<CHAPTER ID=3>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=4 NAME="Le Prsident.">
Je dclare reprise la session du Parlement europen , qui avait t interrompue le jeudi 11 avril 2002
<SPEAKER ID=6 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle la fixation de l ' ordre des travaux
<SPEAKER ID=7 LANGUAGE="ES" NAME="Garca-Margallo y Marfil (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , tant donn que le rapport dont je suis l ' auteur et auquel vous venez de faire rfrence a t adopt  l ' unanimit tant par la commission conomique et montaire que par la commission juridique et du march intrieur et qu ' il ne s ' agit que d ' une modification de la base juridique auquel le Parlement - les deux commissions  l ' unanimit - n ' a pas accd , je voudrais demander que ce rapport soit vot demain sans qu ' un dbat ne soit ncessaire cet aprs-midi ou ce soir , dbat dont je suis , bien entendu , l ' unique orateur .
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Je demanderais donc qu ' il soit retir de l ' ordre du jour d ' aujourd ' hui et qu ' il soit soumis aux voix directement demain , afin d ' pargner votre temps et celui des dputs .
<SPEAKER ID=10 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle les dclarations du Conseil et de la Commission sur la runion des ministres euromditerranens des Affaires trangres les 22 et 23 avril 2002 et sur la situation au Moyen-Orient .
<SPEAKER ID=11 LANGUAGE="ES" NAME="Piqu i Camps">
Merci beaucoup , Monsieur le Prsident .
C ' est pour moi un plaisir de vous exposer deux thmes qui sont lis entre eux pour des raisons videntes .
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D ' une part , le droulement de la cinquime confrence ministrielle euromditerranenne qui s ' est tenue hier et avant-hier dans la ville de Valence et , d ' autre part , la situation actuelle au Moyen Orient , les derniers vnements et les efforts qui sont consentis afin de remettre sur les rails le processus de paix .
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Si vous me le permettez , je voudrais commencer par dcrire ce qu ' a donn ,  mes yeux , la runion ministrielle et terminer par quelques commentaires sur la situation dans la rgion du Moyen Orient .
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En premier lieu , je tiens  dire que la possibilit de tenir cette runion ministrielle nous laissait tous dubitatifs , et ce pour des raisons videntes : la situation au Moyen Orient laissait planer d ' immenses incertitudes et prsentait de srieux risques . Aussi bon nombre d ' entre nous ont-ils parfois pu douter que cette runion ait jamais lieu .
C ' est pourquoi j ' estime que le seul fait que cette runion ait pu avoir lieu est en soi une russite .
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Toutefois , outre le maintien de cette runion , nous sommes parvenus  des conclusions par consensus de toutes les parties prsentes , ce qui reprsente une autre russite .
Vous n ' tes pas sans savoir que les dlgations de la Syrie et du Liban ont finalement dcid de ne pas assister  la runion afin de ne pas se retrouver en prsence de la dlgation isralienne , mais les autres pays du bassin mditerranen ont rpondu  l ' appel et les vingt-cinq dlgations en prsence ont convenu , par consensus , d ' un plan d ' action , d ' un programme portant sur des sujets aussi sensibles que la justice et les affaires intrieures , ainsi que d ' un programme visant  remettre sur les rails le dialogue entre les cultures et les civilisations .
Je considre que cet accomplissement - qui est le fruit d ' un long travail ralis avant et pendant la runion - mrite d ' tre salu .
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Je tiens galement  souligner que pratiquement tous les tats membres du processus de Barcelone ont envoy des dlgations de niveau ministriel et ont ainsi dot la confrence d ' un taux de prsence et d ' une capacit dcisionnelle trs levs , ce pour quoi je remercie tant les pays du Sud et de l ' Est de la Mditerrane que mes collgues de l ' Union europenne .
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Comme je l ' ai dit , le travail prparatoire a t considrable , car si tel n ' avait pas t le cas , les normes difficults et la terrible tension qui existe au Moyen Orient n ' auraient pas permis que cette runion ait lieu et qu ' elle soit fructueuse .
Je pense  des documents tels que l ' tablissement des priorits par la prsidence , la communication de la Commission , les lignes d ' action , les lignes de conduites du rcent Conseil " affaires gnrales " , tous les documents et toutes les contributions des pays du Sud et de l ' Est de la Mditerrane .
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Je pense galement en particulier au rapport du Parlement europen , ralis en outre par un dput espagnol , M. Esteve .
Il s ' agit d ' un magnifique rapport , que j ' apprcie tout particulirement .
Nous avons repris une bonne partie de ses propositions et nous allons poursuivre nos efforts afin d ' en intgrer davantage encore , car toutes nous semblent dignes d ' intrt .
C ' est pourquoi je tiens  dire que ce  quoi nous sommes parvenus  Valence - par consensus , j ' insiste - n ' est pas seulement le fruit de cette volont d ' accord , mais aussi le fruit des contributions de tous .
C ' est la premire fois - et j ' y reviendrai par la suite - que , depuis la dclaration de Barcelone en 1995 , sont approuvs , avec le consentement de tous , des documents de ce genre et non de simples dclarations de la prsidence en conclusion d ' une srie de dbats .
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Je tiens  souligner aussi dans ce contexte - et j ' y reviendrai plus loin - que nous avons approuv la cration de l ' assemble parlementaire euromditerranenne .
Il s ' agit  mes yeux d ' un remarquable pas en avant : c ' tait une ide du Parlement europen , que nous avons dfendue et qui nous semble tout  fait pertinente .
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Quoi qu ' il en soit , dans une conjoncture internationale marque par les vnements du 11 septembre et pour une Union europenne aux portes du plus important largissement de son histoire , qui reprsentera pratiquement un redoublement de ses membres actuels , je crois qu ' il ne fait aucun doute que la Mditerrane se profile comme notre frontire stratgique , telle une scne o construire une zone de paix , de stabilit , de dveloppement et de prosprit partage , une zone o soit possible le dialogue et la coopration entre les cultures et les civilisations auxquels vise la dclaration de Barcelone .
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Comme tout processus , celui de Barcelone se construit pas  pas .
Si nous regardons en arrire , le chemin parcouru depuis Barcelone est long . J ' en veux pour preuve le fait que nous soyons parvenus  conclure onze accords d ' association sur les douze qu ' il tait prvu de conclure avec les pays du Sud .
 Valence , nous avons sign l ' accord avec l ' Algrie et l ' accord d ' association avec le Liban est achev et n ' attend plus que d ' tre sign .
Tous les autres ont dj t signs et , pour beaucoup , sont dj en vigueur .
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Malgr tout , ces progrs , quoiqu ' importants , sont insuffisants .
Le processus de Barcelone , dont les termes et l ' existence ont en soi une valeur irremplaable , rclame une nouvelle impulsion politique , une sorte de feuille de route capable de traduire dans les faits les objectifs de Barcelone .
Et c ' est  ce dfi ,  cette ambition de donner une nouvelle impulsion politique au processus de Barcelone , que nous considrions tous comme languissant , que rpondent le plan d ' action de Valence , le programme conjoint de justice et affaires intrieures , ainsi que le programme sur le dialogue entres les cultures et les civilisations .
Tout cela , nous l ' avons approuv , j ' insiste , par consensus , lors de la cinquime confrence ministrielle euromditerranenne .
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Cela suppose non seulement de maintenir le potentiel de transformation du processus , mais aussi d ' apporter des nouveauts tant au niveau de la forme que du fond .
J ' ai dj voqu la forme : il s ' agit du premier document politique adopt conjointement par les partenaires du processus lors d ' une confrence ministrielle , ce qui confre au plan d ' action et aux autres documents que j ' ai mentionns le caractre de contrat social euromditerranen , de projet et d ' engagement partag .
Je souhaiterais ritrer ce message : le processus de Barcelone , le dialogue euromditerranen , n ' est pas un geste des quinze envers les douze , mais des vingt-sept , et nous voulons qu ' il soit de plus en plus considr et envisag en tant que geste des vingt-sept .
Pour ce qui est du fond , les documents qui ont t approuvs font galement preuve d ' un potentiel de transformation . En effet , ils rpondent  une srie de principes qui , selon nous , doivent inspirer la transformation du processus et parce qu ' ils contemplent une srie d ' initiatives importantes qui , dans leur ensemble , sont capables de donner lieu  un bond en avant dans la construction du partenariat euromditerranen .
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Quels sont ces principes ?
Je viens d ' en voquer un : le principe de coproprit , d ' ownership .
Mentionnons galement le principe de visibilit : que le processus soit peru comme tel , non seulement par les gouvernements mais aussi par les socits civiles respectives ; le principe de capillarit : qu ' il se transmette  l ' ensemble des acteurs en prsence .
Il en existe d ' autres galement , tels que les principes de structuration , de crdibilit , d ' efficacit ou de concrtion du processus .
La concrtion du processus requiert que des initiatives soient prises .
De toute vidence , la relation complte exige la lecture du plan d ' action , qui est un plan d ' action exhaustif . Toutefois , malgr l ' importance que revt chacune de ces initiatives , je souhaiterais synthtiser et ne m ' attarder que sur celles qui me semblent les plus pertinentes politiquement dans les trois volets du processus : le volet politique et institutionnel , le volet conomique et financier et le volet social , culturel et humain .
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En ce qui concerne le volet politique et institutionnel , je voudrais attirer l ' attention sur une meilleure dmocratisation du processus , grce  la proposition de cration de l ' assemble parlementaire euromditerranenne dont la mise en place , nous devons y veiller , doit se faire le plus tt possible .
Cette dmocratisation se doit galement au dveloppement de nouveaux mcanismes de coopration et de dialogue politique entre les vingt-sept , y compris sur des thmes tels que la politique de scurit et de dfense , qui me semble trs importante , le terrorisme - auquel je me rfrerai plus tard - ou encore la promotion des droits de l ' homme .
De mme , des mesures de cration de confiance et de partenariat sont mises en ? uvre .
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Comme je l ' ai dit , c ' est la premire fois que le terrorisme est inclus  l ' agenda de Barcelone , chose que j ' estime absolument indispensable  l ' heure actuelle , et ce pour des raisons qui tiennent du bon sens .
Puisqu ' il s ' agit d ' un plan d ' action spcifique approuv par tous , il est galement prvu , pour la premire fois , que le plan fasse l ' objet d ' un suivi et d ' une valuation de sa mise en ? uvre lors de la sixime confrence ministrielle de Barcelone , ce qui ,  mon sens , ajoute  sa crdibilit .
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Quant au volet conomique et financier , le plan d ' action de Valence raffirme l ' objectif de crer une zone de libre-change euromditerranenne pour l ' an 2010 , ce qui exige la conclusion de tous les accords d ' association , dont j ' ai dj parl , ainsi que l ' achvement de l ' intgration Sud-Sud .
Il est capital de progresser sur la voie de zones de libre-change au niveau du Sud , c ' est pourquoi nous avons salu et offert notre soutien au processus d ' Agadir , une initiative du Maroc , de la Tunisie , de l ' gypte et de la Jordanie .
Nous savons tous que , pour que le processus euromditerranen soit couronn de succs , il faut garantir le dveloppement conomique , et donc social et politique , des pays du Sud .
Cela implique , entre autres , mais c ' est important , la canalisation approprie de flux d ' investissement . Aussi est-ce pour cela que le plan reprend une des principales priorits de la Prsidence ,  savoir inciter la cration d ' un nouvel instrument financier , qui commence  fonctionner en tant que facilit renforce au sein de la Banque europenne d ' investissement afin de soutenir des travaux d ' infrastructure et de soutenir fondamentalement le secteur priv .
Ensuite , nous avons prvu de prendre , le cas chant et au terme d ' un dlai d ' un an , la dcision de transformer cette facilit renforce en une banque , une filiale de la banque europenne d ' investissement , le capital tant ouvert  d ' autres pays ventuels ainsi qu '  des institutions et qui , dans tous les cas , permette de consacrer davantage de ressources financires  cette rgion .
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Le plan inclut galement les conclusions et dcisions adoptes lors des runions ministrielles euromditerranennes du commerce et de l ' industrie qui se sont tenues  Tolde et Malaga respectivement .
Sur le plan commercial , il inclut une srie de mesures visant  faciliter les investissements et  dvelopper la libralisation des services .
Sur le plan industriel , il reprend les dispositions destines  promouvoir l ' harmonisation lgislative afin de faciliter l ' intgration de nos partenaires , favoriser l ' innovation et l ' accs aux nouvelles technologies et renforcer le rle du secteur priv dans la construction du partenariat euromditerranen .
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Toujours dans ce volet , je tiens galement  voquer en particulier les mesures visant  promouvoir les investissements dans les infrastructures ainsi que l ' interconnexion entre les rseaux de transport , de tlcommunications et de l ' nergie de nos partenaires mditerranens et les rseaux transeuropens . Je tiens aussi  remercier de nouveau ici la Commission pour le travail considrable et trs positif qu ' elle a effectu .
Je souligne galement ici la volont de l ' Union europenne de faciliter l ' incorporation des partenaires mditerranens au rseau de navigation par satellite Galileo .
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Enfin , en ce qui concerne le volet social , culturel et humain , la prsidence s ' est efforce de rpondre aux dfis poss par des sujets aussi pertinents que l ' immigration , le dialogue entre les cultures et les civilisations ou encore la participation des diffrents acteurs de la socit civile  la construction euromditerranenne , en intgrant au plan d ' action une srie de mesures parmi lesquelles je tiens  souligner les suivantes : en premier lieu , l ' approbation d ' un document-cadre , dont j ' ai dj parl , sur la justice et les affaires intrieures , qui contemple , par exemple , des thmes non moins importants que la lutte contre la drogue , la lutte contre le crime organis , le traitement des flux migratoires , la circulation des personnes , etc . Ceci nous a amens  approuver  Valence la dcision de convoquer une confrence ministrielle euromditerranenne sur les migrations .
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De mme , il a t dcid de crer une fondation pour le dialogue entre les cultures et les civilisations et pour promouvoir les changes culturels , intellectuels et sociaux .
C ' est un projet que tous partagent et il doit ds lors constituer une rponse aux dfis prsents dans ce domaine , une rponse concrte , telle que l ' adoption d ' un programme d ' action qui puisse se dvelopper par le biais de la fondation ou par un autre biais , afin que le dialogue entre les cultures et les civilisations se concentre sur trois domaines que nous jugeons fondamentaux : la jeunesse , l ' ducation et les moyens de communication .
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Nous avons galement convenu d ' tendre le programme Tempus aux partenaires mditerranens , ce qui devrait permettre de dvelopper la coopration universitaire entre les deux rives de la Mditerrane et , ce qui est trs important , l ' intgration du monde universitaire des deux rives de la Mditerrane en tant qu ' acteurs de la construction du partenariat euromditerranen .
Nous avons galement lanc un appel au dveloppement de la coopration dcentralise des villes et rgions de la Mditerrane et nous avons adopt des conclusions dcoulant du forum civil qui a eu lieu  Valence avant le sommet ministriel .
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En dfinitive , nous nous trouvons face  une nouvelle tape , une nouvelle phase si l ' on veut , du processus de Barcelone .
Cette tape face  laquelle nous nous trouvons consiste  relancer le processus de Barcelone malgr les difficults causes par le conflit au Moyen Orient , ce qui tmoigne ,  mon sens , d ' une chose essentielle : l ' immense capacit de rsistance du processus de Barcelone .
Le processus de Barcelone a dmontr qu ' il tait capable de rsister au conflit du Moyen Orient . J ' en tire une conclusion : Barcelone a t une ide magnifique en 1995 , le dialogue euromditerranen a t et est aujourd ' hui une ide magnifique , et si nous ne l ' avions pas adopte  l ' poque , nous aurions d le faire aujourd ' hui .
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Il va de soi , Monsieur le Prsident , qu ' au cours de ces deux journes , tant donn la prsence des pays arabes , y compris ceux qui sont directement impliqus dans le conflit au Moyen Orient , d ' Isral et de l ' Union europenne , il tait invitable que nous consacrions une bonne partie des sessions au dbat sur la situation au Moyen Orient .
Valence nous a donn l ' occasion d ' valuer et de dbattre de la situation , et de le faire - en dpit des normes tensions et motions prsentes - dans le cadre d ' un dbat qui a t caractris , par moments , par un ton franchement constructif , qui a tmoign d ' une volont de paix de la part des parties et qui , je le crois , peut s ' avrer utile tout au long du processus .
<P>
Aucun de nous n ' ignore quelle est la situation sur le terrain .
Nous assistons  un niveau de violence sans prcdent , qui se traduit par un nombre effroyable de victimes .
Malgr la tranquillit de ces dernires heures et de ces derniers jours , les vnements des semaines prcdentes sont vritablement impressionnants .
Il y a eu des attentats terroristes terribles que nous condamnons sans aucune forme de rserve ou de nuance , je le rpte une fois de plus .
Il y a eu - et il y a encore - l ' occupation isralienne de villes sous autorit palestinienne , par rapport  laquelle je tiens  ritrer l ' exigence du retrait immdiat des troupes israliennes .
Nous savons tous qu ' il n ' existe pas de solution militaire au conflit , que la seule issue passe par la ngociation dans le cadre d ' une perspective politique et que , ds lors , un cessez-le-feu immdiat s ' avre urgent .
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 la lumire des vnements de ces derniers jours , je crois que nous sommes tous conscients qu ' il existe un risque srieux de destruction et de dmantlement de l ' Autorit nationale palestinienne , de sa capacit  court et moyen terme de se constituer en tant que semence d ' un futur tat palestinien , et c ' est pourquoi j ' en appelle  nouveau  ce que l ' isolement du prsident Arafat prenne fin immdiatement .
Au nom de la communaut internationale , je salue galement la dclaration des leaders palestiniens et du prsident Arafat lui-mme condamnant les actes terroristes .
Je tiens  exprimer aussi une trs grave proccupation quant  la crise humanitaire .
Il est absolument indispensable que les organisations mdicales et d ' assistance puissent accomplir leur tche .
Aujourd ' hui mme , Oslo accueille une runion trs importante charge de dterminer de quelle manire nous pouvons aider  faire face aux besoins les plus urgents et les plus immdiats du point de vue humanitaire et  reconstruire les territoires de l ' Autorit palestinienne non seulement physiquement mais aussi institutionnellement .
<P>
Ces jours-ci , alors que le retrait semble amorc - avec tout ce que cela implique - , nous allons pouvoir valuer les consquences des attaques militaires .
Jnine offre sans nul doute un exemple dramatique .
Il faut que nous sachions ce qui s ' est rellement pass , que nous connaissions l ' ampleur des vnements , que les Nations unies puissent compter sur le soutien ncessaire - il est clair qu ' elles peuvent compter sur le soutien inconditionnel de l ' Union europenne - pour mener une enqute internationale impartiale .
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Je voudrais galement signaler que , compte tenu des vnements , une dstabilisation risque srieusement de frapper la rgion .
La violence  la frontire Sud du Liban est trs proccupante .
Nous avons entrepris des dmarches directes - la prsidence en exercice du Conseil , la troka - auprs des autorits libanaises et d ' autres pays afin qu ' ils fournissent tous les efforts ncessaires afin d ' viter les attaques contre Isral depuis leurs territoires .
Je dois dire qu ' ils ont partag cette proccupation et je suis convaincu qu ' ils prennent d ' ores et dj des mesures .
<P>
Je souhaite galement voquer un autre point trs important : il est regrettable que les reprsentations consulaires de nos pays ne puissent pas mener  bien leur tche en raison des obstacles que l ' arme isralienne pose continuellement dans les territoires occups .
Quelques nouvelles possibilits commencent  se faire jour , certains contrles se relchent , mais la situation demeure insoutenable et totalement inacceptable .
Nos reprsentants consulaires doivent pouvoir jouir de la libert d ' accs aux territoires , s ' occuper de leurs ressortissants et rendre compte de la situation humanitaire .
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Nous avons entrepris des dmarches  Tel Aviv , aussi bien la troka que la prsidence , avec l ' ambassadeur d ' Isral en Espagne .
En outre , les consuls de Jrusalem ont tabli de multiples contacts avec les autorits de l ' arme isralienne et , pour l ' instant , certains progrs sont raliss , bien qu ' ils me semblent tout  fait insuffisants .
Il faut envoyer un message clair et de la plus grande fermet sur ce point .
<P>
 prsent , Monsieur le Prsident , je voudrais voquer trs brivement les efforts que nous avons fournis au cours des dernires semaines .
De tout temps , l ' Union europenne a fait preuve d ' un engagement ferme , d ' une volont de contribuer  la solution du problme dans la rgion .
Ds le Conseil europen de Barcelone , nous avons insist pour aborder les aspects aussi bien de scurit que politiques et conomiques en tant qu ' lments insparables et interdpendants d ' un mme processus .
Les uns ne peuvent pas passer avant les autres .
Ces lments doivent tre traits en parallle .
 Barcelone , les bases pour une solution au conflit ont t ritres : les rsolutions du Conseil de scurit , principalement les rsolutions 242 , 338 et 1397 ; les principes de la confrence de Madrid , et en particulier le principe de l ' change de territoires contre la paix ; les principes des accords d ' Oslo et de tous les accords postrieurs , qui devraient permettre  deux tats , Isral et La Palestine , de vivre en paix et en scurit .
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C ' est la raison pour laquelle nous avons soutenu de manire rsolue des initiatives de paix telles que le plan saoudien , qui a reu le soutien du sommet de la Ligue arabe  Beyrouth et qui a mis sur le tapis la possibilit d ' une normalisation des relations entre Isral et ses voisins arabes en change du retrait isralien aux frontires de 1967 ainsi qu ' une solution quitable au problme des rfugis sur la base des rsolutions des Nations unies .
Je pense que la prsence du prsident du gouvernement espagnol , en sa qualit de prsident en exercice du Conseil , et du haut reprsentant lors de l ' inauguration du sommet de Beyrouth tmoigne de ce soutien .
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Nous avons en outre organis un Conseil " affaires gnrales " extraordinaire en raison de la gravit de la crise .
Nous voulions exprimer clairement notre proccupation , mais aussi le fait que l ' Union europenne se sent concerne par les vnements .
Nous avons dcid d ' envoyer la prsidence et le haut reprsentant dans la zone afin de rencontrer les parties au plus haut niveau et d ' en exiger un cessez-le-feu immdiat , l ' application des rsolutions 1397 et 1402 des Nations unies ainsi qu ' un retour aux ngociations sur un accord politique .
Je pense que c ' tait l notre devoir , et nous l ' avons accompli , en insistant de facto sur la ncessit immdiate d ' une implication de la communaut internationale sur le terrain .
Comme on le sait , cette mission a rencontr d ' immenses difficults et le premier ministre isralien , M. Sharon , s ' est oppos  ce que nous rendions visite au prsident Arafat .
Je dois reconnatre qu ' il a chang d ' attitude  prsent .
En ce moment mme , et c ' est d ' ailleurs pour cette raison que M. Solana n ' est pas parmi nous , MM . Solana et Moratinos sont en visite dans la rgion - je n ' y suis pas all pour pouvoir tre prsent ici - et il est prvu qu ' ils rencontrent le prsident Arafat et , si possible , les autres leaders de la rgion .
<P>
Pour ce qui est de la volont d ' implication de la communaut internationale , je voudrais voquer un autre vnement auquel j ' accorde une grande importance : la runion  Madrid du " quatuor " ,  savoir les tats-Unis , la Fdration russe , les Nations unies et l ' Union europenne au plus haut niveau diplomatique : le secrtaire d ' tat , M. Powell , le ministre des Affaires trangres , M. Ivanov , le secrtaire gnral des Nations unies , M. Annan , ainsi que M. Solana et moi-mme , au nom de l ' Union europenne .
Je pense que cela reflte une ralit que l ' Union europenne n ' a jamais cess de dfendre : la communaut internationale doit s ' impliquer dans ses actions et sa position de la manire la plus unie qui soit , car nous sommes tous conscients qu ' il n ' y a pas de solution sans les tats-Unis , mais que l ' intervention seule des tats-Unis ne suffit pas non plus .
C ' est pourquoi j ' estime que maintenir la concertation de l ' ensemble de la communaut internationale sur la base de positions communes me semble tre une excellente ide .
Comme on le sait , nous avons rendu publique une dclaration conjointe tablissant une position commune par rapport au conflit et cautionnant la mission du secrtaire d ' tat Powell dans la rgion .
Cette dclaration consacrait galement la volont du " quatuor " de continuer  surveiller la situation au Moyen Orient , par le biais de consultations rgulires au plus haut niveau , ainsi que la volont de voir les envoys spciaux poursuivre leurs efforts sur le terrain .
C ' est ce qu ' ils font et ils le font trs bien .
Dans ce contexte , je tiens  citer le reprsentant de la Fdration russe , M. Vdovin , le reprsentant de l ' Union europenne , M. Moratinos , le reprsentant des tats-Unis , actuellement M. Zinni , et - je tiens  l ' exprimer clairement ici - le reprsentant spcial des Nations unies , M. Larsen , qui ralise un travail formidable .
Pour ce qui est de la continuit des runions du " quatuor " au plus haut niveau , je pense que nous pourrons nous runir dans les prochains jours pour nous pencher une nouvelle fois sur la situation et poursuivre les initiatives politiques .
<P>
Dans cette dclaration de Madrid , nous demandons expressment l ' application immdiate de la rsolution 1402 , tel que l ' exige la rsolution 1403 et , donc , le cessez-le-feu immdiat , le retrait immdiat des villes palestiniennes , y compris Bethlem et Ramallah , et , en particulier , du quartier gnral du prsident Arafat .
Dans cette dclaration , nous demandons galement  Isral de mettre un terme aux oprations militaires , de respecter les principes humanitaires internationaux , de s ' abstenir de l ' utilisation excessive de la force et de fournir tous les efforts possibles pour garantir la protection des civils .
<P>
Mais dans cette dclaration , nous prions galement le prsident Arafat , en tant que leader reconnu et lu du peuple palestinien , de faire tout ce qui est en son pouvoir pour faire cesser sans plus attendre les attentats terroristes contre des Israliens innocents , d ' utiliser tout son poids politique pour convaincre le peuple palestinien de ce que tous les attentats contre les Israliens doivent prendre fin immdiatement et d ' autoriser ses reprsentants  reprendre immdiatement , dans les plus brefs dlais , la collaboration sur la scurit d ' Isral . Nous l ' invitons galement  agir de manire rsolue et  prendre toutes les mesures possibles pour dmanteler l ' infrastructure terroriste , en ce compris son financement , et  faire cesser l ' incitation  la violence ou  la justification de certains types d ' attentats .
Ce que je tiens  dire , mais qui ne figure pas dans la dclaration est que les kamikazes sont des terroristes , ce ne sont pas des martyres , et il faudra le rpter sans cesse .
Le terrorisme , et j ' en reviens  la dclaration , est illgal et immoral , il a gravement port atteinte aux aspirations du peuple palestinien et doit tre condamn , comme l ' exprime clairement la rsolution 1373 du Conseil de scurit .
<P>
Finalement , nous exprimons notre volont commune d ' aider les parties  respecter leurs accords , comme par exemple le plan de scurit Tenet , les recommandations Mitchell , y compris la mdiation d ' un mcanisme impartial , selon ce qui a t convenu entre les parties .
<P>
Au sein de l ' Union europenne , nous avons voqu diffrents scnarios face  la situation qui est celle d ' aujourd ' hui .
Nous avons investi tout notre poids politique en efforts diplomatiques , allant de dclarations de la prsidence  des contacts avec toutes les parties , en passant par le soutien apport  la mission du gnral Zinni il y a quelques semaines et , bien entendu ,  la mission dans la zone du secrtaire d ' tat amricain , M. Powell , ainsi que nos visites sur le terrain , telles que celle qui se droule actuellement .
<P>
Nous avons galement voqu la possibilit de prendre des mesures de pression contre Isral , telles que , par exemple , suspendre l ' accord d ' association , et je sais parfaitement quelle est la position de ce Parlement  ce propos .
La semaine dernire , lors du dernier Conseil " affaires gnrales " , il a t estim opportun d ' attendre les rsultats de la mission du secrtaire d ' tat Powell , que j ' voquerai dans un instant . Pour l ' heure , je peux dire que toutes les options restent ouvertes .
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En ce qui concerne la tourne du secrtaire Powell , elle a eu ,  premire vue , des rsultats trs positifs et utiles , dont , je le pense , nous pourrons mesurer l ' ampleur les prochains jours .
Une nouvelle perspective a t ouverte et elle tablit un calendrier de retrait , mais il est clair que certaines exceptions sont inadmissibles .
L ' une concerne la basilique de la Nativit de Bethlem et l ' autre le quartier gnral du prsident Arafat .
Concernant la premire , la recherche d ' une solution est toujours en cours .
Un contact troit est tabli entre toutes les parties intresses et , en particulier , avec le Vatican , et j ' espre qu ' il portera ses fruits .
Quant  la deuxime , nous poursuivons tous nos efforts et la visite de MM . Solana et Moratinos aujourd ' hui a pour objectif majeur de trouver une solution qui mette fin au sige , ce qui devrait permettre d ' tablir un cessez-le-feu .
Nous attendons de mme la prochaine visite du directeur de la CIA , M. Tenet , en compagnie du gnral Zinni , dont la prsence sur le terrain peut s ' avrer trs utile .
<P>
Si nous parvenons  rsoudre ces problmes - nous y consacrons toute notre attention - et  obtenir le retrait des troupes , un cessez-le-feu rel et , par voie de consquence , la cessation des activits terroristes , nous pourrons peu  peu runir les conditions en vue d ' une confrence de paix .
Une confrence de paix qui ne peux pas partir de zro .
Il doit s ' agir d ' une confrence de clture , qui tienne compte de tout ce qui a t accompli jusqu '  prsent , qui ne revienne pas sur ce qui a t convenu  Madrid , sur ce qui a t convenu  Oslo , sur ce qui a t convenu tout au long de ces annes , et qui ne revienne pas non plus sur la lgalit internationale qui a t clairement dfinie dans les rsolutions du Conseil de scurit .
Cette confrence devrait servir  une paix dfinitive et devrait donc tre le plus efficace possible .
 mon avis , cette efficacit passe par le soutien total et la participation totale de tous les acteurs concerns de la communaut internationale et , sans aucun doute , de l ' Union europenne .
<P>
J ' espre que lors d ' une prochaine runion du " quatuor " - trs prochainement - , nous pourrons analyser tous ces lments et continuer  apporter de nouvelles ides et de nouveaux efforts pour que ,  la fin , les Palestiniens , les Israliens et le monde arabe en gnral puissent s ' offrir  eux-mmes et offrir aux gnrations futures un horizon de paix , de cohabitation , de stabilit et de prosprit qui leur est ni depuis de trop longues annes .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=12 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Monsieur le Prsident , d ' aucuns pourraient estimer qu ' il est irraliste de dbattre du processus de Barcelone , alors que le Moyen-Orient est en flammes - et ce point de vue n ' est pas entirement infond .
Toutefois , comme l ' a dclar le ministre Piqu , cela confirme la ncessit immdiate de l ' entreprise de Barcelone , ainsi que sa capacit  rebondir .
Le fait que nous avons t capables d ' organiser cette runion  Valence dans les circonstances actuelles a constitu un hommage  la vision qui a pris forme  Barcelone en 1995 , mais galement au travail remarquable de la prsidence espagnole .
<P>
Concentrons-nous un instant sur les ralisations de Valence : premirement , l ' accord relatif  l ' excellent plan d ' action destin  montrer la voie  suivre pour les mois  venir ; deuximement , la signature de l ' accord d ' association avec l ' Algrie , ce qui nous rapproche de l ' achvement de la grille des accords - actuellement , 11 accords sur 12 ont fait l ' objet de ngociations .
J ' espre que la Syrie sera prte  rintgrer les vritables ngociations bientt , et que les tats membres de l ' UE acclreront la ratification des accords qui ont t signs jusqu '  prsent .
Franchement , il est quelque peu embarrassant d ' exprimer  nos collgues du sud de la Mditerrane notre enthousiasme d ' avoir achev les ngociations portant sur ces accords , alors que des mois , voire des annes , sont ncessaires pour les ratifier .
J ' espre que les tats membres pourront faire montre d ' un peu plus de dynamisme parlementaire .
<P>
Il y a encore du pain sur la planche .
L ' cart de prosprit entre le nord et le sud de la Mditerrane ne diminue pas .
Il faut crer 40 millions d ' emplois dans les dix annes  venir , uniquement pour conserver les niveaux actuels d ' emploi .
Les rformes conomiques contribueront  crer la croissance et attirer les investissements ncessaires  cette fin , et la cration progressive d ' un vritable march euromditerranen engendrera de nombreuses possibilits nouvelles .
C ' est cet objectif que poursuit le pilier conomique du processus de Barcelone .
J ' aborde une remarque d ' ordre plus gnral .
Si l ' on ne russit pas  combler le foss relatif aux niveaux de vie et si l ' on ne russit pas  radiquer la pauvret au sud de la Mditerrane , on ne manquera pas de nourrir l ' extrmisme l-bas .
Cela alimentera galement l ' extrmisme en Europe : le type d ' extrmisme dont nous venons de voir une manifestation si infecte et honteuse .
<P>
Afin de raliser ces objectifs , nous devons approfondir les relations entre le Sud et le Sud .
Les quatre pays participant au processus d ' Agadir ont apport  Valence une bonne nouvelle : ceux-ci doivent en effet signer un accord dans les plus brefs dlais .
Nous devons galement surmonter les obstacles non tarifaires au commerce et  l ' intgration .
La runion de Valence a permis d ' avaliser les dcisions prises  Tolde par les ministres du Commerce . Celles-ci portaient sur l ' extension du systme d ' origine paneuropen aux partenaires mditerranens , sur l ' tablissement d ' un groupe de travail relatif  l ' intgration rgionale , ainsi que sur la libralisation du commerce dans les services .
<P>
Nous avons galement convenu d ' accrotre notre coopration financire .
Des progrs ont t accomplis , mais je suis impatient d ' en faire beaucoup plus .
Le ratio paiements-engagements , dans le cadre du programme MEDA , est pass de 26 % pour la priode 1995-1996 ,  37,6 % en 2000 et  53,1 % en 2001 .
Ds lors , nous avons presque doubl le chiffre que nous affichions dans la deuxime moiti des annes 1990 , mais nous devons faire mieux encore .
Au mois de dcembre de l ' anne dernire , nous avons adopt de nouveaux programmes stratgiques par pays et par rgion pour les annes 2002  2004 qui fournissent un cadre plus stable et plus cibl pour notre coopration financire .
Dans ce contexte , je me rjouis galement de l ' accord visant  crer un rgime renforc relatif aux prts accords par la BEI pour la rgion et je flicite la prsidence du Conseil pour la grande matrise dont elle a fait preuve dans ce domaine , ce qui nous permettra d ' accorder une aide accrue au secteur priv dans les pays du sud de la Mditerrane .
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Pour ce qui est du troisime chapitre de Barcelone , nous avons conclu un accord relatif  un programme de coopration en matire judiciaire ,  la lutte contre la drogue ,  la criminalit organise et au terrorisme , et  la coopration sur des thmes lis  l ' immigration .
Ce fut un succs significatif parce que ce sont des thmes difficiles et pineux .
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Finalement ,  Valence , nous avons dbattu du dialogue entre les cultures et les civilisations .
Comme vous le savez , la Commission a pris une srie d ' initiatives , y compris une proposition visant  crer une fondation Euro-Med .
Malheureusement , nous nous sommes heurts  une certaine rsistance de la part des tats membres qui ont refus d ' apporter la contribution d ' un million d ' euros que nous avons demande  chacun d ' entre eux .
J ' ai t le tmoin d ' un enthousiasme norme de toutes parts en vue d ' approfondir le dialogue entre les cultures , mais , apparemment , pour certaines personnes , un million d ' euros constitue une somme trop leve  payer pour le moment .
Il existe un accord de principe sur ce thme , ce dont je me rjouis , mais les tats membres doivent apporter cette contribution modeste si l ' on veut que la fondation soit mise sur pied .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Je voudrais aborder  prsent la situation au Moyen-Orient , qui a assombri notre runion  Valence .
L ' opinion publique europenne a t profondment choque par la tragdie qui s ' y droule .
J ' ai svrement condamn les attentats suicides et les actes terroristes , et je le ritre sans rserve aucune .
Le fait d ' encourager des enfants ou des jeunes personnes  s ' attacher de la dynamite et  se faire exploser pour tuer d ' autres personnes et se suicider a quelque chose de profondment malsain .
Et le fait de ne pas dcourager ces actes est tout bonnement inexcusable .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Toutefois , j ' ai galement t profondment branl par les informations provenant de Cisjordanie et concernant le comportement des forces de dfense israliennes .
Certaines informations , qui doivent tre minutieusement vrifies , indiquent que celles-ci ont parfois fait preuve - je choisis mes mots de manire extrmement diplomatique - d ' un mpris pour la vie des civils et certainement pour les appels lancs par les Nations unies et le Comit international de la Croix-Rouge afin qu ' ils puissent s ' acquitter de leur devoir humanitaire .
Isral , en tant que pays dmocratique , en tant que socit pluraliste qui croit en l ' tat de droit , devrait respecter les normes internationales de comportement , sans quivoque , et sans faire appel  des " si " et des " mais " .
C ' est ce qu ' on appelle tre une socit dmocratique ; c ' est ce qu ' on appelle l ' tat de droit .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Je veux formuler quatre remarques :
<P>
Premirement , le retrait complet : nous regrettons que la mission Powell n ' ait pas fourni de rsultats directs pour ce qui est d ' un cessez-le-feu ou d ' un retrait immdiat .
Je reconnais toutefois l ' norme engagement du secrtaire d ' tat , M. Powell , dans cette mission et je reconnais que la mission a peut-tre t plus fructueuse que certaines critiques l ' ont suggr .
Je demeure inquiet quant aux ractions du monde arabe face  cette situation bloque .
Je ritre mon soutien ferme en faveur d ' une mission d ' tablissement des faits  Jnine sous l ' gide des Nations unies .
Il ne serait pas dans l ' intrt d ' Isral de ne pas faire la lumire sur les allgations qui ont t formules .
Nous voulons que la mission accomplisse des progrs rels et rapides et nous appelons  la coopration active de toutes les parties concernes .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Tous ceux qui connaissent M. Atisari , ainsi que les autres membres de la mission , savent que leur intgrit est totale , et j ' espre qu ' aucun doute ne sera mis en la matire , comme des doutes ont t formuls sur le rle de M. Larsen , un fonctionnaire international de grande qualit .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Deuximement , accs total : eu gard  la situation humanitaire , l ' accs aux zones touches doit tre total et ne doit pas tre entrav , en particulier l ' accs aux camps de rfugis , en vue de fournir une aide urgente ...
<SPEAKER ID=13 NAME="Le Prsident.">
Excusez-moi , Monsieur le Commissaire , le collgue  qui appartient ce tlphone pourrait-il le couper ? Et je demande aux collgues d ' teindre leurs tlphones portables .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Je dois dire que je suis tout  fait oppos  la peine capitale , mais je pense que la seule chose qui soulve des questions en la matire ...
<SPEAKER ID=15 NAME="Le Prsident.">
Pourrais-je vous conseiller , Monsieur le Commissaire , de ne pas perdre la tte sur cette question ?
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
Les seules choses qui la remettent en question sont ce genre de sonnerie , mme si elles interprtent " l ' hymne  la joie " .
<P>
Je voulais parler de l ' accs total : eu gard  la situation humanitaire , l ' accs aux zones touches doit tre total et ne doit pas tre entrav , en particulier l ' accs aux camps de rfugis .
Je sais que d ' honorables parlementaires s ' y sont rendus rcemment afin de fournir une aide humanitaire urgente et afin d ' tre en mesure d ' entreprendre une valuation des dgts et des rparations ncessaires .
<P>
Troisimement , je voudrais aborder la coordination internationale totale : la communaut internationale est prte  fournir son aide .
Pour l ' heure , il convient de se concentrer sur l ' aide humanitaire .
Cependant , nous demeurons engags  apporter une contribution complte et substantielle  l ' tablissement de la paix et nous poursuivons les objectifs consistant  amliorer les conditions de vie du peuple palestinien ,  consolider l ' Autorit palestinienne ,  renforcer les fondements conomiques du futur tat de Palestine et  promouvoir le dveloppement et l ' intgration conomique rgionale .
Toutefois , je veux faire une remarque supplmentaire et je choisis mes mots d ' une manire extrmement prudente : ...
<SPEAKER ID=17 NAME="Le Prsident.">
Pourrais-je demander aux services de scurit de faire en sorte que les portes soient fermes , afin que nous puissions suivre notre dbat .
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="EN" NAME="Patten">
J ' ai l ' impression qu '  l ' extrieur on dbat de l ' un des aspects les moins agrables de la civilisation europenne !
<P>
( Rires et vifs applaudissements )
<P>
Lorsqu ' en Europe , nous donnons parfois  d ' autres peuples des leons en matire de droits de l ' homme et de liberts civiles , nous devrions garder cela  l ' esprit .
<P>
Je veux rpter que je choisis ces mots avec une prudence considrable .
Il sera ncessaire d ' intgrer notre engagement  consolider l ' Autorit palestinienne et la reconstruction dans un processus politique plus large qui comprenne des garanties fournies par les deux parties impliques dans le conflit , selon lesquelles nos efforts ne seront pas vains ou rduits  nant .
On ne peut reconstruire l ' Autorit palestinienne sur un vide politique .
<P>
( Applaudissements )
<P>
M. Peres nous a dit hier qu ' il soutenait l ' ide d ' une Autorit palestinienne florissante et moderne .
D ' aucuns penseront peut-tre qu ' Isral a trouv une manire trange d ' exprimer ce soutien ces dernires semaines .
Mais j ' espre que M. Peres parle au nom du gouvernement isralien , et que nous constaterons que son point de vue se reflte dans l ' attitude d ' Isral vis--vis de l ' aspiration  crer un tat palestinien et dans les actions d ' Isral dans les territoires palestiniens .
<P>
Mme s ' il est trop tt pour valuer la pleine mesure des dgts infligs , il est clair qu ' il sera ncessaire d ' effectuer un travail de reconstruction et de rhabilitation majeur .
L ' valuation des besoins , qui a  peine commenc , est urgente .
Toutefois , il est clair , ds  prsent , que mme les besoins  court terme s ' lveront  des centaines de millions de dollars .
J ' espre que la runion des bailleurs de fonds internationaux , appele comit de liaison ad hoc , qui se droule demain  Oslo , nous aidera  quantifier les dgts et  entamer une rponse coordonne des bailleurs .
Je voudrais simplement rpter ce que j ' ai dj dit .
 ceux qui voquent un plan Marshall pour le Moyen-Orient , un plan Marshall pour les territoires palestiniens , je dis : " trs bien " .
Toutefois , une caractristique importante du plan Marshall a t qu ' on l ' a mis en ? uvre lorsque les bombardements avaient cess .
<P>
Dans ma dernire remarque , je voudrais voquer la rhabilitation totale des structures palestiniennes : il est galement ncessaire de combler le vide administratif et de scurit dans le sillage du retrait isralien .
L ' alternative , c ' est le chaos et l ' anarchie , ce qui n ' est dans l ' intrt de personne .
<P>
Je dois rpter ma profonde inquitude quant  la destruction des structures de base de l ' Autorit palestinienne et aux oprations militaires contre Arafat .
Cela affaiblit la capacit de l ' Autorit palestinienne  faire respecter l ' tat de droit ,  contenir les terroristes et  viter les attentats suicides .
Cela joue en faveur de groupes extrmistes tels que le Hamas et cela renforce le soutien de ces groupes auprs de la population palestinienne .
La lutte contre le terrorisme ne peut tre utilise comme justification pour la destruction des infrastructures de base de l ' Autorit palestinienne .
<P>
( Applaudissements )
<P>
La dsagrgation de la loi et de l ' ordre en gnral m ' inspire une profonde inquitude .
Ces derniers jours , nous avons t les tmoins d ' vnements horribles tels que des lynchages .
Cela doit cesser .
Toutefois , cela ne devrait cesser que lorsque les Palestiniens auront regagn le contrle de leurs zones .
<P>
Les actions militaires israliennes n ' ont pas uniquement cibl l ' infrastructure de l ' Autorit palestinienne lie  la scurit , elles ont systmatiquement inflig des dgts  l ' infrastructure civile qui ne joue absolument aucun rle en matire de scurit .
En quoi la destruction des ministres de l ' ducation , des Finances , de l ' Agriculture et du Cadastre poursuit-elle des objectifs lis  la scurit ?
<P>
( Applaudissements )
<P>
Pour quelle raison dtruire l ' Office central des statistiques ou le Conseil lgislatif palestinien ?
Les dputs de cette Assemble doivent vivement s ' en inquiter .
Les Palestiniens devront reconstruire de larges pans de leur administration sans laquelle la vie quotidienne ne pourrait pas s ' couler normalement .
<P>
La Commission s ' engage  soutenir et  reconstruire ces structures .
Cependant , nos ressources sont dj soumises  rude preuve .
Ds que l ' on aura procd  l ' valuation des besoins , nous reviendrons au Parlement pour vous informer des implications financires et pour vous demander d ' apporter votre aide en vue de fournir une rponse approprie de l ' Union europenne .
Toutefois , je le rpte , vous devrez nous demander ,  ce moment , quel est le contexte politique dans lequel nous nous efforcerons de reconstruire ce qui a t dtruit .
<P>
J ' ai cess de compter le nombre de dbats sur le Moyen-Orient auxquels j ' ai particip lors des deux ans et demi qui se sont couls .
On peut dire  juste titre que chaque dbat a apport des nouvelles plus sombres que celles du dbat prcdent .
Je prie pour qu ' un jour , je participe  un dbat sur fond d ' amlioration .
<P>
( Applaudissements prolongs )
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="DE" NAME="Poettering (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , chers collgues , les applaudissements en faveur de M. Patten viennent de montrer qu ' une situation , mme si elle est dramatique et semble dsespre , ne doit jamais entraner la fin du dialogue entre les diffrentes parties impliques .
Car lorsque les voix se taisent , ce sont les armes qui prennent la parole .
Il est primordial que ce dbat sur le dialogue euromditerranen se tienne aujourd ' hui dans cette enceinte . Je tiens  remercier expressment la prsidence espagnole pour l ' engagement dont elle a fait preuve .
<P>
En dpit des vnements bouleversants au Moyen-Orient , le dialogue euromditerranen n ' a sans doute jamais t aussi ncessaire que maintenant . Car nous courons aujourd ' hui le risque d ' assister  un choc des civilisations .
Ce choc natra si nous commenons  construire dans notre propre esprit des murs entre les diffrentes cultures .
