<CHAPTER ID=4>
Faim dans le monde et limination des barrires commerciales avec les pays les plus pauvres du monde
<SPEAKER ID=5 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle une dclaration de la Commission sur la faim dans le monde et l ' limination des barrires commerciales avec les pays les plus pauvres du monde .
<SPEAKER ID=6 LANGUAGE="ES" NAME="Ferrer (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je regrette l ' absence du commissaire , mais je crois que nous pourrions changer l ' ordre de passage pour que le commissaire lui-mme lise le texte que nous allons approuver et qu ' il suive , en ralit jusqu '  la fin , les accords auxquels nous sommes parvenus dans la rsolution commune , car je crois que de cette manire nous obtiendrons bien plus que des paroles .


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Je crois que nous sommes tous d ' accord sur le fait que le flau terrible de la faim dans le monde est un opprobre pour ceux qui ont le pouvoir de l ' viter .

 cet gard , les chiffres sont suffisamment loquents et connus de tous , mais je crois que cela vaut la peine de les rappeler .
Car , tandis qu ' une minorit vit - que nous vivons , dirais-je - confortablement dans la socit de l ' opulence , 900 personnes meurent de faim dans le monde toutes les heures et 800 millions de personnes , dont 300 millions d ' enfants , ne disposent pas de nourriture en suffisance .
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Et le pire , c ' est que les chiffres ne diminuent pas et que nous sommes loin de pouvoir atteindre l ' objectif visant  rduire de moiti le nombre de personnes sous-alimentes pour l ' an 2015 , chance fixe au sommet mondial de l ' alimentation de 1996 et raffirme dans la dclaration du millnaire .
Et ce , malgr le fait qu ' il s ' agisse d ' un objectif peu ambitieux et malgr les efforts considrables que de nombreux pays ont fournis pour rduire la pauvret et amliorer la scurit alimentaire .
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La ralit de ces chiffres , auxquels il faut ajouter les squelles qui accompagnent la malnutrition et qui ont une grande influence sur le dveloppement des peuples , est la preuve irrfutable que le temps des discours et des grandes dclarations est rvolu .
La faim ne peut attendre .
Le moment est venu de raliser des progrs qualitatifs dans la stratgie  suivre pour mettre un terme  ce flau , et ce , en parvenant  la racine du problme afin de combattre les causes structurelles qui provoquent la faim dans le monde .
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Et parvenir  la racine du problme , au-del de l ' urgence du moment , signifie donner la priorit au dveloppement humain .
Pour cela , il est ncessaire de poursuivre un double objectif : l ' un ,  court et  moyen terme , ax sur le problme de la scurit alimentaire et de la souverainet alimentaire - indispensable pour rsoudre la faim actuelle , et l ' autre ,  long terme , visant  encourager une croissance durable pour les pays les moins avancs .
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L ' objectif de cette double approche est de contribuer  l ' tablissement d ' un cadre conomique , politique et social qui permette  ces pays d ' radiquer la pauvret et de suivre la voie du dveloppement .
Or , tant donn que les causes qui sont  l ' origine de la faim et du sous-dveloppement sont trs diverses , les actions  mener pour atteindre ce double objectif doivent tre varies et s ' appliquer  ces diffrentes causes de la faim .
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En effet , outre les catastrophes naturelles , les scheresses , les inondations et la dsertification , les racines de la faim et de la pauvret dans le monde comprennent galement les conflits arms , les troubles civils , les perturbations politiques , sociales et conomiques , la pandmie du sida , le problme de la dette extrieure des pays les plus pauvres , etc .
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Par consquent , les mesures les plus urgentes , servant principalement de fondement  l ' objectif de la souverainet alimentaire , doivent consister  renforcer - comme nous l ' avons stipul dans la rsolution commune , que nous avons prsente  cette Assemble pour adoption - les petites exploitations agricoles durables et diversifies , les rseaux conomiques de distribution locale , l ' accs  la terre et  l ' eau et l ' annulation de la dette extrieure .
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Quant  la rduction de la pauvret et  l ' objectif du dveloppement , il faudrait tout d ' abord renforcer l ' ducation .
L ' ducation pour tous , en particulier celle des filles , les laisses pour compte des programmes ducatifs et donc du dveloppement potentiel des peuples .


Il conviendrait aussi de renforcer la capacit technologique - paralllement au renforcement de l ' ducation et de la formation - et la capacit productive , la lutte contre les maladies dues  la pauvret -notamment le sida - et , de manire gnrale , tout ce qui peut encourager la bonne gouvernance et l ' tat de droit .
Par ailleurs - et , dirais-je , en accordant une importance particulire  ce point , comme nous le signalons dans notre rsolution - il est ncessaire de favoriser l ' accs aux marchs dans des conditions d ' quit et de rciprocit et de supprimer peu  peu les mesures qui dnaturent le commerce , tout particulirement - comme nous le disons galement dans la rsolution et dans le sens de la dclaration adopte  Doha - , les subventions agricoles , non seulement de la part de l ' Union europenne qui , en fin de compte , est le march le plus ouvert aux pays moins avancs , mais aussi de la part de toute la communaut internationale et surtout des pays industrialiss les plus riches .



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En effet , toutes ces mesures sont fondamentales et invitables pour pouvoir guider les pays les moins avancs sur la voie du dveloppement durable afin d ' radiquer le problme de la faim .
Il y va de la paix sociale et internationale .
<SPEAKER ID=7 LANGUAGE="IT" NAME="Veltroni (PSE).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , personne d ' entre nous n ' ignore que le monde est travers par un foss profond sparant ceux qui mangent de ceux qui ont faim , ceux qui savent lire de ceux qui sont analphabtes , ceux qui peuvent accder aux soins mdicaux de ceux qui ne jouissent pas de ce droit .
