<CHAPTER ID=2>
Approbation du procs-verbal de la sance prcdente
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="EN" NAME="Perry (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , il tait prvu que je m ' exprime hier lors du dbat sur les mdias mais , malheureusement , mon arrive  Strasbourg a t retarde .
Je me permettrai tout simplement de dire que , venant du Royaume-Uni - un pays connu pour son brouillard , pour ne pas dire son smog - , loin de moi l ' ide de critiquer le climat strasbourgeois .
Je tiens surtout  fliciter et  remercier le personnel aroportuaire d ' avoir accord la priorit  la scurit .
Je tenais  m ' excuser auprs de la prsidence et de l ' Assemble de ne pas avoir pu m ' exprimer au cours de mon temps de parole .
J ' ai quitt ma maison  6 heures du matin pour tenter courageusement de rejoindre cet hmicycle .
<SPEAKER ID=84 NAME="Le Prsident.">
Outre vos commentaires , qui seront dment enregistrs , permettez-moi de vous faire remarquer que , conformment  l ' article 120 , paragraphe 7 , il vous est possible de remettre une dclaration crite qui sera jointe au compte rendu in extenso du dbat en question .
<P>
( Le procs-verbal de la sance prcdente est approuv )
<SPEAKER ID=86 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0371 / 2002 ) de M. Brok , au nom de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense , sur l ' largissement : rapport d ' tape ( COM ( 2002 ) 700 - C5-0474 / 2002 - 2002 / 2160 ( INI ) ) .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="DE" NAME="Brok (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , chers collgues , aprs que les dimensions historiques nous ont t montres ce matin , je voudrais commencer par souligner les efforts normes dploys par les pays candidats et qui ont permis de lancer le processus de transformation .
Je pense que bon nombre de ces pays ont fait preuve d ' une courageuse attitude politique en prenant des mesures impopulaires qui devaient mener  un changement du systme politique , conomique et social .
Ces mesures auraient de toute faon d tre prises dans de vastes secteurs , mais elles concernaient galement l ' adhsion  l ' Union europenne .
Je crois que nous devrions amener une partie de ce courage et de cette capacit  s ' imposer dans notre propre travail politique .
<P>
Dans le mme temps , je voudrais remercier les parties qui ont particip aux ngociations ,  savoir le Conseil et en particulier la Commission et les pays candidats  l ' adhsion , qui ont effectu un travail incommensurable ces dernires annes afin de donner lentement une issue positive  ce travail .
Nous devons cependant constater qu ' un certain nombre de choses doivent tre rgles dans ce processus .
Par exemple , quelques questions trs srieuses doivent encore tre claircies jusqu '  Copenhague ou plutt , certaines questions devront encore faire l ' objet d ' ajustements dans le processus qui suivra .
Je ne fais pas seulement allusion au respect des rglementations en matire de transition , qui doivent bien sr tre limites dans le temps , mais aussi aux questions qui figurent dans nos rapports et qui concernent les capacits dfectueuses de l ' administration et de la justice , les droits des minorits , la corruption et la traite des tres humains .
Ce sont des exemples de problmes auxquels il faut s ' attaquer de manire dcisive pour l ' entre en vigueur de l ' largissement .
Je considre ds lors que la Commission a raison d ' axer l ' aide de pradhsion sur les points principaux de ces domaines afin de runir de cette manire les conditions ncessaires d ' ici mai 2004 .
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Je suis d ' accord avec vous quant au fait que maintes choses nous attendent aprs l ' accomplissement de ces tches par toutes les parties .
Le Parlement europen est prt  apporter sa contribution en respectant le calendrier .
C ' est ce mme Parlement qui a dcid que cette adhsion devait avoir lieu afin que ces pays puissent prendre part aux lections europennes de 2004 et il a fix la date que les autres ont adopte .
Lorsque le contrat d ' adhsion , qui doit contenir quelque 6 000 pages , sera disponible , nous veillerons  prendre une dcision au plus tard dbut avril afin que la date prvue pour la signature soit respecte et que le calendrier de la ratification , prvue  la mi-2004 , le soit galement .
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Il convient de discuter de questions trs concrtes dans le cadre des ngociations .
Je veux parler des aides structurelles et de l ' agriculture .
Je voudrais souligner une fois encore que j ' espre que les partenaires des ngociations feront preuve de sagesse afin que celles-ci se droulent d ' une manire telle que le rsultat pourra tre considr comme un succs crdible , et que nous ne raterons pas un quelconque rfrendum  cause de futilits par rapport au contexte historique .
Je crois que nous devrions garder cela devant les yeux en toute responsabilit et je pense que nous devrions encore apporter notre soutien au cours des prochaines semaines .
Cela signifie galement que nous devons nous demander srieusement si nous ne devrions pas par exemple employer de l ' argent , qui ne se multipliera plus jusqu ' en 2006 , de manire surproportionnelle pour des aides directes ou s ' il ne serait pas mieux de l ' employer de manire macroconomique pour le dveloppement rural .
Je pose cette question devant cette Assemble pour le bnfice de ces pays .
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Je suis convaincu que la question de Kaliningrad pourra tre rgle .
J ' espre que tous les conflits prendront fin avec les ngociations et que la Commission et le Conseil pourront expliquer concrtement ce que l ' on entend par travel document light .
Une chose est claire , c ' est la position du Parlement europen : nous devons jeter des ponts entre l ' Europe et la Russie , mais il doit tre clair que la Lituanie deviendra membre de l ' Union sans restriction , que nous tenons compte des intrts d ' un petit pays souverain et que nous n ' accepterons aucune solution qui entravera , gnera ou retardera l ' entre de la Lituanie dans le rgime Schengen .
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Je pense que c ' est une indication pour les prochaines semaines .
J ' espre que cela fonctionnera sur la base des rsultats obtenus jusqu ' ici au cours des ngociations .
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Je voudrais galement tablir clairement que les deux pays avec lesquels aucun accord n ' a encore t conclu doivent pouvoir compter sur le fait que l ' on n ' inventera pas de nouveau veto et de nouvel alibi et que la porte ne leur sera pas ferme s ' ils mnent les ngociations  leur terme et qu ' ils remplissent les conditions .
Ceci devrait galement rassurer des pays comme la Bulgarie et la Roumanie .
<P>
J ' espre que la question de Chypre pourra tre rsolue sur la base de la proposition de Kofi Annan . Je pense que c ' est un progrs important pour les relations au sein et en dehors de l ' Union europenne , ainsi que pour la libration de l ' espace mditerranen , indpendamment de l ' adhsion et de l ' largissement de l ' Union europenne , mais galement dans ce contexte .
Pourtant , je pense galement qu ' une telle vidence , c ' est--dire le fait d ' atteindre cet objectif , ne peut pas se faire en dulcorant les critres politiques de Copenhague pour des raisons d ' accord politique .
<P>
Aprs Copenhague , il sera clair pour les citoyens que nous prenons au srieux la premire tape qu ' est l ' largissement  10 pays , et que les tats membres actuels de l ' Union europenne devront entamer un vaste dbat sur l ' ampleur du processus  mener .
Nous ne pourrons reprsenter cette position de manire crdible que si nous affirmons que tout nouvel largissement de l ' Union n ' aura lieu qu ' en cas de respect intgral des critres de Copenhague , du point de vue politique autant qu ' conomique .
Je pense qu ' il en va de la crdibilit de l ' ensemble du processus .
<P>
Je tiens  carter tout malentendu : si la Turquie remplit ces critres , en ce compris le respect de la Charte des droits fondamentaux de l ' Union europenne , dans le cadre d ' une volution politique du pays ; si l ' arme cesse de jouer un rle politique dans le pays et si l ' tat de droit est intgralement instaur , la Turquie aura alors chang de fond en comble , et nous devrons alors envisager de manire positive une adhsion de ce pays .
Je ne sais pas si la Turquie y parviendra , mais nous devrions lui donner la chance d ' y parvenir .
Tout dpend donc du respect des critres politiques .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=88 LANGUAGE="DA" NAME="Haarder">
Monsieur le Prsident , nous nous rapprochons maintenant de l ' instant dcisif .
Dans 23 jours ,  Copenhague , nous mettrons un point final aux ngociations d ' adhsion avec dix pays candidats , nous ferons progresser les ngociations avec la Bulgarie et la Roumanie et nous prendrons une dcision quant  la phase suivante de la candidature turque .
Nous nous rapprochons donc de l ' objectif que nous voulons atteindre ,  savoir la runification de l ' Europe . Une Europe unique .
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Aujourd ' hui , nous avons dj pris de l ' avance .
Nous avons fait une rptition gnrale et il s ' est avr qu ' il tait possible de travailler au sein d ' un parlement d ' une telle taille , de regrouper les dputs de 27 pays dans cette salle et d ' interprter dans 23 langues .
De nombreux sceptiques doivent maintenant reconnatre que tout cela est possible .
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Nous avons assist ce matin  un vnement historique . Je tiens  remercier chaleureusement l ' Assemble pour avoir montr de cette manire ce qui se passera dans un an et demi et pour avoir prouv que c ' tait possible et contribu ainsi  rendre ce processus irrversible .
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Mais la journe d ' hier tait galement historique d ' une certaine manire .
Hier , la premire runion ministrielle  25 s ' est tenue  Bruxelles .
Il s ' agissait naturellement d ' une runion informelle .
Elle a eu lieu juste avant la runion ordinaire du Conseil " Affaires gnrales " et les dcisions que nous avons prises avaient videmment t discutes avec les nouveaux tats membres .
Nous sommes par exemple parvenus  un accord sur une entre des nouveaux pays le 1er mai 2004 .
Cela laisse du temps pour la ratification du trait d ' adhsion et en mme temps , cela permet aux nouveaux tats membres de participer sur un pied d ' galit aux lections du Parlement europen .
Nous sommes galement convenus que les nouveaux tats membres pourraient tre reprsents au sein de la Commission actuelle ds l ' adhsion , c ' est--dire ds le 1er mai 2004 .
Cela suppose naturellement un accord du Parlement pour que dix commissaires puissent entrer en fonction sans portefeuille et probablement sans approbation de l ' Assemble . Mais lorsque la nouvelle Commission entrera en fonction , sans doute le 1er novembre , la nomination de tous les commissaires devra videmment - comme toujours - tre approuve par le Parlement , qui aura t lu peu de temps auparavant .
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Nous devons surtout remercier les pays candidats et leur tmoigner notre respect pour les efforts qu ' ils ont fournis .
Ils ont ralis un travail imposant pour s ' adapter  tous les critres que nous avons fixs .
 mes yeux , c ' est aussi le message qui ressort du rapport que nous dbattons aujourd ' hui .
Les critres de Copenhague ont constitu la base d ' valuation des rformes politiques et conomiques de ces pays .
Des rformes radicales ont t ralises .
Des structures dmocratiques ont t dveloppes .
Des lgislations protgeant les droits de l ' homme ont t introduites . Des progrs importants ont t raliss en ce qui concerne les minorits .
Dans le domaine conomique , l ' conomie planifie du pass a presque entirement cd la place  l ' conomie de march .
La formation des prix a t libralise , des privatisations ont t ralises et des restructurations trs vastes ont eu lieu dans les secteurs industriel , agricole et financier .
L ' administration publique a t rforme afin de permettre la mise en ? uvre de l ' acquis communautaire de l ' UE .
<P>
Lorsque l ' on pense  tous les efforts qui ont d tre dploys dans chacun de ces domaines , on peut rellement admirer les nouveaux tats membres .
C ' est pourquoi nous ne devons pas non plus les dcevoir dans leur attente justifie de devenir membres  part entire dans peu de temps .
Ces progrs considrables sont dcrits dans le document de stratgie et le rapport de la Commission sur les progrs raliss par les pays candidats , qui ont t prsents le 9 octobre .
Les dix pays y sont passs en revue et la Commission a estim qu ' ils taient prts pour l ' adhsion .
<P>
Mais avant de devenir membres , ils doivent videmment encore fournir des efforts .
La Commission n ' a pas dit que le travail tait termin et qu ' ils taient prts .
La Commission a dit qu ' ils pourraient tre prts  temps .
En rponse aux rapports de la Commission sur les progrs raliss , les pays candidats ont fait savoir clairement qu ' ils s ' attacheraient tout particulirement  renforcer leurs efforts dans les domaines mentionns par la Commission , et leurs efforts seront soutenus par des fonds de l ' UE .
<P>
Les ngociations d ' adhsion ne sont pas termines .
Le Conseil europen de Bruxelles a adopt une srie de dcisions importantes concernant les questions financires en suspens .
Actuellement , des ngociations intenses ont lieu avec les pays candidats sur ces questions .
Et il est vident que pour parvenir  un rsultat positif , toutes les parties impliques ,  savoir les tats membres actuels mais aussi les nouveaux tats membres , doivent fournir des efforts et accepter des compromis .
Nous savons tous que certains cadres financiers ont t fixs , mais  l ' intrieur de ces cadres , il est naturellement possible de ngocier .
<P>
La clture des ngociations  Copenhague dans 23 jours sera une rvolution incroyable .
Ensuite , il faudra achever le tout , le signer et le ratifier .
Le Parlement devra donner son accord avant la signature du trait et le fait que l ' Assemble ait indiqu qu ' elle souhaitait donner son accord le plus vite possible illustre encore une fois le rle de force motrice jou par le Parlement en vue d ' un largissement rapide .
<P>
Le Conseil europen de Copenhague ne concernera pas uniquement les 10 pays en question .
Des dcisions importantes devront galement tre adoptes au sujet de la Bulgarie et de la Roumanie , qui ont encore du chemin  parcourir .
<P>
Le Conseil de Bruxelles a clairement indiqu qu ' il soutenait les efforts dploys par ces deux pays pour parvenir  l ' adhsion en 2007 .
Conformment aux conclusions du sommet de Bruxelles , le Conseil europen de Copenhague devra adopter des feuilles de route dtailles incluant des calendriers ainsi qu ' une augmentation des aides de pradhsion , afin de stimuler le processus d ' adhsion de ces pays .
Les dcisions de Copenhague devront ainsi renforcer les perspectives d ' adhsion de la Bulgarie et de la Roumanie .
<P>
Pour ce qui est de la Turquie , la Commission a conclu que , depuis le dernier rapport , des progrs considrables avaient t raliss afin de respecter le critre politique de Copenhague .
Cette volution est positive et doit continuer .
Les dveloppements des dernires annes en Turquie montrent que nous avons bien fait d ' accorder le statut de pays candidat  la Turquie  Helsinki en 1999 .
<P>
Paralllement , la Commission a constat que la Turquie devait encore dployer des efforts pour parvenir  respecter le critre politique de Copenhague .
La Commission a invit la Turquie  raliser de nouvelles rformes et  mettre en ? uvre les rformes adoptes afin de renforcer sa perspective d ' adhsion .
Selon les conclusions de Sville , le Conseil europen de Copenhague est le moment-cl du dveloppement des relations UE-Turquie .
Il est donc important de ne fermer aucune porte avant la dcision qui sera prise dans 23 jours  Copenhague .
<P>
Pour terminer , je tiens  remercier l ' Assemble pour le soutien clair et intgral  l ' largissement qu ' elle a exprim ce matin , qui est reflt dans le rapport prsent et qui sera galement reflt dans le dbat qui va suivre .
Le Parlement a contribu  jeter les bases de l ' largissement .
C ' est le soutien des dputs et de la population qui est tellement fondamental pour le processus d ' largissement .
Nous devons garantir la prennit de ce soutien en tablissant le cadre d ' un dbat profond et sobre sur l ' largissement dans nos pays et dans les nouveaux tats membres .
Les dbats du Parlement europen sur l ' largissement jouent un rle important .
C ' est d ' ici que nous envoyons des signaux  la population europenne sur l ' importance des dcisions que nous devons prendre .
C ' est pourquoi je tiens une fois encore  remercier personnellement l ' Assemble et le prsident ainsi que M. le commissaire Verheugen pour les travaux normes raliss par les institutions de l ' Union europenne sur diffrents fronts .
<SPEAKER ID=89 LANGUAGE="DE" NAME="Verheugen">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs les Dputs , je voudrais tout d ' abord remercier cordialement M. le dput Brok et la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense pour le rapport qui a t prsent ici et qui montre un travail vraiment intensif sur ce dossier .
Je voudrais aussi vous remercier pour la trs bonne collaboration que nous avons dveloppe tout au long de ces annes .
C ' est un peu comme l ' atmosphre d ' avant Nol , dans laquelle nous nous trouvons dj , quand on sait que l ' on fait quelque chose pour la dernire fois , et c ' est probablement dj la dernire fois que je peux remercier la commission des affaires trangres pour cette collaboration , en tout cas en ce qui concerne le grand paquet de l ' largissement .
<P>
Je voudrais associer le Parlement dans son ensemble et en particulier son prsident , Pat Cox ,  ces remerciements .
Je trouve que l ' initiative prise aujourd ' hui par le Parlement a t vraiment digne du Parlement europen et a montr que ceux qui reprsentent ici les citoyens europens conoivent l ' largissement non pas comme une procdure technique , mais comme un pan dcisif de l ' unification politique de notre continent .
On a galement prcis aujourd ' hui que cette procdure d ' largissement a aussi une me , si je peux m ' exprimer ainsi .
<P>
L ' anne 2002 a t une course d ' obstacles - il faut le dire sans ambages : si je peux rappeler les problmes auxquels nous tions confronts en ce dbut d ' anne , et ce qui nous attendait tous : la problmatique foncire en Pologne , la problmatique de la fermeture de la centrale d ' Ignalina , la problmatique des dcrets Bene ?
en Tchquie , les lections en Slovaquie , le rfrendum irlandais , la question de Kaliningrad et , dernirement , le " paquet financier " .
Nous sommes vritablement alls d ' obstacle en obstacle mais nous avons pu franchir tous ces obstacles .
Il ne nous reste plus qu ' un seul obstacle , et c ' est l ' accord sur le paquet final des ngociations .
<P>
Le Conseil " Affaires gnrales " a confi hier  la prsidence du Conseil et  la Commission un mandat prcis dot de la flexibilit ncessaire et des pleins pouvoirs ncessaires pour mener des discussions substantielles et immdiates avec les pays candidats , c ' est--dire pour leur prsenter des paquets finaux qui seront labors sur mesure pour chacun des pays .
Il n ' y aura pas un paquet de propositions unique d ' application pour tous mais nous irons vers chaque pays individuellement et essaierons d ' aborder de manire adquate avec lui les problmes qui sont encore sur la table .
Nous pouvons faire cela ici parce que , immdiatement aprs la runion du Conseil europen  Bruxelles , nous avons eu avec les pays candidats deux tours de ngociations intenses au cours desquelles il s ' agissait d ' aborder tout ce qui est encore en suspens .
J ' en avais dj fait rapport  la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense .
<P>
Il existe un grand nombre de thmes bilatraux qui doivent tre rgls directement avec les pays concerns .
Ceux-ci vont des questions particulirement difficiles comme la problmatique globale de la concurrence avec la Pologne et la Hongrie jusqu '  l ' une ou l ' autre situation particulire plutt bizarre dont il faut tenir compte , le cas chant , car elle peut avoir une influence - et une trs forte influence mme - sur l ' opinion publique .
<P>
D ' un autre cot , nous savons grce  ces tours de ngociations que les problmes horizontaux sont perus en principe partout de la mme faon . Nous avons ici affaire  des thmes connus .
Au fond , ils sont quatre et sont trs proches l ' un de l ' autre : c ' est la problmatique du flux montaire , dans le cadre du chapitre budgtaire , particulirement dans la premire anne .
C ' est le problme de la pression qu ' exerce globalement le paquet financier sur les finances des pays candidats pour les annes 2004 , 2005 et 2006 .
Permettez-moi de dire ceci pour expliquer mon opinion : dans l ' absolu , les rgles selon lesquelles les fonds europens sont mis  disposition reprsentent une charge vidente pour les finances de ces pays .
Dans un cas ou un autre , cette charge conduit  devoir oprer des rductions de dpenses dans des domaines pour lesquels personne dans cette Assemble - j ' en suis certain - ne souhaiterait en voir .
Pourtant , s ' il veut utiliser pleinement les fonds mis  sa disposition , le pays n ' a pas d ' autre choix .
Nous essayons ici encore de trouver une faon d ' viter ce type de problmes budgtaires .
<P>
Tout comme le Conseil " Affaires gnrales " hier , le Conseil de Bruxelles a , d ' un ct ,  nouveau confirm les limites dans lesquelles nous devons nous tenir , mais il a galement cr une certaine flexibilit . Je souhaite tre un peu plus clair en ce qui concerne cette flexibilit .
Par exemple , le Conseil a dit : nous rduisons les moyens prvus pour les fonds structurels et de cohsion de 2,5 milliards d ' euros - d ' ailleurs il l ' a dit avec l ' accord de la Commission , parce que nous tions nous aussi arrivs  la conclusion qu ' il serait en effet probablement extrmement difficile d ' insrer entirement ces fonds dans la planification programme dans les trois ans .
Mais il n ' a pas chang la limite suprieure des dpenses qui avait t dcide  Berlin .
Si nous signalons que le cadre de Berlin doit tre scrupuleusement observ et que les conclusions de Bruxelles ne peuvent pas tre changes , il rsulte dj qu ' une certaine marche de man ? uvre est disponible .
<P>
Si l ' on regarde de plus prs le compromis franco-allemand qui a conduit  l ' unit du Conseil en ce qui concerne les paiements directs , seule la troisime anne de paiement direct - l ' anne 2006 - , au cours de laquelle on atteint un niveau de 35 % , a une influence sur ce qui a t dcid  Bruxelles .
Les dpenses agricoles doivent tre fixes au niveau de l ' anne 2006 .
On ne parle pas de 2005 , ni de 2004 .
Je veux seulement montrer par ces deux exemples qu ' il est juste de dire que ce qui est sur la table n ' est pas une offre qui ne peut tre qu ' accepte dans son ensemble ou refuse .
Cela laisse au contraire une marge raisonnable pour mener des ngociations .
<P>
Aprs Copenhague il s ' agira pour les pays candidats de faire ce qui est exig dans le rapport de la commission des affaires trangres , c ' est--dire se concentrer avec notre aide sur les lacunes et les points faibles identifis .
Nous rdigerons encore des rapports complets sur les rsultats de ces efforts .
Ds que la date d ' adhsion aura t fixe - ce sera le 1er mai 2004 - , le rapport dfinitif sera prsent au Conseil et au Parlement le 1er novembre , probablement le 31 octobre 2003 , afin qu ' il existe  nouveau une possibilit d ' exiger qu ' ils respectent leurs engagements .
<P>
En ce qui concerne la Bulgarie et la Roumanie , le Conseil a repris hier la proposition faite par la Commission d ' accepter une stratgie volutive de pradhsion pour ces deux pays . Elle est valable  chaque fois pour un pays , ce n ' est donc pas une stratgie unique mais bien une stratgie pour la Bulgarie et une autre pour la Roumanie .
La diffrence par rapport au calendrier des ngociations antrieur est que , jusqu '  prsent , nous avons toujours prcis pour quand certaines dcisions devaient tre prises pour les ngociations .
Ce n ' est plus ncessaire dans ce cas parce que , pratiquement , tous les chapitres sont dj ouverts .
Ici , nous fixons des valeurs indicatives  court terme et  moyen terme ainsi qu ' en ce qui concerne la date de l ' adhsion , que chaque pays devrait avoir atteintes  un moment donn afin que l ' adhsion prvue pour l ' anne 2007 puisse avoir lieu .
<P>
Ensuite , donc aprs Copenhague - cela a dj t dbattu ici ce matin - , vient l ' heure des parlements , commence le processus de dcision politique .
Je n ' ai pas besoin de dire grand-chose  ce sujet , si ce n ' est que , bien entendu , la Commission sera  tout point de vue  la disposition du Parlement europen durant les premiers mois dcisifs de 2003 .
Peu importe quelle commission ou quel organisme demande des informations techniques et exprime un besoin de dbat .
C ' est notre toute premire priorit pour le dbut de l ' anne  venir ; le prsident Prodi l ' exposera  nouveau expressment demain ici mme lors de la prsentation de notre programme de travail .
Je pense que le Parlement et la Commission peuvent , ensemble , surmonter ce problme trs difficile .
<P>
Encore en mot sur la Turquie parce que cette question aussi aura encore un rle l ' anne prochaine .
Je partage entirement l ' avis de M. Brok - cela aurait tout aussi bien pu venir de moi - ,  savoir que la Turquie qui peut entrer dans l ' Union europenne sera une Turquie totalement diffrente .
C ' est exactement ce que nous souhaitons atteindre avec le processus de pradhsion .
Je dois dire que je ne vois pas pourquoi une stratgie couronne de succs devrait tre interrompue .
Ce que nous avons fait  Helsinki a vraiment mis en marche le processus de changement en Turquie , plus que toute autre action prcdente .
Pour la question de la date , la Commission a expos clairement sa prfrence .
La Commission maintient que tous les candidats doivent tre traits de la mme faon et qu ' il ne pourra par consquent tre question d ' une date pour l ' ouverture des ngociations que quand les critres politiques seront effectivement remplis , et ce n ' est clairement pas le cas  ce jour .
<P>
Je voudrais aussi vous faire savoir que cette question a t aborde unilatralement , sans concertation , par la Turquie .
Il n ' y a jamais eu o que ce soit de discussion concernant le fait qu ' une date pour l ' engagement de ngociations puisse tre arrte avant que les critres politiques soient remplis .
Il s ' agit d ' une demande unilatrale de la Turquie et je n ' ai pas l ' intention , et la Commission n ' a pas l ' intention non plus de s ' incliner devant une telle situation . Sur ce point , l ' autre partie cre une pression et dit : si vous ne cdez pas  cette pression , vous provoquez une crise dans nos relations .
Ce n ' est pas la faon dont nous devons agir l ' un envers l ' autre .
<P>
Je voudrais tre trs clair sur ce point .
<P>
 ce propos , un petit mot sur la question chypriote : ici aussi je trouve que la stratgie d ' Helsinki prouve sa justesse .
Sans les conclusions d ' Helsinki nous ne serions pas arrivs o nous sommes .
J ' ai toujours t d ' avis que si quelque chose bougeait  Chypre , ce serait trs tard . Pour cette raison , deux choses doivent absolument tre mises au clair politiquement .
Tout d ' abord , quoi qu ' il arrive dans les 23 jours  venir , la dcision des adhsions doit tre prise  Copenhague , y compris pour l ' adhsion de Chypre .
Cela ne peut pas tre report . C ' est un point dcisif pour toute la stratgie .
La solution souhaite est bien sr que l ' adhsion puisse tre effectue sur la base d ' un accord de principe sur le paquet de mesures propos par Kofi Annan . Mais , bien entendu , il est galement possible de prendre les dcisions qui s ' imposent  Copenhague et de poursuivre ensuite la procdure politique qui devra mener  une solution de paix .
Il n ' est absolument pas dit que la dcision de Copenhague signifie un terme aux efforts pour trouver la paix l-bas si l ' on ne devait pas avoir trouv de conclusion avant Copenhague .
<P>
 propos des propositions des Nations unies , une srie de questions ont t souleves , qui concernent la compatibilit du plan de paix avec le droit communautaire europen .
Je veux  nouveau faire remarquer que nous avons toujours dit qu ' il y a certaines choses qui ne sont pas ngociables .
Ce sont des conditions qui doivent tre remplies .
Par exemple , un tat membre doit tre  mme de participer au processus dcisionnel de nos institutions et doit s ' exprimer d ' une seule voix .
Il doit avoir des structures de gouvernement central suffisamment fortes pour mettre en pratique le droit communautaire et l ' imposer . Et il doit protger et respecter nos valeurs fondamentales et nos principes , que sont la dmocratie , les droits de l ' homme , la protection des minorits , etc .
<P>
Les Nations unies savaient que c ' est pour nous une conditio sine qua non . Aprs un premier examen prudent , je crois pouvoir dire que les propositions sont aussi conformes  ces conditions .
Ensuite , il y a un deuxime problme : ce que l ' on nous demande est la consquence du principe de deux zones et de deux communauts sur lequel se fonde la proposition .
Ce que l ' on nous demande implique l ' adaptation des acquis sociaux communs .
Je ne juge pas ncessaire de m ' tendre maintenant sur cette question , mais nous devrions nous tendre sur cette question si ceux qui veulent par la suite vivre ensemble dans cet tat nous la posent .
Tant qu ' ils n ' ont pas absolument dclar qu ' ils veulent cet tat , nous ne devons pas , je crois , rpondre  la question de savoir quelles rgles de cohabitation dans cet tat sont compatibles avec l ' acquis communautaire .
Nous ne devrions donner  personne la possibilit de se soustraire  la responsabilit politique de dcisions qui doivent tre prises maintenant en se rfrant au droit communautaire . C ' est le point important .
<P>
En fin de compte , il s ' agit maintenant d ' obtenir dans les tats membres et dans les pays candidats l ' acceptation du rsultat final . Pour cette raison je dis aussi clairement que le paquet final pour chacun des pays candidats doit aussi tre accompagn d ' une bonne dose de gnrosit de notre part .
Il n ' y a pas de place ici pour la mesquinerie .