Nous avons donc pour mission de nous efforcer , aujourd ' hui comme  l ' avenir , de mener ce dialogue .
Il s ' agit d ' une imprieuse ncessit !
<P>
Je suis cependant effar d ' entendre que , d ' une part , cette fondation prnant le dialogue entre les cultures ait t propose - ce dont nous ne pouvons que nous rjouir - , mais que , d ' autre part , elle ne bnficiera sans doute mme pas de l ' allocation d ' un million d ' euro - ce qui ne reprsente dj pas une somme astronomique .
Si nous signons des documents mais que ceux-ci perdent ensuite toute valeur , si nous quittons les confrences qui ont t organises , ces confrences n ' ont aucun sens !
C ' est pourquoi j ' appelle la prsidence espagnole et la Commission  garantir que l ' argent ncessaire soit galement dbours , afin de pouvoir parvenir audit dialogue .
<P>
Ces dernires semaines et ces derniers mois , dans la perspective de l ' largissement de l ' Union , nous focalisons surtout notre attention vers l ' Est . Mais il est primordial de porter galement notre regard vers le Sud , car les menaces y sont sans doute bien plus grandes que les problmes que nous rencontrons  l ' Est .
S ' il est exact que la distance sparant Paris d ' Alger est moindre que celle sparant Paris de Varsovie , il faut galement prendre conscience que , d ' un point de vue gographique galement , l ' espace mditerranen , l ' Afrique du Nord , le Proche-Orient , sont d ' une importance primordiale pour nous Europens .
<P>
Nous sommes donc d ' avis qu ' il nous faut laborer un vritable partenariat stratgique de nature politique avec l ' espace mditerranen , avec les pays d ' Afrique du Nord et avec le Proche-Orient , qu ' il nous faut aboutir  un partenariat conomique et financier et  un partenariat social et culturel .
La lutte contre le terrorisme ne doit bien sr pas tre nglige , et nous y sommes tous favorables .
Mais nous ne pouvons rduire notre dialogue avec le monde arabe et musulman  la seule lutte contre le terrorisme : nous devons au contraire instaurer un dialogue reprenant tous les aspects politiques , conomiques , financiers et culturels .
C ' est pourquoi nous devons accomplir bien plus  cet gard que ce que nous avons ralis dans le pass .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Il est naturellement important de disposer d ' une assemble parlementaire euromditerranenne .
Nous l ' avons appele de nos v ? ux .
Mais nous nous droberions  notre responsabilit d ' Europen , de Parlement europen , si nous laissions entendre que nous aurions accompli notre tche par la seule cration de cette institution .
Non , il est temps de transformer les discours engags en actes concrets .
Aprs avoir visit Isral  plusieurs reprises , je me suis galement rendu dans de nombreux pays du monde arabe , et j ' ai l ' impression que ces pays ne pourront vivre dans la scurit , la libert et la dmocratie que si nous parvenons rellement  y crer de l ' emploi .
Le commissaire a indiqu que 40 millions de postes devraient tre crs dans l ' espace mditerranen , sans quoi les jeunes gens continueront d ' embarquer dans des bateaux dans l ' espoir de rejoindre l ' Espagne ou le Portugal , et - comme l ' indiquent les estimations - quelque 7 000 personnes par an , rien que pour le Maroc , perdront  nouveau la vie en Mditerrane .
C ' est pourquoi il faut russir le dveloppement dans ces pays .
Nous devons avant tout contribuer  permettre la privatisation de l ' conomie ,  offrir une chance  la classe moyenne , dans le but de crer des emplois .
L ' analphabtisme dans les tats d ' Afrique du Nord doit tre radiqu , car l ' ducation constitue l ' une des conditions essentielles du dveloppement humain et reprsente surtout une condition indispensable au respect des droits de l ' homme .
<P>
Pour ce qui est du Proche-Orient , nous avons men au sein de notre groupe des discussions intensives sur ce sujet , car il s ' agit l d ' un thme grave et srieux . Mais nous disons avant tout : arrtons la politique du " ?
il pour ?
il , dent pour dent " . Si les choses se poursuivent de la sorte , nous ne parviendrons jamais  la paix au Moyen-Orient .
Il est donc important que les troupes israliennes entament leur retrait ds  prsent . Mais nous disons paralllement : le fait d ' inciter de jeunes gens  se ceinturer d ' explosifs afin de tuer d ' autres personnes constitue un crime !
C ' est pourquoi nous devons faire valoir nos exigences aux deux parties , aux Israliens comme aux Palestiniens , sans diffrentiation .
<P>
Nous devons galement garder  l ' esprit que nos amis amricains ne pourront instaurer la paix  eux seuls .
Ils devront naturellement apporter une importante contribution , mais la confiance des Palestiniens est , pour diffrentes raisons , plus forte envers les Europens qu ' envers les Amricains .
C ' est pour cette raison - aussi en raison d ' Isral , mais pour cette raison galement - que nous avons une grande responsabilit  endosser dans la rgion .
Dieu merci , il existe galement des reprsentants d ' Isral crdibles .
Nous nous sommes en effet entretenus hier , au cours de la confrence des prsidents , avec le prsident de la Knesset , Abraham Burg , et je dois vous dire que cette rencontre a raviv mes esprances , car il existe galement en Isral des personnalits politiques qui placent la rconciliation avant le conflit et les actions militaires .
<P>
Nous appelons les parties concernes - les Palestiniens , les Israliens , la communaut internationale -  soutenir nos efforts en faveur de la paix au Proche-Orient , afin de nous permettre , en tant qu ' Europens , d ' entretenir galement de bonnes relations avec nos voisins de l ' espace mditerranen , et afin qu ' Isral et la Palestine puissent vivre dans des frontires sres .
Ce simple fait favorise le respect des droits de l ' homme au Proche-Orient !
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="ES" NAME="Barn Crespo (PSE).">
Monsieur le Prsident , ce moment est l ' un de ceux o nous , les europens qui travaillons de concert ici , devons nous rappeler les raisons de fond qui nous unissent , et garder  l ' esprit que nous ? uvrons pour une Europe unie , dmocratique et oppose au racisme et  la xnophobie .
Souvenons-nous des paroles du prsident Mitterrand lors de son dernier discours devant cette Assemble : " Le nationalisme , c ' est la guerre " .
Il s ' agit l d ' un principe essentiel de notre vie en commun qu ' il nous faut raffirmer haut et fort aujourd ' hui .
<P>
En outre , Monsieur le Prsident , je crois - et je m ' adresse  mon admirable ami Simn Peres qui a dclar hier  Madrid qu ' il s ' inquitait de la monte de l ' antismitisme en Europe - que les manifestations d ' intolrance qui se produisent  travers notre continent doivent nous inquiter aussi .
Tous les dmocrates europens , tous les citoyens europens , doivent lutter contre cette peste , contre ce cancer qui a t la source de tant de malheurs tout au long de notre histoire .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Cela dit , Monsieur le Prsident , je voudrais commencer par remercier l ' opportunit qui nous a t offerte de nous entretenir avec M. Burg , prsident de la Knesset .
Nous avons tenu avec notre collgue travailliste , M. Burg , un dbat franc et solide au sein de notre groupe . Nous esprons que le prsident Abu Al pourra venir sous peu discuter lui aussi avec nous .
C ' est de la sorte que nous devons jeter des ponts vers la paix au Moyen Orient .
<P>
En ce qui concerne le rapport du prsident du Conseil , permettez-moi de lui dire , au sujet de la confrence Euromed , qu ' il sait que nous partageons ses objectifs .
Il a dclar qu ' il s ' agissait d ' une ide magnifique , mais il a omis de dire que cette ide n ' tait pas orpheline , mais qu ' elle avait t lance par la prsidence espagnole prcdente .
Il aurait peut-tre pu complimenter M. Solana , qui n ' est pas prsent , afin de le traiter comme lui-mme apprcierait d ' tre trait par son successeur .
<P>
Quoi qu ' il en soit , ce qu ' a dit le prsident du Conseil renferme une ide essentielle : un rseau d ' accords d ' association se tisse peu  peu , l ' accord avec l ' Algrie vient d ' tre sign , ce qui est trs positif .
Le problme est que - et je m ' adresse galement au prsident du Conseil - on n ' a pas tenu compte de ce qu ' a manifest le Parlement dans sa dernire rsolution , parce que nous sommes les amis de tous et que nous voulons tre associs  tous les pays de la Mditerrane .
Voil le principe essentiel et lorsque deux de nos partenaires se battent , le moins que nous puissions dire est : " Ne l ' crasez pas tant et laissez-le respirer " .
Il s ' agit l d ' un principe absolument lmentaire et c ' est pour cette raison que nous rclamons que le Conseil d ' association soit convoqu .
Le secrtaire d ' tat , M. de Miguel , a dclar avec fermet devant cette Assemble que la prsidence espagnole maintenait ce critre .
Je voudrais savoir si tel est toujours le cas .
<P>
Nous avons dit d ' autres choses galement : nous sommes favorables  une force d ' interposition et au blocage des exportations d ' armements .
J ' estime que le Conseil pourrait dvelopper ces ides , parce que cela n ' a aucun sens de venir devant ce Parlement se plaindre de ce que nos diplomates sont mal traits puis venir dire que toutes les options restent ouvertes .
Il faudrait faire preuve d ' un peu plus de dcision .
<P>
Je m ' associe aux observations judicieuses du vice-prsident de la Commission , M. Patten , lorsqu ' il affirme qu ' il y a  Jnine une responsabilit humaine et historique pour faire la lumire sur ce qui s ' est pass et que M. Ahtisaari est une personne absolument respectable au mme titre que les autres membres , et que nous ne pouvons pas admettre de veto , non pas parce qu ' il s ' agit d ' un europen , mais parce que nous sommes tous sous les principes et l ' gide des Nations unies .
<P>
Nous sommes galement disposs  ? uvrer pour la reconstruction des infrastructures palestiniennes , mais nous ne comprenons pas pourquoi elles ont t dtruites .
En outre , rien ne nous garantit qu ' elles ne seront pas  nouveau dtruites .
Nos partenaires doivent nous apporter des garanties .
Nous estimons qu ' il est absolument ncessaire que les Nations unies soient obies et leur autorit respecte .
<P>
Je termine , Monsieur le Prsident , en disant que nous sommes nettement favorables  ce que le " quatuor " , associ  la Ligue arabe - et c ' est l que l ' Europe peut jouer un rle important , Monsieur le Prsident du Conseil - , poursuive sa tche afin qu ' ait lieu un Madrid II , qui est absolument indispensable .
Ensuite , si nous parvenons  une fondation qui fonctionne , cette dernire peut s ' avrer trs utile , mais les objectifs doivent , pour l ' instant , se concentrer non pas sur la cration de nouvelles fondations , mais bien sur la conclusion d ' une confrence de paix qui puisse fonctionner et compter sur la participation de l ' Europe , sur la participation de tous .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="DA" NAME="Riis-Jrgensen (ELDR). -">
Monsieur le Prsident , toute trace de civilisation a disparu au Moyen-Orient .
Je voudrais reprendre  mon compte les paroles prononces par le commissaire Patten : Isral dpasse largement les bornes lgitimes de lutte contre le terrorisme et les Palestiniens sont loin de faire suffisamment pour empcher ces redoutables commandos suicides .
Nous devons rtablir la civilisation dans la rgion .
L ' autorit de la loi doit y rgner et non l ' autorit de la force ; le droit doit remplacer la violence .
Tel est le principe sur lequel repose la coopration europenne et le Moyen-Orient a ,  ce propos , des leons  tirer .
<P>
La premire tape doit consister  permettre  la commission des Nations unies d ' enquter sur les atrocits commises .
Le fait que les dirigeants israliens ont refus l ' accs  la rgion  ces trois personnalits de haut rang sme l ' effroi .
Il s ' agit pourtant d ' un ex-prsident de la Finlande , de l ' ancien prsident de la Croix-Rouge internationale et de l ' ancien haut-commissaire pour les rfugis .
Il n ' y a aucune raison d ' accorder  Isral un statut spcial .
Isral doit accepter le principe selon lequel il convient de traiter chaque pays de faon identique ainsi que le principe d ' galit devant la loi .
Selon le prsident de la Knesset , avec qui j ' ai eu l ' occasion de m ' entretenir hier , 65 % de la population isralienne approuve Sharon , mais paralllement 80 % de la population soutient l ' initiative de paix de l ' Arabie saoudite .
Cela me semble paradoxal .
Des accords de paix ont t conclus entre l ' gypte et Isral ainsi qu ' entre la Jordanie et Isral .
La paix est donc possible dans la rgion et , en Europe , nous devons donc rester optimistes et conserver de l ' espoir .
<P>
Que pouvons-nous faire ?
Je pense que nous devrions , comme nous l ' avons exig dans notre rsolution , disposer d ' un reprsentant des droits de l ' homme sur place afin de surveiller si les deux parties respectent bien les droits de l ' homme .
Encore une fois , il s ' agit de veiller  ce que ce soit l ' autorit de la loi et non l ' autorit de la force qui a cours .
Les organisations pour le respect des droits de l ' homme doivent tre prsentes sur place afin d ' examiner la situation .
Nous devons galement envoyer une force internationale pour le maintien de la paix en Palestine - peu importe que ce soit sous l ' gide des Nations unies , de l ' OTAN , de l ' Union europenne ou des tats-Unis - mais elle doit tre prsente pour ramener la paix .
La communaut internationale doit tre prsente et Isral ne doit pas considrer cette revendication comme un geste hostile  son gard .
Nous devons organiser une nouvelle confrence pour la paix , mais avec de nouveaux participants , de nouvelles personnes .
Comme me l ' a dit une personnalit juive trs connue l ' autre jour au Danemark : " Nous avons actuellement affaire  deux idiots dans la rgion ; l ' un s ' appelle Sharon et l ' autre Arafat " .
Nous devons restaurer l ' autorit de la loi dans la rgion .
<P>
Tel est le message que lance le groupe libral et les amis d ' Isral en Europe doivent avoir la possibilit de critiquer le gouvernement isralien comme les Danois , qui sont de vrais et vritables amis d ' Isral , doivent pouvoir critiquer le gouvernement isralien sans tre taxs d ' antismites .
Je voudrais enfin rassurer le commissaire Patten et lui dire que le groupe libral donnera de l ' argent quand on le lui demandera .
<SPEAKER ID=22 NAME="Cohn-Bendit (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames , Messieurs , chers collgues , en fait , j ' ai la vague impression que , d ' un ct , nous avons tous raison et que , d ' un autre ct , nous sommes tous des hypocrites .
<P>
Nous disons : " Isral ne fait pas assez , ou en fait trop " et c ' est vrai .
Nous disons : " Les Palestiniens n ' en font pas assez " , et c ' est vrai .
Et nous , est-ce qu ' on en fait assez ?
Je pose une question trs simple .
Nous avons dcid  Barcelone d ' une aide au dveloppement , non pas de 0,7 % , ce qui est ncessaire , ni de 1 % , ce qui est plus que ncessaire , mais de 0,39 % !
Et aprs , nous faisons des discours en disant qu ' il faut crer 40 millions de postes de travail dans le Maghreb , et plus 150 millions dans tout le monde .
<P>
Ne sommes-nous pas des hypocrites ?
Ne sommes-nous pas des gens qui faisons des discours , mais que nous-mmes , quand il s ' agit d ' adapter nos budgets , nous pensons d ' abord  nous , et aprs seulement aux autres ?
N ' est-ce pas vrai ?
Donc , je pose cette question : " est-ce que nous , nous en faisons assez ? "
<P>
Posons maintenant le problme d ' Isral .
Il est vident que la communaut internationale a dit " oui "  l ' tat d ' Isral aprs la barbarie de l ' holocauste .
C ' tait juste et injuste en mme temps .
La communaut internationale a pris fait et cause pour une justice et pour une injustice en mme temps .
Il est temps de garantir la justice et de rparer l ' injustice .
Rparer l ' injustice , cela voudrait dire que l ' ONU , aujourd ' hui , par un vote solennel , dcrte l ' tat palestinien , tout comme par un vote solennel il a dcrt l ' tat isralien .
<P>
C ' est rparer l ' injustice et garantir la justice .
On peut le faire tout de suite .
<P>
Deuximement , si il faut penser la paix , qui peut amener la paix ?
Nous disons que l ' tat d ' Isral est un tat dmocratique .
C ' est vrai .
Je crois que l ' autorit palestinienne est une structure sociale en voie de dmocratisation , mais il lui reste beaucoup  faire .
Mais nous savons que dans des lections dmocratiques , ce ne sont pas toujours les plus dmocrates qui ont le plus de voix .
Il y a des lections en Europe qui nous l ' ont dmontr .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Donc ,  partir de l , comment rassurer la socit isralienne , pour qu ' enfin elle se libre d ' Ariel Sharon ?
Car il n ' y a qu ' une solution pour arriver  la paix , c ' est qu ' enfin il y ait en Isral un gouvernement qui , de nouveau , veuille la paix , ce qui n ' est pas le cas de ce gouvernement en ce moment , qui , sous prtention de plus de scurit pour Isral , amne plus de morts et d ' inscurit au peuple isralien .
Pour cela , il faut que nous en fassions plus .
Abraham Burg a dit : " Pourquoi pas garantir l ' intgrit du territoire isralien , par exemple , en intgrant Isral  l ' OTAN ?
" En effet , pourquoi pas ?
Pensons cela d ' un ct .
Et d ' un autre ct , que l ' OTAN garantisse l ' intgrit de l ' tat palestinien dcrt par l ' ONU le plus rapidement possible .
Aujourd ' hui ces deux peuples , vu la situation , ne sont pas capables de garantir la scurit de l ' autre , de garantir l ' espoir de l ' autre .
 nous , communaut internationale , de penser  garantir les deux scurits .
Deux tats , une paix , une scurit .
En faisons-nous assez ?
Sommes-nous vraiment alls au bout de nos contradictions ?
Arrtons de dire , d ' un ct , que nous sommes tous des Israliens , ou , de l ' autre ct , que nous sommes tous des Palestiniens .
Nous ne sommes ni des Israliens ni des Palestiniens .
Nous sommes des Europens qui veulent lutter pour le droit de vivre dans un tat aux Israliens et aux Palestiniens .
Nous sommes tous des Isralo-Palestiniens ou des Palestiniens-Israliens .
Qu ' on se mette cela dans la tte une fois pour toute .
Et si on arrive  penser comme cela , alors , effectivement , on peut penser que si Sharon a commis des crimes contre l ' humanit , ou des crimes de guerre - je n ' en sais rien et ce n ' est pas  moi de le dcider - nous avons maintenant  La Haye un tribunal international .
Depuis Sabra et Chatila , jusqu '  ce qui s ' est pass  Jnine , il faut que les responsables de massacres soient des responsables de massacres qui passent devant la cour de justice internationale .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Oui , ceux qui applaudissent  cela doivent aussi applaudir pour que les responsables palestiniens qui envoient des jeunes massacrer en Isral passent aussi devant le tribunal international  La Haye .
Les uns et les autres .
<P>
( Applaudissements )
<P>
Et si nous argumentons comme cela , si nous continuons , alors nous serons crdibles .
<P>
Je finis par cela : je suis pour une commission d ' enqute internationale de l ' ONU pour ce qui s ' est pass  Jnine , et je demande  tous ceux qui , aujourd ' hui , sont pour cela , en disant quand mme que l ' tat isralien est un tat dmocratique , pourquoi alors ont-ils refus une commission d ' enqute internationale en Algrie , alors que l ' Algrie n ' est pas  moiti aussi dmocratique qu ' Isral aujourd ' hui .
Un poids , deux mesures .
Voil ce que je dis .
Nous sommes hypocrites , nous sommes pour une chose quand cela nous arrange , et contre quand cela ne nous arrange pas .
Quand nous serons droits dans nos baskets , alors nous serons crdibles dans le monde .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=23 NAME="Wurtz (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , j ' tais hier avec 18 autres parlementaires europens de six groupes diffrents de notre Parlement dans le camp de rfugis de Jnine .
Quand nous avons appris cette nuit , lors de notre dpart de Jrusalem , qu ' Ariel Sharon s ' opposait  la venue d ' une commission pour l ' tablissement des faits intervenus dans le camp de Jnine tant que cette commission , place sous l ' gide de l ' ONU , serait compose de personnes telles que l ' ancien prsident du comit international de la Croix-Rouge , ou l ' ancienne Haut commissaire aux rfugis , chacune et chacun de nous avaient immdiatement compris la raison de ce nouveau dfi lanc par le premier ministre isralien  la communaut internationale .
En effet ,  Jnine , un tiers de cette ville dans la ville , qui comptait encore le mois dernier 15 mille habitants , est en ruine .
Dans les btiments ventrs , les familles se regroupent dans les parties des immeubles qui tiennent encore debout , au risque de voir ce qui reste de leurs maisons s ' crouler sur elles .
Dans un quartier du camp , une immense place s ' tend devant nous , l mme o , il y a un mois , se dressaient des dizaines d ' immeubles de trois ou quatre tages , des immeubles dont il ne reste que des bouts de structures mtalliques mergeant du sol , ce sol qu ' on foule sans trop savoir combien il reste de corps ensevelis sous les dcombres .
Au total , 47 corps ont pu tre extraits des ruines  ce jour .
Lorsque de vraies recherches pourront tre entreprises , ce chiffre risque , hlas , d ' tre cruellement rvis .
<P>
Les rcits des habitants , lments de preuves  l ' appui , nous ont glacs d ' effroi .
Nombre de soldats , de ces soldats qui ont investi le camp le 2 avril , n ' ont eu aucune piti pour la population civile , qu ' il s ' agisse d ' enfants , de personnes ges , de handicaps , de blesss .
<P>
Cette attitude totalement inacceptable , nous allions en avoir des illustrations stupfiantes lors de notre rencontre avec le corps mdical de l ' hpital du camp relatant dans le dtail ces journes noires .
Le 4 avril  15 heures , nous a-t-on dit , l ' arme a encercl l ' hpital avec 22 chars .
On nous a interdit de bouger , nous dit-on .
" Si une ambulance bouge , nous tirons " , a prvenu le gnral isralien , lui-mme mdecin .
Ils ont effectivement tir sur la Croix-Rouge , tentant de pntrer dans le camp .
" Nous n ' avons pas eu l ' autorisation de sauver les blesss survivants " , nous disent les mdecins .
 un mdecin demandant des nouvelles de sa mre , il fut rpondu qu ' elle tait blesse et non visible .
On la retrouvera plus tard crible de balles .
Le mme jour , des chars attaquent l ' hpital et dtruisent la station d ' oxygne .
Pour arrter l ' hmorragie d ' un bless dont le thorax fut transperc d ' une balle , nous n ' avions , dit un mdecin , qu ' un fil de fer .
Nous avons suppli les soldats de nous permettre de le soigner .
Il va perdre le bras , cria le mdecin . Et le soldat de rpondre : " pourquoi pas la vie " .
Ils emportrent le bless ainsi que deux autres , aprs six heures d ' attente en plein soleil .
On ne sait pas ce qu ' ils sont devenus .
Un jeune vient  l ' hpital prendre des mdicaments pour sa mre .
 l ' entre de l ' hpital , un char tire sur lui et le blesse .
Une infirmire tente de le tirer  l ' intrieur . " Si vous y touchez , vous tes morte " lui dit-on .
Puis , un soldat tue le bless avant d ' appeler l ' infirmire pour venir rcuprer le corps .
<P>
De telles exactions portent un nom : elles ont toutes les apparences d ' un crime de guerre .
Cela n ' a rien  voir avec la dfense lgitime de la scurit d ' Isral .
Il ne faut pas chercher ailleurs la raison pour laquelle Ariel Sharon tente aujourd ' hui d ' enrayer  tout prix la recherche de la vrit par une commission mandate par l ' ONU .
Comme l ' a dclar un officiel isralien  la Une du Jerusalem Post ce matin , je le cite : " nous sommes un pays souverain , nous n ' avons pas  accepter ce type de diktat .
C ' est mieux pour nous de supporter quelques jours de mauvaise publicit que de vivre avec les consquences d ' un rapport biais " .
<P>
La conclusion que nous devrions tirer ,  mes yeux , c ' est qu ' il faut que la communaut internationale , d ' abord , rappelle  ces gens la diffrence entre un pays souverain et un territoire occup ; ensuite , leur fasse clairement comprendre que le temps de l ' impunit , c ' est fini .
Ce ne sera plus simplement quelques jours difficiles  passer .
<P>
Sharon aura , tt ou tard ,  rendre des comptes .
Oui , il est temps de ragir beaucoup plus fermement .
Ragir , car ne pas le faire risque de nous rendre complices de l ' inacceptable .
Ragir d ' autant plus que Jnine n ' est pas un cas isol .
Il faut connatre la vrit sur toutes les villes qui ont t roccupes , en particulier Naplouse o d ' autres atrocits ne sont pas  exclure .
Ragir , parce que l ' impunit encourage l ' arrogance .
Beaucoup de nos interlocuteurs - palestiniens , mais aussi israliens - , et parmi eux une vice-prsidente de la Knesset , Mme Chazan , nous ont dit craindre un possible assaut contre le quartier gnral d ' Arafat .
Et quelles suites aura , par ailleurs , l ' arrestation du dirigeant palestinien et dput palestinien Barghouti ?
En outre ,  Bethlem rien n ' est rgl , mme si les discussions sont en cours .
En outre , Ariel Sharon a annonc le dveloppement d ' oprations militaires  Gaza .
Il a galement dclar qu ' il n ' envisageait pas la moindre vacuation de la moindre colonie .
Oui , ragir , sans attendre un , hlas peu probable , sursaut des tats-Unis dont le prsident insulte les Palestiniens et se ridiculise lui-mme en prsentant Sharon comme un homme de paix .
<P>
Ragir , prendre ses responsabilits , cela veut dire ,  mes yeux , pour nous parlementaires , outre l ' aide d ' urgence si ncessaire , s ' engager  fond en faveur de l ' envoi de cette force d ' interposition , non pour faire la guerre mais pour contribuer  la paix .
Cela veut dire galement exercer la pression maximale dans l ' esprit de la rsolution que nous avons adopte il y a deux semaines sur ceux qui bloquent au Conseil la ncessaire rvision des relations entre l ' Union europenne et Isral .
Ragir , prendre ses responsabilits , cela veut dire enfin , Monsieur le Prsident , comme Parlement europen , ce qui dpend directement de nous .
 cet gard , je veux me faire ici l ' cho d ' un appel que nous lance le prsident Abou Ala du Conseil lgislatif palestinien .
" C ' est dans les moments critiques qu ' on reconnat ses amis " , nous a-t-il dit , et " j ' accueillerai avec joie une dlgation officielle de votre Parlement ainsi que son prsident " .
C ' est ,  mon sens , le moment o jamais de rpondre  cette invitation et , paralllement , de rendre  Abraham Burg , prsident de la Knesset , la visite qu ' il vient de nous rendre .
Nous montrerions ainsi clairement que nous ne critiquons pas Isral . Nous condamnons Sharon .
<P>
Ce que nous voulons , c ' est une paix durable dans la justice et la dignit , car pour la premire fois depuis 1948 une telle perspective est offerte par l ' ensemble des pays arabes .
C ' est une occasion historique  saisir .
Ce serait tout  l ' honneur de l ' Europe de ne ngliger aucun effort pour que cet espoir unique puisse encore tre sauv .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="EN" NAME="Crowley (UEN).">
Monsieur le Prsident ,  maints gards , nous nous sommes tellement dsensibiliss  la violence dans le monde qu ' il semble que nous ayons compltement nglig les vnements de Jnine et les vnements lis aux attentats suicides en Isral .
La ralit est , bien sr , la suivante : nous devons tenter de trouver des solutions et travailler pour les mettre en ?
uvre . Mais nous devons nous souvenir , en premier lieu , que nous avons  faire  des tres humains .
Mettons en contexte l ' inviolabilit et la flicit de chaque tre humain .
Lorsque vous envisagez la situation sous cet angle , l ' tablissement d ' une solution ou d ' un compromis n ' est pas difficile , parce que , malgr ce qu ' ont dit certains orateurs , ce n ' est pas l ' amour de son pays ou le nationalisme qui causent les violences de la guerre ; c ' est le manque de respect , le manque de tolrance vis--vis des points de vue divergents et de la diversit au sein de notre socit .
C ' est cela qui provoque la violence et les conflits .
<P>
La seule vritable solution aux problmes rgnant en Isral , en Palestine et dans l ' ensemble du Moyen-Orient , est de runir les belligrants .
C ' est avec votre ennemi que vous devez faire la paix , pas avec votre ami .
Le fait de dclarer que nous soutenons Isral ou la Palestine n ' a aucun sens .
Le fait que les Amricains dclarent soutenir les actions des Israliens ou qu ' ils appellent Isral  se montrer plus modr dans ses actions n ' a pas de sens .
 moins que les Israliens et les Palestiniens s ' assoient  la mme table et rsolvent leurs problmes , rien de ce que nous faisons ou disons ne peut tre plus efficace que ce qu ' ils peuvent raliser eux-mmes .
<P>
La difficult , cependant , rside dans le fait de les runir .
Chaque partie doit concder quelque chose .
Chaque partie doit modrer sa position lors des ngociations et revoir ses ambitions ultimes quelque peu  la baisse , parce que , lors d ' un processus de paix , il ne peut y avoir ni vainqueur ni perdant absolu .
De mme que nous condamnons  juste titre toutes formes de violence , ainsi que les vnements qui se sont drouls  Jnine , dans l ' glise de la Nativit  Bethlem et les attentats suicides dans les cafs et restaurants en Isral , nous devons galement avoir la volont et la conscience pour runir les protagonistes .
Le seul moyen d ' y parvenir est de les extraire de la zone de conflit et de les amener au dialogue , leur accorder le soutien , la force et les fondements dont ils ont besoin , non seulement afin qu ' ils se persuadent que la paix est ralisable , que l ' harmonie peut exister entre les peuples d ' Isral et de Palestine , mais galement pour qu ' ils se persuadent qu ' ils bnficieront du plein soutien de Union europenne et de chacun de ses tats membres pour y parvenir .
<P>
Ayons la main sur le c ? ur , et engageons-nous en faveur de la paix , de la justice et , avant tout , de l ' humanit .
<SPEAKER ID=25 LANGUAGE="NL" NAME="Belder (EDD).">
Monsieur le Prsident , au sein de ce Parlement et des autres institutions europennes , on insiste constamment sur le fait que l ' Union europenne est et doit tre une communaut de valeurs .
Je ne peux qu ' y souscrire sans rserve .
<P>
Les discours antismites n ' ont donc pas leur place dans notre Communaut europenne .
Or , l ' escalade du conflit au Moyen-Orient a amen l ' volution contraire , l ' ruption de manifestations antismites tout  fait condamnables .
C ' est indigne de l ' Europe , le continent de l ' holocauste !
<P>
O se situe , au sein des tats membres de l ' Union europenne , la frontire de la dcence politique ?
 l ' heure actuelle , ce n ' est en aucune faon une question abstraite .
Dans un magazine espagnol rcemment paru , le nom du Premier ministre isralien tait affubl d ' une croix gamme tandis que son visage trahissait les traits d ' un porc coiff d ' une kippa .
Je me suis cru revenu  l ' poque de l ' empoisonneur notoire qu ' tait le nazi Julius Streicher .
Le ministre isralien des affaires trangres , Shimon Peres , a eu bien raison de critiquer avec la plus grande vigueur les excs antismites lors de la confrence euromditerranenne de Valence .
<P>
Avant cette confrence a eu lieu la signature de l ' accord d ' association entre l ' Algrie et l ' Union europenne .
 cette occasion , le prsident algrien a qualifi les kamikazes palestiniens de " martyrs " et a justifi leurs actes terroristes sous le couvert de la " lgitime dfense " .
Ce faisant , Bouteflika enterrait immdiatement l ' objectif de la " lutte contre le terrorisme " , composante importante de l ' accord d ' association .
<P>
Monsieur le Prsident , si l ' Union europenne veut tre un interlocuteur acceptable pour l ' tat d ' Isral aussi , elle doit s ' lever et n ' avoir de cesse de s ' lever avec fermet contre toutes les formes d ' antismitisme et de terrorisme .
<P>
Je remercie MM . Piqu i Camps et Patten pour leur condamnation claire du terrorisme au Moyen-Orient .
<SPEAKER ID=26 NAME="Le Prsident.">
Je demanderais aux collgues qui dsirent protester de le faire en silence et de permettre  l ' orateur de poursuivre .
<SPEAKER ID=27 NAME="Le Pen (NI).">
Monsieur le Prsident , il n ' est pas un homme de c ? ur , surtout quand il est franais , qui ne soit dsol et pein de ce qui se passe au Proche-Orient , dans ces lieux saints , dont la France fut , pendant des sicles , la protectrice .
Il n ' est pas jusqu '  ce vritable dfi  Dieu que constitue l ' irruption de la violence au berceau de Jsus qui ne puisse apparatre comme pr-apocalyptique .
La France et l ' Europe sont absentes depuis qu ' elles se sont mises aux ordres des tats-Unis , en la personne de M. Solana , l ' ancien secrtaire gnral de l ' OTAN .
On ne peut que le dplorer .
Domine dona nobis pacem .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="ES" NAME="Galeote Quecedo (PPE-DE).">
Merci , Monsieur le Prsident . Dans ce Parlement , chacun peut choisir  quel moment il intervient et , sans aucun doute , celui-ci n ' est pas le plus appropri mais , en tous les cas , Monsieur le Prsident , je vous demanderais d ' en revenir au dbat car Valence et la situation au Moyen-Orient est ce qui importe .
<P>
( Le prsident interrompt l ' orateur )
<P>
Merci , Monsieur le Prsident , je crois qu ' il faut commencer par remercier la prsidence , pour son soutien afin que le Parlement soit reprsent  Valence par une dlgation plus large que de coutume et qui a pu tre constitue de dputs des cinq plus grands groupes politiques de ce Parlement .
Je crois que la prsence de cette dlgation du Parlement a valu la peine afin de vrifier in situ l ' engagement de la prsidence espagnole  maintenir et  grer , parfois contre vents et mares mais toujours avec habilet , une runion trs complique tant donn l ' extrme tension dans la rgion dont il est question .
<P>
Je crois galement pouvoir dire sans crainte de me tromper que la prsence du Parlement s ' est avre utile , qu ' elle aura contribu ne ft-ce qu ' un peu  ce que certaines propositions qui , prcisment , proviennent de rsolutions et de dbats parlementaires prosprent dans le plan d ' action de Valence .
<P>
Dans le cadre politique , l ' engagement  respecter les droits de l ' homme et la coopration dans la lutte contre le terrorisme semblent ,  mon avis , constituer une avance essentielle . Il s ' agit de questions qui , pour la premire fois , sont clairement dcrites dans les conclusions d ' une rencontre de cette nature .
Tout aussi importantes sont les dcisions qui sont supposes insister sur le progrs en matire de libralisation dans la zone mditerranenne et nous esprons que l ' accord d ' association avec le Liban sera sign au cours de cette mme prsidence .
Certes , Monsieur le Prsident , je crois qu ' il nous faut souhaiter la bienvenue de faon explicite  la dlgation de la Libye , pays qui , sans aucun doute , joue un rle important dans la rgion et sur tout le continent .
<P>
Ce processus d ' ouverture de march doit s ' accompagner d ' un clair soutien communautaire par l ' augmentation des investissements dans la zone , comme l ' a rappel le commissaire Patten , contribuant par l particulirement au dveloppement des infrastructures .
D ' un autre ct , nous devons nous fliciter de nous tre rendus compte de la ncessit d ' entamer un dbat ouvert et profond sur l ' organisation des flux migratoires et leur gestion des deux cts de la Mditerrane .
<P>
Au sein de ce Parlement europen , nous devons continuer  insister sur la cration d ' une banque euromditerranenne de dveloppement et , paralllement , nous devons exiger et surveiller le soutien des institutions impliques - et je suis certain qu ' en ce sens , nous compterons sur la complicit de la Commission europenne - afin de respecter l ' engagement de doubler les fonds de la BEI dans la rgion jusqu ' en 2006 .
<P>
Le soutien de la confrence  la cration d ' une assemble parlementaire euromditerranenne me semble trs significatif et je suis certain que , lors du prochain forum parlementaire au mois de juin  Bari , nous pourrons consacrer notre travail  dbattre de son lancement , qui doit constituer un lment crucial de l ' institutionnalisation du processus de Barcelone .
Et en ce sens galement , il faut applaudir la cration d ' une fondation qui encouragera le dialogue entre les cultures et les civilisations , comme mon groupe l ' a demand avec insistance .
<P>
En fin de compte et malgr les circonstances , j ' insiste , nous sommes parvenus  raffirmer  Valence que la revitalisation du processus de Barcelone , six ans aprs son lancement , constitue une option stratgique d ' avenir pour l ' Union europenne , pour tous ses tats membres sans exception et chacune de ses expressions dmocratiques . Car je reste convaincu que l ' enttement  interjeter appel de faon partisane , comme l ' a fait le prsident du groupe socialiste , est de trop ici .
Il est inutile de le dire mais ,  l ' heure actuelle , la situation au Moyen-Orient menace la cration d ' un espace mditerranen stable et sr .
<P>
Sans entrer dans d ' autres considrations , j ' aimerais , Monsieur le Prsident , terminer par lancer un double appel  cette chambre .
En premier lieu , un appel pour que , malgr les dboires , nous continuions  apporter nos efforts pour la paix et , en deuxime lieu , un appel  accrotre le dialogue interne au sein de cette institution pour garantir que les positions du Parlement europen soient le rsultat d ' un large consensus ; parce que de cette faon seulement , en tant unis , le Parlement pourra faire entendre sa voix et contribuer au processus de paix que nous souhaitons tous .
<SPEAKER ID=29 LANGUAGE="IT" NAME="Imbeni (PSE).">
Monsieur le Prsident , je suis d ' accord sur le fait que Valence a t un succs : le fait mme de la tenue de cette runion - et je rejoins le prsident Piqu sur ce point - a t un succs .
J ' ai eu l ' honneur de conduire la dlgation du Parlement europen et je dois dire que la confrence a t le lieu d ' un dbat intense , par moments trs difficile , mais l ' adhsion au programme d ' action et - le Parlement europen le souligne videmment - l ' approbation de l ' ide de l ' Assemble parlementaire et de la Fondation pour le dialogue interculturel constituent certainement des victoires . Tout cela nous incite  dire que , malgr la situation tragique au Proche-Orient , il se pourrait qu ' aprs Valence les choses aillent un peu mieux .
On y a toutefois jet les bases de la relance du processus de coopration dans le bassin mditerranen .
<P>
Je pense que , pour vivre en scurit et en paix , Isral doit battre de nombreux ennemis .
Comme on l ' a dj dit , le premier de ces ennemis est sans aucun doute l ' antismitisme , et nous , Union europenne et Parlement europen , sommes en premire ligne de la lutte contre ce flau qui a frapp dernirement encore chez nous , dans nos tats membres , par des attentats rpugnants . Un autre de ces ennemis est le terrorisme .
Dans ce cas galement nous sommes du ct d ' Isral , opposs  toute forme de terrorisme , comme par exemple celle - terrible - des attentats suicides .
Il subsiste sur ce point une ambigut au sein de certains partis et dans certains pays arabes , quand on dit qu ' en Europe galement , la lutte contre le nazisme et le fascisme a t une forme de rbellion .
Elle a t une rbellion certes , mais je voudrais rappeler - excusez cette comparaison dplace - que la rsistance contre le fascisme et le nazisme ne s ' en est jamais prise  des civils . Tuer des civils , ce n ' est pas finir en martyr - comme on l ' a entendu - , mais se livrer au terrorisme .
<P>
Le troisime ennemi d ' Isral est certainement le refus exprim jusqu ' ici par de nombreux pays de reconnatre l ' existence de ce pays et de nouer des relations correctes avec lui .
De ce point de vue , le plan saoudien peut constituer une nouveaut importante .
Le quatrime ennemi d ' Isral - je voudrais le dire - , c ' est la grande mfiance vis--vis de l ' Union europenne .
Si elle a pu se justifier par le pass , cette mfiance est aujourd ' hui totalement inacceptable . Elle n ' a aucune raison d ' tre .
C ' est justement en l ' Union europenne , en ses principes , en ses politiques qu ' Isral a un alli : ne pas exploiter cette amiti et cette alliance est une grave erreur de la part du gouvernement isralien .
<P>
Enfin , parmi les ennemis d ' Isral - c ' est mon opinion personnelle - on compte galement le gouvernement Sharon et sa politique , dans les actes symboliques comme dans les gestes concrets .
Il incombe clairement au peuple isralien d ' valuer les dgts provoqus par Sharon en transformant la lutte lgitime contre le terrorisme en usage disproportionn , excessif et inacceptable de la force , en diffusant l ' ide qu ' il existe une solution militaire au terrorisme et  la crise , en faisant du reprsentant de l ' Autorit nationale palestinienne le chef des terroristes , en l ' emprisonnant et en disant ensuite qu ' il n ' entreprend rien contre le terrorisme , en ne reconnaissant pas l ' objectif de deux tats et de deux peuples , en n ' indiquant pas clairement une date pour le retrait de tous les territoires occups .
Toutes ces positions du gouvernement Sharon mettent Isral en difficult et n ' aident vraiment pas  la paix ni , partant ,  assurer un avenir sr au pays .
<P>
Enfin , la scurit ne se calcule pas au nombre de vhicules blinds qui occupent le territoire , mais dans l ' engagement de la communaut internationale , et Madrid - le quartette , comme a dit le prsident Piqu - constitue la nouveaut la plus importante .
Cette occasion existe . Il faut la saisir pour lancer - comme l ' a dit Javier Solana - une nouvelle et brve ngociation pour une paix stable et durable , tant pour le peuple palestinien que pour le peuple isralien ou l ' ensemble du bassin mditerranen .
Nous devons en faire plus pour que les jeunes puissent enfin croire en un avenir fait de paix et de scurit .
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="ES" NAME="Esteve (ELDR).">
Monsieur le Prsident , lorsque l ' on commence une valuation sur la confrence de Valence et sur la situation au Moyen-Orient , il me semble vident de signaler une concidence particulirement pertinente : tout d ' abord , souligner  quel point la relance du processus de Barcelone est justifie  l ' heure actuelle et , en mme temps , reconnatre que nous traversons le pire moment depuis de nombreuses annes quant  la situation au Moyen-Orient .
<P>
J ' ai , pour ma part , dfendu  de nombreuses reprises - vous le savez - le fait que le processus de Barcelone puisse et doive aider le plus possible le processus de paix . Il est , en outre , souhaitable que le conflit au Moyen-Orient freine le moins possible le processus de Barcelone .
Mais il saute aux yeux ,  l ' heure actuelle , que la situation est extrmement difficile et pnible .
<P>
Le simple fait d ' avoir adopt le plan d ' action malgr cette situation extrmement difficile dmontre  quel point la justification de la relance du processus de Barcelone est fonde .
Je crois que l ' adoption du plan couvre les objectifs que nous nous tions fixs .
En premier lieu , parce qu ' il fixe une priorit qui se justifie de faon rpte et , en deuxime lieu , parce qu ' il se base sur le modle du plan d ' action , sur des faits concrets .
<P>
Les choix oprationnels que nous avons faits , comme cela a t dit prcdemment , incitent  la dfense des droits de l ' homme , du dveloppement , du travail , du dialogue , de la paix et de la dmocratie .
En outre , nous l ' avons fait au moyen d ' instruments comme la fondation , comme la dcision de ne pas renoncer  la banque ,  une banque ouverte , une banque qui permette la coproprit , comme la cration d ' une assemble parlementaire qui , outre le fait d ' tre utile , runit deux caractristiques : tout d ' abord , il s ' agit d ' une proposition du Parlement et , ensuite , il s ' agit d ' une proposition vritablement parlementaire ; par consquent , elle nous appartient de faon trs particulire .
<P>
J ' apprcie , comme cela a dj t dit , la prsence des huit reprsentants de la dlgation du Parlement et je crois que cette prsence et les considrations qui ,  Valence , ont t apportes au rapport du Parlement sont positives mais , Monsieur le Prsident , j ' en reviens au dbut de mon intervention : le conflit et la tragdie au Moyen-Orient psent sur tout et sur tous .
<P>
Qu ' en ce moment , l ' Autorit nationale palestinienne ait ses structures dtruites , qu ' Arafat soit prisonnier , qu ' il y ait une occupation , qu ' il existe de graves problmes humanitaires , que , paralllement , le gouvernement d ' Isral ne respecte rien , aucune loi , aucun accord et que l ' Union europenne ne puisse imposer aucune solution est une situation d ' une extrme gravit .
Naturellement , la prsence aujourd ' hui en Palestine de M. Solana me semble positive et il en va de mme qu '  Valence , hier et avant-hier , les deux dlgations se soient assises , pendant un moment au moins ,  la mme table . Je considre , en outre , que le plan d ' action est un apport crucial pour la paix mais , j ' insiste , les rsolutions du Conseil de scurit ne sont pas respectes et ce Parlement ne voit pas comment le Conseil de l ' Union europenne pourrait appliquer les mesures adoptes .
Je fais rfrence  l ' embargo ,  l ' accord d ' association avec Isral mais je fais galement rfrence  l ' importance que les tats-Unis ont en cette matire , et  quel point le Parlement ,  quel point l ' Union europenne est en train d ' insister .
<P>
Simplement , Monsieur le Prsident , tout ce qui prcde nous empche d ' exprimer une satisfaction qui , pour diverses raisons , pourrait tre justifie .
<SPEAKER ID=32 LANGUAGE="SV" NAME="Gahrton (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , je me suis rendu hier  Jnine , en compagnie de M. Watts et de quelques autres personnes .
J ' ai voyag en Palestine plusieurs dizaines de fois depuis 1968 , et j ' ai vu d ' innombrables maisons dtruites .
Je pensais tre immunis , mais Jnine offrait un spectacle pire que celui auquel je m ' attendais .
M. Terje Larsson a parfaitement raison .
On peut dire que Jnine est le ground zero palestinien .
<P>
On peut aussi dire que Jnine est un nouveau Deir Yassin , lieu o les anctres politiques de Sharon assassinrent quelques 250 civils palestiniens en avril 1948 , donnant ainsi le coup d ' envoi  la fuite massive des Palestiniens qui est  l ' origine de tout le problme .
L ' intention ,  l ' poque , y tait . Bien des signes tendent  montrer qu ' elle y est encore aujourd ' hui .
On veut pousser les gens  fuir .
Ceux qui restent encore sur place seront emprisonns .
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Le New York Times rapportait dimanche dernier qu ' un Mur de Berlin allait tre construit tout autour de la Cisjordanie .