Les rapports statistiques sont lgion : le plus rcent , celui du Programme alimentaire mondial , indique que dans les prochains mois , 38 millions de personnes pourraient mourir par manque de nourriture , d ' eau potable et de mdicaments .
Et pourtant - nous devons le dire ouvertement - , la communaut internationale n ' en fait pas encore assez : ce n ' est pas le sujet central de l ' agenda politique , comme cela devrait l ' tre ; ce n ' est pas le critre principal auquel font rfrence le Fonds montaire , la Banque mondiale ou le G8 pour leurs interventions .
 l ' avenir , les historiens reconnatront  notre civilisation une responsabilit trs grave si non ne changeons pas l ' ordre et le calendrier de notre action , si nous ne nous montrons pas capables de grer les processus de mondialisation en matire de durabilit environnementale et sociale .
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Nous pensons justement aux maladies lies  la pauvret , au paludisme ,  la tuberculose .
Nous pensons au sida , un flau qui a dj fait 25 millions de victimes , aux 14 000 personnes qui contractent chaque jour le VIH dans le monde .
La prvention est fondamentale , mais la prvention n ' est pas tout .
Il sera difficile de trouver demain des excuses au fait que nous ne parvenons pas  soigner 95 % des individus atteints du sida .
Cela semblera tre un vrai crime quand on sait qu ' aujourd ' hui , les mdicaments peuvent faire beaucoup pour transformer le statut de cette maladie de la condamnation inexorable  la pathologie chronique et , surtout , pour rduire la transmission de la mre  l ' enfant .
Que l ' Union europenne s ' active donc avec force face aux tats-Unis pour que l ' on arrive enfin  un accord excluant les droits de proprit intellectuelle et la brevetabilit des mdicaments qui , s ' ils sont utiliss librement , sauveront la vie de millions de personnes ; un rsultat qui viendrait s ' ajouter  la volont d ' un plus grand engagement financier et  cette proposition de rglement , que nous souhaitons voir adopter rapidement ds la premire lecture .
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Tout aussi importante est la dcision d ' accorder le libre accs au march europen aux produits des pays les moins avancs .
L ' Union europenne a le devoir de porter les principes et les positions dont nous dbattons aujourd ' hui dans toutes les instances internationales ,  commencer par l ' Organisation mondiale du commerce .
C ' est seulement ainsi , avec une meilleure gouvernance  l ' chelle mondiale , avec une plus grande participation et une transparence accrue , avec des dcisions et des actes concrets , que nous pourrons lutter contre la faim et la pauvret et gagner ce dfi , le plus grand auquel l ' humanit doit faire face .
<SPEAKER ID=8 LANGUAGE="IT" NAME="Rutelli (ELDR).">
Monsieur le Prsident , puisque l ' attention du monde est tourne vers l ' norme crise qui concerne l ' Irak , il est du devoir de notre Parlement et de toutes les personnes de bonne volont d ' accorder la priorit , comme s ' efforce de le faire aujourd ' hui le Parlement europen ,  la lutte contre la faim , galement  la lumire des rsultats , malheureusement dcevants , des dernires confrences , des derniers rendez-vous internationaux .
Je voudrais aborder en toute franchise la difficult  convertir l ' lan initi par de nombreuses organisations non gouvernementales en faveur d ' un changement rapide et d ' un regroupement des voix critiques en un mouvement positif de changement et de rforme ; je rappellerai  cet gard les rcentes dclarations du prsident de la Banque mondiale , James Wolfensohn , qui invite les institutions  en faire plus et la socit civile  orienter son regard critique vis--vis des dfauts de la mondialisation dans un sens positif , avec des objectifs significatifs .
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Je rappellerai galement l ' opportunit d ' accorder , galement dans le cadre de l ' instrument dont notre Parlement traite aujourd ' hui , une plus grande attention  la situation effroyable de certaines rgions d ' Afrique , en particulier l ' thiopie , o plusieurs millions de personnes sont en danger de mort .
Nous savons tous - et le document que nous nous apprtons  adopter le dit clairement - que l ' on ne pourra amliorer la situation qu ' en corrigeant les erreurs structurelles et les terribles inadquations de tant de gouvernements qui ont continu  dpenser dans le mauvais sens et ce , bien que l ' exprience ait montr ,  la lumire des faits , qu ' il fallait rorienter les actions pour radiquer les racines de la pauvret , de la faim , de la malnutrition , du manque d ' information , qui mnent  une crise profonde du point de vue sanitaire , ainsi qu '  des conditions de non-accs  l ' instruction ,  la formation pour des dizaines ou des centaines de millions de personnes .
En outre , nous savons tous que les barrires commerciales constituent dans de nombreux cas un autre lment qu ' il est vital d ' liminer : plus de libert donc , plus de concurrence , plus d ' occasions , et des actions humanitaires d ' urgence .
Tel est l ' effort du Parlement europen auquel , je crois , nous devons tous nous associer aujourd ' hui .
<SPEAKER ID=9 LANGUAGE="PT" NAME="Miranda (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , la situation alimentaire dans le monde est effectivement dramatique et tend  s ' accentuer .
Des millions d ' tres humains vivent dans une extrme pauvret et ,  chaque heure qui passe , nombreux sont ceux qui meurent de faim .
Il est donc impratif d ' adopter des mesures rapides et approfondies pour mettre fin  cette situation , qui pse sur la conscience de l ' humanit .
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Pour cela , il est indispensable d ' adopter des mesures structurelles capables de prvenir les conflits .
Il est galement ncessaire d ' accompagner ces mesures de fond par des mesures urgentes aptes  sauver des vies humaines ds aujourd ' hui .
L ' aide humanitaire d ' urgence mise en place jusqu '  ce jour se rvle insuffisante , tant en termes alimentaires qu ' en termes de fourniture de mdicaments .