On en vient au point o nous devons dire simplement que ce sont un souhait lgitime et des souhaits lgitimes et que , sans cela , il ne sera politiquement pas possible de dclarer aux citoyens pourquoi l ' adhsion est bonne pour eux .
Sur ce point , nous devons aussi faire un pas en direction des pays candidats et prciser qu ' en aucune circonstance il n ' y des tats membres de seconde classe .
Je suis trs reconnaissant  la prsidence du Conseil d ' avoir dj prcis cela en ce qui concerne la confrence intergouvernementale .
C ' est aussi l ' opinion de la Commission .
Aprs la fin des ngociations , les pays qui ont cltur les ngociations prendront part  la confrence intergouvernementale en ayant d ' emble les mmes droits .
Cela vaut aussi pour la Commission .
Par rapport  la scurit et aux dlais de transition , je voudrais seulement dire qu ' il s ' agit ici d ' instruments tout  fait normaux qui doivent nous viter d ' avoir des surprises dsagrables .
Ce n ' est rien d ' autre qu ' une prvention obligatoire des risques .
<P>
Je considre que le travail fourni par la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense et qui devrait bientt prendre fin a t une aide prcieuse et importante dans la dernire phase de ces ngociations , et je voudrais exprimer l ' espoir que nous russirons , avec l ' lan que nous prenons ,  acclrer un peu le train dans la dernire phase afin qu ' il puisse arriver  temps au terminus de Copenhague .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=90 NAME="Poos (PSE)">
Monsieur le Prsident , aprs 28 ans de conflit et d ' occupation , il existe aujourd ' hui une lueur d ' espoir pour la runification pacifique de Chypre .
C ' est cette lueur d ' espoir qui a inspir le projet de rsolution que nous allons voter demain .
Nous esprons que les deux parties , presses par le temps , presses par le calendrier , pourront accepter , avant Copenhague , les grandes lignes des propositions quilibres de M. Kofi Annan .
Ainsi , une le de Chypre runifie et rconcilie pourra adhrer  l ' Union europenne .
<P>
Les Chypriotes grecs ont dj accept , dans les dlais fixs par le Secrtaire gnral , ces propositions , alors que les Chypriotes turcs continuent  traner les pieds .
Toute intervention d ' une tierce partie pourrait encore dtruire l ' quilibre fragile du plan des Nations unies .
Il en est ainsi , par exemple , de la menace venue d ' Ankara , qui affirme avec insistance que , mme aprs une solution politique , Chypre ne pourrait adhrer  l ' Union europenne avant la Turquie .
Une telle attitude coloniale - je le relve en passant - mettrait en cause l ' indpendance et la souverainet de Chypre , confirme par les rsolutions du Conseil de scurit .
Elle passerait galement avec un rouleau compresseur sur l ' opinion des syndicats , des partis de l ' opposition et de la population chypriote turque , dont 98 % se sont prononcs pour l ' adhsion lors d ' un sondage rcent .
<P>
Chaque pays candidat tant jug selon ses mrites propres , un tel veto - s ' il tait confirm - ne pourrait qu ' tre catgoriquement rejet et , dans cette hypothse , le Conseil europen de Copenhague aurait la partie facile en admettant la Rpublique de Chypre comme membre de l ' Union europenne , conformment aux conclusions d ' Helsinki .
Les Chypriotes turcs seraient , hlas , les perdants car le train ne passera pas une seconde fois .
<P>
Dans le mme ordre d ' ides , j ' aimerais galement que le prsident du Conseil et le commissaire Verheugen prcisent au Parlement qu ' un possible chec du rfrendum constitutionnel dans une des deux parties de l ' le ne remettra pas en question l ' adhsion de Chypre  l ' Union europenne .
Mais nous n ' en sommes pas encore l et aujourd ' hui , il est encore permis d ' esprer qu ' un dernier sursaut permettra de ne pas rater ce rendez-vous avec l ' histoire .
<SPEAKER ID=91 LANGUAGE="DE" NAME="Schrder, Jrgen (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Prsident de la Commission , Monsieur le Commissaire , chers collgues , dans son introduction , notre collgue M. Brok a dj dit quelque chose qui vaut en fait pour tous les candidats  l ' adhsion - et aussi pour la Rpublique tchque .
Il y a encore certaines choses  rattraper dans le domaine de l ' conomie , dans le domaine administratif .
Je voudrais ne pas m ' tendre sur le sujet parce que , dans le fond , ces choses ne reprsentent pas un problme mais seront rsolues dans un avenir proche .
<P>
Permettez-moi de me concentrer sur un point en raison de sa signification particulire .
Ce sont les dcrets du prsident Edward Bene ?
, que nous avons longuement discuts dans la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense .
J ' ai dpos au nom de notre groupe un dernier amendement , que je voudrais vous prsenter ici : " Le Parlement europen se range aux conclusions communes du rapport qu ' il a commandit , selon lesquelles les dcrets prsidentiels ne constituent pas , du point du vue du droit communautaire , un obstacle pour l ' adhsion de la Rpublique tchque , ce qui suppose qu ' aprs l ' adhsion , tous les citoyens de l ' Union disposeront des mmes droits sur le territoire de la Rpublique tchque , que les jugements ' par contumace ' sont abolis et que la loi n  115 du 8 mai 1946 , vue sous l ' angle d ' un tat de droit moderne , n ' a pas de raison d ' tre " - permettez-moi de le rpter , " que la loi n  115 du 8 mai 1946 , vue sous l ' angle d ' un tat de droit moderne , n ' a pas de raison d ' tre ; considre que les grands principes de la dclaration germano-tchque du 21 janvier 1997 constituent une bonne base pour la rconciliation qui est le fondement moral de l ' unification europenne ; estime  cet gard qu ' un geste politique de la part de la Rpublique tchque serait le bienvenu . "
<P>
Ce texte respecte la dignit de tous ceux qui ont souffert dans les dcennies passes , et il est donc important de rappeler une fois encore la suite des vnements historiques .
Tout d ' abord , il y a eu la domination nazie , ensuite il y a eu l ' occupation de la Tchquie par l ' Allemagne nazie , ensuite , la guerre , et puis il y a eu les expulsions .
De trs nombreuses personnes ont souffert : des Tchques , des Sudtes , des Allemands , des Hongrois et des Roms ainsi que d ' autres .
Je crois que ce texte respecte la dignit de tous , il respecte aussi la dignit de tous ceux qui vivent aujourd ' hui en Rpublique tchque et dans l ' Union europenne , de tous ceux qui vivent aujourd ' hui mais qui personnellement n ' ont rien  voir avec ces vnements et qui regardent vers l ' avant , ceux pour qui c ' est le prsent et le futur qui comptent .
En outre ce texte ne demande rien , il n ' exerce aucune pression sur la Rpublique tchque .
<P>
tant donn que mon dernier amendement est juste pour toutes les parties , permettez-moi de conclure en vous demandant de l ' accepter demain lors du vote , tout comme l ' ensemble du rapport .
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="DE" NAME="Gahler (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , en tant que rapporteur pour l ' Estonie , je repense  ce jour mmorable o je suis arriv pour la premire fois en Estonie , il y a neuf ans et demi .
 l ' poque dj , la forte volont de faire table rase du pass , de regarder vers l ' avant , de combiner les capacits propres des personnes aux possibilits techniques modernes , de mettre en route une modernisation sans pareille dans l ' conomie et l ' administration tait perceptible .
<P>
La cure radicale de l ' conomie a entran des ingalits sociales . C ' est vrai .
Mais elles sont galement dcelables dans d ' autres pays . Et entre-temps , la structure conomique de l ' Estonie me semble plus saine que dans nombre d ' autres pays candidats .
Cela cre de meilleures possibilits pour pouvoir accorder davantage d ' attention  la cohsion sociale de la socit .
<P>
Puisque j ' en suis dj aux points qui posent problme , je voudrais revenir sur ce qu ' a dit le commissaire Verheugen : nous devons aussi faire preuve d ' un peu de gnrosit dans les dernires ngociations .
Je voudrais tre concret et dire que le lait estonien ne va srement pas inonder l ' Union europenne .  supposer qu ' il le fasse , il commencera par s ' infiltrer en Finlande .
<P>
Mais nous avons vu que les Estoniens ont expos leur agriculture pendant 10 ans aux conditions du march mondial .
Si nous avions fait cela dans l ' Union europenne , nous prendrions srement soin des survivants d ' un traitement aussi radical .
Dans ce contexte , je pense que nous ne devrions rien accorder d ' autre aux Estoniens .
Donc , s ' il vous plat , un peu de gnrosit en ce qui concerne ce domaine en Estonie !
<P>
Nous avons d ' autres problmes dans des domaines comme par exemple l ' extraction du schiste bitumineux , o , au problme environnemental s ' ajoutent des problmes structurels , et il y a la particularit que la minorit y est particulirement fort reprsente .
L aussi , je crois qu ' en tant qu ' Union europenne , nous devons prendre part dans une certaine mesure aux investissements .
Mais au total , je voudrais dire  nos amis estoniens : " Tere tulemast ja kike head , kallit sbrad eestist !
"
<P>
En tant que vice-prsident de la dlgation pour les relations avec la Lituanie , je voudrais brivement faire remarquer que la semaine dernire , lorsque nous avons tenu l-bas notre runion de la commission parlementaire mixte sur ce sujet , nous avons discut en dtails du fait que nous ne sommes pas trs heureux des consquences pratiques possibles de l ' accord sur Kaliningrad .
Nous craignons que les autorits lituaniennes surtout , mais aussi les voyageurs eux-mmes , n ' aient  supporter quelque peu les insuffisances techniques et pratiques , et nous esprons que des solutions encore meilleures pourront tre trouves .
<SPEAKER ID=93 NAME="Queir (UEN)">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , chers collgues , il y a douze ans , l ' vnement extraordinaire de la chute du mur de Berlin , qui sparait deux blocs mais qui divisait aussi un mme peuple , a reprsent dans un certain sens le premier pas symbolique du processus d ' largissement de l ' Europe en direction de l ' Europe centrale et orientale .
<P>
C ' est  la suite de cette runification que le Conseil europen de Copenhague a dcid , en 1993 , d ' accueillir dans l ' Union europenne les tats associs de l ' Europe centrale et orientale qui le souhaitaient .
Le Conseil europen de Copenhague a dit clairement que l ' adhsion de ces pays dpendait du respect des obligations inhrentes  leur participation  l ' Union .
Comme nous connaissons tous ces obligations , les critres dits de Copenhague , il est inutile de les mentionner concrtement dans ce contexte .
Au-del de la runification allemande , nous ne pouvons oublier deux autres vnements politiques , qui ne possdent pas la mme valeur symbolique mais qui ont pris une importance particulire dans le dveloppement des tapes ultrieures de ce processus de runification europenne .
<P>
Je fais rfrence en premier lieu au sommet de Nice , au cours duquel les chefs d ' tat et de gouvernement europens ont procd  la rforme des institutions communautaires en vue de les adapter  une Europe largie  plus de douze pays .
Nous avons tous conscience qu ' un chec dans ce domaine compromettrait le processus d ' largissement pendant de longues annes .
Au-del des avis de chacun d ' entre nous quant aux solutions institutionnelles qui ont t adoptes , la vrit est qu '  partir de Nice , les pays candidats connaissaient au moins leurs positions relatives au sein de l ' Union et savaient sur quoi ils pouvaient compter  l ' avenir .
<P>
Deuximement , je fais rfrence au sommet de Gteborg , qui a constitu le point d ' orgue de la prsidence sudoise .
En effet , dans leurs conclusions , les dirigeants europens ont affirm de manire premptoire que le processus d ' largissement tait irrversible , ils fixaient pour la premire fois une chance , la fin de l ' anne 2002 , pour la clture des ngociations avec les pays candidats qui seraient prts , dans le but explicite que ces pays puissent participer en tant que membres aux lections europennes de 2004 au Parlement europen .
<P>
Aujourd ' hui , alors que la fin de l ' anne 2002 approche et que le Parlement europen s ' est runi ce matin pour la premire fois en session plnire avec les reprsentants de tous les pays candidats , nous devons et nous voulons aussi saluer les efforts extraordinaires de ces pays en vue d ' adapter leurs structures politiques , conomiques , sociales et judiciaires au modle de l ' Union europenne , efforts qui ont fait avant tout que ce moment reprsente une victoire qui leur appartient et qui doit leur tre reconnue .
<P>
Comme un collgue hongrois l ' a dit ce matin , nous devons regretter seulement que la dictature communiste , qui a assujetti ces pays pendant plus de quarante ans , les ait empchs de participer depuis le dbut  cette formidable aventure de l ' intgration europenne .
Cela ne signifie pas qu ' il faille oublier pour autant que l ' Union est une entreprise  risque et que ce risque augmentera avec l ' largissement du fait de la jonction entre deux mondes qui connaissent malheureusement des seuils de dveloppement fort diffrents , qui accentueront les diffrences entre les rgions les plus riches et les moins prospres et qui multiplieront le nombre de personnes vivant dans les rgions plus dmunies .
<P>
Il est donc normal que les questions se posent et que les craintes se multiplient , par exemple quant  une efficacit moindre des politiques de cohsion rgionale ou quant aux difficults de financement des politiques structurelles dans les domaines conomique et social .
Mais c ' est face  cette Europe pleine de dfis et de difficults , dont l ' histoire rcente s ' est acclre  la vitesse de la lumire et qui a vu tous ses quilibres modifis en un peu plus de six ans , que l ' on distingue les forts des faibles et les vainqueurs de ceux qui s ' accommodent et de ceux qui se rsignent .
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Monsieur le Prsident , parmi les pays qui se sont distingus dans l ' effort de rapprochement vis--vis de l ' Union europenne en vue de leur adhsion , on trouve la Hongrie , dont j ' ai cherch  suivre l ' volution et la ralit en tant que rapporteur du Parlement .
Comme prvu , le dernier rapport d ' tape de la Commission concernant la Hongrie conclut que compte tenu des progrs accomplis  ce jour , ce pays devrait tre en mesure de finaliser les ngociations jusqu '  la fin de l ' anne et d ' assumer les obligations dcoulant de l ' adhsion selon le calendrier prvu .
En fait , ce n ' est pas une surprise .
La Hongrie s ' est toujours place parmi les premiers pays candidats quant  la dynamique des ngociations , et ses rsultats , notamment dans le domaine conomique , ont t salus comme tant parmi les meilleurs de la rgion .
L ' conomie hongroise reste parmi les plus performantes de la rgion , caractrise par un des taux de croissance les plus levs en Europe , le taux d ' inflation le plus faible enregistr au cours des dix dernires annes , un taux de chmage relativement faible ainsi qu ' une augmentation constante des changes commerciaux avec l ' Union europenne .
<P>
Dans les rsolutions adoptes au cours de ces deux dernires annes , notre Parlement a mis en exergue un certain nombre de recommandations , notamment pour favoriser la poursuite des rformes dans le domaine de l ' intgration des Roms , de l ' amlioration du dialogue social et de l ' adoption de la loi sur les mdias ou encore en ce qui concerne l ' observance des rgles qui rgissent les marchs publics .
Aujourd ' hui on peut constater qu ' il y a des progrs dans ces domaines et que les efforts des autorits hongroises ont t consquents .
Pour conclure , nous dirons que la Hongrie est en bonne place pour adhrer  l ' Union europenne en 2004 et doit continuer de poursuivre ses prparatifs conformment aux engagements contracts au cours des ngociations . Nous esprons voir figurer ce pays  nos cts dans ce Parlement lors de la prochaine lgislature , avec la mme reprsentation parlementaire que les tats membres actuels dont la dimension dmographique est quivalente .
<SPEAKER ID=94 LANGUAGE="DE" NAME="Schroedter (Verts/ALE)">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Monsieur le Prsident du Conseil , chers collgues , les discours de ce matin sur les exploits historiques des citoyens des pays d ' Europe centrale et orientale m ' ont beaucoup impressionne .
 l ' poque , l ' aspiration  la libert et  la dmocratie a fait arracher des barbels , a abattu des murs , a restaur l ' indpendance , et ce , dans la conviction que c ' tait le bon chemin pour l ' intgration et l ' unit sur ce continent .
<P>
Devant la forte volont d ' intgration d ' alors , on n ' a pas rflchi  la question de savoir  qui et combien a coterait , ni qui en perdrait ses privilges .
C ' tait la volont commune qui a uni tous les citoyens , parce qu ' ils voulaient que la libert leur soit rendue .
Des personnes sceptiques , chers collgues , n ' auraient pas russi de pareilles choses .
En fait c ' est dommage qu ' aujourd ' hui notre action ne soit pas dtermine par ces visions politiques - associes  la volont politique .
<P>
Je ne voudrais pas donner l ' impression de simplement balayer les problmes qui sont concrtement sur la table et de prtendre qu ' ils n ' existent pas .
Mais nous devons accorder la priorit  la manire dont seront rsolus les problmes , et donc nous devons prendre garde  ce que les priorits se trouvent l o il est question de l ' intgration europenne et qu ' elles ne se plient pas  des bouffons populistes et  leurs acolytes .
Je suis convaincue que l ' observation des rgles de base de la dmocratie , du respect des minorits et des droits de l ' homme reprsente un indicateur central de l ' intgration , et cela pour tous .
<P>
Je considre important que les pays candidats ne ralentissent pas  cet endroit du processus d ' intgration .
Cela signifie aussi qu ' ils devront renforcer leurs administrations jusqu ' au niveau local , que la corruption doit tre combattue , que les ministres de la Justice et le systme judiciaire devront tre renforcs  tous les niveaux , qu ' il doit exister pour tous un libre accs aux tribunaux et qu ' ils doivent se sentir traits quitablement , car c ' est l qu ' ils percevront les changements que l ' Union europenne a amens dans les pays .
<P>
Cela signifie pour la Lettonie qu ' elle doit s ' efforcer d ' intgrer la minorit russe , aussi aprs l ' adhsion , et de ne pas non plus ralentir dans ses efforts financiers , bien qu ' il devienne difficile pour le nouveau gouvernement de continuer  prendre de telles dcisions d ' ordre financier .
<P>
Cependant , c ' est aussi le devoir de l ' Union europenne d ' tre elle-mme capable d ' intgration , d ' avoir le pouvoir de dcision , d ' tre conforme aux critres de transparence et de dmocratie , et je dois dire sur ce point que le ct occidental doit mieux remplir ses propres devoirs .
Je pense que le reproche d ' incapacit exprim  l ' gard des dpenses agricoles ainsi que des dpenses structurelles est non fond .
<P>
Il me parat important que le dveloppement rural et rgional soit un point capital .
Si nous n ' y prenons garde , les pays adhrents resteront sous perfusion pendant des annes , des dcennies .
C ' est un point trs important et je dois dire qu ' on a tout bonnement pris la mauvaise dcision sur ce point  Bruxelles .
Nous devions - et je considrais comme bonne l ' ide de suivre la proposition de M. Verheugen - introduire plus de flexibilit , c ' est--dire que l ' on devrait payer l o il y a une capacit d ' absorption , pour s ' assurer que le dveloppement structurel fasse des progrs rapides dans ces pays .
<P>
Je vois cela de la mme faon en ce qui concerne les racteurs lamentables .
Aprs l ' largissement , ces racteurs seront un problme commun et je considre pour cette raison que , l aussi , la flexibilit est ncessaire .
Le cas chant , les moyens doivent tre substantiellement levs si , par exemple , la Lituanie ne s ' en sort pas d ' elle-mme en ce qui concerne Ignalina .
La centrale nuclaire constitue un danger explosif pour tous . Dans cette optique , je souhaite que les dernires activits mnent vraiment  l ' intgration de ces pays et non  ?
<P>
( Le prsident retire la parole  l ' oratrice )
<SPEAKER ID=96 NAME="Souladakis (PSE)">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , nous sommes en train de vivre l ' une des plus importantes priodes de l ' histoire moderne de l ' Europe .
Chacun de nous , nations , gouvernements , parlements , et nous-mmes au sein du Parlement europen , entamons et crivons un nouveau chapitre , avec vision et ralisme , avec espoir et fermet .
Et chaque pays , chaque nation doit avoir un sentiment d ' galit et de scurit dans cette perspective .
<P>
Dans ce sens , la Lituanie , pays pour lequel je suis rapporteur , ne doit pas avoir le sentiment ,  l ' issue des accords finaux sur Kaliningrad , qu ' elle a t traite diffremment , en termes de souverainet , des autres tats membres de l ' Union europenne .
<P>
Malte , pays pour lequel je suis rapporteur fictif pour le groupe des socialistes , n ' a rien  craindre .
En outre , nous , les mditerranens , en particulier ceux qui viennent des les , savons tous que le bleu profond de la mer et du ciel aide l ' esprit humain  crer et  se dvelopper et que , aussi sr que la nuit succde au jour , l ' esprit cratif triomphera .
<P>
C ' est la dtermination politique de l ' Union , qui ne doit tolrer aucune notion permettant  des tiers d ' intervenir dans les activits de l ' Union , qui est mise  l ' preuve  Chypre , le pays candidat le plus dvelopp d ' un point de vue institutionnel et conomique .
C ' est aussi la dtermination de l ' Union  soutenir toute solution qui respecte l ' acquis communautaire ainsi que la ncessit , pour la rpublique de Chypre , d ' tre un tat oprationnel qui sont juges .
Cela tant , l ' intgration de Chypre dans l ' Union europenne ne fait nul doute , peu importe les progrs raliss au niveau de la rsolution du problme politique .
<P>
J ' ai confiance en l ' adhsion prochaine de la Roumanie et de la Bulgarie en tant que membres de l ' Union europenne .
En particulier , il m ' est avis que la Roumanie est traite avec un peu plus de duret que les autres pays et je me dois de signaler que son quota de parlementaires n ' est pas proportionnel  sa population .
<P>
En tant que citoyen grec , je fais le v ? u que la Turquie devienne bientt un membre  part entire de l ' Union europenne .
Je veux dire par l une Turquie dmocratique , comme tous les autres pays europens .
Kemal Ataturk , qui a conu le projet d ' un tat moderne pour le peuple turc , sera veng une fois l ' ensemble des rformes institutionnelles termines et mises en ? uvre et ds que les leaders militaires respecteront et excuteront les dcisions prises par les dirigeants politiques dmocratiques turcs .
Je suis convaincu que les nouveaux dirigeants politiques turcs ont ralis que la construction europenne doit passer par la procdure dmocratique et non par un chantage  l ' orientale .
<P>
Pour terminer , nous ne sommes pas des comptables .
Nous sommes des politiciens chargs de tracer la voie vers la nouvelle Europe avec un ralisme visionnaire et c ' est sur cela prcisment que nous serons jugs et que nous pourrons prendre notre revanche .
En tant que citoyen grec , j ' attends avec confiance , comme vous , Monsieur le Commissaire , la signature du trait pour la nouvelle Europe du XXIe sicle ,  Athnes ,  l ' ombre de l ' Acropole de Pricls , de la colline du Pnyx , le site des sessions municipales , et de la tribune d ' o Saint Paul prcha les Athniens .
<SPEAKER ID=97 LANGUAGE="DE" NAME="Stenzel (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , permettez-moi , chers Dputs , de profiter de mon intervention pour faire une dclaration concernant ma double qualit de rapporteur pour Malte et de coprsidente de la commission parlementaire mixte UE-Rpublique tchque .
<P>
Je suis fire de ce jour car le Parlement europen a montr aujourd ' hui un signe d ' ouverture et a fait comprendre aux candidats  l ' adhsion qu ' ils sont les bienvenus !
Le parlementarisme europen a donn ainsi un vigoureux signe de vie .
L ' impression que j ' ai eue du dbat d ' aujourd ' hui me dit qu ' il s ' agit d ' un phnomne tout naturel . Il est normal que l ' Europe se retrouve pour la premire fois de manire pacifique , spontane et dmocratique .
Justement , pour un pays comme l ' Autriche , qui se trouve au c ? ur de l ' Europe , cela signifie , aprs le temps de la division que l ' Europe a connue aprs la Deuxime Guerre mondiale , un tournant vers une Europe meilleure , plus stable conomiquement et socialement , avec une plus-value au point de vue de sa scurit .
Nous renouons ici avec une tradition d ' Europe centrale qui nous est particulirement rappele aujourd ' hui ,  l ' occasion du 90e anniversaire d ' Otto de Habsbourg , dput europen convaincu et fils d ' empereur .
<P>
La perspective historique ne peut naturellement pas modifier le regard que nous portons sur les problmes d ' aujourd ' hui .
Il y a beaucoup  faire d ' ici l ' adhsion - la lutte contre la corruption ainsi que le renforcement des administrations et d ' une justice indpendante et qui fonctionne .
La scurit doit naturellement aussi s ' appliquer au nuclaire . C ' est pourquoi je salue expressment le fait que , dans le rapport sur la Tchquie , l ' on compte sur le respect intgral des engagements bilatraux pris grce  la mdiation de la Commission europenne en ce qui concerne Temelin , et que , ailleurs , des centrales nuclaires comme Ignalina ou Kozloduy ou encore une partie de Bohunice doivent tre fermes .
Il faut saluer les mesures transitoires qui rendent possible , d ' une manire flexible , la protection du march de l ' emploi et des domaines conomiques sensibles .
L ' octroi progressif des paiements directs aux agriculteurs des pays adhrents est sens - surtout pour la Pologne .
De telles rglementations ne constituent pas un dsavantage .
Les procdures d ' intgration ont toujours t accompagnes de rglementations transitoires ainsi que de clauses de protection temporaires comme celles que vous avez mentionnes , Monsieur Verheugen .
<P>
Si l ' on chouait , l ' conomie autrichienne perdrait chaque anne 270 millions d ' euros .
La seule suppression d ' entraves au commerce reprsente 450 millions d ' euros par an . C ' est pour cela que chaque Autrichien investit 28 euros par an dans l ' largissement .
L ' largissement de l ' UE est notre futur .
Il faut surmonter les problmes du pass , et c ' est dans ce sens qu ' il convient de comprendre la clause additionnelle propose par Jrgen Schrder - le rapporteur pour la Tchquie - sur le thme des dcrets Bene ?
. Il a donn un plaidoyer pour le soutien de cet article que je voudrais soutenir entirement en ce qui concerne son contenu .
En apportant un soutien massif  cet amendement , le Parlement europen mettrait un signal positif .
<P>
Permettez-moi d ' en venir  mon rapport sur Malte .
Il est bon que l ' largissement ait aussi une composante mditerranenne .
Malte est un petit tat insulaire qui trouvera sans aucun doute son futur dans l ' Union europenne .
En substance , les problmes d ' intgration - que ce soient ceux de l ' agriculture ou ceux des subventions des chantiers navals - sont surmontables .
Malte a aussi un hritage trs profondment europen .
Sur ce point , Malte reprsente un intrt particulier pour l ' Autriche car nous y envoyons des milliers de vacanciers par an et nous avons des parts dans l ' aroport privatis .
Politiquement , nous esprons que le rsultat d ' un rfrendum sur l ' adhsion de Malte  l ' Union europenne sera accept comme la dcision dmocratique de la population car il ne pourrait pas y avoir une troisime chance !
<SPEAKER ID=98 LANGUAGE="IT" NAME="Gawronski (PPE-DE)">
. ( IT ) Monsieur le Prsident , beaucoup ont parl aujourd ' hui - et avec raison - d ' vnement historique et je ne voudrais pas cder  la tentation de le faire moi aussi .
Permettez-moi , cependant , en tant que citoyen europen de pre polonais et en tant que rapporteur pour la Pologne , d ' adresser des souhaits de bienvenue et un salut particuliers  tous nos collgues du parlement polonais assis dans les tribunes ,  ceux qui viendront chez nous , dans notre groupe , ainsi qu '  tous les autres .
<P>
Le rapport sur la Pologne est sorti du vote de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense exactement comme je l ' aurais voulu , c ' est--dire que tous les amendements auxquels j ' tais favorable ont t adopts et que tous ceux auxquels j ' tais oppos ont t rejets .
C ' est un rapport quilibr , qui reconnat les progrs considrables qui ont t raliss et qui avance certaines rserves concernant le choix partisan des membres de la bureaucratie publique , lequel rvle une conception un peu excessive du systme des dpouilles , et le problme du contrle du gouvernement sur la presse et la tlvision .
Quelques progrs avaient t accomplis dans ce domaine , mais  prsent , la situation est  nouveau dans l ' impasse , voire en rgression . Aussi ai-je d prsenter un amendement oral sur le sujet , amendement qui , j ' espre , sera adopt demain .
<P>
Je dois dire que tout au long de mon travail de rapporteur pour la Pologne , j ' ai toujours gard  l ' esprit une phrase du pape Jean-Paul II - et je suis heureux ici de citer son nom , je ne l ' ai pas entendu ce matin alors qu ' il a t un acteur important de la runification europenne . Il s ' agit d ' une phrase qu ' il a prononce lors d ' une interview qu ' il m ' accordait .
 ma question : " Qui a le plus  gagner dans le rapprochement des deux Europe que vous souhaitez tant ? " , Sa Saintet m ' a rpondu que c ' tait l ' Europe des anciens pays communistes qui pouvait apporter le plus  l ' autre Europe car les expriences imposes par le systme communiste l ' avaient fait mrir .