Non pas entre Isral et la Palestine , mais tout autour de la Cisjordanie , de sorte que l ' ensemble de la rgion deviendra une sorte de grand camp de concentration .
Pendant notre sjour , douze Palestiniens ont t expulss la nuit de douze appartements en plein centre ville .
Selon le quotidien Haaretz , il s ' agit l d ' un maillon de la stratgie destine  cerner la vieille ville d ' avant-postes juifs .
Le Jerusalem Post rapporte que le dput  la Knesset Ben Elon " promises Jewish continuity in Jerusalem . "
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Si nous remplacions le mot " juif " par " blanc " , " Sudois , " chrtien " , ou toute autre dsignation  caractre ethnique ou national , tout le monde hurlerait au racisme .
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Pourquoi MM . Patten et Piqu i Camps sont-ils si incroyablement prudents ?
Ils ont certainement dit des choses justes , mais pourquoi ne pas regarder la vrit en face et reconnatre que la politique d ' occupation isralienne relve du mme genre de politique que celle qui a conduit au boycott  l ' encontre de l ' Afrique du Sud ?
Le mme genre de politique qui a fini par dboucher sur l ' intervention au Kosovo pour sauver les Kosovars albanophones .
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Il faut donc adopter vis--vis d ' Isral la mme attitude que celle que nous avons eue face  l ' apartheid en Afrique du Sud et  la Serbie de Milosevic .
Le rgime Sharon doit tre isol .
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Nombreux , heureusement , sont ceux qui ont compris cette ncessit .
120 chercheurs ont publi une lettre dans le Guardian , demandant qu ' Isral soit exclue de la coopration avec l ' UE en matire de recherche .
Les associations de mdecins sudoise et britannique ont propos que l ' organisation isralienne soit exclue de l ' Association mdicale mondiale et la fdration internationale de football , la FIFA , se prononcera au dbut du mois de mai sur une ventuelle exclusion d ' Isral .
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En Afrique du Sud , le ministre juif Ronald Kasrils demande le boycott d ' Isral .
Il est vraiment grand temps que nous aussi , dans l ' Union europenne , nous fassions preuve d ' un peu plus de fermet , et que nous mettions au moins en application l ' exigence formule par le Parlement europen ,  savoir la suspension de l ' accord d ' association avec Isral .
La moindre des choses serait que le Conseil et la Commission fassent en sorte que cette exigence soit mise en pratique .
<SPEAKER ID=33 LANGUAGE="IT" NAME="Morgantini (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , mme si la question isralo-palestinienne a t au centre des discussions  Valence - il ne pouvait en aller autrement en raison de la tragdie - , il ne fait aucun doute que des progrs ont t enregistrs dans le sens de l ' adoption d ' un agenda qui dveloppe le dialogue et le partenariat .
Je crois en outre que la dcision d ' une Assemble parlementaire euromditerranenne ,  laquelle nous devrons travailler avec ferveur , n ' a rien d ' accessoire .
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J ' ai exprim  diverses reprises mon opinion quant  la solution du conflit ; je suis lasse de rpter la mme chose et je partage d ' ailleurs une grande partie de ce qui a t dit ici .
Je voudrais donc utiliser tout le temps qui m ' est imparti pour lire des phrases prononces par des femmes palestiniennes et israliennes qui sont venues ensemble au Parlement pour nous demander d ' agir pour la paix .
Ce sont des femmes du Jerusalem Link , des dputes israliennes et palestiniennes .
Ce sont des voix qui laissent ouverte une issue pour l ' avenir ; des voix qui attendent de nous des actions cohrentes .
Je remercie tant le prsident Piqu que le Haut reprsentant Solana - qui est absent - ou le commissaire Patten pour leurs paroles et leurs gestes , mais je crois que nous devons donner mandat  la rsolution de ce Parlement .
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Je cite ces femmes : " L ' assassinat dlibr de civils innocents , qu ' ils soient palestiniens ou israliens , ne peut tre pardonn .
Prolonger les souffrances de la population palestinienne , dtruire les infrastructures et les maisons des civils , maintenir Arafat dans l ' isolement ne pourront entraner qu ' une aggravation du malheur et de l ' inscurit des deux peuples et empcheront toute perspective de paix .
Les deux peuples ne peuvent connatre la paix et la scurit si l ' on n ' radique pas les causes profondes de ce conflit , le vritable ennemi de la paix : l ' occupation militaire .
La peur et l ' obsession de reprsailles tiraillent pour l ' instant les deux peuples .
En tant que femmes , nous refusons d ' tre paralyses ou de nous laisser polariser par ces craintes .
Nous ne pouvons fermer les yeux face aux politiques et aux pratiques mises au point dans le but d ' humilier , d ' intimider et de forcer la soumission palestinienne au programme stratgique d ' Isral d ' expropriation , d ' installation et de colonisation appliqu au cours des trente-quatre ans d ' occupation .
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Nous ne pouvons fermer les yeux face au fait que des tentatives non violentes de mouvements palestiniens de s ' opposer  la ngation de leurs droits fondamentaux n ' ont reu comme rponse que la violence et la rpression de la part d ' Isral et le silence de la part de la communaut internationale .
Pour assurer la paix et la scurit , il faut mettre fin  la ngation du droit du peuple palestinien  l ' autodtermination dans le contexte d ' une ngociation juste et globale .
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C ' est pourquoi nous demandons aux forces internationales une prsence visant  protger la population civile .
C ' est pourquoi nous demandons l ' application des rsolutions des Nations unies .
Le droit , la reconnaissance rciproque et le respect des droits individuels et collectifs ouvriront la voie  la construction de la paix . "
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Voil donc ce que disent ces femmes , et je crois que ne nous ne pouvons ignorer les voix de ces femmes israliennes et palestiniennes , mais aussi de tant d ' hommes palestiniens et israliens qui , ensemble disent " Assez !
Mettez fin  l ' occupation militaire !
" Nous devons maintenant passer des paroles aux actes concrets .
La prsence aujourd ' hui de l ' Union europenne - qui , je l ' espre , aura pu rencontrer Arafat - est importante , mais nous devons vraiment faire en sorte qu ' Isral sache que , dans la dfense totale de son existence , dans la dfense totale contre tout acte qui puisse frapper le peuple hbreu , il est impossible d ' admettre que l ' on continue sur cette voie .
Nous devons utiliser les instruments dont nous disposons .
Nous ne pouvons tre racistes et faire usage pour le Zimbabwe de la suspension de l ' accord et n ' avoir par contre pour Isral que des mots aimables .
Nous devons agir le plus vite possible parce que la paix est un bien pour tous .
<SPEAKER ID=34 LANGUAGE="IT" NAME="Della Vedova (NI).">
Monsieur le Prsident , une des conclusions du Sommet de Valence rside dans les accords d ' association avec l ' Algrie et le Liban .
Je crois que le Parlement ne peut passer sous silence combien il est vou  se taire au sujet des clauses qui soumettent tous les accords conomiques et institutionnels entre l ' Union et des pays tiers au respect des droits individuels , civils et politiques .
Pour des raisons diverses , certes , le Liban et l ' Algrie ne tiendront pas ces engagements .
Cette hypocrisie mine la crdibilit interne et internationale de l ' Union qui , sur papier , rassure l ' opinion publique europenne quant  son action en faveur de la libert et des garanties pour les citoyens des pays contractants mais qui n ' ose dans la pratique jamais rien  l ' encontre des gouvernements - de la Tunisie au Laos - qui encaissent les aides et se moquent ensuite ostensiblement de leurs promesses .
Il serait bon que l ' on rflchisse et que l ' on renonce honorablement  ces clauses plutt que de continuer  faire preuve d ' hypocrisie ou d ' impuissance .
Le Parlement devrait y rflchir , lui qui avait demand et continue  demander des sanctions contre Isral , le seul pays du Proche-Orient impliqu dans le respect de la dmocratie et des droits de l ' homme . Par contre , le Parlement n ' exige rien - ni n ' a rien exig - des autres pays avec la mme vigueur .
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Monsieur le Prsident , l ' Europe s ' est concentre et se concentre sur sa frontire nord-est - il suffit pour s ' en convaincre de penser  l ' largissement - mais elle a coupablement nglig sa frontire sud , celle de la Mditerrane .
Une grande partie des maux de l ' Europe , par exemple en matire d ' immigration et de scurit , tire son origine  la frontire sud de l ' Europe , dans les relations avec le monde musulman .
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J ' ai apprci les propositions et les paroles concernant la relance du processus de Barcelone .
Quelqu ' un a salu le Sommet de Valence comme un succs .
Rappelons que le Sommet de Barcelone fut lui aussi salu comme un succs et que nous en stigmatisons aujourd ' hui la faillite .
Je crains que la mme chose ne se produise si l ' on ne passe pas  des faits concrets .
Un exemple pour tous :  quand la mise en question des politiques protectionnistes de l ' Europe dans le domaine commercial , sur les marchs des produits manufacturs mais aussi sur le march des produits agricoles ?
Continuerons-nous  dfendre la PAC contre l ' intrt que nous avons , ou que nous devrions avoir ,  ce que les produits agricoles du Maghreb parviennent ici et gnrent l-bas de l ' emploi , mettant peut-tre un frein  l ' immigration ?
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J ' en viens  la question isralo-palestinienne . Nous comprenons la satisfaction exprime quant  la visite en Palestine de notre dlgation .
Nous savons quoi demander  Isral .
Hier de nouveau , le Conseil a dconseill  Isral d ' intervenir  Ramallah contre Arafat .
C ' est bien , mais que demanderons-nous  Arafat ?
Nous contenterons-nous de ses " non " ou lui demanderons-nous la fin des attentats perptrs par des kamikazes ?
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Pour conclure , Monsieur le Prsident , je voudrais insister avec force sur la ncessit et l ' opportunit que l ' Union europenne manifeste sa disponibilit  arriver  la pleine intgration de la dmocratie isralienne en son sein .
Hier , le prsident de la Knesset , Abraham Burg , a dit voir d ' un mauvais ? il le bton des sanctions mais de voir d ' un bon ?
il la carotte de l ' intgration complte . Il s ' agit l d ' une occasion  saisir pour une Europe qui tienne  la paix et  l ' avenir de cette rgion , pour une Europe qui ait une vision .
Et cela , c ' est une vision !
<SPEAKER ID=35 NAME="Coteaux (EDD).">
Monsieur le Prsident , je pensais que vous aviez saut mon tour de parole , donnant un fcheux exemple de manquement aux rgles que vous reprochez  des lus en France de ne pas respecter .
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Je regrette que le prsident Cox vous ait cd la prsidence , si je puis dire , car j ' aurais aim lui dire directement , mais sans doute serez-vous mon porte-parole , que , en France , dans de trs nombreux secteurs de l ' opinion , les souverainistes en particulier , les prises de position qui furent les siennes avant-hier au sujet du rsultat des lections prsidentielles en France sont non seulement nulles et non avenues , n ' ont aucun effet , mais surtout tmoignent d ' un manquement trs grave au devoir d ' impartialit que doit respecter tout prsident d ' assemble , d ' une part , et encore plus une assemble internationale et non pas supranationale , qui n ' a pas  s ' ingrer dans les affaires politiques d ' un pays membre .
J ' espre qu ' il viendra  rsipiscence et qu ' il retirera les paroles totalement inutiles et scandaleuses  bien des titres qu ' il a eues avant-hier .
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 propos du Proche-Orient , une seule chose nous frappe - tout au moins pour ce qui est de l ' aspect europen - , c ' est une nouvelle fois l ' absence de l ' Europe et finalement des tats membres de l ' Europe ficels qu ' ils sont par une fausse solidarit europenne sur la scne du Proche-Orient o se droulent les vnements dramatiques que l ' on voit non seulement depuis des semaines et des mois mais en ralit depuis des annes .
Que l ' on ne nous dise pas une fois de plus , Monsieur le Prsident , que l ' Europe doit avoir une politique trangre .
On l ' a dit en 1991 pendant la guerre du Golfe , on l ' a redit deux ou trois ans plus tard dans l ' affaire des grands lacs d ' Afrique , on l ' a dit une nouvelle fois  propos de la Bosnie , on l ' a dit une nouvelle fois  propos du Kosovo . Chaque fois , c ' tait un v ?
u pieux et , chaque fois qu ' une nouvelle crise internationale surgit , l ' Europe est muette , elle est muette parce que les pays europens sont incapables de se mettre d ' accord sur une ligne commune .
L ' Europe ne peut parler d ' une seule voix que pour ne rien dire , elle ne dit rien parce qu ' elle est prisonnire d ' une conception outrancire et dangereuse de son unit , elle empche les nations de s ' exprimer .
C ' est grave principalement pour la France qui aurait eu , si elle n ' tait pas ficele par les bandelettes europennes , une voix de justice , une voix de paix et une voix entendue par un trs grand nombre de pays du monde .
Il est temps que la France - pour ma part , j ' en suis persuad depuis des annes - secoue ce joug et nul doute qu ' elle le fera comme les Franais le veulent dans leur immense majorit dans les annes qui viennent .
<SPEAKER ID=36 LANGUAGE="DE" NAME="Brok (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , je pense en effet que la runion ministrielle de Valence a t un succs , et il nous apparat progressivement  quel point l ' espace mditerranen est important pour nous tous ; pas uniquement pour les pays de l ' Union jouxtant la Mditerrane , mais aussi pour tous ceux qui en sont plus loigns .
L ' espace mditerranen est important , l ' largissement galement , et nous partageons un intrt commun pour ces deux thmes .
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Nous voyons que , en l ' absence d ' volution srieuse et pacifique dans l ' espace mditerranen , la situation explosive s ' exporte devant chacune de nos maisons .
L ' attentat perptr  Djerba contre des touristes montre  quel point le danger s ' est rapproch de nos foyers .
Il est donc essentiel que ce dialogue soit entrepris sur la base de l ' galit de traitement .
Il s ' agit galement d ' un dialogue culturel , car la politique ne peut tout rgler  elle seule .
L ' laboration d ' une perspective conomique , sociale et politique claire pour les citoyens d ' Afrique du Nord revt une grande importance  nos yeux , car elle permettra d ' amorcer dans la rgion une volution vers une certaine stabilit , ainsi qu ' une une volution dmocratique .
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C ' est pourquoi il est galement primordial d ' apporter sur le terrain une aide rapide et efficace , qui ne soit pas entrave par la bureaucratie .
Je sais que le commissaire Patten a consenti d ' normes efforts au cours des dernires annes pour parvenir  des amliorations dans ce domaine , mais nous demeurons dans une situation o l ' on dpense de l ' argent et o l ' on adopte des dcisions formelles dont l ' efficacit laisse cependant  dsirer . La mise en ?
uvre ne suffit pas , car nous sommes confronts  la bureaucratie aussi bien de notre ct que de celui des bnficiaires , et cette situation doit changer .
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Nous n ' engrangerons aucun succs dans l ' ensemble de notre politique mditerranenne tant qu ' aucune solution ne sera trouve au conflit ravageant le Proche-Orient , car celui-ci alimente sans cesse les motions et entrave la perspective d ' une solution globale au problme mditerranen .
Je trouve le jeu actuel des navettes diplomatiques pour le moins dsolant .
Une semaine , M. Powell se dplace , et la semaine suivante , c ' est M. Solana qui effectue le dplacement .
Qu ' en serait-il , Monsieur le Prsident du Conseil , si le Conseil venait  dcider de ne pas envoyer la prochaine dlgation  Jrusalem mais  Washington , afin d ' obtenir finalement qu ' une dlgation commune se rende  Jrusalem et  Ramallah , dlgation qui comprendrait galement les Russes et les Nations unies ?
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Je pense que cela fera la diffrence .
Le commissaire Patten vient de parler d ' efforts conjoints , et c ' est prcisment ce qu ' il convient d ' entreprendre concrtement en la matire .
Je sais qu ' il existe de part et d ' autre de srieuses rserves diplomatiques , mais je suis d ' avis que nous devons imposer cette solution , et que seul un effort conjoint avec les tats arabes dsireux d ' entreprendre quelque chose pourra dboucher sur la fin de la violence , si l ' on affirme haut et fort que la fin des surenchres patriotiques est arrive .
C ' est l le seul moyen de garantir de faon crdible la scurit dans la rgion et de runir les conditions ncessaires  la mise en ? uvre d ' un programme de type plan Marshall - auquel nous sommes prts  consentir .
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Nous devons imposer la reconnaissance des deux tats - l ' isralien et le palestinien - par tous les tats voisins . Il s ' agit d ' une condition pralable indispensable  une volution de la situation .
Nous avons en particulier besoin de rsoudre le problme des rfugis , afin que les personnes concernes retrouvent de nouvelles perspectives d ' avenir et que les camps de rfugis ne se transforment pas en terreau perptuel pour les actes de terreur .
Il convient d ' y mettre un terme .
Il n ' est pas possible de renvoyer tous les rfugis en Isral de manire  modifier le rapport de force au sein de cet tat : les Arabes doivent tre disposs  offrir dans leur propre pays une perspective aux rfugis palestiniens .
Je pense que nous devrions faire connatre aux partisans de M. Le Pen , ici prsents , mais galement  nous-mmes , qui reprsentons diffrentes opinions , une citation de Voltaire : " Je ne partage point vos opinions , mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez les exprimer " .
<SPEAKER ID=37 LANGUAGE="ES" NAME="Obiols i Germ (PSE).">
Monsieur le Prsident , naturellement , une valuation positive de la confrence ministrielle de Valence doit tre replace dans le contexte de la tragdie au Moyen-Orient .
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Il n ' tait pas vident , en effet , que la confrence puisse avoir lieu , que le groupe arabe du processus de Barcelone accepte de s ' asseoir avec les reprsentants de l ' tat d ' Isral , que le reprsentant de l ' Autorit palestinienne puisse tre prsent , etc . Il convient non seulement de se fliciter de ce bon rsultat mais galement d ' essayer d ' expliquer les raisons , qui selon moi sont videntes , de celui-ci .
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Premirement , le processus a dj acquis une logique propre et une conscience de partager des intrts et des objectifs communs existe .
Quelques annes aprs Barcelone , ceci semble dj parfaitement clair .
Cependant , il me parat intressant de mettre en lumire la deuxime raison parce que l ' on critique si souvent la politique extrieure de l ' Union europenne qu ' il convient de temps en temps de marquer une pause pour considrer  quel point le succs de la confrence ministrielle de Valence est d principalement  la perception qu ' ont nos partenaires mditerranens de la politique extrieure de l ' Union europenne : le fait qu ' ils peroivent que notre horreur face  la tragdie du Proche-Orient est sincre , que nous ne souffrons d ' aucune inhibition face  ce problme , que notre point de vue n ' est pas unilatral mais articul et , enfin , que nous ne faisons pas montre d ' un manichisme bon march face aux problmes actuels .
Comme l ' a dit lors de la confrence le commissaire Patten dans une phrase qui , si elle n ' tait pas compltement originale , n ' en tait pas moins brillante , l ' Union europenne veut tre dure avec le terrorisme mais dure aussi avec les causes du terrorisme .
Nous avons tir les intrts de cette politique et je n ' prouve aucune honte  fliciter M. Solana , M. Patten et tous les autres pour ces bons rsultats , mme si je ne suis pas partisan - soyez-en srs - du culte de la personnalit .
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Nanmoins , cette satisfaction ne devrait pas nous voiler les yeux sur la grande fragilit du processus de Barcelone .
Les peuples ncessiteux - et ils foisonnent sur le pourtour mditerranen - ont une patience norme pour autant que deux conditions soient respectes : la premire est qu ' ils peroivent que l ' anne prochaine sera lgrement meilleure que celle en cours ou que la prcdente , que la situation des enfants sera meilleure que celle des parents et que les petits-enfants iront  l ' universit ; la seconde condition est qu ' ils ne se sentent pas humilis .
Voici les deux dfis de base de la politique mditerranenne de l ' Union europenne .
Barcelone , comme l ' a dit M. Piqu , prsident en exercice du Conseil , a rsist  Valence mais elle ne rsistera pas si nous ne parvenons pas  surmonter ce double dfi .
<SPEAKER ID=38 LANGUAGE="NL" NAME="Van der Laan (ELDR).">
Je reviens moi aussi du camp de Jnine et il n ' est gure possible de mettre des mots sur les horreurs que nous avons vues et entendues ces quelques derniers jours .
Un homme qui essaie , depuis quatre jours dj , de dgager son frre coinc sous les dcombres tandis qu ' Isral bloque les bulldozers qui sont ncessaires pour accomplir cette tche .
Un mdecin qui n ' a pu rcuprer dans la rue un homme ensanglant que lorsque ce dernier s ' tait vid de son sang .
Une famille palestinienne installe dans Jrusalem-Est depuis cinquante ans et expulse dans la nuit de lundi pour faire de la place pour des colons israliens .
Les ordinateurs du ministre palestinien de l ' ducation jets en tas par des soldats israliens avant d ' tre dtruits  la grenade .
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Quelqu ' un peut-il me dire ce que ces actes ont  voir avec la lutte contre le terrorisme ?
Le gouvernement isralien ne se contente pas de lutter contre le terrorisme : Sharon dtruit sciemment l ' infrastructure palestinienne et , ce faisant , l ' espoir palestinien .
Or , des personnes prives d ' espoir sont pousses  commettre des actes dsesprs .
Rsultat : de rpugnants attentats suicides . Sharon contribue donc  l ' inscurit en Isral , alors qu ' il dit vouloir la combattre .
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La scurit d ' Isral ne peut tre garantie qu ' en liminant les causes de ce dsespoir : la colonisation et l ' occupation .
Pourtant , Sharon a annonc son intention d ' ordonner la construction de nouvelles implantations .
Comment cela peut-il garantir la scurit d ' Isral ?
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Ceci encore , pour conclure , Monsieur le Prsident . Nous sommes tous choqus par la rsurgence de l ' antismitisme en Europe .
Nous la condamnons et appelons les gouvernements  agir avec dtermination .
Mais taxer d ' antismitisme - comme le fait Peres - toute personne qui met des critiques  l ' gard d ' Isral est inacceptable et me parat quand mme une mthode bien commode pour se soustraire aux critiques internationales fondes .
<SPEAKER ID=39 LANGUAGE="ES" NAME="Nogueira Romn (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident ,  l ' instar de mon collgue qui a pris la parole prcdemment , je me suis moi aussi rendu hier dans le camp de rfugi de Jnine .
L ' horreur que nous y avons vue a dj t dcrite par les collgues qui sont intervenus auparavant .
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Il ne s ' agit pas simplement de Jnine .
Les Palestiniens avec lesquels nous avons parl nous ont dit que la situation tait similaire aussi  Naplouse , Ramallah et dans toutes les villes de Cisjordanie .
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L ' horreur est galement politique .
L ' Autorit palestinienne est compltement dtruite .
Ils ont dtruit les ministres , les coles , les infrastructures , les archives , tout .
Pendant ce temps , sur le chemin de Jrusalem  Jnine - le long duquel des vhicules des forces de police , des chars d ' assaut et des jeeps nous ont fait nous arrter de nombreuses fois - , nous voyions les colonies d ' trangers qui arrivent en terre palestinienne et qui ressemblent  des quartiers rsidentiels de Paris , Londres ou Madrid , de n ' importe quelle capitale europenne .
La richesse  ct de la misre .
Nous avons pu voir comment il est possible qu ' un tat souverain arrte le prsident de l ' Autorit d ' un territoire qui ne lui appartient en aucune faon , ou un dirigeant tel que Barghouti ; comment les hlicoptres et les chars d ' assaut agissent en terroristes .
Effectivement , il existe des terroristes kamikazes par dsespoir mais aussi des hlicoptres terroristes , nous avons pu les voir avant-hier .
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Si l ' on tient compte de ceci , il ne reste plus ,  mon sens , que le pessimisme sans une intervention claire de la communaut internationale , de l ' ONU , de l ' Union europenne et des tats-Unis tout particulirement .
On ne peut rien faire si les rsolutions des Nations unies ne sont pas rellement appliques .
Je connais , quant  moi , - comme tout le monde - l ' opposition initiale arabe vis--vis d ' Isral mais aujourd ' hui le problme fondamental est diffrent .
Le problme est que Sharon et pratiquement tous les autres croient en leur supriorit historique , morale , culturelle , technologique .
Un ministre religieux entr rcemment au gouvernement a dit qu ' il fallait rejeter  la mer tous les Palestiniens et que ceux qui resteraient l-bas , en tous les cas , seraient comme les Turcs en Allemagne ou les Algriens en France .
Les progressistes eux-mmes ne veulent pas vraiment d ' un tat palestinien .
Pour surmonter cette situation , que peuvent faire les bantoustans diviss aussi par les colonies , par les routes que seuls les colons et l ' arme empruntent et par l ' arme elle-mme , dans un espace qui , en plus d ' tre rduit , ne serait pas en contact avec , par exemple , la prcieuse valle du Jourdain ?
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Je crois , pour ma part , que les Palestiniens avaient raison - le prsident du parlement palestinien lui-mme ou le successeur  Jrusalem d ' Hussein , regrettablement dcd - lorsqu ' ils manifestaient leur dsespoir .
Selon nous , l ' interposition de l ' ONU et de l ' Union europenne tout particulirement est la seule solution .
Ils ne se mettront pas d ' accord entre eux parce qu ' Isral ne veut pas d ' un tat palestinien , son idologie ne l ' accepte pas , voil la ralit .
Je crois que nous devons tre conscients de ce problme pour le rsoudre .
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Je crois que l ' Europe ne doit pas se sentir coupable dans cette situation .
Nombreux sont les mdia aux tats-Unis affirmant que l ' Europe ne doit pas intervenir en raison de son exprience antrieure .
Nous sommes , quant  nous , des citoyens europens du prsent , nous ne pouvons nous sentir coupables et nous ne pouvons tomber dans le chantage de l ' antismitisme : comme nous sommes pour un tat palestinien , nous sommes antismites .
Il ne s ' agit pas d ' un problme religieux , il s ' agit d ' un problme politique : un tat qui humilie et dtruit un peuple .
Le problme , en tous les cas , est l ' occupation et convaincre , imposer une solution  Isral , aider la Palestine ; voil la question que doit se poser l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=40 LANGUAGE="ES" NAME="Marset Campos (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , j ' tais moi aussi  Jnine hier et j ' ai t impressionn , comme mdecin , comme professeur de la facult de mdecine , comme professeur d ' universit , par les paroles du directeur de l ' hpital de Jnine , lorsqu ' il se lamentait de ne pouvoir s ' occuper des blesss , des moribonds de la zone qui entoure l ' hpital parce que les chars d ' assaut , les mitraillettes et les hlicoptres l ' en empchaient .
Ceci est dramatique , ceci n ' a rien  voir avec la scurit .
Terroriser un peuple n ' est ni plus ni moins que du terrorisme d ' tat .
C ' est pourquoi je serais reconnaissant  M. Piqu de condamner avec la mme fermet le terrorisme de l ' tat d ' Isral lorsqu ' il condamne -  juste titre - le terrorisme des kamikazes palestiniens parce que , dans le cas contraire , nous utilisons deux poids deux mesures , ce qui remet en cause notre crdibilit .
<P>
Je voudrais indiquer que l ' chec du processus de paix trouve son origine dans le fait qu ' on ne peut accepter qu ' un tat en occupe un autre et y tablisse des colonies comme c ' est le cas  l ' heure actuelle .
Ceci nous rappelle ce qui s ' est pass lorsque l ' Allemagne a envahi la France et est insupportable . Cette situation entrane une rponse logique contre l ' arme d ' occupation , contre les occupants .
Toute personne , tout esprit se rebelle en voyant l ' opulence dans les colonies et la misre dans les camps de rfugis .
Pour toutes ces raisons , nous devons reconnatre immdiatement l ' tat palestinien et permettre ainsi que la Palestine , en tant qu ' tat , puisse dposer ses rclamations devant la communaut internationale .
<SPEAKER ID=41 LANGUAGE="DA" NAME="Sandbk (EDD). -">
Monsieur le Prsident , moi aussi je reviens de Jnine et lorsque le commissaire Patten dclare que les soldats israliens ont , dans certains cas , tmoign d ' un manque de respect de la vie humaine , je dois vous faire part de mon vif tonnement par rapport  la terminologie utilise .
Il ne fait aucun doute que ce  quoi nous avons assist  Jnine reprsentait une absence totale de respect de la vie humaine .
Les soldats israliens sont arrivs et ont enseveli les maisons avec de la terre  l ' aide de bulldozers et , pour s ' assurer de l ' impossibilit de retrouver des vivants ou de dterrer des cadavres , ils ont ensuite tout aplani  l ' aide de leurs chars de sorte que l o se dressaient des maisons , on voyait maintenant une sorte de grand-route .
Si ce n ' est pas l un manque de respect de la vie humaine , je ne sais pas ce que c ' est .
On ignore toujours combien de morts reposent sous les dcombres de Jnine .
On sent , en tout cas , la prsence de cadavres .
L ' odeur que l ' on respire lorsqu ' on se promne dans le coin est nausabonde et on peut commencer  dterrer les cadavres l o l ' odeur est la plus repoussante .
On ignore le nombre de cadavres qui s ' y trouvent , parce que hommes et femmes ont t spars .
Les hommes n ' ont toujours pas t rendus  Jnine ; on ne sait donc pas combien d ' entre eux se trouvent toujours dans les prisons israliennes et combien de cadavres reposent sous ces dcombres .
<P>
Si nous voulons condamner les attentats suicides - et nous devons les condamner - nous devons galement condamner avec autant de force ce qui s ' est pass  Jnine .
Il ne suffit pas d ' exiger le retrait des troupes israliennes .
Nous devons condamner ce qui s ' est pass et nous devons exiger que les coupables soient jugs , qu ' Isral juge lui-mme les soldats qui ont commis ces atrocits .
On connat prcisment le nombre de civils qui ont t tus .
Les organisations pour les droits de l ' homme possdent les chiffres exacts : plus de 2000 civils ont t tus .
On connat la manire dont ils ont t tus ; on sait s ' ils ont t tus  la suite de bombardements , s ' ils ont t abattus et o ils ont t abattus .
Nous savons combien d ' enfants ont t tus .
Nous savons combien d ' hommes ont t tus et combien de femmes ont t tues .
On sait galement qu ' Isral se livre  une destruction systmatique de toute l ' infrastructure existant dans les territoires palestiniens .
On sait que ni les naissances ni les dcs ne sont enregistrs .
Les mariages non plus ne sont plus enregistrs .
Les criminels ne sont plus enregistrs et pourtant on prtend qu ' Arafat doit emprisonner les criminels alors qu ' il n ' y a plus de registres puisqu ' ils ont t systmatiquement dtruits .
<P>
Je demande au commissaire Patten qu ' il retire les propos qu ' il a tenus en ce qui concerne les garanties selon lesquelles cela ne se reproduira plus .
Comment , bon sang , pourrait-on , aprs de telles destructions systmatiques et dlibres , esprer avoir des garanties d ' Isral que cela ne se reproduira plus ?
Et si Isral ne nous donne pas ces garanties , devrons-nous attendre avant de reconstruire toutes ces infrastructures dtruites ?
On sait trs bien ce qu ' Isral veut , ce que Sharon veut , mais je m ' abstiendrai de juxtaposer les deux .
C ' est de Sharon dont il est question .
La semaine passe , il a emprisonn M. Marwan Barghouti , un dirigeant qui a jou un rle de premier plan en faveur de la paix .
Il est sous les verrous et , en 8 jours , il n ' a pu s ' entretenir qu ' une heure avec son avocat .
Il a t interrog pendant 21 heures d ' affile et n ' a pu dormir que 3 heures .
Nous sommes collgues , nous avons la mme immunit , mais il est actuellement dtenu et tortur dans une prison isralienne .
Voil un exemple de cette destruction de la socit palestinienne , de ses infrastructures et de ses dirigeants .
Disons les choses telles qu ' elles sont ; ne nous perdons pas en conjectures , car nous disposons de suffisamment de preuves .
<SPEAKER ID=42 NAME="Souchet (NI).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , je voudrais tout d ' abord souligner le fait que le Conseil " Affaires gnrales " s ' est comport de manire responsable en refusant de suivre la recommandation du Parlement europen de suspendre de manire inquitable l ' accord d ' association avec Isral .
Vous ne vous tes pas rfr non plus , Monsieur le Prsident , avec raison ,  l ' envoi sans accord politique ngoci d ' observateurs ou d ' une force d ' interposition .
Quel pourrait bien tre , en effet , leur rle dans une situation o ce ne sont manifestement pas deux armes rgulires qui se font face .
Toute dissymtrie dans le comportement de l ' Union europenne ne peut que saper le capital de confiance dont nous devons imprativement disposer auprs de chacun des protagonistes si nous voulons apporter , le moment venu , une contribution effective  la recherche d ' un rglement de paix durable .
La gesticulation idologique et l ' aveuglement passionnel laissent libre le terrain diplomatique , c ' est--dire celui de la recherche relle de la paix au profit des seuls tats-Unis .
<P>
Vos propos de cet aprs-midi , Monsieur le Prsident du Conseil , vont plutt dans le bon sens , aprs bien des drives , qu ' il s ' agisse de l ' ambigut des positions europennes lors de la confrence de Durban , des cafouillages europens  la commission des droits de l ' homme des Nations unies , ou de cette rsolution partiale de notre Parlement qui a envoy un mauvais signal  un mauvais moment .
Votre dclaration , Monsieur le Prsident , tait quilibre .
Le Conseil demande  la fois un retrait des troupes israliennes des territoires et un arrt des attentats en Isral .
Vous avez fermement condamn les attentats suicides en les qualifiant d ' injustifiables et en prcisant que leurs auteurs n ' taient pas des martyrs mais des terroristes .
Il ne doit y avoir en effet sur ce point aucune ambigut , aucune quivoque , aucune complaisance de la part de l ' Union europenne .
Dans les semaines qui viennent , l ' Union europenne devra galement contribuer  ce que l ' enqute des Nations unies sur Jnine soit impartiale et ne soit pas le prtexte  des manipulations ou  des dbordements qui ne serviraient pas la cause de la paix .
Dans la perspective de cration d ' un tat palestinien , il nous faudra galement contribuer  convaincre l ' autorit palestinienne de renoncer dfinitivement au mlange des genres et d ' adopter un comportement pleinement responsable .
<SPEAKER ID=43 LANGUAGE="FI" NAME="Suominen (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les membres du Conseil et de la Commission qui tes venus suivre ce dbat marathon , permettez-moi de remercier la Commission et le Conseil pour ce rapport sur la runion des ministres euromditerranens des affaires trangres et sur la situation au Proche-Orient .
<P>
Il est naturel qu ' au Parlement europen nous dsirions nous maintenir au courant de la situation ; notre groupe veut soutenir tous les efforts raisonnables pour parvenir  la paix au Proche-Orient .
Pourtant , il est presque grotesque de parler de cette question de semaine en semaine et de mois en mois .
Nous ne sommes pas en mesure d ' intervenir sur le terrain depuis le Parlement europen .
Nous venons dans cette salle , parler devant tel ou tel public , mais quittons-nous cette salle en tant satisfaits une fois que nous avons parl ?
J ' espre que non .
<P>
On a comme l ' impression , exactement comme dans les travaux de dblaiement du World Trade Center qui sont parvenus au niveau zro - le ground zero - que les relations entre Israliens et Palestiniens sont au niveau zro .
Les optimistes - et j ' en suis - diraient que de l on ne peut et on ne doit aller que vers le haut .
M. Patten en exprimait le souhait lui-mme dans son intervention .
<P>
Il semble clair que ce n ' est que par un effort commun du groupe des quatre - Nations unies , Union europenne , tats-Unis et Russie - qu ' il sera possible de faire des progrs .
Ceux qui font cavalier seul , qu ' il s ' agisse de Colin Powell ou du Haut reprsentant pour la PESC , M. Solana , n ' obtiendront rien .
Dans un diffrend , chacune des parties souponne toujours l ' autre de partialit .
Quand une mission aussi claire que celle reue par le prsident Martti Ahtisaari de M. Kofi Annan , le secrtaire gnral de l ' ONU , d ' enquter sur les destructions et les victimes  Jnine se heurte  la suspicion de la partie oppose , on se trouve vraiment au ground zero .
M. Ahtisaari , que je connais bien , peut difficilement tre accus de partialit et de parti pris .
<P>
Toute la communaut internationale doit se mobiliser pour parvenir au seul rsultat final possible : doter les Palestiniens d ' un tat  eux , dont ils gouvernent souverainement tout le territoire , et pas seulement l ' intgralit de la surface terrestre , mais aussi les tendues d ' eau et l ' espace arien .
Quant aux Israliens , il faut qu ' ils puissent avoir la certitude absolue que leurs enfants , leurs vieillards , leurs pres et leurs mres peuvent se dplacer librement sur le territoire de leur tat sans la menace perptuelle d ' attentats  la bombe perptrs sournoisement .
Ce n ' est que sur ces bases qu ' il sera possible de construire une cohabitation marque par le respect mutuel .
<P>
Monsieur le Prsident , je ne crois pas aux sanctions . Les pressions devraient suffire , mais si des ngociations constructives , effectives et rsolues ne commencent pas bientt et ne mnent pas  un rsultat , nous prouverons invitablement une sensation de dj vu .
Combien de temps , combien de ngociations inutiles a-t-il fallu en ex-Yougoslavie avant d ' instaurer des sanctions !
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="PT" NAME="Soares (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , je commencerais par fliciter la prsidence espagnole , et tout particulirement M. Piqu , pour tous les efforts accomplis en vue de la confrence de Valence , dont je ne msestime pas les rsultats .
Je flicite galement M. le commissaire Chris Patten pour l ' intelligence , le dsintressement et la finesse de son intervention .
<P>
Ma question est simple et elle s ' adresse  M. le ministre Piqu : aprs avoir entendu le commissaire Chris Patten affirmer que le Moyen Orient est en flammes , comme c ' est effectivement le cas , pensez-vous que le processus de Barcelone peut rsister au conflit du Moyen Orient ?
Par sa politique condamnable , Sharon a dmontr qu ' il ne respecte ni les rsolutions de l ' Union europenne , ni celles des Nations unies , ni mme les recommandations du prsident Bush .
Il ne les prend pas au srieux !
Je demande alors : allons-nous continuer  multiplier les bonnes paroles , les beaux discours et les grands votes , dont nous savons qu ' ils ne servent en fait  rien , alors que nous disposons de moyens pour obliger Sharon  changer de politique ?
Pourquoi n ' applique-t-on pas la rsolution , approuve  une large majorit par le Parlement europen , visant  suspendre l ' accord d ' association entre l ' Union europenne et Isral ?
Pourquoi ne prend-on pas une initiative srieuse , dans le cadre de l ' ONU , pour imposer  Isral une force d ' interposition et de paix ?
En tant qu ' ami de toujours d ' Isral , je regrette d ' avoir  dire que Sharon ternit de manire indlbile l ' honneur d ' Isral et place son pays dans une position moralement indfendable , qui l ' isole plus que jamais sur la scne internationale .
<SPEAKER ID=46 LANGUAGE="EN" NAME="Ludford (ELDR).">
Monsieur le Prsident , je reviens galement de la visite effectue  Jnine et je partage la douleur engendre par les violations des droits de l ' homme commises par les deux camps .
Nous ne devons cesser de rappeler  M. Arafat que les attentats suicides sont non seulement moralement rpugnants , mais qu ' ils nous empchent galement de l ' aider  obtenir un tat palestinien .
Ils jouent en faveur d ' Ariel Sharon .
<P>
Il y a deux semaines , la majorit de ce Parlement a demand une suspension des accords d ' association avec Isral . Je soutiens l ' embargo sur les armes , mais pas les sanctions , et je suis d ' autant plus convaincue , aprs mon retour , que bien que cela puisse satisfaire notre v ?
u d ' apparatre actifs , cela constitue une impasse potentielle . Ces sanctions sont censes atteindre le public isralien et lui faire sentir amrement la perte de parts d ' exportations et d ' emplois , tout en exerant des pressions sur le gouvernement de Sharon afin qu ' il cesse sa politique dmente .
Toutefois , l ' interview que M. Patten a accorde  Herat ce lundi mentionnait que Bruxelles tait frustre du fait que les Israliens ne semblaient pas apprcier leur lien avec l ' UE .
Ils nous considrent avec mfiance ,  tort ou  raison .
<P>
Alors que les Palestiniens estiment qu ' ils mnent une lutte nationale de libration contre une occupation isralienne oppressive , 75 % des Israliens se considrent comme tant les principales victimes et luttant pour la survie de leur pays .
Je n ' mets pas de commentaires sur la justification de ces deux versions , mais comment cela pourrait-il empcher , comme deux professeurs britanniques l ' ont instamment demand , que ne cessent les changes entres universitaires et intellectuels ?
Ce sont des voies grce auxquelles nous , Europens , pourrions transmettre notre exprience dans le domaine du respect mutuel , exprience acquise en vue de surmonter les haines et d ' aider les Israliens et les Palestiniens  renforcer leur dialogue .
Dans quelle mesure cela contribuerait-il  viter que ne cesse le financement d ' ONG actives dans le domaine des droits de l ' homme en Isral ?
Si nous suspendons les accords d ' association , nous ne ferons que renforcer l ' image d ' une Europe perfide en Isral .
Quelle sera notre stratgie de sortie des sanctions commerciales ?
Quelles conditions devraient tre satisfaites en vue de restaurer les accords d ' association ?
Je n ' ai entendu personne expliquer la manire dont cela fonctionnera .
<P>
 mes yeux , il est de loin prfrable de se concentrer sur un paragraphe diffrent de notre rsolution : la ncessit d ' une force internationale en Palestine .
Si notre objectif consiste  tre efficaces en tablissant un tat palestinien dans les plus brefs dlais , ainsi que la paix et la justice dans la rgion , nous devrions concentrer tous nos efforts diplomatiques dans ce sens , et non dans le sens d ' une suspension de la chance de dialogue dont nous disposons .
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="EN" NAME="Evans, Jillian (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , tout d ' abord , je voudrais remercier les dputs qui se sont rendus dans la rgion rcemment et nous ont rapport leurs tmoignages aujourd ' hui .
 l ' instar de nombreux autres dputs de l ' Assemble , j ' ai rencontr ces dernires semaines des reprsentants du Moyen-Orient qui sont venus ici pour demander notre aide .
<P>
Comme Mme Morgantini la semaine dernire , j ' ai eu le privilge de rencontrer des femmes israliennes et palestiniennes trs courageuses et inspires qui ? uvrent ensemble pour la paix - pour la paix entre personnes gales , c ' est de cette manire qu ' elles l ' envisagent .
Elles nous ont expliqu de manire trs frappante  quel point la situation est dsespre .
Le travail d ' tablissement des lments fondamentaux d ' un tat , accompli par les Palestiniens ces dix dernires annes , a systmatiquement t dtruit .
La plupart des femmes travaillaient pour des ONG , et leurs dossiers , ordinateurs et proprits ont t dtruits de faon  ce qu ' elles ne puissent plus poursuivre leur travail .
<P>
Il y a eu de nombreuses rsolutions et confrences .
Elles revtent toutes un caractre essentiel et il y en aura beaucoup plus , mais ces femmes ont constat que les interventions ncessaires en vue d ' viter que davantage de sang ne coule n ' ont pas eu lieu .
Elles demandaient l ' tablissement d ' une force de maintien de la paix afin de protger le peuple et je crois que nous devrions soutenir cette demande .
Jamais une politique de la force ne pourra se dbarrasser des niveaux de dsespoir qui engendrent davantage de violence .
Il doit y avoir une solution quitable et pacifique pour le long terme , ainsi qu ' une rponse rapide afin de mettre un terme ds  prsent  toute nouvelle tuerie .
Nous devons faire en sorte de maintenir la pression  tous les niveaux , et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir cette paix durable .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="EL" NAME="Alavanos (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , au cours du dbat sur la situation au Moyen-Orient , nous avons t nombreux  protester contre la prsence de Le Pen dans cette enceinte .
Mais je crains que , sans parler de nos politiques conomiques et sociales , nous ne renforcions aussi de tels extrmismes par notre politique sur la question du Moyen-Orient .
Les ides de mouvements du type Front National sont bien connues .
<P>
Quelles sont-elles ? Il y a la grandeur nationale .
Il est normal que nos peuples , lorsqu ' ils voient l ' Europe se comporter en domestique des tats-Unis , aveugle , muette et sourde face au gnocide perptr contre les Palestiniens , tournent le dos  des forces politiques de l ' establishment europen et qu ' ils soient charms par la flte enchante des anciennes grandeurs nationales .
Il y a l ' antismitisme .
Il est normal , lorsque l ' Europe accepte aujourd ' hui que Jnine devienne un ghetto de Varsovie contemporain , que l ' on entende  nouveau , dans une Europe o a t rpandu le sang des Juifs , les cris de " C ' est la faute aux Juifs ! " , et que des forces pchent dans les eaux troubles de l ' antismitisme .
Il y a la xnophobie .
Mais c ' est normal lorsque , au lieu de laisser ces pays - les pays islamiques , les pays arabes - voluer vers un rgime de scurit , connatre la cohsion sociale , le contrle des naissances , nous les jetons dans le brasier du Moyen-Orient .
Et quel sera le rsultat ?
Une baisse de l ' immigration , une baisse du nombre des Maghrbins , des possibilits plus rduites , pour certains , de parler de xnophobie ?
<P>
En terminant , Monsieur le Prsident , je tiens  dire que nous devons intervenir sans attendre sur la question du Moyen-Orient pour protger les Palestiniens , pour protger Isral contre l ' antismitisme , mais aussi pour protger le cours dmocratique mme de l ' Europe .
<SPEAKER ID=49 LANGUAGE="DE" NAME="Nassauer (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , le commissaire Patten a une fois de plus prsent de manire impressionnante une position convaincante de l ' Union europenne concernant le conflit au Proche-Orient , et je tiens  formuler certaines remarques  ce sujet .
Je tiens  faire savoir que je me sens li  Isral - aussi bien  l ' tat qu '  sa population .
Ceci tant dit , je souhaite demander  mes amis israliens : qu ' aurez-vous obtenu lors du retrait de vos chars des territoires palestiniens , aprs avoir tu de nombreux palestiniens , dont de probables terroristes , assassins et assassins potentiels , aprs avoir dtruit de nombreuses maisons et de nombreuses coles , ainsi que les structures de l ' autorit palestinienne ?
Cela vous a-t-il rapproch ne ft-ce que d ' un millimtre de la paix et de la scurit ?
Ou est-il bien davantage  craindre que votre dmarche n ' ait russi qu '  multiplier par mille la haine du peuple palestinien , qui ne manquera pas d ' exploser  la prochaine occasion , au Proche-Orient , voire sur notre propre sol ?