Il faut par exemple apporter une rponse plus significative aux campagnes destines aux zones  haut risque , comme la campagne " Faim en Afrique " lance par le Programme alimentaire mondial .
Il faut aussi soutenir les initiatives opportunes comme celles lances rcemment par le nouveau prsident du Brsil , Lula da Silva - aussi bien celle qui vise  liminer la faim dans ce pays , avec le programme " Faim zro " , que celle prsente  Davos et de nature universaliste , qui fait appel  la cration d ' un Fonds international pour la lutte contre la misre et la faim dans les pays du tiers-monde .
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Mais il est aussi essentiel , comme je viens de le dire , d ' adopter des mesures de fond , en rompant avant tout avec un modle qui s ' est avr inappropri et injuste , qui subordonne et maltraite les pays moins dvelopps - notamment en prtendant tout rsoudre par le commerce - , qui perptue un commerce ingal , o la croissance conomique constitue la seule priorit , et qui omet l ' importance d ' une rpartition quitable de la richesse cre .
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Un nouvel ordre conomique mondial s ' impose , notamment en modifiant en profondeur des instruments aujourd ' hui dterminants et aux orientations inadaptes , tels que l ' OMC , le Fonds montaire international et la Banque mondiale .
Il faut apporter une solution dfinitive au problme de la dette et assurer spcialement des prix stables et compensatoires aux productions classiques des pays moins dvelopps , constitues gnralement par des produits du secteur primaire .
Tout comme il est fondamental d ' accorder la priorit  la souverainet et  la scurit alimentaire , notamment en assurant la mobilisation des ressources naturelles et humaines , et en garantissant l ' accs des populations  la terre et  l ' eau .
<SPEAKER ID=10 NAME="Rod (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , les famines se multiplient en Afrique .
On s ' meut des enfants qui meurent de faim , mais on ne s ' attaque pas aux causes .
Au-del des alas climatiques , les famines sont le rsultat des politiques structurelles , notamment agricoles et commerciales , qui ont conduit les agriculteurs des pays pauvres  produire pour l ' exportation plutt que pour la consommation locale .
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Le recours  l ' aide alimentaire n ' est pas une solution viable .
Au nom de la bonne conscience , c ' est souvent devenu un moyen pour les pays riches d ' couler leurs surplus agricoles et de lgitimer aussi leur politique dvastatrice de surproduction .
Ainsi , les tats-Unis s ' empressent d ' couler vers l ' Afrique leurs OGM boycotts sur le march europen , sous forme de nourriture , mais aussi de semences .
Comble du cynisme , ils accusent les gouvernements qui refusent cette aide de laisser leurs populations mourir .
Ce chantage  l ' gard de populations vulnrables est indcent .
Il va  l ' encontre du droit fondamental  l ' alimentation qui reconnat  chaque tre humain le libre choix de sa nourriture .
Qui sont les plus coupables ?
Les pays touchs par la famine qui refusent d ' alimenter leurs populations avec des produits potentiellement nocifs , ou ceux qui n ' offrent pour toute aide  des peuples dmunis que des graines gntiquement modifies , dont les consquences sur l ' environnement et la biodiversit vont se rvler dsastreuses ?
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Dans certains de ces pays ou rgions , la crise alimentaire n ' est pas gnralise .
Le problme n ' est pas forcment le manque de nourriture , mais sa rpartition quitable dans le monde .
Seuls la production locale et les changes intrargionaux sont durables et pourront garantir l ' accs  l ' alimentation pour tous .
 l ' encontre de cela , l ' Union europenne prne le libre-change au niveau mondial et contraint les pays en dveloppement  ouvrir leurs marchs .
En change , elle promet l ' ouverture de son march  tous les produits , sauf les armes , mais bien entendu aussi , sauf les bananes , sauf le sucre , etc .
, en provenance des pays les moins avancs . Non seulement cette mesure a suscit la concurrence entre pays en voie de dveloppement , au lieu de renforcer leurs parts de march , mais elle favorise les cultures d ' exportation au dtriment des cultures vivrires d ' autosuffisance .
Dans le mme ordre d ' ides , la crise actuelle des producteurs de caf nous rappelle que le libre-change entrane la ruine des petits agriculteurs et la prosprit des grandes firmes multinationales .
Free trade n ' est pas fair trade .
D ' ailleurs , il n ' y a aucune rfrence au commerce quitable dans la nouvelle communication de la Commission intitule Commerce et dveloppement , que nous aurons bientt l ' occasion d ' examiner dans cette Assemble .
Le prsident Lula a fait de la lutte contre la faim sa priorit .
Il propose la cration d ' un fonds international destin  cet effet .
C ' est galement le but de la FAO , dont le rcent sommet ne semble pas avoir eu d ' impact significatif .
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Pour les Verts , seuls le dveloppement durable d ' une production alimentaire base sur les besoins des populations locales et un commerce quitable entre le nord et le sud , c ' est--dire un commerce rtribuant  leur juste prix , en refltant les cots sociaux et environnementaux de la production , les ressources et les travailleurs des pays pauvres , sont  mme d ' radiquer la faim dans le monde .
<SPEAKER ID=11 LANGUAGE="DA" NAME="Camre (UEN). -">
Monsieur le Prsident , la prsente rsolution contient de nombreuses observations et propositions qui sont excellentes .
Il n ' y a pour ainsi dire aucun aspect du problme qu ' elle n ' aborde pas .
Force nous est toutefois de constater l ' insuffisance totale des mesures prises jusqu '  prsent .
Comme le fait remarquer la prsente rsolution , le foss entre les pays dvelopps et les pays en dveloppement n ' a fait que s ' accrotre au cours des annes 1990 .
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Il convient , selon moi , de mettre en vidence trois lacunes dans la rsolution .
Primo , la rsolution ne parle pas des actions  mener en vue de rduire la natalit dans les pays en dveloppement alors qu ' il est vident que les pays pauvres ne peuvent engendrer une croissance conomique susceptible de suivre le rythme soutenu de leur croissance dmographique .
