<CHAPTER ID=1>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=1 NAME="La Prsidente">
Je dclare reprise la session du Parlement europen qui avait t interrompue le jeudi 3 mai 2001 .
<CHAPTER ID=2>
Communication de la Prsidente
<SPEAKER ID=2 NAME="La Prsidente">
Chers collgues , comme vous le savez , et mme pendant la campagne lectorale au Pays basque , le terrorisme de l ' ETA a frapp l ' Espagne avec l ' assassinat , le 6 mai ,  Saragosse , de Manuel Gimnez Abad , prsident du parti populaire d ' Aragon et l ' explosion , le 11 mai , d ' une voiture pige  Madrid , avec l ' affligeant bilan de 13 blesss .
J ' ai immdiatement , en mon nom personnel et en celui du Parlement europen , exprim notre profonde sympathie et nos sincres condolances  la famille de Manuel Gimnez Abad .
J ' ai galement fait part aux autorits espagnoles de notre soutien .
<P>
Une chose au moins ressort clairement des rsultats des lections qui se sont droules au Pays basque espagnol : le peuple basque , qui s ' est mobilis pour se rendre aux urnes , rejette la violence .
En ce moment , je ne peux qu ' esprer que ce message sera entendu par toutes les forces politiques .
<P>
Je vous invite  observer une minute de silence .
<P>
( L ' Assemble , debout , observe une minute de silence )
<CHAPTER ID=3>
Ordre des travaux
<SPEAKER ID=3 NAME="La Prsidente">
Le projet dfinitif d ' ordre du jour tel qu ' il a t tabli par la Confrence des prsidents en sa runion du jeudi 10 mai dernier , conformment  l ' article 110 du rglement , vous a t distribu .
<P>
En ce qui concerne les lundi , mardi et mercredi , je n ' ai pas de demande de modification .
<P>
En ce qui concerne le jeudi :
<P>
En ce qui concerne les problmes d ' actualit , urgents et d ' importance majeure , je suis saisie de deux demandes de modifications :
<P>
sur les droits de l ' homme , une demande que le deuxime sous-point , intitul " Guatemala " , soit remplac par un nouveau sous-point intitul " Situation des droits de l ' homme au Cameroun " .
Cette demande a t exprime par le groupe des Verts / Alliance libre europenne .
<P>
( Le Parlement marque son accord ) Toujours sur ce sujet du jeudi , " Exploitation illgale des ressources naturelles en Rpublique dmocratique du Congo " , je suis saisie d ' une demande du groupe confdral de la gauche unitaire europenne / Gauche verte nordique tendant  remplacer ce point par un nouveau point intitul " Inondations en France " .
<SPEAKER ID=4 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Berg">
Madame la Prsidente , comme notre groupe vient juste de voter sur la question du Cameroun , nous sommes partis du principe que d ' autres groupes nous aideront  mettre  l ' ordre du jour le mois prochain le Guatemala et la position de Rios Mont , ainsi que les trs graves violations des droits de l ' homme ; nous voudrions galement proposer de traiter ce point , des rapports trs importants et la situation au Congo , le mois prochain tant donn qu ' en tant qu ' UE , nous sommes impliqus trs directement et qu ' il semble possible de le faire le mois prochain .
Et  prsent , la terrible situation en France  la suite des inondations .
Nous votons donc en faveur de la proposition de remplacement .
<SPEAKER ID=5 NAME="La Prsidente">
Cher collgue , je prends bien volontiers acte de cette dclaration , mais c ' est la Confrence des prsidents , comme vous le savez , qui va examiner cette situation que vous dcrivez .
Il me semble , en regardant les prsidents de groupe , qu ' il y a un certain consensus autour de ce que vous venez de proposer .
Je crois qu ' on peut considrer en effet que les choses pourraient aller dans ce sens .
<P>
( Le Parlement marque son accord )
<P>
En ce qui concerne le mercredi 30 et le jeudi 31 mai 2001 : aucune demande de modification n ' a t propose .
<P>
L ' ordre des travaux est ainsi fix .
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<P>
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Interventions au titre de la procdure
<SPEAKER ID=6 NAME="Ford">
Madame la Prsidente , j ' ai une motion de procdure concernant la peine de mort aux tats-Unis .
Je voudrais vous demander , si vous ne l ' avez dj fait , d ' crire au prsident des tats-Unis , M. Bush , afin qu ' il commue la peine de mort de Tim McVeigh , le terroriste d ' extrme-droite d ' Oklahoma , en peine de prison  perptuit .
<P>
Nous vous le demandons non seulement parce que nous nous sommes opposs de longue date  la peine de mort aux Etats-Unis , mais galement dans ce cas prcis parce qu ' il est de plus en plus probable que l ' attentat  la bombe n ' a pas t men par un dment agissant seul mais qu ' il ferait partie d ' un complot foment par l ' Aryan Republican Army ( arme rpublicaine aryenne ) , groupement d ' extrme-droite .
 ce stade de l ' affaire , l ' excuter reviendrait  entraver la recherche de vrit et de justice et servirait les intrts et l ' idologie des personnes impliques dans cet attentat .
<SPEAKER ID=7 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Ford .
<P>
Comme vous le savez certainement , nous avons dcid d ' accepter d ' tre coorganisateurs d ' un congrs extrmement important qui va se tenir au mois de juin sur l ' abolition universelle de la peine de mort .
Nous avons pris cette dcision au sein du Bureau et dans le cadre de la Confrence des prsidents pour aller tout  fait dans le sens de vos propos .
La sance solennelle aura mme lieu ,  titre tout  fait exceptionnel , dans l ' hmicycle du Parlement europen , afin de marquer notre engagement .
<SPEAKER ID=8 NAME="Gorostiaga Atxalandabaso">
Madame la Prsidente , vous avez fait allusion aux lections en Communaut basque autonome .
La reconquista espagnole de la Communaut basque autonome a chou .
Nous , Euskal Herritarrok , avons pay pour a .
<P>
Les lections d ' hier n ' taient rien d ' autre qu ' une comptition acharne visant  dsigner la formation la plus  mme de combattre notre option politique .
Il n ' est donc pas tonnant que nous fassions aujourd ' hui figure de perdants .
Toutefois , le vritable chec est celui des nationalistes espagnols , du PP , du parti socialiste et du gouvernement de M. Aznar .
Ils n ' ont pas atteint l ' objectif qu ' ils poursuivaient ; dbarrasser le gouvernement autonome des nationalistes basques .
<P>
Les lections nous donnent un message clair .
Une large majorit du peuple basque exige des partis politiques qu ' ils reviennent  l ' accord de Lizarra de 1998 afin de sortir de la situation actuelle .
L ' Union europenne ne peut plus considrer ce problme comme une question relevant uniquement des affaires internes du Royaume d ' Espagne .
<SPEAKER ID=9 LANGUAGE="ES" NAME="Obiols i Germ">
Madame la Prsidente , chaque fois qu ' il y a un assassinat au Pays basque ou en Espagne , lorsqu ' on accomplit le rituel de dignit au sein de cette Assemble qui consiste  condamner ces actes criminels et  observer une minute de silence , un dput europen , spcialiste des oraisons funbres , profite de l ' occasion pour faire la propagande d ' un programme qui aurait tout notre respect s ' il ne s ' accompagnait pas tragiquement des crimes et de la mort .
<P>
C ' est un exercice peu digne et surtout , totalement inutile , qui ne convaincra personne dans cette Assemble .
Je vous demande de consacrer votre nergie et vos capacits rhtoriques , si vous en avez ,  convaincre vos amis pour qu ' ils cessent de tuer .
Merci beaucoup , Madame la Prsidente .
<SPEAKER ID=10 NAME="La Prsidente">
Je vous remercie , M. Obiols .
Comme vous pouvez l ' imaginer , les paroles de ce collgue me font aussi trs mal et je prfre ne pas les relever , pour ne pas rentrer dans le jeu de cette polmique vritablement indcente .
<SPEAKER ID=11 NAME="Tannock">
Madame la Prsidente , je voudrais fliciter M. Berlusconi pour sa splendide victoire lors des lections italiennes .
J ' espre que M. Michel , l ' actuel ministre des Affaires trangres belge , et ses compagnons de voyage , les reprsentants de la presse europenne de gauche , se tairont enfin , respecteront le choix dmocratique du peuple italien et s ' abstiendront  l ' avenir de rclamer des sanctions semblables  celles contre l ' Autriche ou tout autre ingrence de la part de l ' Union europenne .
<P>
Je voudrais rappeler au nouveau gouvernement italien l ' engagement pris par le gouvernement de M. Amato et soutenu par tous les dputs europens de la coalition au pouvoir de mettre fin au scandaleux exil perptuel de la maison royale de Savoie et lui permettre de regagner son pays d ' origine en amendant la constitution italienne le plus rapidement possible .
<SPEAKER ID=12 NAME="Alavanos">
Madame la Prsidente , je voudrais soulever un point concret sur la base de l ' article 44 , paragraphe 5 , du rglement , qui concerne les questions crites prioritaires , auxquelles la Commission doit rpondre dans un dlai de trois semaines .
<P>
Le 15 fvrier 2001 , j ' ai pos une question prioritaire  la Commission au sujet du projet de cadastre national en Grce .
C ' est la seule question qui fait l ' objet d ' un grave dsaccord politique entre la Commission et le gouvernement grec .
<P>
La Commission aurait d me donner une rponse au plus tard vers le 10 mars , ce qu ' elle n ' a pas encore fait .
Il y a eu quatre rappels des services du Parlement : le 19 mars , le 2 avril , le 18 avril et le 2 mai .
La Commission ne m ' a toujours pas rpondu .
<P>
Dans ce cas , je voudrais que vous souleviez ce point , notamment en rapport avec cette question , mais aussi , de manire gnrale , que vous souligniez la ncessit , pour la Commission , de respecter les dlais de rponse aux questions que nous lui posons .
<SPEAKER ID=13 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Alavanos .
Comme j ' imagine que la Commission , dans l ' immdiat , n ' a pas de rponse  vous apporter - on me fait signe que c ' est malheureusement bien le cas - nous allons insister  nouveau .
Comptez sur moi .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="ES" NAME="Sauquillo Prez del Arco">
Madame la Prsidente , maintenant que les lections se sont droules en Italie et que l ' on ne peut nous accuser d ' lectoralisme , je voudrais savoir si vous avez reu une nouvelle demande de la Cour suprme espagnole concernant la leve d ' immunit de M. Berlusconi et si vous allez vous en occuper sans plus attendre , tant donn que ce document est confirm par huit jugements , dont un du Tribunal constitutionnel qui , comme vous le savez , est la plus haute instance judiciaire , au-dessus du Conseil d ' tat .
La Cour suprme est comptente pour s ' adresser directement  cette Assemble et demander l ' instruction de cette demande de leve d ' immunit .
<P>
Je voudrais savoir si vous l ' avez reu , dans les termes que je dcris , et de quelle manire vous allez procder .
<SPEAKER ID=15 NAME="La Prsidente">
Madame Sauquillo , je vous suis infiniment reconnaissante d ' avoir soulev cette question et de me donner ainsi l ' occasion de fournir une information capitale  nos collgues .
Je dois dire que j ' en mourais d ' envie , mais je n ' aurais pas pu en prendre moi-mme l ' initiative .
<P>
Un point est essentiel .
Le ministre des Affaires trangres espagnol m ' a crit il y a quelques jours pour me transmettre l ' avis du Conseil d ' tat .
Vous vous souvenez , chers collgues , que nous l ' attendions .
Le gouvernement espagnol avait saisi le Conseil d ' tat , et ce dernier a rendu son avis .
Cet avis , je dois vous le dire , confirme la prudence juridique que j ' avais cru devoir prendre : en d ' autres termes , le Conseil d ' tat estime que la demande de leve d ' immunit devait nous tre transmise par le ministre de la Justice espagnol , et non pas directement par la Cour suprme .
C ' est ainsi .
Il ne m ' appartient pas , naturellement , de commenter les positions des tribunaux des tats membres .
Je crois que cela nous amnerait trs loin .
Il est bien vident , Madame Sauquillo , qu ' en ce qui me concerne j ' attends de recevoir cette demande peut-tre un jour , par la voie authentique , conformment  notre rglement ; si l ' autorit comptente qui , aux yeux du Conseil d ' tat espagnol , est bien le ministre de la Justice , si le ministre de la Justice me transmet une demande de leve d ' immunit parlementaire de ces collgues , ainsi que d ' autres encore , je les transmettrais naturellement immdiatement  la commission juridique , aprs une annonce en plnire .
<P>
Je crois qu '  prsent le choses sont claires .
Elles l ' ont toujours t , d ' ailleurs , pour un grand nombre d ' entre nous .
Elles ont fait l ' objet d ' une certaine polmique , que je regrette personnellement .
Or , sachez qu ' en ce qui me concerne , je n ' ai absolument aucun ressentiment  l ' gard de qui que ce soit d ' entre vous .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="DE" NAME="Schulz">
Madame la Prsidente , si je vous ai bien comprise , la Cour constitutionnelle espagnole a dcid de se rallier  votre opinion et a dcid que les demandes de leve d ' immunit de la Cour suprme espagnole devaient vous tre transmises via le gouvernement espagnol .
La ncessit d ' une telle procdure a soulev une controverse et c ' est d ' ailleurs pour cette raison que vous tes intervenue .
<P>
Permettez-moi ,  cette occasion , de revenir sur la question de notre collgue Sauquillo : savez-vous si les dossiers sont actuellement en cours de transmission ?
Vous a-t-on informe que les dossiers vous seraient de nouveau transmis ?
Oui ou non ?
<P>
Deuximement : ai-je bien compris que , ds rception de ces demandes , vous comptiez saisir la commission des liberts et des droits des citoyens , de la justice et des affaires intrieures ?
Agirez-vous immdiatement dans ce sens ou seulement aprs l ' annonce qui doit en tre faite en sance plnire ?
Vous avez dclar que normalement , vous informeriez d ' abord la plnire ds rception de ces demandes et qu ' ensuite vous saisiriez la commission des liberts et des droits des citoyens , de la justice et des affaires intrieures .
Cela voudrait donc dire qu ' au terme de la prochaine sance plnire , nous devrions nous attendre  ce que la commission des liberts et des droits des citoyens , de la justice et des affaires intrieures soit saisie de l ' affaire .
Voil pourquoi je souhaiterais obtenir une rponse concrte  la question suivante : transmettrez-vous , ds rception des dossiers , les demandes  la commission des liberts et des droits des citoyens , de la justice et des affaires intrieures et les dossiers de prsomption de culpabilit de MM . Berlusconi et Dell ' Utri sans en avoir d ' abord fait l ' annonce en sance plnire ?
Nous sommes en effet en prsence de deux cas bien distincts .
<SPEAKER ID=17 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Schulz .
Tout d ' abord , je vous remercie d ' avoir bien voulu prendre acte de la dcision du Conseil d ' tat et de prendre acte que cette dcision , cet avis du Conseil d ' tat espagnol confirmait la prudence juridique que j ' avais observe .
Lorsque je disais que je n ' avais pas de ressentiment , je parlais de quelques collgues ; je pensais un peu  vous parce que c ' est vrai que vous avez eu des mots trs durs , mais tout cela est oubli .
<P>
Je vais maintenant rpondre trs franchement , trs clairement  vos questions , et tout d ' abord  la premire : est-ce que j ' ai reu une nouvelle demande passant par la voie officielle du gouvernement espagnol ?
La rponse est non .
Pour le moment , je n ' ai rien reu .
En second lieu , lorsque je recevrai cette demande , j ' appliquerai tout simplement l ' article 6 du rglement , qui dit ceci : toute demande adresse au Prsident par l ' autorit comptente - il sera donc clair que l ' autorit est bien comptente - d ' un tat membre en vue de lever l ' immunit d ' un dput est communique en sance plnire- c ' est le rglement - , et renvoye  la commission comptente .
<P>
Ceci tant , je peux vous dire que la commission des affaires constitutionnelles est justement en train de voir si tout cela ne devait pas tre toilett , modifi .
On peut imaginer que ce n ' est peut-tre pas la bonne procdure , mais pour le moment , Monsieur Schulz , vous comprendrez que j ' applique le rglement , tel qu ' il a t vot par notre Assemble .
Voil , je crois avoir t trs claire .
<SPEAKER ID=18 NAME="Caudron">
Madame la Prsidente , je voudrais simplement vous demander s ' il vous serait possible de nous communiquer rapidement le courrier que vous avez reu et dont vous avez fait tat pour qu ' on puisse en voir le libell exact .
<SPEAKER ID=19 NAME="La Prsidente">
Vous voulez parler de ceux des ministres de la Justice et des Affaires trangres ?
Absolument , je pensais qu ' ils vous taient dj parvenus .
Mais bien entendu , nous allons y procder ds maintenant .
<SPEAKER ID=20 NAME="Katiforis">
Madame la Prsidente , j ' ai le plaisir d ' annoncer au Parlement , qui avait approuv le 5 avril , lors de notre prcdente session  Strasbourg , une rsolution demandant la libration de M. Tsiakourmas , qui avait t enlev  Chypre , que ses ravisseurs l ' ont libr .
Je suis certain que la dcision ferme et quasi unanime de notre Assemble aura contribu  cette libration .
<P>
Je voudrais remercier tous mes collgues qui ont facilit l ' adoption de cette rsolution .
Je forme le vu que cette libration soit le point de dpart d ' une attitude diffrente de la part du camp des ravisseurs et qu ' elle permette aux Chypriotes turcs d ' entrer en contact avec leurs compatriotes grecs , ce qui mettrait rapidement fin  la situation anormale qui rgne  Chypre .
<SPEAKER ID=21 NAME="La Prsidente">
Merci , Monsieur Katiforis
<CHAPTER ID=4>
Fabrication , prsentation et ventes des produits du tabac
<SPEAKER ID=22 NAME="La Prsidente">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0162 / 2001 ) de M. Maaten , au nom de la dlgation du Parlement au comit de conciliation , sur le projet commun de directive du Parlement europen et du Conseil concernant le rapprochement des dispositions lgislatives , rglementaires et administratives des tats membres en matire de fabrication , de prsentation et de vente des produits du tabac [ C5-0086 / 2001 - 1999 / 0244 ( COD ) ] .
<SPEAKER ID=23 LANGUAGE="NL" NAME="Maaten">
Madame la Prsidente , c ' est dj la troisime fois que nous parlons de ce problme et pour en venir  bout , le Conseil et le Parlement ont pass une nuit mouvemente .
Le fait que la discussion au sein de notre comit de conciliation ait t domine ce soir-l par l ' arrt de la Cour sur la directive relative  la publicit pour le tabac ne surprendra personne .
Cette dernire touche de nombreux aspects juridiques et reste  savoir si nous sommes  prsent fixs sur tous ces aspects juridiques qui ont t abords .
Non , certainement pas .
En effet , cet arrt de la Cour concernait une autre question avec d ' autres dispositions , mais nous avons bien la certitude que nous pensons avoir agi dans l ' esprit de l ' arrt de la Cour et on ne pouvait pas en attendre plus de nous .
Nous sommes parvenus  un accord concernant l ' exportation , de sorte qu '  partir de 2007 , les mmes critres devront tre appliqus au goudron ,  la nicotine et au monoxyde de carbone ainsi qu ' aux produits commercialiss au sein de l ' Union europenne .
Dans ce sens , l ' affaire a t mise en parallle avec l ' arrt de la Cour .
Je suis galement heureux de constater que ce sujet est dsormais aussi  l ' ordre du jour au sein de l ' Organisation mondiale de la sant .
Nous sommes parvenus  un accord concernant la publication des ingrdients et la liste commune d ' ingrdients .
C ' est l un point particulirement important et innovant .
En fin de compte , l ' idal pour le march intrieur , ainsi que pour la sant publique , est un rgime commun sur le plan des ingrdients , des tests et de la sant publique .
C ' est galement important du point de vue d ' une apprciation future ventuelle des produits du tabac moins nocifs .
Pour ce qui est du tabac  priser , par exemple ; ce n ' est pas un secret : je faisais personnellement partie de la minorit qui estimait que ce produit aurait pu tre commercialis dans l ' Union europenne , mais nous reviendrons sur ce point dans le rapport de la Commission au dbut de la prochaine lgislature , et ce probablement s ' il s ' agit d ' autres produits du tabac , moins nocifs qui sont encore dvelopps .
Ce sujet reprsentera assurment un dfi politique pour nous tous .
Nous sommes arrivs  un accord concernant les avertissements .
Pour nous , il ne peut pas tre question d ' une interdiction portant sur les produits du tabac et le fait que l ' on veuille fumer ou non est une dcision adulte et individuelle tant que l ' on ne nuit pas  autrui , dcision devant cependant tre prise sur la base d ' informations suffisantes .
Les consquences du tabagisme sont tellement graves que les consommateurs doivent tre avertis correctement et nous allons  prsent plus , mme si pas encore assez  mon got , dans le sens de la lgislation canadienne , qui est plus intelligente que tout ce que  quoi nous sommes arrivs jusqu '  aujourd ' hui dans l ' Union europenne .
Je suis trs heureux que les tats membres aient approuv la possibilit d ' apposer des photos et des dessins s ' ils le souhaitent et j ' invite la Commission  bien observer , dans le cadre de la poursuite de la rglementation avant la fin de l ' anne 2002 , ce qui se passe  l ' tranger , et notamment au Canada .
<P>
Il y a ensuite la question des qualificatifs trompeurs .
Les gros fabricants de cigarettes , tels que Philip Morris , sont d ' accord avec les objectifs du Parlement et du Conseil sur ce point .
Il va de soi qu ' une description trompeuse , qu ' il s ' agisse d ' une marque commerciale ou non , ne peut pas se retrouver sur le march . Mais sur le plan juridique , il s ' agit d ' un problme difficile , peut-tre notamment pour un terme comme " mild " .
Au sein du comit de conciliation , nous avons finalement opt pour la formulation propose par le Conseil et base sur la directive relative aux cosmtiques . Je pense que nous avons ainsi choisi une voie judicieuse , qui est galement sre d ' un point de vue juridique .
<P>
Je voudrais profiter de cette occasion pour exprimer mon estime pour le Conseil .
Mme si la prsidence portugaise y a travaill au dbut et si la prsidence sudoise y a travaill au cours de la dernire phase , mon estime va  la prsidence franaise , qui a jou un rle crucial sur ce point , de mme qu ' au commissaire .
Pour une fois , je peux peut-tre rompre le protocole et citer galement John Ryan , qui est trs actif sur ce point depuis des annes au sein de la Commission et qui joue un rle crucial  cet gard .