<P>
Mais je tiens galement  nous poser  nous-mmes la question suivante : avons-nous suffisamment entrepris pour nous permettre aujourd ' hui nos exigences infatues vis--vis d ' Isral ?
Ceux qui ont fait le dplacement jusqu '  Jnine se sont-ils galement rendus auprs des familles de Jaffa qui ont perdu des proches de la plus sinistre des manires lors de la pque juive ,  la suite d ' un attentat  la bombe n ' ayant laiss que sang et dbris ?
N ' est-il pas vrai qu ' Isral est victime de la terreur palestinienne depuis de nombreuses annes , bien avant que Sharon ne mette  excution son ide saugrenue de se rendre sur le Mont du Temple de faon aussi provocante ?
Suffisait-il d ' adopter une rsolution d ' urgence condamnant la terreur - comme nous l ' avons fait  l ' poque et comme nous le faisons systmatiquement - , tout en sachant pertinemment qu ' aucun Palestinien ne la respecterait une seule seconde ?
Avons-nous fait suffisamment dans ce genre de situation ?
<P>
N ' est-il pas vrai qu ' Arafat n ' a jamais t dispos  mettre un frein  la terreur - et n ' a peut-tre pas toujours t en mesure de le faire ?
Comment pouvons-nous justifier le fait que nous dboursons mensuellement des sommes considrables pour l ' autorit palestinienne ?
Madame la Commissaire Schreyer , savez-vous  quoi cet argent est destin ?
L ' avez-vous systmatiquement contrl ?
Pouvez-vous en apporter la preuve au Parlement ?
Comment la Commission a-t-elle ragi au vu des documents confirmant les soupons fonds selon lesquels Arafat est personnellement impliqu dans le financement du terrorisme ?
<P>
Un grand journal allemand publiait dans une dition de la semaine dernire un reportage sur un sanglant attentat terroriste qui s ' est droul  Jrusalem il y a quatre ans - bien avant la deuxime Intifada - et qui a cot la vie ou la sant  de nombreux innocents .
Ce reportage dcrivait comment les photos des auteurs de ces attentats taient vnres dans les coles palestiniennes comme celles de hros .
Avons-nous suffisamment entrepris pour endiguer la terreur dont Isral est victime au quotidien depuis des annes ?
C ' est pourquoi je pense qu ' il ne suffit pas d ' exiger des Israliens qu ' ils se retirent des territoires .
Il ne fait aucun doute qu ' ils doivent se retirer , mais ce facteur  lui seul n ' apportera pas la paix .
Il ne suffit pas de condamner la terreur palestinienne sans poser d ' autres actes que la publication de dclarations sur papier .
Tout porte  croire que les parties ne seront pas en mesure de s ' extraire de leur haine mutuelle , et qu ' une force internationale devra tre mise sur pied pour s ' engager sur le terrain .
L ' Union europenne doit galement soutenir cette position .
<SPEAKER ID=50 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Berg (PSE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais d ' abord dire un mot sur les scnes rpugnantes qui ont eu lieu cette semaine : les attaques tout  fait condamnables perptres sur des synagogues et des citoyens juifs en Europe , au prtexte du conflit au Moyen-Orient .
Les autorits se doivent de mettre en garde l ' opinion publique et de poursuivre les auteurs de ces actes avec la plus grande fermet .
Cette remarque vaut aussi pour les attaques verbales xnophobes formules par l ' extrme-droite europenne  l ' encontre de nos concitoyens immigrs .
<P>
L ' histoire du sicle coul nous a appris que l ' exploitation de la peur et la dsignation de boucs missaires est un cancer au sein de notre socit .
Seuls le travail et la coopration , dans le respect de chacun , indpendamment de ses croyances ou de sa race , ouvrent des perspectives .
Cela vaut aussi bien en Europe qu ' au Moyen-Orient .
<P>
Monsieur le Prsident , savoir que MM . Solana et Moratinos sont en route pour rencontrer MM .
Sharon et Arafat constitue - esprons-le - une modeste avance .
Il est grand temps que l ' Europe agisse de manire plus univoque et efficace que cela n ' a t le cas jusqu ' ici . Le Parlement europen a demand qu ' on exerce une pression maximale , qu ' on suspende l ' accord d ' association , qu ' on se dise prt  collaborer sans tarder , en cas de cessez-le-feu ,  une force d ' interposition qui aiderait  la construction de l ' autorit palestinienne et  la sparation des belligrants .
<P>
La question pressante est celle de savoir si les prparatifs ont t accomplis , au niveau du Conseil europen , en vue d ' une runion visant  dbattre , comme le prvoit l ' accord d ' association , de violations de l ' accord conclu avec Isral .
Le Conseil a-t-il entrepris les prparatifs internes ncessaires pour contribuer  la force d ' interposition de l ' ONU , ou en est-on rest aux discours ?
<P>
Pour qu ' on me comprenne bien , il ne s ' agit pas ici d ' opposer l ' Europe aux tats-Unis : nous avons besoin de tout le monde - y compris de la Russie et des pays arabes - pour arriver  une vritable perspective de paix .
Comme me le disait cette semaine Yossi Beilin , l ' architecte des accords d ' Oslo que Sharon semble  prsent avoir anantis : un cessez-le-feu et une force de paix internationale n ' ont de sens que si les parties sont contraintes de vritablement ? uvrer  une solution politique et collaborent en ce sens .
Il estime - et je le rejoins - que tous les ingrdients sont sur la table .
<P>
Monsieur le Prsident , il est peut-tre vrai qu '  l ' heure la plus sombre ,  l ' heure de la ncessit la plus imprieuse , tandis que le bain de sang ne semble pas prendre fin et que les schmas manichens paraissent intarissables , des ngociations srieuses semblent tre la seule vritable issue .
C ' est  cela que doit tendre la pression d ' une Europe consciente de son poids , forte et unie .
C ' est la manire la meilleure et la plus crdible d ' avoir les tats-Unis  nos cts et de contribuer  un deuxime sommet madrilne fructueux .
<SPEAKER ID=51 LANGUAGE="SV" NAME="Schmidt, Olle (ELDR).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Ministre , nous ressentons tous une grande inquitude et une grande frustration face  ce qui se passe au Moyen-Orient .
Les violences et les tueries doivent cesser .
L ' UE peut jouer , avec les tats-Unis , un rle important dans le processus qui a pour but le cessez-le-feu , la paix et la rconciliation .
Les dcideurs europens devraient pouvoir susciter un large mouvement de confiance en faveur de l ' UE comme partenaire au Moyen-Orient .
Mais tel n ' est pas le cas aujourd ' hui , mes chers amis .
Pour y parvenir , il faut une vision des choses quilibre , qui puisse dnouer les conflits et crer le climat ncessaire  la coexistence , et non un climat marqu par l ' isolement ou l ' exclusion de l ' une des deux parties en prsence .
<P>
On entend parler de plus en plus , notamment dans cette maison , de sanctions commerciales .
Mais des sanctions commerciales  l ' encontre d ' Isral , et donc indirectement contre la Palestine , sont-elles vraiment le meilleur moyen d ' ouvrir la voie  la paix ?
L ' isolement d ' Isral est-il la bonne voie  suivre pour que l ' UE puisse jouer un rle plus important dans la rgion ?
Je ne le pense pas .
<P>
Je voudrais aussi dire que la comparaison  laquelle Per Gahrton vient de se livrer entre Isral et l ' apartheid d ' Afrique du Sud est tout  fait indigne .
Les expriences que nous avons tires de prcdentes sanctions internationales  l ' encontre d ' autres pays devraient nous donner  rflchir .
Voyez Cuba , voyez l ' Irak .
Castro et Saddam Hussein s ' en trouvent-ils affaiblis ?
On ne saurait gure l ' affirmer .
Quels sont les gens qui souffriraient de telles sanctions ?
Non pas Ariel Sharon , mais les marachers et les agriculteurs qui produisent les fruits et le vin .
<P>
J ' ai quelques questions directes  vous adresser , Monsieur le Ministre .
On m ' a rapport que le ministre sudois des Affaires trangres , lors de la dernire runion du Conseil  Luxembourg , aurait plaid pour que l ' UE se prpare  prendre des sanctions commerciales contre Isral .
Cette information est-elle exacte ?
Quels sont les pays qui peuvent envisager de faire usage de tels moyens ?
On m ' a galement communiqu des informations qui tendent  indiquer que le gouvernement sudois serait en train de se prparer en vue de l ' application de ces sanctions commerciales .
La mme chose se produit-elle dans d ' autres pays ?
<P>
Pour terminer , Monsieur le Ministre , je voudrais vous demander ce que vous pensez personnellement des sanctions commerciales et de cette menace d ' isolement  l ' encontre d ' Isral .
Est-ce une mthode dont vous estimez personnellement qu ' elle doit tre choisie par l ' UE ?
Vous avez dit que toutes les solutions devaient rester ouvertes .
Qu ' entendez-vous par l ?
Cela signifie-t-il que vous tes prt , vous aussi ,  isoler Isral ?
<SPEAKER ID=52 LANGUAGE="ES" NAME="Bautista Ojeda (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , je partage la plupart des dclarations qui ont t faites aujourd ' hui .
Permettez-moi , ds lors , de ne pas les rpter et de me centrer sur d ' autres aspects tout aussi importants de la coopration euromditerranenne .
<P>
L ' adoption du plan d ' action entre l ' Union europenne et les douze tats riverains de la Mditerrane est une mesure positive qui suppose de franchir une tape supplmentaire vers la ncessaire cration d ' une zone de libre-change mditerranenne , que je qualifierais de vritable largissement cach vers le Sud .
<P>
Lors de la ralisation de ce projet , nous devons prvoir que , dans des secteurs comme l ' agriculture , l ' on envisage des critres de durabilit , de bon sens cologique , conomique et social pour les deux rives de la Mditerrane .
Encourager la connaissance mutuelle et les liens culturels entre les peuples est une priorit dans ce processus .
Nous avons vu qu ' interdire la presse a t la premire mesure prise lorsque les chars d ' assaut sont entrs dans les camps de rfugis .
En ce sens , nous devons promouvoir les projets communs tels qu ' une tlvision euromditerranenne qui maintiendrait des correspondances dans tous les tats riverains , qui mettrait dans toutes les langues du pourtour mditerranen et qui donnerait en direct une transparence  ce plan d ' action et  d ' autres .
<P>
Mesdames et Messieurs , tirons les leons des vnements de Jnine .
vitons que ces pisodes ne se rptent et soyons prts  nous occuper et  rsoudre des thmes aussi explosifs que celui-ci - ou que le cas du Sahara occidental , auquel personne n ' a fait rfrence dans cette Assemble - et qui sont capitaux pour la cration de l ' Union du Maghreb arabe .
<SPEAKER ID=53 LANGUAGE="IT" NAME="Tajani (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , c ' est ici le nime dbat sur la situation au Proche-Orient , et nous assistons en ralit  l ' impuissance de l ' Union europenne .
 Valence , on a enfin tent de donner un signe de prsence de l ' Union , de faire comprendre qu ' il est temps d ' intervenir , que ce n ' est plus le moment de se perdre en polmiques et en dclarations .
<P>
L ' Europe doit s ' impliquer de plus en plus dans la paix au Proche-Orient , mais elle a jusqu ' ici failli  sa mission .
La crise au Proche-Orient risque d ' allumer des foyers de crise dans tout le bassin mditerranen et d ' alimenter le terrorisme en favorisant galement le recrutement de fanatiques .
L ' Europe doit donc renforcer sa prsence mais aussi rester  gale distance des deux parties .
Je n ' ai pas partag le vote du Parlement sur la rsolution adopte  Strasbourg , laquelle tait oppose  Isral et non quidistante des deux antagonistes .
Les Palestiniens ont le droit d ' avoir un tat indpendant , mais Isral doit avoir le droit  la scurit .
Qu ' Arafat arrte les kamikazes , trop souvent des enfants , et que Sharon retire ses troupes des territoires occups , dans le respect des droits de l ' homme .
<P>
Mais quel est le chemin que nous pouvons suivre pour confrer  l ' Europe un rle de premier plan ?
Tout d ' abord , il faut instituer une table de ngociation  laquelle participent l ' Union europenne , videmment , les tats-Unis , la Russie , la Ligue arabe , l ' Autorit palestinienne et Isral .
L ' Italie s ' est dite dispose  accueillir une confrence de paix .
Ensuite , il faudra lancer immdiatement une action d ' aide humanitaire et alimentaire au peuple palestinien et , bien entendu , mme si Isral s ' y oppose , commencer  penser srieusement  une force d ' interposition qui spare les belligrants jusqu '  ce que la situation soit moins dramatique .
Enfin , il faudra crer un plan Marshall pour la reconstruction des infrastructures dans un territoire palestinien grivement bless .
<P>
Nous devons viter que la crise au Proche-Orient suscite en Europe une nouvelle vague d ' antismitisme .
Les critiques lgitimes  l ' encontre d ' Isral ne doivent pas se transformer - jamais - en inattention envers les attentats commis au sein de notre Union contre des synagogues et des cimetires juifs .
Rappelons  ce sujet ce qui s ' est produit au cimetire de Strasbourg .
Ne mettons pas en pril la libert d ' expression religieuse de nos concitoyens de confession isralite !
Voil pourquoi il est important de ne pas concder d ' espace politique aux phnomnes extrmistes qui rapparaissent de temps en temps , ce qui a t le cas en France et en Allemagne .
Voil pourquoi nous devons tous nous engager concrtement pour la construction d ' une Europe nouvelle qui mne une politique trangre et de dfense unique , une Europe qui compte et qui soit celle de la solidarit et de la subsidiarit .
Cette Europe gagnera la bataille parce que les citoyens europens sont de notre ct , du ct de la paix et de la tolrance .
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="EN" NAME="De Rossa (PSE).">
Monsieur le Prsident , je veux saluer la dclaration que le commissaire Patten a faite aujourd ' hui .
C ' tait une dclaration modle ,  la fois calme , rationnelle , forte et quilibre , au cours de laquelle il a dcrit la situation telle qu ' elle existe , ainsi que les mesures ncessaires qui doivent tre prises par toutes les parties afin d ' tablir une paix durable dans la rgion .
<P>
La prudence excessive du Conseil me laisse perplexe .
Je dis prudence " excessive " .
Je n ' ai rien contre la prudence , mais , aujourd ' hui , le Conseil a exprim des points de vue qui n ' taient pas quilibrs .
Moi aussi , je me suis rendu  Jnine et j ' y ai constat les destructions des maisons et des vies des personnes , enterres sous les ruines de leurs propres maisons .
Aujourd ' hui , je voudrais suggrer quelque chose de pratique .
On nous a demand des quipements lourds afin de permettre aux habitants de Jnine de retirer les corps qui s ' y trouvent toujours .
Il n ' y avait pas d ' quipements lourds lorsque nous y tions hier .
Je demande une aide urgente en la matire .
<P>
En tant que parlementaires , nous avons la responsabilit d ' viter d ' utiliser un langage extrme et des solutions extrmes .
Nous devons dmontrer que l ' extrmisme de Sharon n ' apportera pas la scurit  l ' tat d ' Isral et que les attentats suicides n ' engendreront pas d ' tat palestinien .
Cela n ' arrivera que par le biais de ngociations lentes et pres , et ce n ' est qu '  ce moment-l que les Israliens et les Palestiniens vivront en scurit dans leur propre tat .
<P>
J ' ai rencontr des ambassadeurs  Tel Aviv , je me suis rendu  Jrusalem pour rencontrer des groupes israliens militant pour la paix , et ensuite  Jnine pour discuter avec les habitants .
En ce moment , l ' objectif du gouvernement Sharon est la destruction de toute possibilit d ' mergence d ' un tat palestinien .
Je n ' ai aucun doute l-dessus .
Ds lors , l ' Europe doit exercer des pressions sur Sharon et son gouvernement , afin qu ' il se rende compte que ce n ' est pas une option viable pour Isral .
<P>
Pour conclure , l ' arme la plus importante et la plus efficace dont nous disposons est l ' accord d ' association .
Ce que nous demandons est la suspension de cet accord - et non une suspension de tout contact avec Isral - , une suspension des accords prfrentiels que l ' Europe a conclus avec Isral , afin que ce dernier commence au moins  reconnatre que nous sommes prts  prendre des mesures .
C ' est une approche modre qui peut tre renforce ou annule si Isral progresse dans le retrait de ses troupes des zones palestiniennes , accordant un accs libre  l ' aide humanitaire et  la mission des Nations unies  Jnine et  d ' autres endroits .
Nombreuses sont les autres conditions que nous pourrions appliquer .
Aucun problme ne se pose quant  une stratgie de sortie .
Nous dclarons simplement ce que sont nos conditions et ce qui est ncessaire afin d ' entamer les pourparlers sous l ' gide du quatuor et sur la base d ' Oslo .
<SPEAKER ID=55 LANGUAGE="ES" NAME="Garca-Margallo y Marfil (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , tant dput espagnol , valencien et membre du Parti populaire , je ne gaspillerai pas normment de temps pour vous dire que le sommet de Valence m ' a sembl tre un succs .
<P>
Je veux , par contre , souligner ce qu ' ont dit les autres dputs de cette chambre .
Cette runion a t un succs car elle a eu lieu dans des circonstances trs difficiles ; un succs car vingt-cinq des vingt-sept membres invits taient prsents ; un succs car nous sommes parvenus par la voie du consensus  un plan d ' action et , enfin , un succs car nous sommes parvenus  une conclusion que le commissaire Patten a expos mieux que moi : pour acclrer le processus de Barcelone , il est ncessaire d ' acclrer le processus de paix au Moyen-Orient mais il n ' y aura pas de paix stable au Moyen-Orient sans un cadre de stabilit , de dveloppement et de coopration tel que prvu dans le processus de Barcelone .
<P>
Ceci tant dit , je ne vais rpter aucune des solutions qui ont t avances pour le Moyen-Orient .
Il est vident qu ' il faut mettre fin rapidement aux massacres qui ont t dnoncs ici avec une fermet et une tristesse normes . Il est ncessaire de rtablir un dialogue politique bas sur le droit international .
Le prsident en exercice du Conseil a fait rfrence  toutes les dclarations qui stipulent comment y parvenir , depuis la confrence de Madrid ou le processus d ' Oslo jusqu ' aux rsolutions des Nations unies .
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Ce qui , par contre , est plus compliqu  expliquer  nos lecteurs ,  la presse et  nos visiteurs c ' est comment l ' Union europenne , qui est le premier partenaire commercial d ' Isral ou le premier donateur de l ' Autorit palestinienne , est incapable de faire davantage que ce qui se fait .
Je conviens que raffirmer nos positions  Valence ait t une bonne chose car cela n ' en reste pas moins une nouveaut par rapport aux hsitations de la diplomatie amricaine .
Je conviens galement que la mission au Moyen-Orient est un succs , surtout parce qu ' elle rpare la gifle qui a t inflige  la mission prcdente mais , j ' insiste , il sera ncessaire d ' expliquer  nos lecteurs ce que nous allons faire , comment nous allons le faire et quand nous allons le faire , pour autant que ce soit rapidement .
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En ce qui concerne le processus de Barcelone , le plan d ' action commence par reconnatre qu ' un - littralement - momentum est ncessaire , ce qui revient  accepter que le processus de Barcelone de 1995 s ' est avr plus lent que ce qui avait alors t prvu et , bien sr , beaucoup plus lent que ce qu ' exigent les besoins exposs ici , lorsque l ' on a parl de la Mditerrane comme frontire stratgique , lorsque l ' on a parl des 45 millions de nouveaux postes de travail qui devront tre crs sur la rive sud pour maintenir le taux de chmage actuel .
J ' insiste sur le fait qu '  Valence , on a reconnu qu ' il y avait un dcalage , une distance norme entre ce que nous souhaitons , ce qui est ncessaire et ce qui va se faire .
<P>
Je me flicite que l ' on ait parl de lutte contre le terrorisme , de lutte contre la drogue .
Je me flicite que l ' on ait raffirm l ' objectif d ' instaurer une zone de libre-change pour 2010 mais je me permets de souligner que pour qu ' il y ait une zone de libre-change , il faut qu ' il y ait des biens  changer .
C ' est pourquoi il est ncessaire d ' tre plus efficaces , plus flexibles dans notre approche du plan MEDA , dans la coopration conomique et tre moins timides dans la mise en ?
uvre de la banque europenne de la Mditerrane .
Ce Parlement le veut-il ? Nos partenaires de la rive sud le veulent-ils ?
Certains membres du Conseil le veulent-ils ?
La prsidence espagnole , bien videmment , le veut . Convainquons les autres de cette ncessit .
<P>
Et je souligne pour terminer , Monsieur le Prsident , qu ' une fondation qui aborde le dialogue multiculturel est absolument ncessaire .
Mais il est impossible de mettre sur pied une fondation sans effort conomique .
Sans effort conomique , il n ' y a ni fondation ni mme des exercices spirituels quelque modestes qu ' ils soient .
<SPEAKER ID=56 LANGUAGE="IT" NAME="Fiori (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , aprs avoir particip aux travaux de Valence , je voudrais porter  votre attention et  celle de l ' Assemble quelques impressions qui , si je puis dire , me psent .
Premirement , il se confirme qu ' il ne peut tre question d ' avenir de paix , de prosprit et de croissance de l ' Europe si le bassin mditerranen vit les conflits auxquels nous assistons actuellement . Deuximement , je ne veux pas me singulariser , mais j ' ai eu pour la premire fois l ' impression , confirme ensuite dans les rencontres bilatrales , que le monde arabe et la rive mridionale de la Mditerrane considrent l ' Europe et l ' Union europenne comme le seul interlocuteur qui puisse affronter et rsoudre leurs problmes .
En ce sens , je dois fliciter le prsident Piqu qui a gr les rencontres et les trokas avec une position et un sens de l ' quilibre rares au vu de la difficult de la situation politique .
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Et nous , en tant qu ' Union europenne , que mettons-nous dans la balance ?
Mettons dans la balance un scnario dans lequel on ne peut que nous reconnatre ; mettons dans la balance une reprise du processus de Barcelone en nous engageant  modifier les dlais ; mettons dans la balance une Assemble parlementaire qui suive les actions entreprises ; mettons dans la balance un nouveau dialogue entre les rives de la Mditerrane , un dialogue renforc sur les aspects humanitaires , de la justice et de la lutte contre le terrorisme .
De l ' autre ct , il y a la demande que nos propositions se concrtisent rapidement .
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La Banque , les relations de coopration renforce , les rapports d ' association constituent autant d ' actes concrets qui prouvent combien l ' Union europenne est le partenaire idal pour l ' autre rive de la Mditerrane .
Tout cela est influenc par le processus de paix , par l ' antagonisme entre Isral et le monde palestinien .
Mais si nous n ' avons pas le courage d ' oser plus en tant qu ' Union en profitant des moyens mis  notre disposition et des esprances places en nous , nous perdrons probablement une occasion historique , par rapport galement au projet de l ' Europe qui est dans l ' esprit et dans le c ? ur de nombre d ' entre nous et qui prend corps au sein de la Convention .
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Un acte concret : je relaie l ' appel lanc ce matin par le souverain pontife .
M. Mario Mauro et moi suivons les vnements autour des lieux de la Nativit en lien direct avec frre Giacomo Bini , le ministre gnral de l ' ordre des Frres mineurs .
La situation est dsormais  la limite de l ' intervention humanitaire .
Les frres et les s ?
urs qui vivent dans la communaut religieuse de Bethlem ne peuvent tre considrs comme des otages .
C ' est un fait symbolique d ' extrme importance : l ' attention du monde entier est tourne vers le lieu de naissance de Jsus-Christ , le porteur de paix entre les hommes .
Des millions d ' hommes et de femmes attendent un acte qui batte les ides et gestes de mort .
Nous demandons au Parlement ,  vous , Monsieur le Prsident ,  la Commission , au prsident en exercice du Conseil et au ministre des Affaires trangres Piqu d ' intervenir par un acte concret en faveur de la conclusion de cette affaire .
Je pense que cela constituerait un vritable signe d ' espoir et une promesse de stabilit pour l ' avenir de cette Terre Sainte hlas ensanglante .
<SPEAKER ID=57 LANGUAGE="EN" NAME="Cushnahan (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je salue  la fois la contribution du commissaire Patten  ce dbat et la dcision de Kofi Annan consistant  envoyer une quipe charge de l ' tablissement des faits en vue de dterminer prcisment ce qui s ' est pass durant le bombardement du camp de rfugis de Jnine par les Israliens .
Toutefois , je suis quelque peu inquiet quant  la motivation sous-tendant les tentatives d ' Isral de retarder l ' enqute .
<P>
Isral prtend que l ' invasion de Jnine et d ' autres zones constituait une tentative de dtruire les infrastructures terroristes palestiniennes .
Toutefois , de graves allgations ont fait tat du fait que les forces de dfense israliennes ont t impliques dans des excutions extrajudiciaires et ont us de boucliers humains .
Si celles-ci se rvlent fondes , alors Isral lui-mme et son arme sont tout aussi coupables d ' actes de terrorisme que ceux qui planifient , soutiennent et commettent des attentats suicides .
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Lorsqu ' il occupait le poste de ministre de la Dfense , Ariel Sharon a t le matre d ' ?
uvre , en 1982 , de l ' invasion qui portait le nom " Opration paix en Galile " .
Il dclarait alors que son objectif tait d ' radiquer la menace terroriste palestinienne au Liban .
Il en a rsult le massacre de 800 Palestiniens dans les camps de rfugis de Sabra et Chatila .
Par la suite , une commission d ' enqute isralienne a conclu qu ' il en portait la responsabilit et a expliqu qu ' il avait nglig le danger que des actes de reprsailles soient commis .
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Est-ce que nous voyons l ' histoire se rpter ?
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M. Sharon doit assumer la responsabilit de ce qui s ' est pass  Jnine et en d ' autres lieux de Cisjordanie .
C ' est le fruit de sa politique , ainsi que des prjugs et de la haine qu ' il nourrit  l ' encontre de Yasser Arafat .
Si l ' quipe des Nations unies conclut que des crimes de guerre ont bel et bien t commis , la communaut internationale devra prendre des mesures , y compris porter l ' affaire devant le Tribunal international pour les crimes de guerre .
<P>
M. Sharon rend un trs mauvais service au peuple d ' Isral .
 lui seul , il a caus l ' isolement politique de son pays .
En outre , il a aliment les haines qui ont donn lieu  l ' escalade des actes antismites que je dplore .
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Il a humili le gouvernement des tats-Unis lors de la rcente visite de Colin Powell au Moyen-Orient . Toutefois , cela aura peut-tre des rpercussions positives .
Il en rsultera peut-tre une rvaluation de la politique des tats-Unis dans ce domaine et cela les encouragera  abandonner leur approche unilatrale consistant en un soutien sans quivoque  Isral . Au lieu de cela , cela les amnera peut-tre  travailler avec l ' UE et d ' autres partenaires en vue d ' une solution quilibre et pacifique  ce terrible conflit qui a dj cot trop de vies .
<SPEAKER ID=58 LANGUAGE="EN" NAME="Khanbhai (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , presque tous les citoyens ordinaires d ' Isral souhaitent vivre en paix dans leur propre pays .
Ils souhaitent vivre dans un pays disposant de frontires sres et entretenant des relations diplomatiques normales avec tous leurs pays arabes voisins .
Comment pouvons-nous contribuer  teindre le feu qui a dvast la Palestine et a rduit le peuple  mener une vie d ' humiliation , de peur et  tre priv des lments essentiels de la vie ?
<P>
Les Juifs , les Palestiniens chrtiens et musulmans ont travaill et vcu ensemble pendant des sicles avant la cration d ' Isral .
Les Juifs ont rv de leur propre pays et ils l ' ont obtenu ,  juste titre .
Les Palestiniens , musulmans et chrtiens , rvent et souhaitent aussi avoir leur propre pays , et ils lutteront jusqu '  obtenir un tat sr et viable bas sur un arrangement juste et quitable .
Comment l ' UE peut-elle les aider ?
<P>
Cessons de nous montrer polis et politiquement corrects .
Aujourd ' hui , pour la premire fois que j ' occupe ce poste de dput europen depuis deux ans et demi , j ' ai t enchant d ' entendre des dputs de cette Assemble aborder ce thme avec une telle confiance .
Pendant tout ce temps , nous avons t billonns .
nonons clairement les lments ncessaires pour un tel arrangement juste et quitable , auxquels nous croyons tous mais dont nous n ' osons pas parler .
Premirement , Isral doit avoir le droit d ' exister avec des frontires sres et doit tre reconnu en tant qu ' tat par tous ses voisins .
Deuximement , Isral doit respecter le droit international , sa propre lgislation , ainsi que les rsolutions du Conseil de scurit des Nations unies .
Troisimement , Isral doit accepter l ' arrive d ' observateurs internationaux neutres sous l ' gide des Nations unies en vue de faciliter un cessez-le-feu .
<P>
Les citoyens ordinaires , les Juifs , les Musulmans , les Chrtiens en ont assez de leurs responsables politiques .
Ils veulent la paix maintenant .
Aidons-les en faisant preuve de courage et de confiance et disons clairement ce que la plupart d ' entre nous pensent tout bas ,  savoir que pour que la Palestine constitue un tat viable , pour permettre  cet tat de rapatrier les millions de rfugis , il n ' existe qu ' une frontire , celle qui avait cours avant 1967 .
C ' est la frontire au-del de laquelle Isral doit se retirer .
Tant que ce ne sera pas le cas , la paix ne rgnera pas au Moyen-Orient et c ' est ce qui engendre la terreur , la peur et les difficults dont nous sommes tmoins au sein de l ' Union europenne .
<P>
Il est temps que nous noncions clairement la manire dont cela devrait se drouler .
<SPEAKER ID=59 LANGUAGE="SV" NAME="Sacrdeus (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Reprsentant du Conseil , il y a deux semaines , dans cet hmicycle , les sociaux-dmocrates , les libraux , les Verts et les socialistes de gauche ont vot  une faible majorit la rsolution commune  propos de la situation au Moyen-Orient .
Les membres du groupe chrtien-dmocrate PPE-DE , dont je fais partie , s ' y sont opposs .
La vrit est le seul chemin qui mne  une vraie paix ,  la rconciliation et  la coexistence .
<P>
Dans cette rsolution , l ' tat d ' Isral se trouvait critiqu  douze reprises , tandis que les Palestiniens et l ' autorit palestinienne n ' taient viss que par trois critiques .
Le Hamas et le Jihad islamique , deux organisations que les tats-Unis et l ' UE se sont entendus pour considrer comme terroristes , n ' y taient ni critiqus , ni nomms .
On n ' y nommait pas non plus les groupes que les tats-Unis dsignent comme terroristes ,  savoir le Hezbollah et les brigades Al-Aqsa .
<P>
Ce dernier groupe constitue la branche militaire du mouvement de Yasser Arafat , le Fatah , et il est responsable de l ' attentat suicide du 12 avril ,  Jrusalem , au cours duquel six civils israliens ont t tus .
<P>
Seuls trois orateurs ont appel ces groupes terroristes par leur nom au cours du dbat de deux heures que nous avons eu en sance plnire le 10 avril ,  Strasbourg .
Pourtant , tout le monde sait que ces partisans de la violence et des attentats suicides - ces gens qui veulent que des fils et des filles de leur peuple soient sacrifis pour tuer d ' autres personnes , et qui sont pays par l ' Irak dans ce but - ne sont absolument pas prts  reconnatre l ' existence de l ' tat d ' Isral dans la rgion .
Ces groupes terroristes , Monsieur le Prsident , et Monsieur le Reprsentant de la prsidence espagnole , font partie , au Moyen-Orient , de la vie quotidienne .
Comment doit-on agir face  leur existence ?
<P>
La dernire fois , le groupe PPE-DE a choisi de voter contre la rsolution , car nous sentons que les positions prises par l ' UE et le Parlement europen ont de moins en moins d ' intrt aux yeux des parties concernes .
Le dbat dans cette Assemble est marqu par une forme de partialit qui a pour effet de ne pas nous faire prendre au srieux par les deux parties engages dans ce conflit sanglant et profondment tragique .
<P>
Le temps des dcisions de faible porte politique devrait tre rvolu , ces dcisions prises au Parlement europen pour parvenir  un consensus , objectivement impossible , entre toutes les composantes du spectre politique , depuis les socialistes de gauche et les communistes , en passant par les sociaux-dmocrates , jusqu ' aux verts , aux libraux , aux chrtiens-dmocrates , aux eurosceptiques et  l ' extrme droite .
Le temps est venu pour l ' UE de devenir un partenaire pertinent pour les deux adversaires du Moyen-Orient .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="ES" NAME="Gutirrez-Cortines (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais tout d ' abord dire que je suis trs fire de travailler au Parlement et de voir que toutes les informations que nous avons reues lors de la confrence ministrielle de Valence tendent vers un accord de coopration , auquel viennent s ' ajouter d ' autres pays .
Je crois que l ' actrice en est une Europe forte , une Europe tourne vers l ' avenir et je pense que cela vaut la peine de mettre l ' accent sur la coopration institutionnelle et entre les pays .
<P>
En ce qui concerne la runion euromditerranenne , je voudrais vous fliciter pour avoir fait preuve de la sensibilit ncessaire pour introduire - ou du moins essayer d ' introduire - des solutions  l ' chelle mditerranenne .
L ' un des principaux checs du plan MEDA , une des causes du retard pris au niveau de l ' intgration des pays mditerranens dans la politique europenne ou dans la proposition qui est faite ici , est d au fait que ceux-ci doivent tre assums avec leur propre logique ,  leur chelle et avec une sensibilit et une manire d ' aborder les problmes qui sont diffrentes .
<P>
Dans ce mme ordre d ' ide , je voudrais galement me fliciter de ce que la culture , le tourisme , l ' ducation , l ' intgration entre les peuples et le dialogue aient t placs au rang de questions prioritaires .
Je pense qu ' il faut ajouter  la culture ,  l ' ducation , au tourisme et au dialogue culturel le dveloppement durable et la mondialisation , dont les bnfices se rpercutent sur le territoire qui en est l ' instigateur , ce qui me semble tre un bon exemple de cohabitation entre un monde en pleine modernisation et un monde qui doit encore faire ses preuves , mais qui jouit d ' une grande histoire .
<P>
En tant que vice-prsidente de la dlgation pour les relations avec Isral , je voudrais ajouter un mot  propos du conflit du Moyen-Orient : notre position - ma position - est trs claire , comme nous l ' avons dit en d ' autres runions .
Nous sommes arrivs  un point o il nous faut prendre des dcisions institutionnelles .
Il est certain que nous dplorons tous - et je le fais ici - le terrorisme palestinien , la rponse disproportionne d ' Isral et la situation intolrable dans laquelle vivent ces peuples .
Nous ne pouvons en outre , avec notre sensibilit europenne , notre histoire de paix et de dmocratie et nos rgles du jeu , admettre l ' absence d ' aide humanitaire et nous devons la rclamer de vive voix .
<P>
Mais j ' estime que ce n ' est vraiment pas le moment pour les dputs , les dlgations ou les groupes politiques de faire des dclarations isoles .
C ' est le moment de renforcer la cohsion europenne , d ' aider l ' Europe  avoir une vision unique , une position institutionnelle de la prsidence du Conseil , de la Commission et du Parlement , car c ' est l ' avenir de toute une rgion qui est en jeu et le problme ne doit pas seulement tre abord aujourd ' hui , mais aujourd ' hui et demain .
Par consquent , je voudrais m ' exprimer clairement en faveur de la paix , mais d ' une paix qui doit s ' accompagner de positions trs claires , percutantes , par rapport auxquelles nous nous montrons unis , non pas au niveau personnel ou motif , mais en vue d ' une solution objective , cohrente et durable , qui ne perde pas de vue que notre devoir est de veiller au maintien de la paix , mais galement  l ' avenir de cet espace mditerranen .
<SPEAKER ID=61 LANGUAGE="IT" NAME="Costa, Raffaele (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , je dois dire qu ' il existe certaines armes pour empcher que la situation se dgrade encore plus au Proche-Orient . Tout d ' abord , l ' arme de la diplomatie , qui a t utilise , mais  laquelle on n ' accorde plus assez de respect parce qu ' elle cde souvent , cette diplomatie , au bruit des bottes .
Ensuite , une arme qui , elle , est utile et pacifique , c ' est celle de la loi de l ' conomie , des aides aux pays sous-dvelopps , des aides aux plus pauvres . Elle a certainement t insuffisamment utilise , voire carrment refuse dans le dialogue entre les pays qui doivent tre aids et ceux qui aident .
Ce que nous devons rpter ici , c ' est " non aux armes " , " non aux kamikazes " , mais aussi " non aux blinds " et " non aux reprsailles " .
<P>
Alors , quelle est la formule sur laquelle doit se baser - encore une fois , c ' est une formule vieille comme le monde - la paix dans la rgion ?
Les gouvernements agissant collgialement dans les institutions qui peuvent les accueillir et les gouvernements individuellement .
Le gouvernement italien a mis au point un plan , une proposition d ' aide conomique , une sorte de plan Marshall - comme on l ' a appel ,  mon sens  raison , mme si d ' aucuns s ' en sont plaints - au pays le plus pauvre , la Palestine .
C ' tait une arme importante qui n ' a pas t utilise ces dernires annes , bien que de nombreux pays aient budgtis des sommes considrables pour aider les peuples du Proche-Orient qui en avaient le plus besoin .
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Qu ' est-ce qui me proccupe le plus ?
Je pense que c ' est la dgradation des conditions de vie de trs nombreux jeunes , contraints d ' habiter de leur naissance  leur entre sur le march du travail dans des camps de rfugis en Palestine .
Cette situation est un incubateur extrmement dangereux .
Je crois que certains gouvernements arabes n ' ont pas aid leurs frres comme ils l ' auraient d , et mme qu ' ils ont seulement incit , tolr en leur sein des mouvements qui ont men aux consquences que nous avons observes ces derniers temps .
<P>
Je dois faire rfrence aux Nations unies , qui ont sans aucun doute jou un rle encourageant , important mais insuffisant et , quoi qu ' il en soit , improductif . Une force d ' intermdiation - souvent voque - devait tre envoye .
Je dirais que ce sont la logique , l ' exprience et l ' histoire qui nous apprennent comment utiliser correctement la force d ' interposition de nos jours . Et pourtant , cela n ' a pas t fait .
<P>
Quelle initiative l ' Europe , l ' Union europenne peut-elle dvelopper ?
Celle de donner plus de poids aux initiatives de l ' ONU , surtout dans le domaine d ' une force d ' interposition entre les deux nations en conflit .
<SPEAKER ID=62 LANGUAGE="EN" NAME="Tannock (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je partage votre profonde inquitude quant  la flambe de violence qui a touch le Moyen-Orient ces dernires semaines , parce que les deux camps semblent s ' tre emptrs dans une spirale infernale qui ne laisse que peu de place pour le dialogue et le progrs vers un arrangement final .
La seule solution possible est celle qui est base sur les rsolutions 242 , 338 , 1397 et 1402 des Nations unies , prnant l ' existence de deux tats , ce qui garantira la scurit en Isral et la dignit aux Palestiniens .
Cela entranera un retrait total et dfinitif des territoires occups , ainsi qu ' un dmantlement des toutes les colonies illgales .
<P>
Toutefois , nous ne devrions pas perdre de vue le fait qu ' au moment o la violence redouble d ' intensit , l ' opinion internationale converge trs fortement , chose sur laquelle nous devons nous baser .
Il faut galement dclarer clairement que le droit au retour des Palestiniens ne peut s ' appliquer qu ' au nouvel tat de Palestine , sinon , la scurit de l ' tat d ' Isral serait compromise .
Toutefois , il conviendra d ' envisager des compensations pour les personnes dont les proprits ont t confisques , compensations qui constitueront les prmices ncessaires de la reprise de ngociations significatives relatives  un rglement politique final .
<P>
Il est tragique que nous soyons en prsence , d ' une part , de kamikazes commettant des attaques aveugles sur des civils israliens et , d ' autre part , de pertes civiles dans les camps palestiniens , lorsqu ' Isral envoie ses troupes pour radiquer les responsables .
<P>
Je n ' ai pas soutenu l ' appel lanc en vue d ' une suspension immdiate de l ' accord d ' association entre l ' UE et Isral ; j ' ai en effet estim que cette initiative tait trop svre et slective en ce moment .
Toutefois , j ' ai t d ' accord pour demander une runion d ' urgence du Conseil d ' association UE-Isral pour dbattre de la crise .
En particulier , de nombreux collgues et moi-mme avons estim que l ' Autorit palestinienne ,  qui l ' UE accorde chaque anne 120 millions d ' euros , aurait d en faire plus pour contenir les kamikazes et les terroristes islamistes .
Je demande au prsident Arafat de condamner de manire rgulire , et en arabe , les attaques terroristes et de reconnatre le droit d ' Isral  exister en paix dans les frontires de 1967 .
<P>
Dans le mme temps , j ' appelle le Likoud  liminer toute rfrence , dans son manifeste ,  ses dclarations selon lesquelles la Cisjordanie constitue une partie intgrante et perptuelle de l ' tat d ' Isral .
Cependant , je m ' inquite de l ' usage excessif de la force par l ' arme , du mpris envers la quatrime Convention de Genve sur l ' application des punitions collectives infliges aux civils , de l ' interdiction du passage des ambulances en Isral mme - ce qui a eu des consquences nfastes sur des civils blesss aussi bien que sur les combattants et les terroristes . Cette interdiction a t leve , j ' ai t heureux de le constater , le jour suivant .
<P>
Je crois que la communaut internationale , avec la solution consistant en la cration de deux tats , a aujourd ' hui pos les bases d ' une paix durable .
 prsent , nous devons tous saisir cette opportunit offerte par la communaut internationale en vue de mettre en ? uvre cette solution avant que nous ne soyons confronts  une guerre majeure au Moyen-Orient .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="EN" NAME="Sumberg (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je suis un ami d ' Isral et j ' en suis fier .
Je suis galement un ami sincre d ' Isral .
J ' ai utilis deux mots : " sincre " et " ami " ; permettez-moi donc tout d ' abord d ' tre un ami sincre d ' Isral .
Oui , Isral doit accepter qu ' il existe un tat palestinien limit par des frontires sres .
Oui , Isral doit se retirer des territoires qu ' il a occups ces dernires semaines .
Oui , Isral doit faire en sorte qu ' une enqute ait lieu sur les vnements qui se sont drouls  Jnine ,  condition que cette enqute soit juste et quilibre et adopte des points de vue objectifs vis--vis de toutes les parties .
Oui , je dis  l ' tat d ' Isral que je ne suis pas entirement convaincu que les actions que celui-ci a menes ces dernires semaines russiront  atteindre l ' objectif qu ' il s ' est lui-mme fix , parce que je crains qu ' elles n ' aient incit davantage de personnes  s ' engager dans des attentats suicides .
Donc , me voici , l ' ami sincre de l ' tat d ' Isral .
<P>
Toutefois , en tant qu ' ami d ' Isral , j ' ai galement le droit de le dfendre au sein de ce Parlement .
Je dis  cette Assemble qu ' elle doit comprendre la souffrance qu ' Isral a subie ces derniers mois , que le meurtre de 418 hommes , femmes et enfants innocents est un poids presque trop lourd  porter pour tout tat dmocratique .
Que faut-il attendre d ' Isral lorsque celui-ci est confront presque quotidiennement  des attaques diriges contre ses civils innocents ?
Que faut-il attendre d ' Isral lorsque celui-ci est entour de pays qui ne lui reconnaissent mme pas  ce jour le droit d ' exister ?
<P>
Je soutiens le plan de paix saoudien , mais il est choquant de constater qu ' il a fallu prs de 53 ans  certains tats arabes pour prsenter un plan qui reconnaisse effectivement l ' tat d ' Isral .
Isral , lui aussi , doit faire face  Yasser Arafat , dans une situation o celui-ci ne fait rien pour viter les actes terroristes . Il existe mme des lments des plus convaincants qui prouvent qu ' il est en ralit complice de ce qui s ' est pass .
Cette attitude est inacceptable de la part d ' un partenaire avec lequel on s ' attend  ce que tout tat , tout gouvernement ngocie .
<P>
Je dis  ce Parlement qu ' aprs les vnements du 11 septembre , nous avons adopt le point de vue au sein du monde civilis selon lequel le terrorisme tait indivisible .
Bien sr , les peuples ont des droits , mais le terrorisme est inacceptable , un bon terroriste n ' existe pas .
Nous devons faire en sorte que cette affirmation demeure inbranlable , car , si nous chouons , si nous disons que le terrorisme est acceptable au Moyen-Orient , mais inacceptable aux tats-Unis ou en Europe , nous commettons une erreur dont nous aurons  souffrir .
<P>
Le chemin vers la paix et la voie que doit emprunter l ' Europe en vue de contribuer  la paix consiste  faire usage de son influence dans la rgion , en particulier sur les Palestiniens , et de leur dire : oui , il devrait y avoir un tat palestinien , oui , il devrait y avoir un tat isralien , mais tous deux doivent vivre en scurit au cours des prochaines annes .
<SPEAKER ID=64 LANGUAGE="ES" NAME="Piqu i Camps">
Monsieur le Prsident , je voudrais remercier tous les intervenants pour leur avis et leur contribution qui me dispensent  prsent de m ' tendre sur ce sujet , car je pense que tous les arguments possibles ont t exprims , quel que soit l ' angle envisag , et certains l ' ont en outre t de faon rpte , dans des termes quasiment identiques .
Par consquent , je vous remercie - j ' insiste - pour toutes vos interventions et je voudrais centrer ma rponse sur deux points :
<P>
Le premier est le lien que l ' on peut tablir entre le processus de Barcelone et la situation au Moyen-Orient .
Malgr la gravit de la situation actuelle , le Moyen-Orient connatra un jour la paix et comme il y aura la paix - et nous esprons tous que cela ne tardera pas - , le processus de Barcelone dmontrera toute sa virtualit , tout son potentiel , son efficacit et , dans les circonstances actuelles , prouvera en outre qu ' il est plus ncessaire que jamais .
Une paix stable peut uniquement reposer sur la prosprit , la coopration , l ' intgration conomique , la mobilit entre les peuples respectifs , l ' change d ' ides , l ' change des systmes ducatifs et la libre circulation des personnes , et c ' est pour toutes ces raisons que les implications du processus de Barcelone , dans ses aspects politiques , conomiques et socioculturels , sont de la plus haute importance .
Par consquent , je pense , au vu du dbat d ' aujourd ' hui , que nous sommes tous d ' accord pour persvrer dans cette volont de donner un nouvel lan au processus de Barcelone , comme nous l ' avons dit clairement  Valence .