Secundo , la rsolution ne fait nullement mention des facteurs internes qui empchent les populations des pays en dveloppement de vivre libres .
Nous battons en retraite face aux dictateurs qui anantissent les conditions d ' existence des gens et qui dtruisent les structures du pays .
Nous voulons garder les mains propres et nous pensons que la diplomatie peut tout rsoudre , mais force nous est de constater que rgne , dans un grand nombre de pays dans lesquels les gens vivent dans le dnuement - et la rsolution le montre clairement - une absence de libert qui empche la population de s ' affranchir de la situation qu ' elle doit subir ; le dbat sur l ' Irak qui a eu lieu hier montre trs clairement que nous ne souhaitons pas liminer ces dictateurs autrement que par des paroles et par la diplomatie .
Seuls les tats-Unis sont prts  recourir  la force pour supprimer les oppresseurs .
Tertio , la rsolution insiste sur la ncessit de rduire les barrires douanires , mais nous oublions de dire que nous ne sommes pas crdibles dans la mesure o notre politique agricole implique un dumping de nos produits sur les marchs des pays pauvres , ce qui anantit leur propre potentiel agricole .
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On peut affirmer qu ' il manque pour ainsi dire  notre civilisation la base lui permettant de servir d ' exemple vu notre incapacit  raliser nous-mmes les rformes conomiques et politiques indispensables  une modification des changes commerciaux ainsi qu '  l ' amlioration de la situation catastrophique dans laquelle se trouve le monde .
Nous devrions avoir honte de ne pas tre en mesure d ' adopter des rsolutions plus vigoureuses dans ce domaine .
J ' espre que tous les dputs qui voteront aujourd ' hui cette rsolution du reste excellente en assumeront les consquences et voteront contre les budgets communautaires qui consacrent les aides  l ' agriculture , pourtant tellement dommageables pour les pays en dveloppement .
<SPEAKER ID=12 LANGUAGE="NL" NAME="Belder (EDD).">
Les pays en voie de dveloppement qui se trouvent actuellement en situation de crise justifient que l ' on accorde une attention particulire  la pnurie alimentaire et  sa relation avec le commerce .
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La rsolution traite des problmes qui sont  la base de la crise et dont la pnurie alimentaire est l ' expression la plus marque .
La rcession conomique mondiale fait de nombreuses victimes , et ce sont les pays pauvres qui sont les plus durement touchs .
Voil une notion extrmement pertinente dans la relation entre la famine et le commerce , bien qu ' elle ne soit pas mentionne dans la rsolution commune .
Cette omission entrane facilement le rejet des pays pauvres sous prtexte qu ' ils ne sont pas assez ouverts  la libralisation ou que leurs structures intrieures ne seraient pas assez solides pour un dveloppement conomique sain .
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Outre cette premire cause expliquant l ' acuit de la pnurie alimentaire , je tiens  citer un autre facteur : le problme de la dette .
La remise de dettes n ' avait-elle pas t convenue dans le cadre du " jubil " de l ' anne 2000 ?
Gure plus de la moiti de la remise promise en 2000 a t ralise  l ' heure actuelle !
Cet tat de fait est directement li au commerce , dans la mesure o les exportations servent souvent au remboursement des dettes extrieures .
Tant que ces pays ne seront pas librs de cet endettement , il y aura un frein au stimulant que le commerce peut reprsenter dans le dveloppement du pays lui-mme .
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Il y a ensuite le danger d ' une tendance continue  la libralisation .
La rsolution demande  juste titre que l ' on laisse le temps aux pays en voie de dveloppement de rendre leurs secteurs suffisamment solides avant de s ' attaquer  la concurrence internationale .
Leur dicter des mesures de protection unilatrales est cependant aller trop loin .
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Cette demande de libralisation rflchie et mesure dmontre bien tout le sens du contrle  exercer sur le processus de l ' OMC , un point que la rsolution fait bien de souligner .
Ce contrle trouvera une meilleure expression dans des cadres nationaux que dans des institutions internationales .
Le ministre est en tout cas responsable et ouvert .
Il est vrai qu ' en Europe , la Commission europenne est un acteur important . Le principe n ' est pas diffrent ici : les membres de l ' OMC dterminent le cours de la libralisation du commerce .
La justification se trouve donc fondamentalement  ce niveau ; c ' est l aussi qu ' elle est la plus dlimite et qu ' elle fait partie de la politique nationale dans laquelle le citoyen se reconnat .
Cette vidence se ressent par contre beaucoup moins dans les enceintes internationales comptant un grand nombre d ' acteurs et d ' intrts , comme une assemble parlementaire .
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Et puis , il y a videmment des facteurs qui tombent d ' eux-mmes sous la sphre d ' influence des pays en voie de dveloppement , comme la bonne administration et une structure conomique solide , dont une plus grande diversit des produits d ' exportation fait partie .
L ' accord ACP n ' a pas jusqu '  prsent men  cette diversification dans l ' exportation des pays moins dvelopps .
J ' aimerais connatre la stratgie et les efforts de la Commission europenne pour tenter d ' arriver encore  une relle diversification .
Je suis content que le commissaire soit arriv car c ' est  lui en particulier que j ' adresse cette question .
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Une autre source de souci constant est le virus du VIH / sida et ses dsastreux effets sur le corps , les relations sociales et la structure conomique .
Je tiens ici  demander expressment dans quelle mesure la Commission europenne fait usage de la force hautement prventive qui dcoule de la fidlit conjugale .
Sur la base des excellents rsultats enregistrs dans plusieurs pays d ' Afrique o ce principe fait partie de la stratgie ducative , la Commission est-elle par ailleurs prte  l ' insrer dans sa politique ?