<P>
Le dbat que nous avons cout ce matin laisse esprer que sa prvision se ralise , comme l ' ont galement souhait M. Cox et M. Verheugen .
<P>
Je voudrais voir les dputs polonais au Parlement europen faire preuve de davantage de conviction - je dois dire que ce matin , nous avons entendu quelques exceptions de ce ct-l - et je voudrais les voir partager avec nous cette force , cet lan qui a permis aux Polonais d ' abattre des murs , de crer Solidarnosc et de mettre en place les conditions de la chute du communisme , un lment dterminant pour la construction de notre avenir commun .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=99 NAME="Le Prsident.">
Je me vois dans l ' obligation de rappeler  nos invits que le rglement de ce Parlement ne permet pas aux personnes assises dans les tribunes de donner des marques d ' approbation ou de dsapprobation .
<SPEAKER ID=100 LANGUAGE="NL" NAME="Wiersma (PSE)">
Monsieur le Prsident , je me concentrerai aujourd ' hui entirement sur la Slovaquie , le pays pour lequel je suis rapporteur au nom du Parlement .
La Slovaquie a atteint la dernire partie des ngociations sur l ' adhsion  l ' UE et cela mrite des flicitations pour un pays qui se trouvait encore en isolement politique il y a quatre ans .
Lors de deux lections successives , la population de la Slovaquie n ' a laiss planer aucun doute sur ses dispositions dmocratiques et pro-europennes .
Selon des sondages d ' opinion , le soutien pour l ' UE reste invariablement lev .
<P>
Il ne convient pas de formuler un avis dfinitif aujourd ' hui ; le Parlement europen le fera au dbut de l ' anne prochaine .
Nous attendons encore les rsultats du sommet de Copenhague , mais je suis convaincu que la Slovaquie sera en mesure de clturer les ngociations avec succs . La rsolution de ce jour comprend aussi , par consquent , une sorte d ' instantan limit ; nous rdigerons le rapport complet l ' anne prochaine .
Tout comme pour les autres pays candidats , il reste encore beaucoup de travail  accomplir avant le moment de l ' adhsion en 2004 .
<P>
Dans ce cadre , je souhaiterais communiquer deux priorits  la Slovaquie .
<P>
Le renforcement de la capacit administrative est ,  mon sens , la priorit la plus importante .
Les rglements de l ' UE doivent pouvoir tre appliqus comme il se doit et les fonds de l ' UE doivent pouvoir tre correctement affects .
Cela s ' inscrit galement dans l ' objectif de pouvoirs publics plus transparents luttant srieusement contre la corruption .
Le nouveau gouvernement de la Slovaquie a annonc des initiatives dans ce sens et nous attendons , avec intrt et une certaine hte , les rapports  ce sujet .
Dans le mme cadre , une socit transparente et des pouvoirs publics transparents , il est important de poursuivre la rforme du pouvoir judiciaire et de son organisation .
<P>
Nous nourrissons encore toujours de grandes inquitudes sur la situation des Roms , pas seulement en ce qui concerne la Slovaquie d ' ailleurs .
Chaque fois que je suis directement confront  leurs conditions de vie , je comprends que de toutes les rsolutions formules ces dernires annes , trop peu ont t appliques dans la pratique locale .
Je sais qu ' il est impossible de rsoudre les problmes en quelques annes . La mise en ?
uvre de la politique demande du temps et de l ' argent .
C ' est la raison pour laquelle je demande au gouvernement slovaque - on trouve d ' ailleurs le mme texte dans le rapport sur la Tchquie - une sorte d ' engagement s ' tendant sur plusieurs annes en vue d ' apporter une solution aux problmes qui subsisteront aprs l ' adhsion .
J ' estime d ' ailleurs que la position des Roms sera  ce point particulire dans l ' Union europenne largie qu ' il faudra y prter attention dans la Convention .
<P>
Nous demandons beaucoup .
Nous le faisons dans l ' attente que les Slovaques en comprendront le caractre raisonnable . Tout comme ils peuvent attendre de nous une dcision finale raisonnable .
Nous ne pouvons pas demander plus aux nouveaux tats membres qu ' aux tats membres actuels .
C ' est pourquoi je m ' oppose  la critique injuste souvent lance  l ' gard de la Slovaquie , y compris dans mon propre pays .
La Slovaquie a tir un trait sur le pass Meciar .
Ce sont les prestations actuelles qui comptent et notre dcision doit reposer sur celles-ci .
<SPEAKER ID=101 LANGUAGE="IT" NAME="Volcic (PSE)">
Monsieur le Prsident , les nouvelles cultures , y compris la culture de la Slovnie , pays pour lequel je suis rapporteur , donneront une valeur supplmentaire et , paralllement , une nouvelle scurit  la famille europenne et  elles-mmes .
Le moment est donc aux verres  moiti pleins ,  l ' optimisme , aux avantages .
Bien entendu , le moment des difficults , des verres  moiti vides , arrivera lorsque les gouvernements devront ? uvrer pour obtenir l ' acceptation de leurs citoyens .
<P>
Les socialistes europens se sont toujours battus pour l ' Europe largie .
Dans ce processus , les pays qui , comme l ' Italie , donnent sur la Mditerrane et constituent une liaison vers l ' Europe centrale , ont jou un rle important .
<P>
Nous sommes favorables  ce que les portes soient ouvertes  ceux qui souhaitent entrer dans la famille europenne .
Il n ' existe videmment pas de droit automatique pour faire partie du club .
L ' entre se conquiert par un dur labeur , comme le savent les ngociateurs des pays candidats qui , j ' imagine , sont peut-tre mme parfois drouts par la duret des ngociations .
<P>
La Slovnie est le plus riche des pays candidats , et elle possde une tradition europenne galement dans le domaine institutionnel .
Dans la phase prparatoire , le principal problme tait d ' acclrer les processus juridico-administratifs et de rsoudre les problmes que le rgime prcdent avait laisss en suspens .
Il s ' agissait donc d ' une situation similaire  celle de certains autres pays candidats , mais moins complexe .
<P>
Lors des critiques prononces il y a quelques annes , il a toujours t assez difficile de trouver pour la Slovnie de grosses faiblesses ou lacunes qui n ' aient pas une logique lie  la vie quotidienne et aux transits .
Toutefois , lors de l ' entre dans l ' Europe , la ralisation des engagements pris sera difficile pour tout le monde , y compris pour la Slovnie .
<P>
Les rapports que les organisations internationales assignent  la Slovnie parlent d ' conomie de march oprationnelle et du respect des critres de Copenhague , lesquels fixent le niveau  atteindre .
<P>
Dans le rapport , il y a un point concernant la lutte contre la fraude , la corruption et le trafic de stupfiants .
Il s ' agit de phnomnes qui existent sans aucun doute mais dans une proportion beaucoup moins importante par rapport  d ' autres ralits .
C ' est peut-tre pourquoi le fait qu ' ils soient mentionns dsquilibre le texte . La meilleure solution serait simplement de supprimer ce point .
D ' autant plus que sur les cent deux pays o la perception de la corruption a t value , la Slovnie n ' arrive qu '  la vingt-septime position et qu ' en 2002 , elle a organis une confrence sur la corruption .
On ne peut donc pas dire que rien n ' est fait dans ce domaine .
<P>
Pour finir , une observation technique : le terme " dnationalisation " que j ' ai utilis dans le texte original a t traduit dans certaines versions linguistiques par le mot " privatisation " , lequel exprime un nouveau concept .
<SPEAKER ID=102 NAME="Van Orden (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , le processus d ' largissement est un processus dont nous nous rjouissons tous globalement .
Alors qu ' elle se montre trs exigeante envers les pays candidats , il est dommage que l ' Union europenne n ' ait pas encore balay devant sa porte .
Je pense ici plus particulirement  la ncessit de rformer la politique agricole commune ainsi que la gestion financire de la Commission .
Cette dernire semble demeurer incapable de rendre dment compte des fonds publics considrables que les contribuables europens mettent  sa disposition .
<P>
J ' espre galement que lorsqu ' ils auront modr quelque peu leur enthousiasme dbrid  l ' gard de l ' Union europenne , les pays candidats se mettront  adopter une attitude un peu plus sceptique vis--vis de bon nombre d ' aspects du projet europen .
Aprs tout , la plupart d ' entre eux sont bien venus  bout de cet pouvantable pisode communiste qui les a tant manipuls et corrompus au cours de ces cinquante dernires annes , alors esprons qu ' ils sauront ragir contre toute atteinte abusive  leur souverainet nationale et contre cette mouvance " politiquement correcte " de gauche qu ' alimentent trop souvent les institutions de l ' Union europenne .
<P>
En tant que rapporteur pour la Bulgarie , je tiens  prsent  fliciter spcialement la dlgation parlementaire de Bulgarie .
Je reconnais les normes progrs raliss par la Bulgarie ces dernires annes au niveau des rformes conomiques , politiques et sociales .
Son ambition de rejoindre l ' Union europenne d ' ici 2007 est raliste et nous devrions en convenir .
Nous devons aider le pays  concrtiser cette ambition .
<P>
La Bulgarie a fait de grands pas en avant ces dernires annes .
Aujourd ' hui , son conomie de march fonctionne correctement et le processus de privatisation est en bonne voie .
Les propositions de rforme de la fonction publique et de lutte contre la corruption constituent galement un atout indispensable en faveur du changement politique et conomique .
Il y a tant  faire dans tant de domaines .
Le march gris est trs florissant et le chmage est lev , deux lments qui ne sont pas totalement inconnus dans certains pays faisant dj partie de l ' Union europenne .
<P>
Les progrs macroconomiques doivent encore se transformer progressivement en avantages conomiques tangibles pour l ' ensemble de la population .
Le pays compte encore de nombreuses poches de pauvret .
Une pauvret qui ne touche pas seulement les Roms , pour lesquels une action plus vigoureuse s ' impose , mais galement les Bulgares plus gnralement .
Dans toute population , les plus fragiles sont les enfants . J ' ai par consquent insist plus particulirement sur la ncessit de dbloquer davantage de ressources , y compris des fonds communautaires , afin d ' amliorer le bien-tre et la sant des enfants .
<P>
J ' en viens maintenant  la centrale nuclaire de Kozloduy , et plus particulirement aux dates de fermeture des units 3 et 4 .
Des opinions tranches ont t formules concernant ce problme - qui prend maintenant une sorte d ' ampleur symbolique - et d ' un ct comme de l ' autre , l ' on campe sur ses positions .
La scurit doit toujours tre prioritaire lorsque l ' on aborde la question du nuclaire .
Ceci dit , du point de vue de la scurit , il semble n ' y avoir aucune bonne raison de ne pas fermer la centrale en 2008 plutt qu ' en 2006 , si cette date peut faire une grande diffrence pour la situation conomique en Bulgarie .
<P>
L ' examen par les pairs , men sous les auspices du Conseil , devrait prendre cette dcision en se basant sur les rsultats de la mission mene en juin par l ' AIEA ainsi que sur une analyse objective des consquences conomiques de la fermeture des racteurs .
<SPEAKER ID=103 LANGUAGE="EN" NAME="Nicholson of Winterbourne (ELDR)">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de remercier la Confrence des prsidents d ' avoir organis cette priode de session unique .
Je tiens galement  remercier notre ancien collgue , M. Haarder , ainsi que son quipe , qui , ensemble , sont en train de faire de cette prsidence danoise une prsidence historique .
Je flicite particulirement le commissaire et son quipe .
Le commissaire a fait preuve d ' une grande fermet en vitant que des obstacles ne viennent retarder le processus d ' largissement . Avec son quipe , il est parvenu  surmonter des problmes considrables et parfois dcourageants pour aboutir  l ' issue heureuse dont nous sommes les tmoins aujourd ' hui .
<P>
 ce propos , je tiens tout particulirement  saluer l ' quipe parlementaire roumaine .
 l ' instar d ' autres pays candidats dans ce processus d ' largissement unique mais en deux tapes , la Roumanie a ralis des progrs considrables , notamment depuis dcembre 1999 , poque  laquelle le nouveau gouvernement est arriv au pouvoir , dans la foule de la confrence d ' Helsinki .
Si elle respecte fidlement la nouvelle et excellente feuille de route tablie par la Commission , et si cette dernire , le Conseil de ministres et le Parlement lui apportent leur soutien , la Roumanie pourra presque certainement honorer la date fixe pour son entre dans l ' UE ,  savoir le 1er janvier 2007 , et cela non pas parce que cette adhsion lui est simplement due mais parce qu ' elle l ' aura vritablement gagne .
Je souhaite ds lors vivement que cette date soit retenue dans le rapport du Parlement .
Je suis persuade que d ' ici  la fin de la semaine , la Roumanie sera devenue un pays membre de l ' OTAN .
Si elle ne mnage pas ses efforts , si elle fait preuve de cohrence et d ' application et si nous la soutenons , la Roumaine pourrait bien se retrouver dans cet hmicycle ds le 1er janvier 2007 .
Je demande  l ' Assemble de juger de manire positive les progrs accomplis par la Roumanie .
<SPEAKER ID=104 LANGUAGE="NL" NAME="Oostlander (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , en tant que pays candidat , la Turquie a un statut spcial .
Nous entretenons depuis longtemps dj des relations avec la Turquie , non seulement dans le cadre de l ' Union europenne , comme candidat ou candidat annonc , mais galement en tant que membre de l ' OTAN .
C ' tait une position excellente que nous avons toujours apprcie de la part de la Turquie et que nous apprcions encore .
L ' UE est nanmoins bien diffrente , elle va beaucoup plus loin .
Adhrer  l ' UE revient  partager les caractres des tats qui y participent , car en tant que membres de l ' Union europenne , nous dcidons de nos avenirs respectifs .
C ' est pour cette raison que les critres politiques revtent une importance aussi exceptionnellement leve .
Nous n ' y avions jamais pens de la sorte auparavant , nous tions alors encore une communaut conomique .
Le fait que nous tions des tats de droit avec une dmocratie parlementaire fonctionnant tait , en fait , simplement normal , on n ' en parlait donc pas .
Mais ce n ' est plus pareil dsormais .
<P>
Dans le cadre de l ' largissement , nous avons dcouvert l ' importance du caractre de l ' Union europenne en tant qu ' union d ' tats de droit dmocratiques .
Je pense qu ' il est galement extrmement important que nous continuions  dire  la Turquie : notre point de vue , que nous avons adopt  Helsinki , est que nous ne pourrons commencer les ngociations sur son adhsion que lorsqu ' elle aura satisfait aux critres politiques de Copenhague .
Je trouve que c ' est une position claire et nette ,  laquelle nous devons absolument nous tenir .
De ce point de vue de principe , dterminer une date avant le commencement des ngociations est trs inopportun .
Si le Conseil devait toutefois , directement ou indirectement , aller dans ce sens , il dirait , ce faisant , que les critres politiques ne sont , en fait , pas si importants pour lui .
J ' ai mme entendu des spculations o on disait que le Conseil fixera une date  laquelle il a dtermin que les ngociations commenceront .
Vous n ' allez tout de mme pas nous faire subir une chose aussi terrible , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur Haarder .
Je suppose que vous prserverez l ' Europe d ' une telle spculation indirecte et que les critres politiques continueront simplement  prvaloir de faon consquente .
Si le caractre de l ' UE mme n ' est pas pertinent , le Conseil pourrait alors se demander pourquoi il nous faut encore discuter plus longtemps .
J ' espre toutefois qu ' une telle chose ne se produira pas au prochain Conseil .
Je rejette un tel raisonnement superficiel .
Il porte prjudice aux intrts de l ' Union europenne et  ceux des citoyens turcs , et - point trs important - il mine , en outre , le soutien  cette adhsion existant actuellement dans la population europenne .
Nous avons rcemment rencontr ce problme aux Pays-Bas , pays qui a t menac d ' un rfrendum sur l ' admission en ce qui concerne un excellent pays comme la Pologne , avec lequel nous entretenons pourtant de bonnes relations depuis longtemps et avec lequel nous avons pu constater une grande similitude dans la culture politique .
Si l ' adhsion d ' un pays candidat ne rencontre aucun soutien dans sa population , les problmes les plus graves peuvent se produire et c ' est la raison pour laquelle le processus doit galement tre encadr de prs pour la Turquie .
<P>
Dans aucun des pays candidats , la question de l ' tat de droit et de la dmocratie ne s ' est avre aussi ardue .
En comparaison , la reprise du reste de l ' acquis communautaire n ' est pas du tout un problme aussi important , en ce qui concerne la Turquie du moins .
Le commissaire Verheugen vient de dclarer que notamment Helsinki , avec le fait que la Turquie est un pays candidat  part entire maintenant , avait grandement contribu  aider la Turquie  prendre des mesures .
Nous l ' avons tous vu et nous savons que ces mesures taient importantes pour les rapports en Turquie , mais elles n ' taient pas encore suffisantes pour nous .
Ma principale question est toutefois : pourquoi la Turquie le fait-elle , il faut quand mme qu ' il existe une certaine conviction ?
La promesse de l ' Europe tait-elle ncessaire pour que la Turquie s ' engage sur la voie d ' un tat de droit ?
Cela ne serait pas positif .
Nous devons pouvoir compter sur le fait que le gouvernement turc , le nouveau gouvernement turc aussi , emprunte le chemin de l ' tat de droit et de la dmocratie par conviction .
Cela ne doit pas tre d  un traficotage de la part de l ' UE , cela doit tre spontan .
<P>
Je me rappelle certains entretiens avec les ministres roumains qui dclaraient qu ' ils avaient rsolu eux-mmes le problme qu ' ils avaient avec l ' Ukraine concernant cette petite le de la mer Noire .
J ' ai dclar que nous avions naturellement fait pression dans ce sens . Mais ils assurent l ' avoir rsolu eux-mmes , car la Roumanie estime que satisfaire  ces critres est une chose spontane .
Je trouve cela excellent de la part des Roumains et j ' espre galement que la Turquie empruntera cette voie par conviction .
Si ce n ' est pas le cas , la confiance n ' existera jamais .
<P>
Je suis sensible au souhait que la Turquie reoive un signal positif et je soutiens , par consquent , de tout c ? ur le paragraphe que le groupe socialiste a dpos sur l ' extension de la collaboration  plusieurs secteurs .
C ' est un besoin pratique .
Mais cela peut naturellement prendre quelque temps avant de passer de ce stade au stade des ngociations et de l ' adhsion .
C ' est la raison pour laquelle je soutiens galement le texte de l ' amendement Ferber , stipulant qu ' il faut mettre quelque chose sur pied et que nous devrons convenir entre nous si nous devons encore choisir une forme particulire pour ce faire for the time being .
Je ne suis pas satisfait par les suppressions proposes dans cet amendement , car elles liminent le cadre de l ' ensemble du processus d ' adhsion .
J ' attache beaucoup d ' importance , Monsieur le Prsident , au fait que nous maintenions toujours ce cadre de faon consquente et par principe .
Pour la Turquie aussi .
<SPEAKER ID=105 LANGUAGE="DE" NAME="Bge (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , chers collgues , en tant que rapporteur pour avis de la commission des budgets , je voudrais souligner que les avantages politiques et conomiques de l ' largissement dpasseront videmment de loin les cots budgtaires potentiels . Il me parat toutefois indispensable de doter galement la politique budgtaire d ' un cadre qui soit  la fois fiable  long et moyen terme et susceptible de recueillir une majorit des voix des deux cts de l ' hmicycle .
Ainsi , on parle par exemple pour 2006 d ' un cadre budgtaire d ' environ 15 milliards d ' euros de dpenses , mais d ' autre part , on oublie trop souvent , par exemple , que 5 milliards de ressources propres auront dj t verss par les nouveaux tats membres pour contribuer au budget de l ' Union europenne .
<P>
Il est ds lors primordial de prciser une nouvelle fois clairement les positions de principe relatives  l ' ajustement des nouvelles perspectives financires adoptes au mois de juin en sance plnire .
Depuis , le Conseil a galement repris certains lments de cette position du Parlement lors du sommet de Bruxelles , comme par exemple le schma d ' intgration progressive dans le rgime d ' aides directes au secteur agricole , la prcision selon laquelle aucun tat membre ne peut devenir contributeur net aprs son adhsion ou encore une rglementation empchant que la situation financire des candidats ne se dgrade directement aprs leur adhsion .
<P>
Je tiens tout particulirement  ce que l ' ajustement ncessaire des perspectives financires soit effectu en vertu de l ' article 25 de l ' accord interinstitutionnel - je cite - en commun par le Conseil et le Parlement europen avec les majorits requises , sur proposition de la Commission .
Je m ' attends par exemple , Monsieur le Prsident du Conseil ,  ce que la concertation budgtaire prvoie une information continue et globale du Parlement sur l ' avancement des ngociations et qu ' un trilogue sur la question dbouche sur un accord  propos de la mise en ? uvre de la procdure d ' ajustement des perspectives financires au cours des prochains mois .
En effet , de nombreuses questions restent en suspens . Comment comprendre , par exemple , la formulation du Conseil europen de Berlin et le paragraphe 12 de ses conclusions , qui stipule qu ' une distinction claire doit tre faite entre les dpenses de l ' ancienne Union et celles des nouveaux tats membres ?
Cette dclaration de Berlin subsistera-t-elle ou un budget commun sera-t-il tabli rubrique par rubrique aprs l ' adhsion ?
Une clarification s ' impose .
<P>
Prvoit-on un budget supplmentaire si la date d ' adhsion est le 1er mai 2003 ?
Cela a-t-il un sens d ' organiser et de faire appliquer des programmes de pradhsion pendant quatre mois si les nouveaux membres ne sont considrs en tant que tels - dans les domaines de la politique agricole , structurelle et intrieure - qu ' au bout de huit mois ?
<P>
Je crois qu ' il est important , par rapport  nos nouveaux voisins et partenariats galement , d ' analyser avec prcision les ajustements financiers ncessaires qu ' il conviendra de raliser , par exemple au niveau de la rubrique 4 ( politique extrieure ) .
Ceci concerne aussi bien la Turquie que d ' autres pays voisins et de nouveaux partenaires avec lesquels nous devrons entamer des ngociations sur de nouveaux partenariats tout  fait spcifiques .
<SPEAKER ID=106 LANGUAGE="DE" NAME="Ettl (PSE)">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , nous vivons aujourd ' hui un moment empreint d ' un bon esprit communautaire et de confiance dans l ' avenir de l ' Europe .
Cet tat d ' esprit positif contribuera  surmonter les difficults qui se prsenteront encore aux pays candidats  l ' adhsion .
Les processus d ' ajustement conomique requirent un engagement politique et social maximal de toutes les parties .
<P>
Les processus de restructuration de l ' industrie lourde et du secteur minier exigent  eux seuls la mise en place de mesures d ' accompagnement accrues pour lutter contre la monte du chmage .
Il est ds lors indispensable de dployer tous les moyens de prvention disponibles et de renforcer le dialogue social dans les pays candidats .
C ' est la seule solution pour garantir un dveloppement dmocratique de la lgislation sociale et du travail .
La dimension sociale de l ' Europe est un sujet rcurrent dans nos discussions mais nous oublions dlibrment de rappeler que la lgislation sociale reprsente un lment de l ' acquis communautaire tout aussi important , par exemple , que les rgles de concurrence .
<P>
La transposition de l ' acquis social est primordiale pour toute l ' Europe car elle contribue  la stabilit ainsi qu '  la prvention des conflits potentiels .
Dans cette optique , je vous invite  adopter les deux amendements de la commission de l ' emploi et des affaires sociales dposs par M. Oostlander et moi-mme .
<P>
La priode qui nous spare de l ' adhsion des pays candidats sera particulirement charge en matire de politique de l ' emploi , de politique conomique et de politique sociale .
Les tats membres limitrophes des pays candidats sont invits  soutenir et  renforcer leur coopration transfrontalire .
Il est important d ' aider les travailleurs de ces rgions  mieux s ' adapter aux mutations que connat le march du travail .
C ' est l ' unique solution pour mettre un terme aux prjugs qui existent encore dans le domaine de la libre circulation des services et des travailleurs .
<P>
Quoi qu ' il en soit - et je voudrais conclure sur ce point - les pays candidats sont  fliciter pour l ' ensemble des efforts qu ' ils ont consentis en vue de l ' adhsion  l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=107 LANGUAGE="ES" NAME="Salafranca Snchez-Neyra (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur Haarder , notre cher prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , Mesdames et Messieurs , l ' largissement est une ncessit historique et morale , et une chance unique de rconcilier ce continent avec lui-mme .
<P>
Si l ' on considre le fond du dbat que nous avons tenu ce matin et celui du dbat que nous tenons en ce moment sur le rapport de M. Brok - que je tiens  fliciter pour son travail - , il repose sur une ncessit : celle de mener  bien une profonde rflexion sur nous-mmes , sur notre rle dans le monde , sur ce qu ' a t le projet de l ' Union europenne , ce qu ' il est et ce que nous voulons qu ' il soit dans le contexte d ' une Union largie .
<P>
Et prcisment , en vue de cette rflexion , je pense que les travaux de la Convention europenne revtent une importance fondamentale , et je pense que nous devrions chercher la formule adquate pour associer - comme cela a t demand ce matin - les reprsentants des pays candidats aux travaux de la confrence intergouvernementale .
<P>
Pour ce qui est du court terme , je suis convaincu que grce aux efforts de la Commission europenne , des tats membres et des pays candidats , nous serons capables , dans quelques semaines ,  Copenhague , d ' atteindre un accord raisonnable et juste .
Je pense aussi que , sur la base de conditions gales pour tous et donc non discriminatoires , nous serons capables de jalonner la route au moyen des stratgies de pradhsion qui ont t exposes ici ce matin , et d ' achever les ngociations en cours .
<P>
Toutefois , Monsieur le Prsident , il me semble important de ne pas tomber dans une exagration de l ' immdiat et du prsent .
Je pense que l ' histoire ne s ' crit pas seulement en narrant et au pass .
Parce que si nous n ' avons pas sous les yeux l ' horizon de nos ambitions et de nos projets , nous serons non seulement incapables de dessiner le futur , mais nous aurons en plus de grandes difficults  comprendre le pass .
<P>
Aujourd ' hui , Monsieur le Prsident , l ' histoire se conjugue au prsent .
Et l ' Union europenne se profile comme l ' un des acteurs principaux du prsent historique qu ' il nous est donn de vivre .
Elle se prsente aujourd ' hui comme une puissance conomique , financire et industrielle , mais elle a grandement et imprativement besoin d ' affirmer sa prsence sur la scne internationale et de se doter d ' une politique de scurit et de dfense qui lui permette de faire face aux nouvelles formes de menaces , surtout depuis les attentats du 11 septembre .
<P>
Monsieur le Prsident , nous devons surmonter les dfis que nous lance l ' largissement , nous devons profiter de toutes les potentialits et de toutes les synergies , nous devons construire un espace politique et conomique unifi dans lequel se donneront rendez-vous plus de 500 millions de personnes dont 300 utiliseront , dans un premier temps , la mme monnaie .
Monsieur le Prsident , mme si les chiffres sont importants , je pense qu ' en dfinitive il s ' agit d ' tre capable , avec de la gnrosit et une vision du futur , de mettre les chiffres au service des idaux .
<SPEAKER ID=108 LANGUAGE="DE" NAME="Sakellariou (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire Verheugen , chers collgues , je voudrais dbuter mon intervention en exprimant , en mon nom et en celui de mon groupe , ma reconnaissance , y compris  l ' gard de la Commission , pour la coopration remarquable dans le cadre non seulement de ces dbats mais aussi de l ' ensemble des rapports sur l ' largissement et du travail effectu dans le cadre de la prparation  l ' largissement .
Monsieur le Commissaire , il ne s ' agit pas de simples paroles en l ' air car nous avons effectivement obtenu des informations compltes au fur et  mesure des oprations .
Nous avons men les discussions au sein de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense et je voudrais galement remercier le prsident de cette commission ,  la fois pour son rapport et pour l ' ensemble de la coopration .
Je pense que tous les groupes , toutes les forces politiques au sein de la commission ont fait de leur mieux pour accompagner de manire critique cet vnement historique et contribuer au succs de l ' vnement que constitue cet largissement .
<P>
Je voudrais aborder deux points en complment des propos pertinents et intelligents tenus par mes collgues au sujet des diffrents pays mais aussi de l ' aspect gnral .
Il s ' agit de deux problmes trs concrets .
<P>
La premire question concerne la proposition unanimement salue du secrtaire gnral des Nations unies  propos de Chypre .
Un point est susceptible de prter  quivoque dans l ' annexe IX ,  savoir les propositions de l ' article 1 , paragraphe 1 , relatives  l ' organisation , ds la signature de l ' accord fondamental , d ' un rfrendum auprs des citoyens de ce pays divis .
Elles stipulent que les citoyens rpondront aux questions de ce rfrendum par oui ou par non et que ces questions concerneront dans un premier temps la nouvelle structure de l ' tat puis l ' adhsion de Chypre  l ' Union europenne .
Je pense que l ' Union europenne doit - je me rjouis de votre signe d ' approbation , Monsieur le Commissaire - statuer sur cette question de manire totalement indpendante en vertu des accords d ' Helsinki et que Chypre devrait s ' exprimer  ce sujet .