Merci galement  la dlgation du Parlement pour sa patience au cours de cette nuit de conciliation mmorable et  Sabine Magnano et Klaus Beyer pour leur soutien administratif . Mais je veux tout de mme aussi citer Renzo Imbeni , notre prsident de dlgation ce soir-l , qui a balay nos principaux points devant les portes de l ' enfer ou , en tout cas , devant les portes du Conseil .
Je pense galement que la participation des organisations non gouvernementales et de l ' industrie a t positive .
Leur participation nous a t bien utile .
Il s ' agissait d ' une conciliation particulire .
J ' ai trois remarques  formuler en guise de conclusion .
<P>
Tout d ' abord , le Parlement , la Commission et le Conseil ont donn une confrence de presse commune . C ' est l une premire et une exprience positive .
Je veux souligner la rapidit du processus de dcision .
En  peine un an , nous sommes soigneusement venus  bout de cette lgislation controversable et complique .
O est donc cette lenteur bruxelloise et strasbourgeoise dont on parle toujours ?
<P>
Je pense , enfin , que le rsultat final est meilleur que la position commune du Conseil et que le texte final du Parlement .
Cela montre que la procdure de codcision  implication quivalente du Parlement est , malgr son caractre compliqu , tout de mme la meilleure manire d ' aboutir  des dcisions dans cette Union .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="NL" NAME="Martens">
Madame la Prsidente , comme l ' a dj dit le rapporteur , ce n ' est pas la premire fois que le tabac est  l ' ordre du jour .
Nous en avons dj souvent parl .
Il s ' agit d ' un dossier pnible car diffrents intrts contradictoires sont en cause , comme notamment ceux de la sant et ceux de l ' industrie .
Ce dossier concerne ds lors , pour une grande partie , les petites et moyennes entreprises , qui reprsentent tout de mme le cur de l ' conomie .
L ' emploi est galement en cause .
<P>
J ' estime positif le fait que la Commission ait propos une nouvelle directive et ait pris l ' initiative de tout mettre en uvre sur le plan de la sant afin de lutter contre les consquences nfastes du tabagisme , par exemple en rduisant les teneurs , en interdisant des substances nocives , par le biais d ' avertissements et d ' un meilleur tiquetage , en soulignant le danger du tabagisme passif et par le biais d ' informations sur les produits .
Sur le plan de l ' harmonisation du march intrieur , elle souhaite mettre tout en uvre afin de lutter contre les positions de dpart ingales , de supprimer les entraves au commerce en indiquant par exemple les teneurs , et de poursuivre l ' harmonisation de la politique en matire d ' avertissement et d ' informations sur les produits .
J ' espre que nous aboutirons rellement  une reconnaissance mutuelle des mthodes de test .
<P>
L ' exportation vers les pays tiers est un point dlicat .
Personnellement , je trouve que nous ne pouvons pas exporter ce que nous estimons inadmissiblement nocif pour les habitants de l ' UE dans d ' autres pays , mme s ' ils ne disposent pas d ' une lgislation dans ce domaine .
Je regrette les consquences ngatives que cela aura pour l ' emploi dans certains pays .
Je voudrais cependant souligner le fait que d ' aprs moi , l ' emploi a , jusqu '  prsent , t plus affect par la rorganisation ou la fermeture d ' entreprises par l ' industrie mme que par la rglementation politique .
C ' est la raison pour laquelle je suis assez optimiste sur ce point pour le moment .
Je pense galement que nous sommes parvenus  un compromis raisonnable pour ce qui est des dlais de transition .
<P>
Pour ce qui est du fondement juridique , j ' attire l ' attention sur le fait que cette directive repose sur trois directives existantes .
Je considre ds lors que nous avons une bonne base juridique , notamment aprs avoir entendu les services juridiques du Parlement , de la Commission et du Conseil .
<P>
Pour terminer , encore deux remarques plus gnrales .
La premire sur les jeunes et le tabagisme .
Je serais trs heureuse si les tats membres intensifiaient leurs efforts visant  dconseiller aux jeunes de commencer  fumer , par exemple par le biais d ' une politique tarifaire , ou par exemple en rendant les points de vente peu attrayants et difficilement accessibles pour les jeunes ou en interdisant d ' offrir gratuitement des cigarettes aux terrasses ou dans les environs des coles .
Ce n ' est pas le cas partout .
<P>
Une seconde remarque concerne les subventions pour le tabac .
D ' un ct , nous avons cette directive visant  lutter contre le tabagisme et soulignant les risques qu ' il comporte pour la sant mais , en mme temps , l ' Europe accorde toujours des subventions considrables  la culture du tabac .
Je suis en faveur d ' une suppression progressive de ces subventions .
<P>
Je voudrais , enfin , fliciter le rapporteur pour le rsultat obtenu et le remercier pour sa collaboration .
<SPEAKER ID=25 LANGUAGE="IT" NAME="Sacconi">
Madame la Prsidente , nous en sommes au dernier acte de cette importante directive .
L ' accord auquel est parvenu le comit de conciliation sanctionne l ' excellent travail du rapporteur et le climat de collaboration instaur au sein de notre Assemble autour de ce thme si sensible pour les citoyens europens .
Le texte que nous nous prparons  voter reprsente une amlioration notable par rapport au texte propos par la Commission , mais il l ' est encore plus par rapport  la situation prexistante .
<P>
Pour une fois , les rgles d ' harmonisation du march intrieur ont tenu compte davantage de la sant des citoyens europens que des intrts des grandes entreprises productrices .
Ce texte constitue , en dfinitive , un exemple important de la manire dont l ' Union europenne entend rpondre  la demande toujours plus pressante de la part des citoyens de voir assure la protection de leur sant .
Nous esprons fermement que cet exemple pourra tre suivi rapidement dans d ' autres secteurs , comme celui de la scurit alimentaire .
<P>
Sans vouloir revenir sur le contenu de l ' accord , je tiens  souligner deux points significatifs .
Le premier est l ' extension de l ' obligation d ' appliquer les teneurs maximales en goudron , nicotine et monoxyde de carbone galement aux cigarettes destines aux marchs des pays tiers .
Cette disposition a t au centre du dbat , d ' abord au sein de la commission de l ' environnement , de la sant publique et de la politique des consommateurs , et en sance plnire , ensuite .
Certains ont soutenu que par cet acte l ' Union ne contribuerait certainement pas  l ' amlioration de la sant mondiale , qu ' elle protgeait les intrts des entreprises exportatrices , et d ' autres ont prfr affirmer le principe selon lequel ce qui est prjudiciable pour le citoyen communautaire l ' est galement pour le citoyen des pays tiers , en dfendant toutefois l ' exigence d ' une priode transitoire suffisamment longue pour permettre aux oprateurs du secteur de se reconvertir .
Nous avons cru en cette seconde possibilit et le texte approuv en conciliation nous a donn raison .
<P>
Le second point significatif concerne la rglementation dfinitive des substances ajoutes aux produits du tabac .
Outre leur utilisation en vue de particulariser le got et l ' arme d ' un produit dtermin , ces substances sont galement employes pour augmenter la dpendance des fumeurs .
Avec notre directive , les producteurs et importateurs de produits de tabac devront non seulement communiquer la composition exacte du produit mis en vente , mais ils devront galement justifier la prsence de chacun de ces ingrdients .
En outre , d ' ici 2004 , la Commission devra prsenter une proposition visant  dfinir une liste positive commune d ' ingrdients autoriss .
Il ne s ' agit pas de dispositions secondaires .
Avec l ' interdiction des qualificatifs trompeurs et l ' augmentation de l ' espace consacr aux avertissements mdicaux , ces dispositions peuvent vraiment apporter une contribution importante  la lutte contre le tabagisme .
<SPEAKER ID=26 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Madame la Prsidente , nous avons l ' habitude , dans ce Parlement , de fliciter longuement les rapporteurs et je trouve souvent qu ' il s ' agit un peu d ' une perte de temps sachant que nous disposons dj de si peu de secondes .
Il va , en effet , de soi que les rapporteurs font bien leur travail .
Mais je veux faire une exception pour M. Maaten .
Ce rapport a effectivement montr que lorsque vous jouez un rle actif en tant que rapporteur , que vous prenez donc aussi la concertation avec le Conseil et la Commission trs au srieux et que vous vous arrangez pour amener les gens  ngocier , cela peut encore marcher .
Cela dpend bien entendu aussi de la Commission et du Conseil .
C ' est la raison pour laquelle il est agrable ,  l ' heure o la prsidence sudoise touche presque  sa fin , de pouvoir prsenter cet exemple .
En fait , on pourrait se rendre dans les coles avec ce rapport et dire , regardez , voici un exemple de la manire dont on peut aboutir  une directive europenne en concertation avec la Commission , le Conseil et le Parlement .
Je voudrais que cela soit plus souvent le cas .
<P>
Venons-en au fait .
Cela fait dj un petit temps que je suis dans la politique et lorsque j ' ai travaill pour la premire fois  une lgislation relative  la limitation de la publicit et aux avertissements sur les paquets de cigarettes , cela tait en fait considr par de nombreux collgues comme quelque chose de tout  fait insens .
Depuis lors , la lutte contre le tabagisme et contre la consommation rgulire de tabac est bien entre dans les murs .
Il reste cependant encore des diffrences .
Je me souviens que lorsque j ' avais assist pour la premire fois  une runion en Sude - je fumais encore  cette poque - les fumeurs avaient t rassembls dans une pice spare , o rgnait bien entendu une odeur trs dsagrable .
C ' est l que l ' on devait fumer mais ce n ' tait pas agrable du tout .
Dans la salle de runion mme , il tait interdit de fumer .
Il y avait , en effet , un panneau signifiant cette interdiction ; or , je n ' en avais jamais vu auparavant car j ' tais issue d ' une culture o runions et tabac taient pour ainsi dire lis .
Je constate  prsent que la pression sociale sur les fumeurs a augment dans la plupart des pays et que d ' importants progrs ont t raliss grce aux campagnes , mme si l ' on n ' y croyait pas il y a quelques annes .
Le nombre de wagons de train non-fumeurs doit tre augment partout .
Nous devons de plus en plus avoir la possibilit de sjourner et de nous runir dans des locaux non-fumeurs .
La pression sociale doit cependant tre renforce de manire  ce que notamment les jeunes et les femmes ne commencent pas  fumer .
Cela fait mal au cur de devoir constater qu ' il y a encore , malgr les campagnes , tant de gens qui commencent  fumer .
J ' ai pu voir par moi-mme qu ' arrter de fumer est bien plus difficile que de commencer .
Ceci dit , j ' espre que les prescriptions strictes s ' opposant  l ' esprit des lobbyistes et  leurs intrts seront suivies , et je pense que les mesures proposes par Mme Martens afin de mettre fin aux subventions pour la culture du tabac constitueraient peut-tre un bon stimulant .
<SPEAKER ID=27 LANGUAGE="SV" NAME="Sjstedt">
Monsieur le Prsident , comme nous le savons tous , le tabagisme entrane de nombreux effets graves sur la sant publique .
Il importe de noter que ces effets ngatifs ne frappent pas uniquement les fumeurs eux-mmes mais galement ceux qui frquentent des environnements enfums , les allergiques ainsi que de nombreuses autres personnes .
Le tabagisme implique aussi une forte augmentation des soins de sant dans de nombreux pays .
En notre qualit de dcideurs politiques , nous avons pour mission de protger des risques du tabagisme , de rduire la nocivit des produits du tabac et d ' essayer de dnicher la commercialisation trompeuse .
<P>
J ' estime que la conciliation obtenue avec le Conseil de ministres constitue un pas vident dans la bonne direction dans ce dossier .
Le groupe GUE / NGL est par exemple particulirement satisfait des exigences en matires de rduction de la teneur en goudron , de valeurs limites pour la nicotine et le monoxyde de carbone , d ' avertissements plus clairs et d ' obligation pour les entreprises de dclarer les additifs qu ' elles utilisent .
Nous voyons le rsultat  ce niveau comme un grand progrs .
<P>
Dans deux domaines , nous aurions souhait des mesures plus rapides , mais nous estimons au moins tre sur la bonne voie .
Ce regret vaut pour l ' interdiction des dnominations trompeuses , pour lesquelles aucune anne d ' entre en vigueur n ' est fixe , ce que nous aurions pourtant souhait .
Il s ' agira d ' une mission pour l ' avenir .
Il existe au moins un engagement qui va de l ' avant .
Nous aurions galement voulu des progrs plus rapides en ce qui concerne l ' interdiction d ' exporter des produits du tabac non conformes  la rglementation europenne .
Le fait que l ' exportation de produits considrs comme nocifs dans nos propres pays soit accepte est un peu embarrassant .
Nous aurions prfr une interdiction simultane dans l ' Union europenne et une interdiction d ' exporter ces produits , mais au moins , l ' interdiction a t fixe pour l ' anne 2007 .
<P>
Le tabac  priser sudois a donc t voqu plus tt dans cette conciliation et nous estimons que la solution dgage est bonne dans ce domaine galement .
Celle-ci implique que l ' exception permettant  la Sude de conserver le tabac  priser traditionnel est maintenue sans que le march des autres pays de l ' Union ne soit ouvert .
Nous sommes d ' avis que les autres tats membres ont le droit de refuser ce produit s ' ils veulent s ' en dfaire , ce qui est certainement le cas de plusieurs d ' entre eux .
<P>
Nous sommes , dans l ' ensemble , trs satisfaits du rsultat de la conciliation et estimons que le rapporteur a fait du bon travail .
Si on veut critiquer un peu , on peut dire que l ' Union europenne a un problme de crdibilit avec la politique du tabac prise dans son ensemble .
Peut-tre continuera-t-on  dpenser un milliard d ' euros par an en subventions destines  la culture du tabac .
Si nous voulons gagner en crdibilit dans notre action contre les effets nocifs du tabagisme , il serait peut-tre temps de commencer  dmanteler ces subventions .
<SPEAKER ID=28 NAME="Gallagher">
Monsieur le Prsident , je suis heureux de l ' occasion qui m ' est donne de m ' exprimer sur ce sujet d ' importance .
Je flicite le rapporteur pour sa gestion du rapport  travers trois lectures et de longues ngociations avec le Conseil en procdure de conciliation .
Le texte final sur lequel nous voterons demain doit tre considr comme le fruit de ngociations fertiles .
Le Parlement a fait savoir d ' emble que nous attendions l ' application de rgles strictes en ce qui concerne la fabrication , la prsentation et la vente de cigarettes et d ' autres produits du tabac .
<P>
Il est  noter que , dans l ' Union europenne , 80 % des personnes fumant pour la premire fois sont ges de moins de 18 ans .
Les statistiques montrent clairement que , dans l ' Union europenne , le tabac tue un demi-million de personnes par an .
La cigarette est  l ' origine de maladies mortelles chez 25 % des fumeurs .
Le tabac est responsable de 85 % des cas des cancers du poumon et la moiti des dcs prmaturs chez les personnes ayant fum toute leur vie sont causs par le tabac .
<P>
Les nouvelles dispositions proposes constituent une volution significative .
Les tats membres ont t attentifs aux inquitudes exprimes par le Parlement et ont adopt les aspects les plus importants de nos recommandations .
En Irlande , le tabac tue six fois plus de personnes par an que les accidents de la route , les accidents de travail , les meurtres , la drogue , le suicide et le sida runis .
En Irlande , sept mille dcs sont imputables chaque anne  des maladies lies au tabac et un tiers de ces dcs concernent des personnes de moins de 65 ans .
Vingt-cinq pour cent des maladies cardiaques sont provoqus par le tabac .
Je terminerai en disant qu ' il s ' agit l de statistiques stupfiantes , que le Parlement , j ' en suis certain , va s ' attacher  faire diminuer .
<SPEAKER ID=29 LANGUAGE="NL" NAME="Blokland">
Monsieur le Prsident , au moment o je tiens ce discours , on estime que quatre personnes meurent dans l ' Union europenne  cause du tabagisme .
Les fumeurs vivent moins longtemps et sont en plus mauvaise sant .
Le tabagisme reprsente ds lors une menace srieuse pour la sant publique .
Une raison suffisante donc pour dcourager les gens de fumer .
De nombreuses personnes fument cependant .
Dans le nord de l ' Europe , il s ' agit principalement de personnes avec un niveau de qualification et un revenu moins levs .
Vu l ' effet de dpendance cr , arrter de fumer s ' avre trs difficile .
Bon nombre de jeunes commencent , hlas , toujours  fumer .
Les fabricants de tabac mnent une politique explicite dans ce sens en associant , dans la publicit , le fait de fumer des cigarettes  une image de sportif et de gros dur .
Lorsque l ' industrie du tabac a persuad un jeune une fois , elle est gnralement sre d ' avoir trouv un client rgulier supplmentaire .
Cette fidlisation est encore renforce en augmentant la dpendance au moyen de l ' ajout de certaines substances aux cigarettes , de manire  ce que la nicotine soit encore mieux absorbe .
L ' industrie du tabac essaie , en outre , avec des messages trompeurs tels que " mild " et " light " , de donner l ' impression que les produits du tabac en question sont moins nocifs .
<P>
Cette nouvelle directive aborde les problmes cits ci-dessus de manire adquate .
Je voudrais galement remercier ici M. Maaten pour son grand dvouement et pour le rsultat obtenu .
La prsidence sudoise a galement veill  ce que ce dossier soit trait rapidement . Je la flicite donc .
<P>
Lorsqu ' en dcembre dernier , le Parlement avait adopt 32 amendements en deuxime lecture , la situation semblait toutefois trs diffrente .
Au Conseil , certains avaient exprim leur dception .
On ne s ' attendait apparemment pas  ce que le Parlement veuille encore modifier autant la position commune .
Le ministre nerlandais de la Sant publique pensait mme que le Parlement europen affaiblissait la directive .
J ' estime cependant que la plupart des amendements amlioraient la position commune .
<P>
Il est fcheux que ce ministre ait critiqu vivement le rle prtendument " douteux " du Parlement europen parce que celui-ci aurait t trop influenc par l ' industrie des cigarettes .
Le lobby de l ' industrie des cigarettes a effectivement travaill dur , mais apparemment sans grand succs , heureusement .
Le Parlement europen voulait mme rendre le texte d ' avertissement sur les paquets de cigarettes plus convaincant en remplaant l ' avertissement gnral " fumer tue " ou " fumer peut tuer " par des textes plus drangeants comme : Dans l ' UE , un demi-million de personnes meurent chaque anne  cause du tabac ou fumer provoque le cancer et des maladies cardiaques ou le tabagisme passif nuit gravement aux gens qui vous entourent , et notamment aux enfants .
En fait , cela est galement plus correct car personne ne meurt directement en allumant une cigarette .
Ces textes du Conseil n ' ont cependant , hlas , pas t modifis .
<P>
Des poumons en triste tat et des dents gtes sont d ' autres consquences nfastes du tabagisme .
Je n ' ai ds lors aucune objection contre le fait de montrer aux fumeurs ce qu ' ils se font et ce qu ' ils font  leur entourage , par le biais de photos et de dessins apposs sur les paquets de cigarettes .
L ' objectif consiste justement  obtenir un effet prventif de cette confrontation .
C ' est la raison pour laquelle je suis galement heureux que le Conseil ait repris cette ide du Parlement .
Je suis aussi partisan d ' une interdiction sur les messages trompeurs tels que " mild " et " lger " .
<P>
Un autre point positif est le fait que l ' on ait attir l ' attention , dans le prambule , sur les additifs renforant l ' effet de dpendance .
Une interdiction claire sur l ' ajout d ' ammoniac ou de composs d ' ammoniac aurait cependant t prfrable .
<P>
Enfin , Monsieur le Prsident , je me sens  nouveau oblig de souligner le manque de cohrence de la politique europenne relative au tabac .
D ' une part , la consommation de tabac est dcourage et d ' autre part , plus d ' un milliard d ' euros sont consacrs chaque anne aux subventions sur le tabac .
Je crains bien que de nombreuses cigarettes ne soient encore grilles avant que ces subventions , qui partent tout simplement en fume , ne soient ramenes au niveau zro .
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="DA" NAME="Lund">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de dclarer que le problme que nous examinons aujourd ' hui et  propos duquel nous devrons nous prononcer demain est , selon moi , particulirement important .
Je crois qu ' on peut affirmer que la cigarette reprsente la principale substance mortelle propre  notre style de vie .
Je me rjouis de constater l ' chec encouru par l ' industrie du tabac auprs du Parlement et ailleurs en vue de modifier la base juridique .
La teneur en nicotine et en goudron des cigarettes a t abaisse et nous disposons dsormais de nouvelles rgles relatives aux additifs utiliss jusqu ' ici par les fabricants .
Ce sont des substances qui ont contribu  engendrer encore plus de dpendance  l ' gard des cigarettes que n ' importe quelle autre substance .
Il est absolument incroyable qu ' une telle mthode de production ait t accepte jusqu '  prsent .
Il faut donc s ' attaquer  ce problme .
<P>
Je voudrais galement parler des nouvelles rgles d ' tiquetage , des avertissements relatifs  la sant qui figurent sur les paquets .
Je crois que , grce  ces nouvelles rgles , les fumeurs de mme que les fumeurs potentiels ne pourront plus ignorer les effets dsastreux de la cigarette sur la sant .
Je me rjouis galement de l ' existence de nouvelles rgles concernant certaines dnominations plutt positives comme " mild " et " light " .
On aurait d y penser plus tt , mais mieux vaut tard que jamais .
Ce type de dnomination est trs trompeur et donne une impression errone .
Il engendre un faux sentiment de scurit auprs des consommateurs .
<P>
Je voudrais enfin parler de l ' exportation .
Nous avons eu une discussion sur ce que j ' appellerais l ' hypocrisie en matire d ' exportation .
On ne peut admettre que l ' Union europenne exporte des cigarettes dont la nocivit est telle qu ' elles ne peuvent tre consommes par nos propres citoyens .
Les exportations seront soumises  un rgime transitoire .
J ' estime que ce n ' tait pas ncessaire , mais il s ' agit d ' un compromis politique .
Rjouissons-nous , en tout cas , de savoir que cette hypocrisie sera limite  un maximum de trois ans .
Il s ' agit malgr tout d ' un jour faste pour la politique de la sant de l ' UE et nous pouvons nous en fliciter .
<SPEAKER ID=31 NAME="Stihler">
- ( EN ) Monsieur le Prsident , l ' laboration de cette directive a pris presque un an et demi , et je dsire remercier le rapporteur pour la somme de travail accomplie .