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Pour conclure , je ferai remarquer que la rsolution se contente un peu de mettre le doigt sur les problmes sans proposer de relle solution .
La rsolution peut nanmoins compter sur mon appui , ne serait-ce que pour son approche quilibre des problmes .
<SPEAKER ID=13 NAME="Le Prsident.">
Le commissaire a finalement surmont les difficults de circulation et nous a rejoints .
Je pense qu ' il est prfrable de lui faire entendre le dbat jusqu '  la fin et de lui donner ensuite la parole pour commenter les interventions qu ' il va maintenant entendre directement .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="IT" NAME="Della Vedova (NI).">
Monsieur le Prsident , j ' couterai volontiers les propos du commissaire Nielson , mme si j ' estime que nous aurions d discuter avec le commissaire Lamy .
Dans une question que j ' ai prsente  la Commission , signe par de trs nombreux collgues - que je remercie - et qui nous a ensuite mens au dbat d ' aujourd ' hui , on abordait un problme ,  savoir celui - que nous avons affront et que nous affrontons en partie - du lien entre le protectionnisme commercial d ' une part et la faim et la pauvret dans le monde d ' autre part .
Vous voyez , je crois qu ' ouvrir les marchs est politiquement beaucoup plus coteux qu ' octroyer des aides .
La discussion d ' aujourd ' hui aborde selon moi de trop nombreux niveaux ; il vaudrait mieux se concentrer sur ce sujet et faire pression sur la Commission en ce sens .
Ouvrir les marchs signifie mettre en question les positions de vente de lobbys trs puissants , en Europe et aux tats-Unis , en particulier le lobby agricole , le lobby textile , etc .
C ' est une politique difficile , bien plus difficile - je le rpte - que celle qui consiste  octroyer des aides , chose dont personne - je parle des contribuables - ne se rend compte ; mais c ' est en ouvrant les marchs , bien plus qu ' en accordant des aides , que l ' on pourra offrir  des centaines de millions de personnes des possibilits relles et durables de s ' affranchir de la faim et de la pauvret et de jeter les bases structurelles , notamment juridiques , d ' une croissance conomique - mais aussi civile - dans un esprit de libert et de dmocratie .
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Sur ce point , l ' Union europenne - et c ' est pour cela que j ' couterai avec plaisir le commissaire - n ' en fait pas assez , il faut le dire . Elle joue le jeu avec les tats-Unis mais elle n ' en fait pas assez ; elle n ' en a pas assez fait  Doha , elle n ' en fait pas assez dans la proposition sur les modalits pour le cycle de ngociation sur le commerce des produits agricoles qui suivra Doha , en maintenant des niveaux de protection trop levs , en prvoyant encore des tarifs qui vont trop baisser au fil du temps .
<P>
Cette rsolution est une rsolution de compromis , et cela se sent : il suffit de dire que le dispositif compte 27 points , qu ' il contient donc tout le savoir humain sur la faim dans le monde , le sida , la pauvret , etc .
; il conserve certains points importants , dont un en particulier : l ' invitation  la Commission d ' acclrer la mise en ? uvre du protocole " Tout sauf les armes " pour 2003 .
Nous nous sommes engags  libraliser nos marchs pour tous les produits - sauf les armes - vis--vis des 48 pays les plus pauvres du monde , mais nous avons dit que pour trois produits de base - les bananes , le riz et le sucre - nous repoussions la fin des droits  2009 .
Si cela a un sens - et cela en a un - pour la lutte contre la pauvret , je vous en conjure , faisons-le tout de suite !
<SPEAKER ID=15 LANGUAGE="DE" NAME="Schierhuber (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , Mesdames et Messieurs , le temps o de vastes rgions d ' Europe souffraient de la faim est , Dieu merci , rvolu .
Ce n ' est toutefois pas une raison pour fermer les yeux devant la vritable famine qui svit encore aujourd ' hui dans de grandes rgions du monde , en particulier en Afrique .
C ' est pourquoi je me rjouis que le Parlement europen attire une nouvelle fois l ' attention sur cette situation catastrophique et soutienne des stratgies visant  combattre ce flau .
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Mesdames et Messieurs , se limiter  une aide alimentaire dans les rgions de crise n ' est pas une stratgie suffisante  long terme .
De nombreux facteurs doivent tre pris en compte , parmi lesquels les raisons structurelles dans les pays en dveloppement , comme par exemple l ' accs  la terre et  l ' eau , tout comme le renforcement des capacits logistiques et la prsence d ' infrastructures adquates .
Il convient de considrer le dveloppement des capacits comme un lment cl car il aide ces rgions  devenir plus autonomes .
<P>
L ' ouverture inconditionnelle des marchs agricoles de l ' Union europenne , qui a t demande  maintes reprises , n ' est pas l ' unique remde au problme de la faim dans les pays en dveloppement .
La stabilit des prix est trs importante pour les agriculteurs au Sud comme au Nord .
Je considre plutt le soutien apport au dveloppement des marchs nationaux et rgionaux comme une solution envisageable pour rduire la dpendance de ces pays  l ' gard des pays industrialiss .
Il convient , Monsieur le Prsident , de poursuivre une stratgie interrgionale durable qui place au premier plan les besoins de la population .
<P>
Monsieur le Commissaire , je voudrais galement insister sur le fait que les transferts de technologies et de savoir-faire sont extrmement importants dans le domaine agricole si l ' on veut aboutir  une agriculture durable qui , avant de produire pour le commerce mondial , subvienne aux besoins de la population locale .
Dans le mme temps , nous devons toutefois aider les pays en dveloppement  remplir les normes europennes de scurit alimentaire par l ' intermdiaire de mesures sanitaires et phytosanitaires .
 ce propos , des stratgies de stimulation des investissements et de dveloppement du secteur priv doivent tre mises en ? uvre .