<P>
La deuxime question porte sur la Turquie .
Je voudrais rappeler que nous ne dbattons pas aujourd ' hui du cas de la Turquie car nous menons ici des discussions sur l ' largissement et la Turquie ne fait actuellement pas partie des pays adhrents . La Turquie est un candidat et elle a ce statut depuis 1999 .
Cependant , malgr les efforts consquents et les nombreux succs et progrs raliss par ce pays , il ne remplit toujours pas les critres politiques de Copenhague .
Je ne vois par consquent aucune raison de fixer une date .
Je vous le dis clairement , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil : la fixation d ' une date n ' est pas d ' actualit , du moins pas en ce qui nous concerne !
<SPEAKER ID=109 LANGUAGE="SV" NAME="Malmstrm (ELDR).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , chers collgues et chers futurs collgues l-haut dans la tribune , c ' est un jour historique , une sorte de rptition gnrale avant la grande fte que nous organiserons bientt tous ensemble .
<P>
Cette fte marque la fin du long voyage que nous avons fait tous ensemble en vue de parvenir  l ' unification de l ' Europe .
<P>
Strasbourg et la rgion dans laquelle nous nous trouvons tmoignent de la manire dont l ' on a tent d ' unifier l ' Europe par le pass .
Toutes les tombes anonymes dans lesquelles sont enterrs des milliers de jeunes Franais et Allemands rappellent tragiquement que la violence et la force ont t utilises pour imposer l ' unification de l ' Europe .
 l ' inverse , le mur de Berlin tait un moyen d ' empcher les hommes et les ides de se rencontrer et de s ' unir .
Ce qui fait que l ' UE est unique , c ' est l ' ide gniale , mais exceptionnelle d ' un point de vue historique , de runir des hommes autour de la table de ngociations plutt qu ' au travers d ' une guerre des tranches .
Ma collgue Mme Paulsen a l ' habitude de dire que le but de l ' UE est de donner le pouvoir aux bureaucrates , et non aux soldats , et c ' est plutt bien formul .
<P>
L ' UE ne compte cependant pas seulement des bureaucrates mais aussi des hommes politiques avec des visions et des ides .
L ' ide et la vision communes qui ont motiv le Parlement europen taient la conviction qu ' il y avait des avantages  dvelopper ensemble la coopration europenne .
Avec logique et persvrance , nous avons avanc sur la voie de l ' largissement avec une date , des exigences et des points d ' appui clairs .
Cela a parfois fait du bruit au sein des gouvernements , au niveau de la politique intrieure , mais nous avons tenu bon .
Le rapport Brok est une preuve vidente de cette unanimit .
Le groupe du Parti europen des libraux , dmocrates et rformateurs .
<P>
L ' largissement , ou la runification , a t , pour nous libraux , la question prioritaire pendant de nombreuses annes .
Il est la consquence logique de la chute du mur de Berlin et de la perce de la dmocratie , de la libert et de l ' conomie de march en Europe centrale et orientale .
En ne comptant que des membres issus d ' Europe occidentale , l ' UE est longtemps reste incomplte .
Ce n ' est qu ' en avanant main dans la main que nous pourrons dfendre et ressusciter les valeurs et ambitions communes ,  savoir la libert , la dmocratie , les droits de l ' homme , un march oprationnel synonyme de croissance et de prosprit dans une Europe o les citoyens sont l ' lment central .
<P>
Les grands dfis  venir , les problmes environnementaux , la criminalit transfrontalire , le rle de l ' Europe dans le monde et notre responsabilit par rapport  un ordre mondial plus juste exigent galement des efforts communs , de mme qu ' une rforme des institutions europennes en vue de les rendre plus dmocratiques et efficaces .
J ' attends avec impatience de voir la contribution et les ides fraches de nos nouveaux collgues dans ce domaine .
<P>
Monsieur le Prsident , dans une Europe runifie , nous sommes tous diffrents , mais nous avons tous la mme valeur et devons ds lors tre jugs sur la base des mmes critres .
Nous , libraux , nous sommes battus avec opinitret pour que les critres de Copenhague , et plus particulirement les critres politiques , soient respects .
Nous ne devons jamais trouver d ' excuses au non-respect des droits de l ' homme et nous nous rjouissons des gros progrs qui ont t faits dans les pays candidats .
Nous continuerons nanmoins  surveiller de prs ces domaines essentiels que sont le respect des minorits , la libert de la presse et la bonne gouvernance , tant dans les anciens que dans les nouveaux tats membres .
Nous estimons que c ' est de cette manire que les clauses de sauvegarde doivent tre utilises , c ' est--dire au travers d ' un contrle continu de l ' application et du respect de nos valeurs communes .
Nous devons nous poser des exigences  nous-mmes , aussi bien dans les anciens tats membres que dans les nouveaux . Nous ne devons pas faire de distinction entre des membres A et B .
<P>
Monsieur le Prsident , de nombreuses questions difficiles ont t rsolues  l ' automne .
La prsidence danoise a fait de formidables efforts , tout comme les pays candidats .
Il est vident que ce serait merveilleux si nous pouvions galement trouver une solution au problme de Chypre d ' ici la fin de l ' anne .
J ' espre que nous pourrons contribuer tous ensemble  une telle solution .
Je voudrais galement que nous envoyions un signal positif  la Turquie .
Le nouveau gouvernement mrite tous nos encouragements et notre soutien .
<P>
Le rapport Brok doit tre interprt comme un souhait de bienvenue et une invitation  la fte  l ' adresse des pays candidats .
Lors de cette fte , la distinction entre " nous dans l ' UE " et " vous dans les pays candidats " n ' aura plus lieu d ' tre et il ne sera plus question que de " nous dans l ' UE " .
<SPEAKER ID=110 LANGUAGE="DE" NAME="Brie (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , inutile de rpter que cette journe est historique , du moins pour ce Parlement .
Mon groupe soutiendra galement  une grande majorit le rapport Brok , de la mme faon qu ' il considre l ' largissement de l ' Union europenne comme une opportunit historique .
Mais je ne comprends pas vraiment la raison pour laquelle M. Haarder , et ma collgue Mme Malmstrm  l ' instant , ont parl de runification .
Un rapide coup d ' ? il sur l ' histoire de l ' Europe nous indique que ce continent n ' a jamais vritablement t unifi .
L ' accomplissement actuel est d ' autant plus important qu ' il s ' agit de la premire unification de ce continent .
<P>
Je m ' en voudrais de ternir cette belle harmonie mais je souhaite mentionner trois points problmatiques du rapport avec lesquels je ne suis pas d ' accord , malgr mon approbation gnrale .
Tout d ' abord , je regrette que la majorit des amendements relatifs aux grands problmes sociaux et de politique de l ' emploi lis aux processus de transformation et au processus d ' largissement dans les pays candidats aient t rejets .
L ' attention porte  ces questions est galement insuffisante en matire de politique pratique .
<P>
Deuximement , mon groupe juge regrettable que , contrairement aux prcdents largissements , l ' galit de droits des nouveaux tats membres et de leurs citoyens ne soit pas totalement garantie ds le dbut .
Monsieur le Commissaire , je sais que vous avez personnellement beaucoup ? uvr en faveur du grand public mais l ' gosme de quelques gouvernements ont empch la ralisation de cet objectif essentiel .
Je suis conscient des problmes mais je regrette qu ' un processus d ' largissement prsent comme historique ne puisse d ' emble viter cette discrimination juridique et financire .
<P>
Troisimement , nous regrettons que les propositions visant  l ' intensification des efforts dans les rgions limitrophes n ' aient pas t reprises dans le rapport .
Je suis d ' avis que les gouvernements responsables , mais aussi , dans une moindre mesure , la Commission , n ' interviennent pas suffisamment dans ces rgions pour soutenir positivement les modifications fondamentales qui s ' y prparent .
Il n ' est pas exclu , actuellement , qu ' au moins une partie de ces rgions se transforme en zone de transit de l ' largissement .
C ' est pourquoi , au-del du problme proprement dit , j ' invite  nouveau la Commission et les gouvernements  mettre tout en ? uvre pour que les rgions limitrophes deviennent des ateliers de l ' intgration europenne et qu ' elles en ressentent les rpercussions positives d ' un point de vue humain et social , comme ce fut le cas pour les prcdentes rgions limitrophes , par exemple la Sarre , la Lorraine ou le Luxembourg .
<SPEAKER ID=111 LANGUAGE="NL" NAME="Lagendijk (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , esprons que M. Giscard d ' Estaing dclenche autant de discussions avec sa proposition de Convention qu ' avec ses remarques sur l ' inopportunit de l ' adhsion de la Turquie .
Tout  coup , tout le monde s ' agite sur la question de savoir si la Turquie s ' est vu prsenter la perspective d ' adhsion  tort ou  raison .
Dans cette discussion , les deux extrmes ne sont , honntement , pas trs intressants .
D ' un ct , il y a ceux qui disent : oui ,  condition que toutes les conditions soient respectes . De l ' autre , il y a ceux qui disent : non , jamais .
Entre ces deux extrmes , un tas de gens font de leur mieux pour apporter diverses nuances .
La contribution de M. Brok en a t un exemple typique .
Il n ' est hlas plus prsent , mais si je l ' ai bien compris , il a dclar aujourd ' hui qu ' il estime que la Turquie doit avoir une chance .
Mais si la Turquie satisfait  toutes les exigences de l ' Union europenne , ce n ' est plus la Turquie .
<P>
S ' il vous plat , chers collgues , M. Brok , arrtons ce jeu de mots , cessons d ' embrumer les choses .
Hier , il y avait du brouillard  l ' aroport et aujourd ' hui , vous en crez dans cet hmicycle .
Dans les mdias , M. Brok a dclar trs clairement qu ' il considrait comme une erreur la dcision de 1999 de faire un candidat de la Turquie et que cette erreur devait tre rpare .
J ' applaudis la flexibilit de M. Brok et j ' applaudis galement son point de vue de ce jour , mais cette prise de position qu ' il exprime aujourd ' hui ne cadre pas avec le soutien qu ' il apporte , en tant que rapporteur ,  un amendement de M. Ferber stipulant qu ' il faut tablir des relations spciales entre l ' UE et la Turquie .
C ' est une alternative  l ' adhsion .
Je n ' en suis pas partisan et j ' espre que M. Brok ne l ' est pas non plus , ni aujourd ' hui ni demain .
<P>
Chers collgues , cessons d ' embrumer la situation et de jouer avec les mots .
Si nos opinions divergent , c ' est sur le timing , sur les diffrentes phases du rapprochement entre la Turquie et l ' Union europenne .
Cette discussion ne porte alors plus sur l ' objectif de tous ces efforts ,  savoir l ' adhsion .
Arrtons les doubles agendas , arrtons l ' hypocrisie , arrtons de dire " oui " et d ' esprer " non " .
Si nous disons " oui "  la Turquie , cela signifie que l ' UE doit tout mettre en ? uvre pour que la Turquie devienne un jour membre ,  l ' avenir .
<P>
Que cela signifie-t-il concrtement ?
Si le nouveau gouvernement turc saisit les opportunits de mettre un terme au conflit  Chypre , si le gouvernement turc met finalement en pratique les rformes dj prises , si ce gouvernement souhaite , en outre , mettre en ? uvre de nouvelles rformes , comme il l ' a annonc ce week-end avec une tolrance zro pour les tortures , si ce mme gouvernement venait effectivement  relcher des prisonniers , tels que la gagnante du prix Sakharov , Lela Zana , ...
Si tout cela se produit , chers collgues , l ' UE ne peut rester en arrire .
Je rpte les propos du commissaire Verheugen : si les pays candidats progressent en direction de l ' UE , l ' UE ne peut rester immobile .
Cela signifie que le rapprochement entre la Turquie et l ' UE ne doit pas non plus tre unilatral .
En ce qui me concerne , cela signifie qu ' il faut rflchir srieusement  Copenhague sur le fait de fixer une review date , une date , par exemple , dans un an ,  laquelle nous examinerions  nouveau si la Turquie rpond  toutes les conditions et  tous les critres politiques et que nous devrons alors avoir le courage , si cet avis est positif , de leur proposer une date pour les ngociations .
<SPEAKER ID=112 LANGUAGE="EN" NAME="Andrews (UEN).">
Monsieur le Prsident , beaucoup d ' efforts ont t dploys ces dernires semaines pour acclrer le processus d ' largissement ; cependant , un certain nombre de difficults doivent tre surmontes avant que cet largissement ne devienne une ralit sur le plan pratique .
Il ne faut pas sous-estimer les dfis qui nous attendent sur le chemin de l ' adhsion des dix pays  l ' Union europenne .
<P>
La Convention europenne doit se rappeler que bon nombre de pays candidats sont censs organiser des rfrendums sur l ' adhsion  l ' UE .
Nous devons faciliter les choses au maximum pour la population des pays candidats .
Et c ' est l que la Convention europenne risque d ' aller au-devant de problmes . En effet , il semble que celle-ci ait une longueur d ' avance par rapport aux citoyens europens .
Sommes-nous srieusement en train de demander aux pays candidats de ratifier le trait d ' adhsion par voie de rfrendum l ' anne prochaine pour ensuite leur demander , une anne aprs , de ratifier un autre trait europen qui modifie davantage les rgles de fonctionnement de l ' Union au quotidien ?
Sur quoi la population des pays candidats est-elle suppose se prononcer lors des rfrendums qui seront organiss l ' anne prochaine ?
Sur les actuels traits europens - en ce compris le trait de Nice frachement ratifi - ou sur une srie de nouvelles propositions manant de la Convention europenne ?
N ' avons-nous donc tir aucune leon du dernier rfrendum irlandais sur le trait de Nice ?
Il a t trs difficile d ' expliquer aux citoyens les enjeux du Trait , mme si celui-ci ne comporte pas vritablement de dispositions sophistiques .
Au deuxime essai , nous sommes parvenus en partie  expliquer le Trait mais la plupart des enjeux de l ' UE demeurent incompris .
<P>
Pourtant , certains acteurs de la Convention europenne s ' emballent en proposant une rforme d ' envergure touchant tous les aspects de la gestion quotidienne de l ' Union .
Les messages et propositions que nous transmettons aux citoyens des pays candidats sont contradictoires .
J ' irai mme plus loin en disant que la Convention europenne risque de perturber le processus d ' largissement .
Je rappelle  l ' Assemble et aux membres de la Convention que cette dernire est une entit consultative et que les dcisions concrtes devraient et doivent tre prises par le Conseil de ministres .
<P>
Ne sous-estimons pas tout le travail qu ' il reste  accomplir avant que l ' largissement ne soit un succs concret .
Les pays candidats doivent mettre en ? uvre l ' ensemble des directives et rglements communautaires .
Les ngociations autour de l ' largissement s ' articulent en 38 chapitres diffrents .
Il faudra du temps aux pays candidats pour mettre en ? uvre tout ce corpus lgislatif .
Nous savons tous que l ' adhsion de dix nouveaux pays n ' est pas une sincure .
Le rythme des rformes constitue le problme principal .
Il ne faut pas laisser les diplomates et politiques avoir une longueur d ' avance sur les citoyens europens en ce qui concerne l ' volution future de l ' Union .
Nous devons associer les citoyens europens  chaque tape du processus et ne jamais tenir leur soutien pour acquis .
<P>
Du point de vue irlandais , tout futur trait sur l ' UE qui semblerait supplanter la Constitution irlandaise aura peu de chances - pour ne pas dire aucune - d ' tre accueilli favorablement par la population irlandaise .
Toute proposition visant  limiter la reprsentation des petits tats membres au sein des institutions de l ' UE irait  l ' encontre des principes d ' galit sur lesquels repose l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=113 LANGUAGE="NL" NAME="Belder (EDD).">
Monsieur le Prsident , il y a une vive agitation au sujet de l ' largissement .
En ce qui concerne la EU-fhigkeit , l ' aptitude europenne des nouveaux tats membres , je puis tre bref : le rapport Brok donne un bon aperu des doutes qui subsistent encore du ct de l ' Union europenne .
Les pays candidats doivent intensifier leurs efforts dans certains domaines .
Et les hommes politiques europens et nationaux doivent montrer clairement  leur population les efforts consentis prcdemment par les pays candidats .
<P>
Un autre point est la candidature de la Turquie .
 Helsinki , l ' UE a fait l ' objet d ' une pression intense et ce pays est officiellement devenu un candidat membre .
 prsent , Ankara tente  nouveau de faire pression sur l ' UE pour qu ' elle donne une date d ' ouverture des ngociations .
Il me semble toutefois clair que l ' UE doit rsister  cette pression , pour la simple raison que la Turquie n ' est pas un pays qui cadre dans l ' UE .
Ce pays est bel et bien une dmocratie , mais certainement pas une dmocratie occidentale .
Et bien que ce soit un tat sculier , sa culture et son histoire sont trs diffrentes de celles des tats membres actuels de l ' UE , qui sont marques par le christianisme .
Nous pouvons supprimer le mot " europenne " si la Turquie devient membre de l ' UE .
En outre , le caractre d ' tat de droit de la Turquie s ' est amlior , mais est encore loin d ' tre suffisant .
Je pense ici , par exemple ,  la situation difficile des chrtiens dans le pays .
L ' UE peut proposer une collaboration plus troite avec la Turquie dans divers domaines . Le statut de candidat tait toutefois une erreur , qu ' il vaudrait mieux rparer .
<P>
Le moment de l ' adhsion n ' est toutefois pas la fin ultime de l ' UE .
Quel type d ' Union europenne obtiendrons-nous aprs l ' largissement ?
Une Europe capable de laisser derrire elle les conflits du pass ?
Une Europe soutenant la paix , la solidarit et les rapports quitables entre ses tats membres ?
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Les ides de communautarisation de la PESC me semblent contraires  ces principes .
Les diffrences entre les tats membres sont simplement trop importantes dans ce domaine .
L ' intgration sur ce plan est , par consquent , uniquement possible par le biais de la contrainte .
Aucune politique quilibre ne peut tre tablie sur cette base .
De plus , il s ' agit d ' un terrain trs sensible au sentiment d ' identit , ce qui augmente les tensions potentielles entre les tats membres .
<P>
Les pays d ' Europe doivent tre vigilants an matire de nationalisme .
Il y a toutefois galement une possibilit de nationalisme au niveau europen , dans le cadre duquel nous viserions uniquement le statut de puissance mondiale pour notre plus grande gloire .
D ' autres grands tats seraient ds lors suspects d ' emble .
Cela me semble mme plus dommageable que le nationalisme traditionnel .
Esprons que l ' largissement ira de pair avec davantage de bon sens en la matire .
<SPEAKER ID=115 LANGUAGE="IT" NAME="Dupuis (NI).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , chers collgues , je crois que M. Gawronski a raison : l ' Europe des Quinze risque bien de profiter le plus de cet largissement .
Mais cet largissement - je crois qu ' il faut le prciser , et j ' espre obtenir des rponses de la part du Conseil et de la Commission - ne constitue pas la fin du processus de l ' largissement de l ' Union europenne .
Il y a une dizaine de pays du Caucase et des Balkans , qui ne figurent mme pas sur la liste des pays candidats , qui ne sont donc mme pas dans la situation de la Turquie et dont l ' Union europenne a besoin , comme elle a besoin de la Turquie , pour viter entre autres certains glissements un peu fondamentalistes , comme je l ' ai entendu dire aujourd ' hui par diffrents collgues .
<P>
Nous avons cout la prsentation des rapports sur chacun des pays candidats , mais je crois qu ' il aurait t juste et correct de fournir  ces dix pays , qui sont sur le point d ' entrer dans l ' Union europenne , un rapport sur la situation actuelle de chacun des quinze tats membres .
Je crois que d ' un point de vue conomique , il serait peut-tre utile pour ces pays de savoir qu ' un risque de " japonisation " du continent europen n ' est pas  exclure , que l ' Allemagne , l ' Italie , mais aussi la France , sont incapables , aujourd ' hui , de raliser les rformes structurelles ncessaires , ce qui , vu leur taille , pourrait avoir des consquences galement sur les conomies des dix pays candidats .
<P>
Il serait peut-tre galement dans l ' intrt de ces dix nouveaux pays de savoir que , dans certains pays de l ' Union actuelle , parmi les Quinze , la justice est loin d ' tre celle d ' une dmocratie : je pense  la Belgique ,  l ' Italie , mais galement  des lments d ' apparence peut-tre plus marginale , comme ce qui se passe en ce moment dans votre pays , au Danemark , Monsieur le Prsident du Conseil .
Je veux parler de la faon dont les autorits de votre pays affrontent la question de l ' incarcration du vice-premier ministre tchtchne , M. Akhmed Zakayev . Je ne crois pas que l ' on puisse dire que cela est conforme aux principes d ' un tat de droit .
<P>
Nous parlons de l ' Europe des dmocraties mais peut-tre devrions-nous parler galement de l ' Europe de la dmocratie .
La dmocratie au sein de cette Assemble , du Conseil et de la Commission , au sein de l ' Union en gnral , ne pourrait pas satisfaire les critres que nous fixons aujourd ' hui aux pays candidats .
C ' est l la question actuellement analyse par la Convention , question qui , nous l ' esprons , sera affronte et rsolue  " l ' amricaine " , par la dmocratie amricaine et non par un retour  la tradition europenne qui a fait tant de ravages sur notre continent .
<SPEAKER ID=116 LANGUAGE="EN" NAME="Elles (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , comme certains orateurs l ' ont dj signal , c ' est un jour historique pour le processus d ' largissement .
Je voudrais savoir ce qui se passera lors de la prochaine tape , aprs Copenhague .
<P>
Certains intervenants ont soulev la question de savoir si les propos de Valry Giscard d ' Estaing sur la Turquie taient dplacs , si ce message ngatif arrivait au mauvais moment et si l ' arrive de la Turquie au sein de l ' Union , le cas chant , marquerait la fin de l ' Europe telle que nous la connaissons .
Il a raison de soulever cette question car si nous disons dfinitivement oui  la Turquie et si nous fixons une date , comment dire non  l ' Ukraine ,  la Bilorussie et aux autres pays qui sont plus europens , gographiquement parlant , que la Turquie ?
<P>
M. Rasmussen , M. Watson et M. Haarder se sont un peu trop avancs en disant que nous pourrons proposer une date  la Turquie ds que les critres politiques seront remplis .
Qu ' en est-il des critres conomiques viss dans la dclaration de Copenhague de juin 1993 ?
Cette dclaration accorde une importance centrale  la question de la stabilit institutionnelle , que nous semblons tous oublier  l ' heure d ' accueillir de nouveaux pays au sein de l ' Union .
Pouvons-nous rellement croire que l ' Union sera stable une fois que la Turquie et , peut-tre , d ' autres pays - sans doute accueillis en fonction des mmes critres - auront rejoint l ' Union , et que celle-ci pourra tre gre efficacement ?
<P>
Cette question sera examine  l ' occasion du sommet de l ' OTAN sur l ' largissement prvu  la fin de la semaine  Prague .
La population se pose dsormais la question suivante : l ' OTAN peut-elle rellement jouer un rle et sera-t-elle vritablement efficace aprs avoir accueilli de nouveaux membres d ' Europe centrale et orientale ?
La mme considration s ' applique  l ' Union europenne .
Le Conseil europen d ' Helsinki a officialis le statut de pays candidat de la Turquie .
Ce fut galement le cas de l ' accord d ' association en 1961 ; cependant , en accueillant la Turquie en tant que membre  part entire , l ' Union europenne pourra-t-elle fonctionner correctement , dans le respect des principes dmocratiques ?
<P>
Ma thse repose sur trois axes .
Tout d ' abord , nous devrions faire une pause aprs l ' adhsion des dix nouveaux pays et la finalisation des ngociations avec la Roumanie et la Bulgarie .
Il est prmatur de fixer une date maintenant , ou mme de fixer une date pour fixer une date .
Ensuite , nous devons explorer chacune des possibilits , comme par exemple l ' tablissement d ' un partenariat spcial avec la Turquie , avant de nous engager pleinement dans le processus d ' ouverture des ngociations d ' adhsion .
La chose la plus importante serait peut-tre que le Conseil de Copenhague lance un processus , comme M. Prodi l ' a soulign ce matin , afin d ' tudier l ' approche  adopter face aux futurs pays candidats  l ' adhsion  l ' Union et de savoir comment traiter avec eux .
<P>
En conclusion , le Conseil europen , prsid par les Danois , avance en somnambule vers l ' avenir .
Pour chacun , il est plus facile de dire oui que non ; cependant ,  ce stade , il semble qu ' aucun membre du Conseil europen ne souhaite dire oui  la Turquie , mais aucun ne souhaite non plus dire non .
Soyons clairs dans nos ides et laborons une stratgie limpide qui puisse assurer aux citoyens d ' Europe qu ' ils vivront d ' ici dix ans dans une Union europenne  la fois stable , prospre et efficace .
<SPEAKER ID=117 LANGUAGE="DE" NAME="Swoboda (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , je vous avouerai que j ' tais quelque peu sceptique avant cette rencontre , aujourd ' hui  Strasbourg , avec nos collgues des pays candidats . En effet , je craignais qu ' elle soit comprise comme un signal indiquant que " tous les problmes sont rsolus , l ' largissement est un succs " .
Dieu merci , il n ' en a pas t ainsi .
<P>
Quelle motion de rencontrer tous ces collgues et les diffrentes langues qu ' ils pratiquent , mais aussi de leur rappeler le travail qu ' il reste  accomplir , les problmes et les tches qu ' ils doivent encore surmonter .
Cette rencontre tait par ailleurs l ' occasion de leur expliquer que nous avons galement une opinion publique  laquelle nous devons transmettre les rsultats des ngociations , un public que nous devons convaincre .
L ' adaptation aux rgles de l ' Union europenne ,  l ' acquis communautaire , doit se poursuivre .
<P>
Ce Parlement reprsente un excellent lobby pour l ' largissement .
Toutefois , les conditions - y compris financires - doivent tre remplies .
L ' largissement n ' est pas une action caritative , un acte de bienfaisance , mais bien le dsir de construire une Europe unie , sur la base des progrs raliss par l ' Union europenne , qui ont t le rsultat d ' efforts politiques communs .
Il s ' agit d ' aller au-del de Yalta .
Il s ' agit galement de mettre fin  l ' ordre de la guerre et de l ' aprs-guerre , et je pense qu ' il est dans notre intrt  tous d ' y parvenir .
<P>
Citons un exemple concret : je souhaite que la Rpublique tchque soit elle aussi  mme d ' valuer le pass de manire critique et de regarder vers l ' avenir , et que tous les autres pays renoncent  retirer un capital politique des vnements comprhensibles mais aussi trs critiquables de l ' aprs-guerre .
Si nous parvenons  convaincre les deux parties , nous pourrons vritablement construire un nouvel avenir .
<P>
Quelques mots sur la Turquie  prsent . Ce pays a adopt cet t un train de mesures lui ouvrant la voie vers l ' tablissement d ' un tat de droit et d ' une dmocratie totale .
Certes , les progrs juridiques ne sont pas suffisants et les mesures n ' ont pas encore t appliques , mais le gouvernement turc se dclare aujourd ' hui prt  s ' engager dans cette direction et il souhaite dmontrer qu ' il est orient vers l ' Europe et qu ' il accepte la norme europenne de sparation entre tat et religion .
Nous attendons avant tout de ce gouvernement qu ' il trouve une solution au problme chypriote .
<P>
Monsieur Elles , fermer la porte  la Turquie au cours de cette phase et ne parler que d ' une relation spciale - et un amendement va dans ce sens - me semble une initiative dangereuse .
Les citoyens musulmans et les citoyens d ' origine turque ont aussi leur place au sein de l ' Union europenne .
<P>
Quant  savoir si et , le cas chant , quand les ngociations avec la Turquie doivent commencer , il me semble impossible de le dcider aujourd ' hui .
Il est dans notre intrt  tous d ' encourager la Turquie et de lui dmontrer qu ' il est possible de concilier Islam et dmocratie moderne . Je rejette formellement toute forme de dcouragement  ce sujet .
<P>
Dernire remarque : au dbut de cette semaine , je me suis rendu dans les Balkans . J ' y ai peru certaines craintes engendres par l ' largissement en cours , la peur d ' tre mis  l ' cart , d ' tre laisss pour compte .
C ' est pourquoi je demande  la Commission et au Conseil de rflchir  des signaux qu ' ils pourraient envoyer au cours des six prochains mois pour dmontrer que la rgion des Balkans fera un jour partie du processus d ' largissement ; pas aujourd ' hui , ni demain , mais peut-tre aprs-demain , lorsqu ' elle aura accompli ce que les pays candidats ont aujourd ' hui accompli .
Un geste clair dans leur direction serait extrmement positif !
<SPEAKER ID=118 LANGUAGE="EN" NAME="Duff (ELDR).">
Monsieur le Prsident , l ' adhsion de Chypre ne sera vritablement une russite que lorsque les Grecs et les Turcs se seront profondment rconcilis .
Fort heureusement , les propositions de Kofi Annan semblent constituer une base constitutionnelle solide pour cette rconciliation .