<P>
Cette directive aura un immense impact .
Elle va modifier la faon dont les cigarettes sont vendues en cosse , au Royaume-Uni et dans l ' ensemble de l ' Union europenne .
Elle entranera une rduction des substances les plus nocives et de celles qui crent le plus de dpendance ; elle interdira l ' utilisation de qualificatifs trompeurs tels que " ultras " ou " lgers " et elle prvoit le recours  de grands avertissements relatifs  la sant .
<P>
Grce au travail du Parlement , nous avons galement obtenu la garantie que la Commission adoptera , d ' ici dcembre 2002 , les dispositions appropries concernant l ' utilisation d ' images dans les avertissements relatifs  la sant .
Aprs des dcennies de tromperie et de dsinformation de la part de l ' industrie du tabac , le vritable cot du tabagisme va enfin tre rendu public .
<P>
Comme nous le savons , le tabagisme est la cause la plus importante de maladies vitables  travers l ' Union europenne .
Plus d ' un demi-million de dcs lis au tabac pourraient tre vits chaque anne .
En fait , un patient  qui on diagnostique un cancer du poumon n ' a plus , en moyenne , que trois  dix mois  vivre .
<P>
 la fin du mois aura lieu la Journe mondiale sans tabac .
La meilleure faon de clbrer cet vnement serait de permettre l ' entre en vigueur de cette directive l ' an prochain .
Je voudrais d ' ailleurs encourager mes collgues  signer la dclaration crite visant  instituer une Journe europenne sans tabac .
<P>
Toutefois , la lutte contre l ' industrie du tabac continue .
J ' attends avec impatience les propositions concernant l ' interdiction de la publicit pour le tabac promises par la Commission pour bientt .
Une vie perdue  cause du tabac est une vie de trop .
<SPEAKER ID=32 NAME="Byrne">
Monsieur le Prsident , chers Dputs , c ' est avec grand plaisir que je rponds  ce dbat sur le rapport du comit de conciliation concernant la directive sur les produits du tabac .
Cette directive est le point culminant de sept annes d ' un travail acharn de la Commission sur la base des meilleurs conseils scientifiques .
<P>
Nous avons labor et propos une avance significative en matire de protection de la sant publique , travaillant dans les limites de la base juridique pour la ralisation du march intrieur .
La directive que vous avez devant vous aujourd ' hui reprsentera une amlioration significative de notre position lgislative actuelle et permettra de combler bien des lacunes qui rendent les rglementations actuelles inoprantes .
<P>
La prsente directive mettra la Communaut europenne en premire ligne de la bataille pour contrler le nombre de dcs et de maladies imputables au tabac .
Dans cette optique , la dpendance des futures gnrations a t srieusement prise en compte et un cadre a t cr afin de rduire les normes dommages provoqus par ce produit .
<P>
Nul n ' est besoin de rappeler  ce Parlement l ' ampleur des dommages que reprsente le tabac pour la sant de nos concitoyens ; ces dommages dpassent ceux de bien d ' autres flaux dont nous avons plus souvent dbattu .
L ' Organisation mondiale de la sant estime  plus d ' un demi-million les dcs lis au tabac dans la Communaut chaque anne .
Ce chiffre ne reprend pas le nombre de fumeurs souffrant de maladies graves et incapacitantes , telles que les maladies respiratoires et les maladies cardiaques .
Cela fait du contrle de la consommation de tabac l ' outil le plus important si l ' on veut rduire le nombre de dcs et de maladies chez nos concitoyens .
<P>
Je dois adresser mes compliments au Parlement et en particulier au rapporteur , M. Maaten , dont les amendements amliorent et compltent cette mesure de faon substantielle .
La Commission est heureuse de pouvoir en accepter un certain nombre .
Mme Maes , dans sa contribution , a dclar qu ' il s ' agissait d ' un exemple type de coopration entre les trois institutions lgislatives de l ' Union europenne ; je partage son opinion , mais je voudrais galement rappeler le rle jou par la Cour de justice au travers de son arrt concernant la directive sur la publicit .
J ' irai mme plus loin et , reprenant les propos de Mme Maes lorsqu ' elle parle d ' exemple type , je dirai que ce dossier - l ' histoire du tabac et de la lgislation sur le tabac - tant dans la premire directive sur la publicit que je prsenterai bientt que dans cette directive-ci , constitue un cas particulirement intressant  analyser pour toute personne tudiant srieusement l ' Union europenne ou le droit .
Ce dossier montre clairement comment une collaboration fructueuse entre toutes les institutions peut permettre l ' laboration et la mise en uvre d ' une rglementation approprie dans les limites des comptences octroyes par les traits amendant le trait de Rome . Il rpond galement aux inquitudes de ceux qui craignent que les institutions europennes deviennent trop puissantes , tant donn que les lignes de dmarcation sont clairement dfinies par la Cour et respectes par les institutions .
<P>
En bref , il s ' agit d ' un exemple type , comme l ' a dit Mme Maes , digne de l ' attention des jeunes tudiants .
Cette directive refond plusieurs directives datant de la fin des annes 1980 .
Nous avons utilis cette proposition pour mettre  jour et complter les instruments existants  la lumire des dveloppements scientifiques , y compris , pour la premire fois , au travers de plusieurs mesures d ' harmonisation importantes .
<P>
Je voudrais citer l ' instauration d ' une limitation de la teneur maximale en goudron dans les cigarettes et la fixation , pour la premire fois , de valeurs limites pour la nicotine et le monoxyde de carbone .
Ces plafonds visent directement les agents responsables du cancer , de la dpendance et des maladies cardio-vasculaires .
Nous ne cherchons pas , cependant ,  produire une cigarette " inoffensive " , ce qui serait impossible , mais simplement  rduire les composants les plus dangereux du produit .
<P>
Point important , ces rgles s ' appliquent dornavant  tous les produits imports et fabriqus dans la Communaut .
De cette faon , nous n ' exporterons pas de produits considrs impropres  la consommation pour nos citoyens .
De la mme manire , et tant donn l ' ampleur de la contrebande , nous ne risquerons pas non plus de voir des exportations douteuses revenir sur le march communautaire .
<P>
J ' ai t particulirement irrit par les efforts cyniques dploys par l ' industrie du tabac afin de brandir le spectre des pertes d ' emploi et de mettre cette mesure en pril .
Les mmes menaces avaient t profres lors de l ' adoption des directives sur le tabac des annes 1980 .
Elles taient infondes alors et le restent aujourd ' hui .
Il serait inacceptable d ' adopter un double rgime , pour nos citoyens et pour les autres , en ce qui concerne un produit mortel et crant une dpendance .
<P>
Autre innovation , l ' obligation de dclarer les additifs des produits du tabac - potentiellement , la mesure la plus importante contenue dans cette directive .
Pour l ' instant , nous ignorons quels sont ces additifs au niveau communautaire et , plus important encore , nous ignorons pourquoi ils sont ajouts au produit .
Les fabricants et les importateurs seront  l ' avenir obligs de dclarer ces composants .
<P>
Une fois ces donnes en notre possession , nous nous attellerons  la prparation d ' une proposition lgislative .
Et ceci avant le 31 dcembre 2002 .
Je suis heureux de pouvoir dire que cette rglementation consquente , fonde sur ces nouvelles donnes , verra son laboration dbuter sous mon mandat de commissaire .
Entre-temps , les tats membres restent libres de veiller  la protection de leurs consommateurs .
<P>
Autre volet important de cette directive , l ' augmentation substantielle de la taille des avertissements relatifs  la sant sur les paquets .
Cette augmentation permettra de garantir que les consommateurs sont bien informs des risques de sant qu ' ils encourent . En outre , pour la premire fois , les paquets reprendront des informations concernant l ' assistance aux personnes dsirant arrter de fumer .
Les rgles prcdentes taient formules de manire trop peu explicite et la nouvelle directive fait en sorte que les avertissements soient imprims en couleurs clairement lisibles et impossibles  dissimuler , comme c ' est actuellement le cas .
<P>
En consquence d ' un amendement de ce Parlement , des photos en couleurs seront pour la premire fois ajoutes aux avertissements , dont l ' impact se verra renforc .
<P>
Rcemment , la recherche a montr l ' influence nfaste des qualificatifs trompeurs sur les produits du tabac , qualificatifs susceptibles de faire croire au consommateur que certains produits sont moins dangereux que d ' autres .
Cette directive prvoit l ' interdiction de ces termes sur les produits du tabac .
De cette faon , elle vise  protger les fumeurs tout comme les non-fumeurs d ' une mauvaise estimation des dangers que reprsentent ces produits .
<P>
Dans le souci d ' instaurer un mcanisme de mise  jour de ces rglementations , nous avons galement prvu la production rgulire de rapports par la Commission ainsi qu ' une procdure de comit .
<P>
Lors d ' une prcdente dclaration  l ' poque de la premire lecture , je me suis engag  consulter des spcialistes en matire de tabac afin d ' laborer ce rapport et les propositions ultrieures .
Je peux vous dire aujourd ' hui que nous avons dj commenc  travailler afin de reconstituer le comit consultatif de la Commission pour la prvention du cancer et de crer un groupe de travail sur le tabac .
Toutefois , je dois attirer votre attention sur la difficult que la Commission aura  respecter le dlai imparti par l ' article 5 ( 3 ) du texte , qui nous laisse peu de temps pour consulter ces comits et adopter ensuite les rgles s ' appliquant  l ' utilisation de photos en couleurs sur les avertissements .
<P>
Au cours des prochaines semaines , j ' espre galement honorer ma promesse de prsenter une nouvelle proposition sur la publicit et le parrainage lis au tabac .
Elle remplacera la directive annule par la Cour de justice en octobre dernier .
<P>
Je considre galement le travail lgislatif de la Communaut comme complmentaire  celui induit par la convention-cadre de l ' Organisation mondiale de la sant sur le contrle du tabac .
Je me rjouis de la prsence d ' un observateur du Parlement europen au sein de la dlgation communautaire , M. Maaten ,  juste titre , lors du deuxime round de ngociation qui a eu lieu  Genve au dbut de ce mois .
<P>
Enfin , permettez-moi d ' exprimer ma gratitude pour votre soutien et votre confiance , gages d ' une adoption rapide de cette importante directive , et pour la reconnaissance de l ' engagement de la Commission .
Je voudrais particulirement rendre hommage  M. John Ryan pour la contribution substantielle qu ' il a apport  ce dbat depuis de nombreuses annes .
<P>
J ' espre que dans les annes  venir , cette directive sera considre comme un tournant dans notre lutte pour rduire les dommages du tabac sur la sant .
<SPEAKER ID=33 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain , mardi ,  12 heures .
<CHAPTER ID=5>
Alimentation animale
<SPEAKER ID=34 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0136 / 2001 ) , au nom de la commission de l ' environnement , de la sant publique et de la politique des consommateurs , relative  la position commune du Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil modifiant la directive 95 / 53 / CE du Conseil fixant les principes relatifs  l ' organisation des contrles officiels dans le domaine de l ' alimentation animale ainsi que les directives 70 / 524 / CEE , 96 / 25 / CE et 1999 / 29 / CE du Conseil concernant l ' alimentation animale ( 13724 / 1 / 2000 - C5-0047 / 2001 - 2000 / 0068 ( COD ) ) ( Rapporteur : Mme Paulsen )
<SPEAKER ID=35 LANGUAGE="SV" NAME="Paulsen">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , le Conseil a adopt la plupart des propositions adoptes par le Parlement en premire lecture .
Nous avons fait passer les principales questions de principe , comme par exemple celle instaurant un contrle pour les consommateurs eux aussi ,  savoir ceux qui nourrissent les animaux .
Il s ' agit d ' un progrs quand on sait que deux tiers du total de la nourriture animale de l ' Union sont produits dans les fermes .
<P>
Ce que le Conseil n ' a pas not , pas plus ventuellement que la Commission , c ' est le remplacement du mot " contamin " par la formule " contient des substances indsirables " .
En fait , il ne s ' agit pas d ' un jeu de mots .
Le terme " contamin " qualifiant , au point de vue purement scientifique , des substances et / ou des bactries venant de l ' extrieur alors que " contient des substances indsirables " inclut aussi les substances qui se crent de manire naturelle lors du stockage par exemple , lorsque la graisse s ' oxyde et que des mycotoxines se forment etc .
Il existe une grande quantit de substances clairement impropres dans la nourriture qui ne viennent pas de l ' extrieur .
Elles se sont cres au cours de processus naturels qui ne devraient en ralit pas avoir lieu .
Il ne faut pas laisser moisir le foin sinon il devient tout simplement dangereux .
J ' ai  nouveau dpos tous les amendements impliquant le remplacement de la mention " contamin " par " contient des substances dangereuses " .
<P>
Nous avons galement dpos une nouvelle fois l ' amendement 24 de la premire lecture , il concerne les contrles communautaires .
Le Conseil a cette fois renvoy  une conciliation qui avait eu lieu avec Bart Staes , aprs le dbut de notre travail sur le rapport en premire lecture .
J ' ai maintenant modifi l ' amendement pour y intgrer la formulation du rglement sur les encphalopathies spongiformes transmissibles , adopt lors de la premire sance plnire  Bruxelles .
<P>
Nous devons nous efforcer de crer un lgislation claire , homogne et comprhensible .
C ' est pourquoi j ' ai choisi de copier mot  mot les formulations du rglement sur les encphalopathies spongiformes transmissibles relatives aux contrles communautaires .
La situation sera plus simple pour ceux qui manieront les lois et s ' y conformeront si les dcisions standard revenant de directive en directive sont formules de la mme manire .
J ' estime que c ' est trs important .
Bart Staes proposera , dans ce domaine , un amendement oral impliquant une certaine extension que je peux accepter .
<P>
L ' instauration d ' un systme de contrle global dans toute l ' Union est un facteur dcisif .
Il ne provoque pas de soucis particulirement importants , si ce n ' est un travail acharn d ' laboration de bonnes lois tout au long de cette chane de scurit alimentaire  laquelle nous travaillons actuellement .
Le gros problme , c ' est le contrle et le respect des dispositions .
Les bonnes lois , chers collgues , sont bien jolies , mais elles ne sont que du papier aussi longtemps que le contrle et le respect des dispositions ne fonctionnent pas !
<SPEAKER ID=36 LANGUAGE="DE" NAME="Kla">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Mesdames et Messieurs , nous avons sous les yeux la position commune du Conseil en vue de la modification des directives fixant les principes relatifs  l ' organisation de contrles officiels dans le domaine des aliments pour animaux ainsi qu ' en matire d ' alimentation animale .
Mme Paulsen nous a d ' ailleurs rappel dans sa conclusion quelle en tait l ' origine .
<P>
Les crises et scandales de ces dernires annes ont ncessit un remaniement urgent des rglementations en matire d ' aliments pour animaux .
La modification de la directive vise en effet  harmoniser et  tablir , en Europe , l ' organisation des contrles officiels dans le domaine des aliments pour animaux .
Dsormais , les tats membres se voient contraints de prendre des mesures d ' urgence appropries en vue de pouvoir prvenir les graves dangers relatifs aux aliments pour animaux .
<P>
La Commission est autorise  prendre des mesures de prcaution provisoires lorsque des produits fabriqus dans l ' UE et destins  l ' alimentation animale constituent un grave danger pour l ' homme , l ' animal ou l ' environnement .
Les tats membres sont tenus d ' informer immdiatement et compltement la Commission de tout cas de contamination .
Cette procdure permet de garantir une intervention immdiate de la Commission .
<P>
En outre , les tats membres doivent tablir et transmettre  la Commission un rapport annuel dcrivant tous les incidents et irrgularits en matire d ' aliments pour animaux .
Le Conseil a accd aux exigences principales du Parlement europen d ' un contrle total des aliments destins aux animaux ,  savoir l ' application d ' un concept gnral qui intgre tous les produits prvus pour l ' utilisation dans la chane alimentaire humaine et animale et inclut les consommateurs dans le champ d ' application de la directive .
Ces revendications ont t intgres dans la position commune .
Dans ce cadre , nous avons galement tenu suffisamment compte du dbat intense men au sein du Parlement europen .
 cette occasion , je voudrais remercier de tout cur le rapporteur , Mme Paulsen , pour s ' tre si bien acquitte de sa rude mission .
<P>
Par contre , le Conseil ne semblait pas partager la volont du Parlement d ' largir la directive aux altrations des produits dues  des erreurs et  des lacunes du processus de fabrication .
Mme Paulsen a d ' ailleurs galement attir notre attention sur ce point .
Voil pourquoi elle s ' est sentie oblige de redposer les amendements de la premire lecture du rapporteur .
La commission de l ' environnement a adopt le rapport  l ' unanimit .
<P>
Les modifications apportes aux amendements visaient  les faire mieux correspondre aux dispositions de la directive 1999 / 29 / CE concernant les substances et produits indsirables dans l ' alimentation des animaux .
En outre , l ' on a procd  une adaptation de l ' article quivalent du rglement sur les EST , relatif aux les contrles communautaires .
Son adoption permettra d ' assurer un systme de contrle uniforme , clair et transparent , parfaitement adapt aux nouvelles exigences actuelles .
<SPEAKER ID=37 NAME="Whitehead">
Monsieur le Prsident , je dsire galement fliciter Mme Paulsen pour le zle dont elle a fait preuve dans la prparation et l ' laboration de ce rapport , et pour faire cho  un orateur qui parlait du rapport de M. Maaten -mais c ' est tout aussi vrai de celui-ci - , je dirai qu ' il s ' agit d ' un exemple type de procdure de deuxime lecture .
<P>
Nous avons obtenu une unanimit raisonnable en commission , avec un nombre modr d ' amendements , mais nous tenons absolument  tre entendus .
Si la codcision a un sens , c ' est la position que nous maintiendrons jusqu ' au bout .
<P>
Je prsente la position de mon groupe en l ' absence de Mme Roth-Behrendt qui , comme certains d ' entre vous le savent , est hospitalise  Berlin .
Je l ' ai vue la semaine dernire  Berlin et je suis certain qu ' elle sera rapidement sur pied . Elle vous fait savoir que son cur nous accompagne dans cette procdure concernant l ' hygine et la scurit alimentaire .
<P>
L ' Assemble doit dbattre de six amendements seulement ce soir ; cinq provenant de la commission et un sixime prsent par le groupe des Verts .
Mon groupe les soutient tous pour une simple raison : nous devrions savoir  prsent que la prcision et le ciblage des dangers potentiels lis  l ' alimentation animale constituent l ' essence des prcautions que nous devons prendre .
<P>
Au cours des deux ou trois dernires annes , nous avons vu suffisamment de pratiques effrayantes dans certaines parties de l ' industrie de l ' alimentation animale , des pratiques parfois dj interdites par les rglementations en vigueur  l ' poque .
Ces rglementations doivent tre rapidement renforces .
La prcision est au cur de ce que Mme Paulsen nous a dit aujourd ' hui .
Prcision dans le langage , surtout : le mot " contamination " n ' est pas satisfaisant lorsqu ' il est utilis dans la phrasologie des propositions de l ' autorit alimentaire , qui seront bientt examines .
Il n ' est pas satisfaisant lorsque nous devons disposer d ' un processus amlior de contrle et d ' inspection des substances indsirables pouvant entrer de faon prcoce dans le cycle de fabrication d ' aliments destins aux animaux .
<P>
Je suis trs heureux que ce rapport reprenne un principe important  l ' heure o il va aborder l ' tape suivante : l ' alimentation animale doit tre prise au srieux autant que l ' alimentation humaine pour notre intrt  tous .
Elles sont indissociables , que ce soit pour leurs effets sur les hommes ou pour leurs effets sur les animaux avec qui nous partageons cette plante .
<P>
La campagne lectorale bat son plein en Grande-Bretagne et , hier , je dmarchais aux portes d ' un village de campagne .
On m ' a demand si les inspections vtrinaires taient rellement sres et si elles pouvaient tre contrles par les particuliers .
Je connais et je reprsente cet endroit depuis 30 ans .
Il y a dix ans , jamais on aurait entendu ce genre d ' interrogation .
Le fait qu ' elles soient aujourd ' hui courantes plaide en faveur de ce rapport .
<SPEAKER ID=38 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur Whitehead .
<P>
Je vous demande de transmettre  Mme Roth-Behrendt nos vux de prompt rtablissement .
<SPEAKER ID=39 LANGUAGE="FI" NAME="Pesl">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , je tiens  remercier , au nom de mon groupe , notre collgue pour son excellent travail .
J ' interviens essentiellement pour dire que nous sommes favorables aux amendements apports par le rapporteur .
Ils sont particulirement dignes d ' intrt pour ceux qui utilisent les fourrages ,  savoir les agriculteurs .
<P>
Le terme de " contrle officiel " qui apparat dans le titre du rapport est  lui seul trs rvlateur , car de contrle officiel tendu , il n ' y en a pas eu , et les rsultats , effarants , sont l .
De mme , la dfinition de ce contrle officiel , qui couvre la catgorie de " tous les produits destins  l ' alimentation animale " , est  mon avis trs bien formule .
Les amendements mettent en outre l ' accent sur le fait que les erreurs se produisant dans le processus de fabrication doivent tre prises en compte .
L encore , c ' est la bonne dmarche .
Dans deux amendements , on insiste , fort opportunment , sur le contrle .
C ' est ainsi que sont dfinis les concepts d ' " tat membre d ' expdition " et d ' " tat membre destinataire " ; le mode de coopration existant entre ces deux concepts est prcis et rendu obligatoire .
La coopration et le contrle doivent se faire trs ouvertement , de mme que les contrles sur le territoire de l ' tat membre , comme mentionn  l ' amendement 5 .
L ' amendement prcise galement que l ' tat membre doit apporter " toute l ' aide ncessaire aux experts " .
De telles dfinitions et prcisions sont particulirement bienvenues s ' agissant de cette directive , de sa mise en uvre et de son contrle .
<P>
Pour terminer , je voudrais encore , Monsieur le Prsident , voquer un point en particulier .
Nous avons tous en mmoire les titres qui ont dfray la chronique il n ' y a pas longtemps , notamment concernant la dioxine et l ' utilisation des boues d ' gouts dans les aliments pour animaux .
L ' Union europenne est sur la voie de l ' largissement .
Les futurs tats membres tant des pays agricoles , les questions essentielles - par exemple celle du contrle officiel - doivent tre mises en ordre chez nous avant l ' largissement .
<SPEAKER ID=40 NAME="Hyland">
Monsieur le Prsident , je me joins  ceux qui ont adress leurs compliments au rapporteur pour son dvouement .