<P>
Pour terminer , Monsieur le Prsident , je voudrais faire remarquer que la lutte contre la fraude ncessite une attention toute particulire dans le cadre de l ' aide au dveloppement .
Les agriculteurs et les zones rurales du Nord et du Sud ne peuvent tre perdants car ils assurent l ' apport alimentaire , constituent la base de tous les besoins de la socit et sont les garants d ' un dveloppement durable .
Je me flicite  ce propos du large consensus que nous avons trouv dans cette rsolution commune .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="NL" NAME="Van den Berg (PSE).">
Monsieur le Prsident , l ' initiative " Tout sauf les armes " de la Commission europenne a reprsent et reprsente toujours une avance considrable pour que les pays les plus pauvres puissent accder au march europen sans barrires quantitatives ou tarifaires .
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Malheureusement , sous la pression de l ' industrie du sucre et des pays sucriers d ' Europe , cette proposition a t  l ' poque fortement dulcore et diffre pour le riz et le sucre .
Il est essentiel de raliser qu ' un pays comme le Mozambique , qui tait devenu compltement dpendant de la nourriture des autres pays  cause d ' une guerre civile qui n ' en finissait pas , est aujourd ' hui capable de subvenir lui-mme  ses besoins alimentaires grce  une bonne distribution interne .
Ceci est notamment d  la construction de systmes de distribution d ' eau ,  une bonne gestion de l ' environnement et  la participation des agriculteurs locaux .
Grce  l ' aide extrieure , les systmes locaux ont pu tre rpars aprs les grandes inondations .
Bref , une russite .
<P>
Il n ' en reste pas moins qu ' ici aussi , le protectionnisme agricole de l ' Europe est  nouveau criant .
Dans des circonstances normales , la production sucrire du Mozambique devrait lui permettre de gagner autant sur le march mondial qu ' il ne reoit actuellement d ' aide internationale .
Mais la situation n ' est pas normale , car les prix  la consommation sont artificiellement levs en Europe , ce qui corrompt le march mondial .
Il va de soi que cela exige une restructuration de notre industrie , restructuration qui doit comprendre un plan social .
Refuser de briser notre protectionnisme mine structurellement l ' autosuffisance alimentaire des pays pauvres .
Si l ' ultime tape de ce cercle vicieux de la faim est le dumping de nos excdents sur des marchs que nous avons dj mins par le faible niveau des prix du march mondial , cela frise la folie !
Acheter dans la rgion mme reste la priorit absolue , mme si les prix sont lgrement plus levs .
<P>
Bref , nos propositions pour faire du cycle de Doha un cycle de dveloppement sont plus exigeantes que les actuelles propositions de la Commission .
La Commission a propos de rduire de 45 % les subventions  l ' exportation , mais nous avions parl de leur suppression  Doha .
45 % n ' est qu ' un commencement , et les choses doivent voluer plus rapidement .
Rduire les tarifs d ' un tiers n ' est pas non plus suffisant , et la proposition de la Commission de ramener  zro les tarifs des importations agricoles des pays en voie de dveloppement doit porter sur plus que la petite moiti de ces importations .
C ' est essentiel si l ' on veut combler le foss qui spare le monde dvelopp et le monde en voie de dveloppement .
<P>
Tout aussi essentielles bien sr sont la bonne administration et une bonne politique agricole rgionale qui ne mette pas tous ses ? ufs dans le panier de l ' exportation , mais se concentre tout d ' abord sur l ' autosuffisance locale conjugue au commerce rgional .
L ' aide de l ' UE est ici d ' une importance capitale .
Aujourd ' hui , l ' Europe accorde d ' une main l ' aide qu ' elle retire de l ' autre .
Le protectionnisme .
Il est grand temps que l ' Europe apprenne  faire la diffrence et collabore rellement avec ces pays .
<SPEAKER ID=17 NAME="Boudjenah (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , l ' intgration des conomies des pays les plus pauvres au systme du commerce mondial reste un leurre si les recettes envisages ne prennent pas en compte les difficults que ces pays rencontrent pour commercer et , surtout , se dvelopper .
La lutte contre la pauvret et l ' inscurit alimentaire , la prvention des conflits qui en dcoulent souvent doivent cibler les causes structurelles et s ' affranchir de politiques conomiques , agricoles et commerciales qui ont fait faillite .
Les principaux obstacles conomiques qui empchent de satisfaire les besoins alimentaires de milliards d ' tres humains sont connus : obligation de vendre  des prix infrieurs aux cots de production , quasi-contrainte impose aux agricultures de ces pays de cibler des produits d ' exportation utiles aux pays du nord avant d ' tre ncessaires aux populations du sud , libralisation des changes conduite par les institutions internationales comme la Banque mondiale , le FMI et l ' OMC , et ce au dtriment du droit des peuples  dfinir leur propre politique .
<P>
La Commission pourrait dcider de s ' atteler  la rsolution de ces problmes .
Malheureusement , j ' ai peur que la voie prise ne soit , encore une fois , pas celle qui convient .
En effet , le rapport du PNUD , en 2002 , nous rappelle que si le processus se poursuit  cette allure de tortue , je cite , il faudra plus de 130 ans pour faire disparatre la faim .
La faim dans le monde mrite mieux qu ' un appel pressant des pays riches aux pays pauvres  s ' en remettre aux lois dictes par l ' OMC .
Quand 60 % de la population de la Zambie est dans le besoin d ' une aide alimentaire et que la multinationale Monsanto , avec DuPont , contrle 93 % du march de ses semences , elle mrite mieux que des investissements privs  courte vue et  courte dure .
Quand les changes commerciaux mondiaux reprsentent 7 000 milliards de dollars par an , les transactions financires 1 500 milliards de dollars par jour et que la Banque mondiale elle-mme estime ncessaire de doubler l ' aide mondiale au dveloppement qui plafonne  50 milliards de dollars annuels ,  quand une taxe utile prleve sur les transactions financires internationales pour financer cette aide ?