<P>
Le paquet s ' inspire intelligemment du modle gouvernemental suisse et du modle belge concernant les relations europennes .
Les propositions actuellement sur la table semblent tre les meilleures que les Chypriotes turcs puissent esprer .
Elles leur offrent l ' galit sur le plan juridique et politique et protgent leurs intrts en tant que communaut minoritaire .
Elles engagent la nouvelle Rpublique de Chypre  soutenir l ' adhsion de la Turquie et leurs dispositions transitoires semblent satisfaire toutes les exigences en matire de proprit , de rsidence et de respect de soi .
<P>
M. Erdogan , M. Simitis , M. Clerides et M. Denktash doivent maintenant se prparer  franchir un grand pas en avant en faveur de l ' intgration et de la rconciliation , en rejetant tout esprit de division et de revanche .
<SPEAKER ID=119 LANGUAGE="EL" NAME="Papayannakis (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , pour la premire fois dans l ' histoire , nous sommes en train d ' unifier progressivement le continent .
Jamais il ne l ' a t .
Pour l ' heure , toutefois , le dbat porte davantage sur l ' agrandissement gographique que sur l ' approfondissement de l ' Union , qui est en fait ce pour quoi nous voulons l ' Union .
L ' union politique , l ' union conomique , la politique sociale commune , l ' intervention cologique intgre ici et aux quatre coins du monde , telles sont les vritables raisons pour lesquelles nous voulons l ' Union et j ' espre au plus profond de moi que c ' est ce que veulent galement nos chers amis des pays candidats , plutt que de discuter d ' autres considrations mineures .
<P>
Nanmoins ,  prsent que nous discutons de l ' largissement , ce dont l ' largissement a besoin , et qui lui fait parfois dfaut , est l ' galit de traitement et le respect de la dignit d ' autrui .
J ' estime que , mme si cela se retrouve dans notre rsolution , nous n ' avons pas assez mis l ' accent sur le fait que l ' accord injuste au sujet du nombre de parlementaires de la Hongrie et de la Rpublique tchque doit tre supprim au plus vite . Cet accord est compltement absurde .
Que sommes-nous en train de faire ?
Des conomies de bout de chandelles ?
Cela me dpasse .
<P>
Il est tout aussi clair que , pour que l ' largissement soit une russite , il faut un calendrier prcis .
La Turquie a le droit de savoir quel est le calendrier pour ses relations avec l ' Union europenne .
La Roumanie et la Bulgarie ont aussi ce droit .
Monsieur le Commissaire , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , les pays qui se trouvent dans un trou noir dans les Balkans ont eux aussi ce mme droit , et nous n ' en disons rien , bien que , quelle que soit la manire dont l ' on considre la chose , ils soient encore plus proches , au centre du continent europen .
<P>
Enfin , pour ce qui concerne Chypre , il s ' avre que l ' heure est venue de passer aux ngociations srieuses en vue d ' une solution politique .
Nous devons soutenir ces ngociations en esprant qu ' elles portent leurs fruits .
Une chose doit tre claire cependant , plus claire encore peut-tre que tout ce que nous avons entendu ici .
Aucune solution s ' loignant de manire permanente de l ' acquis communautaire ne peut tre dfendue ni accepte .
Les accords transitoires sont une chose , et chaque pays en a fait l ' exprience  un moment ou l ' autre de l ' largissement , mais ils s ' appliquent  une priode de temps spcifique et ont une date d ' expiration .
Ds lors , si nous voulons aller de l ' avant , nous devons le faire clairement savoir aux parties concernes .
Faute de quoi , je pense que nous minerions les efforts qui s ' annoncent sous d ' heureux auspices pour l ' avenir .
<SPEAKER ID=120 NAME="Jonckheer (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , si l ' unification pacifique du continent europen a dbut symboliquement avec la chute du mur de Berlin , nous savons maintenant que l ' largissement de l ' Union europenne aux dix premiers pays candidats sera opr , selon le Conseil des Affaires trangres d ' hier , le 1er mai 2004 .
Mais nous savons aussi que la transition , ou plutt le processus de transformation des conomies des pays concerns , prendra beaucoup plus de temps .
Je rappelle simplement qu ' un pays comme la Pologne compte officiellement un taux de chmage de 17 % et , en l ' an 2000 , qu ' elle affichait un PIB par habitant quivalent  seulement 39 % de la moyenne communautaire .
Donc , en rapport avec ce processus de transformation , j ' entends beaucoup de mes collgues rpter - et sans doute ont-ils raison de le faire - toutes les conditions que les pays candidats doivent encore remplir .
<P>
De mon ct , je voudrais , Monsieur le Prsident du Conseil , vous interroger trs directement et trs prcisment sur ce que le Conseil va faire en rponse aux demandes qui ont t formules par les gouvernements des dix pays candidats  Varsovie , vendredi pass .
J ' avoue ne pas tre un spcialiste en la matire , mais leurs revendications me paraissent tout  fait lgitimes : un paquet financier gnrateur de stabilit macroconomique , une situation financire nette qui ne doit pas tre amliore pour 2004 uniquement , mais aussi de 2004  2006 et , enfin , l ' utilisation dans son intgralit de l ' engagement budgtaire de Berlin .
Voil qui me parat franchement lgitime .
<P>
Craignant donc d ' avoir entendu de la bouche du Premier ministre danois , ce matin , qu ' il n ' envisageait pas de droger aux positions prises lors du Conseil europen de Bruxelles , je souhaiterais savoir exactement si , en rponse  ces demandes lgitimes des gouvernements des pays candidats , vous allez faire une offre meilleure que celle de Bruxelles , ou si vous allez vous en tenir  ce qui a t dcid  Bruxelles .
Je trouve qu ' au-del des gnralits que nous nonons , il y a l des demandes concrtes auxquelles il faut rpondre et qui ont t , je le rpte encore une fois , formules ,  mon avis , en toute lgitimit par les gouvernements des pays candidats .
<SPEAKER ID=121 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland (UEN).">
Monsieur le Prsident , je me rjouis de pouvoir prendre part  ce dbat historique et attends avec impatience le jour , tout proche dsormais , o les reprsentants de chaque pays candidat exerceront pleinement leurs droits en tant que dputs europens au sein de cette Assemble et dans chacune des institutions de l ' Union europenne .
<P>
Je me flicite plus particulirement de la confirmation , hier par le Conseil des ministres des Affaires trangres  Bruxelles , de la pleine participation des nouveaux tats membres  la refonte du Trait dans la foule de la Convention .
L ' un des grands chapitres des ngociations encore ouverts concerne l ' agriculture .
Les conclusions du rcent Conseil europen de Bruxelles rejettent trs clairement toute ngociation sur l ' accord de Berlin et l ' Agenda 2000 .
Nous devons nous en tenir  cela dans la poursuite de nos ngociations avec les pays candidats sur le volet agricole .
Il est dans l ' intrt de tous les pays favorables  une politique agricole forte , qu ' ils soient dj membres ou non de l ' UE , d ' acclrer au maximum l ' intgration au sein de la politique agricole commune .
<SPEAKER ID=122 NAME="Coteaux (EDD).">
Monsieur le Prsident , c ' est  vous que je voudrais m ' adresser en premier lieu , et ce pour une protestation solennelle , chose que je pourrais aussi bien faire sous la forme d ' un rappel au rglement .
Ce rappel porte sur l ' article 117 , qui consacre une galit de traitement entre les langues de l ' Union .
Lorsque cette galit n ' est pas possible , au tableau d ' affichage par exemple , un usage constant , tabli depuis des dcennies , voulait qu ' on utilist du moins la langue du pays qui accueille le sige , c ' est--dire , ici  Strasbourg , le franais .
<P>
Or , depuis hier aprs-midi , chacun peut constater que , sur toute la signaltique supplmentaire installe dans notre enceinte  l ' intention des nouveaux venus , futurs adhrents , il n ' est recouru uniformment qu '  une seule langue , l ' anglais .
Nous sommes nombreux  nous en mouvoir , pas seulement des Franais d ' ailleurs , mais aussi des dputs de toutes nationalits , qui ne tiennent pas  ce que l ' anglais devienne la langue unique de l ' Europe .
<P>
J ' ai recueilli d ' ailleurs , pas plus tard qu ' hier soir , chers collgues , le tmoignage d ' une collgue espagnole qui s ' est exclame : " Ils vont avoir l ' impression d ' entrer non pas dans l ' Union europenne , mais dans la Fdration des tats-Unis d ' Amrique " .
Je vous demande de transmettre cette protestation  la Prsidence de notre Parlement .
<P>
C ' est d ' ailleurs cette crainte que je voudrais exprimer ici , au nom des neuf Franais de mon groupe , mais aussi d ' un trs grand nombre de mes collgues .
Est-on sr qu ' en adhrant  l ' Union europenne , dans la forme qu ' elle est en train de prendre chaque jour davantage , les pays candidats entrent dans l ' Europe ?
Est-on sr qu ' ils n ' abdiquent pas , au contraire , un peu de leur me europenne , dont ils ont souvent constitu les foyers les plus fconds ?
Est-on sr qu ' ils ne sont pas victimes d ' un leurre  large chelle et que , finalement , ils ne sont pas en train de quitter l ' Europe pour pntrer dans un univers atlantique , o seront rabots les singularits , les cultures , les langues et , finalement , cet hritage europen qu ' ils ont reu comme nous en partage ?
Leur appartenance  l ' Europe , nul n ' est besoin de la voir reconnue puisqu ' elle est leur , naturellement leur , depuis des sicles et des sicles .
Qu ' il soit bien entendu qu ' ils sont des pays europens mme s ' ils n ' entrent pas dans l ' Union europenne : l ' on pourrait mme dire qu ' ils seront sans doute , s ' ils n ' y entrent pas , encore plus europens que s ' ils y entrent .
<P>
En ralit , la question n ' est pas l ' largissement de l ' Europe , qui est acquis depuis des lunes , c ' est l ' largissement de l ' Union europenne , c ' est--dire une organisation qui est tout autre chose et mme souvent le contraire .
<P>
C ' est par amiti pour ces peuples que je leur parle ainsi , au nom de trs nombreux Franais qui - je crois mme pouvoir dire la majorit des Franais - sont opposs  cette conception infernale et pratiquement totalitaire de la prtendue construction europenne .
Chers amis des pays de l ' Est , vous abdiquez vos mes , votre hritage , vos cultures , vos liberts et , finalement , vos intrts mmes et rien n ' est plus loquent , en fin de compte , Mesdames et Messieurs , que cet aspect linguistique , par lequel j ' ouvrais cette intervention .
J ' en profite d ' ailleurs pour protester auprs de la Commission , qui a un reprsentant ici , M. Verheugen , pour avoir demand en fvrier dernier aux tats candidats d ' tablir en anglais toute communication avec elle , au long des ngociations .
<P>
Cette affaire de linguistique est un signe .
L ' omniprsence de l ' anglais montre clairement le pige : vous ne faites que passer , amis des pays de l ' Est , hlas , hlas , hlas ... , d ' un empire  un autre .
<SPEAKER ID=123 NAME="Le Prsident.">
Merci , Monsieur Coteaux .
En ce qui concerne vos commentaires , je peux vous assurer qu ' ils ont t nots conformment au rglement et seront examins par les services du Parlement .
<SPEAKER ID=124 NAME="Berthu (NI).">
Monsieur le Prsident , mes collgues de la dlgation MPF et moi-mme souhaitons une chaleureuse bienvenue aux reprsentants des tats qui vont bientt entrer dans l ' Union , rintgrant ainsi leur famille naturelle , la grande famille europenne dont le communisme les avait spars .
C ' est dans cet esprit que nous approuverons le rapport Brok .
Je voudrais  cette occasion exprimer un regret et un espoir .
<P>
Le regret , d ' abord , c ' est que ce rassemblement de l ' Europe ait tant tard aprs la chute du Mur de Berlin , alors qu ' il est inscrit avec tant d ' vidence dans les valeurs de notre civilisation , dans notre hritage commun aux racines chrtiennes .
Aujourd ' hui encore deux pays , la Roumanie et la Bulgarie , en sont exclus pour quelques annes .
Alors , pourquoi ne pas leur faire un signe ds maintenant , pourquoi ne pas les faire adhrer sans attendre au trait sur l ' Union europenne stricto sensu , ce qui ne poserait pas de problme puisque c ' est un trait intergouvernemental flexible , par opposition au trait sur la Communaut ?
<P>
En second lieu , nous exprimons aussi un grand espoir .
Cette nouvelle Europe , nous allons la construire ensemble .
Si l ' on poursuivait dans la ligne de la tendance actuelle , ce serait bientt un super-tat centralisateur , uniformisateur , mprisant  l ' gard des dmocraties nationales .
C ' est un rel danger .
Et d ' ailleurs , ce matin encore , nous avons entendu l ' intervention de ceux qui pensent qu ' aprs l ' largissement , il faudra un verrouillage central plus serr afin de rpondre  la diversit accrue .
Cette tendance , beaucoup des prochains nouveaux membres la rprouvent , et nous aussi .
Nous voulons , au contraire , inventer une Europe nouvelle , diverse , plus flexible , plus libre , articule sur des dmocraties nationales respectes .
Ce matin , nous avons entendu un reprsentant de la Lettonie s ' inquiter de ce que deviendrait la libert de dcision de son pays lorsqu ' il serait reprsent par 8 dputs dans un Parlement europen de 732 membres .
C ' est une vraie question que beaucoup de pays devraient se poser , mme parmi les grands .
Le seul moyen pour viter  l ' avenir cette dilution de la dmocratie , cette impression de ne plus rien contrler , c ' est d ' impliquer fortement les parlements nationaux dans la prise de dcision europenne en leur donnant un vrai droit de dire " oui " ou " non "  l ' implication de leur pays dans telle ou telle dcision .
Pour parvenir  cette Europe plus libre et plus dmocratique , Monsieur le Prsident , ceux qui aiment la libert de leur pays , ceux qui aiment leur dmocratie nationale , et donc ceux qui aiment la vraie Europe , devront s ' unir pour dfendre leurs valeurs .
<SPEAKER ID=125 LANGUAGE="IT" NAME="Tajani (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , nous sommes  la veille d ' un nouvel vnement extraordinaire : la naissance de la nouvelle Europe .
Les rformes institutionnelles que la Convention et la CIG sont appeles  mettre en ? uvre , y compris pour rduire les risques et augmenter les opportunits des citoyens , ne sont que la dernire tape , fondamentale , avant la runification de notre continent .
<P>
Chers collgues , nous ne devons pas , nous , citoyens de l ' Union , sous-valuer la porte historique de cet vnement .
Aprs soixante ans , les pays d ' Europe orientale sont enfin appels  faire partie d ' une nouvelle force majeure au sein de la politique internationale .
En vrit , il ne s ' agit pas d ' largissement , nous prfrons plutt parler d ' unification car les peuples de l ' ancien empire sovitique , tenus loigns de la zone de la libert , de la paix et du progrs par le super-tat stalinien , rejoignent les peuples de l ' Union .
Je souhaite que dans l ' Europe de demain , ces peuples puissent continuer  parler leur langue comme nous voulons continuer  parler la ntre .
Ils sont europens comme nous .
Prague , Varsovie , Budapest et mme Sofia et Bucarest sont des villes europennes au mme titre que Rome , Athnes , Paris , Madrid et Londres .
<P>
Monsieur le Prsident , permettez-moi de dire , en bon citoyen romain , qu ' Istanbul , l ' ancienne Constantinople , capitale de l ' Empire romain d ' Orient , est aussi  la racine de l ' Europe .
Voil pose la question de la Turquie .
Je suis persuad qu ' avant la fin de 2003 , il nous faudra fixer une date pour entamer le processus de son entre dans l ' Union .
Fermer les portes  ce pays , qui a tant fait pour la dfense de l ' Europe aux temps de la Guerre froide , serait une erreur qui finirait par favoriser la monte du fondamentalisme islamique .
La dmocratie turque a fait de nombreux progrs - rappelons l ' abolition de la peine de mort - , mme si nombreux sont ceux qu ' elle doit encore faire .
<P>
Nous , les Europens , nous avons le devoir d ' aider ce pays , nous avons le devoir d ' encourager cette marche vers la nouvelle Europe de demain .
Il faut souhaiter que Copenhague mette un signal positif dans cette direction .
<SPEAKER ID=126 LANGUAGE="EL" NAME="Katiforis (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , l ' largissement de l ' Europe nous met face  une question historique : nous parlons de l ' largissement de l ' Europe , mais que voulons-nous dire au juste par " Europe " ?
Il me semble qu ' interprter l ' Union comme le rtablissement d ' une entit gographique serait trop mcaniste .
L ' Union europenne est ,  mon sens , le rtablissement d ' une ralit historique qui remonte  trois mille ans et ncessite une nouvelle base si elle veut continuer  fonctionner .
Et tous ceux qui ont jou un rle au cours de ces trois mille ans auront naturellement , s ' ils existent encore , une place au sein de l ' Europe contemporaine .
<P>
Si je dis cela , c ' est que s ' est rcemment pose la question de savoir si la Turquie avait sa place au sein de l ' Union europenne sur la base de critres gographiques .
Les critres ne peuvent bien sr pas tre gographiques .
La Turquie fait sans conteste partie de notre histoire .
Puis-je vous rappeler que lorsque la crise de l ' empire Ottoman battait son plein au XIXe sicle , les puissances europennes appelaient le sultan " l ' homme malade de l ' Europe " et non " l ' homme malade du Moyen-Orient " ni " l ' homme malade d ' Asie mineure " ?
<P>
L ' obstacle , pour la Turquie , n ' est pas son manque de rfrences europennes , mais bien son manque de rfrences dmocratiques ainsi que sa politique trangre expansionniste .
Ces deux plans laissent aujourd ' hui de la place  l ' optimisme .
Les rcentes lections sont un exemple de plus de la bonne volont de la Turquie et elles ont prouv qu ' un changement rel et fondamental de gouvernement tait possible .
Il reste seulement  voir si des changements permanents seront introduits en vue de consolider la dmocratie en Turquie et de permettre le respect des critres de Copenhague .
Ensuite , pour autant que les critres de Copenhague soient remplis , il ne subsistera plus aucun obstacle  l ' adhsion de la Turquie  l ' Union europenne .
<P>
Pour ce qui est du second plan ,  savoir la politique trangre agressive et militariste de la Turquie , ici aussi il existe un critre et ce critre est , bien sr , la rsolution du problme chypriote , l ' occupation du nord de l ' le par l ' arme turque .
Si , comme cela a t rclam dans des rsolutions du Parlement europen , la Turquie tient vritablement  trouver une solution au problme chypriote sur la base du tout rcent plan du secrtaire gnral des Nations unies , elle devra aussi commencer  revoir sa politique trangre .
Ceci constituera une rvolution politique dans le domaine , ce qui sera particulirement prcieux pour la Turquie , qui a plus que quiconque besoin de se forger enfin un avenir dmocratique .
<SPEAKER ID=127 LANGUAGE="NL" NAME="Van Hecke Johan (ELDR).">
Monsieur le Prsident , lors du dbat d ' aujourd ' hui , c ' est principalement la question de savoir dans quelle mesure les pays candidats taient prts pour l ' adhsion qui a t aborde .
Nous regrettons que la question de savoir si l ' Union europenne elle-mme tait prte n ' ait pas , ou  peine , t souleve .
Dans l ' euphorie du moment , nous ne pouvons toutefois pas rester aveugles devant un certain nombre de problmes .
Le principal reste , je pense , le financement de l ' largissement et la rforme de la politique agricole qui y est lie de faon inhrente .
Je continue  regretter que la rforme ncessaire ait t reporte  2007 .
Je regrette galement que les agriculteurs des nouveaux tats membres ne bnficieront du mme traitement que les agriculteurs de l ' Union europenne actuelle qu ' en 2013 .
L ' actuelle politique agricole europenne , dans le cadre de laquelle les subventions sont lies  la production , est indfendable et inacceptable .
Elle entrane des excdents et des prix alimentaires levs , elle nuit  l ' environnement et elle est galement trs nfaste pour les agriculteurs du Tiers-Monde .
<P>
En tant que Parlement , j ' estime , par consquent , que nous devons continuer  soutenir le commissaire Fischler dans sa qute d ' une rforme plus rapide et plus pousse de la politique agricole , avec une rorientation des subventions vers le dveloppement rural et vers les nouveaux tats membres .
Nous devons viter  tout prix que se dveloppe une Europe  deux vitesses ; une vitesse pour les pays riches de l ' Union actuelle , qui s ' agrippent avec acharnement  ses privilges , et une vitesse pour les pays pauvres qui , parmi les nouveaux tats membres , ont bel et bien les mmes obligations mais , hlas , pas les mmes droits .
<SPEAKER ID=128 LANGUAGE="DE" NAME="Modrow (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , le dbat extraordinaire nous a clair encore davantage sur la complexit des positions et des problmes lis au processus d ' largissement de l ' Union europenne et  la future architecture de celle-ci .
De nombreuses interventions allaient dans le sens du rapport mais beaucoup d ' autres choses ont t perues de manire plus critique que dans le rapport .
Certaines des choses qui ont t dites ne sont pas exemptes de critiques . Mme celui qui remet Yalta et Potsdam totalement en question doit savoir ce qu ' il fait lorsque les frontires de l ' Europe sont en jeu .
Une dclaration d ' ajournement de la date d ' adhsion ne serait peut-tre pas si dramatique que cela aujourd ' hui . Mais les lections au Parlement europen auront lieu quelques semaines plus tard et seuls les Quinze dcideront des rsultats de la Convention .
<P>
Toutefois , les raisons d ' un possible ajournement sont principalement lies au contenu .
Les problmes qui doivent encore tre rsolus sont plus compliqus que prvu .
Ainsi , la Pologne et d ' autres tats esprent une refonte des aides agricoles et l ' galit ne sera pas atteinte avant 2013 .
Les craintes de voir s ' tablir une Union  deux vitesses sont toujours d ' actualit .
Il s ' agit d ' une raction naturelle au fait que d ' normes concessions sont exiges aux pays candidats alors que les ngociations sur les priodes transitoires ncessaires ont  peine dbut .
<P>
Je comprends que le commissaire Verheugen soit embarrass d ' imposer aux dputs 6000 pages de texte pour confirmer l ' adhsion .
Pourtant , nous devrions plutt nous demander ,  propos de ce chiffre , ce que nous imposons aux citoyens de la future Union .
Il incombe aux parlements nationaux et au Parlement europen de mettre le doigt sur les blessures et de s ' atteler  garantir stabilit et galit et  faire en sorte que nous ne nous retrouvions pas , au bout du compte , dans une voie sans issue .
<SPEAKER ID=129 NAME="Mayol i Raynal (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , ce matin , je crois que nous avons effectivement vcu un moment historique , comme tous mes collgues l ' ont rappel , en accueillant nos homologues des tats candidats .
J ' aborderai ici une petite question ,  savoir celle de l ' interprtation .
Nous sommes passs de onze langues officielles  vingt .
C ' est un progrs considrable .
Il faut fliciter les services d ' interprtation qui ont assur cette traduction malgr des conditions techniques difficiles .
En tant que Catalan , je souhaiterais que , demain , ma langue , qui est celle de dix millions de citoyens europens , ait galement droit de cit dans cette maison .
Vous me permettrez cette rflexion en marge du rapport Brok .
<P>
Concernant ledit rapport , un des critres de Copenhague impose aux tats candidats le respect des minorits et notamment des minorits nationales , et relve certains des progrs qui ont t raliss par ces tats candidats .
Il faut applaudir  cela .
<P>
Cependant , le rapport laisse de ct certaines difficults .
Par exemple , je sais que dans certains tats candidats , les dcoupages administratifs ont t raliss de manire  diluer les minorits nationales , alors que dans d ' autres , on fixe des conditions pour la formation des partis politiques telles que les minorits ne peuvent pas constituer de parti politique .
Et , enfin , se pose le problme des dcrets Bene ?
qui ont injustement spoli ces minorits en 1945 , injustice criante , qui est toujours d ' actualit et qu ' il faudra un jour rparer .
Il est vrai , Monsieur le Prsident , il est vrai qu ' il faudrait , avant que nous donnions des leons , que nous nous interrogions nous-mmes .
Quand je dis " nous-mmes " , je veux parler des tats membres .
Par exemple , un tat qui , aujourd ' hui , refuse de ratifier la Charte europenne des droits linguistiques pourrait-il rentrer dans l ' Europe ?
Voil une question que l ' on pourrait se poser , comme tant d ' autres , et c ' est pourquoi je pense qu ' il faut valuer ces critres de Copenhague avec une certaine indulgence et ouvrir largement les portes de notre Europe .
<SPEAKER ID=130 NAME="Le Prsident.">
Merci .
Vos commentaires ont t nots .
<SPEAKER ID=131 LANGUAGE="IT" NAME="Borghezio (NI). -">
Monsieur le Prsident , nous n ' avons pas mnag les critiques sur le thme de l ' largissement et nous avons exprim , y compris dans l ' hmicycle du Parlement europen , des proccupations concernant les problmes qui se posent pour le march du travail - avec le risque de dsquilibres trs dangereux pour le systme des petites et moyennes entreprises de la plaine du P - et les craintes , qui sont dment abordes dans le rapport Brok , sur le risque que certains pays , par manque d ' une lgislation adapte et par culture politique , ne disposent pas des conditions ncessaires ou de conditions suffisantes permettant de constituer des instruments de dfense efficaces contre l ' expansion de la criminalit financire et  caractre mafieux .
Nous voulons toutefois profiter de cette occasion pour saluer et tendre une main fraternelle  ces peuples libres , qui ont russi  prserver leur identit culturelle durant les terribles annes de l ' tau communiste et qui , comme nous , n ' entrent certainement pas dans l ' Europe pour accepter , aprs tant d ' annes de dictature , les diktats de la standardisation mondialiste , du politiquement correct ou pour subir un nouveau centralisme .
Nous comptons sur eux pour ces batailles , pour dfendre avec nous le caractre chrtien de l ' Europe des peuples et des rgions que nous voulons construire .
<P>
En ce qui concerne le trs dlicat chapitre de la Turquie - qui , tel un filigrane , revient sans cesse dans ce dbat - , nous voulons souligner le courage de M. Giscard d ' Estaing , qui a jet un pav dans la mare des dbats souvent trop modrs de la politique europenne , en disant clairement l ' tat des choses , telles que nous les connaissons tous , telles qu ' elles se lisent dans tous les livres d ' histoire sur lesquels tous les tudiants de tous les pays d ' Europe ont tudi ,  savoir que la Turquie ne fait pas partie de l ' Europe , ni du point de vue historique , ni du point de vue gographique , ni du point de vue politique , et qu ' elle ne remplit pas les critres politiques d ' adhsion tablis  Copenhague en matire de droits de l ' homme , de liberts fondamentales et mme de libert de religion .
Il s ' agit d ' un pays , d ' un rgime qui n ' a toujours pas rsolu la question historique de l ' anantissement , de l ' holocauste du peuple armnien et qui n ' a pas progress en ce qui concerne la reconnaissance des droits de la minorit kurde . C ' est un pays qu ' il est juste de dfinir , avec tout le respect possible et toute la modration ncessaire , comme la Colombie de la Mditerrane , il abrite l ' une des mafias les plus dangereuses , laquelle gre le trafic des stupfiants au niveau international .
<P>
Pour rsumer , nous estimons qu ' il est impossible d ' envisager  une union politique avec la Turquie , d ' autant moins que l ' entre de la Turquie dans l ' Europe signifierait que l ' Union europenne aurait des frontires directes avec l ' Iraq , l ' Iran et la Syrie .
<SPEAKER ID=132 LANGUAGE="DE" NAME="Ferber (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil - j ' aurais galement salu avec plaisir le commissaire - , chers collgues , je voudrais consacrer mon intervention  un thme qui a dj t abord , mais sous une forme totalement diffrente .
Je pense que nous devons , en tant que Parlement europen , nous poser srieusement la question suivante : quelles relations voulons-nous avoir ,  long terme , avec un pays aussi important que la Turquie ?
Je crois que nous devons rpondre  certaines questions avec le plus grand srieux .
La premire question est la suivante : souhaitons-nous vraiment , chaque anne , placer la Turquie devant le fait accompli , par l ' intermdiaire des rapports d ' tape , et lui dire : " Excusez-nous mais vous n ' tes pas encore prts " ?
Souhaitons-nous accepter encore longtemps que l ' ensemble de la politique trangre et de scurit commune de l ' Union europenne subisse le handicap de ne pouvoir accder aux ressources de l ' OTAN parce que la Turquie pourrait l ' utiliser comme moyen de pression potentiel ?
Avant l ' adhsion de la Turquie ou dans l ' ventualit d ' une adhsion totale  l ' Union europenne , n ' est-il pas plutt de notre devoir de trouver des rponses  la question de savoir comment nous pouvons contribuer ds aujourd ' hui  instaurer des relations particulires entre l ' Union europenne et la Turquie afin que nous abordions concrtement et avec srieux toutes les questions ncessitant une rponse commune dans le domaine de la politique trangre et de scurit ?
<P>
C ' est la raison pour laquelle , chers collgues , je vous demande de vous poser ces questions avec le plus grand srieux et , ventuellement , de donner suite  la proposition du groupe PPE-DE , qui se rapporte exactement  ce sujet , et de voter en faveur .