L ' alimentation animale , ou plus prcisment , les ingrdients utiliss dans sa fabrication sont les lments centraux des rglementations relatives  la scurit alimentaire et la protection des consommateurs .
Ce Parlement et la Commission n ' ont pas mnag leurs efforts afin de mettre en place les contrles devant empcher toute rapparition de la menace de l ' ESB ou de la dioxine , qui a pes lourdement sur les agriculteurs et le secteur alimentaire et suscit tant de craintes parmi les consommateurs .
<P>
Nous avons appris une leon  nos dpens , mais elle a marqu un tournant dans la production alimentaire de l ' Union europenne et nous pourrons bnficier des enseignements retirs  long terme .
Il n ' y a pas de place pour les dissidents dans ce nouveau rgime et ceux qui se trouvent en infraction doivent tre fermement condamns .
<P>
Et mme si le moment n ' est pas venu de pointer du doigt , je pense que les agriculteurs ont t , dans une large mesure , les victimes innocentes de certaines franges du secteur de l ' alimentation animale , certains n ' hsitant pas  intgrer des boues d ' puration dans l ' alimentation animale , alors que d ' autres continuaient  utiliser des farines animales illgales .
<SPEAKER ID=41 NAME="Byrne">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , laissez-moi tout d ' abord remercier Mme Paulsen ainsi que la commission de l ' environnement , de la sant publique et de la politique des consommateurs pour le soutien massif adress  cette proposition de la Commission concernant le contrle de l ' alimentation animale .
Je tiens galement  remercier le Parlement , puisque l ' adoption de cette proposition marquera la ralisation d ' un de mes premiers engagements visant  amliorer la qualit et la scurit alimentaire .
<P>
Comme vous le savez , la proposition s ' articule autour de trois axes principaux .
Le premier est l ' obligation pour les tats membres de disposer de plans d ' intervention afin de pourvoir faire face aux urgences dans le domaine alimentaire .
Deuximement , la proposition fournira une base juridique pour l ' adoption de mesures de prvention destines aux produits issus de la Communaut .
Troisimement , elle fournira un systme d ' change d ' informations dans le domaine de l ' alimentation animale , avec une rfrence particulire au systme d ' alerte rapide .
<P>
La position commune adopte par le Conseil en fvrier dernier , galement adopte par la Commission , a amlior la proposition de la Commission .
Ses trois axes principaux ont t abords de faon approprie dans la position commune , qui reprend galement de nombreuses suggestions faites par le Parlement en premire lecture .
<P>
Je suis satisfait de constater que ceci est conforme aux parties les plus fondamentales de la position commune .
En ce qui concerne les amendements proposs , la Commission peut accepter les amendements 1 , 2 , 3 et 4 , qui amlioreront la clart du texte .
La Commission peut galement accepter l ' amendement 5 , car il tient compte de l ' volution d ' autres rglementations importantes dans ce secteur , telle que la rglementation sur les EST adopte par le Parlement europen lors de la dernire priode de session .
En principe , la Commission accepte la demande lgitime d ' informer le Parlement europen des rsultats des inspections .
Toutefois , la formulation de l ' amendement 6 ne peut tre accepte car elle ne prvoit pas l ' information des autres tats membres dans un souci de cohrence .
J ' ai cru comprendre que vous avez l ' intention de prsenter un amendement oral afin d ' inclure cette rfrence ; si cela peut se faire , je serai en position d ' accepter cet amendement galement .
Si cet amendement oral est dpos , il remplacera l ' amendement 5 .
Le cas chant , la Commission pourra l ' accepter .
<P>
En rsum , je suis heureux de vous dire que la Commission peut accepter les amendements 1 , 2 , 3 et 4 .
L ' amendement 5 est accept et l ' amendement 6 est refus , sauf dans la forme suggre , qui pourrait tre propose par le Parlement .
<P>
Les cinq amendements au rapport Paulsen sont corrects en termes de principe et j ' espre que le Conseil sera galement d ' avis qu ' ils mritent d ' tre intgrs dans la directive finale .
<P>
Dans ce dossier , toutes les institutions ont fait preuve de bonne volont et j ' espre que la directive finale pourra tre rapidement adopte .
Je tiens  remercier le Parlement europen pour l ' approche constructive dont il la fait preuve sur ce dossier .
<SPEAKER ID=42 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain , mardi ,  12 heures .
<CHAPTER ID=6>
Mobilit dans l ' enseignement et la formation
<SPEAKER ID=43 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle la recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0115 / 2001 ) , au nom de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports , relative  la position commune du Conseil en vue de l ' adoption d ' une recommandation du Parlement europen et du Conseil relative  la mobilit dans la Communaut des tudiants , des personnes en formation , des jeunes volontaires , des enseignants et des formateurs ( 13258 / 1 / 2000 - C5-0029 / 2001 - 2000 / 0021 ( COD ) ) ( Rapporteur : M. Evans )
<SPEAKER ID=44 NAME="Evans, Robert J">
Monsieur le Prsident , ce rapport dcoule d ' une proposition prsente en janvier 2000 , proposition rdige aux termes des articles 149 et 150 , qui invitait les tats membres  encourager la mobilit des personnes en formation , en stage , en emploi volontaire ainsi que les enseignants et les formateurs se trouvant , au titre d ' un programme europen ou non , dans un tat membre .
Lorsque cette recommandation de la Commission a t prsente au Parlement , il s ' est rapidement avr qu ' il s ' agissait d ' un document imparfait , ce que la Commission a elle-mme reconnu .
Rtrospectivement , il aurait peut-tre t plus simple de la rejeter il y a 18 mois et de tout recommencer , mais ce ne fut pas le cas et nous avons fourni , mes collgues et moi-mme , un norme travail afin de pouvoir prsenter un nouveau texte au Parlement et sauver ce qui pouvait l ' tre du texte initial .
<P>
Lors de la premire lecture en octobre  Strasbourg , le Parlement a adopt des amendements qui me semblaient contribuer  la qualit du texte et j ' ai expos certaines des irrgularits ou imperfections auxquelles je viens de faire allusion .
Nous avons galement cherch  largir le champ d ' application de la proposition originale , par exemple pour inclure les chercheurs , comme l ' avait demand la commission de l ' emploi et des affaires sociales .
Troisimement , nous avons invit les tats membres et la Commission  se fixer des objectifs plus prcis afin d ' valuer les progrs raliss vers les objectifs fixs par la proposition , entre autre par l ' instauration d ' indicateurs de contrle .
<P>
Mes collgues se rappelleront peut-tre que ce rapport a t examin par le Parlement  une priode particulirement sensible pour la Commission .
Je comprends que la Commission ait cherch  respecter les limites budgtaires et ainsi rejet tous les amendements impliquant un processus de suivi .
Elle n ' a pas rejet l ' ensemble des amendements , seulement ceux qui portaient sur le suivi , un aspect trs important de la proposition .
Elle a galement rejet les amendements concernant les chercheurs , ce que j ' ai pu comprendre .
<P>
Depuis lors , j ' ai particip  de longues ngociations avec le personnel de la Commission , que je remercie pour le temps qu ' il m ' a consacr , avec la prsidence franaise , qui a accord sa priorit  ce dossier , et galement , rcemment , avec la prsidence sudoise , qui n ' a mnag ni son temps ni son nergie .
<P>
Nous avons recherch les moyens de couvrir les matires importantes suivantes : la nature du travail volontaire et les obstacles administratifs , financiers , linguistiques et culturels  la mobilit .
La position commune  laquelle nous sommes parvenus contribue  la clart du texte , particulirement en ce qui concerne les ressortissants de pays tiers .
Elle rejette toutefois la plupart des amendements du Parlement sur la scurit et la protection sociale , matires qui nous semblaient cruciales pour certains groupes d ' intrt ; les tudiants , les enseignants et d ' autres encore .
Voil pourquoi nous avons d apporter quelques amendements  la position commune .
<P>
J ' ai prsent six amendements en deuxime lecture , concernant plus particulirement le plan d ' action lanc par le sommet de Nice , qu ' il importe d ' voquer car il clarifie de nombreux points qui nous semblent d ' importance .
J ' ai demand l ' organisation d ' actions de suivi par les tats membres .
J ' ai cherch des moyens de rduire les cots administratifs dcoulant de cette recommandation .
J ' ai clarifi , je l ' espre , la nature du suivi  effectuer par la Commission et j ' ai retir un lment inutile et potentiellement dangereux introduit dans la position commune .
<P>
Tous ces amendements peuvent tre adopts et j ' ai repris mes consultations avec la prsidence sudoise afin de veiller  leur viabilit .
Il reste un ou deux dtails techniques que j ' aimerais soulever demain sous forme d ' amendements oraux dans un souci de prcision et de cohrence linguistique .
Je veux que ce rapport soit d ' une clart absolue afin qu ' il puisse tre adopt et que les tats membres sachent parfaitement ce que l ' on attend d ' eux .
Grce  ce rapport , nous pourrons raliser quelques progrs , transitoires , vers la mobilit des enseignants , des tudiants , des universitaires et autres , afin qu ' ils puissent effectivement passer d ' un tat membre  un autre , que cette mobilit devienne une ralit et que nous franchissions une nouvelle tape .
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="NL" NAME="Martens">
Monsieur le Prsident , avant ceci , nous avons parl de la directive relative au tabac , un thme trs controversable avec de nombreux intrts contradictoires .
Nous parlons  prsent d ' un rapport faisant l ' objet , d ' aprs moi , de peu de divergences d ' opinion .
Au sein de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports , le rapport a t approuv  l ' unanimit et je flicite le rapporteur , M. Evans .
Je suis satisfaite de ce rapport .
Il amliore encore la position commune et a galement pu tenir compte des conclusions du Sommet de Nice .
Le programme sur la mobilit offre aux tudiants , aux enseignants , aux volontaires , aux stagiaires et autres la possibilit d ' acqurir de l ' exprience  l ' tranger .
Avec un march intrieur fonctionnant de mieux en mieux , o les gens vont de plus en plus frquemment travailler dans d ' autres pays , et avec une socit de plus en plus multiculturelle , cela est extrmement important .
Cette exprience peut contribuer  une meilleure connaissance de diverses langues et cultures , mme dans les pays europens .
<P>
Peut-tre encore plus important , Monsieur le Prsident est le fait que les participants sont de plus en plus conscients de l ' Europe , de la pense europenne et de l ' importance de la collaboration europenne .
C ' est la raison pour laquelle il s ' agit aussi d ' un bon programme , particulirement important .
C ' est galement la raison pour laquelle il est dommage que ceux qui souhaitent profiter du programme de mobilit doivent , comme chacun le sait , surmonter pas mal d ' obstacles .
Des obstacles , par exemple , sur le plan de la scurit sociale , de l ' assurance soins de sant , des permis de sjour , de la reconnaissance des units capitalisables , des problmes linguistiques et autres .
<P>
La premire lecture a constitu un premier pas vers des mesures visant  supprimer ces obstacles .
Dans la position commune , je pense que l ' on est parvenu  un bon compromis . Il s ' agit en tout cas  nouveau d ' un pas en avant .
Le texte de la recommandation a ainsi pu tre encore amlior .
Nous avons davantage de garanties permettant d ' viter que les tats membres n ' utilisent les liberts offertes par le trait d ' une manire entravant en fait inutilement la libre circulation des personnes .
<P>
Je veux aussi profiter de cette occasion pour exposer une fois de plus un problme existant dj depuis des annes , connu galement depuis des annes , et  propos duquel des plaintes sont mises pratiquement lors de chaque visite dans la circonscription . Je parle ici de la bureaucratie considrable  laquelle tous ceux qui souhaitent profiter de ce programme sont confronts .
Il s ' agit d ' une norme paperasserie bureaucratique .
Je suis ds lors heureuse que le rapport ayant fait l ' objet d ' un vote cette semaine prvoie une valuation , un rapport sur l ' excution du programme et les mesures prises sur ce terrain par les tats membres .
J ' espre , Monsieur le Prsident , que l ' on pourra galement y inclure les mthodes et la procdure compliques .
<P>
J ' applaudis , enfin , au projet de la Commission visant  rdiger une recommandation similaire pour les chercheurs .
Le rapporteur l ' a dj dit : ils rencontrent les mmes obstacles , et je suis heureuse que la Commission espre pouvoir prsenter une recommandation  ce sujet prochainement .
<SPEAKER ID=46 LANGUAGE="DA" NAME="Andreasen">
Monsieur le Prsident , je prends la parole afin de vous faire part de ma joie  l ' gard du rsultat obtenu .
C ' est un grand jour pour la politique de l ' ducation partout en Europe .
L ' adoption de la prsente recommandation entranera immanquablement une plus grande mobilit parmi les tudiants et les autres personnes qui suivent une formation , et la mobilit des tudiants constitue un lment essentiel au dveloppement ultrieur de l ' Union europenne .
Plus le nombre de personnes se rendant , pour une certaine priode , dans un autre pays - pour des raisons scolaires ou professionnelles - sera lev , meilleure sera la comprhension entre les peuples sur les plans humain , culturel et professionnel .
La comprhension mutuelle constitue l ' lment qui consolidera l ' Union europenne ,  l ' image d ' un tube de colle .
Plus grande sera la mobilit des tudiants et autres , plus forte sera cette colle ncessaire  la consolidation du projet europen .
<P>
L ' autre principal avantage est reprsent par le fait qu ' on enregistrera une meilleure adaptation de la main-d ' uvre au march international de l ' emploi ainsi qu ' au march du travail de l ' avenir , qui sera caractris par la flexibilit et les capacits de reconversion .
L ' Europe doit tre en mesure de rpondre  ces exigences si nous voulons nourrir l ' espoir de ne pas tre distancs par les autres principaux acteurs conomiques sur la scne internationale .
Les tudiants et les travailleurs amricains bnficient d ' un taux de mobilit trs lev .
Il s ' agit trs certainement d ' un domaine  propos duquel nous avons beaucoup  apprendre des Amricains .
<P>
Je tiens donc  remercier trs chaleureusement M. Evans - et  le fliciter - pour l ' acharnement qu ' il a dploy pour rdiger cet excellent rapport .
Je tiens galement  exprimer ma joie de constater que la prsente recommandation s ' adresse aux ressortissants des pays candidats de l ' Europe centrale et orientale , car il est capital de permettre  des jeunes des pays candidats de participer galement aux programmes de formation mis en uvre par l ' UE .
 ce propos , on peut se demander si les programmes de formation de l ' UE sont suffisants .
Il y aurait lieu de voir si on ne pourrait pas amliorer leur efficacit et s ' ils ne pourraient pas tre largis afin de permettre  davantage de jeunes d ' tudier dans un pays tranger .
Il faudrait permettre  tous les jeunes de se rendre tt ou tard dans un autre pays pour y suivre une formation et , paralllement , il faudrait permettre aux professeurs et aux stagiaires d ' acqurir des expriences ailleurs .
La prsente proposition labore par M. Evans va dans la bonne voie .
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="DE" NAME="Karas">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , l ' unanimit au sein de la commission nous a montr que , dans l ' ensemble , nous tions satisfaits des progrs raliss depuis notre dbat du 4 octobre dernier .
Les amendements ont permis de peaufiner le projet de loi et d ' en faire un instrument plus actuel et dpourvu de lourdeur bureaucratique .
Toutefois , dans la pratique quotidienne , nous sommes loin d ' avoir atteint notre objectif .
Nous devons tout mettre en uvre pour appliquer les conventions et pour que les liberts , que nous revendiquons en tant que principe de l ' Union europenne , dterminent galement la vie quotidienne de tous les citoyens europens et pas seulement des jeunes .
<P>
Mes chers collgues , depuis l ' introduction du march unique , la mobilit des citoyens s ' est certes renforce mais nous pouvons encore l ' amliorer .
Par ailleurs , nous devons supprimer tous les obstacles qui entravent la libre circulation des personnes .
L ' galit des droits et des avantages , la reconnaissance des formations accomplies  l ' tranger , la promotion de la diversit linguistique , de l ' change d ' informations et la suppression des obstacles administratifs et financiers ne doivent pas tre uniquement couchs dans un plan d ' action mais appliqus dans la pratique .
L ' une des oratrices qui m ' a prcd nous a d ' ailleurs rappel que nous n ' avons pas encore atteint notre objectif en matire d ' imposition , de reconnaissance des rgimes d ' assurance maladie , en matire de rglementation du travail et de rglementation sociale , d ' assurances sociales et de reconnaissance mutuelle des titres d ' tudes !
Voil pourquoi j ' insiste pour que , dans toutes ces matires , nous utilisions davantage le principe europen d ' interdiction de discrimination car la mobilit a galement besoin du soutien social et de certains standards minimaux afin que celui qui jouit de la mobilit ne soit pas ls sur un autre plan .
<SPEAKER ID=48 NAME="Reding">
Monsieur le Prsident , la mobilit est un des thmes qui tiennent  cur  la Commission .
Nous y attachons une importance fondamentale - comme l ' ont dit les collgues parlementaires - tant pour l ' enrichissement personnel de l ' individu que pour la construction de la grande famille europenne .
Etre mobile , c ' est connatre l ' autre , c ' est mieux travailler ensemble , aprs les tudes galement .
<P>
Monsieur Evans , je voudrais vous remercier infiniment pour le travail que vous avez fourni , pour votre engagement et pour vos efforts en vue de trouver des solutions  des problmes qui ne sont pas toujours faciles en raison de barrires institutionnelles qui , malheureusement , nous empchent d ' avancer aussi rapidement que chacun d ' entre nous voudrait le faire .
<P>
Le Parlement europen a fait preuve d ' une excellente coopration .
Outre M. Evans , je voudrais remercier tous les membres de la Commission qui ont contribu  ce que Parlement , Conseil et Commission trouvent ensemble des solutions au terme d ' une longue procdure .
<P>
Le texte de la position commune du Conseil sur lequel le Parlement doit se prononcer est le rsultat d ' un long dbat entre les trois institutions ; je pense que le texte final correspond aux attentes de tous les acteurs de la mobilit en Europe , mme si je suis d ' accord avec les parlementaires pour dire qu ' un texte ne suffit pas , qu ' il doit tre suivi d ' actions concrtes .
<P>
Mais en poursuivant le dbat sur la recommandation , je pense que nous avanons nanmoins dans la voie propose par les sommets de Lisbonne et de Nice , qui ont prconis que les politiques en matire d ' ducation et de formation jouent un rle majeur dans la croissance conomique et le renouveau social europen , et qui ont donc fait de la mobilit un des enjeux de ces politiques .
<P>
C ' est aussi dans cette perspective , Monsieur le Prsident , que l ' on doit comprendre le plan d ' action pour la mobilit entrin par le Conseil de Nice , car il apporte un complment oprationnel aux mesures prvues par la recommandation et constitue l ' expression d ' un nouvel engagement des tats membres en faveur de la mobilit .
S ' agissant d ' engagement , je voudrais insister sur celui de mon collgue , M. Busquin , qui uvre activement pour que la mobilit des chercheurs suive la mme logique .
<P>
Avant de vous exposer la position que la Commission entend adopter lors de cette deuxime lecture , vous me permettrez de revenir sur les amendements adopts par le Parlement en premire lecture parce que votre rapporteur en a parl .
<P>
Je suis heureuse de pouvoir constater que tant la Commission , dans sa proposition modifie du 9 novembre dernier , que le Conseil , dans sa proposition du 19 janvier dernier , ont retenu , soit intgralement , soit en partie , une large majorit de ces amendements , surtout ceux qui apportaient des prcisions au texte pour renforcer l ' action communautaire .
Le texte de la position commune reprend ainsi 40 amendements sur les 56 vots par le Parlement en premire lecture .
<P>
Maintenant , en deuxime lecture , M. Evans propose 6 amendements  la position commune , sur lesquels je vais me prononcer .
Certains de ces amendements ajoutent une rfrence explicite au plan d ' action pour la mobilit en tant qu ' acte juridique nouveau portant sur le domaine de la mobilit ; ce sont les amendements 1 et 3 .
Ils visent donc  crer une synergie entre ces deux initiatives ; et qui dit synergie dit aussi accord de la Commission , parce que nous sommes d ' accord avec les deux textes .
Je voudrais nanmoins , dans le considrant modifi par l ' amendement n  1 , ajouter la rfrence au Conseil de Nice qui tait initialement prvue  l ' amendement n  3 .
Il s ' agit , en fait , d ' une correction minime qui n ' altre pas le contenu .
<P>
Je suis aussi d ' accord avec les amendements 2 et 4 qui apportent des prcisions sur le suivi de la recommandation , notamment sur le calendrier et le contenu des rapports des tats membres et de la Commission concernant la mise en uvre de la recommandation .
<P>
Je considre galement que les prcisions souhaites par le Parlement dans son amendement 3 en ce qui concerne le profil des membres du groupe d ' experts , sont tout  fait pertinentes ; finalement , je me rallie au point de vue de la commission de la culture du Parlement qui propose d ' enlever la prcision temporelle - je cite - jusqu '  un an , en principe , dans la dfinition de la mobilit et des activits de volontariat dans les amendements 5 et 6 .
Ceci revient  une formulation plus souple , selon laquelle la mobilit vise par la recommandation est la mobilit de dure limite telle qu ' elle figurait dans la proposition initiale de la Commission .
<P>
Donc , vous voyez , cher rapporteur , que la Commission peut accepter les 6 amendements proposs en deuxime lecture moyennant une lgre reformulation  l ' amendement 3 .
 notre avis , cette convergence des points de vue du Parlement , de la Commission et - j ' en suis sre - aussi du Conseil , montre que nous suivons tous la mme direction .
<P>
Je voudrais encore , Monsieur le Prsident , remercier le Parlement qui a toujours compris l ' importance de la mobilit , et qui a toujours marqu sa volont de cooprer tout au long de la procdure , mme  des moments difficiles - n ' est-ce pas , Monsieur le rapporteur ?
Nous sommes parvenus  un accord non pas politique , mais qui concerne les besoins profonds de nos tudiants et de nos professeurs .
<P>
Je voudrais aussi rappeler le rle important assign au Parlement , dans des initiatives communautaires concernant la mobilit , telles que la communication sur les nouveaux marchs europens de travail qui prvoit notamment la cration d ' une task force de haut niveau sur les comptences et la mobilit , ou encore dans l ' Agenda social qui prconise la modernisation des rgles visant  assurer le maintien des droits sociaux des travailleurs en matire de mobilit .
Je voudrais rappeler ce texte aux parlementaires qui ont trs justement fait remarquer qu ' un des grands problmes non encore rsolus relve du domaine social .