Voil  quoi l ' Union europenne pourrait tre utile .
<P>
La lutte contre la pauvret suppose que les pays en dveloppement gagnent le droit de fixer leurs priorits , leurs stratgies pour soutenir une production alimentaire durable en mobilisant leurs ressources naturelles et humaines , le savoir-faire local , en investissant dans la transformation structurelle de leurs conomies , en bnficiant aussi de prix garantis lgitimes .
Les accords de libre-change conclus entre des parties qui ne se trouvent pas sur un pied d ' galit , fonds sur la suppression des tarifs douaniers , indpendamment du niveau de dveloppement des uns et des autres , ont exacerb la pauvret et ont un impact ngatif sur la scurit alimentaire .
Il y a urgence  encourager les agricultures locales et vivrires , en favorisant l ' accs  la terre ,  l ' eau , aux ressources de la biodiversit .
Il y a urgence  annuler les dettes .
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="DE" NAME="Graefe zu Baringdorf (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , on dnonce toujours le protectionnisme comme une cause de la faim dans le monde .
C ' est effectivement une raison , mais le commerce ne remplit pas les estomacs , chers collgues , du moins pas toujours ceux des deux parties concernes !
Nous devons donc nous poser la question suivante : comment pratiquer le commerce ?
Le commerce inique est aussi l ' une des raisons des dettes contractes par les pays du tiers-monde .
<P>
Lorsque nous abordons le sujet de la faim dans le monde , il convient de savoir que 80 % des personnes qui souffrent de la faim vivent dans des zones rurales .
Comment ces personnes pourraient-elles exporter des denres alimentaires vers l ' Europe alors qu ' elles n ' ont rien  manger ?
Posons-nous la question suivante : qui commerce avec l ' Europe , avec quels produits et  quelles conditions ?
Si nous importons des matires premires alimentaires pour les amliorer et les renvoyer sous la forme d ' exportations subventionnes - ce qui , par ailleurs , constitue une distorsion des changes commerciaux - , nous ne contribuons en rien  la rsolution du problme de la faim dans le monde .
L ' Europe est le plus grand importateur de denres alimentaires .
La seule rponse envisageable  la question de savoir comment nous pouvons modifier la balance commerciale en faveur des pays du tiers-monde est de payer ces produits aux conditions pratiques en Europe .
C ' est ainsi que nous dvelopperons les conomies nationales .
<P>
Si , en revanche , nous dcidons d ' exploiter ces pays avec des prix peu levs , nous dtruirons l ' agriculture rurale , la ntre comme la leur .
En outre , nous devons galement veiller  ce que des terres soient mises  la disposition des agriculteurs de ces pays .
Le problme de la terre n ' est pas le seul - dans le cadre d ' une confrontation entre les classes . Il convient de se poser les questions suivantes .
Qui est  mme d ' exploiter ces terres ?
Qui prend la responsabilit de cette distribution des terres ?
Qui apprend  ces personnes comment exploiter ces terres ? Qui laisse ces gens , qui pratiquent encore une conomie de subsistance , poursuivre leur travail dans cette conomie de subsistance , et les soutient afin qu ' ils puissent transmettre leurs connaissances aux gnrations futures ?
Nous devons nous poser ces questions et viter de penser que l ' ouverture des barrires pourra  elle seule radiquer la famine au sein de ces populations .
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland (UEN).">
Monsieur le Prsident , les statistiques relatives  la faim dans le monde sont en effet effarantes .
Le temps que nous discutions de ce sujet et prs d ' un millier de personnes seront mortes de faim quelque part dans le monde - et principalement en Afrique .
Actuellement , prs de 800 millions de personnes dans le monde , dont 300 millions d ' enfants , ne mangent pas  leur faim .
<P>
Et le plus effrayant est que la situation ne s ' amliore pas .
Au contraire , ces dix dernires annes , le foss entre riches et pauvres , " favoriss " et " dfavoriss " , " bien nourris " et " mal nourris " , s ' est creus davantage .
<P>
Nous qui avons la chance d ' tre ns dans une partie du monde qui ne connat pas la disette , la scheresse ou la famine , nous avons la responsabilit morale d ' ? uvrer en faveur d ' un monde plus juste .
Je ne parle pas uniquement d ' aide alimentaire .
J ' admets que l ' UE est le premier donateur mondial d ' aide au dveloppement .
Nous devons nous attaquer aux racines de la pauvret et de la faim de faon  les liminer de manire durable .
<P>
L ' UE a jou un rle significatif dans la cration d ' un systme commercial quitable par le biais de son initiative " Tout sauf les armes " .
Nous nous sommes engags  supprimer totalement les droits de douane appliqus aux exportations des 48 pays les plus pauvres de la plante .
J ' espre vraiment que la Commission demandera instamment aux pays riches qui maintiennent encore ce type de barrires d ' adopter une politique similaire  celle que nous avons adopte au sein de l ' Union europenne .
<P>
Malheureusement , bon nombre de pays dans le monde ne sont pas autarciques et c ' est  nous , qui dtenons le savoir-faire technique , de partager nos technologies et nos expriences avec les pays en dveloppement .
Il existe de nombreux exemples qui illustrent parfaitement l ' action positive et fructueuse mene par les ONG , par exemple , et par d ' autres organisations bnvoles dans ce domaine .  mon avis , cette action doit tre soutenue  cent pour cent dans le futur .
<SPEAKER ID=21 NAME="Souchet (NI).">
Monsieur le Prsident , aujourd ' hui , sur les six milliards d ' habitants du monde , plus de 800 millions souffrent de sous-alimentation .
Or , trois quarts d ' entre eux sont des ruraux , c ' est--dire des personnes qui ont prcisment pour vocation de pourvoir non seulement  leur propre alimentation , mais aussi  celle de leurs concitoyens .