Il s ' agit de l ' amendement n  7 , qui stipule que nous devons commencer  construire aujourd ' hui une relation spciale avec la Turquie pour rsoudre ensemble nos problmes communs .
Nous ne devrions pas attendre que la Turquie soit considre , en matire de droits de l ' homme et de dmocratie , comme un candidat srieux  l ' adhsion .
Je me rjouirais de voir cette Assemble se rallier  cette requte urgente afin que nous puissions entamer une coopration efficace avec cette partie importante de l ' Europe .
<SPEAKER ID=133 NAME="Lalumire (PSE).">
Monsieur le Prsident , nous nous retrouvons cet aprs-midi entre tats membres mais notre proccupation concerne videmment nos amis les pays candidats .
La runion de ce matin constitue un beau et trs positif symbole .
Toutefois , le travail n ' est pas achev .
Comme chacun , j ' espre que les ngociations aboutiront dans les toutes prochaines semaines et connatront une issue positive .
 ce propos , je regrette l ' importance prise par les proccupations financires .
Sans prner le gaspillage - loin de moi l ' ide de dpenser sans compter - nos gouvernements et nous-mmes devons faire preuve de gnrosit et de vision .
La Realpolitik n ' est pas obligatoirement synonyme d ' avarice .
De trop petits budgets risquent de freiner les rformes en Europe centrale et nous risquons de le payer chrement plus tard .
<P>
L ' adhsion de nos amis ne marquera pas la fin des difficults .
Mon principal souci concerne les opinions publiques et l ' tat d ' esprit des uns et des autres .
Ainsi , chez nous , beaucoup reste  faire pour que nos compatriotes comprennent le sens profond de l ' largissement de l ' Union .
Pour l ' heure , ils sont plutt tents par des comptes d ' apothicaire et , finalement , l ' arbre cache la fort .
Dans les pays candidats , je crains que ne s ' installe une certaine confusion sur ce qu ' est exactement l ' Union europenne , sur ses objectifs fondamentaux et ce qu ' elle implique comme volont de vivre ensemble en consentant de vraies dlgations de souverainet .
Pour des pays passionnment attachs  leur indpendance et  leur libert , devenir membre de l ' Union europenne constitue un saut trs bnfique - je ne suis pas eurosceptique - mais tout  fait considrable .
Je regrette que les ngociations , centres sur les critres de Copenhague , aient quelque peu nglig cet aspect des choses , l ' essentiel tant consacr aux aspects techniques et surtout conomiques du dossier .
Aprs l ' adhsion cependant , ce travail d ' explication et de conviction devra tre poursuivi  l ' intrieur de toute l ' Union largie .
<P>
Comme M. le Commissaire l ' a dit lui-mme tout  l ' heure , dans ce dossier il n ' y a pas que la technique , il y a aussi l ' me .
<SPEAKER ID=134 LANGUAGE="FI" NAME="Vyrynen (ELDR).">
Monsieur le Prsident , lorsqu ' elle s ' largira , l ' Union europenne allongera sa frontire commune avec la Russie et nous aurons de nombreux nouveaux voisins .
Il est probable que ceux-ci se portent eux aussi bientt candidats  l ' adhsion , et l ' largissement se poursuivra .
<P>
Il est trs important pour nous tous que notre frontire extrieure soit ouverte et sre .
De nouvelles barrires empchant les relations et la coopration ne peuvent se dresser en Europe .
Les disparits conomiques et sociales qui existent entre les tats membres et les pays voisins doivent tre niveles .
C ' est particulirement important pour les tats membres se trouvant aux frontires extrieures .
<P>
 mesure que progresse l ' largissement , il faut crer pour l ' Union une nouvelle politique de l ' Europe largie qui englobe tant nos relations bilatrales avec nos pays voisins actuels et futurs que le dveloppement de la coopration multilatrale , notamment dans le cadre du Conseil de l ' Europe et de l ' OSCE .
<P>
Ce matin , certains dputs du Parlement europen ont essay de faire la leon aux reprsentants des nouveaux tats membres en leur disant qu ' ils devaient tre prts  renoncer au droit  l ' autodtermination de leur pays et  accepter l ' volution de l ' Union vers une fdration supranationale .
Je ne partage pas ces points de vue .
L ' Union largie doit tre une confdration dmocratique d ' tats indpendants , dirige par le Conseil de ministres reprsentant les tats membres .
<SPEAKER ID=135 LANGUAGE="EL" NAME="Alavanos (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident ,  n ' en pas douter , le moment est crucial .
Cette sance est cruciale et le rapport contient de nombreux points positifs de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense . Le moment est galement crucial pour un des pays candidats , Chypre .
<P>
S ' il est des perspectives heureuses , je pense qu ' il reste des points d ' interrogation .
J ' ai deux questions  poser .
La premire s ' adresse au prsident en exercice du Conseil , M. Haarder .
Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , nous avons en prsence deux procdures parallles : la procdure d ' intgration et la procdure de ngociation sur la base du plan avanc par le secrtaire gnral de l ' ONU , qui voit le sommet de Copenhague comme un dlai ultime et dont l ' une des conditions est que les deux parties souscrivent  la version originale dudit plan .
La date limite pour une rponse verbale tait hier ; la rpublique de Chypre a rpondu oui , mais aucune rponse n ' est venue du ct chypriote turc , peut-tre en raison de la maladie de M. Denktash .
Ma question est la suivante : si cet tat de choses persiste , je veux dire par l si le ct chypriote turc ne rpond pas , la prsidence en exercice du Conseil peut-elle nous assurer que la premire dcision prise  Copenhague sera celle d ' intgrer la rpublique de Chypre sur la base des rsolutions d ' Helsinki ?
<P>
Ma seconde question est adresse  M. Verheugen , qui est absent , ce qui est assez inhabituel .
Il veille en gnral  tre prsent  nos sessions .
Je suis certain que son collgue lui transmettra ma question .
Le plan Annan , qui contient nombre de points intressants , pose des restrictions quantitatives au droit d ' tablissement , aux droits de proprit et aux droits de vote et d ' ligibilit des citoyens des deux cts , qui peuvent les mettre en ? uvre pour toujours , et pas seulement pour une priode transitoire .
Pour toujours !
Il s ' agit l d ' une violation de l ' acquis communautaire .
Un ressortissant finlandais , par exemple , aura plus de droits dans l ' tat grec chypriote qu ' un Turc chypriote et un ressortissant portugais aura plus de droits dans l ' tat turc chypriote qu ' un Grec chypriote .
Cela enfreint clairement l ' acquis communautaire .
La Commission envisage-t-elle - et j ' attends une rponse  cette question de la part du commissaire Verheugen  son retour - d ' intervenir d ' une manire positive et constructive aux fins de s ' assurer que le plan Annan respecte plus qu ' il n ' enfreint l ' acquis communautaire ?
<SPEAKER ID=136 LANGUAGE="EN" NAME="Evans, Jillian (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , j ' ai eu le privilge de travailler ces trois dernires annes dans le cadre de la commission parlementaire mixte UE-Lituanie , o nous avons eu  rsoudre plusieurs problmes pineux dont on a dj parl ; je ne reviendrai donc pas dessus .
<P>
La dtermination des pays candidats  surmonter ces problmes et  travailler d ' une manire positive a conduit  des progrs incroyables .
Pour une petite rgion comme le pays de Galles , que je reprsente , le fait que de nombreux autres petits pays seront pleinement reprsents au sein du Parlement europen revt une certaine importance .
Le groupe des Verts / Alliance libre europenne veut d ' une Europe qui accorde un rle significatif  ces petites nations et rgions , une Europe o ,  l ' avenir , des rgions comme le pays de Galles jouiront des mmes droits que nos amis des dix pays candidats .
Ceux-ci doivent faire en sorte de respecter les minorits et d ' avancer davantage sur la voie de la rgionalisation .
L ' Europe se diversifie , pas uniquement sur le plan conomique et social , mais galement linguistique , culturel et politique . Je m ' en rjouis .
Nous devons ? uvrer ensemble en faveur d ' une vritable Europe des peuples , o chacun jouirait des mmes droits et du mme respect .
<SPEAKER ID=137 LANGUAGE="DE" NAME="Kronberger (NI).">
Monsieur le Prsident , dans le paragraphe 46 du rapport , on exige que pour conclure les ngociations d ' adhsion , le groupe de travail du Conseil pour la scurit nuclaire informe le Parlement europen de la mise en ? uvre des mesures de scurit pour Temelin .
Cette demande est lgitime et importante . En effet , jusqu '  prsent , les oprateurs ne remplissent en aucun cas les conditions fondamentales de scurit , comme la rnovation de la plate-forme de 28,8 m  propos de laquelle on a beaucoup dbattu .
La trs mauvaise qualit des soupapes non scurises n ' a pas non plus t amliore .
En outre , les canalisations n ' ont toujours pas de deuxime couche de protection , comme l ' exige la norme europenne .
Quoi qu ' il en soit , la premire couche de protection n ' tait dj pas suffisante .
<P>
Ainsi , la centrale nuclaire de Temelin ne rpond en aucune faon aux prescriptions du groupe de travail du Conseil telles qu ' elles ont t convenues dans le " processus Melk " .
Si on n ' en tient pas compte , les efforts dploys au dbut de ce mois par la Commission afin de crer de nouvelles normes de scurit pour les centrales nuclaires peuvent d ' ores et dj tre considrs comme des checs .
<SPEAKER ID=138 LANGUAGE="DE" NAME="Gomolka (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Monsieur le Prsident du Conseil , chers collgues de ce Parlement et des pays candidats , permettez-moi d ' accueillir trs chaleureusement nos collgues lettons , qui ont t lus au nouveau parlement de leur pays au dbut du mois d ' octobre .
Je vous souhaite donc cordialement la bienvenue , car depuis des annes , je me sens fortement impliqu dans vos efforts et votre travail .
<P>
Un jour comme aujourd ' hui , je me demande - et je ne suis certainement pas le seul - ce qui , au cours de ces dernires annes , m ' a tant impressionn dans le processus d ' largissement .
Parmi les nombreux rsultats remarquables , il en est un qui n ' est que trop rarement soulign .
Dans de nombreux rapports de la Commission ou du Parlement , on peut lire une phrase courte mais lourde de sens , qui a t trs peu commente et qui a fait l ' objet d ' une attention peu digne de sa signification .
Cette phrase est lapidaire et est valable pour les dix pays candidats : " Les conditions politiques de l ' adhsion sont respectes .
" Cela signifie que le premier critre d ' adhsion formul  Copenhague , et le plus important  mon sens , ne constitue dans ce cas aucun obstacle .
<P>
Je ne considre pas cette constatation fondamentale comme vidente .
C ' est pourquoi nous devions tmoigner notre reconnaissance  tous les collgues des parlements et gouvernements des pays candidats pour avoir su respecter les principes dmocratiques dans des situations difficiles .
Entretenir une relation dmocratique n ' est pas une vidence en ces temps de bouleversement et de rorientation , o il faut faire face  d ' normes problmes conomiques et  un changement radical des conditions de vie .
Aprs plusieurs dcennies de tyrannie , les citoyens ont dmontr quelle doit tre la priorit politique : la dmocratie et la libert doivent tre places au premier plan ; elles doivent tre prserves et protges .
<SPEAKER ID=139 LANGUAGE="DA" NAME="Lund (PSE).">
Monsieur le Prsident , nous nous trouvons  un tournant dcisif de l ' histoire de l ' Europe .
Je crois que nous avons tous eu un sentiment agrable lors de la runion de ce matin .
 partir du 1er mai 2004 , l ' Union comprendra pas moins de 25 pays .
Presque toute l ' Europe sera rassemble au sein d ' une communaut .
Dix pays candidats ont dj , pour l ' essentiel , termin leurs prparatifs  l ' adhsion .
Le processus a t astreignant et souvent douloureux pour ces pays .
Il leur reste encore  dvelopper leur capacit administrative et judiciaire afin de pouvoir mettre en ? uvre et respecter la lgislation de l ' UE dans la pratique , notamment dans les domaines agricole , alimentaire et environnemental .
Cela vaut galement sur le plan rgional et local .
<P>
Je crois notamment qu ' il est important que les exigences concernant l ' intgration de la protection de l ' environnement et de la sant soient maintenant respectes dans tous les secteurs .
Cela doit surtout tre le cas dans le domaine agricole et le dveloppement des infrastructures .
C ' est une exigence qui doit valoir jusqu '  l ' adhsion des nouveaux tats mais aussi et surtout aprs leur adhsion .
 l ' intrieur du cadre qui a t dtermin lors du sommet de Bruxelles en octobre , les conditions d ' adhsion doivent maintenant tre arrtes dfinitivement pour chaque nouvel tat membre .
Les exigences de base lors des ngociations seront la flexibilit , la solidarit avec les pays candidats et la solidarit mutuelle entre tats membres .
Nous devons veiller  ce que les nouveaux tats membres bnficient de conditions quitables en matire de concurrence afin que leur adhsion  l ' UE contribue  leur prosprit .
Je dis cela aussi parce que seul un soutien positif et convaincant de la part des citoyens lors des prochains rfrendums placera l ' largissement dans la bonne perspective .
Je suis persuad que la prsidence danoise et M. le commissaire Verheugen feront preuve de suffisamment de flexibilit et de solidarit pour permettre l ' adoption de la dcision finale concernant l ' adhsion pour chaque pays  Copenhague le 12 ou le 13 dcembre .
<SPEAKER ID=140 LANGUAGE="NL" NAME="van den Bos (ELDR).">
Monsieur le Prsident , la plus jeune gnration peut  peine s ' imaginer un continent dchir et la menace permanente d ' une guerre Est-Ouest .
Les citoyens d ' Europe centrale ont coup eux-mmes les fils barbels et depuis lors , les pays candidats ont ralis des progrs impressionnants .
Nanmoins , il y a encore beaucoup de pain sur la planche , nous ne devons pas le sous-estimer , dans les domaines de la bonne administration , de la corruption , de la traite des tres humains et des minorits .
La fte de ce jour sonne le dpart du sprint final , mais l ' arrive n ' est que dans deux ans .
Il est regrettable que certains partis , comme le Parti populaire pour la libert et la dmocratie ( VVD ) aux Pays-Bas , se servent de l ' largissement pour rcuprer des lecteurs en exploitant les sentiments d ' angoisse des citoyens .
Ces derniers sont mal informs .
Les politiques responsables ne soulignent pas seulement les problmes , mais galement les grands avantages de l ' largissement .
Le populisme est la nouvelle pidmie devant tre combattue et non attise avec des moyens libraux .
L ' Union europenne elle-mme n ' est pas en mesure de bien se prparer  l ' largissement .
L ' intrt national franais troit rend impossible la mise en ? uvre de rformes agricoles .
Et une nouvelle division menace en Europe , et galement au sein de ce Parlement , sur l ' adhsion de la Turquie .
L ' invitation est dj envoye , Giscard et le pape ne peuvent plus l ' intercepter , mais il est encore trop tt pour donner une date pour l ' ouverture des ngociations .
Nous refusons de nous allier  un pays o il y a encore de la torture .
Pour les gnrations  venir , les principales menaces ne viennent pas de ce continent ; ici , la paix semble tre assure .
<SPEAKER ID=142 LANGUAGE="DA" NAME="Krarup (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , j ' ai souvent eu l ' occasion de citer devant cette Assemble le remarquable guide norvgien  l ' usage des alpinistes .
Le message vhicul par cet ouvrage est tout simplement qu ' en cas d ' incohrence entre la carte et le terrain , il faut se fier au terrain .
Et il arrive trs souvent que cette Assemble - et l ' Union europenne dans son ensemble - ne suive pas cette rgle fondamentale .
Elle se complat dans un monde d ' illusions , et l ' exemple le plus marquant de ce phnomne est bien ce dbat .
<P>
Aucun des problmes fondamentaux lis  l ' largissement  l ' Est n ' est rsolu .
D ' un ct , il ne fait aucun doute qu ' en raison des ralits conomiques , notre vieille tradition occidentale d ' exploitation de nos voisins orientaux sera perptue - avec les diffrences de conditions salariales , de situation financire , etc .
D ' un autre ct , l ' ajustement requiert une infrastructure , dont mon compatriote , Torben Lund , a parl , et qui est loin d ' exister .
C ' est tout simplement impossible .
Permettez-moi juste d ' ajouter que notre ministre des Affaires europennes est un remarquable auteur de chansons mais que cela ne suffit pas dans ce contexte .
<SPEAKER ID=143 NAME="Isler Bguin (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , c ' est une journe exceptionnelle pour les peuples d ' Europe , car nous ralisons dans la paix un processus d ' largissement , mieux , de runification inimaginable au sicle dernier .
C ' est un moment unique et une chance pour tous , membres et futurs membres de l ' Union , car l ' Europe porte dans son histoire et sa diversit des valeurs fondamentales .
<P>
L ' Europe est  la croise des chemins .
Plus peuple , plus puissante , plus solidaire , elle peut encore changer l ' ordre du monde .
Cette Europe-l est capable , pourvu qu ' elle en ait la force et le courage , de remettre la personne humaine au c ? ur de la plante , d ' intgrer la dimension sociale et environnementale dans toutes ses dcisions .
Le projet de dveloppement durable et solidaire doit tre affirm comme objectif de l ' Union .
Ensemble nous russirons .
L ' Europe sera ce que nous en ferons : soit une puissance moyenne , engonce dans ses gosmes de nations qui n ' ont concd aux pays de l ' largissement que 25 milliards d ' euros quand le plan Marshall en accordait 97 milliards , soit une Union promouvant ses valeurs politiques , sociales et environnementales .
<P>
Pour ma part , chers collgues , je crois en l ' avenir que nous crivons , en particulier au regard des efforts considrables fournis par les pays candidats .
 notre tour de mettre en adquation nos paroles et nos gestes .
<SPEAKER ID=144 LANGUAGE="DE" NAME="Pirker (PPE-DE). -">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , je voudrais me pencher sur le thme de la scurit intrieure . Car cette scurit constitue un grand bien pour nous , pour les citoyens de l ' Union europenne ainsi que pour l ' Union europenne en tant qu ' espace conomique .
Un de nos objectifs en vue de l ' largissement doit tre de gagner en scurit en adoptant une stratgie commune , une politique commune dans la lutte contre la corruption , contre la criminalit internationale , l ' immigration clandestine , etc .
<P>
Les pays candidats , sans exception , ont fait d ' normes efforts dans le processus de prparation pour amliorer la scurit intrieure .
Dans ce cadre , l ' Union europenne les a soutenus de manire active au moyen de diffrents programmes .
La Commission examine tous les ans les progrs qui ont t faits .
Certains ont enregistr d ' importants progrs mais malheureusement , certains doivent encore rattraper leur retard .
<P>
Je voudrais mettre un de ces dficits en exergue , sans toutefois citer aucun pays en particulier .
On peut lire ,  un endroit du rapport , que pour lutter contre la corruption et la criminalit conomique , qui restent la cause de graves inquitudes , il est ncessaire d ' accentuer encore les efforts .
Ou encore , qu ' il existe encore un retard en ce qui concerne l ' alignement lgislatif dans le domaine du blanchiment d ' argent ou de la dfense des intrts financiers .
En outre , il est stipul qu ' une attention toute particulire doit tre accorde  la lutte contre la drogue et la contrebande , contre la fraude , la corruption et la criminalit organise , et que les efforts contre la criminalit organise doivent tre renforcs .
<P>
Ce sont l des points de repre concrets qui indiquent les domaines o certains pays candidats doivent encore consentir de srieux efforts .
<P>
J ' adresse aujourd ' hui un appel  tous les reprsentants des pays candidats ici prsents afin qu ' ils mettent tout en ? uvre pour rattraper leur retard actuel et pour que l ' Union largie reste une Union de la scurit .
<P>
Je suis certain que , grce au soutien que vous recevez , vous parviendrez  effacer effectivement vos dficits et  atteindre les objectifs .
Il y va de notre intrt  tous .
<SPEAKER ID=145 LANGUAGE="DE" NAME="Berger (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , tout comme mon collgue M. Oostlander , j ' ai eu l ' honneur de suivre le processus d ' largissement dans l ' optique de la commission des liberts et des droits des citoyens , de la justice et des affaires intrieures , et ce depuis dj de nombreuses annes .
Ce qu ' il reste maintenant  faire se trouve dans le rapport crit .
Je voudrais ici nuancer un point par rapport  notre collgue M. Pirker . Je voudrais en effet souligner les normes progrs raliss par tous les pays candidats dans un domaine aussi large que difficile , notamment grce au soutien de la Commission et de nos tats membres : l ' abolition de la peine de mort , qui tait toujours prsente au moins dans la lgislation de certains pays candidats , la discrimination  l ' gard de diffrentes minorits , par exemple les minorits russes , la meilleure intgration des minorits rom , la mise en place d ' une police dmocratique et d ' instances pnales dmocratiques ainsi que d ' autres instances importantes dans le secteur de la justice et de l ' administration , et bien d ' autres choses encore , ont t ralises au prix d ' efforts sans pareil .
<P>
Bien sr , cela vaut pour tous les pays candidats  des degrs divers , mais en particulier pour la Rpublique tchque , un pays qui me tient particulirement  c ? ur .
Je trouve regrettable que le gouvernement autrichien actuel ne tmoigne aucune reconnaissance  l ' gard des rsultats positifs , et qu ' au moins un de nos partis au pouvoir tente encore , dans le cadre de la campagne lectorale actuelle , de gagner des voix au moyen de slogans anti-tchques .
De toute vidence , le pass en est la cause premire .
J ' espre qu ' aprs les lections de dimanche , nous aurons en Autriche un gouvernement qui placera l ' avenir commun de la Rpublique tchque et de l ' Autriche au centre de ses priorits et qui n ' entravera ni l ' largissement , ni l ' approfondissement de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=146 LANGUAGE="EN" NAME="Ludford (ELDR).">
Monsieur le Prsident , nous assistons  une priode o se confirme la fin de divisions historiques .
Permettez-moi de commencer par Chypre . Je prie instamment les autorits chypriotes turques de rpondre positivement au plan de Kofi Annan .
Je regrette que M. Denktash soit encore souffrant mais je crois qu ' il est possible de trouver un accord sur ce plan et d ' en faire une plate-forme de ngociation .
Je sais que les Chypriotes turcs souhaitent en majorit cette rponse positive .
<P>
Deuximement , je suggre vivement de soutenir l ' amendement 24 au rapport , dpos par le groupe ELDR .
Il demande la transformation du processus de suivi de l ' adhsion en un systme d ' valuation mutuelle par les pairs applicable  tous les tats membres , anciens ou nouveaux .
Ce systme permettrait de garantir le respect de la responsabilit dmocratique , de l ' intgrit de l ' administration publique , de la non-discrimination , des liberts civiles et de l ' tat de droit .
<P>
Nous devons investir de l ' argent , du temps et des efforts dans nos systmes dmocratiques et judiciaires  travers l ' Union europenne .
Les 15 tats membres actuels ne sont certes pas parfaits et nous devons investir au moins autant que pour notre agriculture .
Nous passons beaucoup de temps  parler de l ' agriculture et des fonds structurels .
Nous devons consacrer au moins autant de temps  parler des fondements de la dmocratie et de la justice dans l ' ensemble de nos tats membres , en nous valuant mutuellement de manire constructive .
<SPEAKER ID=147 NAME="Laguiller (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , je suis pour l ' largissement de l ' Union europenne  l ' ensemble de l ' Europe gographique et au-del , mais si les grandes puissances qui dominent l ' Union europenne l ' largissent , ce n ' est pas par gnrosit .
Leurs groupes industriels et financiers ont dj mis la main sur l ' conomie des pays d ' Europe orientale et l ' largissement est fait pour renforcer cette mainmise .
L ' adhsion  l ' Union europenne ne protgera pas les travailleurs de ces pays contre le chmage dj lev , les bas salaires ou la rduction des protections sociales et n ' empchera pas davantage les paysans d ' tre chasss de leurs terres .
Ces pays ne seront pas intgrs dans l ' Union europenne en gaux , mais en subordonns subissant les dcisions des grandes puissances , la domination du grand capital franais , allemand ou anglais .
Les travailleurs , eux , devront travailler pour les groupes occidentaux avec des salaires nettement infrieurs  ceux , dj insuffisants , de leurs homologues occidentaux .
<P>
Comment ne pas tre par ailleurs choqu de constater que , pendant plusieurs annes , les citoyens de ces pays n ' auront pas les mmes droits  la circulation et  l ' installation que les citoyens de l ' Union europenne actuelle ?
C ' est pourquoi  l ' arrive de ces nouveaux pays dans l ' Union , je tiens  saluer leurs travailleurs et leur classe populaire et  exprimer l ' espoir que dans les luttes futures pour changer notre sort , nous nous retrouverons cte  cte .
<SPEAKER ID=148 LANGUAGE="SV" NAME="Schrling (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , j ' approuve dans les grandes lignes le rapport Brok .
Je voudrais par ailleurs remercier la Commission , le Parlement et surtout les pays candidats pour tout le travail qu ' ils ont accompli en vue de rendre l ' largissement possible .
Je voudrais nanmoins vous rappeler aujourd ' hui la stratgie pour le dveloppement durable qui a t adopte lors de la runion de Gteborg , ainsi que le programme d ' action pour l ' environnement de l ' ONU qui a t adopt  Johannesburg .
L ' UE s ' est engage  prendre les rnes en main en vue de mettre en ? uvre ce programme d ' action .
<P>
L ' orientation vers un dveloppement durable d ' un point de vue cologique doit maintenant transparatre dans tous les domaines politiques de l ' UE et dans tous les plans et programmes en vue de rpondre au besoin de changement de direction dans l ' UE , mais aussi pour rpondre aux besoins en matire d ' investissements environnementaux dans les pays candidats .
La proportion des ressources issues des fonds structurels et de la politique agricole commune et rserve  l ' environnement doit ds lors tre augmente considrablement .
Actuellement , environ 10 % des fonds structurels jusqu ' en 2006 sont rservs aux infrastructures environnementales , par exemple pour le traitement des eaux uses .
Il est par ailleurs ncessaire de raliser des valuations de l ' impact environnemental de la politique agricole et structurelle , comme l ' a galement soulign le Parlement europen .
Ces valuations entreront en vigueur dans les tats membres en 2003 . Elles sont impratives si nous voulons mettre en place un dveloppement durable dans l ' ensemble de l ' UE .
<SPEAKER ID=149 LANGUAGE="EN" NAME="Cushnahan (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je soutiens pleinement ce rapport et je parlerai en particulier du problme turc , tant donn les propos malheureux tenus il y a peu par M. Giscard d ' Estaing .
<P>
Je juge ces commentaires inacceptables et dplacs de la part du prsident de la Convention .
Je suis particulirement indign de sa remarque selon laquelle les personnes qui ont soutenu l ' adhsion de la Turquie sont " les adversaires de l ' Union europenne " .
Je soutiens l ' adhsion de la Turquie  l ' UE , mais  condition que le pays remplisse les critres de Copenhague .
<P>
Je ne souscris pas  l ' ide rductrice selon laquelle l ' Union est un club de " chrtiens " . Je prfre voir en cette Union une entit pluraliste qui reflte la diversit de l ' UE telle qu ' elle existe aujourd ' hui , mme avant un nouvel largissement .
<P>
J ' ai toujours pens que l ' adhsion de la Turquie permettrait de jeter un pont symbolique entre l ' Occident et le monde islamique .
Depuis le 11 septembre , ce pont revt encore plus d ' importance .
L ' adhsion de la Turquie prouverait que la dmocratie et la culture occidentales peuvent coexister et cooprer pleinement avec le monde islamique .
<P>
Et le rcent changement de gouvernement en Turquie ne modifie en rien mon jugement .
Le peuple s ' est exprim et nous devons accepter son verdict .
Je me flicite de l ' engagement  poursuivre le programme de rformes exprim trs clairement par M. Abdullah Gul , vice-prsident de l ' AKP , lors de sa rcente visite  Bruxelles .
<P>
Cependant , avant de pouvoir fixer une date pour le dbut des ngociations d ' adhsion , il faudra davantage de preuves de la mise en ? uvre de ce programme de rformes .
La libration des prisonniers politiques , l ' abolition de la torture , le respect de l ' tat de droit par les forces de scurit du pays , le respect des droits de la minorit kurde et d ' autres mesures visant  satisfaire aux critres de Copenhague constituent autant d ' lments positifs  mme de garantir la fixation d ' une date pour les ngociations d ' adhsion .
<P>
Ces progrs dpendent du nouveau gouvernement turc , pas de l ' UE .
<SPEAKER ID=150 LANGUAGE="EL" NAME="Karamanou (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , en tant que prsidente de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances du Parlement europen , je voudrais dire que , en ce qui concerne l ' largissement de l ' Union et l ' tablissement des bases pour une Europe vritablement unifie et fonde sur nos valeurs communes , je suis ravie que nous ayons enfin pass le dernier cap .