<P>
Enfin , j ' aimerais dire combien je m ' engage , au nom de la toute la Commission ,  mettre en place rapidement le dispositif prvu par la recommandation .
Ce mcanisme nous permettra d ' assurer un suivi dans le cadre d ' une action conjointe des tats membres ; par l , j ' entends rpondre aux proccupations lgitimes que le Parlement a exprimes tout au long de la procdure concernant un suivi vritablement efficace .
<SPEAKER ID=49 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  12 heures .
<CHAPTER ID=7>
Les nouvelles technologies dans l ' ducation de demain
<SPEAKER ID=50 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle , en discussion commune , au nom de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports ,
<P>
d ' une part , les trois rapports suivants :
<P>
A5-0299 / 2000 de M. Alavanos sur le rapport de la Commission au Conseil et au Parlement europen " Penser l ' ducation de demain , promouvoir l ' innovation avec les nouvelles technologies " ( COM ( 2000 ) 23 - C5-0147 / 2000 - 2000 / 2090 ( COS ) ) ;
<P>
A5-0302 / 2000 de M. Perry sur le rapport de la Commission - Mise en uvre du Livre blanc " Enseigner et apprendre : Vers la socit cognitive " ( COM ( 1999 ) 750 - C5-0145 / 2000 - 2000 / 2088 ( COS ) ) ;
<P>
A5-0152 / 2001 de M. Mauro sur les communications de la Commission sur l ' initiative et le plan d ' action 2001-2004 " e-Learning - Penser l ' ducation de demain " ( COM ( 2000 ) 318 - C5-0741 / 2000 et COM ( 2001 ) 172 - C5-0151 / 2001 - 2000 / 2337 ( COS ) ) ;
<P>
et d ' autre part , la question orale suivante :
<P>
B5-0168 / 2001  la Commission relative au rapport sur les futurs objectifs des systmes d ' ducation et de formation .
<P>
Pour commencer , le rapporteur , M. Alavanos , a la parole .
<SPEAKER ID=51 NAME="Alavanos">
Monsieur le Prsident , le rapport dont j ' ai t charg par la commission de la culture repose sur un texte de la Commission , publi en janvier 2000 et intitul " Penser l ' ducation de demain , promouvoir l ' innovation avec les nouvelles technologies " .
Certes , depuis lors , le Conseil europen a beaucoup avanc , et en mars , nous avons ainsi eu , dans les conclusions de Lisbonne , les positions concernant la transition vers une conomie comptitive , dynamique et fonde sur la connaissance ; dans le mme temps , le Conseil europen de Santa Maria da Feira a donn lieu aux initiatives relatives  l ' e-Europe et  l ' " e-Learning " .
D ' un ct , ce texte de la Commission a t dpass par les faits .
Mais de l ' autre ct , il a permis  la commission de la culture du Parlement europen de dterminer certaines orientations gnrales en rapport avec les politiques de l ' Union europenne , qui n ' est plus seulement un espace montaire et conomique , mais aussi un espace ducatif . L ' Union europenne a un rle  jouer dans le dveloppement de la socit de l ' apprentissage .
<P>
Ces principes et ces positionnements gnraux , pourrait-on dire , sont compris dans le rapport dont j ' ai t charg . Je vais essayer de donner succinctement le dcalogue des points qui me paraissent les plus importants .
<P>
Premirement , l ' Union europenne ne fait pas figure de pionnire au niveau mondial .
Elle accuse un retard important , notamment par rapport aux tats-Unis . Les tablissements ducatifs connaissent un sous-quipement en technologies de l ' information et de l ' ducation ; de ce point de vue , il faut tirer le signal d ' alarme et passer  la vitesse suprieure .
Ce qui signifie qu ' il ne s ' agit pas d ' imiter les tats-Unis , mais de mettre en place un modle d ' intgration de ces technologies , qui sera bas sur les principes culturels propres  l ' Union europenne .
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Deuximement , les questions lies  la technologie ,  l ' information et  la communication comportent de multiples risques de discriminations , d ' ingalits , d ' exclusions , de reproduction du foss bien connu entre l ' Europe du Nord et l ' Europe du Sud , cette fois au niveau technologique .
Il y a un risque d ' ingalits entre les pays , les rgions , les groupes sociaux , entre les mineurs et les adultes , les hommes et les femmes , les lves et les parents , et entre les coles prives et publiques .
Nous devons tenir compte de tous ces risques pour mettre en place une socit du savoir rgie par les principes de justice , de cohsion et d ' galit .
<P>
Troisimement , si nous marquons notre accord  une prsence dynamique de l ' Union europenne dans ce domaine , paralllement aux efforts des pays et  la coordination de ces efforts , nous devons toujours garder  l ' esprit les spcificits de chaque pays , ses particularits culturelles , et la diversit qui existe au sein de l ' Union europenne , notamment le plurilinguisme .
Il y a une diffrence entre les grandes langues et les petites langues . Il faut viter l ' hgmonie d ' une ou de plusieurs langues , et tre attentif aux difficults particulires de ces langues moins rpandues qui ne s ' crivent pas en caractres latins .
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Quatrimement , il importe de contribuer aux moyens tendant  faciliter la diffusion de ces technologies , ce qui implique un accs meilleur march et des mesures spcifiques telles que des tarifs prfrentiels , des mesures fiscales permettant de les intgrer dans les tablissements ducatifs , une intervention visant  rduire les prix des tlcommunications , en particulier pour ce qui est du cot d ' accs  l ' Internet .
<P>
Cinquimement , il ne faudrait pas enfermer ces technologies dans les trois degrs de l ' enseignement et dans sa structure classique , mais penser galement aux adultes ,  la formation tout au long de la vie ,  tous ces gens qui se trouvent en dehors de la filire et du processus d ' ducation formelle , compte tenu du rle important que ces technologies peuvent jouer dans la lutte contre le chmage .
<P>
Siximement , il faut arriver  un modle humain qui ne repose pas sur la surcharge informatique , mais qui aille de pair avec la ncessit d ' accorder du temps aux lves , de leur permettre de cultiver leur imagination et leur crativit dans d ' autres domaines et de dvelopper la communication en milieu scolaire .
Rejetons les technologies qui individualiseront , isoleront et alineront l ' lve .
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Septimement , il y a lieu d ' accorder une attention particulire  la formation des enseignants , pour viter qu ' ils ne deviennent des ordinateurs-muses dans les coles .
Cela implique d ' accorder galement une certaine attention aux comptences , mais aussi  l ' approche pdagogique et critique de ces technologies .
<P>
Huitimement , il ne faut pas avoir seulement des procdures imposes d ' en haut , mais une interaction avec la socit du fait de la diversit des situations et de la complexit des problmes .
Dans le cadre de ces procdures , il ne faut se borner  introduire des ordinateurs dans les coles , mais promouvoir la participation d ' associations de parents , de psychologues et d ' enseignants .
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Neuvimement , en raison de la rapidit d ' volution et d ' obsolescence de ces technologies , il convient d ' tudier les questions budgtaires , d ' infrastructure technologique et de suivi pdagogique .
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Et , diximement , la Commission , qui a pris des initiatives importantes - notamment par l ' entremise de Mme Reding - devrait peut-tre attacher une attention plus grande  l ' tude des consquences de ces technologies dans les coles , au rle des fonds structurels ,  l ' change d ' expriences entre les pays , etc .
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Pour conclure , Monsieur le Prsident , je souhaite dire que certains de mes collgues auront peut-tre des objections sur un point ou l ' autre . Moi-mme , j ' en ai sur le paragraphe 23 , portant sur une acceptation gnrale de la dclaration de Bologne .
Mais ce rapport a t soutenu et vot  l ' unanimit par la commission , et j ' espre qu ' il en ira de mme en sance plnire .
<SPEAKER ID=52 NAME="Perry">
Monsieur le Prsident , je suis sr que ce Parlement , la Commission et le Conseil considrent l ' ducation comme une matire importante .
Le prsident Kennedy a dit de l ' Amrique : " Notre progrs en tant qu ' union ne peut tre plus rapide que notre progrs dans l ' ducation .
" Ce qui tait vrai pour l ' Amrique d ' alors est certainement vrai pour l ' Europe d ' aujourd ' hui .
<P>
Je suis certain que nous considrons tous , galement , que la responsabilit premire en matire d ' ducation incombe aux tats membres .
N ' oublions pas que cette responsabilit premire relve des tudiants et des enseignants eux-mmes .
Nous devons galement faire tout ce que nous pouvons afin d ' accorder plus d ' autonomie aux coles et institutions d ' enseignement suprieur .
La question  laquelle il nous faut rpondre est : que peut faire l ' Europe ?
Que pouvons-nous apporter  l ' conomie de l ' ducation ?
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L ' existence mme de ce dbat montre que le Parlement europen , comme la Commission et le Conseil , a cherch  renforcer le rle de l ' Europe en matire d ' ducation .
La prosprit de notre continent dpend du niveau d ' ducation propos  nos citoyens .
<P>
Les autres rapports dont nous dbattons ce soir traitent du prsent et du futur .
Mon rapport porte principalement sur le pass .
Il est critique  certains gards , mais critique envers les actions passes plutt qu ' envers la situation actuelle .
Mon rapport s ' intitule : Livre Blanc " Enseigner et apprendre : Vers la socit cognitive " .
Il s ' agit d ' un titre impressionnant , mais je ne suis pas certain que le rapport soit aussi positif que son titre ne le laisse entendre .
<P>
Aprs Lisbonne et Stockholm , l ' importance que l ' Europe accorde au dveloppement de l ' conomie du savoir ne fait plus aucun doute .
Je suis convaincu que , sous les auspices de la commissaire Reding et de son quipe , la rponse de la Commission  la nouvelle priorit accorde  l ' ducation par les sommets de Lisbonne et Stockholm sera meilleure que celle dont mon rapport fait tat .
Je dois avouer que la lecture de la communication de la Commission m ' a laiss perplexe quant aux progrs accomplis dans la direction d ' une socit du savoir , au point d ' avoir des doutes concernant la vritable direction que nous voulions emprunter .
Hlas , j ' ai trouv ce document vague , refltant l ' absence d ' action relle au cours des dernires annes ,  certaines exceptions prs .
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Les objectifs principaux poursuivis par la Commission dans la mise en uvre de ce Livre blanc semblaient louables : dvelopper l ' employabilit et augmenter le potentiel des connaissances .
Je ne comprend pas bien ce que signifiait " contribuer  la construction d ' une Europe des citoyens " - phrase qui semblait tre en vogue il y a quelques annes .
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Malheureusement , le rapport de la Commission ne cite rellement aucun progrs concret ralis par la Commission dans les cinq objectifs fixs .
Le ton est assez enthousiaste , mais le texte reste vague en terme d ' impact de certaines actions .
Ce que le public veut savoir , et ce que nous voulons savoir - certainement en tant qu ' autorit budgtaire- c ' est quel a t l ' investissement ralis .
Combien de fonds nouveaux ( et non pas de fonds existants dj dans d ' autres programmes ) ont t dbloqus ?
Quel est la valeur ajoute europenne des mesures prises ?
Quels rsultats a-t-on obtenu ?
Et quels enseignements ont t tirs pour l ' avenir ?
Je demande  la Commission de veiller  ce que ces informations nous soient donnes afin qu '  l ' avenir nous puissions , en tant qu ' autorit budgtaire , rclamer un meilleur financement de ce travail trs important .
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De nombreux projets rclament certainement plus d ' attention : le systme de transfert " d ' units valeurs " europen , par exemple .
Mais comme le dbat de tout  l ' heure l ' a montr , 40 ans aprs la naissance de l ' Union europenne , 15 ans aprs l ' Acte unique , il n ' existe pas encore de vritable reconnaissance mutuelle des qualifications acadmiques en Europe .
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Certaines choses peuvent et doivent tre faites au niveau europen .
La grande diversit linguistique de l ' Europe reprsente certains problmes et certains atouts .
J ' ai envie de dire : soyons ralistes , plutt que trop idalistes .
Pouvons-nous demander aux tats membres de ne permettre l ' accs  l ' enseignement suprieur qu ' aux personnes possdant une qualification dans une langue moderne diffrente de la leur ?
Dans certains tats membres , ce n ' est pas encore une exigence .
Nous devons certainement accorder plus d ' importance aux technologies de l ' information , mais ce problme est trait dans d ' autres rapports .
Je ne l ' aborderai pas .
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Le march unique requiert une main-d ' uvre bien plus mobile que celle d ' aujourd ' hui .
La mobilit en Europe est  peu prs deux fois moindre que la mobilit aux tats-Unis .
Nous devons rendre notre main-d ' uvre plus mobile , ce qui implique que l ' Europe octroie plus de ressources  l ' orientation professionnelle et  l ' exprience en entreprise .
Je suis certain que les services d ' orientation professionnelle ne disposent pas des ressources suffisantes pour informer les tudiants des opportunits offertes par le march unique en Europe .
<P>
J ' ajouterai toutefois que ce travail n ' incombe pas  la Commission seule .
Laissez-moi faire une suggestion quant  la manire dont le Parlement pourrait apporter sa contribution .
Nous soutenons , bien sr , les changes dans le cadre des programmes Erasmus , Socrates , etc . ,  l ' Institut d ' ducation europen de Florence , mais trop peu d ' tudiants profitent de ces programmes .
<P>
Je pense depuis longtemps que les cent millions d ' euros que nous dpensons chaque anne pour utiliser ce btiment une fois par mois constitue un terrible gaspillage de ressources .
Je suggre que nous rflchissions  l ' ventualit de transformer ce btiment en universit europenne .
Ce serait positif pour les tudiants d ' Europe , pour la ville de Strasbourg , pour la France , pour le Parlement et pour l ' Europe .
<SPEAKER ID=53 LANGUAGE="IT" NAME="Mauro">
Monsieur le Prsident , tout en reprenant certains des thmes dj voqus par notre collgue Alavanos , je voudrais contribuer au dbat en axant mon intervention sur la description de certains aspects du cadre dans lequel nous nous trouvons et sur lequel l ' initiative " e-Learning " aura des rpercussions ,  mon avis , en prcisant deux aspects fondamentaux , lesquels constituent , je crois , les mrites principaux des deux documents de la Commission : la communication , d ' abord , et le plan d ' action , ensuite .
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Une juste interprtation du principe de subsidiarit : le plan d ' action " e-Learning " a su s ' insrer dans le dbat dlicat sur l ' utilisation que font les tats de leurs systmes d ' ducation , en mettant en vidence  quel point l ' expression " un espace commun dans le secteur de l ' ducation " est une expression sense , positive ,  laquelle nous devons faire confiance sans craindre de nuire aux identits culturelles de nos pays .
Et le thme des nouvelles technologies est certainement l ' un de ceux sur lesquels on peut le plus travailler pour valoriser ces aspects communs .
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Le second aspect positif rside , selon moi , dans le fait que le plan d ' action " e-Learning " favorise une lecture positive et , je dirais galement sociale de certains phnomnes typiques de la globalisation .
En ce sens , j ' ai envie de dire que le plan d ' action correspond en quelque sorte  certaines craintes de notre collgue Alavanos car , indubitablement , il organise les possibilits d ' accs  la socit de la connaissance de manire  viter des dsquilibres et , je dirais aussi ,  donner un nouveau sens  la collaboration entre les institutions publiques et prives .
En quelque sorte , l ' aspect spcifique est valoris et mis  contribution , c ' est--dire que les systmes d ' instruction et les systmes ducatifs d ' une nation prvalent dans tous les cas sur tout autre systme , y compris mme sur les systmes de gouvernement , et ils doivent donc bnficier d ' un effort maximal de la part de tous les acteurs de la cration d ' une welfare community .
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Avant de m ' arrter sur certains aspects particuliers , je tiens beaucoup  remercier la Commission , et en particulier la commissaire Reding et ses collaborateurs , pour la disponibilit qu ' ils ont montre  mon gard , ainsi que les collgues de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports , de la commission des budgets et de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances , qui m ' ont apport pendant ces quelques mois une contribution extrmement prcieuse .
<P>
Je tiens  dire que , parmi les aspects plus spcifiques tudis dans mon rapport , je me suis attach , en particulier ,  la question de la formation des enseignants .
Je voudrais donner une ide de la pertinence , de l ' importance de ce thme par le biais d ' un exemple .
Lorsque Dante parcourt les chemins de l ' enfer et du purgatoire , il est accompagn par un guide : ce guide , c ' est Virgile .
Virgile est un personnage dot de hautes vertus morales mais qui a aussi  sa disposition , en cette circonstance , le meilleur de tout ce que la technologie de la culture classique peut lui offrir .
Virgile utilise , par exemple , la technologie et la technique de la mtaphore , et il s ' en sert pour que Dante parvienne  une connaissance suprieure , pour qu ' il puisse comprendre davantage et mieux le sens du monde dans lequel il vit .
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Alors , aujourd ' hui , si nous ne mettons pas les enseignants europens en mesure de se servir utilement et de manire raliste des nouvelles technologies , nous en faisons des Virgile privs de moyens , c ' est--dire des Virgile qui seront incapables de permettre  Dante - le Dante que chacun d ' eux a comme lve - de parcourir la route qui le mne  la purification et  la connaissance , parce qu ' ils ne disposent pas des nouvelles mtaphores , des nouvelles structures , des nouvelles technologies numriques permettant de tirer parti d ' un systme ducatif enfin libr de ses liens avec une culture souvent fragmentaire et brouillonne .
<P>
C ' est en ce sens que le thme de la formation des enseignants est absolument prioritaire et les efforts que certains passages du plan d ' action laissent entrevoir doivent sans aucun doute tre augments et privilgis .
Il faut les augmenter et les privilgier , parce que nous avons tous le devoir de comprendre que l ' action " e-Learning " a comme consquence non seulement une rforme de certains lments de nos systmes ducatifs , mais une vritable rforme des esprits .
Nous devrions parvenir  expliciter  quel point et comment cette mutation est ncessaire au sein des systmes ducatifs de l ' Union .
Et faire admettre que les efforts que nous ferons , y compris relativement au budget et  la prcision quant aux intentions en matire de budget , seront certainement considrables .
<P>
Pour conclure , je renouvelle mes remerciements  nos collgues et je voudrais leur confier surtout le cur de notre message , c ' est--dire , comme j ' ai voulu le souligner , que les nouvelles technologies sont un instrument , un moyen - ils ne sont pas une fin - mais ,  l ' heure actuelle , ce moyen est indispensable .
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="DE" NAME="Pack">
Monsieur le Prsident , chers collgues , j ' assure aujourd ' hui la reprsentation de M. Gargani retenu en Italie pour des raisons comprhensibles .
Dans le cadre de ce grand dbat sur la formation , nous avons introduit une requte auprs de la Commission et du Conseil - le Conseil ne peut malheureusement tre prsent aujourd ' hui - car nous pensons qu ' aujourd ' hui , alors que tout le monde parle subitement d ' un espace ducatif europen , le Parlement europen - le reprsentant lu des citoyens - , qui a toujours voqu et dfendu ce projet , que le Conseil a cependant toujours bloqu , ne peut tout simplement pas regarder en spectateur la ralisation de choses trs importantes , mais que nous appelons de nos vux depuis longtemps .
J ' estime qu ' il tait indcent ou plutt qu ' il n ' tait pas srieux de demander au Parlement le 8 fvrier d ' adopter une position quant aux futurs objectifs des systmes de formation professionnelle gnrale , prsente prcisment quatre semaines plus tard au Conseil .
C ' est intolrable !
Voil pourquoi nous avons encourag l ' organisation de ce dbat et demandons ,  l ' avenir , de pouvoir participer srieusement  la discussion .
<P>
Nous sommes tous d ' avis que ce rapport sur la formation professionnelle gnrale dans l ' Union europenne aprs le Conseil de Lisbonne constitue un grand pas en avant car il comporte des objectifs concrets et dfinit le rle futur de la formation professionnelle gnrale .
Il s ' agit en effet d ' une problmatique qui concerne l ' ensemble des citoyens europens .
Je vous rappelle une fois de plus qu ' il s ' agit , dans ce cadre , d ' un sujet que nous avons dj abord .
En tant que rapporteur sur le programme SOCRATES , je me suis battue pour cela avec mes collgues , sans rsultat .
Toutefois , je serai quand mme heureuse d ' en rcolter les fruits mme avec un peu de retard .
<P>
Nous ne devons toutefois pas perdre de vue qu ' il s ' agit dans ce cas d ' une matire politique que l ' on ne peut mettre en uvre sans le soutien des tats membres .
Ce sont en effet des sujets qui peuvent tre uniquement abords dans le cadre de la subsidiarit .
Nous pouvons citer des exemples , raliser une trame , comme c ' est le cas dans l ' un ou l ' autre pays .
Peut-tre les tats membres peuvent-ils changer leurs expriences afin d ' viter de faire deux fois la mme dcouverte .
Toutefois , nous ne pouvons gure faire plus dans ces matires .
<P>
Nous voudrions souligner galement que la mthode ouverte de coordination cre par le Conseil europen de Lisbonne et en vertu de laquelle ce rapport a t tabli , ne doit pas annuler le rle des organes prvus par les Traits .
Nous sommes d ' avis que les rflexions gnrales portant sur le rle futur de la formation professionnelle gnrale dans le cadre de la mthode ouverte de coordination doivent non seulement tenir compte de la contribution des tats membres mais avant tout de la contribution du Parlement europen et de la Commission en respectant le principe de subsidiarit .
<P>
Nous confirmons que les conclusions du Conseil europen de Stockholm et les objectifs stratgiques qu ' il a formuls peuvent constituer la base d ' un programme de travail pour la prochaine dcennie .
Mais tout cela cote de l ' argent .
Je voudrais d ' ailleurs rappeler  ces messieurs que l ' on ne peut pas toujours nous contenter de beaux discours et de grandes dclarations finales et demander  la Commission de se mettre au travail .
En fin de compte , nous sommes tous l ,  entendre de beaux discours , mais il nous manque la foi , car il nous manque l ' argent ncessaire pour toutes les choses que nous voulons mettre en place .
Esprons que la prise de conscience des chefs de gouvernement de l ' importance extrme de l ' ducation dans l ' Union europenne - plus importante que d ' aucuns ne le pensent - contribuera galement  la doter de moyens financiers .
<P>
Je voudrais faire remarquer  la Commission et au Conseil que nous souhaitons vivement que , dans l ' esprit de la collaboration interinstitutionnelle entre le Conseil , le Parlement et la Commission , le Parlement europen participe  l ' laboration du rapport de suivi ainsi que de toutes les mesures y affrentes et qui seront prises dans le cadre du programme de travail  long terme .
