapeutiques sont connues depuis l ' antiquit .
Dj , Saint-Benot obligeait ses moines  consommer une hmine de vin avec chaque repas pour veiller leur esprit et pour favoriser leur digestion .
<P>
Monsieur le Prsident , il est scientifiquement prouv que la consommation modre de vin est une des meilleures prventions contre le cancer , l ' infarctus , la maladie d ' Alzheimer , et j ' en passe .
L ' argent dpens sera donc bien dpens et j ' espre que la Commission ne sera pas aussi avare avec ces crdits qu ' elle l ' a t , une fois encore , avec les crdits pour le miel , pour les abeilles , lorsque mes amendements , qui avaient pourtant t adopts par la commission de l ' agriculture , n ' ont pas t retenus par la Commission , par le Conseil et par notre commission des budgets .
Vraiment , je dois protester contre cela , parce qu ' il ne s ' agissait que de 15 millions .
Ce sont des peanuts et j ' espre donc que la Commission ne se montrera pas aussi avare de ses deniers dans le cas prsent .
<SPEAKER ID=47 NAME="Le Prsident">
Considrez , Madame Lulling , que les secondes supplmentaires que je vous ai donnes sont votre cadeau de Nol .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="DE" NAME="Rbig">
Monsieur le Prsident , le vote d ' aujourd ' hui montre en dfinitive que , le vendredi aussi on traite de thmes importants .
C ' est provisoirement le dernier vendredi  Strasbourg , en d ' autres mots , Strasbourg perd 12 jours de prsence du Parlement .
Je crois que les thmes qui ont t dbattus ces vendredis taient d ' une importance absolument stratgique pour l ' Europe .
C ' est pourquoi je voudrais demander  la prsidence franaise , que M. Moscovici , vu qu ' il n ' a rpondu que brivement et de faon imprcise aux questions , rponde de faon complte et par crit au Parlement europen , car nous entendons par une bonne coopration entre le Conseil et le Parlement europen que nous puissions nous considrer comme gaux et que nous nous prenions mutuellement au srieux .
Je serais aussi intress de savoir si la question du vendredi  t aborde lors du Sommet de Nice si elle tait insignifiante ou pertinente pour la prsidence franaise .
<P>
En guise de conclusion je voudrais remercier le Parlement , tous les collaborateurs , tous les huissiers et galement M. le prsident .
Je souhaite un joyeux Nol et une bonne anne  tous et j ' espre que nous nous reverrons tous en bonne sant l ' anne prochaine !
<SPEAKER ID=49 LANGUAGE="DE" NAME="Lulling">
Monsieur le Prsident , je peux d ' ores et dj rpondre  M. Rbig .
Dans un marchandage honteux , M. Chirac a promis au Premier ministre belge que dsormais tous les sommets auraient lieu  Bruxelles et qu ' il y aurait une semaine supplmentaire de plnire  Bruxelles .
Je trouve cela tout  fait effroyable , c ' est contraire  la lettre du Trait et j ' espre que ce ne sera pas le cas .
<SPEAKER ID=50 LANGUAGE="NL" NAME="Manders">
. ( NL ) Je voudrais louer le rapporteur pour son travail .
Nous ne devons pas nous contenter de faire valoir les produits agricoles destins au secteur alimentaire .
Nous ne devons cesser d ' associer les principes du march intrieur  notre politique , en ce compris la sant publique .
 cet gard , je suis heureux que l ' on implique non seulement les produits alimentaires mais galement les produits non alimentaires .
Je me rallie pleinement  la contribution de notre collgue libral Jan Mulder .
Toutefois , nous devrons arriver ,  terme ,  une agriculture autonome , capable de fonctionner de faon indpendante sur le march .
<P>
Par ailleurs , je voudrais souhaiter  tous , et en particulier aux quelques-uns qui ont pris la peine d ' assister , ce vendredi ,  cette dernire sance de l ' an 2000  Strasbourg , de joyeuses ftes et un sicle nouveau qui soit bon , mais surtout sage .
<SPEAKER ID=51 NAME="Le Prsident">
Je vois que nos dbats du deuxime millnaire vont certainement alimenter ceux du troisime .
<P>
Les explications de vote sont termines .
Je considre donc la prsence muette de M. Fatuzzo comme son cadeau de Nol  lui .
<P>
Il me reste , Mesdames et Messieurs , chers collgues , chers amis , et tous les gens qui , ici , travaillent avec nous  ce Parlement ,  vous souhaiter bonne fin de millnaire et vous donner rendez-vous pour ce troisime millnaire qui s ' annonce riche en vnements pour notre continent .
<CHAPTER ID=4>
Interruption de la session
<SPEAKER ID=52 NAME="Le Prsident">
Je dclare interrompue la session du Parlement europen .
<P>
( La sance est leve  11 heures )