<P>
Quant au deuxime point que je voulais aborder et qui est spcifique  la situation au Moyen-Orient , il concerne le fait que de nombreux dputs ont fait rfrence  la politique de M. Sharon , l ' actuel Premier ministre d ' Isral .
Je voudrais rappeler que M. Sharon est premier ministre depuis un peu plus d ' un an , pas tout  fait deux , et que son lection rpond au souhait de la population isralienne .
Je voudrais galement rappeler que le gouvernement de M. Sharon est un gouvernement d ' unit nationale au sein duquel sont reprsents le parti travailliste et divers autres partis . Par consquent , lorsque l ' on parle de la politique de M. Sharon - il convient de ne pas perdre cela de vue - , il est question de la politique de beaucoup d ' autres .
C ' est la politique de tous ceux qui font partie de son gouvernement car , autrement , ils auraient dmissionn ou auraient t dmis de leurs fonctions s ' ils avaient manifest des divergences .
<P>
Je pense que nous commettons trs souvent une erreur grossire , celle de personnaliser  l ' excs les causes du conflit .
Le conflit du Moyen-Orient , dans sa version la plus moderne , a plus de cinquante ans d ' existence et ,  l ' poque , il n ' y avait pas de M. Sharon .
Je voudrais rappeler que la deuxime Intifada a commenc bien avant que M. Sharon ne devienne premier ministre .
Nous devons ds lors garder cela  l ' esprit et remonter aux origines du conflit .
Il est cependant vident que certaines politiques concrtes sont particulirement critiquables et rfutables , comme celles que le commissaire Patten et moi-mme avons dnonces trs clairement , pas seulement aujourd ' hui , mais galement en de trs nombreuses autres occasions .
Mais le problme ne repose pas seulement sur des personnes concrtes , mais sur quelque chose de beaucoup plus profond ,  savoir que , lorsqu ' un conflit dure autant de temps et connat diffrents rebondissements , c ' est d  l ' absence d ' une vritable volont majoritaire de paix entre les deux camps ,  l ' absence de sincrit et d ' honntet dans les manifestations pacifiques des deux parties , au fait que , lorsque certains expriment leur volont de paix alors que dans leur for intrieur ils dsirent la destruction de l ' tat d ' Isral , ils ne veulent pas la paix , et que , lorsque d ' autres affirment qu ' ils souhaitent la paix alors que dans leur for intrieur ils cherchent  donner vie au mythe de la grande Isral et , par consquent ,  la consolidation de l ' tat d ' Isral sur les actuels territoires occups , ils ne souhaitent pas rellement la paix .
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Dans la mesure o ces deux attitudes se fondent sur des rves historiques respectifs tout  fait incompatibles , tant que les deux camps ne renonceront pas explicitement , sincrement et honntement  ceux-ci , tout tentative de paix sera rduite  nant et ce , mme si nous essayons d ' imposer des sanctions et si la communaut internationale fait tout ce qui est en son pouvoir .
Dans ce contexte , il est important de situer l ' action de la communaut internationale car notre rle actuel est clairement de faire prendre conscience aux deux parties qu ' elles doivent renoncer sincrement et honntement  leurs rves ,  savoir agrandir son territoire au travers de l ' occupation pour Isral et dtruire Isral pour les Palestiniens et l ' ensemble du monde arabe .
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Ce n ' est qu '  ce prix que nous pourrons construire une paix vritablement durable .
C ' est un travail de persuasion .
Je doute fort que ce travail puisse tre ralis  coup de sanctions .
Il doit s ' agir d ' un vritable travail de persuasion qui touche les dirigeants politiques des deux camps et les opinions publiques respectives .
Car l ' opinion publique isralienne , qui a lu M. Sharon il y a un peu plus d ' un an , avait auparavant vot pour M. Barak afin qu ' il instaure la paix , et avant cela , pour M. Netanyahu et pour M. Rabin , il y a cinq ou six ans .
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Il existe donc des possibilits de paix , et pour y parvenir , nous devons continuer sur la voie de la concertation . Il est ds lors important de travailler main dans la main avec les tats-Unis , la Russie et les Nations unies et , lorsqu ' un certain dilettantisme se fait ressentir en vue de donner  l ' Europe une voix autonome , distincte des tats-Unis , je crois que nous devons tre trs prudents .
Je ne veux pas dire par l que nous devons tre d ' accord avec toutes leurs positions .
Je veux dire par l que nous devons avancer ensemble car c ' est trs important et , si je lis bien , la dclaration de Madrid reprend ce que l ' Union europenne rpte depuis quelques temps dj ,  savoir que ce sont les autres , et plus particulirement les tats-Unis , qui se sont rangs aux positions de l ' Union europenne .
Je m ' en rjouis et j ' espre nous allons persvrer dans cette politique qui me semble tout  fait indispensable .
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C ' est dans ce contexte de la communaut internationale , entirement concerte , qu ' il convient de parler des observateurs et des forces d ' intervention , ce qui ne serait pas possible autrement , mais aussi de parler de plans Marshall et d ' aides conomiques - qui seront videmment trs importantes - et de tout ce que signifie le rapprochement des deux peuples , notamment au niveau des systmes ducatifs .
<P>
La prsence des rves historiques auxquels j ' ai fait rfrence auparavant se reflte de manire vidente dans le programme ducatif des deux pays . Les jeunes ont t duqus , non pas dans un esprit de conciliation et de cohabitation , mais dans la haine .
Il semble donc qu ' une montagne de travail nous attende , mais la voie est dj toute trace .
Car nous connaissons l ' objectif final et nous n ' avons plus qu '  avancer dans cette direction .
<SPEAKER ID=65 NAME="Le Prsident.">
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  11 heures .
<SPEAKER ID=66 NAME="Le Prsident.">
La parole est  M. Alyssandrakis pour une motion de procdure .
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="EL" NAME="Alyssandrakis (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , le Haut-reprsentant de l ' Union europenne , M. Javier Solana , dans un entretien accord au quotidien grec " To Vima " , a dclar que si le problme chypriote n ' est pas rgl , seule la partie grco-chypriote de Chypre sera intgre dans l ' Union europenne .
Les rponses successives de M. Solana aux questions ritres du journaliste du quotidien , lequel lui faisait observer que cela tait en contradiction avec ce que l ' on savait de la dcision d ' Helsinki , ne prtent absolument pas  erreur ou  malentendu .
<P>
Cette prise de position de M. Solana confirme l ' apprciation du parti communiste de Grce selon laquelle , notamment aprs le Conseil europen d ' Helsinki , le processus d ' adhsion de Chypre  l ' Union europenne va conduire le pays  la partition , lgaliser l ' occupation turque et justifier l ' invasion de 1974 .
En outre , par sa dclaration , M. Solana affiche un mpris complet  l ' gard des rsolutions pertinentes des Nations unies et , plus gnralement , du droit international .
<P>
Je voudrais , Monsieur le Prsident , vous demander d ' intervenir auprs du Haut-reprsentant tant donn que la position qu ' il a exprime est en opposition totale avec les dcisions et les rsolutions du Parlement europen .
<SPEAKER ID=68 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Monsieur Alyssandrakis .
<P>
La prsidence prend note de cette motion de procdure que vous venez d ' exposer .
<P>
La parole est  M. Korakas pour une motion de procdure .
<SPEAKER ID=69 LANGUAGE="EL" NAME="Korakas (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , j ' ai moi aussi quelque chose  dire , avant l ' ordre du jour ,  propos de la visite de M. Solana en Grce .
La semaine passe , le secrtaire d ' tat aux Affaires trangres de l ' Espagne , M. de Miguel , nous a dit dans cette enceinte que M. Solana allait se rendre en Grce pour persuader le gouvernement hellnique d ' accepter le texte d ' Istanbul , d ' Ankara , qu ' ont labor la Grande-Bretagne , la Turquie et les tats-Unis , un texte qui met en cause l ' intgrit territoriale de la Grce au nom de l ' utilisation des infrastructures de l ' OTAN par l ' Eurocorps en vue de promouvoir la politique europenne de dfense et de scurit commune .
<P>
Il est indniable que les exigences de la Turquie sont dictes par les tats-Unis et , malheureusement , qu ' elles sont acceptes par l ' Union europenne .
Je tiens , Monsieur le Prsident ,  dnoncer ces pressions qui sont exerces sur le gouvernement hellnique et  avertir aussi , dans cette enceinte , que si le gouvernement hellnique , qui sous la pression du peuple grec observe l ' attitude actuelle et refuse le texte , si , dis-je , le gouvernement hellnique se rallie aux concessions que lui rclament les Quatorze et M. Solana , il aura de trs graves problmes en Grce o l ' opposition du peuple , comme je l ' ai dit , est catgorique et unanime .
<P>
Je vous prie , Monsieur le Prsident , de consigner notre plainte et , de votre ct , de faire votre possible pour que cessent ces pressions inadmissibles .
<SPEAKER ID=71 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune les rapports , au nom de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense , de M. Johan Van Hecke ( A5-0106 / 2002 ) , sur les droits de l ' homme dans le monde en 2001 et la politique de l ' Union europenne en matire de droits de l ' homme , d ' une part , et de Mme Dez Gonzlez ( A5-0084 / 2002 ) , sur la communication de la Commission relative au rle de l ' Union europenne dans la promotion des droits de l ' homme et de la dmocratisation dans les pays tiers , d ' autre part .
<SPEAKER ID=72 LANGUAGE="NL" NAME="Van Hecke (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , le fil rouge de ce rapport 2001 sur les droits de l ' homme est en fait l ' intgration de la politique des droits de l ' homme de l ' Union europenne .
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Cela signifie avant tout qu ' il faut mettre un terme  la pnible tradition qui veut que l ' Union europenne et ses tats membres brandissent bien haut le concept des droits de l ' homme dans leurs rsolutions et rapports , alors que , dans la pratique , dans la politique trangre au quotidien , ils font souvent primer d ' autres intrts .
<P>
Je reviens de Genve o j ' ai assist , avec une dlgation de ce Parlement ,  la 58e session de la commission des droits de l ' homme des Nations unies .
Lors d ' une conversation avec les quinze ambassadeurs de l ' UE , il est apparu non seulement que le principal organe en charge des droits de l ' homme au niveau mondial souffre d ' un gigantesque problme de crdibilit mais aussi que l ' Union ne parvient pas  conduire une politique consquente et cohrente en la matire , qu ' elle ne parvient pas  parler d ' une seule voix .
<P>
La semaine dernire , lors du vote d ' une rsolution relative  la situation humanitaire au Moyen-Orient , les reprsentants europens au sein de la commission de l ' ONU se sont prsents en rangs diviss .
Une telle chose porte bien entendu atteinte  notre autorit morale .
merge en outre l ' impression que l ' Union europenne parraine sans le moindre problme des rsolutions visant des violations des droits de l ' homme dans des pays tels que le Congo , le Soudan et la Colombie , mais se montre beaucoup plus rserve lorsqu ' il s ' agit d ' importants partenaires stratgiques ou conomiques , tels que la Chine , par exemple .
<P>
Les nouvelles lignes directrices communautaires relatives aux dialogues sur les droits de l ' homme renforceront indubitablement - pour autant qu ' elles soient appliques - la cohrence et la consistance de la politique europenne en matire de droits de l ' homme .
Ces lignes directrices forment en outre la base du document de programmation qui donne la priorit  l ' initiative europenne pour la dmocratie et les droits de l ' homme ( IEDDH ) .
<P>
Le commissaire Patten a accompli un travail de pionnier  cet gard .
Nous sommes toutefois proccups par la mise en ? uvre .
En dpit de la priorit que ce Parlement accorde  ce chapitre du budget , les crdits ont dj t diminus en 2002 .
<P>
Dans mon rapport , je me suis concentr sur deux thmes d ' actualit : les formes modernes d ' esclavagisme et l ' quilibre dlicat entre la lutte contre le terrorisme et le respect des droits de l ' homme .
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Bien que l ' esclavage ait t officiellement aboli il y a cinquante ans dj , il perdure de nos jours sous de nombreuses formes : des gens sont ngocis et vendus comme s ' il s ' agissait de marchandises , sont mis au travail sous la contrainte , pays des salaires de misre et voient entrave leur libert de mouvement .
Les rares chiffres disponibles sont alarmants .
Dans le climat actuel de l ' Europe , tandis que progresse l ' extrme-droite , l ' Union europenne a tout intrt  se saisir de ce problme grandissant .
Ce rapport plaide pour la modification des lgislations nationales et internationales afin de poursuivre les trafiquants d ' tres humains , de protger les victimes et d ' viter qu ' elles ne soient soumises aux formes modernes de l ' esclavagisme .
<P>
Le deuxime thme porte sur la relation complexe qui existe entre la lutte contre le terrorisme et les droits de l ' homme , aprs les attaques du 11 septembre .
Il est bien vident que les attentats terroristes sont des crimes graves qui doivent tre traits comme tels .
Mais les violations des droits de l ' homme peuvent , elles aussi , former le terreau du terrorisme et paralllement , la lutte contre le terrorisme peut tre l ' occasion de nouvelles violations des droits de l ' homme , justifier de telles violations ou amener des pays  fermer les yeux sur les violations commises par certains de leurs allis dans le cadre de la lutte contre le terrorisme .
<P>
Des politiciens de premier plan , tels que Lord Russell Johnson , ont mis en garde contre toute rptition des erreurs de la Guerre froide , lorsque des dictatures taient soutenues dans des pays en dveloppement au nom de la lutte contre le communisme .
Pour lutter contre le terrorisme international , il importe d ' en radiquer les causes sous-jacentes , qui alimentent les sentiments extrmistes ou sont exploites par les terroristes pour recruter des disciples .
<P>
Les attaques du 11 septembre et la lutte contre le terrorisme ont avant toute chose expos au grand jour , de la manire la plus cruelle , les lacunes du droit international .
Les conventions de Genve demeurent fondes sur le principe que les guerres entre tats constituent la menace principale contre la paix , alors que la plupart des conflits contemporains sont des guerres civiles ou des actions terroristes .
La Convention de Genve relative au traitement des prisonniers de guerre repose sur la protection des soldats d ' armes rgulires , alors que la majorit des combattants proviennent aujourd ' hui de gurillas et de milices et que la majorit des victimes sont des civils .
<P>
Le rapport plaide ensuite pour de nouvelles rgles , de nouvelles conventions et de nouveaux instruments , qui tiennent compte de ces nouveaux types de conflits .
L ' Union devra jouer un rle de pionnier dans la rvision du droit international et devra veiller  ce que le Tribunal pnal international devienne oprationnel au plus vite .
<P>
En tant que membres du Parlement europen , nous jouissons d ' une rputation mondiale en matire de droits de l ' homme et nous devons veiller , avec des yeux d ' argus , au respect en toutes circonstances d ' un certain nombre de droits universels et fondamentaux .
Je voudrais aussi remercier mes collgues qui ont contribu , par leur intervention ,  l ' mergence d ' un rapport quilibr , qui a pu compter sur un large consensus ds le stade de sa lecture en commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense .
J ' espre que l ' ensemble du Parlement pourra se ranger derrire ce rapport lors du vote de demain .
<SPEAKER ID=73 LANGUAGE="ES" NAME="Dez Gonzlez (PSE)">
Monsieur le Prsident , nous avons labor le rapport que je prsente aujourd ' hui en tant parfaitement conscients que la communication de la Commission constate l ' importance que l ' Union accorde aux droits de l ' homme dans le dveloppement de sa politique extrieure , ce qui , de notre avis , mrite une valuation trs positive .
<P>
Je voudrais galement souligner que , mme si cette communication contient des propositions et des suggestions importantes , elle ne propose ,  notre avis , aucun instrument concret qui nous permette de faire face aux nouveaux dfis qui dcoulent de notre nouvelle vision , dans laquelle les droits de l ' homme et leur promotion s ' intgrent parfaitement dans la politique trangre de l ' Union .
<P>
Il est vrai qu ' il n ' existe , en thorie , pas de diffrence notable dans l ' approche des institutions de l ' Union  l ' heure de dfinir la manire d ' envisager l ' volution des droits de l ' homme et la consolidation de la dmocratie dans le monde , mais il est vrai aussi que les diffrences de responsabilits entre les institutions de l ' Union apparaissent ds qu ' il s ' agit de passer de la thorie aux ralisations concrtes .
Ainsi , il n ' est pas rare de voir les exigences dmocratiques  l ' gard de nos partenaires cder trop frquemment le pas devant les intrts conomiques et commerciaux de l ' Union et de ses tats membres individuellement .
<P>
Ajoutons  cette constatation une autre qui est  mon avis plus paradoxale : malgr l ' existence d ' une doctrine unique , diffrentes politiques sont appliques .
J ' en veux pour preuve le cas paradigmatique de Cuba , que je ne cite qu '  titre d ' exemple .
Le Conseil fait un blocus , tandis que les tats membres maintiennent des relations bilatrales , commerciales et autres avec l ' le .
Dans ce contexte , l ' objectif du prsent rapport n ' est pas de raffirmer une fois encore la doctrine bien connue de l ' Union , mais de prsenter des propositions d ' action concrtes envisageables tant dans la phase de ngociation des accords de tout type entre l ' Union et les pays tiers , que dans la phase de mise en ? uvre de ces accords et de leur ventuelle suspension .
<P>
Les propositions contenues dans ce rapport prtendent donner plus de cohrence aux travaux des diffrentes institutions communautaires , en mettant fin aux contradictions de fait et  la prpondrance particulire de la volont politique du Conseil dans ce domaine , car nous estimons que l ' absence d ' une position unique et propre de l ' Union nous pousse  agir sur la scne internationale guids par ncessit ou sous le leadership changeant d ' autres pays , qui ne partagent pas toujours nos proccupations dans ce domaine .
<P>
Nous avons labor ce rapport avec ambition et responsabilit ; avec l ' ambition qu ' exige l ' engagement vis--vis de la dfense des droits de l ' homme dans le monde et avec la responsabilit que nous confre le fait de savoir que l ' intgration des droits de l ' homme dans la politique extrieure de l ' Union est extrmement complique .
Mais tout en tant galement conscients du fait que les contradictions entre les institutions et l ' absence d ' unanimit , de coordination et d ' unit dans l ' action sont les pires ennemis des droits de l ' homme et de la dmocratisation dans le monde .
<P>
Les propositions de ce rapport doivent donc tre considres comme un apport pour surmonter cette situation , pour surmonter nos propres contradictions .
Comme l ' a dit M. Patten cet aprs-midi dans son intervention , nous aimons donner des leons en matire de droits de l ' homme , mais cela vaudrait parfois la peine que nous nous regardions dans un miroir .
<P>
Par consquent , ma premire proposition consiste  demander  la Commission l ' laboration d ' un code de conduite interinstitutionnel qui donnerait une cohrence et une quit accrues  l ' action extrieure de l ' Union en la matire .
Ce code rgirait les relations entre l ' Union et les 120 et quelques pays auxquels s ' applique actuellement la clause dmocratique .
Un code , Mesdames et Messieurs , qui permettrait de dterminer dans quels termes , internes ou externes , le dialogue doit tre tabli , un code qui rende le discours et les actions de l ' Union cohrents , mais qui n ' hypothque jamais le dialogue , un code en tant qu ' instrument politique , et non juridique ou thique , qui reprenne de manire systmatique les valeurs et la pense politique de l ' Union et leurs rgles d ' application .
<P>
Je voudrais souligner que ce code doit non pas reposer sur le caractre punitif et suspensif de la clause des droits de l ' homme , mais bien sur le respect mutuel entre toutes les parties , en incluant toutes les mesures possibles d ' incitation positive , en particulier de gnreux programmes de coopration , pour que progresse le respect des droits de l ' homme  tous les niveaux .
Notre objectif doit tre non seulement d ' valuer les progrs raliss par les diffrents pays partenaires en matire de droits de l ' homme , mais aussi de parvenir  une approche cohrente entre les pays et les rgions , pour viter avant tout , comme nous l ' avons vu  Genve , des rsultats injustes et des dommages comparatifs et se garder d ' appliquer deux poids et deux mesures .
Le code est , en fin de compte , l ' abcdaire de la dmocratie parlementaire .
<P>
La deuxime proposition de ce rapport que je voudrais souligner est la recommandation qui invite le Parlement issu des lections de 2004  crer une commission des droits de l ' homme comptente pour tous les problmes lis aux droits de l ' homme ,  la dmocratisation dans les pays tiers et pour les relations avec les organisations internationales actives dans ce domaine .
<P>
En troisime et dernier lieu , je voudrais mentionner la proposition de cration par la Commission d ' une agence de l ' Union pour les droits de l ' homme , ainsi que l ' avait dj suggr le Conseil europen de Cologne .
Cette agence , Mesdames et Messieurs , aurait pour objectif d ' tablir des critres et des paramtres communs permettant d ' analyser la situation des droits de l ' homme dans le monde , en procdant  une valuation annuelle qui facilite l ' action interinstitutionnelle en accord avec les lments qui constituent le code .
C ' est videmment la Commission qui serait charge de dfinir les domaines d ' action de l ' agence , mais il serait utile , en vue de raliser un travail plus efficace et mieux coordonn , qu ' elle puisse par exemple inclure l ' valuation de l ' impact des mesures structurelles , tant donn leur importance dans les processus de rconciliation aprs un conflit arm .
En dfinitive , il s ' agit d ' un instrument utile , qui ne diminue en rien les comptences de chacun , mais qui runit des efforts et des ressources propres et externes .
<P>
Enfin , en ce qui concerne les cinq amendements prsents par Mme Malmstrm , je voudrais prciser que je n ' ai pas l ' intention de les accepter et que je vais demander au Parlement de voter le rapport approuv  une large majorit par la commission , avec trois abstentions et aucun vote contre .
Je voudrais nanmoins remercier Mme Malmstrm , de mme que les autres dputs et dputes des diffrents groupes politiques , qui ont propos des amendements et rflchi avec nous sur l ' laboration de ce rapport , car leur travail  tous nous a permis de l ' enrichir .
<P>
Je voudrais en outre demander aux services du Parlement de garder  l ' esprit que le texte original est en espagnol et de revoir les autres versions , car je pense que certaines diffrences sont apparues au niveau des nuances .
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="DE" NAME="Martin, Hans-Peter (PSE)">
Monsieur le Prsident , au moment prcis o nous discutons ici , les images de ce Parlement filmes en direct parcourent les mdias , et il ressort des dbats d ' aujourd ' hui un non largement majoritaire  l ' encontre d ' un homme qui fait exactement le contraire de ce que prne le rapport dpos et de ce qui reprsente la valeur fondamentale de l ' Europe .
Nous avons mis un non dcid et collectif contre les sducteurs radicaux , contre ceux qui bafouent les droits de l ' homme , et le rapport actuel se prononce en faveur des droits de l ' homme sans conditions ni restrictions .
Nous ne l ' exigeons pas uniquement d ' un point de vue politique , mais aussi au sein de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , dont on pourrait se demander de prime abord quel lien elle peut bien avoir avec ce dossier . Un lien troit , en fait , car en cette priode de mondialisation , les multinationales sont de plus en plus souvent amenes  prendre des mesures en la matire .
Si nous , hommes politiques , devons endosser les critiques d ' hypocrisie en ce qui concerne le pass amricain en matire de politique trangre et la politique europenne balbutiante dans ce domaine , ce reproche s ' applique encore davantage aux entreprises .
Nous ne nous verrons pargner ce que nous avons tous craint depuis les terribles vnements du 11 septembre que si ces entreprises parviennent galement  se lancer sur la voie d ' un soutien aux droits de l ' homme sans conditions ni restrictions .
<P>
Le plus tonnant dans ce rapport n ' est pas vraiment le fait que de nombreuses concessions ont t rptes du bout des lvres , mais surtout le fait que nous , au sein de cette commission de l ' industrie - structure de manire quelque peu conservatrice et peu familire de ce genre de dossiers - nous soyons unanimement prononcs en faveur de la fixation de normes sociales , en faveur d ' un Livre vert engag qui exigerait la responsabilit sociale des entreprises , bien que la personne a qui nous avons dit non aujourd ' hui fasse galement partie de cette commission .
Nous nous sommes prononcs  l ' unanimit .
Pourquoi ?
Car le contempteur de la dmocratie dont il est question n ' tait mme pas prsent et n ' a en rien contribu  cette dcision !
J ' espre que les lecteurs de toute l ' Union europenne en seront tmoins , mais aussi qu ' ils verront quand nous disons non et ce  quoi nous disons oui ,  savoir  ce rapport en faveur des droits de l ' homme sans restrictions ni conditions .
<SPEAKER ID=75 LANGUAGE="ES" NAME="Ferrer (PPE-DE)">
Monsieur le Commissaire , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , je voudrais tout d ' abord remercier la Commission pour sa communication sur la promotion des droits de l ' homme et fliciter le rapporteur , Mme Rosa Dez , pour son excellent rapport , qui complte et enrichit les propositions dj positives en soi formules par la Commission dans sa communication .
<P>
L ' engagement de l ' Union europenne par rapport  la dfense des droits de l ' homme et aux principes dmocratiques exige en effet une action efficace mais , surtout , cohrente . S ' il n ' y a pas de cohrence , il n ' y a pas de crdibilit , et sans crdibilit , on ne dispose pas de l ' autorit ncessaire pour promouvoir et exiger le respect des droits de l ' homme .
<P>
C ' est la raison pour laquelle je partage l ' approche stratgique gnrale que propose la Commission en vue d ' intgrer les droits de l ' homme dans la politique extrieure de l ' Union et de veiller  ce que l ' ensemble des politiques , des programmes et des projets communautaires prennent en considration cette question .
Enfin , je souscris  l ' approche d ' une aide humanitaire fonde sur les droits de l ' homme , au vu de l ' importance qu ' elle peut avoir dans la prvention des conflits , et suis favorable au fait que les documents de stratgie par pays proposent des mesures concrtes pour promouvoir les droits de l ' homme et que ces mesures soient considres comme prioritaires .
<P>
La lutte pour les droits de l ' homme est indissociable de la lutte contre la pauvret et de la politique de coopration au dveloppement , dans la mesure o elles contribuent toutes deux  promouvoir les conditions conomiques et sociales indispensables pour garantir la paix et veiller  ce que tout individu puisse vivre dans la dignit , des conditions sans lesquelles le respect des droits fondamentaux n ' est rien de plus qu ' une entlchie .
<P>
C ' est pourquoi je demande tout spcialement  la Commission que , dans le cadre du dialogue politique et de l ' examen des documents stratgiques , l ' accs universel  l ' ducation soit considr comme une priorit thmatique , dans la mesure o l ' ducation est indispensable au dveloppement des peuples et que , sans dveloppement , on pourra difficilement parler de respect total des droits de l ' homme .
<SPEAKER ID=77 NAME="Dybkjr (ELDR)">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de remercier , au nom de la commission des droits de la femme et l ' galit des chances , la Commission pour sa communication , mais je voudrais avant tout remercier les rapporteurs pour la qualit de leurs rapports .
Depuis toujours , le Parlement cherche  dfendre les droits de l ' homme , quelles que soient les circonstances et principalement depuis le 11 septembre 2001 .
En ce qui concerne les pays candidats , qui sont , dans une certaine mesure , des pays tiers , nous sommes parvenus  amliorer la situation des droits de l ' homme ainsi que la dmocratisation de ces pays en leur imposant les critres de Copenhague ainsi que l ' ensemble des rgles communautaires et nous avons mis l ' accent non seulement sur les droits des femmes , mais aussi sur les droits en gnral .
Cela concerne tant les pays candidats que les pays en dveloppement .
<P>
Je ne trouve pas que la communication de la Commission soit suffisamment explicite en ce qui concerne la manire de garantir dans les faits les droits des femmes .
Personne n ' ignore que , dans un grand nombre de pays avec lesquels nous cooprons , les femmes sont opprimes dans un grand nombre de domaines .
Elles sont souvent victimes des traditions culturelles ou religieuses et nous devrions , selon moi , dfinir avec davantage de prcision le concept de " traditions culturelles et religieuses " , qui est utilis dans le but d ' opprimer une catgorie de gens , en l ' occurrence les jeunes filles et les femmes dans leur ensemble .
J ' estime ,  ce propos , que nous devrions essayer d ' impliquer plus activement les femmes elles-mmes et que nous pourrions peut-tre commencer par mettre au point certains programmes avec l ' aide des femmes venues en Europe , car nos politiques relatives  la manire d ' aborder leur situation dans nos propres pays ne sont pas , dans la plupart des cas , assez prcises .
Un tel procd nous permettrait peut-tre aussi de mieux comprendre leur situation dans les pays en dveloppement .
Je vous renvoie ,  ce sujet , aux points 2 et 3 de l ' avis rendu par la commission des droits de la femme o nous invitons la Commission  examiner trs concrtement certains aspects de ce secteur .
<SPEAKER ID=78 LANGUAGE="EN" NAME="Van Orden (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , c ' est  juste titre que l ' Union europenne se focalise fortement sur des thmes relatifs aux droits de l ' homme .
J ' ai t  la pointe de la lutte en faveur des droits de l ' homme , de la dmocratie et de l ' tat de droit dans des pays tels que la Birmanie et le Zimbabwe , o la rlection du prsident Mugabe le mois dernier , ainsi que les violences et les actes d ' intimidation qui ont continu  l ' accompagner , ont fait l ' objet de vives inquitudes et tournent les actions internationales en ridicule .
<P>
Si nous voulons que nos efforts s ' avrent plus efficaces , il me semble que nous devons nous concentrer plus spcifiquement sur de tels domaines , thtres de vritables violations des droits de l ' homme .
Nous ne devrions pas dfinir le concept de droits de l ' homme de manire  ce que tous les dsirs et afflictions humains soient pris en considration .
Nous devons prendre garde  ce que nous ne permettions pas aux extrmistes et aux terroristes d ' exploiter nos inquitudes en matire de droits de l ' homme .
Si nous devons toujours prendre garde aux liberts civiles de nos citoyens , nous devons garantir que la lgislation en matire de droits de l ' homme n ' empite pas excessivement sur les domaines oprationnels qui influencent notre capacit  protger nos concitoyens respectueux de la loi et nos dmocraties , notamment  un moment o rgne une menace exacerbe .
<P>
Les droits de l ' homme ne doivent pas devenir un instrument qui contribue  accorder un confort , mme des compensations financires ,  des individus tels que des terroristes , qui , eux-mmes , s ' avrent tre les personnes commettant les pires violations des droits de l ' homme .
Les rapports  l ' examen aujourd ' hui sont  saluer pour leur porte ; toutefois , ils s ' garent dans des domaines qu ' il vaut mieux viter .
Dans une certaine mesure , les rapports perdent de vue le concept original des droits de l ' homme .
Ils ne mentionnent nullement la ncessit de la bonne gouvernance et le fait que les gouvernements corrompus dans des tats dfaillants constituent souvent la source primaire des violations des droits de l ' homme .
Ce sont des points de porte gnrale , mais il y a des points spcifiques que nous ne pouvons pas soutenir .
Par exemple , si nous soutenons fermement l ' interdiction relative  l ' exploitation horrible et aux abus commis  l ' encontre des enfants-soldats dans des pays tels que l ' Ouganda et la Sierra Leone , nous ne pouvons soutenir l ' interdiction de recrutement de soldats gs de moins de 18 ans dans nos propres pays .
L ' arme britannique est probablement la meilleure du monde .
Quelque 5 000 soldats ,  savoir 4,5 % de ses effectifs , sont gs de moins de 18 ans .
Plus d ' un tiers de ses effectifs signe firement et volontairement avant d ' atteindre l ' ge adulte .
Ces soldats ne sont pas dploys dans des zones de conflit avant l ' ge de 18 ans .
Tenter d ' interdire un tel recrutement constituerait une erreur grossire et une ingrence dans une comptence qui ne relve que du niveau national .
<P>
Nous ne pouvons accepter l ' interprtation errone de la Convention de Genve , ni les critiques excessives  l ' encontre de la manire dont les Amricains traitent les prisonniers  Guantanamo , alors que l ' administration des tats-Unis a dclar clairement qu ' elle ferait en sorte que les droits de l ' homme de tous les prisonniers soient respects .
Nous ne partageons pas l ' enthousiasme exprim quant  l ' tablissement d ' une cour criminelle internationale , telle qu ' elle est actuellement propose , cour qui pourrait aisment se transformer en instrument politique et dont la juridiction concernant ceux qui violent vraiment les droits de l ' homme , tels les terroristes , n ' est pas claire .
Nous ne soutenons pas la communautarisation de la politique trangre au sein de l ' Union europenne .
Il y a beaucoup de choses que nous pouvons soutenir , mais j ' ai esquiss les domaines que nous ne pouvons pas soutenir .
<P>
Au lieu de nous fustiger et de nous lamenter constamment , au lieu de chercher , de manire incessante , des dysfonctionnements dans nos dmocraties , nous devons rellement nous montrer plus efficaces en vue de rparer les violations des droits de l ' homme constantes et massives qui sont le lot quotidien de citoyens dans de si nombreux pays lointains .
<SPEAKER ID=79 LANGUAGE="EN" NAME="Cashman (PSE).">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de ne pas tre d ' accord avec l ' orateur prcdent .
Nous devons absolument reconnatre les dysfonctionnements de notre propre dmocratie .
Cela a un lien absolument direct avec le dbat sur le Moyen-Orient . Comment pouvons-nous provoquer des changements dans d ' autres dmocraties si nous ne reconnaissons pas nos propres dysfonctionnements et insuffisances ?
C ' est ce que ces deux rapports font brillamment .
<P>
Le rapport de Mme Dez Gonzlez nous rappelle que nous avons conclu des accords assortis de clauses relatives aux droits de l ' homme , et cependant nous ne faisons rien .
Nous laissons faire parce que les facteurs conomiques nous empchent d ' agir .
Nous tenons compte des facteurs conomiques au lieu d ' accorder notre attention aux demandes des citoyens qui se tournent vers nous pour amliorer leur vie par le biais des accords que l ' UE et ses tats membres ont signs et ratifis .
<P>
Le rapport de M. Van Hecke nous rappelle qu '  maints gards , le monde ne fonctionne pas et met brillamment l ' accent sur le fait que l ' Union europenne doit s ' exprimer d ' une seule voix .
En tant que dlgu prsent la semaine dernire  Genve , je me suis rendu compte que la Commission est sans doute une des Commissions les moins efficaces qu ' aient connues les observateurs de longue date .
Pourquoi ?
Parce que le Moyen-Orient est utilis comme une balle que l ' on se jette entre groupes d ' tats-nations .
Dans le mme temps , que se passe-t-il ?
Nous nous trouvons au sein de cette chambre , jouissant du luxe de nous contredire , d ' appartenir  des partis diffrents , d ' avoir des ides diffrentes , d ' avoir des orientations sexuelles diffrentes , une couleur diffrente , un mode de vie diffrent .
Voil la ralit relative aux violations des droits de l ' homme .
Nous ne pouvons adopter une attitude troite dans l ' interprtation des droits de l ' homme .
Nous devons avoir une vue d ' ensemble .
Nous devons tre expansifs .
<P>
Pour conclure , une citation , aprs les vnements du 11 septembre : une attaque contre l ' un d ' entre nous constitue une attaque contre tous .
Telle est la ralit .
Tel est le principe immuable de la dfense des droits de l ' homme et des liberts universelles .
<SPEAKER ID=80 LANGUAGE="SV" NAME="Malmstrm (ELDR).">
Monsieur le Prsident , il est sans doute plus important que jamais de porter le flambeau de la tolrance et des droits de l ' homme , au moment o le racisme et l ' intolrance se montrent dans toute leur mochet , et o des vents xnophobes et antismites soufflent sur plusieurs pays d ' Europe .
<P>
Je suis fire que le Parlement europen soit , en rgle gnrale , bien  la hauteur lorsqu ' il s ' agit de dfendre la dignit de l ' homme dans le monde .
La tolrance , le respect , la dmocratie et les droits de l ' homme sont des pierres d ' angles de la coopration europenne , et ces valeurs devront toujours tre dfendues .
<P>
L ' UE mne une bonne politique dans ce domaine , mais comme beaucoup l ' ont dit , elle est beaucoup trop diffuse et dcousue .
Nous avons besoin d ' une stratgie coordonne , fiable , cohrente , qui s ' intgre naturellement au reste de l ' activit de l ' UE .
Nous l ' avons rpt  de nombreuses reprises .
Il est galement regrettable que nous ayons abandonn la tradition qui consistait  mener un grand dbat sur les droits de l ' homme pendant la priode de session de Strasbourg , et que l ' on ait divis ce dbat , ce qui a pour consquence , par exemple , que le rapport Swiebel sur les droits de l ' homme doive tre trait beaucoup plus tard .
Il est symptomatique que nous travaillions , nous aussi , de faon dcousue .
<P>
Le Parlement et la Commission ont propos depuis plusieurs annes diffrentes mesures pour coordonner la politique entre nos institutions et en amliorer le suivi .
Bien peu de ces mesures entrent dans la pratique .
Ce sont pourtant des mesures assez exigeantes , et je ne comprends pas que cela puisse tre aussi difficile .
<P>
Le rapport van Hecke est centr sur l ' esclavage moderne et le terrorisme .
L ' esclavage et la traite des personnes , en particulier des enfants , est un problme terrible , qui dans une certaine mesure , chappe au grand jour .
Le fait de le mettre en lumire est une trs bonne chose .
Le terrorisme et les droits de l ' homme sont galement un thme d ' actualit .
Nous-mmes , au Parlement europen , avons soulign que le combat contre le terrorisme , qui est bien entendu trs important , soulevait un certain nombre de questions relatives  l ' intgrit de la personne et  la scurit judiciaire .
La socit ouverte qui est la ntre ne doit jamais tre dfendue par des mthodes anti-dmocratiques .
Nous aurions aim qu ' un plus grand nombre de ces questions soient intgres au rapport par ailleurs trs valable dont le groupe libral est  l ' origine .
<P>
Nous adhrons totalement  la philosophie et aux intentions du rapport Diaz Gonzales .
Toutefois , nous sommes sceptiques vis--vis de quelques propositions , par exemple celle concernant le nouveau code international .
Cette proposition est sans aucun doute digne d ' intrt , mais comment se situe-t-elle par rapport aux autres exigences dj adoptes ?
Russirons-nous jamais  collaborer avec quelqu ' un , si toutes ces exigences doivent tre remplies ?
Nous croyons au dialogue , et nous avons d ' ores et dj des exigences qui ne sont pas respectes , par exemple dans l ' article II de l ' accord d ' association .
Est-ce que nous allons mettre la barre encore plus haut ?
<P>
Nous sommes galement sceptiques quant  l ' ide de mettre en place une nouvelle Agence pour les droits de l ' homme .
Que fera cette agence ?
Quel sera son mandat ?
En revanche , une commission unitaire consacre aux droits des citoyens et aux droits de l ' homme est une excellente ide que nous soutenons .
<P>
Un peu partout dans le monde , la dignit humaine est bafoue de la faon la plus abjecte .
L ' UE peut jouer un rle important lorsqu ' il s ' agit de dfendre les droits de l ' homme .
Mais il nous faut amliorer notre coordination , les bases de nos analyses , nos estimations et le suivi de notre action .
Nous devons parler d ' une seule voix .
C ' est  cette condition seulement que l ' UE aura rellement de l ' influence .
<SPEAKER ID=81 LANGUAGE="FI" NAME="Matti Wuori (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , les rcents vnements aussi bien au Proche-Orient qu ' au c ? ur de l ' Europe , avec les lections en France , nous ont de nouveau secous et nous ont montr  quel point le vernis de la dmocratie , des droits de l ' homme et des structures de l ' tat de droit tait mince , fragile et vulnrable .
Dans notre lutte contre le terrorisme , nous avons de plus t confronts - comme le constataient M. Van Hecke et Mme Malmstrm -  des pressions toutes nouvelles , qui rendent encore plus difficile l ' action en faveur des droits de l ' homme .
Dans ces circonstances , nous risquons de nous rendre coupables nous-mmes de ce dont nous accusons les gouvernements de bien des pays ,  savoir de nous engager en faveur des droits de l ' homme par une belle rhtorique qui ne dbouche finalement sur aucune mesure politique nergique ni cohrente .
Bref , de beaux discours sans action .
<P>
Nous n ' avons pas besoin de cette nouvelle agence de l ' Union europenne pour les droits de l ' homme et la dmocratie que propose Mme Dez Gonzlez dans son rapport , ce qu ' il nous faut , c ' est une volont politique !
Cette volont politique , nous devons la trouver dans nos propres institutions , au Parlement europen ,  la Commission , et avant tout au Conseil , Conseil qui n ' a su intervenir dans les forums internationaux sur les droits de l ' homme qu ' avec hsitation et avec une crdibilit pisodique , comme nous le rappelait encore une fois fort justement M. Van Hecke .
<P>
Au lieu de couronner de lauriers puis de ranger dans un tiroir l ' excellent rapport de M. Van Hecke et aussi la plus grande partie du rapport de Mme Dez Gonzlez , qui mrite  mon avis tout notre soutien , nous devrions pour une fois prendre nos discours au srieux .
L ' an dernier dj , lors de l ' adoption du rapport sur les droits de l ' homme , nous avions dcid de procder  une valuation des institutions comptentes de l ' Union europenne qui s ' occupent des affaires de droits de l ' homme et de dmocratie .
Nous ne l ' avons pas fait .
On attend de nous que nous demandions des comptes aux institutions communautaires sur la mise en ?
uvre de la politique des droits de l ' homme de l ' Union europenne , mais nous ne l ' avons pas fait : nous nous sommes contents d ' engagements rhtoriques et de beaux discours , tels que nous en avons entendu aujourd ' hui  bouche que veux-tu .
C ' est pourquoi je forme personnellement le v ? u que nous prenions pour une fois au srieux le rapport de M. Van Hecke et aussi en partie celui de Mme Dez Gonzlez et que nous agissions en consquence .
<SPEAKER ID=82 LANGUAGE="DA" NAME="Frahm (GUE/NGL). -">
Monsieur le Prsident , l ' Union europenne reprsente le facteur de puissance civile et conomique susceptible d ' agir en faveur de la dmocratie et des droits de l ' homme , de mener des actions que les armes ne peuvent mener ,  savoir prvenir les conflits .
La vritable lutte contre l ' oppression , contre le terrorisme et pour la dmocratie commence ici .
Grce  ses accords d ' association et  ses accords commerciaux , l ' UE peut mener une politique active en faveur des droits de l ' homme et de la dmocratie .
Nous connaissons les terribles consquences des violations des droits de l ' homme et lorsqu ' elles se produisent , lorsque la terreur s ' installe , la question qui se pose est beaucoup trop souvent " qui est  l ' origine de tout cela ?
" et beaucoup trop rarement " pourquoi en est-il ainsi ?
" Il ne suffit pas de savoir qui est responsable ; il faut aussi savoir pourquoi .
Nous savons que ce sont des frustrations , l ' oppression , un manque de dmocratie et le non-respect des droits de l ' homme qui sont  la base du terrorisme . Il suffit de voir ce qui se passe actuellement au Moyen-Orient .
On voit ce qui arrive lorsque des actes terroristes individuels touchent fortuitement la population civile isralienne .
La politique de l ' UE a des rats ; nous prononons de beaux discours , mais les actes ne suivent pas .
Nous acceptons de flagrantes violations des droits de l ' homme dont est notamment entach l ' accord d ' association avec Isral . Ces violations flagrantes n ' ont aucune consquence .
Nous devons mettre fin  cette hypocrisie .
Nos longs dbats ne servent  rien si nous nous limitons  des discours solennels ou si nous refusons que ces belles paroles soient suivies d ' actes .
L ' UE ne manque pas d ' autorit ; nous pouvons vritablement faire la diffrence .
Nous aurions pu faire la diffrence et ainsi viter ce que nous avons vu hier  Jnine .
Nous ne sommes pas impuissants ; utilisons alors l ' influence et la puissance qui sont les ntres .
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland (UEN).">
Monsieur le Prsident , cette semaine , vous aurez t nombreux  remarquer l ' exposition portant sur les travaux de Herman Hesse dans le btiment Spinelli .
Quiconque a pris le temps de voir cette exposition doit avoir t impressionn par une de ses dclarations ,  savoir qu '  ses yeux , le monde n ' est pas fait de nations , mais de personnes .
Le monde ne serait-il pas diffrent si nous , responsables politiques , pouvions garder ces mots en mmoire lorsque nous laborons nos politiques , nos lgislations , lorsque nous menons des ngociations et que nous prenons des dcisions ?
<P>
Nous devons adopter une nouvelle approche dans le domaine de la politique trangre , mais pas uniquement en matire de politique trangre et de dveloppement , mais dans tous les aspects des relations que nous entretenons avec les pays tiers .
Si nous pouvions nous loigner des rflexions faites en termes de faits et de chiffres , de sommes et de statistiques , de marchs et de marchandises ; si nous pouvions nous rappeler en toute heure que nos politiques ont des rpercussions sur la vraie vie de vrais citoyens , alors nous pourrions faire montre d ' un rel engagement vis--vis des valeurs fondamentales que nous prtendons chrir .
<P>
La promotion de la dmocratie , le respect de la protection des droits de l ' homme et des liberts fondamentales constituent des valeurs qui font partie intgrante de l ' Union et que nous avons labores ensemble au cours des annes passes .
Ce sont les valeurs qui ont apport la paix , la prosprit et la libert  notre continent , et il n ' est que juste que nous cherchions  promouvoir ces bnfices plus loin .
<P>
Je partage l ' opinion du rapporteur selon laquelle nous avons besoin de propositions concrtes en vue de prendre des mesures fermes .
Les nobles idaux et les expressions de bonne volont ne suffisent pas .
Nous devons pleinement intgrer nos politiques en matire de droit de l ' homme dans toutes les politiques relatives aux pays  l ' extrieur de l ' Union , que ce soit dans le domaine du commerce , de l ' agriculture , de la pche , etc . Je soutiens l ' incorporation d ' une clause relative  la dmocratie dans les accords internationaux , ainsi qu ' une surveillance stricte du respect de ces clauses .
<P>
Le gouvernement irlandais affecte actuellement presque 2 millions d ' euros  des projets relatifs  la dmocratie et aux droits de l ' homme .
Ces subventions visent  promouvoir le respect des droits de l ' homme et de la dmocratie partout dans le monde .
L ' accent est mis sur l ' aide apporte aux personnes afin qu ' elles affirment et comprennent leurs droits , de sorte qu ' elles puissent participer pleinement au processus dmocratique .
La construction d ' une structure dmocratique renforce doit constituer un aspect-cl de nos efforts de dveloppement .
<P>
Il existe un large ventail de projets que nous pouvons soutenir , projets relatifs  la promotion et la protection des droits de l ' homme , ainsi qu ' au soutien  la dmocratie et  la bonne gouvernance dans les pays en dveloppement .