Je suis certain que Mme la commissaire agira dans ce sens .
J ' espre seulement que ce programme sera transmis au Conseil et que ce dernier suivra le chemin trac par Mme Reding .
Pour le reste , j ' ose esprer que nous travaillerons ensemble aux dispositions fixes dans ce programme de travail .
<SPEAKER ID=55 LANGUAGE="NL" NAME="De Clercq">
. ( NL ) Monsieur le Prsident , cher Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , j ' enfonce certainement une porte ouverte en disant que l ' enseignement et la formation deviennent sans cesse plus importants dans une conomie moderne fonde sur la connaissance , si nous voulons que l ' Europe reste comptitive par rapport aux autres continents industrialiss .
Je m ' en tiens aux recommandations reprises dans mon avis .
<P>
Premirement : dans l ' enseignement , il faut sans aucun doute accorder plus d ' attention  la formation en technologies de l ' information , et ce tant pour les lves que pour les enseignants .
Les tudiants devant se passer d ' une telle prparation risquent d ' tre exclus du dveloppement de la nouvelle conomie .
Nous accusons toujours un important retard par rapport aux tats-Unis pour ce qui est de l ' utilisation des moyens informatiques dans le domaine de l ' ducation et dans les entreprises .
Vu qu ' un quart des emplois crs au cours de la dernire dcennie ont un rapport avec la socit de l ' information , il faut se rendre compte que les tudiants doivent tre correctement prpars .
Nous devons ds lors viser une utilisation optimale des investissements publics dans le domaine de la technologie .
<P>
Deuximement : on a dj insist  maintes reprises sur la ncessit de rapprocher les tudiants des entreprises afin de former les entrepreneurs de demain .
<P>
Troisimement : la cration d ' un nombre bien plus important d ' coles de la deuxime chance est devenue ncessaire tant donn que leur nombre actuel est bien trop insuffisant .
Deux projets pilotes sont prvus en Espagne , en France et en Allemagne - les grands pays - , mais la Commission ne parle pas des autres pays .
Vu la taille des grands pays , cinq projets seraient souhaitables tandis qu ' au moins deux projets devraient tre prvus dans les pays plus petits .
En augmentant le nombre de projets pilotes , les coles de la deuxime chance pourraient devenir un instrument plus efficace pour renforcer la cohsion conomique et sociale et pour mieux lutter contre l ' exclusion .
<P>
Venons-en , enfin ,  la connaissance des langues , l ' un des principaux objectifs europens .
Notre rapporteur , que je remercie pour son rapport , estime que la connaissance de deux langues serait dj un succs .
Dans mon avis , je souhaite aller encore un peu plus loin .
Pour favoriser l ' intgration sociale et augmenter les chances des tudiants sur le march du travail , la connaissance de trois langues doit , d ' aprs moi , tre considre comme un minimum .
Pourquoi ?
Parce que de nombreux tats membres ont plus d ' une langue officielle .
La Belgique en compte trois .
L ' apprentissage des langues officielles du pays auquel appartiennent les tudiants est bien entendu d ' une importance essentielle pour l ' intgration sur le march du travail mais la connaissance d ' une langue supplmentaire en plus des langues officielles est plus que souhaitable .
Lorsque nous examinons le dernier bilan d ' Eurostat en matire de connaissances linguistiques , nous constatons alors que moins de la moiti , soit seulement 45 % , des citoyens de l ' Union europenne , sont capables de participer  une conversation dans une langue autre que leur langue maternelle .
Il y a donc du pain sur la planche , mais cela vaut aussi pour les autres points qui ont t abords au cours de ce dbat instructif .
<SPEAKER ID=56 NAME="Evans, Jillian">
Monsieur le Prsident , l ' importance de l ' apprentissage tout au long de la vie dans l ' dification d ' une socit de l ' apprentissage est fondamentale si l ' on dsire rpondre aux dfis poss par les mutations conomiques et sociales et le dveloppement durable .
 la lumire des rcentes pertes d ' emploi en Europe , le recyclage et l ' ducation seront encore plus importants pour permettre aux travailleurs de s ' adapter  la nouvelle donne et de trouver de nouveaux emplois .
Mais pour y parvenir , les ressources ncessaires doivent tre fournies .
<P>
L ' apprentissage tout au long de la vie signifie bien plus de choses que cela : il est galement important en termes d ' panouissement personnel et de dveloppement d ' une citoyennet responsable , tout en invitant nos citoyens  jouer un vritable rle au sein de leur communaut .
Il peut donc aider  briser le cercle de la pauvret et du chmage .
L ' apprentissage informel et non-acadmique peut galement constituer un excellent moyen de toucher  la fois les adultes et les jeunes des zones les plus dfavorises , qui sont les plus menacs par l ' exclusion sociale et la pauvret mais qui ont parfois un prjug ngatif envers l ' ducation officielle , ce qui les empche d ' en bnficier .
<P>
Malheureusement , le Livre blanc " Enseigner et apprendre : Vers la socit cognitive " a rat l ' occasion de produire un rapport complet , comprenant des exemples de bonne pratique , qui auraient t trs utiles pour tous les travailleurs de ce secteur .
Il ne contient pas suffisamment d ' informations concernant l ' efficacit ou la rentabilit de certaines actions et on n ' y parle pas assez de ce qui a t ralis afin de cibler certains groupes comme les femmes , les travailleurs plus gs , les immigrs , les familles en zone dfavorise , les chmeurs de longue dure et les personnes handicapes .
Alors qu ' il existe dans l ' Union europenne des universits , des instituts , des communauts ainsi que des gouvernements rgionaux et locaux qui mnent un excellent travail de pionnier dans ce domaine , le rapport n ' en fait pas vraiment tat .
Je considre donc , comme le rapporteur , que mme s ' il s ' agit d ' un rapport intrimaire , sur ce qui constitue aprs tout un Livre blanc ambitieux , il s ' agit tout de mme d ' un rsum dcevant des progrs raliss dans ce domaine trs important .
J ' espre que les rapports futurs seront plus positifs et constitueront des instruments intrinsquement utiles pour ceux qui travaillent dans l ' ducation .
<SPEAKER ID=57 NAME="Costa Neves">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , la commission des budgets attache la plus grande importance  cette matire , notamment  l ' initiative " e-Learning " , en raison de la contribution qu ' elle peut apporter aux meilleures conditions de vie et de travail des citoyens dans la nouvelle socit de l ' information ,  travers une formation approprie .
Je rappelle que dans le contexte des orientations gnrales pour 2002 , approuves le 3 avril dernier , qui reprsentent un instrument politique important en matire budgtaire , l ' initiative " e-Learning " est expressment considre comme une tape importante sur la voie de l ' objectif stratgique tabli par le Conseil europen de Lisbonne visant  garantir , grce  la connaissance , une croissance conomique durable accompagne d ' une amlioration quantitative et qualitative de l ' emploi et d ' une plus grande cohsion sociale .
Dans ce contexte , nous demandons  la Commission d ' tudier la possibilit de dfinir un cadre juridique plus appropri , permettant de complter de facto l ' action des tats membres dans ce domaine .
L ' avis de la commission des budgets , qui accompagne le rapport Mauro , va aussi dans ce sens .
Il raffirme qu ' une initiative de cette importance justifie la cration d ' un programme spcifique dot d ' une base juridique propre .
Le recours aux programmes existants , comme Leonardo , Socrates , Culture 2000 , aux programmes de recherche et aux Fonds structurels en tant que sources de financement de la nouvelle initiative apparat qui plus est mal adapte . La nouvelle initiative doit avoir une valeur propre , y compris dans le domaine du financement .
En mme temps , nous suivons avec le plus grand intrt l ' excution de l ' actuelle action prparatoire dans ce domaine dans le budget de cette anne , ds l ' an 2001 .
Je terminerai en flicitant notre collgue Mauro pour son excellent travail .
<SPEAKER ID=58 LANGUAGE="DE" NAME="Grner">
Monsieur le Prsident , je pense que nous devons avant tout considrer l ' " e-learning " comme un outil nous permettant d ' entrer dans un tout nouveau monde , d ' explorer de nouvelles possibilits , et donc de ne pas rester sur les sentiers battus .
La commission des droits de la femme et de l ' galit des chances a une fois de plus constat que les femmes taient encore largement exclues du Web .
Les activits lies  l ' Internet et tout ce qui se rapporte de prs ou de loin  la nouvelle conomie ne reprsentent pas encore pour les femmes un nouveau monde enchanteur . Ce problme a d ' ailleurs rcemment fait l ' objet d ' une grande confrence internationale  Hambourg .
Dix-huit pays y ont fait part de leurs expriences .
Il existe en effet un foss numrique .
Pour quatre hommes concerns par l ' Internet , il n ' y a qu ' une femme .
Certes l ' accs s ' amliore mais parmi ceux qui entament des tudes , on trouve 20 % seulement de femmes , pour 80 % d ' hommes .
Parmi les nouvelles entreprises cres dans le domaine de l ' Internet , celles qui sont mises sur pied par des femmes sont encore extrmement rares .
<P>
Voil pourquoi nous demandons trs concrtement que soit cr un nouvel accs  l ' Internet pour les femmes , que l ' on dveloppe pour elles un nouveau logiciel , car il y a une diffrence dans l ' utilisation , et parce que les femmes souffrent encore toujours d ' un manque de qualification en la matire .
<P>
Si nous voulons suivre les conclusions du Conseil europen de Lisbonne et crer la socit de la connaissance , nous devons accorder une attention particulire aux femmes .
Nous devons par exemple nous baser sur la coducation pour des questions prcises .
Nous devons nous engager dans de nouvelles voies .
<P>
Je pense qu ' il est essentiel que nous rattrapions notre retard de dveloppement sur les Amricains .
En effet , les femmes amricaines ont dj beaucoup plus largement accs  l ' Internet que les femmes europennes .
Elles ont mme ,  certains gards , rattrap les hommes .
Je crois que nous avons encore de bonnes chances d ' atteindre notre objectif grce  notre plan d ' action .
Voil pourquoi je vous invite , dans le cadre du plan d ' action ,  accorder une importance particulire au dveloppement d ' une participation accrue et plus spcifique des femmes  la socit de connaissance .
<SPEAKER ID=59 NAME="Reding">
Monsieur le Prsident , si j ' ai bien compris , vous me donnez la parole pour rpondre  la question orale .
Je rpondrai plus tard  la discussion des rapports .
<P>
Je voudrais remercier le collgue Gargani , qui a t reprsent par Mme Doris Pack aujourd ' hui , pour sa question orale concernant les objectifs concrets futurs des systmes d ' ducation et de formation .
<P>
Au-del de la question de savoir qui a reu quoi et quand , et quel rapport a t labor , Mme Pack a dit quelque chose de primordial .
Elle a dit que le Parlement europen tait  l ' origine de tous les combats pour que l ' ducation soit autre chose qu ' un lment rgional et national et pour que la dimension europenne de l ' ducation soit non seulement mise  l ' ordre du jour mais aussi reconnue dans ses effets bnfiques .
Nous y sommes presque arrivs , Madame Pack , parce qu ' il y a eu , depuis Lisbonne , une sorte de rvolution silencieuse , un norme pas en avant .
Or , mme si nous avons accompli cet norme pas en avant , il ne faut pas oublier que beaucoup de structures , surtout des structures nationales , en sont encore restes aux temps anciens , qui ne sont pas si anciens que cela , parce qu ' ils datent seulement d ' un an ou deux , et que donc nous avons encore des difficults  parvenir  cet quilibre entre la conception de la subsidiarit d ' un autre temps et la conception d ' une subsidiarit qui peut trs bien collaborer avec des intrts europens .
C ' est un peu le travail d ' quilibriste que je suis en train de faire , avec votre aide , en essayant d ' aller trs loin mais en veillant  ne pas dtruire la confiance de certains , qui voient d ' un mauvais il , d ' un il critique , des empitements possibles sur la subsidiarit .
<P>
Ceci dit , je voudrais rpondre clairement  la demande introduite par M. Gargani .
Il est vrai que le Conseil europen de Lisbonne a demand au Conseil ducation , et non pas  la Commission , d ' entreprendre une rflexion gnrale sur les objectifs concrets futurs des systmes d ' enseignement et de prsenter un rapport au Conseil europen au printemps 2001 .
 la Commission de faire avancer le Conseil , mme si rien n ' avait t demand spcifiquement  la Commission .
Mais en fin de compte , c ' est quand mme la Commission qui a prpar les travaux du Conseil .
Et c ' est peut-tre  cause de ces difficults initiales que le Parlement n ' a pas reu les documents en question en temps utile pour ragir .
Il a reu les documents aprs , tout de suite aprs .
Nous avons donc tir des leons de cette situation qui n ' est la faute de personne , mais qui est inhrente  certaines manires de procder .
C ' est la raison pour laquelle je pense qu '  l ' avenir nous devrions travailler un peu diffremment .
Et nous connaissons , Mesdames et Messieurs les Parlementaires , les chances .
Les chefs d ' tat et de gouvernement ont pris des dcisions lors du sommet europen de Stockholm , les 23 et 24 mars 2001 , sur la base du texte adopt par le Conseil ducation le 12 fvrier 2001 .
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Il s ' agira d ' une continuation des travaux , c ' est--dire que rien de nouveau ne sera intgr dans la structure .
Il y aura du nouveau dans les textes , je l ' espre bien , mais pas dans la structure , parce qu ' il y aura maintenant une suite .
Le Conseil ducation prparera ,  chaque fois , les sommets .
Le prochain Conseil ducation du 29 novembre 2001 prparera dj le sommet de Barcelone .
Sous la prsidence espagnole , il y aura donc  courte chance , avant le sommet de Barcelone , une nouvelle runion du Conseil ducation .
<P>
Cela tant , Monsieur le Prsident , je souhaite vraiment et de tout cur que le Parlement s ' engage  prparer ces chances .
Vous savez trs bien que j ' ai essay d ' informer et d ' associer le Parlement aux rflexions en cours sur le suivi de ce rapport et je peux dire trs clairement que je serai attentive  toute rflexion que le Parlement europen voudra bien me faire partager au cours de cette anne , d ' o mon insistance  demander des initiatives du Parlement en la matire et , croyez-moi , lors de chaque Conseil , je rpte aux ministres l ' importance que revtent les lus du peuple dans ce domaine .
J ' espre que la collaboration sur base de la continuation des rapports qui vont maintenant venir se fera de telle faon que l ' apport du Parlement europen pourra tre pleinement pris en considration .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="DE" NAME="Pack">
Monsieur le Prsident , chers collgues , je souhaiterais m ' exprimer sur quatre thmes .
Premirement , je voudrais vous dire que l ' objectif vis depuis des annes par SOCRATES  savoir la cration d ' un espace ducatif europen , est dsormais presque une ralit , couche , j ' ose l ' esprer , galement dans les textes !
Le Conseil , les Conseils de Feira , de Lisbonne et de Stockholm ainsi que celui de Nice ont soulign le rle jou par l ' ducation et la formation dans la socit et ont insist sur leur importance pour la socit de la connaissance .
Je voudrais galement ajouter que l ' ducation et la formation constituent , primo , les principales priorits politiques de l ' Union europenne et que , secundo , elles reprsentent un dfi tant politique qu ' conomique car nous savons tous que sans formation et sans ducation , nous ne sommes pas en mesure d ' offrir des postes d ' apprentissage aux jeunes .
Tertio , elles offrent l ' opportunit de dvelopper l ' hritage linguistique et culturel de l ' Europe et de lui confrer une valeur ajoute europenne .
<P>
Le deuxime sujet que je voudrais aborder est le suivant : la Commission et le Conseil semblent , d ' une part , maximalistes et , d ' autre part , minimalistes .
Leur maximalisme se manifeste notamment dans les stratgies et ambitions politiques qu ' ils dveloppent et couchent sur papier .
D ' autre part , l ' Union europenne et surtout le Conseil est un minimaliste notoire , entre autres , lorsqu ' il s ' agit de doter ces grands projets de moyens financiers .
C ' est toujours la Commission ou le Parlement ou un autre organe qui fait l ' objet de rprimandes mais jamais ces messieurs qui annoncent en grande pompe aux grands conseils toute l ' importance que revtent la formation et l ' ducation !
Si , le lendemain , ils pouvaient financer tous ces projets , nous leur en serions tous - et surtout nos citoyens - trs reconnaissants !
<P>
L ' Union europenne n ' a jamais t ,  vrai dire , trs prodigue dans les budgets relatifs  l ' ducation .
Je souhaite d ' ailleurs rappeler  tous les collgues le terrible marathon auquel a d se livrer le comit de conciliation lorsqu ' il s ' agissait du petit plus que nous exigions pour SOCRATES .
J ' ose esprer que , lors de la rvision du programme SOCRATES , qui s ' effectuera probablement au cours des deux prochaines annes , ce dernier bnficiera galement de subsides quelque peu plus substantiels .
Je me rjouis , ou plutt le Parlement peut se rjouir , de l ' existence d ' une initiative " e-Learning " .
Le Parlement , reprsent par la commission des budgets - comme nous l ' a expliqu M. Costa Neves - demande que ces mesures ne portent bien sr pas prjudice  tout autre programme existant .
Ces programmes ont leur objectif !
Et les subventions dont ils sont dots doivent uniquement servir cet objectif !
Voil pourquoi j ' estime qu ' il est juste de dire que l ' e-learning est important et de souligner qu ' il doit donc y avoir un programme rgulirement dot de moyens financiers ..
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Troisimement , je regrette et je dplore que nous ne participions pas suffisamment aux thmes gnraux - je l ' ai d ' ailleurs dj soulign lorsque je reprsentais M. Gargani .
Nous devons rellement assumer la responsabilit des objectifs concrets du systme et nous devons tout mettre en uvre pour le raliser et garantir la coopration interinstitutionnelle .
J ' accepte et je mdite vos propos Madame la Commissaire . Il s ' agit de votre interprtation et vous l ' appliquerez dans le futur .
<P>
Voici enfin le quatrime point que je voudrais dvelopper : face au dbat sur l ' largissement de l ' Union et  la prochaine confrence intergouvernementale , nous avons rellement besoin de connatre les missions que nous devons accomplir au sein de cette Union europenne ; nous avons besoin d ' un espace ducatif europen perceptible pour le citoyen .
Voil pourquoi le citoyen doit galement y avoir accs et a besoin , via ses dputs , d ' tre impliqu en permanence par ces programmes .
Nous avons besoin des directives , nous avons besoin d ' objectifs ambitieux , de mesures , de programmes d ' action dots bien videmment de moyens financiers et si l ' ducation bnficie , en pratique de toutes ces dispositions , nous pourrons rduire le nombre de campagnes d ' information de la Commission et du Parlement car nous aurons atteint le citoyen l o il se trouve .
J ' espre que nous agirons ensemble dans ce sens !
<SPEAKER ID=61 NAME="O'Toole">
- ( EN ) Monsieur le Prsident , tout d ' abord , je recommande tous les rapports prsents qui , d ' une manire ou d ' une autre , contribuent  dfinir nos aspirations communes pour l ' avenir des systmes ducatifs de l ' Union .
Ils clarifient galement certains problmes auxquels nous devons faire face actuellement pour le dveloppement de ces systmes .
Le premier problme est l ' espace ducatif europen , qui plane sur tous les rapports comme un point d ' interrogation , et il est clair que les avis divergent en la matire : il ne fait toutefois aucun doute , et ceci sans porter atteinte au principe de subsidiarit , que nous devons coordonner nos politiques d ' ducation au sein de l ' Union afin d ' atteindre les objectifs fixs  Lisbonne .
Sans coordination , nous n ' y parviendrons pas : c ' est aussi simple que a .
Nous devons avoir une image cohrente de ce qui constitue une bonne pratique ou pas .
Nous devons apprhender de faon coordonne les modles d ' enseignement et d ' apprentissage , ainsi que l ' utilisation que nous voulons en faire et les valeurs que nous voulons transmettre par leur biais .
Nous devons comprendre que cela implique un norme changement , en raison des nouveaux systmes d ' ducation dont nous avons besoin aujourd ' hui .
Nous devons tirer les enseignements des meilleures pratiques .
C ' est pourquoi nous devons disposer de statistiques dtailles et mises  jour afin de pouvoir fournir les rfrences les plus utiles et veiller ainsi  ce que nos systmes restent les plus performants .
<P>
Ces rapports abordent galement le dveloppement du contenu ducatif .
Au risque de relancer la polmique , je vous rappellerai que Cisco Systems et Microsoft fournissent dj du contenu  nos coles .
Nous devons nous assurer qu ' ils fournissent le type de contenu que nous souhaitons .
Nous avons besoin de mobilit .
C ' est non seulement la cl de la russite du march unique , mais c ' est galement la cl de la russite de l ' Union dans son contenu social , politique et conomique .
Le rapport sur la mobilit reprsente un progrs considrable en la matire , mais depuis combien de temps les mesures prises  Bologne ont-elles t voques sans connatre d ' application gnralise ?
<P>
Comment assurer un accs gal  la mobilit lorsque les tats membres n ' offre pas un accs gal aux qualifications linguistiques ?
J ' affirme qu ' un accs universel  la mobilit requiert un accs universel  l ' enseignement et l ' apprentissage des langues .
Ici , comme ailleurs , les nouvelles technologies constituent une des cls permettant de dbloquer la situation .
Nous aurons beau installer tout le matriel et toutes les infrastructures que nous voulons en Europe , sans systme ducatif efficace et sans apprentissage tout au long de la vie , nous ne pourrons en tirer pleinement parti .
<SPEAKER ID=62 LANGUAGE="NL" NAME="Sanders-Ten Holte">
Monsieur le Prsident , Madame Reding , chers collgues , selon la dclaration de Lisbonne et de Stockholm , l ' Europe doit devenir l ' conomie de la connaissance la plus comptitive et la plus dynamique du monde .
Le fait que nous participions aujourd ' hui  cette discussion commune sur les nouvelles technologies et la mobilit dans l ' enseignement prouve que l ' Union europenne veut travailler srieusement  ces domaines et nous soulignons ainsi cet intrt .
Les trois rapports relatifs au e-learning de MM Mauro , Perry et Alavanos sont excellents .
Je souhaite ds lors les remercier chaleureusement pour le travail qu ' ils ont fourni .
Mon groupe , le ELDR , accorde normment d ' importance au projet " e-learning " et  l ' amlioration des formations , tant pour l ' lve que pour l ' enseignant .