<P>
Ce faisant , j ' ai le sentiment que les femmes d ' Europe ont un rle majeur  jouer et qu ' il est grand temps , en vue du nouveau trait constitutionnel de l ' Union europenne , de placer le respect des droits de la femme et la mise en application du principe de l ' galit des sexes dans tous les secteurs de la vie conomique , sociale et politique de l ' Europe - principe aujourd ' hui reconnu - au sommet de l ' agenda politique .
Malheureusement , nous en sommes encore loin , comme l ' a parfaitement dmontr le dbat de ce matin au sein de cette Assemble , dont la liste des orateurs ressemblait davantage  une liste des membres d ' un club masculin o quelques femmes sont occasionnellement convies .
<P>
Je suis particulirement inquite de la position des femmes dans de nombreux pays candidats . Elles n ' ont pas vu leur situation s ' amliorer avec la transition vers une conomie libre .
Le chmage a empir et les carts de salaire se sont creuss .
Les infrastructures de prise en charge des enfants et des personnes ges se dtriorent tandis que le trafic des tres humains et la traite des femmes et des enfants par des organisations criminelles ont pris des proportions dmesures .
<P>
Au sein de la commission des droits de la femme , nous avons  plusieurs reprises insist pour que des mesures mises en ? uvre avec efficacit en vue de lutter contre l ' exploitation sexuelle et la violence  l ' gard des femmes soient au c ?
ur du processus d ' largissement . Nous avons indiqu maintes fois que les partis et les gouvernements devaient promouvoir la participation des hommes et des femmes sur une base galitaire dans le processus dcisionnel .
Il n ' existe pas de politique crdible qui ne promeuve pas l ' galit des sexes dans le processus dcisionnel et les projets  venir .
Les partis et gouvernements devraient proposer autant de femmes que d ' hommes lors des lections europennes de 2004 .
L ' largissement nous offre l ' opportunit d ' asseoir plus fermement encore la dmocratie .
Je suis galement convaincue que l ' galit des sexes n ' est pas un luxe superflu ; c ' est une ncessit fondamentale si nous voulons amliorer la qualit de nos dcisions , si nous voulons amliorer notre comprhension des problmes contemporains et rendre notre dmocratie plus efficace .
<SPEAKER ID=151 LANGUAGE="NL" NAME="Maaten (ELDR).">
Monsieur le Prsident , au nom des libraux nerlandais , je tiens aussi  profiter de l ' occasion pour apporter mon soutien au processus d ' largissement aux douze pays avec lesquels nous sommes actuellement en ngociation .
Pour des raisons historiques , que nous avons continuellement entendues ce matin , mais galement pour des raisons politiques , conomiques et culturelles .
Nous sommes partisans de cet largissement , mais je ne trouve pas que nous devions cacher plus longtemps la problmatique , qui est d ' autant plus aigu que le Big Bang entranera des problmes supplmentaires .
tre membre de l ' Union europenne est plus difficile que d ' y adhrer .
La plupart des candidats semblent avoir ralis suffisamment de progrs , mais certains ont de srieux problmes , en particulier en matire de corruption , de mise en ? uvre de l ' acquis , de capacit administrative et de contrle financier indpendant .
Sur la base des rapports d ' tape de la Commission europenne , par ailleurs remarquable , nous ne sommes pas encore convaincus que l ' adhsion des dix tats puisse avoir lieu en 2004 .
Nous valuerons cela lorsque les ngociations seront cltures .
<P>
Le rgime de contrle des progrs accomplis et les clauses de sauvegarde de la Commission europenne peuvent parfois donner des rsultats , mais ce bel instrument ne peut servir que dans une certaine mesure .
Dans les pays o l ' tat de droit ne prvaut pas , les clauses de sauvegarde ne donnent aucun rsultat .
Qu ' en pense la Commission ?
En effet , que reprsente l ' UE si des principes aussi essentiels que l ' tat de droit ne sont pas respects ?
De plus , nous estimons que ces conditions ne doivent pas seulement s ' appliquer aux nouveaux tats membres , mais galement aux quinze actuels .
Un exemple positif est le rapport de mon collgue Jan Mulder de la commission du contrle budgtaire .
<P>
Cela m ' amne au dernier problme ,  savoir que le processus de prise de dcision interne de l ' Union est loin d ' tre structur .
Nous esprons que la prochaine CIG dbouchera sur un rsultat qui contribuera  rsoudre divers goulets d ' tranglement , tels que la codcision du Parlement europen et du Conseil , l ' accs du public aux assembles lgislatives du Conseil , la suppression du droit de veto au Conseil et l ' lection du prsident de la Commission europenne par le Parlement europen ou par la voie des urnes .
Si ,  l ' instar de Nice , la CIG ne rsout pas les goulets d ' tranglement institutionnels y a-t-il un plan B sur lequel on puisse se rabattre ?
Je le demande au Conseil .
Dans tous les cas , Monsieur le Prsident , optons surtout pour un largissement quitable en avril 2003 .
<SPEAKER ID=152 LANGUAGE="EL" NAME="Alyssandrakis (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , puisque l ' on parle de dmocratie et d ' largissement : je reois  l ' instant un message annonant qu ' un journaliste et des membres de Rifondazione ont t expulss de Prague , o ils s ' taient rendus afin de participer  une manifestation contre l ' largissement de l ' OTAN .
Je condamne cet vnement .
<P>
L ' Union europenne n ' est ni un organisme de charit ni le champion de la prosprit et de la libert pour les peuples .
C ' est un mcanisme dprimant pour la dfense des intrts des grandes entreprises , c ' est le poste de relais europen du systme imprialiste mondial , qui foule aux pieds les droits des travailleurs , lve une arme et construit des mcanismes de rpression pour rduire au silence toute opposition .
<P>
L ' largissement a pour objectif de combler le vide laiss par le renversement du systme socialiste en Europe . J ' en veux pour preuve les cris de revanche entendus aujourd ' hui dans cette Assemble .
Il a galement pour objectif de consolider la nouvelle bourgeoisie , inquite pour sa souverainet , tandis que les peuples ont de plus en plus conscience de ce qu ' ils ont perdu avec le socialisme .
Dans le mme temps , l ' OTAN s ' largit  l ' Est et adopte une posture plus agressive avec le soutien entier des tats-Unis .
<P>
La nature de l ' Union europenne et l ' exprience vcue par les citoyens de mon pays au long de ces 22 annes passes en tant que membre sont telles que nous ne pouvons cacher la vrit aux autres citoyens . Nous nous devons de les mettre en garde contre les consquences de leur incarcration .
En dpit des espoirs de prosprit aliments par la propagande , les consquences de l ' intgration seront catastrophiques pour les conomies de ces pays , dont la production est bien plus faible encore qu ' elle ne l ' tait lors des dernires annes du socialisme .
L ' excdent de la balance commerciale de l ' Union europenne s ' lve dj  30 milliards d ' euros par an . En d ' autres termes , l ' Union est finance plus qu ' elle ne finance .
<P>
Quant  Chypre , personne n ' ignore que le plan Annan , qui jouit du soutien inconditionnel des tats-Unis et de l ' Union europenne , est  des lieues du cadre des rsolutions de l ' ONU et des accords intercommunautaires conclus jusqu '  prsent , lesquels ont t jets au rebut .
Il s ' agit d ' une confdration dguise qui dbouchera sur la reconnaissance institutionnelle de la sparation et sur l ' acceptation du fait accompli de l ' invasion et de l ' occupation turque , ce qui aurait des implications d ' une ampleur plus grande encore puisque cela reviendrait  une acceptation , de la part de l ' ONU elle-mme , du recours  la violence militaire dans la poursuite d ' objectifs politiques et la modification des frontires .
Cette volution dcoule directement du processus d ' intgration de Chypre  l ' Union europenne , de la rsolution du G8 et de la rsolution d ' Helsinki . Cela fait longtemps que notre parti avait mis en garde contre leurs consquences .
Ce sera probablement la premire fois , dans les 84 ans du Parti communiste grec , que nous ne pourrons nous rjouir de ce que nos prdictions se soient ralises .
<SPEAKER ID=153 LANGUAGE="DE" NAME="Posselt (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , depuis les annes 70 , en tant que paneuropen , j ' ai eu le privilge de travailler en vue de ces grands vnements .
Otto de Habsbourg tait prsent aujourd ' hui . Son nom a t mentionn  plusieurs reprises et j ' ai pu l ' accompagner tout au long de ce parcours .
Je clbre ce jour , qui est pour moi un jour particulirement important .
<P>
tant le fils d ' une famille de Bohme , je suis galement heureux qu ' aujourd ' hui , un dput , mon ami Daniel Kroupa , se soit exprim pour la premire fois en langue tchque .
Il se place dans la tradition d ' un grand social-dmocrate , Jiri Pelikan , qui tait ici en tant que Tchque exil aprs la premire lection directe du Parlement europen .
Cependant , il y a galement toujours eu ici des membres de la deuxime ethnie de Bohme , l ' ethnie des Allemands des Sudtes : je pense  Volkmar Gabert et Egon Klepsch .
Je me situe aussi dans cette tradition ; ici , nous nous sommes toujours considrs comme ambassadeurs de Bohme .
<P>
Il y a 80 ans , l ' ide paneuropenne est issue de la Bohme ; la Bohme est le c ? ur de l ' Europe .
C ' est pourquoi je regrette qu ' au dbut de cette anne , il ait subitement t question  Prague de dfendre l ' ordre d ' aprs-guerre .
En Europe , nous n ' avons pas besoin ni d ' ordre d ' aprs-guerre ni d ' ordre de guerre ou d ' avant-guerre , mais ce que nous voulons btir en ce dbut de XXIe sicle , c ' est un ordre des nations nouveau et juste , fond sur la rconciliation , le pansement des plaies que nous nous sommes infliges mutuellement , sur la justice , le respect et la reconnaissance mutuels .
D ' o mon appel aux responsables tchques : annulez les dcrets injustes tels que les dcrets Bene ?
et jetez-les l o ils doivent tres mis ,  savoir dans les poubelles de l ' histoire !
<P>
Construisons ensemble une Europe nouvelle , au sein de laquelle les peuples cohabitent gaux en droits , un Europe axe sur la protection des ethnies et des minorits et le respect de la multiplicit culturelle de ce continent , qui a t si brillamment exprime dans les discours de ce matin .
<SPEAKER ID=154 LANGUAGE="SV" NAME="Andersson (PSE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais remercier le rapporteur pour son rapport , comme d ' habitude , excellent .
<P>
C ' est un jour historique pour le Parlement .
L ' largissement est la question la plus importante sur laquelle nous ayons travaill au sein de l ' Union europenne .
Celui-ci devrait permettre  l ' Europe de devenir plus sre pour les gnrations  venir et de renforcer la dmocratie dans cette partie du monde qui est la ntre .
 certains niveaux , de nombreuses personnes se montrent pourtant sceptiques  l ' gard de cette coopration , que l ' on a accuse d ' tre uniquement destine aux pays les plus riches de cette partie du monde .
Aujourd ' hui , nous tendons cette coopration  l ' ensemble des pays de cette partie du monde et montrons qu ' elle est destine  l ' ensemble de l ' Europe .
<P>
Ainsi que plusieurs intervenants l ' ont dj dit , je pense que nous pouvons tous sortir gagnants de cette situation .
Il est un fait que l ' largissement entranera des cots  court terme , mais je suis tout  fait convaincu que nous pourrons en tirer des bnfices au niveau conomique .
Je suis personnellement originaire de la Baltique .
Je suis persuad que , grce  l ' largissement , l ' conomie va se dvelopper dans cette partie de l ' Europe .
Dans le domaine de la politique environnementale , les plus gros bnfices seront faits en adoptant des mesures dans les pays qui deviennent aujourd ' hui membres de l ' Union .
Cela leur sera profitable , ainsi qu '  nous .
Cela vaut aussi pour le secteur du march du travail , o l ' on risque d ' assister  un dplacement des emplois par suite de l ' aggravation des conditions .
La situation pourra s ' amliorer si nous dfinissons tous des conditions minimales communes .
L ' autre jour , je me suis rendu  un sminaire sur le thme de la criminalit transfrontalire .
En collaborant troitement , nous parviendrons galement  rsoudre ce problme .
<P>
Nous avons toutes les chances d ' en sortir tous gagnants , tant dans les actuels pays de l ' UE que dans les pays candidats .
Tout dpend de nous et de la manire dont nous abordons le dfi auquel nous devons  prsent faire face ,  savoir une Europe prsentant une plus grande diversit et une Europe plus riche d ' un point de vue conomique , social et culturel .
<SPEAKER ID=155 LANGUAGE="NL" NAME="Oomen-Ruijten (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , la semaine dernire , j ' ai donn quelques leons sur l ' Europe et l ' largissement  venir  des lves d ' une cole secondaire dans ma province .
Mon public tait , et c ' est remarquable de nos jours , attentif intress et calme .
Ma dclaration politique selon laquelle le fait que nous soyons ns du bon ct du rideau de fer n ' est ni un mrite politique , ni un mrite personnel , et que ce n ' est pas la faute des pays candidats s ' ils ont d vivre aussi longtemps dans notre ombre , a t accepte avec respect .
Mais les questions qui ont suivi ont montr que mon argument n ' tait pas suffisamment convaincant .
Que cela nous apporte-t-il ? Quels sont prcisment les avantages pour nous ?
<P>
Le dbat de ce matin , laisse galement voir le revers de la mdaille .
Outre la ferme conviction sur l ' importance de cette Europe indivisible pour une coexistence pacifique des citoyens , il y avait galement d ' autres notions .
Dans quelle mesure sommes-nous les bienvenus ?
Ne deviendrons-nous pas des citoyens de deuxime rang , et que nous accordez-vous comme moyens supplmentaires pour convaincre les citoyens de notre ct ?
<P>
Nous avons lanc avec conviction un scnario d ' largissement qui doit russir .
Mais l o nous avons vraisemblablement moins bien russi , et nous devons nous en inquiter , c ' est  convaincre aussi pleinement nos citoyens de l ' importance et de la ncessit de l ' idal politique que reprsente cet largissement pour nous tous .
Nous avons trop peu communiqu et de ce fait , l ' incertitude ou les sentiments de malaise latents risquent de se dvelopper et l ' largissement risque de se transformer en un jeu politique avec des gains  court terme .
<P>
Je participe galement  ce dbat en tant que rapporteur sur l ' largissement pour la commission de l ' environnement , de la sant publique et de la politique des consommateurs et je suis donc le dossier de trs prs .
Selon moi , nous devrions galement avoir  c ? ur le fait que nos citoyens prouvent des inquitudes .
Ces inquitudes concernent , par exemple , la scurit alimentaire , la libre circulation , les problmes environnementaux et leur approche transnationale .
Elles concernent galement les centrales nuclaires , fermes d ' un ct et entoures de doute de l ' autre .
Je pense que nous devrions maintenant , aprs Copenhague , bien mieux nous attaquer  ce problme avec toute la fermet qui s ' impose .
<SPEAKER ID=156 LANGUAGE="FI" NAME="Iivari (PSE).">
Monsieur le Prsident , j ' ai lu , pendant le voyage qui m ' a mene jusqu ' ici , l ' ouvrage remarquable et bouleversant d ' Antony Beevor , qui relate la marche de l ' Arme rouge sur Berlin .
Il s ' agissait d ' une lecture de voyage se prtant particulirement bien  cette session plnire historique .
La mission principale de l ' largissement qui attend l ' Union est de faire en sorte que les peuples europens ne soient plus jamais contraints de se soumettre  des dictateurs assoiffs de pouvoir et ne soient plus jamais amens  se har les uns les autres .
Il est tout aussi primordial de renforcer nos structures dmocratiques communes en mme temps que l ' largissement .
Je me rjouis que les reprsentants des pays candidats puissent prendre part au travail de la dlgation qui tudie l ' avenir de l ' Europe .
<P>
Nous avons jusqu ' ici trop peu parl de ce que l ' largissement apportera  l ' Union .
Nous ne sommes vraiment pas que des donateurs .
Le splendide hritage culturel et la crativit des pays candidats offriront de nouvelles opportunits pour une comptitivit reposant sur l ' information et les comptences , et pour l ' amlioration de la qualit de vie de nos citoyens .
La diversit culturelle et linguistique est une grande richesse et une opportunit .
Il est galement gratifiant de voir que les pays candidats participent dj de manire admirable au programme Culture 2000 , entre autres .
<P>
Il convient toutefois de garder les critres d ' adhsion  l ' esprit jusqu '  la fin des ngociations .
Il faut se rappeler que le bon fonctionnement des relations de travail constitue une part essentielle de l ' action de l ' Union .
En tant que vice-prsidente de la dlgation estonienne , je m ' inquite des informations selon lesquelles le dialogue social est en panne dans ce pays .
Ce n ' est ni acceptable , ni sage .
J ' espre que nos voisins estoniens , trs avancs dans le domaine conomique et technologique , pourront galement rgler ce problme .
<SPEAKER ID=157 LANGUAGE="IT" NAME="Gemelli (PPE-DE). -">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire , je voudrais tout d ' abord remercier M. Brok et l ' ensemble des rapporteurs pour le rapport qu ' ils ont rdig .
<P>
Nous sommes en train d ' achever la premire partie de la runification de l ' Europe et ce matin , nous avons eu un aperu opportun et positif de l ' avenir .
La runification se poursuivra jusqu '  ce que nous ayons accueilli au sein de l ' Union ou d ' un autre organe tout aussi efficace tous les pays qui partagent la culture europenne et ses principes fondamentaux .
C ' est l un processus indispensable si nous voulons contribuer  garantir au monde les valeurs de dmocratie , de libert , d ' galit pour faire de chaque jour un jour de paix , une paix toujours plus grande , plus consciente et plus partage .
<P>
Je comprends le dbat sur les frontires de l ' Europe mais les frontires de notre socit seront dfinies par la culture que nous saurons offrir au monde : plus cette culture sera partage , plus tendues seront les frontires et plus nombreux seront les citoyens qui choisiront de partager nos ides sur l ' organisation institutionnelle , politique et sociale de la Communaut .
<P>
La Slovnie , ainsi que les autres tats de l ' largissement , est importante car elle reprsente la porte par laquelle les pays des Balkans qui partageront notre multiculturalisme , notre multiethnisme et notre multiconfessionnalisme religieux entreront dans le futur .
<P>
Je crois que l ' objectif politique atteint devra tre assorti de progrs dans la dfense des droits de l ' homme , dans les niveaux conomiques et sociaux et dans la lutte contre la corruption et la criminalit , qui enregistrent toujours des taux trs levs .
<P>
Il est important que nous sortions de la logique individualiste pour comprendre que nous faisons partie d ' un ensemble plus grand , ensemble o nous serons essentiellement complmentaires et jamais obstinment exclusifs et o tout le monde aura un rle  jouer pour atteindre les objectifs communs .
<P>
Je souhaite que la Convention russisse  dfinir une proposition qui rende les instruments de la dmocratie oprationnels et qui aide galement d ' autres rgions du monde  garantir la paix , la prosprit et le progrs de l ' humanit .
<SPEAKER ID=158 LANGUAGE="EN" NAME="Adam (PSE).">
Monsieur le Prsident , la commission parlementaire mixte UE-Lituanie s ' est runie la semaine dernire  Bruxelles . Les discussions qui s ' y sont tenues ont confirm les progrs raliss sur la voie de l ' adhsion , progrs expliqus dans les paragraphes 78  84 du rapport .
Deux chapitres doivent encore tre finaliss .
Premirement , dans le domaine de l ' agriculture , o une certaine flexibilit serait bienvenue en ce qui concerne le problme des quotas et , deuximement , dans le domaine financier , o les questions de la contribution au financement de la fermeture de la centrale nuclaire d ' Ignalina et de la production d ' lectricit alternative demeurent en suspens .
Pour cela , un accord sur les procdures et le calendrier de dclassement s ' impose .
<P>
La commission parlementaire mixte a soulign la ncessit de surveiller de prs l ' volution des programmes Sapard , PHARE et ISPA et de faire en sorte que la Lituanie soit parfaitement prpare  tirer parti des possibilits de financement structurel et agricole aprs l ' adhsion .
 cet gard , il est essentiel que le document unique de programmation soit approuv le plus tt possible .
<P>
S ' agissant de l ' accord dgag rcemment au sujet de l ' enclave russe de Kaliningrad , permettez-moi d ' insister sur le fait que la souverainet de la Lituanie doit tre respecte et l ' adhsion  Schengen non compromise .
Toutefois , nous craignons que les problmes pratiques ne viennent retarder le processus de mise en ? uvre .
<P>
J ' ai ralis une tude sur les aspects nuclaires de l ' adhsion .
La fermeture des centrales nuclaires d ' Ignalina et de Kozloduy requiert , dans un cas comme dans l ' autre , la mise en place d ' une stratgie nergtique qui tienne compte des pays voisins .
Par exemple , l ' achvement de l ' unit 2 de la centrale de Cernovoda est totalement justifi par l ' tude PHARE d ' aot 2001 .
La fermeture des units 3 et 4 de la centrale de Kozloduy devrait tre rexamine en tenant compte du rapport publi en juin par l ' Agence internationale de l ' nergie atomique , qui concluait que ces units avaient atteint un niveau de scurit de fonctionnement comparable aux units du mme ge dans d ' autres rgions du monde .
<P>
J ' espre que le Conseil approuvera ce rexamen .
<SPEAKER ID=159 LANGUAGE="PT" NAME="Cunha (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , l ' largissement de l ' Union europenne  partir de 2004 constitue un jalon dans la construction europenne qui a pleinement t salu par tout le monde ici . Et ce pour diverses raisons .
<P>
Premirement , parce qu ' il symbolise la rconciliation de deux parties d ' un mme continent qui ont t divises pendant plus de cinquante ans , jusqu '  il y a moins d ' une dcennie .
Deuximement , parce qu ' il s ' agit du plus grand largissement de l ' histoire de l ' Union europenne , avec pratiquement le doublement du nombre d ' tats membres et une augmentation d ' un tiers de sa population et de son territoire .
Troisimement , parce qu ' il concerne des pays qui vivaient il y a peu dans une logique d ' conomie d ' tat , qui connaissent une phase douloureuse , mais ncessaire , de restructuration de leurs conomies et un niveau moyen de revenu par habitant relativement faible .
<P>
Quatrimement , parce les nouveaux pays possdent dans l ' ensemble un secteur agricole encore trs dvelopp par rapport  l ' Union europenne d ' aujourd ' hui .
<P>
C ' est dans ce contexte que je voudrais souligner deux aspects :
<P>
premirement , il faut concentrer les aides sur ces pays , les aides communautaires , les aides financires , les aides techniques , de manire  leur fournir les moyens d ' acclrer leurs processus de rattrapage et de dveloppement conomique .
Il faut tenir compte aussi du fait que certaines rgions de l ' actuelle Union europenne  15 sont galement fort pauvres ; l ' Union europenne ne peut donc pas abandonner la politique de cohsion conomique et sociale qu ' elle suit depuis quelques annes ;
<P>
deuximement , il convient de noter que le doublement du nombre d ' agriculteurs , avec l ' adhsion de la Roumanie et de la Bulgarie , exigera une norme simplification de la politique agricole commune , impliquant en outre une rduction des aides  l ' agriculture pour tous les agriculteurs , ceux d ' aujourd ' hui et de demain ,  la suite des nouvelles limites de financement de la PAC qui ont t fixes par le Conseil europen de Bruxelles le 25 octobre dernier .
C ' est pourquoi je pense que l ' Union europenne doit prendre au srieux la proposition de rforme de la PAC prsente rcemment par le commissaire en charge de l ' agriculture , afin de prparer un avenir meilleur aux agriculteurs , ceux de l ' Union actuelle et ceux de la future Union .
<SPEAKER ID=160 LANGUAGE="FI" NAME="Myller (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur Verheugen et Monsieur Haarder , reprsentant de la prsidence et ministre des Affaires europennes , vous qui avez travaill si dur aujourd ' hui , permettez-moi de dire que vous avez d avoir une longue journe .
Je voudrais toutefois soulever un point voqu aujourd ' hui par M. Prodi .
En effet , il a plaid pour que l ' Union europenne du futur dveloppe pour son compte une politique de bon voisinage puissante .
Dans toutes ses tapes , l ' largissement de l ' Union europenne a amen  celle-ci de nouveaux voisins .
Dans le cadre de l ' largissement prcdent , l ' Union europenne a gagn la dimension septentrionale en plus des dimensions occidentale et mridionale dj existantes .
L ' largissement  venir nous apportera une dimension orientale particulire .
<P>
La politique de bon voisinage ne doit toutefois pas en rester  des mots couchs sur papier , l ' Union europenne doit galement dvelopper une vritable politique pratique , avec ses objectifs et ses mesures .
Les dimensions orientale et septentrionale se rencontrent dans la rgion de la mer Baltique .
Aprs l ' largissement , la mer Baltique deviendra presque une mer intrieure de l ' Union europenne ,  ceci prs que , quelque part , elle touche la Russie , dans la rgion de Saint-Ptersbourg , qui est presque la plus peuple du pays .
Il conviendra d ' intensifier encore la coopration dj en place dans cette rgion , qui vise  instaurer la stabilit ainsi que l ' quilibre social et cologique .
La future politique rgionale et structurelle doit permettre la coopration transfrontire ainsi que la coopration requise tant aux anciennes qu ' aux nouvelles frontires .
<SPEAKER ID=161 LANGUAGE="DE" NAME="Sommer (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , aujourd ' hui , la Turquie a souvent t voque .
Ce n ' est absolument pas tonnant car ce Parlement reflte la population de l ' Union europenne et , chez eux , nos citoyens et citoyennes se proccupent fortement de ce sujet .
Les indices selon lesquels , en dcembre  Copenhague , la Turquie obtiendra une date pour le dbut des ngociations d ' adhsion se multiplient .
La dclaration du reprsentant du Conseil aujourd ' hui n ' tait-elle pas trs claire ?
Toutefois , nous ne sommes absolument pas contraints d ' agir .
Les critres de Copenhague ne sont pas remplis et sont non ngociables .
 ce propos , je dsire remercier M. Verheugen de s ' tre exprim aujourd ' hui de manire aussi claire sur le sujet de la Turquie .
<P>
L ' importance de la Turquie  nos yeux ne peut cependant pas donner lieu  des rabais politiques par exemple  cause de la question de Chypre ou  cause du rle gostratgique de la Turquie .
Il est vrai que ce pays a toujours voulu formuler ses propres conditions d ' adhsion sous le slogan ' Nous ne sommes pas un candidat comme les autres ?
. La Turquie a toujours essay de mettre la pression , mais cela ne se passe pas ainsi !
Aprs tout , ce serait galement un affront vis--vis des reprsentants des pays candidats  l ' adhsion ici prsents .
Et nanmoins , d ' aucuns , comme par exemple le chancelier allemand , ne se lassent pas de rpter qu ' ils sont favorables  l ' exigence turque visant  faire fixer une date .
Ce n ' est pas seulement un signe de grave incomptence de la politique europenne .
Ce chancelier , qui a menti et tromp son propre peuple , veut rparer les fautes qu ' il a commises lors de sa campagne lectorale .
Et  prsent , les relations amricano-allemandes devraient  nouveau s ' amliorer aux frais de l ' ensemble de l ' Union europenne .
N ' est-ce pas de l ' optimisme pur ?
N ' est-ce pas incroyable ?
C ' est intolrablement malhonnte , particulirement envers le peuple turc !
Ne serait-il pas plus honnte de dclarer  la Turquie que quelques problmes subsistent et que nous devons les aborder dans leur propre intrt , parce que , autrement , ils ne pourront tre rsolus ?
Il serait honnte de dire que le rapprochement de la Turquie  l ' Union europenne , si celui-ci doit se faire , s ' effectuera uniquement  petits pas et de faon continue .
Cette voie reste toujours difficile .
<P>
Nous esprons que la Turquie , cette grande et fire nation , poursuivra son chemin avec persvrance dans son propre intrt , et qu ' elle prendra le temps de rflchir si elle dsire rellement cder autant de droits de souverainet  l ' Union europenne dans le cadre d ' une adhsion , ou si elle ne veut pas plutt collaborer avec nous sur d ' autres plans .
Nous faisons cette offre dj maintenant .
<SPEAKER ID=162 LANGUAGE="DE" NAME="Ceyhun (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , je ne comprends pas cette agitation .
Depuis hier , nous dbattons de la Turquie .
J ' ai la plus grande estime pour Mme Sommer , mais c ' est surtout  cause d ' elle que je ne comprends absolument pas pourquoi , alors que nous discutons de l ' largissement , nous nous heurtons tout  coup  une question de principe ,  savoir si la Turquie appartient  l ' Union europenne ou pas .
<P>
Nous aurons sous peu l ' occasion de traiter de cette question de faon objective , lorsque nous parlerons du rapport Oostlander .
C ' est  prsent un collgue de votre groupe qui est rapporteur , un politique connu , qui n ' est en aucun cas un partisan de la Turquie .
Son rapport nous permettra de dbattre ou de discuter objectivement de cette thmatique .
<P>
J ' ai de plus en plus le pressentiment , quand je lis la proposition de mon collgue M. Ferber , l ' amendement 7 , qu ' il ne s ' agit , en ralit , absolument pas de la Turquie et de l ' Union europenne .