Il est parfaitement lgitime de lier les incitants financiers aux questions lies aux droits de l ' homme et  la dmocratie , par le biais du financement de nos projets-cls .
Des mesures pratiques sont prises en vue de faire de la politique trangre thique une ralit .
Je crois fermement qu ' une action continue dans cette direction garantirait que le soutien aux projets aurait un impact rel et positif sur les vies des personnes pauvres vivant dans les pays en dveloppement .
<SPEAKER ID=84 LANGUAGE="NL" NAME="Belder (EDD).">
Monsieur le Prsident , partout dans le monde , des gens sont perscuts , torturs ou humilis .
Je me rjouis que l ' Union europenne veuille dfendre ces gens .
L ' Union europenne veut en effet tre une communaut de valeurs .
Cela suppose qu ' elle mobilise les possibilits dont elle dispose afin d ' intervenir en faveur des personnes opprimes en d ' autres lieux .
M. Van Hecke appelle trs justement  une approche plus structure de ce sujet .
<P>
Je voudrais pourtant mettre deux remarques  l ' occasion de ce dbat sur les droits de l ' homme .
Primo , nous devons tre prudents : au sein de nos tats membres , le racisme , la xnophobie et l ' antismitisme constituent encore un grand danger .
Il ne nous sied donc gure de nous riger en norme applicable au monde entier .
Je trouve ds lors que certaines dclarations , notamment dans le rapport de Mme Dez Gonzlez , vont trop loin .
Sans nier que chaque tat se doit de respecter le droit des peuples , je plaide pour un plus grand respect  l ' gard de choix diffrents et de cultures diffrentes .
<P>
La deuxime remarque touche  la question de savoir si la protection des droits de l ' homme est servie au mieux par une approche aussi centrale que possible .
Au contraire de Mme Dez Gonzlez , je ne le pense pas .
Les intrts et les contacts des tats membres sont trop divergents .
Un lien trop troit ne peut que mener  une lutte d ' influence , qui nuirait , en fin de compte ,  la protection des droits de l ' homme .
Si chaque tat membre et chaque institution europenne use  bon escient de ses ressources propres , on peut d ' ores et dj amliorer quantit de choses dans la lutte pour la reconnaissance des droits de l ' homme .
<SPEAKER ID=85 LANGUAGE="IT" NAME="Turco (NI).">
Monsieur le Prsident , comme l ' a affirm la commission des liberts et des droits des citoyens , la clause relative aux droits de l ' homme ne produit pas d ' effets rels  cause du manque d ' action de la Commission et du Conseil .
Aujourd ' hui , la clause dmocratique sert uniquement  faire accepter par ce Parlement et par l ' opinion publique des accords commerciaux et conomiques passs avec des rgimes totalitaires de type militaire , religieux ou politique .
Il y a quelques mois  peine , quand notre collgue Olivier Dupuis se rendit au Laos pour demander la dmocratie et la libert pour cinq militants du Mouvement du 26 octobre 1999 , il fut squestr avec quatre autres militants radicaux , en violation totale de tous les traits internationaux , et en particulier des accords entre l ' Union europenne et le Laos .
<P>
Quelques mois aprs , en nous rfrant  l ' action non violente de M. Dupuis , nous pouvons dire aux militants pour les droits de l ' homme et des droits civils et politiques qui voient en l ' Union europenne un espoir , de ne pas se bercer d ' illusions .
Nous ressentons le devoir et la responsabilit d ' affirmer que l ' inertie de la Commission et du Conseil ont une porte politiquement criminogne tandis que , du point de vue juridique et judiciaire , ces deux institutions pchent par omission .
Il y a quelques semaines encore , le commissaire Patten , rpondant  une question de M. Cappato sur ces militants laotiens emprisonns depuis plus de trois ans , affirmait que la Commission ne prvoyait pas de convoquer d ' urgence la commission mixte qui aurait suivi les canaux dj activs .
Je pense que les militants dmocratiques emprisonns depuis trois ans seront trs contents de la lenteur bureaucratico-diplomatique de l ' Union europenne .
<P>
Je voudrais encore dire une chose  Mme Gonzlez .
Vous avez dit que la Commission et le Conseil ferment un ? il face aux violations constates .
Non , ils les ferment tous les deux : ils ne veulent pas voir , ne veulent pas entendre , ne veulent pas parler ; surtout , ils ne veulent pas agir .
<SPEAKER ID=86 LANGUAGE="EN" NAME="McMillan-Scott (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , avant tout , je voudrais remercier Mme Dez Gonzlez et M. Van Hecke pour la quantit norme de travail qu ' ils ont abattu en vue de leurs rapports respectifs .
Je vais me concentrer sur le rapport de Mme Dez Gonzlez parce qu ' il reflte le travail que j ' ai moi-mme entam au dbut des annes 1990 , aprs la chute du mur de Berlin .
Trs peu de personnes au sein de cette Assemble taient prsentes  l ' poque , mais j ' aperois encore certains fonctionnaires qui l ' taient .
<P>
 cette poque , le Parlement avait dcid de travailler en troite collaboration avec la Commission en vue d ' tablir un programme destin  promouvoir la dmocratie et les droits de l ' homme , principalement en Europe centrale et orientale , mais galement dans les pays proches de nous et dans le monde en gnral , et de fonder l ' ensemble du processus sur une base plus systmatique .
Cela a aboutit  la cration de la ligne budgtaire B7-700 , actuellement connue sous le nom d ' " Initiative europenne pour la dmocratie et les droits de l ' homme " .
La premire chose que je voudrais dire est que le succs de ce programme n ' est pas largement reconnu .
Pendant des annes , de nombreux millions d ' euros ont t dpenss pour des projets de grande et de petite envergure , proches et lointains , qui ont recueilli , pour la plupart , un vif succs et jouissent d ' une excellente rputation dans les pays o ceux-ci ont t mis en ? uvre .
Cette initiative s ' est avre fructueuse .
Des critiques sont formules , comme pour tout programme , mais , d ' une manire gnrale , nous devrions fliciter la Commission de la manire dont elle a trait ce dossier .
<P>
Toutefois , en 1999 , le processus global a t compltement modifi .
Il s ' agit du processus par le biais duquel le Parlement et la Commission , ainsi que le G-24 , le Conseil de l ' Europe et l ' une ou l ' autre entit , participaient  la surveillance et la slection des programmes .
La Commission s ' est alors charge elle-mme de l ' ensemble du processus .
<P>
J ' en viens  prsent au c ? ur des recommandations du rapport de Mme Dez Gonzlez .
Devrait-on mettre sur pied une agence pour les droits de l ' homme et la dmocratisation ?
Ma rponse , ainsi que celle du groupe PPE-DE , est la suivante : pas encore .
Nous pensons qu ' il faut continuer  attribuer  la Commission la responsabilit du maintien de ces programmes .
Il est vident que nous devons surveiller tout cela attentivement , mais il ne nous semble pas appropri de crer une bureaucratie supplmentaire en ce moment .
<P>
Personnellement , je n ' mets aucune objection quant au fait que le Parlement restaure la commission des droits de l ' homme et de la dmocratisation .
Toutefois , cette discussion doit avoir lieu  un moment plus proche des prochaines lections .
<P>
Entre-temps , nous pourrions srement restaurer le groupe de travail sur les droits de l ' homme et la dmocratisation au sein de la commission des affaires trangres , afin que le Parlement conserve la surveillance - qu ' il devrait  prsent mettre en ? uvre - des 100 millions d ' euros dpenss chaque anne au titre du budget .
Fondamentalement , ma proposition est la suivante : le Parlement - et je remercie les collgues qui sont encore prsents dans l ' Assemble - devrait  nouveau se concentrer sur les droits de l ' homme et la dmocratisation .
Ce sont des projets politiques qui doivent faire l ' objet d ' un contrle politique .
Nous ne devrions pas tout abandonner  la Commission , et encore moins au Conseil .
<P>
Ds lors , chers collgues , affichons  nouveau notre intrt .
Je remercie Mme Dez Gonzlez pour avoir attir notre attention en la matire .
Nombre de ses propositions valent la peine d ' tre mises en ? uvre , mais pas celles que j ' ai soulignes comme revtant un caractre plutt bureaucratique .
Je lui suis trs reconnaissant pour le travail qu ' elle a effectu .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="IT" NAME="Fava (PSE).">
Monsieur le Prsident , je trouve que ce dbat et ce rapport sur les droits de l ' homme tombent  point nomm .
Je pense aux images de Jnine qui ont encore t voques aujourd ' hui en cette Assemble ; je pense  la guerre qui se fait haine ,  la haine qui sme les graines et devient motif d ' intolrance ; mais je pense aussi  cette limite extrmement fragile , sur le plan inclin des droits de l ' homme , qu ' est le respect des diffrences , le respect des minorits .
C ' est justement pour cela que notre dbat tombe  pic , au moment o nous demandons  ce Parlement de renouveler son engagement pour protger les diffrences et ce , le jour o nous trouvons en M. Le Pen l ' occasion de rappeler une doctrine politique , une pense , une intention qui entend nier tout respect des diffrences , toute forme de tolrance en politique .
C ' est  mes yeux une concidence utile pour donner une signification constructive et positive  notre engagement .
<P>
Encore un mot sur le terrorisme : il est bon de rappeler que le terrorisme ne constitue pas une menace pour l ' Occident ou pour la dmocratie , mais une menace pour les droits de l ' homme et une ngation de ceux-ci .
Et la rponse au terrorisme ne peut se dpartir du respect des droits de l ' homme , quels que soient ceux contre qui nous devons exercer ce devoir .
On ne rpond pas  la brutalit par la brutalit - ce n ' est pas notre groupe qui le dit , c ' est le philosophe Cesare Beccaria - , et nous prtendons donc qu ' il n ' y a pas de processus abrgs , de voies prfrentielles dans l ' exercice du droit  l ' accusation vis--vis des prisonniers de Guantanamo , mais nous voudrions qu ' un appel soit possible , comme pour tous les procs et pour tous les crimes .
Nous demandons plutt aux tats-Unis d ' tre rapides , diligents et rigoureux dans la ratification de la convention qui permettra au Tribunal pnal international de commencer  fonctionner .
<P>
Je terminerai par quelques mots sur le travail des enfants , Monsieur le Prsident . Nous croyons que toute forme de travail des enfants constitue une violation du droit  l ' enfance , une priode de la vie qui ne prvoit pas , par exemple , l ' usage des fusils .
Cela vaut donc galement pour les enfants-soldats et nous ramne  penser que les droits de l ' homme chappent au critre de convenance .
Mme si cela ne plat pas  l ' arme britannique , nous apprcierions qu ' il n ' y ait plus de soldats mineurs .
<SPEAKER ID=88 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Bos (ELDR).">
Monsieur le Prsident , si le monde progresse dans certains domaines , ce n ' est pas dans le domaine des droits de l ' homme .
Les violations sont en augmentation et , ce faisant , le sentiment d ' impuissance  s ' y opposer crot lui aussi .
<P>
L ' Europe , mre des valeurs morales , ne peut pas se rsigner .
L ' Union europenne doit mener une politique plus consquente et moins hypocrite .
Chaque pays au sein duquel se produisent des violations doit tre condamn .
En fin de compte , les consquences des sanctions sont plus importantes encore que leur intention .
<P>
Un code de conduite rigide n ' est pas efficace .
Il vaut mieux appliquer strictement des lignes directrices claires , en tenant compte des circonstances spcifiques .
Pour ce qui est des sanctions , la population doit toujours tre pargne dans toute la mesure du possible .
Que les droits de l ' homme soient prioritaires dans la politique de l ' Union europenne non seulement en paroles mais aussi , et surtout , en actions .
Il n ' est pas de progrs sans civilisation et pas de civilisation sans les droits de l ' homme .
<SPEAKER ID=89 NAME="Isler Bguin (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , l ' engagement et la vigilance de l ' Union europenne en faveur des droits de l ' homme doivent conditionner toutes nos politiques communautaires .
<P>
Premier ensemble conomique du monde , l ' Union dtient un levier cl pour une diplomatie du progrs humain , surtout  l ' adresse des pays les plus pauvres , premiers violenteurs de ces droits , mais aussi premires victimes .
En effet , le contexte est fertile en atteintes aux droits de l ' homme quand , sur le sol de ces pays , les fondamentaux conomiques et commerciaux sont depuis trop longtemps dsquilibrs et dsesprants ; quand une chape de plomb culturelle ou religieuse que voudrait  elle seule justifier la tradition ou les coutumes condamne  une infriorit inne et intransgressible plus de la moiti de la population , celle des femmes .
<P>
" Droits de l ' homme " entend-on .
Mais il faudrait vraiment dire " droit de la personne humaine " , tant l ' on doit avoir conscience que le sort d ' hommes perscuts cache toujours une condition fminine encore plus accablante .
Il suffit de se rappeler cette barbarie d ' un autre temps , et pourtant toute rcente , de ces deux femmes nigriannes condamnes sous un artifice de lgalisme  la mort par lapidation pour adultre .
Ces cas mdiatiss et heureusement sauvs ne doivent pas occulter la dtresse extrme d ' autres populations entires de femmes , comme en Rpublique islamiste d ' Iran , prisonnires de lois et de coutumes fondes sur l ' ingalit des genres .
Les sgrgations et un vritable terrorisme d ' tat rythment et conditionnent des vies entires de femmes , s ' ils ne dcrtent leur mort par des sentiments sauvages comme la lapidation .
<P>
Les droits de l ' homme confrent aussi cette reconnaissance des individus , des genres et des peuples .
Le Parlement europen honorerait ces droits et son ambition dmocratique en reconnaissant les peuples autochtones comme le permet dornavant la cration d ' une instance permanente sur les questions autochtones  l ' ONU , en instituant une dlgation  leur encontre comme nous l ' avions d ' ailleurs vot en 1992 .
Plus que des dclarations et des rsolutions , c ' est l ' action concrte qui doit mener la promotion des droits de l ' homme .
<SPEAKER ID=90 LANGUAGE="EL" NAME="?orakas (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , je tiens pour tout  fait hypocrite que l ' Union europenne s ' rige en dfenseur des droits de l ' homme .
Je pense que nous avons des violations tant dans l ' Union europenne elle-mme - comme en matire de droit au travail , au logement ,  l ' ducation ,  la sant et  la prvoyance sociale gratuites - que dans d ' autres pays qui sont soutenus par l ' Union europenne , comme la Turquie , Isral , etc .
<P>
L ' Union europenne est galement responsable avec sa politique concernant la faim et la misre dans le reste du monde .
Je rentre , moi aussi , de Palestine :  quoi donc assistons-nous actuellement l-bas sinon , de la part d ' Isral dot d ' un armement hypersophistiqu ,  une violation flagrante des droits de l ' homme  l ' encontre du peuple palestinien sans armes et qui , en fin de compte , se bat pour toute l ' humanit ?
Face  cette situation , l ' Union europenne , s ' en tenant  une politique de distances gales  l ' gard du bourreau et de la victime , se borne  des constats et demande au prsident Arafat squestr de mettre un terme  l ' Intifada , quelle qualifie de terrorisme , pour qu ' Isral cesse son agression .
<P>
Et ceux qui , dans cet hmicycle , Monsieur le Prsident , font aussi cette demande n ' ont mme pas le tact de nous expliquer de quel droit Isral emprisonne le prsident lu d ' un peuple , de quel droit il procde  des arrestations , y compris de dputs palestiniens comme le dirigeant du Fatah Barghouti qui s ' est distingu par ses efforts inlassables en faveur de la paix , de quel droit il tue et dtruit .
<P>
Il est certain qu ' Isral ne veut pas la paix .
Il a pour objectif d ' exterminer un peuple entier et de concrtiser les projets chauvins et expansionnistes de ses lments les plus extrmes ...
<P>
( Le prsident retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=91 LANGUAGE="DE" NAME="Kronberger (NI).">
Monsieur le Prsident , le rapport annuel sur la situation des droits de l ' homme en 2001 montre de manire dtaille que la situation des droits de l ' homme s ' est dramatiquement dtriore  l ' chelle mondiale .
Depuis la deuxime guerre mondiale , 250 conflits ont entran la mort de 86 millions de personnes .
Nous devons au rapporteur , M. Van Hecke , de ne pas avoir craint d ' y intgrer les suites actuelles des attentats du 11 septembre .
Nous sommes confronts  un phnomne incomprhensible : les crimes du 11 septembre servent de prtexte pour vider de leur sens les droits de l ' homme acquis de haute lutte au cours des sicles - tels que le droit international public et la Convention de Genve .
En d ' autres termes , les crimes sont utiliss pour vider de leur substance le droit international , qui constitue un bien culturel de la civilisation .
Ce phnomne prend une telle ampleur que nous pouvons dtecter une sorte de retour  loi du plus fort sur la scne internationale .
Il est tout  fait inadmissible que les prtendus droit pnal et droit de la guerre soient confondus selon le bon vouloir des tats concerns .
Il est  craindre que la prochaine tape aboutisse  une lgitimation de la loi du plus fort .
<P>
L ' Union europenne doit s ' opposer  cette volution avec une bonne dose de courage civique .
On ne saurait tolrer que des tats se placent dlibrment en marge du droit international et qu ' ils contribuent ainsi  alimenter activement , voire  acclrer davantage le cycle de la violence .
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="SV" NAME="Sacrdeus (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je consacrerai essentiellement mon propos au rapport van Hecke , qui me parat mettre l ' accent , et c ' est un mrite , sur un certain nombre de questions .
<P>
Ce rapport traite de l ' esclavage moderne , et de la menace et des violences exerces par les groupes terroristes .
L ' esclavage est un phnomne qui s ' accrot dans le monde , y compris en Europe .
L ' esclavage ne fait pas partie de l ' Histoire .
Il repose sur une vision de l ' homme aussi oppose qu ' il n ' est imaginable  notre civilisation et  notre culture chrtienne .
Il repose sur l ' inverse mme de l ' ide d ' une dignit humaine qui soit gale pour tous , unique et inviolable .
<P>
Le fond des Nations unies pour l ' enfance , l ' UNICEF , a donn l ' alerte en indiquant que 200 000 enfants , en Afrique de l ' Ouest , taient victimes de la traite des enfants , pratique dont l ' industrie du cacao est pour grande part responsable .
L ' volution montre en outre que le travail des enfants et la traite des personnes sont en augmentation .
Dans les plantations de cacao d ' Afrique de l ' Ouest travaillent essentiellement des petits garons qui ont souvent la lourde tche d ' cosser les fves de cacao .
Les journes de travail de ces enfants vont jusqu '  quinze heures .
La question ne se limite en outre pas au fait que l ' on fasse travailler des enfants : les enfants sont mme vendus comme esclaves entre les diffrents producteurs de cacao .
Le Conseil , la Commission et les tats membres de l ' UE doivent agir - avec vigueur .
<P>
Il convient aussi d ' voquer la traite des femmes et des enfants , qui ne cesse d ' augmenter en Europe .
Les pays qui sont le plus touchs sont la Roumanie , la Moldavie et la Tchquie .
Ce commerce reprsente une terrible tragdie pour ceux qui en sont les victimes , et qui sont exploits d ' une faon abominable , essentiellement dans le milieu de la prostitution .
Le protocole des Nations unies sur la traite des personnes , qui a t ajout  la convention des Nations unies contre la criminalit transnationale organise , est un instrument important .
Les tats membres et les pays candidats doivent  prsent rellement traduire leurs paroles en actes , pour venir  bout de cet ignoble commerce .
<P>
Il existe dans les gouvernements , la police et la justice  l ' chelle nationale , une passivit , une impuissance , une rsignation face  la tche qui consiste  s ' attaquer en profondeur  ces questions fondamentales pour la dignit humaine , et  travailler contre le commerce du sexe et la traite des personnes .
Cette rsignation est dangereuse pour la dmocratie elle-mme .
Les citoyens attendent que l ' on mette , pour rsoudre ces questions , une nergie empreinte de dvouement .
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Permettez-moi de souligner les points 52 , 53 , 54 et 55 du rapport van Hecke , qui traitent de la libert religieuse .
Il est pour moi totalement incomprhensible que le fait de changer de religion , pour passer de l ' islam au christianisme , au bouddhisme ou  d ' autres religions , soit passible de la peine de mort dans la plupart des pays arabes .
Ceci est contraire au respect de la dignit humaine .
<SPEAKER ID=93 LANGUAGE="DE" NAME="Junker (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , de nombreuses questions essentielles sont abordes dans ce rapport , sur lesquelles nous ne pouvons pas tous nous pencher , mais la tolrance , le respect et la considration mutuelle sont de plus en plus frquemment rduits  leur portion congrue lorsque les droits de l ' homme universels sont bafous .
Dans la pratique politique , cela se traduit par un exercice de funambule perptuel , oscillant entre espoir et dception .
 l ' heure actuelle , nous avons des raisons de nous montrer pessimistes en ce qui concerne la situation au Zimbabwe , et de nous montrer prudemment optimistes en ce qui concerne l ' volution enregistre en Sierra Leone .
Mais la situation pourrait  nouveau basculer  l ' avenir .
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Dans le cadre de l ' Accord de Cotonou , nous avons pos certains jalons dans notre coopration avec les pays ACP , par le biais des clauses relatives aux droits de l ' homme et  la dmocratie et  l ' obligation de respecter l ' tat de droit et la bonne gouvernance .
Nous disposons ainsi d ' un instrument , quand bien mme il ne correspond pas compltement  ce que nous - ceux qui effectuent ce travail au Parlement par le biais du dialogue politique - aurions souhait .
Je pense que ce dialogue est extrmement important , car un accord ne peut tre obtenu qu '  la suite de discussions . D ' o le recours  la consultation avant d ' en arriver  la suspension .
Mais , l non plus , il ne s ' agit pas d ' une question simple .
Il convient avant tout de se poser la question : comment punir les rgimes dictatoriaux sans pour autant faire souffrir la population ?
C ' est pourquoi je m ' en rfre en la matire  un proverbe courant en Allemagne : " L ' impossible est accompli de suite , le miracle exige plus de temps " .
<P>
Nous devrons faire preuve d ' une obstination  toute preuve , et je ne sais pas si les droits de l ' homme sont rellement bafous davantage aujourd ' hui que par le pass .
Il est certain toutefois que le crime est devenu public .
Nous sommes davantage informs aujourd ' hui , et cela nous oblige naturellement  agir .
Du fait que les crimes sont  prsent publics et qu ' il se trouve bien souvent une camra pour les filmer , il existe une chance de lutter contre ce qui restait autrefois dans l ' ombre .
<SPEAKER ID=94 LANGUAGE="IT" NAME="Sbarbati (ELDR).">
Monsieur le Prsident , je voudrais exprimer mon apprciation des deux rapports qui , selon moi , s ' intgrent de manire positive , mme si je ne suis pas pleinement satisfait parce que je retrouve dans les grandes affirmations une hypocrisie notoire . En effet , si le progrs avance dans le monde  un rythme exponentiel , nous devons dire que la violence , les abus et la barbarie croissent et que les droits de l ' homme sont viols au mme rythme .
J ' estime toutefois positif que d ' une part , dans les priorits de notre politique trangre , l ' on cite justement les droits de l ' homme ; que l ' on identifie de nouvelles formes d ' esclavage , en particulier le terrorisme , l ' esclavage du travail infantile impos , l ' esclavage de la prostitution force ; d ' autre part , que l ' on adopte des positions communes sur ces problmes qui concernent la capacit de traiter avec l ' Organisation mondiale du commerce et avec l ' Organisation mondiale du travail . Une lutte , donc , contre l ' exploitation de l ' homme par l ' homme , dans tous les domaines et dans tous les secteurs , surtout en ce qui concerne les mineurs et les abus sexuels perptrs contre eux .
<P>
Il est important que l ' on ait soulign pour la premire fois dans ces deux rapports les actions positives de promotion des droits de l ' homme .
Il n ' est donc pas uniquement question de censure , il ne s ' agit donc pas uniquement de dnoncer ces violations , mais de promotion et ce , par le biais de deux instruments : premirement , un ambassadeur des droits de l ' homme qui soit l ' manation de ce Parlement ; deuximement , une agence europenne de promotion des droits de l ' homme .
Ces deux ralits requirent une politique trangre srieuse , faite de propositions concrtes , que nous solliciterons et au sujet desquelles nous serons attentifs .
<SPEAKER ID=95 LANGUAGE="ES" NAME="Martnez Martnez (PSE).">
Monsieur le Prsident , les droits de l ' homme sont un sujet auquel les socialistes espagnols sont particulirement sensibles car , si ces droits taient dj , pour une majorit d ' hommes et de femmes des pays qui composent l ' Union europenne , l ' un des principaux fondements de leur systme de cohabitation , il nous a fallu des dcennies d ' efforts et de souffrances pour parvenir  une situation acceptable de dignit en matire de droits de l ' homme chez nous .
<P>
Le rapporteur , Mme Rosa Dez , connat bien la situation .
Elle la connat peut-tre mieux que nous car , en tant que Basque et dmocrate , elle appartient  une catgorie d ' Espagnols et d ' Europens qui doivent aujourd ' hui continuer  lutter contre le terrorisme ultranationaliste pour consolider les droits fondamentaux qui sont les signes d ' identit de l ' Union europenne .
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Mon intervention ne sera qu ' un tmoignage de soutien , agrment de quelques commentaires ,  ce que nous disent et nous proposent Mme Dez et M. Van Hecke .
Je dirais tout d ' abord qu ' il ne faut pas faire une interprtation restrictive des diffrentes initiatives , par ailleurs excellentes , qui nous sont proposes .
Par exemple , il ne s ' agit pas tant qu ' un niveau extrmement lev de respect des droits de l ' homme soit une condition pralable et inluctable au fait que l ' Union europenne noue des liens de coopration avec des pays tiers mais plutt qu ' un plus grand respect des droits de l ' homme dans chaque pays avec lequel elle coopre soit l ' objectif et le rsultat de cette coopration .
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Mon deuxime commentaire coupe court  une certaine critique que nous avons dj entendue , selon laquelle nous imposons de nombreuses exigences dans le domaine des droits de l ' homme lorsqu ' il s ' agit de pays tiers et , en particulier , de pays en voie de dveloppement mais que nous sommes par contre beaucoup moins intransigeants face  des situations franchement insatisfaisantes dans ce domaine lorsqu ' elles se droulent dans des pays de l ' Union europenne .
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Ce n ' est pas le cas .
Le fait est que ces rapports parlent en particulier des pays tiers mais je suis sr que l ' autorit morale et politique de notre discours dans la coopration au sein du monde qui entoure l ' Union europenne , et avec lequel nous esprons nouer des liens cohrents , sera d ' autant plus crdible et efficace lorsque nous prcherons d ' exemple et lorsque ce que nous demandons aux autres sera cautionn par notre propre conduite et par notre auto-exigence de continuer  avancer jour aprs jour , en amliorant tout ce qui touche aux droits de l ' homme sur le territoire de l ' Union .
<SPEAKER ID=96 LANGUAGE="DE" NAME="Schreyer">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , je tiens , au nom de la Commission et en particulier de M. Patten qui est dans l ' impossibilit de prendre part aux discussions d ' aujourd ' hui ,  remercier Mme Dez Gonzlez et M. Van Hecke pour leurs rapports qui se compltent parfaitement .
Dans votre rapport sur la communication de la Commission sur les droits de l ' homme , vous encouragez les institutions , Madame Dez Gonzlez ,  laborer un code de conduite commun qui sous-tendrait les relations de l ' Union avec les pays tiers .
La Commission souligne  nouveau l ' importance d ' un concept dynamique et constructif pour les relations de l ' Union europenne avec les pays tiers , qui repose sur un partenariat et une collaboration critique .
Le Conseil a galement soulign cet aspect par le biais des directives relatives aux dialogues sur les droits de l ' homme .
Ce type de dialogue est particulirement prometteur lorsque le respect des droits de l ' homme et des fondements dmocratiques constitue un lment essentiel des accords conclus avec les pays tiers et que ces accords contiennent mme une clause relative aux droits de l ' homme .
Comme on l ' a mentionn dans cette enceinte , une telle avance a dj t ralise avec l ' Accord de Cotonou .
La Commission est prte  discuter de l ' agencement futur et de l ' application efficace de cette clause et continuera d ' apporter  cet gard une grande importance  l ' opinion du Parlement .
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Mme Daz Gonzlez se prononce en outre dans son rapport pour la cration d ' une agence europenne des droits de l ' homme et de la dmocratie , charge de rdiger des rapports et d ' mettre des conseils .
Comme elle l ' a expos dans sa communication , la Commission est cependant d ' avis que l ' Union europenne ne manque pas d ' organes consultatifs et de sources d ' informations .
L ' Union peut s ' appuyer sur des rapports des Nations unies , du Conseil de l ' Europe et , last but not least , d ' un grand nombre d ' organisations non gouvernementales .
Le rel dfi d ' une telle institution consiste  utiliser de faon rapide et dtaille les informations dont elle dispose et d ' afficher ensuite la volont politique ncessaire pour prendre des dcisions difficiles .
La cration d ' un nouvel organe consultatif ne permettrait pas de rpondre  ce dfi . Il serait en outre extrmement difficile pour la Commission d ' autoriser un transfert de comptences vers un tel organe dans un domaine aussi sensible que les droits de l ' homme .
<P>
M. Van Hecke a cibl son rapport sur deux points centraux : la lutte contre le terrorisme et la lutte contre les formes modernes d ' esclavage .
L ' Union europenne condamne sans ambages l ' esclavage sous toutes ses formes , ce terme englobant , outre l ' esclavage traditionnel et la traite des esclaves , toute une srie de violations graves des droits de l ' enfant et des droits des femmes , l ' exploitation de certaines situations de dpendance et l ' apartheid .
Des millions de personnes aux quatre coins du monde restent concernes par de tels phnomnes .
<P>
L ' Union europenne vient d ' adopter une dclaration  ce sujet en commission des droits de l ' homme . Elle a salu  cette occasion les diffrents instruments internationaux , et en particulier ceux de l ' OIT , permettant de lutter contre ces formes d ' esclavage .
Elle a galement appel  renforcer les actions de lutte contre le trafic d ' tres humains .
En ce qui concerne les normes essentielles du travail , la Commission a prsent une stratgie globale dans sa communication de l ' anne dernire intitule : " Promouvoir les normes internationales du travail et amliorer la gouvernance sociale dans le contexte de la globalisation " . Cette stratgie prvoit des mesures d ' incitation pour les diffrents pays et leur offre la possibilit d ' appliquer et de respecter les normes essentielles du travail .
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Une mesure concrte a t l ' adoption par le Conseil d ' un schma actualis de prfrences gnralises - le systme d ' incitants sociaux - , qui prvoit des prfrences supplmentaires pour les pays qui respectent les normes essentielles du travail .
En outre , toute violation grave de l ' un des accords de base conclus avec l ' OIT est considre comme une raison pouvant entraner la suspension provisoire des prfrences gnralises .
Ce facteur a t dterminant dans le dmantlement par l ' UE du systme de prfrences gnralises avec la Birmanie .
<P>
Dans de nombreux tats , la Commission apporte un soutien financier sans cesse croissant  des projets visant  lutter contre la traite des tres humains , la traite des femmes , le travail des enfants ou l ' esclavage . Il en va ainsi des projets de lutte contre l ' exploitation des mineurs au Gabon , au Bnin , au Togo et au Nigeria ou de projets entrant dans le cadre des programmes STOP ou Daphne , orients vers la lutte contre la traite des tres humains et l ' exploitation sexuelle .
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M. Van Hecke souligne  juste titre dans son rapport que les vnements du 11 septembre constituent une nouvelle forme de terrorisme .
J ' en arrive  cette partie du rapport .
La lutte contre le terrorisme a ,  raison , boulevers l ' ensemble du dbat politique .
 cet gard , les considrations relatives aux droits de l ' homme entrent en compte  diffrents niveaux .
L ' Union europenne s ' en tient  la distinction juridique fondamentale qui veut que les tats soient tenus responsables des violations des droits de l ' homme , alors que les actes terroristes sont  classer d ' un point de vue juridique dans la catgorie des crimes , de la criminalit .
Malgr l ' urgence de l ' action , il est ds lors primordial que nous et nos allis respections scrupuleusement , dans tous les aspects de la lutte contre le terrorisme , la valeur des droits de l ' homme universels et du droit humanitaire international .
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Le rapport Van Hecke fait par ailleurs rfrence  l ' initiative europenne pour la dmocratie et les droits de l ' homme . La Commission s ' efforce activement de mettre en ?
uvre sa nouvelle stratgie . Cette dernire englobe un concept  plus long terme prvoyant la slection d ' un nombre limit de domaines fondamentaux , auxquels elle accorde une importance centrale et au sein desquels la contribution communautaire peut entraner un rel changement .
Comme de coutume , la Commission intgrera  nouveau le Parlement europen dans les discussions sur les modalits d ' application de l ' initiative europenne pour la dmocratie et les droits de l ' homme .
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Je tiens  remercier  nouveau Mme Dez Gonzlez et M. Van Hecke pour leurs rapports .
La Commission salue la collaboration avec le Parlement destine  promouvoir davantage nos proccupations communes que sont la dmocratie et les droits de l ' homme .
L ' Union europenne repose sur le respect des droits de l ' homme , et ce fondement s ' applique aussi bien  la politique intrieure de l ' Europe qu '  sa politique extrieure .
<SPEAKER ID=97 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire Michaele Schreyer .
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Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  11 heures .
<P>
( La sance , suspendue  20h03 , est reprise  21 heures )
<SPEAKER ID=100 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0109 / 2002 ) de M. Wynn , au nom de la commission des budgets , sur le projet de budget rectificatif n  2 / 2002 de l ' Union europenne pour l ' exercice 2002 ( 7033 / 2002 - C5-0131 / 2002 - 2002 / 2043 ( BUD ) ) .
<SPEAKER ID=101 LANGUAGE="EN" NAME="Wynn (PSE)">
Monsieur le Prsident , un coup d ' ? il dans l ' Assemble nous permet de constater que nous aurions pu nous runir au bar .
Cela aurait t beaucoup plus confortable .
Je me rjouis de voir ceux d ' entre vous qui sont prsents .
Bien que ce rapport soit inscrit  l ' ordre du jour comme tant le rapport Wynn , il n ' en porte le nom que depuis peu .
C ' tait le rapport Costa Neves .
Carlos Costa Neves , qui tait rapporteur du budget pour l ' exercice 2002 , est  prsent membre du gouvernement portugais , et , pour ma part , j ' ai t trs triste de le voir partir .
Il a accompli un travail srieux . Je veux le remercier publiquement pour le travail qu ' il a accompli sur le budget 2002 .
Je crois savoir que le groupe PPE-DE a  prsent nomm M. Podest en tant que nouveau rapporteur .
Par consquent , je fais office d ' intermdiaire .
C ' est la raison pour laquelle le rapport s ' intitule rapport Wynn sur le projet de budget rectificatif et supplmentaire 2 .
Le Conseil et quelques dputs mettent des inquitudes quant aux amendements qui ont t dposs .
<P>
Les tats membres , tout  fait  juste titre , veulent rcuprer l ' argent qui n ' a pas t dpens l ' anne dernire .
Il s ' agit d ' environ 10 milliards d ' euros , une somme d ' argent significative .
Toutefois , cela ne constitue pas la totalit de la somme , parce qu ' une partie de celle-ci a t restitue l ' anne passe , et il est probable qu ' il subsiste encore un ou deux milliards d ' euros qui apparatront dans le projet de budget rectificatif et supplmentaire 3 .
Nous avons le choix : soit nous restituons ces sommes aux tats membres , soit nous essayons d ' en faire usage dans d ' autres domaines .
<P>
Il est une chose qu ' on nous a dite clairement : il pourrait y avoir des dficits dans le budget de l ' anne prochaine , en particulier dans le domaine des fonds structurels , o les dpenses de la rubrique 2 relatives aux paiements devront peut-tre tre revues  la hausse .
Par consquent , une des raisons pour laquelle nous avons dpos nos amendements est de rsoudre ce problme l ' anne prochaine en rendant les crdits disponibles cette anne .
Par consquent , les tats membres ne se verront pas restituer 10 milliards d ' euros , mais une somme proche des 5,5 milliards d ' euros .
<P>
Le Conseil ainsi que certains tats membres ont mis en doute la lgalit des amendements et notre droit  les dposer .
La rponse est simple : oui , nous en avons le droit .
Depuis 1994 , nous avons fait des choses similaires , qui n ' ont jamais t mises en cause par le Conseil , parce qu ' il reconnat qu ' en fin de compte , c ' est le Trait qui compte , et le Trait confre au Parlement la dcision finale sur le budget lorsque le prsident approuve le budget .
Par consquent , l ' amendement de ce projet de budget rectificatif et supplmentaire , que nous considrons comme une opration de routine , a donn  quelques-uns de nos amis au sein du Conseil des ides quant  sa remise en cause d ' un point de vue juridique .
Je crois que ce ne serait pas sage de leur part .
<P>
Il semble que le deuxime problme est que nous retarderons le nouveau systme de ressources propres en n ' adoptant pas l ' ensemble du projet de budget rectificatif et supplmentaire demain .
H bien , oui , nous le retarderons , mais ce n ' est pas de notre faute .
La Commission , dans un lan de gnrosit , a accord une faveur au Conseil en introduisant ces modifications dans ce projet de budget .
Nous voulons galement qu ' elles y figurent , mais , pour tre tout  fait franc , plus tt nous adopterons le projet de budget rectificatif en deuxime lecture - en supposant que le Conseil nous dsapprouve en premire lecture - , plus tt les modifications auront lieu .
<P>
Le Conseil met une troisime critique ,  savoir qu ' il n ' y a aucune chance que les crdits soient dpenss cette anne .
Si tel est le cas , nous pourrions faire quelque chose en la matire plus tard .
Je l ' ai dit , le projet de budget rectificatif et supplmentaire 3 arrive .
Nous avons demand  la Commission , pour information , comment les crdits pouvaient tre dpenss , si ceux-ci peuvent tre dpenss par tranche ou en bloc .
Si les commentaires de la Commission soutiennent la position du Conseil , nous devrons bien sr reconsidrer la situation .
Si nous ne le faisons pas dans le cadre du projet de budget 2 , nous pourrons certainement le faire au titre du projet de budget 3 .
Pour ceux qui essaient de lire entre les lignes , j ' espre que le message est assez clair , parce que cela ne concerne pas seulement ce projet de budget particulier .
Il y a d ' autres consquences .
Si je parle de " rglement financier " , le franc tombera peut-tre chez certaines personnes et celles-ci commenceront peut-tre  comprendre de quoi il retourne lorsque je mentionne sans cesse le projet de budget rectificatif et supplmentaire 3 .
<P>
J ' aborde un autre point : certains tats membres , y compris le mien , diront que leur propre budget accusera un dficit .
Ils ont raison .
La manire la plus simple de combler ce dficit est de rgler ce problme dans les plus brefs dlais .
Toutefois , cela est non seulement li au projet de budget rectificatif et supplmentaire 2 ou au 3 , mais galement au rglement financier .
Je veux esprer que cette question pourra tre rsolue dans un avenir pas trop loign grce  la collaboration fructueuse entre les trois institutions , afin que le Conseil soit satisfait , que nous-mmes soyons satisfaits et afin de garantir que la Commission puisse poursuivre le travail qu ' elle veut raliser .
<SPEAKER ID=102 LANGUAGE="ES" NAME="Garriga Polledo (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je ne pense pas pouvoir improviser une intervention sur une question budgtaire pendant cinq minutes .
En tout cas , Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues de la commission des budgets et autres personnes intresses par les questions budgtaires , le rapport Wynn - qui a auparavant t le rapport Costa Neves et qui sera trs prochainement le rapport Podest , ce qui nous fait dire que ce rapport a t l ' un des plus passants de toute la lgislature - comporte plusieurs points qu ' il serait trs intressant de dbattre au sein de ce Parlement .
<P>
Tout d ' abord , et cette question concerne la Commission , comme l ' a dit notre prsident Terry Wynn , il convient de se demander pourquoi il faut tant de budgets rectificatifs et supplmentaires , qui impliquent trs souvent des frais administratifs puisqu ' ils requirent d ' entamer une nouvelle procdure et surtout pourquoi nous dfigurons et dnaturons ainsi la procdure budgtaire annuelle , comme nous le savons tous , tant donn que nous l ' avons dbattu  maintes reprises .
Il serait prfrable que nous limitions d ' une certaine manire cette possibilit de faire autant de budgets rectificatifs .
Cela ne signifie pas que ce Parlement ne soit pas d ' accord avec la politique des budgets rectificatifs .
En effet , ce Parlement , comme vous le savez , est prt  dfendre ses droits afin que les budgets rectificatifs subsistent dans la procdure actuelle , sous leur forme actuelle et avec les droits actuels du Parlement .
Nous sommes donc d ' accord sur le fond , autrement dit , sur le fait que les budgets rectificatifs continuent d ' exister et que le Parlement ait voix au chapitre .
<P>
Nous parlons ici d ' un budget de soldes , d ' un budget et d ' un excdent considrables .
Nous parlons de 10 milliards d ' euros , ajouts aux 1200 millions dj budgtiss .
Prs de 12 milliards d ' euros .
Une somme qui tait dj budgtise et qui va tre restitue aux tats membres  cause d ' une sous-utilisation .
Un excdent budgtaire au niveau national est une bonne chose , c ' est une pargne .
Il implique trs souvent un effort budgtaire qui consiste  ne pas faire une dpense et il s ' agit d ' une somme qui retourne dans les coffres de l ' tat ou des contribuables .
Mais nous parlons ici d ' un autre excdent .
Nous parlons d ' une sous-utilisation des crdits budgtaires approuvs  l ' poque par le Parlement europen .
Nous parlons d ' une mauvaise excution , d ' une mauvaise gestion .
Nous ne savons pas si la responsabilit en incombe  la Commission , aux tats membres , aux autorits rgionales ou  quelqu ' un d ' autre mais , en tout cas , nous nous retrouvons avec 12 milliards d ' euros mal grs qui vont tre " rembourss " aux tats membres .
<P>
Ce n ' est une bonne nouvelle pour personne .
Ce n ' est , selon moi , videmment pas une bonne nouvelle ni pour la Commission ni pour ce Parlement .
Dans le fond , ce n ' est pas non plus une bonne nouvelle pour les ministres des Finances , mme si les apparences semblent montrer le contraire , car il s ' agit ici de fonds europens , de fonds communautaires qui ont un effet multiplicateur dans les conomies nationales .
S ' ils ne sont pas utiliss , cet effet multiplicateur ne se produit pas .
Par consquent , dans le fond , devoir rembourser cet argent tel quel est une perte d ' opportunits .
<P>
Nanmoins , pour regarder le ct positif des choses , ce budget va nous permettre d ' tudier de quelle manire on peut rduire le volume du reste  liquider et d ' valuer les besoins en matire de paiements pour 2003 .
videmment , pour aborder les paiements 2003 , il serait bon de commencer par les paiements 2002 , raison qui a motiv la prsentation des amendements concernant les crdits de paiement de 4,5 milliards d ' euros , sur lesquels je pense que l ' ensemble de cette Assemble est d ' accord car ils touchent toutes les catgories de dpenses .
Ils couvrent tout l ' ventail des besoins budgtaires en matire de paiements , des fonds structurels et des programmes Leonardo jusqu ' aux programmes d ' action extrieure .
<P>
Nous savons que ceci n ' a pas lieu d ' tre une position dfinitive .
La vie politique est une vie de ngociation .
Il faudra ngocier avec la Commission , il faudra ngocier avec le Conseil .
Peut-tre n ' est-il pas ncessaire d ' avoir autant de crdits de paiement .
Peut-tre l ' effort qu ' il faudra consentir en 2003 sera-t-il plus important .
Peut-tre le Conseil veut-il rflchir sur la manire correcte de conduire les relations interinstitutionnelles , en particulier les relations avec le Parlement .
En tout cas , je suis sr que la mission des trois institutions au cours du mois qui nous spare de la deuxime session de mai , au cours de laquelle nous prendrons une dcision dfinitive , sera un mois de grande ngociation et nous sommes bien sr trs optimistes  ce sujet .
<SPEAKER ID=103 LANGUAGE="DE" NAME="Walter (PSE).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , au dbut de chaque anne ou relativement tt dans l ' anne , nous nous trouvons systmatiquement face  la procdure dont nous dbattons aujourd ' hui .
Pour dresser une comparaison , on pourrait dire que Pques consiste , pour les ministres des Finances ,  rcolter les gros ? ufs de Pques en provenance de l ' Europe , qui prennent la forme de montants retournant dans les budgets nationaux et qui permettent naturellement de relcher quelque peu la pression pesant sur ceux-ci .
C ' est  propos de ces montants que nous devons prendre des dcisions au dbut de chaque anne . Comme divers orateurs l ' ont dj mentionn , nous devrons dbattre pour le projet de budget rectificatif et supplmentaire actuel d ' une somme de 10 milliards , sans oublier les 2 milliards plus ou moins annoncs .
Mais nous devons galement garder  l ' esprit que nous avons dj rembours  l ' avance ,  la fin de l ' anne dernire , une somme de 1,2 milliard ; nous parlons donc dans l ' ensemble , pour cette seule anne , de plus de 13 milliards de fonds non utiliss .
<P>
Paralllement , aux environs de Nol , le Parlement ne reoit pas systmatiquement de cadeaux de fin d ' anne . Nous devons ds lors systmatiquement jouer des pieds et des mains afin d ' obtenir les modestes montants ncessaires pour mener  bien d ' importantes missions politiques .
Au cours des trois dernires annes , ces missions ont concern d ' abord le Kosovo , o les fonds que nous avons finalement obtenus ont t arrachs de haute lutte .
Elles ont ensuite port sur la Serbie , puis sur les aides au secteur de la pche dans la partie sud de l ' Union - en Espagne et au Portugal - et nous avons mme d puiser dans nos rserves d ' urgence pour garantir la reconstruction des Balkans l ' anne dernire .
<P>
Le remboursement actuel n ' est cependant pas vraiment un motif de rjouissance , car il implique simplement que des fonds disponibles n ' ont pas t dpenss .
Cela peut signifier que les programmes adquats faisaient dfaut , que les tats membres ne se sont pas mis au travail de manire srieuse , ou que les possibilits d ' aide aux citoyens n ' ont pas pu tre suffisamment exploites .
Cela implique en tout cas que tout ce qui a t annonc doit tre mis en ? uvre d ' une manire ou d ' une autre , et que chaque remboursement de contributions actuel est une hypothque sur l ' avenir , car ces montants , s ' ils ne sont pas dbourss aujourd ' hui , devront l ' tre demain .