Un meilleur quipement dans tous les tablissements scolaires et les centres de formation ainsi qu ' un contenu de qualit sont autant d ' lments contribuant  une hausse de la participation au march du travail .
Il est vident que l ' change de meilleures pratiques peut jouer un rle important dans ce cadre et l ' Europe peut avoir un effet stimulant  cette fin .
Il va de soi que nous ne devons pas nous en tenir aux tablissements scolaires rguliers .
L ' apprentissage tout au long de la vie , mme aprs s ' tre retir du circuit du travail actif , et les possibilits de formation portant sur les nouvelles technologies en dehors des tablissements rguliers doivent tre stimuls .
Je l ' ai dj fait remarquer  plusieurs reprises .
Les personnes dsavantages sur le plan social et physique doivent tre impliques et chacun doit avoir la garantie que les efforts fournis seront rcompenss par des qualifications reconnues partout en Europe .
C ' est important pour le march intrieur .
Je suivrai moi-mme le plan d ' action de prs et j ' insiste pour que nous recevions rgulirement des analyses et des comptes rendus srieux .
<P>
Le dernier point que je veux soulever est le fait que le rapport sur les objectifs futurs de l ' enseignement et des systmes de formation fait galement beaucoup rfrence  l ' usage de l ' ECT .
La Commission et le Conseil ont toutefois fait preuve de ngligence en ne prsentant pas le rapport au Parlement .
Mme s ' il a t convenu  Stockholm que la mthode de la coordination ouverte serait applique notamment dans le cadre de l ' enseignement , le fait que le Conseil fasse parvenir les rapports aux tats membres sans la participation du Parlement tmoigne d ' un manque profond de dmocratie et de transparence .
Avec ses membres lus directement , le Parlement europen est tout de mme l ' instance la plus indique pour intervenir dans le processus de la coordination ouverte .
Mais je comprends , Madame la Commissaire , que vous avez entre-temps pris la haire .
Je tiens cependant  dire clairement que mon groupe estime que le Parlement europen doit tre impliqu dans le rapport de suivi , et ce de trs prs .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Monsieur le Prsident , je tiens  fliciter nos rapporteurs et  les remercier pour les nombreuses ides qu ' ils ont rassembles et qui feront l ' objet d ' un vote dans des rapports concrets .
Nous vivons  une poque marque par des changements rapides mais ce n ' est pas pour cela qu ' une moiti ou peut-tre une minorit de l ' humanit doit pouvoir suivre et le reste pas .
L ' ensemble du processus de dmocratisation nous confronte  de gros problmes en rapport avec la technologie dont nous discutons .
<P>
Mme Sanders-Ten Holte vient juste de parler de l ' apprentissage tout au long de la vie .
J ' ai lu un plaidoyer en faveur d ' une autre expression : vivre en apprenant .
En fait , je trouve cela plus beau .
Car apprendre tout au long de la vie voque une lourde tche tandis que vivre en apprenant excite chaque jour notre curiosit .
Pour les enfants , cela devrait tre : pouvoir apprendre en jouant .
Apprendre en jouant galement avec le matriel mis  disposition afin de garantir le dveloppement , l ' accs  l ' information , l ' apprentissage de l ' apprentissage .
 ce sujet , j ' ai tout de mme t frappe par la plainte mise par l ' un de ces enseignants remarquables d ' une cole en Flandre , qui se plaint qu ' il a  prsent quip son cole de 200 ordinateurs et s ' est arrang pour que toutes ces classes soient accessibles mais qu ' il n ' existe pas de statut pour le personnel .
Il n ' existe rien ressemblant  un statut pour les coordinateurs TIC .
J ' ai pens que c ' tait une bonne ide de vous raconter cela .
Car si nous insistons uniquement sur l ' infrastructure et non sur la manire de l ' utiliser , si nous ngligeons l ' aspect convivial du matriel didactique dans le milieu pdagogique et que nous ne le mettons pas rellement  disposition chaque jour ou que nous ne le maintenons pas  jour , tout cela ne sert somme toute  rien .
Je me souviens de l ' poque o les laboratoires de langue ont t introduits dans les coles ; c ' tait un grand moment et toutes les coles qui se respectaient avaient leur laboratoire de langue .
Vous devriez voir dans quel tat lamentable ces laboratoires se trouvent et vous demander pendant combien de temps ils ont fonctionn activement .
Je pense donc que nous devons savoir o nous en sommes  prsent .
On dit qu ' en Flandre , il y a un ordinateur pour dix lves .
Je voudrais que cela soit vrai , j ' espre que cela est vrai , mais  quoi voulons-nous en arriver , o voulons-nous en tre dans cinq ans et dans dix ans ?
J ' espre qu ' un foss ne se creusera pas entre les gens capables de suivre et ceux incapables de participer  cette volution .
<SPEAKER ID=64 NAME="Korakas">
Monsieur le Prsident , enseignement et apprentissage orients vers la socit de la connaissance , socit civile , valeur ajoute europenne et d ' autres expressions tout aussi pompeuses , mais au contenu douteux , traversent les rapports  l ' tude . On tente ainsi de dissimuler l ' essence des rformes antiducatives ractionnaires des systmes d ' enseignement , dont le Livre blanc fait galement la promotion .
<P>
Heureusement , cette politique a provoqu une vague de protestations dans de nombreux pays de l ' Union europenne .
En Grce , la mobilisation massive des lves , des tudiants et des enseignants contre cette politique ractionnaire , qui dvalorise l ' enseignement , a cr une situation explosive , entran la dmission d ' autorits rectorales et donn lieu  des occupations d ' universits , voire mme  leur fermeture .
<P>
La tendance  la massification de l ' enseignement au cours de la priode 1960-80 a t remplace aujourd ' hui par un nouveau modle , conforme aux exigences modernes du capital , qui veut disposer d ' une masse de main-d ' uvre bon march et perptuellement peu qualifie et d ' une lite de spcialistes pragmatiques .
On encourage une formation professionnelle d ' un type nouveau , soumise aux besoins immdiats du march capitaliste , de mme qu ' un glissement des connaissances scientifiques et de la spcialisation vers les tudes de troisime cycle , dont seul un petit nombre peut se permettre les frais levs .
<P>
Le savoir fait place aux comptences , c ' est--dire  l ' criture ,  la lecture , aux oprations de calcul ,  l ' utilisation lmentaire de l ' ordinateur et ,  titre complmentaire , aux comptences qui permettront aux jeunes de s ' adapter facilement aux restructurations capitalistes , tandis qu ' ils apprendront paralllement  tre des travailleurs et des citoyens disciplins .
<P>
Les instituts d ' enseignement sont invits  faire preuve de plus de flexibilit afin de s ' adapter plus rapidement au march de l ' emploi .
L ' abandon de disciplines plus larges et , de manire gnrale , d ' une formation plus large , au profit des comptences lies  l ' employabilit prive en premier lieu les jeunes issus des classes populaires du bagage lmentaire qui leur est ncessaire pour fonctionner en tant que citoyens critiques et actifs , en tant qu ' acteurs du progrs social .
Le grand capital cherche  s ' immiscer dans le domaine de l ' enseignement dans le but principal de crer de nouvelles activits conomiques lucratives . C ' est ce que laisse entendre , en ralit , la rfrence au fameux lien entre l ' cole et l ' entreprise .
<P>
Non seulement les rapports  l ' examen , et en particulier le rapport Perry , ne s ' opposent pas aux orientations du Livre blanc , mais ils focalisent au contraire toutes leurs critiques sur le retard accumul dans leur mise en uvre .
<P>
Monsieur le Prsident , les peuples de l ' Union europenne doivent s ' opposer  cette politique anti-ducative et l ' abolir . Ils doivent assurer leur droit fondamental  un enseignement public revaloris , gratuit pour tous et adapt aux besoins de production de chaque pays , mais aussi aux inclinaisons et aux talents des individus .
Nous , membres du parti communiste de Grce , nous ferons tout ce que nous pourrons en ce sens .
<SPEAKER ID=65 LANGUAGE="ES" NAME="Gutirrez-Cortines">
Monsieur le Prsident , je flicite tout d ' abord la Commission , le collge des commissaires , et en particulier Mme Reding , pour leur travail , qui consiste  abattre les frontires de la limitation et du principe de subsidiarit afin de crer des programmes communs qui vont au-del de ce monde tellement concret dans lequel volue le systme ducatif .
<P>
Je pense que l ' un des aspects les plus complexes de l ' histoire de l ' Europe - o le mme phnomne se reproduit - est la tendance  converger et  se diviser ,  s ' unir et  s ' loigner ,  se briser en mille morceaux .
Nous vivons  une poque qui connat  nouveau un processus d ' involution nationaliste contre la mondialisation , mal comprise videmment , qui vise  diviser les tats et les rgions .
La culture et l ' ducation en sont les grandes victimes , car elles sont soumises et limites  leurs propres frontires .
Nanmoins , certains programmes ne peuvent tre raliss que d ' en haut .
<P>
Le principe de subsidiarit est , de plus , mal interprt et est , selon moi , en grande partie dnatur par les tats et de nombreuses rgions qui l ' utilisent pour accrotre leur propre pouvoir et - pourquoi le taire - pour que la machine de l ' tat exerce un contrle sur la pense et le systme ducatif .
Cela dit , l ' tat doit fournir une ducation gratuite et pour tous mais ne doit pas exercer de contrle absolu .
<P>
Imaginons des avions qui ne pourraient voler que jusqu '  la limite d ' une province , d ' une rgion ou que jusqu '  la frontire d ' un pays .
Et bien dans le domaine de l ' ducation , nous voulons que nos connaissances culturelles n ' aillent pas au-del des frontires et , videmment , il en rsulte un projet bris et fractionn .
Par consquent , j ' applaudis et je fais l ' loge de l ' ide de la Commission , seul organe supranational capable d ' agir dans ce domaine , et je crois qu ' il faut la soutenir avec des ides , des articles et des moyens .
Je pense qu ' un de nos premiers dbats devrait concerner la subsidiarit , parce qu ' il existe beaucoup de documents juridiques sur ce sujet et pas seulement cette interprtation provinciale que l ' on en fait .
<P>
Par ailleurs , je crois qu ' il n ' y a pas d ' Europe sans pense commune ou , du moins , sans capacit de communiquer .
En ce sens , je crois - et je fais galement l ' loge ici du forum qui a rcemment t lanc avec les entreprises - que nous ne pourrons pas raliser ce projet sans l ' initiative prive .
Les tats ,  cause de leurs comptences limites , ne peuvent aller au-del de leurs frontires .
Et nous assistons  un phnomne exactement identique dans les rgions : chaque rgion fait son intranet ( chacun satisfait sa fiert ) ou son egonet .
De cette manire , le rsultat est la somme de nombreuses choses , mais la somme des parties ne fait jamais un tout .
C ' est pourquoi je demande qu ' un dbat soit ouvert sur le principe de subsidiarit , pour analyser  quel point les citoyens sont trs souvent privs de leur libert .
Les entreprises sont les seules qui peuvent , avec l ' aide de la Commission , raliser des projets qui , tels des aigles , volent au-dessus des montagnes et ont une vue d ' ensemble .
<P>
Je pense que ce n ' est qu ' avec l ' esprit de l ' Europe qui converge et non avec celui de l ' Europe qui divise que nous pourrons faire en sorte que ce programme soit ralis et qu ' il n ' engendre pas de nombreuses frustrations .
Nous devons viter que dans deux ans , nous parlions de ce que nous voulions faire et que l ' on ne nous a pas laiss faire .
<SPEAKER ID=66 LANGUAGE="NL" NAME="Van Brempt">
Monsieur le Prsident , chers collgues , chre Commissaire , ce n ' est pas un hasard si nous tenons ici une discussion commune portant sur un certain nombre de rapports trs importants .
Ce n ' est absolument pas un hasard car tout est li  la question suivante : prenons-nous un nouvel lan ou non ?
De quoi retourne-il ?
 Lisbonne , nous avons pris plusieurs dcisions importantes assorties de plusieurs objectifs concrets .
Reste  savoir maintenant si nous allons aussi tre capables d ' atteindre ces objectifs ?
C ' est sur cela que porte le dbat d ' aujourd ' hui .
<P>
Tout d ' abord , je voudrais faire deux remarques , signaler deux choses que je trouve vraiment regrettables .
Premirement , et c ' est encore comprhensible , je regrette ici l ' absence du dbat sur l ' apprentissage tout au long de la vie .
Cela est prvu pour plus tard , le Parlement aura galement son mot  dire , mais ce dbat me manque parce que le concept de l ' apprentissage tout au long de la vie est , en fait , un concept trs important qui devrait englober l ' ensemble des points dont nous discutons ici ce soir .
Ce dbat me manque .
Je regrette aussi trs souvent l ' absence de liens avec le concept de l ' apprentissage tout au long de la vie dans certains rapports .
Cela est comprhensible en raison du timing .
<P>
Le second point est beaucoup moins comprhensible et je reviendrai encore dessus tout  l ' heure .
Il est tout de mme bizarre que nous tenions ici un dbat sur l ' enseignement et que nous n ' voquions pas , mais pas du tout , la dclaration de Bologne  la veille du sommet  Prague .
Nous n ' avons tout simplement rien  en dire , n ' est-ce pas ?
<P>
Revenons  prsent trs brivement sur certains rapports se trouvant sous nos yeux .
M. Perry a affirm ,  juste titre , que son rapport portait un peu sur le pass et beaucoup moins sur l ' avenir et le prsent .  juste titre , mais nous pouvons en tirer de nombreux enseignements .
En tirer de nombreux enseignements , justement pour cet avenir .
M. Perry a tout  fait raison lorsqu ' il dclare que la Commission n ' a pas atteint ses objectifs .
Les objectifs n ' taient pas concrets , ils n ' taient pas mesurables , il n ' y avait pas d ' indicateurs et o est la valeur ajoute europenne de ce Livre blanc ?
Rflchissons-y .
Tentons de dfinir ce qu ' est une valeur ajoute europenne .
Nous sommes  nouveau  la veille d ' un dbat sur l ' avenir de l ' Europe .
On parle , en effet , du dbat sur la rpartition des comptences .
Un dbat certainement trs actif en Belgique ,  la veille du Congrs de Laeken .
Mais qu ' est-ce que cette rpartition des comptences ?
Sur quoi porte le dbat lorsque nous parlons de l ' enseignement ?
Il porte sur la subsidiarit .
Mais dfinissons alors cette notion correctement et , s ' il vous plat , ne tournons pas autour du pot ! Nous ne le faisons que trop souvent .
Le rapport du Conseil sur l ' avenir de l ' enseignement et des systmes de formation reprend plusieurs points intressants , un certain nombre d ' objectifs , je le reconnais , mais il s ' agit  nouveau d ' objectifs vagues , sans indicateurs , sans moyens de mesure . Nous risquons alors de nous enliser parfois quelque peu dans d ' interminables discussions ; or , cela ne peut absolument pas tre le cas du dbat que nous menons actuellement , comme cela s ' est produit  Lisbonne .
<P>
Si nous ne parvenons pas  nous diriger vers une coordination ouverte europenne avec la ligne directrice europenne pour l ' emploi en guise d ' exemple clair , je pense que nous n ' allons pas progresser .
J ' ai travaill autrefois pour le ministre flamand de l ' Emploi .
Et bien , ce cabinet travaillait d ' arrache-pied aux lignes directrices europennes pour l ' emploi .
Je voudrais que les ministres de l ' ducation de tous les tats membres se concentrent sur un certain nombre d ' objectifs concrets afin de les traduire galement en aspects politiques . C ' est ainsi que nous tablirons un vritable espace europen de l ' ducation .
<P>
J ' en reviens  Bologne .
C ' est extrmement pnible .
On s ' adresse rarement , voire jamais ,  moi en tant que membre du Parlement europen  propos de la politique europenne en matire d ' enseignement ,  part dans les environs de Bologne .
J ' ai reu des tas de lettres et de messages lectroniques .
Je me vois alors contraint de rpondre , que je regrette , qu ' il s ' agissait d ' une mthode intergouvernementale , que le Parlement europen n ' a rien  dire  ce propos .
Je vous demande avec insistance , Madame la Commissaire , de ramener ce problme vers vous et vers nous , car la dclaration de Bologne ne concerne pas uniquement un certain nombre d ' objectifs concrets , mais galement la dmocratisation de l ' enseignement et de l ' apprentissage tout au long de la vie .
Si nous ne sommes pas capables d ' tablir ce lien , je pense que nous laissons passer une chance .
<SPEAKER ID=67 NAME="Wyn">
Monsieur le Prsident , je me rjouis du rapport sur l ' initiative " e-Learning " et je flicite le rapporteur pour son contenu .
L ' apprentissage des nouvelles technologies devient de plus en plus important .
Son rle dans l ' ducation n ' a pas encore t pleinement reconnu  ce jour .
Mais il devient de plus en plus clair que l ' avenir de nos enfants sera un avenir numrique .
Les prparer  utiliser les technologies de l ' information et de la communication devient donc de plus en plus important .
<P>
La formation des enseignants dans ce domaine constitue une priorit absolue .
J ' y souscris pleinement .
Mais je crains qu ' une fois rentrs dans leurs coles respectives , les enseignants ne se rendent compte que trs peu d ' installations TIC sont  leur disposition .
Il est plus que frquent que ces enseignants ne puissent faire partager  leurs lves les connaissances acquises en priode de formation en raison du manque de ressources .
Sans les outils ncessaires  la concrtisation de l ' initiative " e-Learning " , les objectifs du sommet de Lisbonne ne pourront tre atteints .
Sans pouvoir contraignant sur les tats membres en matire d ' ducation , comment la Commission pourra-t-elle garantir que ces objectifs sont atteints et que les gouvernements des tats membres dotent les coles des quipements ncessaires ?
<P>
Un autre problme est que la technologie volue  un tel rythme qu ' il est devenu ncessaire de mettre  jour l ' quipement informatique presque chaque anne .
C ' est un problme que connaissent , et connatront , les coles disposant de budgets limits .
Il est tout aussi important de rendre l ' ducation et la formation  la socit de l ' information accessible  tous de faon continue , afin de pouvoir saisir les opportunits d ' emploi et d ' panouissement personnel .
Ceci reflte la tendance actuelle , la diminution de l ' importance de l ' industrie lourde au profit des industries de service ncessitant une majorit de travailleurs forms au numrique .
Rduisons le foss entre l ' Europe et les tats-Unis .
Crons une " e-Europe " accessible  tous .
<SPEAKER ID=68 LANGUAGE="DE" NAME="Karas">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , Mesdames et Messieurs , je suis heureux que nous abordions ensemble un nombre aussi important de rapports car cela montre  quel point tous les problmes soulevs pour la politique ducative et pour notre vie en gnral sont lis .
Les diffrents tiroirs de la politique ducative ne doivent pas tre spars les uns des autres . Il en va de mme pour les diffrentes questions .
Ces dernires ne doivent pas tre rparties dans diffrents programmes o chacun dfendrait le plus son domaine .
Je pense que ce dbat montre trs bien toute la teneur de ce problme . Je me trouve aujourd ' hui dans une position agrable car mon pays , l ' Autriche , est le premier pays europen o la mise en rseau des tablissements scolaires dans le cadre de l ' e-learning et des nouveaux mdias est une ralit .
En effet , 61 % des tablissements - soit 3 860 coles - y sont connectes  l ' internet et tous les tablissements d ' enseignement secondaire - soit environ 1 000 - sont dans ce cas .
D ' ailleurs , 1 090 coles possdent dj un site web .
Toutes les universits sont interconnectes via le rseau informatique universitaire et font galement partie de TEN 155 , le rseau europen de recherche  haut dbit .
<P>
Je me rjouis de ces volutions mais je dirais que nous sommes encore loin du but .
C ' est un pas dans la bonne direction et c ' est une avance importante mais d ' autres progrs sont ncessaires et c ' est pourquoi je suis trs heureux que la Commission et la prsidence sudoise aient lanc le European School Net , l ' initiative e-scola .
C ' est seulement la semaine dernire que nous avons eu connaissance de la faon dont l ' ordinateur et l ' internet sont rellement utiliss dans l ' enseignement . Leur objectif est d ' amliorer la qualit de l ' enseignement et de crer de nouvelles possibilits d ' apprentissage et ce , pour exploiter dans le futur l ' ensemble du matriel ducatif et des exemples pratiques et en favoriser l ' accessibilit .
<P>
Madame la Commissaire , je vous remercie pour votre insistance dans cette affaire .
Nous sommes sur la mme voie .
Nous avons un objectif mais nous avons encore un long chemin  parcourir pour l ' atteindre .
Dans ce cadre , je souhaite voquer quelques questions du dbat .
Premirement , le concept de subsidiarit .
Je suis un fervent dfenseur du principe de subsidiarit et je proviens d ' un pays caractris par un fdralisme fort .
Toutefois , j ' invite galement tous les tats membres  ne pas utiliser le principe de subsidiarit comme prtexte - ce qui est souvent le cas - pour ne pas entreprendre les indispensables dmarches d ' harmonisation au niveau europen .
Dans ce contexte , la subsidiarit implique , pour moi , d ' appliquer les lois tout en restant proche des citoyens , de satisfaire aux ncessaires exigences individuelles et rgionales , de s ' acquitter des indispensables missions europennes communes en vue de pouvoir relever le dfi de la mondialisation et d ' assumer notre responsabilit vis--vis des jeunes .
<P>
Deuximement : l ' ducation - c ' est galement ce que rvle cet exemple - n ' est pas une fin en soi mais une ducation qui va de l ' cole  la prise en charge des seniors en passant par l ' apprentissage tout au long de la vie est la condition qui nous permettra de raliser notre principal objectif  savoir la cration de la premire conomie base sur la connaissance dans le monde .
Par consquent , la politique ducative est la cl de la russite de la politique conomique .
La politique ducative est la condition prfigurant la participation de la jeunesse d ' aujourd ' hui au march de l ' emploi de demain et l ' accomplissement du rle de l ' Europe dans le cadre de la concurrence internationale .
<P>
Par consquent , je voudrais m ' adresser  M. Korakas qui pense que ces objectifs sont dj l ' objet de protestations : en notre qualit de politiciens , nous devons tout mettre en uvre pour expliquer aux citoyens que cette volution aura bien lieu et nous devons nous y prparer .
<P>
Voil pourquoi je voudrais conclure cette intervention en abordant trois thmes bien prcis : premirement , comme voulait le dire Mme Martens , il ne s ' agit pas seulement d ' quipement en ordinateurs .
Deuximement , nous devons galement soulever la question thique suivante : comment exploiter les ressources que l ' ordinateur met  notre disposition ?