Il semble qu ' il s ' agisse de l ' Allemagne , de la politique intrieure allemande .
Il s ' agit apparemment du fait que prochainement en Allemagne , dans les lands de Hesse et de Basse-Saxe , se drouleront deux lections rgionales importantes .
Nous sommes censs dbattre actuellement de la Turquie au Parlement mais en vrit , telle est la raison pour laquelle nous utilisons cette occasion .
C ' est le problme-cl .
<P>
Je serai tout  fait franc .
Pour le moment , j ' ai plus de problmes avec la Turquie que ma collgue Mme Sommer car je n ' ai pas une trs haute opinion des islamistes et , selon moi , ce sont des islamistes , mme si actuellement ils se prsentent autrement .
Je suis trs curieux de savoir comment ils entendent concrtiser tout ce qu ' ils ont promis .
J ' prouve en particulier des difficults avec les volutions les plus rcentes .
<P>
Je ne comprends cependant pas pourquoi nous faisons  prsent mauvais usage de ce dbat et le consacrons  autre chose .
 vrai dire , nous ne sommes pas honntes non plus envers les citoyens de l ' Union europenne en menant de tels dbats artificiels .
Si vous le voulez , parlons-en lorsque nous parlerons du rapport Oostlander , et nous verrons alors que nous pouvons discuter ouvertement et franchement .
<SPEAKER ID=163 LANGUAGE="SV" NAME="Sacrdeus (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , pendant 28 ans , Berlin et l ' Allemagne ont t spars .
Cela fait aujourd ' hui partie du pass .
Pendant 28 ans , Nicosie et Chypre ont t spars .
Laissons cela appartenir  l ' histoire et faisons en sorte que cela arrive au plus vite !
La Turquie doit respecter les rsolutions de l ' ONU et apporter tout son soutien aux efforts consentis en vue de parvenir  une solution politique sur la question de Chypre .
Si les ngociations chouent , Chypre recevra nanmoins le feu vert pour l ' adhsion en 2004 lors de la runion du Conseil europen de Copenhague de ce mois de dcembre .
<P>
Il est important de faire clairement comprendre au nouveau gouvernement turc islamiste qu ' il doit ignorer la menace chypriote turque d ' une division permanente de Chypre si la partie sud est rattache  l ' UE avant que les ngociations entre la Turquie et la Grce ne soient termines .
J ' espre qu ' il est bien clair pour la Turquie qu ' elle ne pourra jamais entamer des ngociations en vue de l ' adhsion si elle ne retire pas ses troupes d ' occupation d ' un futur tat membre de l ' UE ,  savoir Chypre .
Il en va de la crdibilit de l ' UE et de l ' UE en tant que projet de paix .
Les initiatives du nouveau gouvernement turc et de l ' ONU par rapport  la question de Chypre doivent reposer sur cette position claire .
<P>
J ' ai soulign , dans le texte de la commission des affaires trangres , des droits de l ' homme , de la scurit commune et de la politique de dfense , que le dveloppement dmocratique de la Turquie , notamment au niveau de la protection des minorits ethniques et religieuses , devait tre une condition pralable  l ' augmentation de l ' aide conomique de pradhsion accorde par l ' UE .
En 1900 , un quart de la population turque tait de confession chrtienne .
Cent ans plus tard , celle-ci n ' est plus que d ' un millime .
C ' est une preuve tragique des atteintes gnralises  la libert de culte et  la tolrance religieuse , qui touchent en particulier les Syriens et les Armniens chrtiens .
<P>
Par ailleurs , j ' ai contribu  renforcer les exigences du Parlement europen vis--vis des pays candidats , notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption , ainsi qu '  ajouter une perspective conomique .
Bienvenue dans l ' Union aux pays candidats !
<SPEAKER ID=164 LANGUAGE="EN" NAME="Cashman (PSE).">
Monsieur le Prsident , je m ' exprime non seulement en tant que membre de la commission parlementaire mixte UE-Bulgarie mais galement en tant que rapporteur fictif pour la Roumanie .
Je vais essayer d ' tre bref .
Pour ce qui est de la Bulgarie et de la Roumanie , nous devons fixer une date cible , un objectif .
Je soutiens ds lors pleinement la proposition allant dans ce sens .
Par ailleurs , lors d ' une rcente visite  Malte , j ' ai pu apprcier l ' excellent travail accompli sur le plan de l ' orientation sexuelle .
Il faut tenir compte de cet lment particulier dans l ' quation lorsque l ' on se penche sur les droits des minorits .
Le travail effectu par le mouvement de dfense des droits des homosexuels  Malte a clairement montr - c ' est en tous cas ce qu ' il m ' a sembl personnellement - que la loi sur l ' emploi et les relations industrielles n ' est pas conforme  la directive-cadre en matire d ' emploi , en particulier en ce qui concerne l ' orientation sexuelle .
<P>
Je me flicite des dclarations positives formules  l ' gard de la Turquie .
Quant aux dclarations ngatives concernant ce pays , j ' ai bien peur qu ' elles n ' aient t dictes par d ' horribles sentiments racistes et xnophobes .
Nous devons appliquer les mmes conditions et principes .
Nous ne pouvons nous montrer slectifs dans l ' application de ces principes .
Les mmes principes s ' appliquent  tous les pays candidats et galement aux pays , comme la Turquie , qui ont fait part de leur volont de rejoindre l ' Union europenne .
Si nous tournons le dos  la Turquie , je crois que nous le regretterons toute notre vie .
<SPEAKER ID=165 LANGUAGE="ES" NAME="Izquierdo Rojo (PSE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais demander au Commissaire ici prsent et au Prsident en exercice du Conseil d ' expliquer comment ils comptent appliquer le principe d ' quit dans ce processus d ' largissement .
<P>
Selon moi ,  la suite du pacte franco-allemand , il faut prciser que l ' impact financier de l ' largissement ne doit pas retomber sur les revenus les plus faibles , qui n ' atteignent pas la moyenne communautaire et qui ncessitent un progrs soutenu .
Pour tre quitable , la facture de l ' largissement doit retomber sur les plus puissants .
Nous devons prserver l ' ensemble de l ' Europe largie de tout risque d ' appauvrissement de l ' une de ses parties .
<P>
Nous devons tendre le paragraphe 24 du rapport Brok  toutes les zones et rgions de l ' Union europenne puisque l ' largissement ne doit avoir de rpercussion ngative sur aucun territoire communautaire .
<P>
Je voudrais dire aux pays candidats qu ' ils doivent prendre en compte le fait que la protection de la personne humaine , sans exception ni discrimination , est aujourd ' hui la colonne vertbrale de l ' Union europenne .
L ' exclusion des femmes , l ' exclusion des minorits rom sont aujourd ' hui au centre de notre attention .
En Europe , il n ' y a pas de place pour les exclusions , les expulsions ni les marginalisations , qu ' elles soient collectives ou individuelles .
 partir d ' aujourd ' hui , l ' Europe entre dans une nouvelle dynamique qui , puisqu ' elle est plus forte et plus puissante , doit tre plus sensible par rapport  ceux qui sont loigns et ceux qui sont diffrents .
<SPEAKER ID=166 NAME="De Veyrac (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais faire trois remarques .
<P>
En ce qui concerne l ' largissement  la Turquie , il est normal qu ' il y ait un dbat .
On ne peut pas  la fois se dsoler que les Europens se dsintressent de l ' Europe et , en mme temps , refuser le dbat sur cet largissement , largissement qui loignerait le plus du projet initial de l ' Union europenne .
<P>
Dans le mme temps , l ' largissement que nous sommes en train de raliser est celui qui comprend le plus grand nombre de pays .
Rappelons-nous que nous n ' avons jamais largi  plus de trois pays  la fois .
Cet largissement en cours n ' est pas achev .
Nous souhaitons tous son succs .
Commenons par le russir avant d ' ouvrir un dbat sur d ' ventuels largissements futurs .
<P>
Vis--vis de nos grands voisins de l ' Union europenne , parmi lesquels la Turquie - mais elle n ' est pas la seule - , nous devons tre capables de proposer une autre solution au dilemme dans lequel on essaie de nous enfermer : adhsion ou exclusion .
<P>
Or , il existe , comme le propose le PPE , une autre solution , beaucoup mieux adapte au problme pos .
C ' est celle consistant  dfinir un cadre spcifique de relations comportant un volet conomique substantiel et permettant de financer un certain nombre de projets et d ' infrastructures : c ' est ainsi qu ' est organis le continent nord-amricain , et personne ne propose l-bas de faire entrer le Mexique ou le Canada dans les tats-Unis d ' Amrique .
<P>
Le PPE ouvre une nouvelle voie , beaucoup mieux adapte aux donnes du problme .
Je suis sre que le Parlement europen sera  l ' coute du sentiment de la population pour demander d ' avancer dans cette direction et prvoir un cadre nouveau entre l ' Union europenne et les pays de son proche voisinage .
<SPEAKER ID=167 LANGUAGE="EL" NAME="Baltas (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , cette fois-ci , l ' largissement de l ' Union europenne est rellement impressionnant .
Dix nouveaux pays sont sur le point d ' adhrer  l ' Union .
Dans le cadre de cette perspective intressante et hautement prometteuse , je voudrais , si je puis , porter mon attention sur Chypre plutt que sur des pays indniablement plus peupls et plus proches de nous .
<P>
Chypre , ce minuscule pays  la longue histoire et aux vicissitudes tragiques ces dernires annes , couvre l ' extrmit de la dimension mditerranenne de l ' Union europenne et , de par cette position , peut contribuer considrablement  la politique mditerranenne de l ' Union .
Nous savons tous que l ' importance politique de Chypre dpasse de loin son importance conomique pour l ' volution future de l ' Union europenne .
Dans le mme temps toutefois , en intgrant Chypre , l ' Union europenne elle-mme dmontre qu ' il s ' agit d ' une entit internationale pourvue de rfrences internationales , ce qui contribuera normment  la rsolution du problme chypriote .
<P>
La mise en ? uvre de l ' acquis communautaire  Chypre est la cl de la rconciliation et de la coopration , de mme qu ' elle permettra aux Grecs chypriotes et aux Turcs chypriotes de vivre cte  cte dans un tat unique , fdral , libre , indpendant et compos de deux communauts jumelles , un tat qui respecte les droits de l ' homme , les origines ethniques et les convictions religieuses de ses ressortissants .
Tel est le fondement sur lequel une solution quitable , viable et ralisable peut tre trouve , le genre de solution que le plan du secrtaire gnral de l ' ONU devrait produire lorsqu ' il aura t ngoci par les parties concernes .
<P>
D ' une manire plus transcendante encore , l ' intgration de Chypre au sein de l ' Union europenne devrait reprsenter un test et un dfi lanc  la Turquie dans ses efforts en vue d ' acclrer le processus menant au respect des critres communautaires , lequel lui permettra d ' adhrer  l ' Union europenne  une date ultrieure .
Que tout se passe selon le plan !
<SPEAKER ID=168 LANGUAGE="IT" NAME="Marini (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , aprs avoir cout le dbat d ' aujourd ' hui , je comprends les raisons pour lesquelles la Turquie demande qu ' une date soit fixe au prochain Conseil de dcembre pour l ' ouverture des ngociations .
Et je suis d ' accord , parce que ce  quoi nous assistons ici est une espce de comdie , lance par M. Giscard d ' Estaing et continue aujourd ' hui dans cet hmicycle .
<P>
Il ne s ' agit pas ici d ' une discussion sur le respect des conditions pour l ' entre de la Turquie demain - conditions que nous pouvons demander avec rigueur - mais d ' un dbat sur le fait de savoir si la Turquie pourra ou non adhrer  l ' avenir et o sont avances des hypothses sur un type d ' association diffrent .
Les dcisions sont modifies et on remet en question l ' ouverture d ' un crdit pour un grand pays - un pays fondamental pour l ' Occident et pour l ' Europe - qui a demand  devenir membre effectif de l ' Union .
<P>
Personnellement , je partage l ' approche du rapport Brok et de sa rsolution lorsqu ' il invite la Commission  une coopration de pradhsion renforce et le Conseil  une position plus cohrente que celle parfois exprime par le Parlement . En revanche , je ne partage pas l ' amendement Ferber - contre lequel je voterai demain - , car si ce dernier tait adopt , toute l ' approche du rapport et de la rsolution Brok serait bouleverse , elle n ' aurait plus de sens .
Il y a de bonnes raisons  ce que je dis : ce grand pays , qui pratique un Islam modr , pro-occidental , qui peut avoir prs de chez nous une importance culturelle significative et qui peut donner corps  une politique trangre et de dfense de l ' Union , a le droit que lui parlions clairement .
<P>
J ' espre que demain , en rejetant l ' amendement Ferber - ce que je ferai en tant que membre du Parti populaire europen - , nous pourrons faire un pas en avant dans cette direction .
<SPEAKER ID=169 LANGUAGE="DE" NAME="Glante (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , chers collgues , arrivs presque au terme du dbat , il n ' est pas simple d ' aborder un nouvel aspect .
Puisque nous sommes d ' accord , que nous saluons ce processus et que nous sommes certains d ' accueillir bientt officiellement dix nouveaux tats , je voudrais me pencher une nouvelle fois sur un certain aspect . Les 25 pays doivent tre avertis de la ncessit d ' obtenir galement l ' accord de l ' opinion publique , c ' est--dire des citoyens .
Je pense que la tche qui nous attend est importante et qu ' elle ne peut commencer avant que le processus d ' adhsion ne soit conclu par la signature effective des traits .
<P>
Je viens d ' une rgion qui , en 1990 , est entre pour ainsi dire du jour au lendemain dans l ' Union europenne .
Je sais que beaucoup de citoyens ont vcu le processus de restructuration indispensable comme une dfaite personnelle , comme une dgradation qui faisait d ' eux des perdants .
Je pense que nous devons faire comprendre aux habitants des pays candidats que l ' adhsion  l ' Union europenne implique galement que des ressources et des moyens sont mis  disposition pour aider les citoyens  traverser ce processus difficile sans encombres .
Ce ne sera pas une sincure , parce que , aprs tout , nous avons besoin de majorits au sein de la population .
<P>
Si nous sommes d ' accord dans ce Parlement , tant mieux . Mais nous devons " emmener " les citoyens dans ce processus , comme on le dit si facilement .
Mais les " emmener " n ' est pourtant pas simple du tout . Travaillons-y ensemble .
<P>
En tant que membre de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , je souhaite que lors des prochaines discussions concrtes sur l ' aboutissement des ngociations , les autres commissions participent au processus de manire plus quitable et intensive .
Je sais , c ' est une grande performance politique , un gros dossier politique . Toutefois , chaque commission d ' experts a assurment quelque chose d ' important  dire dans le cadre du processus .
<SPEAKER ID=170 LANGUAGE="SV" NAME="Arvidsson (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , nous nous dirigeons  grands pas vers l ' unification de l ' Europe .
C ' est l une consquence naturelle du vent de libert qui a balay les frontires fermes d ' Europe , les antagonismes insurmontables , ainsi que les suspicions , le systme sovitique et les dictatures communistes .
Je suis convaincu que l ' anne 2004 entrera dans les livres d ' histoire , tout comme l ' anne 1989 avant elle .
<P>
Le travail ralis dans le cadre de l ' largissement doit cependant aller plus loin .
Les nouveaux tats membres doivent tre traits avec respect .
Le principe de subsidiarit doit servir plus clairement de fil conducteur  la coopration dans le cadre de l ' largissement de l ' UE .
L ' autodtermination nationale doit tre la mme dans les nouveaux tats membres que dans les anciens .
 partir du moment o nous ne voulons pas que l ' UE s ' immisce dans les affaires de nos pays , l ' UE ne doit pas s ' immiscer non plus dans celles des nouveaux tats membres .
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Le processus d ' largissement ne doit pas s ' arrter aprs 2004 et 2007 .
Nous savons dj que de nouvelles candidatures  l ' adhsion  l ' UE arrivent .
Lors de la runion du Conseil europen d ' Helsinki en 1999 , la Turquie a t accepte en tant que pays candidat  l ' adhsion  l ' UE .
Trois ans plus tard , le Parlement europen ne peut pas , comme certains amendements l ' exigent , essayer de changer cet tat de fait .
Il ne s ' est rien produit qui puisse justifier une telle mesure , de sorte que l ' on ne peut pas , dans le cadre des efforts visant  instaurer un climat de confiance au niveau international , modifier subitement les conditions .
Il serait indigne de la part d ' un Parlement europen gnreux et responsable de changer de la sorte les conditions pour la Turquie .
La Turquie a fait de gros progrs pour pouvoir entamer les ngociations en vue de l ' adhsion  l ' UE .
Il y a encore du chemin  faire , mais c ' est  la Turquie de dcider si elle veut continuer .
J ' ai nanmoins la conviction qu '  l ' avenir , une Turquie dmocratique o prvaut l ' tat de droit pourrait jouer un rle dterminant dans le cadre de l ' amlioration des relations entre le monde occidental et le monde musulman .
De tels allis sont prcieux par les temps qui courent .
<SPEAKER ID=171 LANGUAGE="FI" NAME="Kauppi (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je partage entirement l ' avis que M. Arvidsson vient de prsenter au sujet de la Turquie .
Ce pays a honorablement amlior sa situation en matire de droits de l ' homme ainsi que sa pratique juridique .
Je dplore fortement qu ' on ait propos de modifier notre position .
Notre message vers Ankara devrait tre identique  ce qu ' il a toujours t ,  savoir que l ' adhsion  l ' Union est ouverte  tous les pays europens ds lors que les critres d ' adhsion sont remplis .
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Avec l ' largissement , le march intrieur , qui est le c ? ur de l ' Union , s ' tendra , ce qui amliorera les chances de celle-ci de russir sur les marchs mondiaux .
Toutefois , il faudra , une fois les beaux discours termins , se rappeler que la ralisation d ' un march intrieur qui fonctionne ncessitait et ncessite toujours les efforts de toutes les parties concernes .
C ' est pour cette raison que les critres de Copenhague comportent galement une exigence de comptitivit sur le march intrieur .
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Je me range  l ' avis de M. Brok lorsqu ' il affirme qu ' il reste beaucoup  faire .
Il est plus facile de prendre des dcisions politiques que de raliser des rformes conomiques structurelles .
Le calendrier jusqu ' en 2004 est serr .
Il arrive que les rformes conomiques structurelles soient difficiles  raliser , mais il faut respecter scrupuleusement les engagements pris .
Il convient en particulier de s ' assurer de la capacit administrative et juridique des futurs tats membres  oprer en tant que composant du march intrieur .
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En tant que politiques , notre tche consiste  garantir le bon fonctionnement du march intrieur aprs l ' largissement .
Cette mission requiert que le travail ne se termine pas  Copenhague .
Les nouveaux tats membres devront poursuivre leur politique de rforme , mme aprs l ' adhsion .
Les rformes internes mises en place par les pays candidats augmenteront nanmoins  long terme la prosprit et la stabilit de leurs socits .
Le Parlement europen doit dornavant veiller  ce que les tats membres actuels , la Commission ainsi que les futurs tats membres fassent chacun leur part d ' ici la fin de l ' largissement .
<SPEAKER ID=172 NAME="Bourlanges (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , un soir de bataille victorieuse , Winston Churchill a dclar : " Ce n ' est pas la fin , ce n ' est mme pas le commencement de la fin , mais on peut dire que c ' est la fin du commencement " .
Je crois que c ' est trs exactement la situation qui est la ntre .
Nos amis qui nous rejoignent ont sans doute le sentiment d ' arriver au bout du chemin .
En fait , ils n ' arrivent qu ' au bout de la premire tape du chemin et , demain , nous aurons tous ensemble  construire l ' Europe .
Ils n ' arrivent pas dans un monde dj fait .
L ' Union politique est  construire ; la politique extrieure , la politique de dfense sont  construire .
Les institutions sont  refondre dans le cadre de la Convention et , d ' ores et dj , ceux qui nous rejoignent participent aux travaux de la Convention .
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Nous sommes donc dans une Europe que nous allons construire ensemble .
N ' ayez pas de complexes ni le sentiment que vous arrivez dans un monde fait par d ' autres et pour d ' autres : vous arrivez avec d ' autres dans un monde que nous construirons tous ensemble .
Et je voudrais simplement vous donner ce qui me semble tre le secret de l ' influence en Europe .
Certains imaginent qu ' il faut tre durs et vigoureux , qu ' il faut rcriminer et protester de ses intrts nationaux en permanence .
Pas du tout .
L ' Europe se donne  ceux qui l ' aiment .
C ' est a la rgle fondamentale de l ' Union europenne : aimez la , elle vous le rendra bien !
<SPEAKER ID=173 LANGUAGE="DA" NAME="Haarder">
Je tiens  remercier M. Bourlanges pour ce qu ' il vient de dclarer , car cela arrive bien  propos avant les quelques remarques que je vais maintenant faire en guise de conclusion .
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Tout d ' abord , je voudrais remercier les rapporteurs pour l ' excellent travail ralis dans le cadre de ces rapports .
Les rapports contiennent de bonnes vues d ' ensemble et des rflexions et des conclusions intelligentes .
Ils crent ainsi une base solide pour le soutien massif  l ' largissement que le Parlement a confirm aujourd ' hui .
Il ne fait aucun doute que ce soutien est massif .
Il a t exprim au sein de cette Assemble au cours des huit dernires heures .
Je tiens  vous remercier pour votre engagement et votre soutien .
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Je vais maintenant rpondre  quelques-unes des principales questions qui m ' ont t poses .
Jusqu ' aux ngociations de Copenhague , c ' est--dire au cours des trois prochaines semaines , nous devrons accomplir une tche immense : clturer les ngociations avec chacun des dix pays candidats .
La prsidence dirigera ces ngociations en collaboration avec la Commission dans le respect intgral des rgles de l ' UE concernant les plafonds de dpense fixs  Berlin et les conclusions adoptes  Bruxelles .
C ' est ce que le Conseil " Affaires gnrales " a demand  la prsidence lors de la runion d ' hier .
La prsidence travaillera activement sur cette base et fera tout ce qui est en son pouvoir pour trouver des compromis acceptables  la fois pour les nouveaux tats membres et pour les tats membres actuels .
Pour cela , nous devrons cependant tre trs ouverts aux compromis et tenter de comprendre le point de vue et les besoins de nos interlocuteurs .
Concernant les ngociations , on peut dire que l ' on peut videmment ngocier et faire preuve de flexibilit , mais je crois que tout le monde dans cette Assemble conviendra que la lgislation de l ' UE doit tre respecte .
Les plafonds de dpense fixs  Berlin doivent tre respects et les dcisions adoptes  Bruxelles , notamment en matire de dpenses agricoles , doivent tre respectes .
Nanmoins , il reste une marge de ngociation , comme M. le commissaire Verheugen l ' a galement signal .
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Pour rpondre  MM . Bonde , Modrow et plusieurs autres , je voudrais souligner , comme M. Fogh Rasmussen l ' a fait juste avant midi , qu ' il n ' est pas questions que les Quinze rdigent un nouveau trait que les 10 nouveaux tats membres devront ensuite adopter sans avoir pu exercer une influence quelconque .
Lors de la runion ministrielle d ' hier , nous avons confirm une nouvelle fois ce qui est stipul  l ' article 23 du trait de Nice ,  savoir que les nouveaux tats membres participeront  la prochaine confrence intergouvernementale avec des droits tout  fait gaux aux ntres , avec un droit de parole et un droit de vote semblables  ceux des tats membres actuels .
C ' est comme cela , et toute autre situation serait inacceptable , inadmissible et les hommes politiques des nouveaux tats membres seraient dans l ' impossibilit de la soumettre  un rfrendum .
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Je crois que c ' est Mme Myller qui a soulev la question de nos nouveaux voisins .
En effet , nous aurons de nouveaux voisins  l ' Est aprs l ' largissement et hier ,  Bruxelles , lors de la runion du Conseil " Affaires gnrales " , une stratgie a t adopte  ce sujet .
Le Conseil a exprim le souhait de formuler une stratgie ambitieuse , intgre et  long terme pour chacun de ces nouveaux pays limitrophes dans le but de promouvoir la dmocratie et les rformes conomiques , le dveloppement durable et le commerce ainsi que la stabilit et la prosprit de l ' autre ct de la nouvelle frontire de l ' UE .
Il a t soulign qu ' il fallait prendre en considration les conditions politiques et conomiques de chaque pays et que le tout devait tre considr dans le contexte de la coopration croissante avec la Russie .
D ' autres sujets ont galement t abords : la coopration transfrontalire , la criminalit organise , l ' immigration clandestine et la coopration rgionale entre les nouveaux pays limitrophes .
Je peux vous assurer que tout cela est examin .
Aprs l ' adoption de cette stratgie , il a t demand  la Commission et  M. Solana de prparer des propositions plus dtailles le plus rapidement possible et il a t dclar clairement que les pays candidats seraient consults dans le cadre de ces travaux .
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 M. Alavanos et  d ' autres intervenants qui ont parl de Chypre , je voudrais dire ceci : comme tout le monde le sait , le 11 novembre , le secrtaire gnral des Nations unies a prsent une proposition globale en vue de rsoudre le conflit chypriote .
Il s ' agit d ' une proposition complexe et de grande envergure qui compte 150 pages .
Le plan propos se prsente comme une solution politique globale qui doit assurer l ' entre d ' une Chypre unifie dans l ' UE .
En ce qui concerne l ' adhsion , ce sont toujours les conclusions d ' Helsinki qui sont  la base de la position de l ' UE .
L ' UE prfrerait l ' adhsion d ' une le runifie , mais une rsolution du conflit n ' est pas une condition sine qua non .
Le Conseil prendra une dcision concernant l ' adhsion de Chypre en prenant tous les facteurs pertinents en considration .
En outre , l ' UE soutient les efforts dploys par le secrtaire gnral des Nations unies et pourrait adhrer  une rsolution globale du conflit conformment aux principes sur lesquels est base l ' Union europenne , c ' est--dire pour que Chypre puisse , en tant qu ' tat membre , parler d ' une seule voix et assurer une application correcte de la lgislation de l ' UE .
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En ce qui concerne les relations avec la Turquie , je dirai ceci : ces relations seront galement bases sur la dcision prise par le Conseil europen d ' Helsinki .
La Turquie est un pays candidat qui sera trait exactement de la mme manire que les autres pays candidats .
Dans le rapport de la Commission , il est stipul que le critre politique , qui est une condition pour pouvoir entamer les ngociations , n ' tait pas encore rempli , mais que des progrs considrables avaient t raliss .
Les critres conomiques doivent tre respects au plus tard lors de l ' adhsion  l ' UE .
Lors de la runion du Conseil europen  Copenhague , nous prendrons une dcision quant  la phase suivante des relations UE-Turquie et la Turquie sera ainsi traite exactement de la mme manire que tous les autres pays candidats .
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Enfin , je voudrais dire  MM . Maaten et Arvidsson que nous reconnaissons tous que l ' largissement de 15  25 et plus tard 27 ou peut-tre 28 tats membres ncessite un nouveau trait , sans quoi des problmes surgiront .
C ' est bien pour cette raison que la Convention travaille en ce moment et c ' est pour cette raison que nous devons organiser une confrence intergouvernementale .
Il va de soi que nous serons obligs de prendre des dcisions lors de cette confrence intergouvernementale .
Mais tout ce que j ' ai entendu , notamment hier , tant de la part des tats membres actuels que des nouveaux tats membres , montre que tous sont conscients que des dcisions devront tre prises pour viter les goulets d ' tranglement mentionns par M. Maaten , c ' est--dire les difficults lies aux prises de dcisions .
M. Arvidsson a tout  fait raison quand il dit qu ' une Union comprenant autant d ' tats membres doit aussi se concentrer sur les questions les plus importantes et ne pas trop s ' tendre  d ' autres choses , car le systme peut devenir trs compliqu si l ' on oublie le principe proximit et le principe de subsidiarit .
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Sur ces mots , Monsieur le Prsident , je voudrais vous remercier chaleureusement pour ces huit heures et demie de dbat qui ont montr un soutien massif au grand projet qui est en cours .
Nous avons des raisons d ' tre fiers et je me permets de dire " nous " car j ' ai particip au lancement de ce projet  l ' poque dj , en tant que membre du Parlement .
<SPEAKER ID=174 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Monsieur le Prsident du Conseil .
Vous avez raison de souligner que c ' est un dbat parmi les plus longs qu ' a eus notre institution .
Il est  la mesure de la tche qui nous attend .
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Pour la conclusion de ce dbat , la parole est  M. Verheugen , au nom de la Commission .
<SPEAKER ID=175 LANGUAGE="DE" NAME="Verheugen">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , aprs les rponses si prcises de la prsidence du Conseil , je me permettrai d ' tre bref .
Je pense que ce dbat a t trs profitable .
Il a contribu  la dynamique dont nous avons besoin afin de jouir du soutien ncessaire pour atteindre nos objectifs  Copenhague .
Il a galement donn des orientations claires sur les ngociations qui nous attendent et nous allons nous efforcer de tenir compte des orientations issues de ce dbat lors des ngociations .
<SPEAKER ID=176 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
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Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  12 heures .
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( La sance est leve  19h20 )