La joie ne peut donc tre que limite . Je pense qu ' il convient de bien faire comprendre qu ' il ne s ' agit pas vraiment d ' une aide .
<P>
J ' avais dj propos il y a deux ans de constituer un fonds de rserve ou un fonds d ' urgence dans lequel on injecterait une certaine somme d ' argent , par exemple 10 % des sommes actuellement rembourses , au lieu de rembourser intgralement ces montants .
Il s ' agirait d ' une toute autre approche .
Ce systme permettrait de mettre un terme au versement-remboursement perptuel et de planifier de manire un tant soit peu plus srieuse ; il nous aiderait en outre  enregistrer des progrs dans d ' autres domaines .
Lorsqu ' on voque les projets de budgets rectificatifs et supplmentaires , on peut les considrer sous de nombreux aspects , y compris sous celui-ci .
<P>
Il nous incombe en tant que Parlement de modifier le projet de budget rectificatif et supplmentaire de manire  ne pas devoir en rembourser une grande partie aux tats membres .
Nous avons mme entendu qu ' il existait dans de nombreux domaines des obligations de paiement pour pouvoir honorer nos engagements passs .
Nous entreprendrons des discussions trs approfondies avec le Conseil au cours des jours et semaines  venir .
Nous nous montrerons particulirement attentifs  l ' ouverture du Conseil et  sa disposition au dialogue  notre encontre .
Je pense qu ' il est possible de trouver de bonnes solutions dans ce domaine .
Chacun doit savoir que la coopration implique que nous soyons tous prts  dialoguer ensemble .
Comme pour toute procdure budgtaire , c ' est galement le cas pour le projet de budget rectificatif et supplmentaire .
Nous sommes prts , et nous sommes galement prts  discuter ensemble de manire intensive et , le cas chant ,  entreprendre un change d ' arguments intensif .
<SPEAKER ID=104 LANGUAGE="FI" NAME="Virrankoski (ELDR).">
Monsieur le Prsident , je voudrais remercier M. Wynn pour cet excellent rapport et dclarer que je soutiens entirement ses ides sur la modification du rglement financier .
<P>
Le budget rectificatif que nous examinons comporte deux points importants , la nouvelle base de financement des ressources propres et le report des excdents de l ' an dernier au volet recettes du budget de cette anne .
<P>
Les frais de perception des ressources propres traditionnelles passent de 10  25 % et les paiements sur la base de la TVA sont en baisse et passent de 1 %  environ 0,5 % .
Ce changement se fonde sur une dcision du Conseil qui vient  peine d ' tre ratifie .
Il profite particulirement aux contributeurs nets de l ' Union europenne .
La contribution de l ' Allemagne baisse d ' environ 847 millions d ' euros par an , celle des Pays-Bas de 505 millions d ' euros , et celle de la Sude et de l ' Autriche d ' environ 140 millions d ' euros .
La contribution de l ' Italie augmente de 757 millions d ' euros et celle de la France de 458 millions d ' euros .
La dcision montre combien la question des contributions est dlicate sur le plan de la politique intrieure , car elles ne reprsentent environ qu ' un pour cent du PNB .
<P>
Les ressources inutilises sont une question politique autrement plus difficile ; l ' expos des motifs parle de la somme faramineuse de 18 milliards d ' euros , soit 20 % du total final du budget .
Rien que dans les fonds structurels , 10,5 milliards d ' euros sont rests inutiliss , soit 32 % .
L ' an dernier dj , 6,5 milliards d ' euros taient rests inutiliss .
<P>
La raison de cette sous-exploitation est  rechercher en priorit dans la bureaucratie de la Commission .
Les dcisions sont difficiles  obtenir .
Le processus de prise de dcision est confus et obscur .
Il manque une main ferme qui le dirige et l ' absence de responsabilit personnelle se fait sentir .
Les documents restent coincs dans la machinerie bureaucratique et personne ne se proccupe du retard des dcisions et personne n ' en est responsable .
Si dans un tat membre la mise en ? uvre du budget tait aussi dficiente , cela signifierait  coup sr la chute du gouvernement .
La Commission doit donc reprendre les choses en main .
<SPEAKER ID=105 LANGUAGE="IT" NAME="Turchi (UEN).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , Monsieur le Commissaire , je voudrais avant tout fliciter M. Costa Neves parce qu ' il a certainement contribu de manire importante ces dernires annes aux travaux de notre commission et ce , toujours de faon positive .
<P>
Comme l ' a correctement indiqu le rapporteur dans l ' expos des motifs , le budget rectificatif et supplmentaire qui sera mise aux voix demain prsente deux aspects caractristiques .
Premirement , il inscrit au budget pour 2002 un montant prliminaire de 10 milliards d ' euros pour l ' excdent report de 2001 , excdent qui dcoule de la non-utilisation de fonds structurels et de dpenses agricoles et qui se rsout pratiquement par un remboursement aux tats membres , lesquels verront ainsi leurs versements pour 2002 diminuer sensiblement .
Deuximement , les recettes du budget 2002 sont recalcules sur la base de la nouvelle dcision du Conseil en matire de ressources propres et , par consquent , les tats membres pourront retenir 25 % , au lieu de 10 % par le pass , des ressources propres traditionnelles au titre de frais de recouvrement .
<P>
Cependant , ce qui m ' intresse le plus en ce moment , c ' est le premier aspect de ce budget .
Si nous ne nous laissons pas aveugler par l ' optique populiste de l ' pargne , la gravit de la situation apparat dans son intgralit . Autrement dit , la Commission europenne , symbole -  tort ou  raison - pour des millions de citoyens d ' Europe , d ' intgration , d ' avenir , n ' a pas t capable d ' excuter le budget adopt par le Parlement et le Conseil , et se retrouve maintenant avec un excdent de 12 % .
Nous pouvons toutefois envisager la question d ' un autre point de vue : les tats membres , qui demandent sans cesse plus d ' argent pour les actions structurelles et qui , avec l ' largissement qui approche , mnent d ' pres batailles politiques pour ne pas faire perdre  leurs citoyens l ' aide communautaire , n ' ont pas t capables de respecter les engagements pris et n ' ont pas demand les paiements dj octroys .
<P>
Il est vident , chers collgues , que le problme est relativement gnral et qu ' il est urgent de le rsoudre , parce qu ' il offense nos concitoyens , qu ' il nous expose au ridicule d ' une opinion publique de moins en moins dispose  comprendre et de plus en plus encline  se laisser aller  des jugements sommaires .
<SPEAKER ID=106 NAME="Dell'Alba (NI).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , je crois que se dgage ce soir une belle unanimit derrire la position de notre rapporteur , du prsident de la commission des budgets , et je crois que le Conseil doit couter par , disons , intermdiaire , ce qui demain sera le vote de cette plnire parce que sous l ' unanimit on peut se mfier de temps en temps ; mais parfois elle montre la volont d ' une institution de marquer son camp , de faire sentir sa voix face  une branche de l ' autorit budgtaire qui parfois oublie un tout petit peu l ' quilibre existant entre Parlement et Conseil et essaye un peu d ' empiter sur nos pouvoirs , sur nos prrogatives et sur le rle que nous avons vis--vis de l ' opinion publique .
Or , ce problme , du fait que , effectivement , une somme si importante n ' arrive pas  tre dpense , c ' est un problme srieux , ce n ' est pas possible de nous demander un quitus comme  , peut-tre un blanc-seing , sans mme rflchir , sans mme poser ces questions qui sont en train d ' tre poses ce soir .
<P>
Donc , indpendamment de la manire dont cette situation continuera , je pense que nous avons t corrects vis--vis des lecteurs , vis--vis des citoyens europens , vis--vis de nous-mmes ,  poser la question de ce BRS et  dire au Conseil par ce geste : sachez que nous sommes toujours  deux pour dcider , que les traits veulent ainsi et que la logique veut ainsi .
Nous avons un BRS solde , nous avons des responsabilits aussi d ' autorit budgtaire .
Nous les exerons , nous attendons la rponse du Conseil , nous attendons les suites que donnera la Commission et nous aviserons en deuxime lecture parce que le problme existe , il est juste de le poser et nous avons bien fait de le poser ainsi .
<SPEAKER ID=107 LANGUAGE="ES" NAME="Naranjo Escobar (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , le budget rectificatif que nous dbattons aujourd ' hui dans l ' intimit rvle , comme cela a t soulign , un mal endmique qui frappe l ' excution des crdits de paiement parce qu ' il ne s ' agit pas , vu l ' importance du montant , d ' une exception mais bien de la rgle .
<P>
L ' apurement des comptes 2000 a rvl un excdent dans la prvision de paiements de 11 milliards d ' euros ; celui de 2001 peut se clturer aux alentours de 10 milliards , excdent qui allge bien sr la contribution des tats membres au cours des annes en cours et des annes ultrieures  chacune d ' entre elles .
<P>
Dans de telles conditions , ces procdures peuvent tre remises en question et leur utilisation lgitime est mine .
Ces dcalages se concentrent en grande partie dans la catgorie 2 , nous savons dj que les premires annes de la mise en pratique de la politique rgionale et de cohsion , la phase de programmation , ncessite beaucoup de temps , de ressources et d ' nergie .
Il suffit de dire que l ' approbation du cadre communautaire de soutien pour les rgions de l ' objectif 1 s ' est droule en octobre 2000 pour mon pays et que le cofinancement dpend de cette dcision .
<P>
Les rsultats de l ' excution des paiements 2001 , pour cette rubrique , font apparatre des donnes inquitantes .
Le pourcentage d ' excution a baiss de 10 points par rapport  l ' anne prcdente et , en ce qui concerne le montant prvu pour les rgions de l ' objectif 1 , il a baiss de 6 points .
Le rsultat final est donc une augmentation considrable du volume du reste  liquider .
<P>
La rglementation en vigueur des fonds structurels doit par consquent tre analyse  la lumire de ce qui s ' est pass .
Face  l ' largissement , une amlioration est ncessaire afin de permettre une meilleure gestion financire des programmes pour des raisons videntes : parce que la politique rgionale relve de l ' essence mme du projet europen et qu ' elle est vitale si l ' on veut progresser dans le processus d ' intgration et parce qu ' il s ' agit d ' un instrument essentiel qui fait l ' objet du plus vaste consensus .
<P>
Des problmes identiques se posent avec d ' autres chiffres moins importants dans les rubriques 3 et 4 : l ' excution des paiements pour les actions extrieures en 2001 a galement diminu de 5 points par rapport  l ' anne prcdente . Concrtement , les initiatives en faveur de la dmocratie et des droits de l ' homme n ' ont atteint que 56 % des paiements prvus .
Les amendements du Parlement , Madame la Commissaire , chers collgues , ne visent selon moi qu '  retarder momentanment une pargne qui est en grande partie de nature temporaire pour les tats membres ; ils ne cherchent pas  empcher la gestion des flux financiers des tats mais  remdier  une situation qui n ' est ni politiquement ni financirement raisonnable .
<P>
Tout d ' abord , la Commission doit amliorer ses systmes de travail tant dans la phase de prvision que dans la phase d ' excution .
En ce sens , les problmes concernant les paiements prvus pour 2003 doivent trouver une solution satisfaisante .
<P>
Ensuite , le Conseil doit comprendre que le Parlement exerce ses comptences en tant qu ' autorit budgtaire avec toutes les consquences que cela implique et que ce budget rectificatif amend signifie que mme si le Parlement n ' est pas sur un pied d ' galit avec le Conseil en matire de ressources propres , dans ce domaine ainsi que dans d ' autres qui sont en train d ' tre ngocis , les citoyens nous demandent un quilibre institutionnel stable et un dialogue qui donnent des rsultats concrets , parce qu ' il n ' existe pas d ' autres possibilits qui prsentent autant d ' avantages pour tous .
<SPEAKER ID=108 LANGUAGE="EN" NAME="Dover (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de dire que toutes les personnes prsentes dans l ' Assemble ce soir savent pourquoi ces crdits demeurent dans le systme .
La raison en est la suivante : les fonds structurels doivent absolument tre dpenss dans nos pays et rgions .
Nous avons entam le programme de sept ans couvrant la priode 2000-2006 depuis deux ans et demi .
Nous avons donc parcouru plus du tiers du chemin et les crdits ont t fortement sous-utiliss .
Pour l ' heure , nous accordons la possibilit aux tats membres de consentir des efforts et de dpenser ces crdits , de contribuer  amliorer l ' environnement , les conditions de travail et les perspectives d ' emploi partout au sein de notre Union europenne .
Il s ' agit de l ' amlioration de l ' conomie dans son ensemble , ainsi que des conditions rgnant dans nos rgions .
<P>
Nous adoptons une attitude responsable et je suis enchant que l ' unanimit rgne au sein de cette Assemble .
J ' espre que cela se refltera dans le vote de demain .
En effet , il est trs important ,  nos yeux , que les pays dpensent ces crdits , afin de permettre au secteur priv de consentir des efforts , parce que ,  la fin de 2006 , l ' largissement aidant , nous , les quinze tats membres , ne bnficierons plus des fonds structurels .
Les cinq ou dix pays qui adhreront  l ' Union europenne demanderont qu ' ils soient financs au titre des fonds structurels .
L ' interruption surviendra trs rapidement .
Il est possible que nous n ' autorisions aucun dbordement des dpenses en 2007-2008 si celles-ci continuent  baisser .
Par consquent , j ' invite instamment chaque gouvernement au sein de l ' Union europenne  faire usage de ces crdits de manire efficace et rapide .
J ' accepte pleinement le fait que le prsident nous guide , en tant que capitaine d ' quipe , pour ainsi dire , afin de garantir que nous votions ensemble demain de manire concluante pour retenir les sommes ncessaires et exhorter ces pays  dpenser ces crdits de manire approprie .
<SPEAKER ID=109 LANGUAGE="DE" NAME="Schreyer">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , cette soire est particulire  mes yeux , car je ne suis pour une fois pas du tout d ' accord avec la dcision de la commission des budgets : je ne partage pas son avis .
Non seulement les tats membres veulent rcuprer leur argent , mais ce dernier leur revient de droit en vertu du Trait , et le projet de budget rectificatif et supplmentaire propos par la Commission l ' a t dans cette optique .
L ' argent du budget europen provenant des contributions des tats membres que nous n ' avons pas dpens l ' anne dernire doit , en vertu de la lgislation actuelle , tre restitu  ces derniers dans les plus brefs dlais , ne serait-ce que pour des raisons d ' conomie politique , car toute autre option envisage grverait les budgets nationaux .
<P>
Nous avons enregistr l ' anne dernire un norme excdent , et j ' en viens  nouveau  en voquer les diffrents composants .
Le projet de budget rectificatif et supplmentaire englobe diffrents composants ,  savoir , primo , l ' excdent de l ' anne prcdente et , secundo , la mise en ? uvre de la nouvelle dcision relative aux ressources propres , qui contient elle-mme diffrents lments .
La nouvelle dcision relative aux ressources propres , telle qu ' adopte  Berlin , devait entrer en vigueur le 1er janvier 2002 . Mais comme la procdure de ratification a pris du retard dans plusieurs tats membres , le budget 2000 a encore d tre constitu  partir de l ' ancienne dcision relative aux ressources propres .
Concrtement , cela signifie que les tats membres actuels doivent en partie dbourser des sommes plus importantes qu ' ils n ' auraient d dbourser en vertu de la nouvelle dcision .
<P>
La nouvelle dcision relative aux ressources propres contient divers lments : 25 % des recettes douanires peuvent rester entre les mains des tats membres ; la part provenant des recettes TVA recule , tandis que celle du PNB augmente , ce qui entrane un glissement de la charge de financement .
Il existe enfin un troisime lment : quatre tats membres ont obtenu une ristourne sur la ristourne relative aux frais de dmnagement , c ' est--dire une ristourne sur la ristourne , en quelque sorte .
<P>
Il en a t dcid ainsi . Il s ' agit maintenant de mettre cette dcision en pratique ; c ' est pourquoi la Commission l ' a galement lie  la question des excdents .
La restitution de la part des recettes douanires , en vertu de laquelle les tats membres peuvent conserver 25 % de ces recettes , est entre en vigueur le 1er janvier 2001 .
Nous avons naturellement compens l ' argent ncessaire  cette fin par les excdents , sans quoi il aurait fallu rembourser avant de prlever  nouveau .
<P>
( Interruption : Trs bien !
)
<P>
Je m ' en rjouis , Monsieur Walter !
<P>
Je tiens  prsent  expliquer brivement l ' origine de tels excdents .
Comme certains l ' ont dj mentionn , il est exact que l ' excdent - c ' est--dire la sous-utilisation dans le secteur des fonds structurels - s ' lve  quelque 10 milliards d ' euros .
Je tiens  rappeler encore une fois qu '  ce stade , dans le cadre du nouveau programme , la Commission ne s ' est pas montre trop lente dans l ' acceptation des projets , mais que le nouveau rglement prvoit qu ' elle rembourse les tats membres lorsque ceux-ci dressent les comptes inhrents  la mise en ? uvre d ' un programme .
Si aucun compte n ' est tabli , rien ne peut bien sr tre pay .
En 2000 , nous avions encore la possibilit de verser certaines avances , comme le prvoit la lgislation en la matire .
Ce n ' tait plus possible en 2001 , et la question se pose en effet de savoir pourquoi les valuations des tats membres tablies l ' anne dernire et relatives  leurs besoins de fonds pour la mise en ? uvre des programmes se sont avres bien plus leves que les montants prlevs par la suite .
<P>
Je souhaite souligner encore deux points en rapport avec les excdents .
Premirement , de relles conomies , d ' une hauteur de 2 milliards d ' euros , ont pu tre ralises dans le secteur de la politique agricole , principalement en raison du fait que la faiblesse du march , amorce sur le march des bovins aprs la crise de l ' ESB , s ' est rsorbe plus rapidement que prvu initialement . Ici , le march s ' est redress plus vite que prvu .
Dans d ' autres secteurs galement , la situation des marchs tait plus favorable que ne le laissaient prsager les premires estimations .
L ' on peut rellement parler ici d ' conomies effectives , dont on ne peut que se rjouir .
Deuximement , en matire de politique trangre , c ' est--dire dans la catgorie IV , prs de 90 % des fonds disponibles ont t prlevs .
Nous avons observ ici au cours de la deuxime anne une amlioration par rapport  la situation prcdente , et je pense qu ' il convient de souligner sans ambigut que les rformes administratives entreprises par mes collgues Chris Patten et Poul Nielson dans le domaine de la politique trangre ont rellement port leurs fruits .
Le reproche selon lequel l ' UE promet monts et merveilles mais n ' entreprend rien de concret n ' a donc plus de raison d ' tre .
<P>
Les tats membres attendent naturellement que les importants excdents de l ' anne dernire leur soient rembourss .
L ' ampleur de ceux-ci est en effet susceptible d ' avoir un impact conomique rel sur leur budget .
Si l ' on intgre le fait que le ralentissement conomique enregistr depuis le 11 septembre aura naturellement des rpercussions sur le budget public des tats membres , il devient limpide que la restitution des fonds europens non utiliss est attendue , prcisment pour viter un creusement des dficits .
La Commission est d ' avis que , pour des raisons de responsabilit conomique globale , il serait raisonnable d ' viter des retards . Je regroupe les interventions de M. Walter et de M. Wynn : nous ne rendrons pas d ' ?
ufs de Pques , et si nous jetons un coup d ' ? il au calendrier , il n ' y aura pas non plus de bouquet de Pentecte , et je reprends galement la demande du prsident de la commission des budgets de ne pas les laisser devenir des cadeaux de Nol !
<SPEAKER ID=110 NAME="Le Prsident.">
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  11 heures .
<SPEAKER ID=112 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune le rapport ( A5-0066 / 2002 ) de Mme Martens , au nom de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances , sur la Communication de la Commission au Conseil et au Parlement europen sur le programme d ' action pour l ' intgration de l ' galit entre les femmes et les hommes dans la coopration au dveloppement de la Communaut ( COM ( 2001 ) 295 - C5-0464 / 2001 - 2001 / 2193 ( COS ) ) et le rapport ( A5-0067 / 2002 ) de Mme Avils Perea , au nom de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances , sur le Rapport annuel sur l ' galit des chances entre les femmes et les hommes dans l ' Union europenne 2000 ( COM ( 2001 ) 179 - C5-0344 / 2001 - 2001 / 2144 ( COS ) ) .
<SPEAKER ID=113 LANGUAGE="NL" NAME="Martens (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , l ' article 3 du Trait dispose que la Communaut europenne a pour objectif d ' liminer toutes les ingalits et de promouvoir l ' galit entre les hommes et les femmes .
<P>
En 1995 , le Conseil a dcrt , dans le cadre d ' une rsolution , que l ' galit des genres tait un fondement de la coopration au dveloppement .
La mme anne , la Confrence mondiale sur les femmes qui s ' est tenue  Pkin a adopt un programme d ' action en dix points afin de promouvoir l ' galit entre les hommes et les femmes .
Ce programme a t sign par tous les pays prsents .
<P>
Pourtant , la situation laisse encore beaucoup  dsirer , chose indniable dans le domaine de la coopration au dveloppement .
Dans ce domaine , il ne s ' agit pas uniquement de projets pour les femmes mais aussi - et surtout - de projets avec des femmes , de projets mis en ? uvre en concertation avec des femmes .
<P>
Lors de la priode de session prcdente , nous avons adopt le trs controvers rapport Izquierdo Rojo sur les femmes et le fondamentalisme .
Ce rapport a t approuv  l ' unanimit au sein de la commission des droits de la femme .
Le problme qui se pose dans ce domaine est clair pour tout le monde .
En outre , nous sommes d ' accord , dans une large mesure , sur les solutions bauches .
Trop souvent , la coopration au dveloppement demeure rserve aux seuls hommes .
<P>
Monsieur le Prsident , 70 pour cent du milliard et demi d ' tres humains vivant sous le seuil de pauvret sont des femmes .
Cela signifie qu ' elles manquent cruellement de moyens financiers mais , dans la pratique , cela va plus loin .
Cela concerne aussi , souvent , la privation des droits fondamentaux et des droits sociaux , tels que le droit  une alimentation dcente ,  de l ' eau potable ,  l ' ducation , aux soins de sant et au travail .
<P>
En outre , les gens qui vivent en dessous du seuil de pauvret n ' ont souvent qu ' un contrle et un accs restreint aux biens , aux ressources et aux services , et ne sont gure impliqus dans la prise de dcisions .
Il est intressant de noter qu ' il y a de plus en plus d ' indices donnant  penser qu ' il existe un lien entre pauvret et ingalit entre les sexes : des pays qui tmoignent d ' une grande ingalit entre hommes et femmes - comme la Sierra Leone , le Niger , le Burkina Faso ou le Mali - connaissent aussi la plus grande pauvret .
<P>
Dans les pays o l ' ingalit entre hommes et femmes est moins grande , la pauvret l ' est galement .
De plus , les projets de dveloppement - par exemple , dans le domaine des soins de sant , d ' alphabtisation ou d ' agriculture - paraissent plus fructueux lorsque les femmes y sont galement impliques .
Investir dans les jeunes filles semble entraner une rduction de la mortalit infantile et fminine , amne une plus grande scurit alimentaire et engendre une amlioration de la lutte contre la pauvret .
<P>
Ce n ' est ds lors pas pour rien que la politique de dveloppement se fonde sur le principe d ' un dveloppement humain et social durable , quitable et participatif .
Les droits de l ' homme , la dmocratie et l ' tat de droit y sont indissociablement lis et les femmes doivent donc tre impliques dans ce mcanisme .
<P>
Monsieur le Prsident , depuis que le Conseil a plac , il y a six ans , l ' intgration de l ' galit des genres  la base de la politique de coopration au dveloppement , il faut hlas constater que les choses n ' ont gure avanc .
C ' est pourquoi je me rjouis de cette communication de la Commission .
Le programme d ' action peut amener une impulsion supplmentaire  la mise en ? uvre de l ' galit des genres dans le cadre de la politique de coopration au dveloppement de l ' Union europenne .
<P>
Je peux me retrouver dans les trois lignes traces par la Commission ,  savoir l ' analyse et l ' intgration de la dimension de genre dans les domaines d ' action prioritaires de la politique de coopration au dveloppement de la Communaut , l ' intgration horizontale de la dimension de genre dans les projets et les programmes , et le renforcement des capacits internes de la Communaut europenne en matire de genre .
Ces points , et notamment le dernier , sont particulirement importants .
Car un changement de mentalit est galement ncessaire au sein des organes de l ' Union europenne .
Si le personnel charg de juger , de mettre en ? uvre et d ' valuer les programmes n ' y prte pas une attention suffisante , comment envisager la moindre amlioration ?
La formation de nos collaborateurs est tout aussi ncessaire que le soutien financier adquat de cette politique .
<P>
Je trouve ds lors dommage et dcevant que la Commission opte une nouvelle fois pour une approche conomique et dcrive les femmes comme un outil de croissance conomique .
J ' estime qu ' on nglige trop le fait que les femmes sont des tres humains qui , en tant que tels , ont droit  une certaine qualit de vie et doivent pouvoir prtendre  des droits civils , politiques et humains .
<P>
Le plan d ' action , qui doit durer cinq ans , doit transposer dans les faits les bonnes intentions de la Commission .
En effet , les bonnes intentions ne peuvent en rester  ce stade .
C ' est pourquoi ce plan exige aussi d ' tre dvelopp plus avant en un programme de travail spcifiant modalits oprationnelles , dlais , ressources financires et indicateurs .
<P>
Il est bon de prvoir une valuation  mi-parcours et j ' espre que la Commission y impliquera le Parlement europen en temps opportun .
Je souhaiterais aussi souligner l ' importance de la coopration avec les organisations non gouvernementales et d ' autres organisations concernes sur le plan international .
Celles-ci peuvent souvent avoir une signification majeure .
<P>
Enfin , Monsieur le Prsident , le rglement vient  chance en 2003 .
Ce rglement constitue la base juridique de la ligne budgtaire consacre  l ' intgration de la problmatique du genre dans la politique de coopration au dveloppement .
J ' invite , dans mon rapport ,  reconduire ce rglement afin que puisse se poursuivre le travail qui doit tre accompli  cet gard .
<SPEAKER ID=114 NAME="Avils Perea (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , voici le rapport annuel de l ' an 2000 que prsente la Commission pour analyser les progrs raliss en matire d ' galit entre les femmes et les hommes au sein de l ' Union europenne .
<P>
Nous constatons avec satisfaction que le taux d ' emploi des femmes a augment , mme si cette hausse est lgre . Nanmoins , les emplois des femmes sont gnralement des emplois  temps partiel , plus prcaires et dont les perspectives professionnelles sont plus faibles .
<P>
Nous n ' avons pas russi  ce que la femme peroive un salaire gal pour un travail gal .
Les diffrences sont encore trs importantes et , mme si nous avons fait quelques progrs dans la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale , nous ne sommes pas encore arrivs  ce qu ' il y ait une meilleure rpartition des tches au sein de la famille , ce qui permettrait  la femme de se consacrer de manire plus professionnelle  son travail .
<P>
Lorsque nous disons que la femme a besoin d ' aides , nous parlons des mres , des jeunes femmes avec de petits enfants et nous pensons que nous pourrions rsoudre ce problme par la cration de structures de garde d ' enfants .
Un autre phnomne trs courant est qu ' il y a au sein des familles des personnes ges , des personnes qui sont  la charge de ces mmes femmes , des personnes handicapes qui reprsentent un travail supplmentaire pour la matresse de maison , pour la femme .
En gnral , on ne tient pas compte du fait qu ' il faut galement des aides sociales , comme des centres de jour qui facilitent l ' intgration de la femme dans le milieu professionnel .
<P>
Nous pouvons constater que la femme ne participe pas assez  la socit de l ' avenir , autrement dit , aux nouvelles technologies ,  la socit de l ' information .
La participation des femmes dans ce secteur n ' est que de 20 % et nous tout au long de la vie , tant donn que l ' emploi de l ' avenir passe forcment par la socit des nouvelles technologies .
<P>
On constate une absence encore trs importante des femmes aux postes de direction , dans les entreprises , les associations , les partis politiques et les institutions publiques .
Nous demandons rgulirement une plus grande prsence des femmes , un plus grand quilibre entre hommes et femmes mais nous constatons qu ' il est difficile d ' arriver  ce que les femmes occupent des postes de prise de dcisions .
Nous demandons par consquent des mesures novatrices , des actions spcifiques qui visent prcisment  ce que la femme soit davantage reprsente dans tous les secteurs , dans le domaine professionnel , avec une meilleure rpartition des tches entre hommes et femmes et une plus grande conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale .
<P>
Nous devons veiller au respect de l ' objectif communautaire d ' galit entre les femmes et les hommes dans les programmes financs par des fonds europens , conformment au Trait , et nous devons encourager une plus grande prsence des femmes  des postes de prise de dcisions .
Ces objectifs seront galement pris en considration dans le processus d ' largissement de l ' Union europenne , veillant  ce que l ' acquis communautaire soit intgr aux lgislations nationales des pays candidats .
<P>
La violence domestique ainsi que la traite et l ' exploitation des femmes restent des problmes graves sur lesquels nous devons continuer  travailler afin d ' aider les victimes et dont nous devons radiquer , dans la mesure du possible , les causes structurelles que peuvent l ' tre la pauvret et la prcarit .
<P>
Comme nous pouvons le constater , il reste encore beaucoup  faire , les femmes sont encore peu prsentes aux postes de direction , elles sont encore peu reprsentes dans le domaine professionnel et , surtout , elles ne peroivent pas un salaire gal pour un travail gal .
<P>
Je pense par consquent que nous devons demander  la Commission et aux institutions d ' tre plus vigilantes afin que l ' objectif de l ' galit soit atteint le plus rapidement possible .
<SPEAKER ID=115 LANGUAGE="EL" NAME="Kratsa-Tsagaropoulou (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , nous dbattons ce soir de deux rapports importants .
L ' un a trait au dernier rapport de la Commission europenne sur l ' galit des chances entre les femmes et les hommes dans l ' Union europenne pour 2000 , question qui revt une importance primordiale pour la qualit de la dmocratie dans l ' Union , mais aussi pour la ralisation des objectifs de croissance que nous avons fixs  Lisbonne .
Le deuxime concerne le programme d ' action pour l ' intgration des questions d ' galit entre les deux sexes dans la coopration avec les pays tiers , thme d ' une porte particulire pour le dveloppement harmonieux dans le monde , dont nous avons tard  saisir l ' importance puisque presque six ans se sont couls depuis la premire fois que le Conseil a cit l ' intgration de la dimension de l ' galit comme principe de la politique de dveloppement de la Communaut et la publication du programme d ' action .
Faisant notre autocritique , il nous faut avouer que la situation des femmes en Afghanistan , qui est venue au premier plan , malheureusement , aprs l ' attaque terroriste du 11 septembre , nous a sensibiliss au statut tragique des droits des femmes dans diverses rgions du monde .
<P>
J ' en viens au premier rapport , qui concerne ce qui se passe chez nous . Mme Avils Perea a prcisment soulign - et je suis d ' accord avec elle - que le rapport prsente cette anne des amliorations par comparaison avec les annes prcdentes , qu ' il approfondit l ' valuation des politiques qui sont mises en ?
uvre en matire d ' galit . Je confirme  mon tour que la commission des droits de la femme se dclare peu satisfaite du suivi dficient , par la Commission europenne , de l ' application effective de la lgislation communautaire sur l ' galit de traitement entre les femmes et les hommes .
Il nous faudra identifier et mettre en ? uvre les modalits de suivi de ces politiques .
C ' est aussi d ' une grande importance pour les nouveaux tats que nous allons accueillir parmi nous .
En ce qui concerne les objectifs de Lisbonne , malgr l ' augmentation du taux d ' emploi , les tats membres devront promouvoir et renforcer leurs efforts et assigner des buts concrets  leurs programmes d ' action nationaux , pour avoir des politiques et des mthodes de suivi plus efficaces .
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Je conviendrai avec Mme le rapporteur que nous devons exprimer notre inquitude concernant la prcarit , le manque de qualit de l ' emploi , le manque de perspectives professionnelles des femmes en Europe , ainsi que le manque d ' infrastructures .
Il n ' y a pas seulement les crches , il y a aussi l ' assistance aux personnes ges et aux malades .
Dj , lors de la confrence sur les personnes handicapes qu ' a organise la prsidence espagnole , il a t soulign que les infrastructures revtent une grande importance pour assurer les soins aux personnes handicapes , leur dignit propre , mais aussi pour soulager les femmes de leurs responsabilits .
Je conviens avec le rapporteur que nous devons redoubler d ' efforts pour tablir des statistiques ventiles par sexe , ce qui nous permettra de rendre compte de la situation relle des femmes sur le march du travail et dans les autres domaines , mais aussi de mettre en ? uvre des politiques plus efficaces .
<SPEAKER ID=116 LANGUAGE="DE" NAME="Grner (PSE).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , je remercie chaleureusement aujourd ' hui Mme Martens et Mme Avils Perea pour leurs rapports sur le programme d ' action pour l ' intgration de l ' galit entre les femmes et les hommes dans la coopration au dveloppement et sur le rapport annuel 2000 .
Je pense qu ' il existe certains parallles  ce sujet , et notre groupe social-dmocrate reconnat avec satisfaction qu ' un nouveau pas en faveur de la mise en ? uvre de la plate-forme de Pkin - la Confrence mondiale sur la femme - vient d ' tre ralis .
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La stratgie-cadre en matire de " gender mainstreaming " est applique en consquence .
Nous sommes confronts  une analyse fondamentale du problme et constatons certaines volonts d ' action claires en faveur d ' une application rgionale et nationale .
Chez certains dcideurs est entre-temps apparue une prise de conscience de l ' aspect sexospcifique , et nous savons que le dveloppement durable doit d ' abord s ' appliquer auprs des femmes .
Mais nous savons galement que le dveloppement durable a un cot . Il est donc consternant de constater que la part du budget consacre  la coopration au dveloppement sexospcifique , qui s ' levait encore  5 millions d ' euros en 1998 , a t rabote de 60 % en 2001 .
Comment ds lors amorcer une volution des mentalits ?
Je me rappelle trs nettement que les tats membres s ' taient engags  consacrer 0,7 % de leur PIB  l ' aide au dveloppement .
Nous en sommes encore bien loin .
La crdibilit des soi-disant pays dvelopps est menace si nous n ' agissons pas rapidement !
<P>
J ' interroge galement la Commission : qu ' est-il advenu du guichet spcialis " Intgration de la dimension de genre " dans la coopration au dveloppement ?
Comment comptons-nous amliorer la sant gnsique et le planning familial et assurer l ' accs aux moyens de contraception , ainsi que la prvention  l ' gard du VIH-Sida , y compris dans les zones rurales , si nous ne revoyons pas sensiblement  la hausse nos dpenses budgtaires ?
<P>
Certes , les discussions politiques nous ont permis de dtabouiser certaines pratiques contraires  la dignit des femmes , telles que les mutilations gnitales , les fouettements en public , les lapidations , la violence et les abus sexuels , de dnoncer les problmes  l ' chelle internationale et de les combattre galement par la voie politique , mais ces avances doivent encore trouver une application concrte .
Nous avons besoin de rapports annuels consquents , tels que celui repris dans le rapport de Mme Avils Perea , afin de pouvoir analyser prcisment les donnes .
C ' est la raison pour laquelle mon groupe soutient les deux rapports .
Nous ne pouvons que nous ranger pleinement derrire ces derniers et encourager la Commission  mettre en ? uvre leurs nobles objectifs .
<SPEAKER ID=117 LANGUAGE="DA" NAME="Dybkjr (ELDR). -">
Monsieur le Prsident , les deux rapports que nous examinons aujourd ' hui sont trs diffrents , mais tant pour l ' un que pour l ' autre , si nous n ' enregistrons pas d ' extraordinaires modifications en ce qui concerne la situation des femmes dans les pays en dveloppement comme dans les pays occidentaux , y compris au sein de l ' Union europenne , nous pouvons mettre une croix sur le concept d ' galit des chances .
Les mthodes  utiliser sont videmment totalement diffrentes et je tiens  remercier les deux rapporteurs , parce que les deux rapports montrent prcisment la ncessit de recourir  des initiatives diffrentes .
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En ce qui concerne les pays en dveloppement , je voudrais surtout relever les points 10 , 11 , 12 et 14 du rapport , qui insistent notamment sur la ncessit d ' examiner davantage les traditions religieuses , culturelles et socio-conomiques ainsi que le rle que ces traditions jouent par rapport  la situation des femmes dans les pays en dveloppement .
C ' est bien de parler de " mainstreaming " , mais n ' oublions pas les programmes d ' action concrets .
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En ce qui concerne la situation des femmes au sein de l ' Union europenne , je trouve que le titre d ' un article paru aujourd ' hui dans " The Guardian " " Women can have it all - with a little bit of help " est trs pertinent .
L ' article repose sur une tude mene aux tats-Unis , qui montre que 42 % des femmes qui ont une trs bonne rmunration n ' ont pas d ' enfants .
Elles s ' y mettent tout simplement trop tard et elles vivent dans l ' illusion que les femmes peuvent tout avoir .
Ce n ' est pas vrai ; c ' est un leurre .
Elles ne peuvent en mme temps faire une carrire importante et avoir une vie familiale avec des enfants .
Le sous-titre est donc : " A female-friendly state can make a significant investment in the future " .
Nous devons , selon moi , admettre que l ' galit des chances est un leurre dans de nombreux pays occidentaux ; c ' est un leurre et cela le restera tant que les hommes ne se mettront pas  revendiquer galement de pouvoir tout avoir .
Ce sont les revendications masculines qu ' il faut dsormais mettre sur le tapis .
<SPEAKER ID=118 LANGUAGE="SV" NAME="Schrling (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais commencer par remercier et fliciter les deux rapporteurs pour leur trs bon travail .
On ne peut qu ' estimer bienvenu ce programme d ' action de la Commission qui vise  intgrer au travail de coopration en faveur du dveloppement men par notre communaut une perspective d ' galit entre les sexes .
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Dans le mme temps , je dois constater qu ' il est assez singulier et plutt frustrant qu ' il ait fallu six ans entre le moment o le Conseil a pris cette dcision et celui o la Commission a prsent son programme d ' action .
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Il est important ,  prsent , que les domaines prioritaires du programme soient galement mis en concordance avec les objectifs de la stratgie-cadre en matire d ' galit entre les femmes et les hommes , dans laquelle le thme du dveloppement est omniprsent .
Parmi ces objectifs , l ' galit financire , l ' galit en matire d ' emploi et de reprsentation politique sont des aspects importants .
Ce sont des objectifs qui servent au fond tout autant la dignit des hommes que celle des femmes , je dirais mme qu ' ils servent la dignit humaine en soi .
<P>
Pour que cela soit possible , mme dans les pays en voie de dveloppement , il nous faut un engagement prvoyant que les questions d ' galit des chances soient intgres  tous les programmes et documents futurs lis aux stratgies nationales , ainsi qu ' aux stratgies visant  faire reculer la pauvret .
Il est galement important que ces aspects constituent un critre obligatoire , qui conditionne le financement par le biais de tous les postes budgtaires que recouvre la politique de dveloppement , et non pas uniquement par le poste consacr  la lutte contre le VIH et le sida , cette dernire condition tant bien entendu , en soi , une bonne chose .
<P>
La Commission devra galement prsenter ds que possible une proposition concernant le programme d ' action , en en prcisant le mode de financement et les rgles d ' application , afin que ce programme puisse rapidement entrer dans la pratique .
D ' innombrables tudes ont montr que la dmocratie et le dveloppement ne pouvaient devenir ralit que si les femmes des pays en voie de dveloppement taient pleinement impliques dans le processus .
Je soutiens donc aussi la proposition , formule au point 26 , d ' organiser une assemble paritaire extraordinaire ACP-UE , consacre  l ' importante question de la mise en ? uvre des dispositions de Cotonou , qui s ' appliquent galement  ce domaine .
Le groupe auquel j ' appartiens soutiendra le rapport .
<SPEAKER ID=119 NAME="Fraisse (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , Madame la Commissaire , je voudrais d ' abord remercier Mme Martens et Mme Avils Perea , dont les rapports , je crois , produisent une unanimit entre nous qui est bien agrable .
Je voudrais aussi m ' associer  tout ce qui a t dit pour souligner quelques points prcis de ces rapports .
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Tout d ' abord , je trouve qu ' ils ont des points communs , et notamment quand ils montrent bien que la question de la pauvret , comme la question de la violence , sont des questions sexues dans le monde .
Nous avons trop l ' habitude , et je viens d ' entendre tant de discours sur la violence dans mon pays sans que personne , quiconque n ' ait signal que la violence ne s ' exerce pas de la mme faon de la part des hommes et de la part des femmes et sur les hommes et sur les femmes .
Donc , la sexuation de la pauvret et de la violence me paraissent des points importants .
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Je voudrais aussi dire que face  cette difficult - il y en a bien d ' autres - mais si je pense  celle-l , je crois que ce qui est en projet dans la future directive , Madame la Commissaire , celle qui se basera sur l ' article 13 et qui touchera toutes les questions qui ne sont pas celles de l ' emploi , la question de l ' individuation des droits sera centrale .
Qu ' est-ce que l ' individuation des droits ?
Ce sont des droits qu ' on donne , indpendamment du statut marital ,  une personne .
Il me semble que cela est notre avenir .
Et il est important de souligner que ces rapports y font allusion et que nous devons , je crois , nous battre sur ce point-l prcisment .
Nous devons aussi nous battre  l ' heure o , dans mon pays , un candidat aux lections prsidentielles rve de renvoyer les femmes  la maison - il l ' a dit , il l ' a crit .
Je crois que la question de ce qu ' on appelle souvent la conciliation - que , moi , je n ' aime pas appeler la conciliation - c ' est--dire l ' organisation , l ' articulation entre ce qu ' on fait  la maison et ce qu ' on fait avec les enfants dans la famille et ce qui se passe dans l ' espace public , que ce soit la vie politique ou la vie professionnelle , nous avons rellement besoin de l ' organiser .
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Cela est aussi un point sur lequel je crois que , quel que soit le pays dont on parle , il est important de mettre l ' accent .
Nous voil peut-tre simplement  penser  l ' avenir avec l ' individuation des droits et l ' articulation de la vie professionnelle et de la vie publique ; et puis aussi rflchir  cette directive .
Bien sr , j ' attends rapidement les propositions de la Commission ; et puis penser  l ' largissement .
Nous souhaitons la transposition de l ' acquis communautaire .
Nous souhaitons cet acquis de transposition .
Nous savons que c ' est trs difficile .
Nous partons bientt  quelques-unes dans les pays baltes et nous savons que ce sera difficile .
<SPEAKER ID=120 LANGUAGE="EL" NAME="Karamanou (PSE).">
Monsieur le Prsident , nous dbattons aujourd ' hui de deux rapports trs importants sur les droits des femmes .
Voici quelques jours , l ' on m ' a demand si je croyais vraiment qu ' il y avait des violations des droits des femmes en Europe .
Il ne m ' a certes pas fallu rflchir longtemps pour rpondre que , par comparaison avec d ' autres rgions de la plante , l ' Europe constitue effectivement un paradis pour les droits des femmes .
Il est indniable que de trs grands progrs ont t accomplis ces dernires annes , tels qu ' ils sont aussi inventoris dans les rapports annuels de la Commission europenne .
Malgr tout , de graves problmes subsistent galement dans l ' Europe dmocratique , comme la violence exerce contre les femmes sous ses diverses formes , la violence domestique , la violence sexuelle , la violence sur le lieu de travail .
Et il est  l ' honneur de la prsidence espagnole , j ' insiste une nouvelle fois l-dessus , d ' avoir inscrit ces questions parmi ses priorits et de les avoir mises en exergue .
<P>
Le fait qu ' environ 500 000 femmes sont vendues et achetes , chaque anne , dans l ' Union europenne , constitue  coup sr une violation flagrante de droits fondamentaux , alors que l ' Union europenne n ' a pas t particulirement sensibilise , et surtout n ' a pas pris de mesures concrtes pour lutter contre ce phnomne .
Le fait que , rien qu ' au Royaume-Uni , 3 000 femmes subissent des mutilations gnitales chaque anne , pour la gloire de traditions culturelles qu ' apportent dans leurs bagages les immigrants provenant de rgimes fondamentalistes et antidmocratiques , constitue galement une violation de droits fondamentaux , tout comme le rcent crime d ' honneur perptr en Sude .
<P>
Le fait que le march du travail en Europe reste scind en fonction du sexe , que les salaires des femmes sont infrieurs  ceux des hommes , que 25 % seulement des entreprises appartiennent  des femmes et que les femmes occupent les chelons les plus bas de la hirarchie et sont absentes des postes administratifs de responsabilit et de prise de dcision , est l ' indice de violations et de discriminations  l ' encontre des femmes .
De plus , la qualit , ide au c ? ur des lignes directrices de la stratgie europenne pour l ' emploi , devra tre aussi l ' objectif de l ' emploi fminin , de mme que le renforcement des mesures visant  concilier vie professionnelle et vie familiale et l ' individualisation des droits , comme l ' a trs justement soutenu notre collgue Mme Fraisse .
<SPEAKER ID=121 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Bos (ELDR).">
Monsieur le Prsident , le traitement rserv aux femmes dans nombre de pays en dveloppement demeure choquant .
Elles doivent souvent se charger du travail pnible , mettre au monde et lever de nombreux enfants et n ' en tirer qu ' un salaire de misre .
<P>
Elles n ' ont pas accs  l ' ducation - ou alors , un accs limit .
Les femmes souffrent fortement de la violence conjugale .
La plupart du temps , les soins de sant reproductive laissent largement  dsirer .
Et , en politique , la femme ne peut faire entendre sa voix .
<P>
Il faut mettre un terme aux usages culturels , religieux et socio-conomiques qui sont en contradiction flagrante avec les principes de traitement humain et gal des femmes .
Se battre pour cela n ' est pas une forme de nocolonialisme , mais une condition sine qua non d ' un dveloppement vritable .
<P>
C ' est pourquoi la lutte contre les ingalits structurelles doit occuper une place de choix dans l ' ensemble de la politique europenne en matire de dveloppement .
Il est tout  fait dommage que je sois ce soir le seul homme  prendre la parole .
Nous autres , les hommes , ne pouvons abandonner cette lutte aux seules femmes .
L ' injustice de cette situation est trop criante .
<SPEAKER ID=122 LANGUAGE="SV" NAME="Eriksson (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , j ' ai t frappe par les similitudes entre ces deux rapports .
<P>
 l ' instant , M. Van den Bos disait que les femmes des pays en voie de dveloppement avaient , pour plusieurs raisons , des conditions de vie effroyables .