Outre le maniement du matriel informatique , la question thique de son utilisation est une mission importante de la politique ducative .
Nous devons galement veiller  ne pas engendrer un nouvel clatement social entre ceux qui matrisent les connaissances et les autres .
En effet , nous pourrions assister  une nouvelle lutte des classes si l ' ducation ne devait pas servir tous les citoyens , quelle que soit leur origine sociale .
Voil pourquoi je revendique un rapprochement des entreprises et des tablissements scolaires par un systme de parrainage et ce , afin que chacun puisse acqurir les indispensables connaissances informatiques .
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Le troisime thme que je souhaite aborder est celui de l ' apprentissage tout au long de la vie .
Je vous demande de tout mettre en uvre pour ne pas exclure les seniors de la formation car ce n ' est que de cette faon que nous pourrons raliser les objectifs europens c ' est--dire rsister  la concurrence mondiale , russir l ' largissement et lutter contre tout clatement social potentiel .
<SPEAKER ID=69 LANGUAGE="FI" NAME="Iivari">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , il est question de faire de l ' Union europenne , en dix ans , l ' conomie la plus comptitive du monde et ce de telle sorte qu ' il n ' y ait pas d ' exclus .
Nous voulons dvelopper l ' Europe en faisant en sorte que tous les individus sentent qu ' ils participent  la vie de la socit .
Il est donc tout naturel que la formation prenne une place prpondrante dans la stratgie communautaire .
Une politique sociale bien mene n ' empche pas  elle seule l ' exclusion , si on ne se proccupe pas en mme temps de l ' galit des chances et de la qualit de la formation .
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Consacrer des efforts  la formation et  l ' accs  la formation , cela signifie que les ressources humaines existantes doivent tre utilises efficacement .
Il ne s ' agit donc pas seulement de trouver et d ' encourager les talents ; ce n ' est certes pas inutile en soi , mais il est tout aussi indispensable de veiller  ce que le savoir et les aptitudes de base soient enseigns  tout un chacun .
La formation devrait galement aider les jeunes - et les adultes -  dcouvrir leurs forces et  pouvoir faire l ' exprience de la russite .
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Les ministres de l ' ducation de l ' Union europenne ont adopt en fvrier dernier un rapport sur les objectifs concrets des systmes ducatifs .
Il est prvu de poursuivre le travail .
Un rapport de suivi doit tre prsent au printemps 2002 lors de la runion du Conseil europen .
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Au sein de la commission de la culture , nous nous rjouissons de cette volution .
La commission insiste depuis longtemps dj sur l ' importance d ' un dbat europen en matire de formation .
Nous dplorons toutefois que le Parlement europen ait t tenu  l ' cart du travail prparatoire ralis jusqu '  prsent .
Il ne s ' agit pas tant d ' une question de prestige que d ' une sous-exploitation des ressources existantes .
Je suis convaincue que le fait de faire participer le Parlement europen  la formulation des objectifs en matire de formation permettra d ' apporter une perspective europenne importante  ce travail .
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Bien que la formation relve du principe de subsidiarit , la politique ducative des diffrents pays doit mieux tenir compte non seulement de l ' amlioration de la comptitivit , mais aussi du point de vue de l ' individu .
La politique europenne de l ' ducation doit tre dveloppe de faon  servir la mobilit des citoyens europens et les contacts entre eux .
<SPEAKER ID=70 NAME="Zorba">
Monsieur le Prsident , il y a ,  mon sens , une vidence dont on ne tient pas compte en ce qui concerne les procdures qui ont t suivies dans la question des objectifs futurs des systmes d ' enseignement , mais aussi dans une question prcdente , celle de la qualit de l ' ducation scolaire , base sur des indicateurs .
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Cette vidence , c ' est l ' immense intrt que la commission de la culture et de l ' ducation porte  ces questions , qui revtent une importance cruciale pour la prochaine dcennie et pour l ' avenir de l ' Europe .
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Vous le savez , le Parlement europen suit de prs et soutient chacune des initiatives et des actions de la Commission , qu ' il s ' agisse d ' e-Learning , de mobilit des tudiants , d ' apprentissage des langues ou de qualit des systmes d ' enseignement .
Nous considrons que la mthode ouverte de coordination propose  Lisbonne contribuera  promouvoir , avec davantage de souplesse , beaucoup de nouvelles ides , qui , dans l ' espace europen , sont indispensables pour amliorer l ' enseignement , et qu ' elle contribuera galement  promouvoir les meilleures pratiques .
Toutefois , cette mthode doit absolument passer par les procdures du Parlement europen afin d ' atteindre un plus grand consensus et une plus grande transparence , et pour ne pas donner raison  ceux qui ont de fortes objections et qui considrent la mthode de coordination ouverte comme un dpassement des rglements .
<SPEAKER ID=71 NAME="Crowley">
Monsieur le Prsident , dans l ' Europe d ' aujourd ' hui , l ' ducation a acquis une importance sans prcdent .
En particulier , l ' apprentissage tout au long de la vie prend de plus en plus d ' importance dans la vie quotidienne de nos citoyens , qu ' il s ' agisse d ' accs  l ' emploi , d ' utiliser un distributeur de billets ou d ' utiliser des services bancaires ou autres en ligne parce que les services publics locaux disparaissent en cette poque de concurrence et de libralisation .
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C ' est pourquoi il est important que le Parlement europen se proccupe de l ' ducation et fasse en sorte qu ' elle soit la plus complte possible .
Bien sr , nous devons continuer  nous proccuper des gens qui suivent toujours un cycle d ' ducation classique ; l ' amlioration des programmes Erasmus , Escola et autres est d ' une importance vitale .
Toutefois , nous devons garder  l ' esprit que nous courons le risque de crer une nouvelle classe de personnes illettres sur le plan technologique , qui se verront refuser l ' accs  cette nouvelle , merveilleuse autoroute et socit de l ' information en cration .
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Ainsi , dans les dix prochaines annes - comme mon collgue l ' a dit- nous devrons nous attacher  garantir que les personnes d ' ge moyen aient accs aux instruments de connaissance , d ' information et d ' ducation leur permettant de vivre dans le nouveau monde qui se prpare .
J ' apporte mon soutien aux rapports qui ont t prsents .
Je sais que la commissaire fera preuve d ' inventivit afin de dvelopper l ' apprentissage des nouvelles technologies et l ' ducation .
<SPEAKER ID=72 NAME="Reding">
Monsieur le Prsident , beaucoup a t dit , beaucoup a t bien dit .
J ' aurais voulu que de nombreux ministres soient l pour entendre ce que le Parlement avait  dire sur des sujets comme le surplus europen , le respect de la subsidiarit , tout en faisant une politique europenne .
Je pense qu ' il aurait t trs important que les ministres entendent , de leurs propres oreilles , ce que les lus des peuples ont  dire .
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Je voudrais tout d ' abord remercier M. Perry pour son rapport sur le Livre blanc .
Le Livre blanc date de 1995 .
C ' est loin !
Parce que la rvolution , s ' il y en a une , cher rapporteur , elle a eu lieu l ' anne dernire , au cours des douze  quinze derniers mois , depuis Lisbonne en fait .
Et depuis 1995 , les ides qui ont t avances , essentiellement par le Parlement europen - je donne raison  Doris Pack : l ' initiateur de toute cette politique tait bel et bien le Parlement europen - ces ides donc ont , au moins partiellement , t mises en pratique .
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Reconnaissance des comptences : je sais bien qu ' il reste beaucoup  faire , mais les units de valeur  l ' universit commencent  fonctionner .
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La mobilit : je sais bien que , dans la pratique , nous ne sommes pas encore trs loin , mais il y a eu la dcision de Nice sur la mobilit .
Nous avons du concret en main maintenant , ce qui est beaucoup mieux que les seules grandes ides que nous avons pu noncer il y a cinq , six , sept ans encore .
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La connaissance des langues : les choses bougent dans nos tats membres , grce  l ' Anne europenne des langues entre autres , dans le cadre de laquelle tout le monde discute , les conseil communaux , les parents d ' lves , les enseignants eux-mmes .
Il y a une vague de fond en la matire .
On peut donc esprer que cette vague de fond se fera aussi sentir dans la pratique journalire de notre enseignement .
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L ' investissement dans l ' ducation : je le laisse  la subsidiarit et je partage le regret des parlementaires qui disent qu ' aux belles paroles devraient faire suite des moyens budgtaires .
Mais il ne fait aucun doute que soit la plupart de ces ides de 1995 sont aujourd ' hui en voie de ralisation , soit nous disposons d ' une bote  outils pour les faire progresser .
Donc , je ne suis pas aussi pessimiste que beaucoup de parlementaires en ce domaine , parce que j ' ai vu , j ' ai senti que la situation voluait depuis le sommet de Lisbonne .
Il y a un changement fondamental , qui , bien sr , est trop lent , mais au moins les choses bougent , et c ' est dj un trs grand pas en avant .
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L ' apprentissage tout au long de la vie : oui , il y a eu l ' anne 1996 , celle des premiers pas en la matire .
J ' ai prsent mon mmorandum sur ce que Mme Maes dit : " vivre en apprenant " , il serait merveilleux de pouvoir l ' appliquer , mais ce n ' est pas la Commission qui va appliquer l ' apprentissage tout au long de la vie dans nos tats membres , dans nos rgions .
Elle peut encourager , elle peut pousser , elle peut donner des ides , mais l ' application sur le terrain est rserve  nos ministres de l ' ducation , ainsi qu ' aux syndicats et aux partenaires sociaux .
Il y a tout un nouveau systme d ' apprentissage non formel  inventer dans la plupart de nos tats membres .
Eh bien , je vous dis que pendant dix ans encore , chers collgues , nous parlerons de l ' apprentissage tout au long de la vie et nous ferons probablement des petits pas en avant , mais nous n ' arriverons pas  trouver une solution dfinitive au problme .
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Les technologies de l ' information : j ' y reviendrai en dtail aprs , mais l aussi il s ' est pass normment de choses depuis la mise en relief d ' une problmatique jusqu '  la prise de conscience qu ' il fallait du concret .
Regardez les Netdays Europe , regardez les E-scolas .
Bien sr , les E-scolas , pour l ' instant , ne sont que mille .
Il en faudrait cinq mille , dix mille , cent mille , je le sais bien .
Mais ces mille coles reprsentent l ' exprience sur le terrain .
Je voudrais dire merci non seulement au Parlement europen , qui fait avancer les choses , mais aussi  tous ces gens qui travaillent sur le terrain , avec beaucoup d ' idalisme , seuls souvent , avec trs peu de moyens , en y mettant tout leur cur parce qu ' ils croient au progrs .
Ils sont extraordinaires , et je pense qu ' il convient de dire merci  tous ceux qui , sur le terrain , nous aident  mettre en pratique nos ides .
Le plan d ' action e-Learning contribue aussi  faire voluer la situation .
Enfin , nous sommes aussi en pleine Anne europenne des langues .
Je l ' ai dj dit , et je le rpte , il faut apprendre la langue de ses voisins en plus de sa langue maternelle .
Ceux qui ne font rien commencent  avoir mauvaise conscience .
C ' est dj un dbut !
N ' arrtons pas de nourrir cette mauvaise conscience .
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Certains collgues ont parl de la subsidiarit .
Pour moi , la lecture de la subsidiarit est trs claire .
Je la respecte , mais je veux crer une valeur ajoute europenne , la mise en rseau , l ' change d ' informations , la diffusion de bonnes pratiques .
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Je voudrais attirer votre attention , chers collgues , sur les analyses de qualit de l ' enseignement primaire et secondaire .
C ' est une rvolution !
Auriez-vous imagin en 1995 que les ministres auraient t d ' accord qu ' un tranger vienne voir chez eux o ils en sont en matire de qualit de l ' enseignement ?
Non !
Aujourd ' hui , c ' est chose faite .
Le systme n ' est pas encore parfait , mais les comparaisons permettent aux ministres de voir o sont leurs avantages et o sont leurs dficits , et ils s ' efforcent de combler ces dficits .
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Dispositions financires : le Livre blanc n ' en prvoyait pas .
Malgr cela , nous avons labor un nombre impressionnant de projets pilotes , que nous avons financs et qui ont souvent t  la base de rformes sur le terrain .
La Commission a voulu jouer et a jou tout au long des dernires annes un rle d ' incubateur d ' ides , un rle moteur .
Je citerai  cet gard les projets pilotes concernant les coles de la deuxime chance ou le service volontaire europen .
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En ce qui concerne les coles de la deuxime chance , j ' tais dubitative .
Je me suis rendue sur le terrain et ai t ravie .
Elles ne visent pas  remplacer l ' ducation nationale , mais  rsoudre des problmes sociaux et les rsultats sont excellents .
Le personnel est trs engag , les ducateurs croient  leur mission et sauvent des jeunes .
C ' est vraiment extraordinaire .
Le projet a rcemment fait l ' objet d ' une valuation , Monsieur Perry , qui va tre remise au Parlement .
Cette valuation atteste le grand succs du projet pilote et des treize coles .
Ainsi , l ' indicateur qui mesure le taux d ' chec n ' est que de 6 % , alors que le taux d ' chec dans des institutions ou des initiatives similaires se situe normalement entre 30 et 50 % .
Vous voyez donc vraiment que des progrs sont raliss et j ' aimerais , en tout tat de cause , que ce systme , qui a fait ses preuves , soit mis en place dans un plus grand nombre d ' tats membres .
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Les objectifs formuls dans le Livre blanc ont t repris dans le processus de Luxembourg , dans le processus de Cardiff , ainsi que dans l ' Agenda social .
Vous savez que dsormais , les ministres de l ' ducation participent aux dbats sur les questions sociales , au mme titre que les ministres des Affaires sociales et que l ' ECOFIN .
Il s ' agit d ' un immense progrs , qui n ' a pas eu de rpercussions trs rcentes , mais le fait d ' tre prsents et d ' apporter une contribution est essentiel .
Le point de vue des ministres de l ' ducation est exprim dans les revendications prsentes au Conseil europen .
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Or , c ' est  nous , chers Collgues , qu ' il revient de dfinir les nouvelles priorits , de lancer des programmes pluriannuels , d ' ouvrir de nouveaux dbats , de lancer de nouveaux dfis .
Je pense que nous sommes sur la bonne voie , et nous avons tout lieu d ' tre positifs et d ' tre optimistes .
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Ceci ne doit pas nous amener  penser que nous avons tout obtenu maintenant .
C ' est loin d ' tre le cas .
Il n ' en reste pas moins que la machine est en marche et que des progrs sont raliss .
En 1995 , il n ' y avait que des grandes ides et aucune action concrte sur le terrain .
 prsent , nous progressons .
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Je voudrais dire un mot sur Bologne .
Lors du premier Conseil " ducation " , auquel j ' ai assist , j ' avais constat que Bologne faisait uniquement l ' objet d ' une procdure intergouvernementale .
J ' ai obtenu qu ' on l ' intgre dans le cadre communautaire en associant la Commission au processus , conjointement avec la troka ministrielle .
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Dans le cadre de la prsidence sudoise , je reconnais que le moment est venu de raliser de nouveaux progrs , et je suis convaincue que la confrence ministrielle de Prague nous permettra de le faire .
J ' ai dj pris contact avec la prsidence belge - car , l aussi , il y a un suivi - pour poursuivre dans cette voie .
Nous attendons maintenant la confrence ministrielle de Prague , puis la prsidence belge reprendra le flambeau .
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Chers collgues , je peux bien m ' imaginer que le Parlement europen prparera un rapport d ' initiative , aprs Prague par exemple .
Il ne faut pas toujours attendre que la Commission labore un rapport pour ragir .
Le Parlement a un droit d ' initiative propre .
Utilisez-le pour qu ' on entende votre voix !
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S ' agissant des rapports " e-Learning " de MM . Alavanos et Mauro , je voudrais remercier le Parlement , ses rapporteurs et ses commissions - qui ont t nombreux  collaborer - pour le soutien qu ' il m ' a apport ds le dpart en la matire .
MM. Alavanos et Mauro ont accompli un travail remarquable : M. Alavanos , avant , et M. Mauro , pendant .
Ceci est primordial car , l encore , ce processus nous a beaucoup aids  des moments dcisifs dans la formulation du concept " e-Learning " , immdiatement aprs Lisbonne , ainsi que du programme d ' action " e-Learning " , immdiatement aprs le dernier Conseil europen .
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Je voudrais reprendre les trois messages fondamentaux qui ont t non seulement prsents par les rapporteurs , mais galement discuts par les parlementaires .
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Le premier principe concerne l ' accs  tous .
Vous savez bien que le plan " e-Learning " , immdiatement aprs le sommet Lisbonne , a suscit diverses initiatives dans certains tats membres en faveur de l ' installation d ' ordinateurs dans les salles de classe .
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Or , un ordinateur dans une salle de classe n ' est pas un but en soi .
Un ordinateur n ' est qu ' une machine , un outil .
Un ordinateur doit pouvoir tre utilis ; son existence ne prouve pas son utilisation .
Il ne faut donc jamais ,  mon avis , sparer l ' outil de la personne qui l ' utilise .
Bref , oui  l ' quipement des coles , mais il faut plus , oui  l ' quipement des coles , mais oui aussi  des centres tlmatiques dans nos communes , parce qu ' il n ' y a pas que ceux qui vont  l ' cole qui doivent participer  notre socit de l ' informatique .
Il y a galement ceux qui ont quitt l ' cole .
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L ' change d ' informations scientifiques , le renforcement des services fournis par les bibliothques , la cration d ' un rseau europen d ' enseignement accessible , des services spcifiques , sont autant d ' actions essentielles pour lutter contre l ' exclusion sociale .
Et exclusion sociale , il y aura aussi , si pour donner plus de poids aux statistiques on se contente d ' installer des ordinateurs sans donner une formation approprie aux enseignants .
Je suis trs attentive au rapport sur les femmes et la formation spcifique qui leur serait ncessaire eu gard  leur approche tout  fait diffrente des nouvelles technologies .
Je crois qu ' il faut en tenir compte .
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Il faut aussi former nos enseignants .
Nous en avons beaucoup discut ces dernires semaines .
Les enseignants sont la cl de la russite de l ' " e-Learning " .
Or , la plupart d ' entre eux ne sont pas arms pour utiliser les ordinateurs , pour faire en sorte que ces ordinateurs , ces logiciels , ce contenu soient une aide pdagogique .
Il est essentiel d ' inculquer aux esprits qu ' on peut enseigner autrement avec les nouvelles technologies .
Je voudrais ,  cet gard , citer une phrase de M. Rocard , rapporteur de la commission de l ' emploi , qui a fait un large cho  la thse selon laquelle il convient de procder  une rorganisation radicale de l ' enseignement , des locaux , des horaires , des contenus .
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Nous sommes devant un nouveau monde et nous ne sommes pas nombreux  nous rendre compte de ce que cela implique .
Car je voudrais dire ici que ce nouveau monde passe non seulement par une participation des services publics mais aussi par une responsabilisation du monde de l ' industrie .
C ' est la raison pour laquelle la semaine dernire , j ' ai organis le premier sommet " e-Learning "  Bruxelles en partenariat avec le priv et le public .
Ce sommet a t formidable , car il a t le thtre d ' changes extraordinaires et a rendu compte dans le mme temps de la responsabilisation du secteur priv , des entreprises , du savoir-faire qui existe en cette matire .
L ' idal serait , bien sr , d ' avoir une symbiose entre les deux .
Si les dcisions politiques doivent tre prises par les responsables politiques , leur mise en pratique peut trs bien tre le fait d ' une symbiose entre le savoir du secteur priv et le savoir pdagogique du secteur public .
Ces deux savoirs runis peuvent tre trs efficaces .
L ' ide a t mise sur les rails , et j ' espre bien qu ' elle sera suivie d ' actions concrtes sur le terrain .
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En parlant ainsi , je vous rejoins sur un autre sujet .
Oui , l ' Europe montre la voie , mais ce n ' est pas dans une tour d ' ivoire  Bruxelles que ces thories seront mises en pratique .
Elles le seront dans nos rgions , dans nos villes , dans nos villages .
La mthode  suivre devrait tre celle du bottom up : en d ' autres termes , les dcisions politiques doivent tre prises quelque part , mais elles doivent tre mises en pratique non pas de haut en bas mais sur le terrain .
Toute contribution  la mise en route des projets concrets sur le terrain sera la bienvenue .
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Vous voyez , chers collgues , on est  l ' aube d ' une grande aventure .
Cela bouge de tous cts , certes pas toujours dans la bonne direction . Mais on tire aussi des enseignements .
On m ' a parfois demand plus de concret , or , il y a dj beaucoup de concret sur le terrain , et pas seulement depuis un an .
Les actions concrtes mises en uvre dans le cadre de nos programmes Socrates et Leonardo n ' ont-elles pas gnr plein d ' lments que l ' on retrouve aujourd ' hui dans les systmes d ' ducation ?
 la base , il y avait ces programmes que vous avez voulus , pour lesquels vous avez rclam - avec la Commission - et obtenu un financement srieux et qui , malgr tous les problmes administratifs que vous me rapportez rgulirement , sont positifs .
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Ainsi donc , chers collgues , nous avons vu juste depuis de longues annes dj .
Nous marchons ensemble dans la bonne direction ; nous avanons  pas de gant et beaucoup plus rapidement qu ' on n ' aurait jamais os l ' imaginer il y a deux ou trois ans .
Il y a de petits problmes ici et l .
Attaquons-nous y ensemble , mais avec optimisme , parce que les choses s ' amliorent vraiment .
<SPEAKER ID=73 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire .
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La prsidence a constat avec satisfaction , Madame la Commissaire , que vous vous tes adresse  plusieurs reprises aux dputs en utilisant l ' expression " chers collgues " , ce qui tmoigne de la nostalgie que vous prouvez de l ' poque rcente o vous tiez dpute .
Mme si je n ' tais pas ici lors de la prcdente lgislature , je suis sr que cette nostalgie est rciproque et que les dputs regrettent galement les remarquables contributions que vous avez apportes lorsque vous tiez assise dans cet hmicycle .
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Mesdames et Messieurs , la discussion commune est close .
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Le vote aura lieu demain  12 heures .
<P>
J ' ai galement le plaisir de vous informer , pour conclure ce dbat , que la prsidence a reu la proposition de rsolution B5-341 / 2001 , au nom de la commission de la culture , de la jeunesse , de l ' ducation , des mdias et des sports , dont le vote aura lieu mercredi ,  11h30 .
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( La sance est leve  20h43 )