Je me suis alors souvenue que dans le rapport Martens , on lit que les femmes des pays en voie de dveloppement sont frquemment victimes de discrimination en ce qui concerne l ' alimentation , l ' accs aux soins , la scolarisation , la formation des adultes , la prise de dcision , la participation aux programmes rgionaux et aux activits conomiques , ainsi que le droit de proprit .
<P>
Il en va exactement de mme dans les tats membres de l ' UE .
Peut-tre pas tout  fait au mme point , mais comme nous le disons en Sude : " il y a des degrs dans l ' enfer " .
<P>
Le rapport montre galement que le fait de remdier aux ingalits et de renforcer le rle et les droits des femmes est dterminant pour la justice sociale et le dveloppement .
Ce qui vaut aussi bien pour les pays en voie de dveloppement que pour l ' Union europenne et ses tats membres .
<SPEAKER ID=123 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti (PSE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais moi aussi remercier les deux rapporteurs pour leur contribution  ce document .
Je voudrais toutefois m ' attarder en particulier sur le rapport Avils parce que je crois que le rapport annuel , comme on l ' a dj dit , constitue vraiment un instrument essentiel pour nous permettre  tous de suivre , d ' valuer et de contrler les initiatives entreprises par l ' Union et les tats membres , ainsi que la cohrence de celles-ci avec la lgislation et la stratgie dfinie au niveau communautaire .
<P>
Bien que relevant quelques progrs , le rapport 2000 - comme l ' ont dit nos deux collgues - nous brosse toutefois le portrait d ' une Europe encore fort problmatique pour la vie des femmes et sur de nombreux aspects loigne de l ' objectif de l ' galit des chances : un taux de chmage fminin plus lev que celui des hommes , un taux d ' activit encore loin de l ' objectif fix  Lisbonne , un march du travail encore sgrgu , une sous-reprsentation persistante et pesante au niveau des postes  responsabilit et , surtout , une diffrence de rmunration franchement scandaleuse pour l ' Europe du troisime millnaire .
<P>
La stratgie-cadre communautaire en matire d ' galit des chances , le principe d ' intgration de la dimension d ' galit des chances , toute la politique de l ' Union dans ce domaine vont dans la bonne direction .
En particulier , je crois que les lignes directrices pour l ' emploi de 2002 , la modification de la directive sur l ' accs  l ' emploi et  la formation conclue avec succs par la conciliation de la semaine dernire , la directive sur l ' galit des sexes au sens de l ' article 13 , dans le cadre de laquelle je crois , comme Mme Fraisse , que nous devrons insister trs fort sur l ' individualisation des droits - directive que la Commission prsentera sous peu - , les programmes contre la violence  l ' encontre les femmes et contre la traite constituent de nouveaux piliers importants de la stratgie globale .
Il faut cependant faire plus .
S ' agissant du foss des rmunrations entre hommes et femmes , de la sous-reprsentation dans les postes  responsabilit , de l ' quilibre de la reprsentation dans les positions dirigeantes , il faut mettre tous les acteurs - partenaires sociaux , organisations politiques , institutions , tats membres - face  leurs responsabilits et peut-tre prvoir des instruments plus convaincants et stimulants que ceux utiliss jusqu ' ici .
<SPEAKER ID=124 LANGUAGE="DE" NAME="Junker (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , je ne tiens pas  m ' attarder sur les nombreux exemples de discriminations dont sont victimes les femmes dans les pays en dveloppement ou dans d ' autres pays .
Je pense que le problme est suffisamment connu .
La Commission - tout comme le Parlement : les rapporteurs l ' ont encore dmontr - prne le principe de " gender mainstreaming " .
Mais lorsque je constate les ressources engages  cet effet , je me demande comment nous parviendrons  le mettre en ? uvre .
Le " gender mainstreaming " est un processus descendant , qui prsuppose la mise en ? uvre de la ncessaire sensibilisation , des indispensables mesures d ' ducation au sein des organisations et des autorits concernes ; en l ' occurrence , de la Commission .
Or , nous savons que le personnel fait cruellement dfaut dans ce domaine .
Si , entre-temps , aucune volution significative n ' est enregistre , nous ne disposerons que d ' une unique experte sudoise pour traiter de l ' ensemble de la question des femmes et de la coopration au dveloppement .
Il s ' agit d ' une aberration que nous dplorons depuis des annes , et nous n ' avons malheureusement pu constater aucune amlioration en la matire .
<P>
Nous rptons inlassablement que la clef du dveloppement est entre les mains des femmes . Mais nous ne disposons d ' absolument aucun moyen de concrtisation , ne ft-ce que partielle .
Madame la Commissaire , veuillez prendre connaissance de la profonde dception de ceux qui , prcisment , sont chargs de la coopration au dveloppement , qui se plaignent du fait que nous envisageons par crit de nombreuses actions - il existe effectivement un programme en la matire - mais que nous sommes bien loin de pouvoir concrtiser nos engagements de manire satisfaisante .
Les choses doivent radicalement changer .
Il en va galement de l ' intrt de l ' Europe : si nous soutenons la responsabilisation des femmes dans les pays en dveloppement , nous accomplirons galement une partie de l ' mancipation dans le domaine europen , et nous attnuerons de la sorte une partie des problmes auxquels nous sommes confronts aujourd ' hui .
Si nous n ' accomplissons pas la responsabilisation des femmes , si nous ne leur donnons pas les instruments du dveloppement , nous pouvons tout simplement dire adieu  ce dernier !
<SPEAKER ID=125 LANGUAGE="DE" NAME="Schreyer">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , Mme Diamantopoulou tant en route pour le sommet du G8 , je reprends aujourd ' hui la discussion en son nom .
Je le fais volontiers , car la politique d ' galit fait partie des principaux piliers de la politique europenne .
Je me pencherai tout d ' abord sur le rapport de Mme Avils Perea .
<P>
Le rapport annuel sur l ' galit des chances entre les femmes et les hommes dans l ' Union europenne est , depuis sa premire parution en 1996 , pour ainsi dire le chef de file de nos publications dans le domaine de l ' galit des chances .
Ce rapport informe le public sur les progrs accomplis en matire d ' galit , et , naturellement , il reprsente paralllement un instrument de contrle de la stratgie de la Commission visant  intgrer la dimension sexospcifique dans toutes les politiques de l ' Union et dans tous ses programmes .
<P>
Je me rjouis de pouvoir constater que la prsente rsolution du Parlement considre notre rapport de cette anne comme un progrs qualitatif et qu ' elle le qualifie d ' valuation critique et systmatique des initiatives nationales et communautaires .
Elle renferme en outre des commentaires et des propositions trs constructives qui s ' avreront extrmement prcieuses pour la rdaction du prochain rapport sur l ' galit des chances .
Je tiens  remercier du fond du c ? ur le rapporteur , Mme Avils Perea .
<P>
Votre appel  une amlioration et  une actualisation des statistiques sur l ' galit des chances , en ce compris de l ' indice relatif  l ' galit entre les sexes , a bien t entendu par la Commission .
Je peux d ' ores et dj vous annoncer que le rapport annuel 2001 comprendra une annexe statistique de ce type .
En outre , les spcialistes de l ' galit des chances se penchent dj sur le dveloppement d ' un indice en la matire , qui pourra dj , je l ' espre , faire son entre dans le prochain rapport annuel .
<P>
Un autre aspect central est la reprsentation quilibre entre hommes et femmes dans les processus dcisionnels .
Inutile de rappeler que les femmes continuent d ' tre sous-reprsentes dans des secteurs essentiels . Un coup d ' ?
il  la composition de la Convention suffit pour constater qu '  nouveau , la reprsentation adquate des femmes est encore loin de constituer une vidence .
Je souhaite nanmoins souligner que , via le groupe des commissaires pour l ' galit des chances , la Commission a franchi une tape tendant  faire des questions lies  l ' galit des chances un thme prioritaire .
L ' galit entre les sexes est - du point de vue de la Commission galement - une condition indispensable au bon fonctionnement de la dmocratie .
<P>
Trois autres thmes sont abords dans la rsolution du Parlement : la politique en matire d ' galit des chances du point de vue des fonds structurels , la situation dans les pays candidats et les diverses formes de violence dont sont victimes les femmes .
En ce qui concerne le premier de ces points , la Commission envisage de publier cette anne une communication sur le " gender mainstreaming " dans les fonds structurels , qui aborderait les contributions et les conclusions de la troisime confrence sur le " gender mainstreaming " dans le cadre des fonds structurels .
La confrence , qui se tiendra les 14 et 15 juin prochains en Espagne , est organise par la prsidence espagnole en troite collaboration et avec le soutien financier de la Commission .
<P>

Concernant le deuxime point : dans les pays candidats , des volutions positives se sont dessines l ' anne dernire en matire d ' galit des chances . Toutefois , toutes les conditions ncessaires n ' ont pas encore t remplies .
Non seulement la Commission continuera d ' examiner de trs prs la mise en ? uvre de ce pan de l ' acquis communautaire , mais elle a aussi clairement signifi que , en matire d ' galit des chances , il ne pouvait y avoir et il n ' y aura pas de dlai de transposition pour les directives et la lgislation correspondantes .
Le prsident de la Commission et mon collgue Verheugen ont clairement insist sur ce point lors de leurs diffrents dplacements dans les pays candidats , et j ' aborde systmatiquement cet aspect dans mes entretiens .
<P>
Enfin , pour ce qui est du troisime thme , le sujet minemment complexe de la violence  l ' encontre des femmes , en ce compris les violences conjugales et le problme de la traite des femmes  des fins d ' exploitation sexuelle , il convient plus que dans tout autre domaine de sensibiliser l ' opinion publique et de procder  des changes d ' informations concernant les mesures innovantes .
Le rapport annuel devrait galement apporter une contribution dans ce sens , et le programme d ' action comprend des moyens financiers pour des mesures de sensibilisation .
<P>
Le " gender mainstreaming " est tout  fait d ' actualit , non seulement pour la politique interne de la Communaut , mais aussi pour la coopration au dveloppement . Cet lment a t soulign dans vos contributions .
Le programme d ' action de la Commission pour l ' intgration de l ' galit entre les femmes et les hommes dans la coopration au dveloppement de la Communaut devrait encourager l ' application de cet engagement politique .
Aujourd ' hui , avec le rapport de Mme Martens , le Parlement prend position par rapport  cette communication , et je tiens  fliciter le rapporteur , Mme Martens , ainsi que le rapporteur pour avis de la commission du dveloppement et de la coopration pour leur rapport extrmement constructif et dtaill .
La Commission est ici encourage  poursuivre la concrtisation du programme d ' action et  prsenter une proposition concrte assortie d ' un programme de travail dtaill contenant des indicateurs qualitatifs et quantitatifs .
Je peux vous assurer que nous travaillons de manire cible , avec les ressources  notre disposition , pour intgrer ce calendrier ambitieux dans notre programme d ' action .
Nous allons former en consquence nos collaborateurs ainsi que nos interlocuteurs des pays partenaires retenus et claircir les rles et les comptences de chacun au sein de la Commission .
<P>
Nous allons amliorer les analyses dans le cadre de la procdure de planification pour les diffrents programmes , remanier les lignes directrices sectorielles et politiques et tablir des indicateurs .
Nous nous sommes engags  produire des rapports sur les progrs et  dposer des valuations  mi-parcours et en fin de parcours . Les rsultats de l ' valuation des mesures communautaires dans le domaine de l ' galit entre les sexes pour la priode 1995-2001 seront disponibles  la fin de cette anne .
Sur leur base sera labore une proposition en faveur d ' un nouveau rglement , qui entrera en vigueur lors de l ' expiration du rglement actuel .
<P>
Un thme rcurrent de notre programme d ' action concerne l ' galit entre les sexes dans les six principaux domaines de la coopration au dveloppement de la Communaut europenne .
Cela signifie que tout service li  la coopration au dveloppement devra intgrer la question de l ' galit dans sa gestion quotidienne .
Pendant les neuf mois ayant suivi l ' adoption du programme d ' action par la Commission , diffrentes mesures permettant une mise en ? uvre effective du programme ont t adoptes .
La plupart de ces mesures concernent des points qui ont t abords dans votre rapport . Vous proposez ainsi de consacrer une partie du budget administratif  la formation obligatoire du personnel dans des questions lies  la thmatique de l ' galit des chances .
Je peux vous annoncer que ces mesures de formation sont dj entres en vigueur , notamment dans les directions gnrales de l ' emploi et du dveloppement et dans les quipes MEDA en charge de la politique trangre .
<P>
Dans le point 13 , vous demandez que l ' analyse selon le genre fasse partie des documents de stratgie par pays et de tous les futurs documents de stratgie de rduction de la pauvret .
Je suis en mesure de vous annoncer qu ' une bonne partie des documents de stratgie par pays sont dj examins du point de vue de l ' analyse selon le genre . Les rsultats seront intgrs dans la procdure de planification et dans l ' amlioration des fils directeurs et des dossiers de formation pour le personnel .
<P>
Dans le point 16 , vous demandez qu ' une valuation des budgets publics sous l ' angle de l ' impact sur le genre soit entreprise .
Il s ' agit ,  mes yeux galement , d ' un aspect important .
Je me permets de souligner que , l aussi , diffrentes mesures sont d ' ores et dj appliques .
J ' espre pouvoir vous prsenter de nouvelles informations et de nouveaux rapports l ' anne prochaine , lors de la journe internationale de la femme .
<P>
Pour ce qui est du point 8 , je me rjouis de pouvoir vous informer que la Commission a entrepris en mars la publication d ' une communication sur la sant et la lutte contre la pauvret dans les pays en dveloppement , dont un des points centraux porte sur un meilleur accs des femmes aux soins de sant lmentaires , ce qui englobe galement une amlioration dans le domaine de la sant gnsique .
En outre , la Commission apporte dj une contribution importante au Fonds mondial pour la sant , ce que je tiens  mentionner ici .
<P>
L ' galit entre les sexes , l ' application concrte de l ' galit des chances entre les femmes et les hommes reste sans conteste l ' un des principaux dfis  venir pour les diffrents niveaux de dcision politique .
Il est donc particulirement important et en mme temps trs positif de souligner que le Parlement , les tats membres et la Commission agissent ici de concert et sont soutenus - je tiens galement  le souligner - par une srie d ' organisations reprsentant la socit civile .
Je souhaite ici mentionner encore une fois la contribution apporte par le mouvement d ' mancipation des femmes dans l ' ancrage de la notion d ' galit des chances au sein de notre socit .
<P>
J ' ai quelque peu dpass mon temps de parole , mais j ' estime que ce sujet , mme s ' il est trait  un moment si tardif de la soire , ncessite beaucoup de vigilance , de temps et d ' nergie , afin que nous puissions enregistrer une avance dans ce domaine .
<SPEAKER ID=126 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire .
<P>
La discussion commune est close .
<P>
Le vote aura lieu demain  11 heures .
<SPEAKER ID=128 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0111 / 2002 ) de Mme Jensen , sur le projet commun , approuv par le comit de conciliation , de dcision du Parlement europen et du Conseil concernant les mesures d ' incitation communautaires dans le domaine de l ' emploi ( PE-CONS 3609 / 2002 - C5-0097 / 2002 - 2000 / 0195 ( COD ) ) .
<SPEAKER ID=129 NAME="Jensen (ELDR)">
Madame la Commissaire , je connais vos comptences et vos qualits en tant que commissaire charge du budget .
Nous parlons aujourd ' hui d ' autre chose ,  savoir de la politique de l ' emploi .
Pas plus tard qu ' hier , une municipalit danoise m ' a envoy le message suivant : " Ne pourriez-vous pas faire en sorte que les tats membres apprennent quelque chose de l ' Union europenne ?
" " Ne pourriez-vous pas faire en sorte qu ' ils comprennent que c ' est  l ' chelon local , en partenariat avec les services sociaux et les entreprises prives , qu ' on parvient le mieux  lutter contre le chmage , en particulier contre le fardeau que reprsentent les chmeurs partiels , les chmeurs de longue dure et les personnes les plus faibles ?
" .
Cette demande m ' a vritablement rjouie .
J ' ai t ravie , parce que le Parlement est parvenu  raliser du bon travail par le biais de cette directive sur la politique de l ' emploi au sein de l ' UE .
Nous avons fait ce qu ' il fallait faire .
Nous souhaitons davantage de transparence autour de la politique de l ' emploi , une participation plus active des partenaires sociaux et des autorits locales .
Nous souhaitions disposer de meilleurs moyens permettant aux citoyens de mieux comprendre cette politique , car ce sont , en fin de compte , les citoyens , les lecteurs qui sont amens  apprcier si leur gouvernement national mne une politique de l ' emploi satisfaisante .
Nous souhaitions promouvoir la politique de l ' emploi  l ' chelon local et rgional en fournissant davantage d ' informations sur les projets locaux en matire d ' emploi , en changeant des expriences en matire de bonnes pratiques et en exigeant de la part des tats que , dans leurs plans nationaux d ' action , ils fassent tat de la manire dont les autorits locales peuvent tre impliques dan la politique de l ' emploi .
Et nous sommes parvenus  trouver un compromis qui rpond aux exigences mises par l ' Assemble sur ces points importants .
<P>
Je tiens ,  ce propos ,  remercier mes collgues de l ' Assemble pour l ' esprit de solidarit et la persvrance dont ils ont fait preuve durant l ' ensemble du processus .
Nous avions , par exemple , prsent des propositions que le Parlement prsenta par la suite ; ce fut donc un bon travail prparatoire .
Je tiens galement  remercier le Conseil et la Commission pour les efforts dploys et pour leur esprit de conciliation , qui ont permis d ' obtenir un bon rsultat .
L ' Assemble a tout fait pour assurer une cohsion entre la stratgie dploye en matire d ' emploi et les efforts raliss par l ' Union europenne par l ' intermdiaire des programmes manant du Fonds social .
C ' est pourquoi nous sommes galement ravis de la dclaration que la Commission a jointe  l ' accord relatif aux mesures d ' incitation .
Dans cette dclaration , la Commission s ' engage  garantir cette cohsion et  compltement informer le Parlement et le Conseil des priorits retenues au titre de l ' article 6 du Fonds social europen et principalement des actions locales qui se verront attribuer des montants considrables au cours de ces deux prochaines annes .
Nous n ' oublierons pas cet engagement .
<P>
Je souhaiterais galement faire une brve remarque sur le budget allou  la politique de l ' emploi .
L ' Assemble avait propos l ' octroi d ' un montant suprieur  celui de 55 millions d ' euros propos par la Commission ; nous souhaitions que la Commission fasse un effort supplmentaire et il tait donc normal de demander un montant suprieur .
La Commission nous a , depuis , donn l ' assurance que la politique de l ' information pouvait tre amliore dans le cadre des 55 millions d ' euros et nous lui faisons confiance .
Cela semble raliste vu que le cadre budgtaire n ' a pas encore t totalement utilis .
Une partie du budget devra tre consacre  l ' valuation de la politique europenne de l ' emploi .
Nous avons souhait que cette valuation examine galement la mthodologie utilise .
La mthode dite de coordination ouverte progresse dans de nombreux domaines ces dernires annes et il serait tonnant que de bonnes comme de mauvaises expriences manant de la politique de l ' emploi ne puissent imprimer de leur sceau la coordination ouverte dans d ' autres domaines .
La politique de l ' emploi existe maintenant depuis prs de 5 ans et un grand nombre d ' expriences ont pu tre recueillies pendant ce laps de temps .
<P>
J ' estime , de manire gnrale , que nous avons obtenu un bon rsultat et il revient dsormais  la Commission et aux tats membres de remplir ce nouveau cadre , mais il faut avant tout que les citoyens , les partenaires sociaux et les autorits locales et rgionales utilisent cet instrument lgislatif pour dvelopper les changes mutuels ainsi que l ' esprit d ' mulation en vue de prendre davantage pied au sein du march de l ' emploi .
Ils disposent dsormais d ' un instrument leur permettant de participer aux autres objectifs majeurs de la politique de l ' emploi de l ' UE ,  savoir rduire l ' ampleur du phnomne d ' exclusion du march de l ' emploi , garantir la flexibilit et la comptitivit ainsi qu ' amliorer les possibilits d ' associer vie professionnelle et vie familiale .
J ' espre que toutes les parties concernes auront  c ? ur de relever ce dfi avec srieux .
<SPEAKER ID=130 LANGUAGE="ES" NAME="Prez lvarez (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , Mesdames et Messieurs , Madame le Rapporteur , mes premires paroles sont forcment des paroles de remerciement au rapporteur pour le bon travail qu ' elle a ralis , pour les efforts qu ' elle a consentis afin d ' arriver l o nous en sommes aujourd ' hui .
<P>
Dans les procs-verbaux du Conseil europen de Turin , on peut lire que si l ' Europe avance uniquement dans le domaine conomique et montaire , son succs ne sera pas garanti - je cite videmment de mmoire - car elle oublierait le plus important : les Europens .
Pour impliquer les Europens dans le processus de construction de l ' Europe , l ' Union doit se soucier de ce qui inquite ses citoyens .
Un exemple de cette inquitude a t l ' introduction du Titre VIII du Trait , relatif  l ' emploi ,  partir d ' Amsterdam , comme une rfrence importante  Luxembourg , comme l ' a galement t le Conseil europen de Lisbonne de 2000 , qui tablit comme nouvel objectif stratgique de l ' Union europenne le fait de devenir l ' conomie de la connaissance la plus comptitive et la plus dynamique du monde , capable d ' une croissance conomique durable , accompagne d ' une amlioration quantitative et qualitative de l ' emploi et d ' une plus grande cohsion sociale ; cette stratgie devant permettre de rtablir les conditions propices au plein emploi .
Cet objectif a t rcemment rappel lors du Sommet de Barcelone .
<P>
Je pense pour toutes ces raisons que cette dcision du Parlement et du Conseil europen , concernant les mesures d ' incitation communautaires dans le domaine de l ' emploi , vise  renforcer la coopration entre tats membres dans le domaine de l ' analyse et de la recherche en matire d ' emploi et de la mise en pratique de ces rsultats sur le march de l ' emploi .
Elle cherche galement  coordonner les politiques de l ' emploi dans le cadre de l ' objectif gnral de Lisbonne et de Barcelone et  appliquer une politique d ' information et de transparence pour rpondre  la volont des citoyens europens d ' tre tenus informs de tout ce qui touche  la stratgie europenne pour l ' emploi , dans laquelle ils ont plac de grands espoirs .
Elle cherche galement  soutenir l ' effort des tats membres dans l ' valuation de leurs plans d ' action ,  changer des expriences et des bonnes pratiques ,  raliser un suivi de la stratgie pour l ' emploi , en particulier par le biais de l ' observatoire europen de l ' emploi ,  impliquer davantage les diffrents acteurs , depuis les autorits jusqu ' aux demandeurs d ' emploi ,  rationaliser et  garantir la cohrence et  viter la multiplication des actions et , bien sr , des dpenses .
<P>
Je pense par consquent qu ' il s ' agit d ' une dcision importante pleine de bonnes ides et de bonnes intentions qui ont pour objectif de rationaliser et d ' optimaliser la stratgie europenne pour l ' emploi et qui va supposer un pas en avant dans le processus de construction d ' une Europe pour les Europens .
<SPEAKER ID=131 LANGUAGE="DA" NAME="Thorning-Schmidt (PSE). -">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de remercier chaleureusement le rapporteur pour la qualit de son travail .
Au nom du groupe PSE , je voudrais vous faire part de notre vive satisfaction par rapport au compromis qui a t conclu .
La collaboration en vue d ' accrotre l ' emploi en Europe reprsente un point prioritaire , tant pour notre groupe que pour l ' Assemble en gnral .
Le taux de chmage est malheureusement trop lev en Europe , mais nous savons par exprience qu ' une politique de l ' emploi coordonne gnre beaucoup plus de postes de travail que ne peuvent le faire les diffrents tats en poursuivant leur propre politique sans s ' inquiter de ce qui se passe dans les pays voisins .
Les mesures d ' incitation  propos desquelles un compromis a t trouv permettront prcisment de soutenir et de renforcer la collaboration en matire d ' emploi au sein de l ' UE .
Cela doit se faire par le biais d ' analyses , de statistiques , de rapports , d ' actions d ' information , d ' valuation , etc .
Le compromis final renferme , selon moi , de nombreux points positifs .
Il est important que la politique de l ' emploi ne s ' labore pas seulement dans des bureaux et derrire les portes plus ou moins closes du Conseil .
Les gens doivent savoir quelle est la mthode que nous utilisons mme si elle porte un nom aussi difficile  comprendre que " mthode de coordination ouverte " et nous devons leur expliquer ce que nous faisons dans le cadre de la politique de l ' emploi .
<P>
Et il y a un point encore plus important : c ' est la ncessit d ' impliquer galement les autorits locales qui doivent participer  la ralisation de ces choses .
C ' est pourquoi je suis ravie de constater que nous avons russi  donner  la dimension locale une place encore plus importante dans la politique de l ' emploi .
Je me rjouis donc de savoir que la Commission et le Conseil sont arrivs  la conclusion que ce sont prcisment les autorits locales et rgionales qui ont un rle important  jouer dans la politique de l ' emploi .
Il en va de mme pour les partenaires sociaux et les organisations bnvoles .
Le partenariat - voil ce qu ' il faut dvelopper dans ce secteur .
Les actions visant  fournir du travail aux gens doivent tre menes  l ' chelon local ; c ' est la raison pour laquelle les acteurs locaux doivent tre impliqus dans la politique de l ' emploi .
Pour cela , une aide cible est ncessaire en faveur des actions locales .
<P>
Une des manires permettant d ' amliorer la politique de l ' emploi consiste  diffuser  toutes les personnes qui essayent concrtement de fournir de l ' emploi aux gens les expriences positives dj rencontres dans la politique de l ' emploi .
Il faut donc des moyens suffisants pour permettre  chacun de bien connatre les mthodes et les expriences des autres ; nous devons galement ? uvrer en ce sens .
Nous devons par consquent disposer d ' une valuation dtaille des rsultats et des mthodes de la politique de l ' emploi .
Ce n ' est que sur la base d ' une telle valuation que nous pourrons encore accrotre notre efficacit . Je suis par consquent ravie de savoir qu ' un accord a t obtenu en vue d ' largir le cadre budgtaire - modestement , c ' est vrai - mais quand mme  raison de 55 millions d ' euros au lieu de la somme initiale de 50 millions d ' euros .
Il s ' agit l d ' un point positif , car nous avons prcisment atteint une phase o nous devons montrer et prouver concrtement  nos citoyens l ' efficacit de la politique de l ' emploi ainsi que les possibilits concrtes qu ' offre la mthode de coordination ouverte .
Je voudrais , pour terminer , remercier tous les rapporteurs , principalement pour la bonne collaboration qui a pu s ' tablir entre nous , et souhaiter bonne chance  la Commission pour la ralisation de cette tche .
<SPEAKER ID=132 LANGUAGE="SV" NAME="Schmid, Herman (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , je remercie Mmes Jensen et Thorning-Schmidt pour le travail qu ' elles ont fourni en rdigeant ces rapports .
<P>
En ce qui concerne le rapport Thorning-Schmidt , la procdure de conciliation a donn lieu  une rude bataille .
Il est un point sur lequel notre groupe considre que le rsultat obtenu n ' est pas satisfaisant ,  savoir la valeur seuil des vibrations transmises  l ' ensemble du corps , qui est  notre avis trop leve .
Cette valeur est mme suprieure  la norme industrielle internationale , et dpasse de beaucoup le niveau fix  l ' origine par la Commission .
Je sais que Mme Thorning-Schmidt est d ' accord avec nous sur ce point .
<P>
Quant au rapport Jensen , je voudrais dire qu ' il est extrmement important que la Commission et la stratgie europenne pour l ' emploi commencent  tenir compte des niveaux d ' action locaux .
Cette stratgie , telle que nous l ' avons connue jusqu ' ici , s ' est souvent arrte dans les bureaux gouvernementaux , sans tre mis en application dans le monde du travail au sein des tats membres .
Il y a aujourd ' hui un intrt croissant pour cette dmarche , et il est extrmement important que l ' on consacre des fonds  l ' activit d ' information au niveau local .
J ' ai suivi le travail de Mme Jensen , et j ' ai constat qu ' elle s ' tait battue avec nergie , selon la ligne d ' action pour laquelle j ' ai opt moi-mme .
Je prsenterai plus tard , au cours de cette anne , un rapport qui fera avancer ce travail dans le mme sens .
<P>
Il est particulirement important d ' affecter des fonds  l ' information , dans la mesure o l ' activit locale est mconnue et o il n ' existe , de la part des autorits centrales , ni volont , ni garantie en ce qui concerne la diffusion de l ' information manant de Bruxelles .
J ' aurais souhait que les crdits affects  ce poste soient encore plus importants , mais j ' espre pouvoir avoir l ' occasion d ' y revenir ultrieurement .
<SPEAKER ID=133 LANGUAGE="EL" NAME="Kratsa-Tsagaropoulou (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , c ' est avec une grande satisfaction que nous accueillons l ' accord final entre le Parlement et le Conseil sur les mesures d ' incitation dans le domaine de l ' emploi . Nous pensons qu ' il constitue un outil indispensable pour atteindre les objectifs de croissance fixs  Lisbonne .
Aujourd ' hui , nous constatons tous avec regret la lenteur des pas accomplis vers cet objectif .
Les stratgies pour l ' emploi de nombreux pays sont inefficaces , avec pour consquence un chmage permanent et les problmes sociaux qu ' il implique .
Il y a donc ncessit absolue d ' un renforcement de la coopration des politiques nationales , d ' une coordination des efforts , d ' un change de bonnes pratiques , d ' une recherche , d ' un suivi et d ' une analyse du march et de ses besoins .
<P>
Le projet approuv constitue un bon cadre pour tirer parti de l ' efficacit des politiques de l ' emploi pourvu qu ' il y ait une bonne coopration entre les tats membres , la Commission europenne , les partenaires sociaux mais aussi tous les acteurs sociaux concerns .
Nous sommes particulirement satisfaits que le projet adopt donne la possibilit d ' informer l ' opinion publique et toutes les instances au niveau local et rgional .
Cela est trs important . Le Parlement europen a insist dans ce sens .
Il nous faut tirer parti de cette possibilit qui est offerte aux acteurs locaux et rgionaux .
Ces acteurs doivent jouer un rle dans la planification , la ralisation mais aussi dans la promotion de leurs expriences .
<SPEAKER ID=134 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti (PSE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais moi aussi fliciter le rapporteur pour le rsultat atteint en conciliation , et la Commission pour sa contribution et son soutien  l ' obtention de cet accord .
Les mesures indiques dans cette dcision , que nous analysons aujourd ' hui , sont des instruments importants pour la poursuite de l ' objectif stratgique fix au Sommet de Lisbonne , et cette dcision sert justement  renforcer la coopration entre les tats membres sur les politiques relatives au march de l ' emploi .
<P>
L ' exprience de ces annes de mise en ? uvre de la stratgie europenne pour l ' emploi par le biais de la coordination ouverte a commenc  porter ses fruits .
Il faut toutefois constater - et nous le constatons tous les jours - qu ' il rgne une grande dsinformation parmi les citoyens quant  l ' existence de cette stratgie ,  ses objectifs et  ses modalits d ' application .
C ' est pourquoi le Parlement europen a beaucoup insist pour que soient appliques , et donc que l ' on prvoie par cette dcision , toute les mesures d ' information visant  sensibiliser l ' opinion publique , surtout les citoyens qui pourront tirer profit de cette stratgie .
<P>
Un second aspect sur lequel le Parlement a justement insist relve de l ' implication , de l ' association et de la participation des niveaux locaux et rgionaux  la mise en ? uvre de la stratgie pour l ' emploi .
Nous savons l ' importance pour la promotion de l ' emploi , d ' un emploi de qualit , en particulier pour ceux qui connaissent le plus de difficults  entrer ou  revenir dans le monde du travail - je pense aux femmes , aux jeunes , aux personnes souffrant de handicaps , aux travailleurs plus gs - des autorits locales et rgionales qui peuvent , en impliquant tous les acteurs sociaux oprant sur le terrain , crer les conditions favorables  l ' emploi .
C ' est pourquoi je pense qu ' il est absolument ncessaire de mener des activits de sensibilisation , de diffusion des meilleures pratiques , de coopration et d ' change d ' expriences .
Le partenariat , dj expriment dans le cadre d ' autres initiatives et qui s ' est avr un instrument d ' implication extraordinaire et efficace , doit devenir pour l ' emploi galement une mthode de travail traditionnelle et normale .
<SPEAKER ID=135 LANGUAGE="DE" NAME="Schreyer">
Monsieur le Prsident , chers dputs , la Commission salue l ' arrangement qui vient d ' tre atteint concernant cette dcision importante et tient  remercier aussi bien le Parlement que le Conseil pour leur disposition au compromis .
Le texte adopt dbouchera sur un programme d ' action qui refltera la volont des deux organes lgislatifs , mais qui fournira galement une base solide pour les mesures que la Commission entend entreprendre pour accompagner la stratgie europenne en matire d ' emploi .
<P>
La Commission salue en particulier l ' unanimit concernant la politique d ' information active et transparente , qui permettra de partager davantage avec les citoyens europens les succs engrangs par la stratgie de l ' emploi .
Elle salue en outre l ' largissement du domaine d ' application de la stratgie pour l ' emploi , qui passe du niveau national au niveau local .
La Commission tient  remercier le rapporteur , Mme Jensen , pour ses propositions , ainsi que la prsidence espagnole du Conseil pour l ' ouverture avec laquelle elle a men les ngociations finales .
Sans cette attitude trs positive de tous les participants , aucun accord n ' aurait sans doute pu tre conclu pour ce programme .
La Commission s ' engage  mener strictement ce programme  bien , conformment galement  la volont du Parlement .
<SPEAKER ID=136 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu demain  11 heures .
<SPEAKER ID=138 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0110 / 2002 ) de Mme Thorning-Schmidt , sur le projet commun , approuv par le comit de conciliation , de directive du Parlement europen et du Conseil concernant les prescriptions minimales de scurit et de sant relatives  l ' exposition des travailleurs aux risques dus aux agents physiques ( vibrations ) ( seizime directive particulire au sens de l ' article 16 , paragraphe 1 de la directive 89 / 391 / CEE ) ( PE-CONS 3616 / 2002 - C5-0137 / 2002 - 1992 / 0449 ( COD ) )
<SPEAKER ID=139 NAME="Thorning-Schmidt (PSE)">
Quelle belle soire , Monsieur le Prsident !
Toutes les personnes qui cherchent  garantir un meilleur milieu de travail aux travailleurs europens ont , selon moi , tout lieu de se rjouir .
Le Conseil et le Parlement sont parvenus  se mettre d ' accord sur une directive novatrice .
Pour autant que je sache , c ' est la premire fois que des rgles vritablement contraignantes sont fixes  l ' gard des secousses et vibrations auxquelles sont exposs les travailleurs au travail .
C ' est pourquoi nous avons videmment assist  de vifs changes d ' opinions au passage .
Nous avons intensment discut quant  savoir si la base scientifique tait correcte .
Nous avons entendu de nombreux voire de trs nombreux lobbyistes et ils n ' taient pas tous favorables  l ' laboration de ces rgles contraignantes .
<P>
La prsente directive nous a cependant permis de reconnatre le fait que les vibrations reprsentaient un risque pour la sant , que ce soient les vibrations transmises aux mains et aux bras ou les vibrations transmises au corps tout entier .
C ' est une bonne chose , car l ' exposition  ces secousses durant le travail peut entraner des consquences dommageables pour la sant .
Je me rjouis galement de savoir que tant la Commission que le Conseil et le Parlement ont trouv une mthode capable de limiter les vibrations et autres agents physiques .
La mthode consiste  introduire  la fois des valeurs dclenchant l ' action et des valeurs limites  ne jamais dpasser .
tant donn qu ' il s ' agit l d ' un tout nouveau domaine dans le cadre de la lgislation sur le milieu de travail , j ' estime que le compromis conclu est vritablement bon et je tiens  le dire ouvertement  M. Herman Schmid et au groupe GUE / NGL , car ce compromis reprsente un juste quilibre entre les considrations lies  la vie professionnelle et celles lies  la protection des travailleurs .
Une telle directive constitue un trs grand progrs en soi .
Nous avons souvent dout de l ' arrive de cette directive , mais tous les pays europens ont dsormais l ' obligation de prendre le problme pos par les secousses et les vibrations trs au srieux .
<P>
C ' est pourquoi j ' ai accept , au nom du groupe socialiste , que la valeur limite pour les vibrations transmises  l ' ensemble du corps se situe au niveau propos par le Conseil dans la position commune .
Nous verrons dans quelques temps , aprs l ' entre en vigueur de la directive , si la valeur limite pourra tre ensuite rduite davantage  l ' occasion d ' une rvision ultrieure de la directive .
On a beaucoup parl des vibrations transmises au corps tout entier , mais je voudrais souligner le fait que l ' Assemble est parvenue  rduire la valeur dclenchant l ' action de 0,6m / sec   0,5m / sec  .
Il s ' agit l ,  mon sens , d ' une trs grande victoire , car la valeur dclenchant l ' action joue un rle capital .
Pourquoi ?
Parce que les employeurs ont dornavant le devoir de prendre le problme li aux vibrations au srieux et d ' empcher de faon active que les travailleurs ne soient exposs  des vibrations trop fortes .
En cas de dpassement des valeurs dclenchant l ' action , les employeurs devront mettre en ? uvre des actions concrtes - c ' est pour cela qu ' on les appelle des valeurs dclenchant l ' action - en modifiant , par exemple , l ' organisation du travail ou en investissant dans de meilleurs quipements .
D ' une part , cette mthode assure de la flexibilit et , d ' autre part , elle privilgie sensiblement la prvention au dtriment d ' une vritable interdiction ou injonction .
Ce sont , selon moi , ces efforts de prvention qui sont les plus importants et qui doivent faire l ' objet de la plus grande attention de la part des employeurs .
<P>
J ' estime galement que le compromis cre de bons cadres pour une bonne application des dispositions vises par la directive .
Les rapports qui devront tre labors au fur et  mesure de l ' application de la directive devront galement contenir des exemples de bonne pratique .
Ainsi , un tat membre pourra faire tat de ses bonnes expriences aux autres tats , qui pourront s ' en inspirer .
Il s ' agit du mme principe que celui dont nous venons de parler  propos de la politique de l ' emploi et qui pourrait peut-tre tre utilis galement en ce qui concerne le milieu de travail .
Il faut videmment instaurer des priodes de transition afin de permettre aux milieux professionnels de s ' adapter  ces nouvelles dispositions , mais la position commune du Conseil prvoyait des priodes transitoires un peu trop longues et nous sommes parvenus  remdier .
En ce qui concerne l ' agriculture et la sylviculture , ce sont des secteurs qui doivent bnficier de conditions spciales et la priode de transition s ' tend toujours sur 12 ans .
C ' est long , mais cela nous permettra d ' avoir la garantie que ces secteurs pourront galement s ' adapter aux nouvelles dispositions .
<P>
Je voudrais galement mettre quelques critiques .
Les gens ordinaires , qui ne s ' occupent pas quotidiennement des questions europennes , ont du mal  comprendre , Monsieur le Prsident , pourquoi il faut tant de temps avant qu ' une directive ne soit prte .
Lorsque les gens apprennent que la premire proposition relative aux agents physiques remonte  1992 , leurs ractions sont trs critiques .
Est-il normal qu ' il faille plus de dix ans pour ngocier la mise en ? uvre d ' une directive ?
Cela ne contribue pas  amliorer la confiance des citoyens dans le processus dcisionnel .
C ' est pourquoi je demande une nouvelle fois  la Commission de prsenter une proposition de directive pour les deux agents physiques qui sont toujours absents ,  savoir les champs lectromagntiques et les champs optiques .
Et , pour terminer , un point plus positif . Je tiens  remercier le Conseil et la Commission pour leur collaboration , notamment sur un plan tout  fait informel , et je remercie galement les rapporteurs des autres partis .
Nous avons collabor de faon trs constructive et nous pouvons tre fiers du rsultat obtenu .
<SPEAKER ID=140 LANGUAGE="ES" NAME="Prez lvarez (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , Madame le Rapporteur , en plus de vous remercier pour votre travail , je voudrais faire une rflexion : lorsqu ' un ouvrier travaille sur l ' autoroute avec un marteau pneumatique ou lorsque le conducteur d ' un tracteur est assis au volant de son vhicule dans une grange , ils imaginent probablement difficilement - et je ne suis pas expert en la matire - qu ' ils courent un risque qui pourrait avoir de graves consquences pour leur sant .
C ' est pourquoi je pense qu ' aujourd ' hui est un jour que nous devons clbrer car la premire des quatre directives que prvoyait la proposition prsente par la Commission en 1992 est finalement arrive  bon port , mme s ' il lui a fallu neuf ans , comme l ' a dit Mme Thorning-Schmidt .
 partir d ' aujourd ' hui , nous allons donc disposer d ' une srie de mesures de protection pour tenter d ' viter que ce risque dont je parlais de manire image devienne une catastrophe .
<P>
Au cours de cette longue priode , le groupe du Parti populaire europen / Dmocrates europens a conserv une attitude consistant avant tout  promouvoir une mission constructive et un esprit de dialogue avec tous les agents concerns , tout cela afin de parvenir  une plus grande applicabilit des dispositions de la directive et , par consquent ,  une plus grande efficacit des mesures de protection des travailleurs .
C ' est pourquoi nous nous rjouissons particulirement que le texte commun approuv par le comit de conciliation le 8 avril dernier ait pris en considration les difficults d ' application de cette directive pour de nombreuses entreprises , principalement les petites entreprises , et dans de nombreux secteurs conomiques dans le cadre de la recherche d ' un compromis sur les valeurs limite et le dlai d ' application des exigences imposes par la nouvelle directive sur les entreprises .
<P>
Techniquement , la forte rduction de la valeur limite d ' exposition journalire aux vibrations , ainsi que la fixation de la valeur d ' exposition journalire , a permis de parvenir  cet accord .
Je pense qu ' il faut se rjouir que les tats membres puissent disposer d ' un dlai plus long , jusqu ' en 2010 , pour appliquer les mesures de prvention et que les secteurs agricoles et sylvicoles qui , dans de nombreux tats de l ' Union europenne , regroupent une srie de petites et trs petites entreprises , puissent disposer d ' un dlai encore plus long , jusqu ' en 2014 .
<P>
En rsum , volont d ' amlioration , observation de la ralit et bon sens sont , selon moi , de bons exemples et de bonnes recettes pour esprer que l ' on approuve rapidement ces nouvelles directives concernant les risques mentionns prcdemment et d ' autres risques qui sont actuellement  l ' tude .
<P>
Je termine en flicitant la responsable , la Commission , le Parlement , le Conseil et surtout l ' ensemble des travailleurs concerns car ils vont disposer ds  prsent d ' un instrument de dfense de leur sant .
<SPEAKER ID=141 LANGUAGE="EN" NAME="Lynne (ELDR).">
Monsieur le Prsident , j ' aurais prfr n ' avoir absolument aucune directive sur les vibrations transmises  l ' ensemble du corps , parce que mme le rapport sur les normes ISO fait tat du fait qu ' il n ' existe pas de lien quantitatif entre les vibrations transmises  l ' ensemble du corps et les douleurs lombaires .
Cela dit , toutefois , je suis trs heureuse que nous soyons parvenus  un accord .
Celui-ci n ' est pas idal , mais il est meilleur que ce qu ' il aurait pu tre .
Je l ' aurais apprci si nous avions conserv la drogation pour l ' agriculture et la sylviculture .
Cela s ' est avr extrmement important , mais je suis heureuse que nous nous soyons mis d ' accord sur le fait que les quipements agricoles ne seront pas affects avant 2014 ,  savoir si les quipements ont dj t achets au plus tard en 2007 .
<P>
Je me rjouis galement de ce que nous soyons revenus  la valeur limite de la position commune ,  savoir 1,15 m / s2 .
Celle-ci est bien meilleure que ce que le rapporteur du groupe PSE a suggr en premier lieu ,  savoir 0,7 m / s2 .
Le groupe PPE-DE a suggr 0,8 m / s2 .
Nous sommes revenus  une valeur raisonnablement sense .
Si tel n ' avait pas t le cas , les conducteurs de tracteur et de tombereau n ' auraient pu conduire que pendant deux  quatre heures .
Nous serons encore confronts  un problme en ce qui concerne le temps de moisson , mais la plupart des industries peuvent y faire face ,  l ' exception du secteur de l ' agriculture .
<P>
Ceux d ' entre nous qui ont insist pour dire que les valeurs suggres dans la premire version du rapport taient irralisables ont finalement eu gain de cause .
Je voudrais remercier tout le monde pour le travail ardu qui a t ralis .
Nous avons obtenu un compromis qui en vaut la peine .
Ce n ' est pas un compromis idal , mais je demanderai  contrec ? ur  mon groupe , le groupe ELDR , de voter en faveur de la directive .
<SPEAKER ID=142 LANGUAGE="DE" NAME="Schreyer">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , grce  la matrise du dossier et  la volont des dlgations d ' avancer en comit de conciliation dans la protection de la scurit et de la sant des travailleurs , un accord a pu tre atteint sans devoir passer par une procdure de conciliation formelle .
Je tiens  en remercier tout particulirement le rapporteur , Mme Thorning-Schmidt , et la prsidence espagnole du Conseil .
<P>
Cet acte lgislatif permettant l ' introduction de mesures en faveur de la protection des travailleurs vis--vis des dangers causs par les vibrations sur leur lieu de travail est une tape importante dans l ' amlioration de la scurit et de la sant des travailleurs .
L ' ensemble des employs de la Communaut se voit ainsi garantir une norme minimale , que les tats membres individuels peuvent par ailleurs renforcer .
Vous n ' tes pas sans savoir qu ' il avait t dcid en 1999 de scinder en quatre propositions distinctes la proposition originelle de la Commission , qui traitait de quatre domaines : les vibrations mcaniques , le bruit , les champs lectromagntiques et les rayonnements optiques .
La premire tape vient d ' tre franchie et mene  son terme .
<P>
Pour ce qui est du problme du bruit , des progrs sensibles sont galement enregistrs en la matire , comme l ' a dmontr la deuxime lecture du Parlement lors de la sance plnire de mars .
Je suis en outre persuade que le Parlement et le Conseil reprendront bientt leur travail concernant les directives relatives aux deux autres agents physiques - les rayonnements optiques et lectromagntiques - de sorte que nous puissions enfin parachever le cadre juridique relatif  ces importants aspects de la scurit et de la protection de la sant sur le lieu de travail .
<SPEAKER ID=143 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Madame la Commissaire .
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Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  11 heures .
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( La sance est leve  23 heures )