Ces 600 millions de paysans pauvres ne sont pas en tat de se nourrir , ni de nourrir leurs semblables , parce qu ' tant les victimes directes de la baisse des prix agricoles dicte par la libralisation des changes , ils ne peuvent qu ' amputer en permanence leurs rserves d ' autoconsommation pour tenter de prserver , sans succs le plus souvent , leur potentiel de production .
<P>
Comment les arracher  cette spirale infernale ?
En adoptant une nouvelle approche de la mondialisation des changes agricoles et alimentaires dont le c ? ur doit tre la reconnaissance du principe de la souverainet alimentaire .
Ce principe stipule que chaque pays ou groupe de pays est libre de dterminer son mode d ' approvisionnement alimentaire .
La souverainet alimentaire , c ' est la reconnaissance du droit des peuples  se nourrir eux-mmes et du droit des peuples  se nourrir comme ils le souhaitent .
C ' est la possibilit pour les PVD de parvenir  l ' autonomie alimentaire en dveloppant leur agriculture .
Il ne suffit pas de proclamer le droit des PVD  dvelopper leurs cultures vivrires , il faut encore que les rgles du commerce international des produits agricoles ne leur interdisent pas de le faire dans la pratique .
Ces pays doivent donc se voir reconnatre de la manire la plus claire un droit  protger leur agriculture et  n ' ouvrir leurs marchs que de faon slective , comme l ' Europe elle-mme l ' a fait pour mettre fin  sa dpendance alimentaire .
<P>
Les pays qui ont le mieux russi  faire reculer la famine sont ceux o des tats responsables ont su , grce  des politiques de soutien des prix agricoles et de subventions aux intrants et aux infrastructures , permettre  leurs agriculteurs d ' accder  leurs propres marchs intrieurs , d ' augmenter ainsi leur pouvoir d ' achat et leur productivit et donc leur production .
Si l ' on veut s ' attaquer srieusement au problme de la faim , il est donc urgent d ' en finir avec la baisse des prix agricoles : l ' accs du paysan  un march local rmunrateur est la premire condition de croissance de la production agricole , qui est elle-mme la cl du recul de la faim .
La libralisation totale et sans contrle des changes agricoles ne sert pas les intrts des pays de la faim , elle sert les intrts des pays structurellement exportateurs de produits agricoles , mais elle ruine les paysans pauvres des pays en dveloppement .
Cela n ' a pas de sens de vouloir mettre en concurrence directe le paysan tchadien et le farmer du Minnesota , le berger des Andes et les latifundia de Nouvelle-Zlande .
<P>
Si donc l ' Union europenne veut contribuer efficacement  la rsorption de la faim dans le monde , elle devra tre particulirement vigilante sur trois points essentiels .
Premirement , les projets de dveloppement agricole qu ' elle finance dans les PVD devront tous comporter un volet d ' aide  la mise sur le march des produits vivriers .
Deuximement , l ' Union europenne devra aider les PVD ou les groupes de pays ayant des cots de production similaires  protger leur march intrieur contre les prix de dumping du march mondial ,  l ' aide d ' instruments faute desquels leurs producteurs seront ruins .
Troisimement , l ' Union europenne devra , enfin , peser de tout son poids dans les ngociations commerciales internationales pour que soit reconnu le droit  l ' exception agriculturelle , c ' est--dire le droit des nations  protger leurs agriculteurs , qui les nourrissent et dont la prosprit conditionne le dcollage .
<SPEAKER ID=22 LANGUAGE="PT" NAME="Moreira da Silva (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , les chiffres sont tragiquement loquents en ce qui concerne la fracture Nord / Sud .
Au-del des chiffres dj cits se rapportant  la faim et  la malnutrition , permettez-moi d ' en avancer d ' autres que nous devrions garder en mmoire : 1 % de la population dtient 57 % de la richesse de la plante ; plus de 2 milliards et demi de personnes n ' ont pas accs  l ' eau potable ; plus de 2 milliards vivent sans lectricit ; plus d ' un milliard se trouvent en situation de pauvret extrme ; et 70 % des porteurs du VIH vivent en Afrique subsaharienne .
Il est trs positif que , face  la tragdie de ces chiffres , le sommet de Johannesburg ait li pour la premire fois de manire trs intime l ' radication de la pauvret et la protection de l ' environnement .
<P>
Je pense que ce sommet doit nous conduire  tirer les leons au niveau des politiques intrieures de l ' Union europenne .
La vrit est que la dlgation de l ' Union europenne a t la seule  partir pour Johannesburg avec un agenda de ngociation , qui s ' est avr tre le seul de la Confrence .
Il est vrai galement que c ' est en grande partie grce  l ' action de l ' Union europenne que ce sommet a produit des rsultats positifs , comme les objectifs d ' radication de la pauvret , la promotion de l ' accs  l ' eau potable et  l ' hygine .
C ' est aussi grce  l ' action de l ' Union europenne qu ' un grand nombre de partenariats entre le public et le priv a t possible , notamment dans le domaine de l ' eau et de l ' nergie . C ' est aussi grce  l ' action de l ' Union europenne qu ' un plan dcennal pour la production et la consommation durables a t approuv .
<P>
Mais il n ' en est pas moins vrai , Monsieur le Prsident , que ce sont les divergences abyssales entre l ' Union europenne et les pays en voie de dveloppement , surtout sur le dossier du commerce et du financement , qui ont empch des rsultats plus tendus .
Dans la pratique , il est apparu clairement que les pays les plus pauvres ne sont pas disposs  cder dans le domaine de la biodiversit , des nergies renouvelables et de la gouvernance , tandis que les tats-Unis et l ' Union europenne persistent  subventionner leurs produits dans le domaine de l ' agriculture , de la pche et des combustibles fossiles .
<P>
Face  cela , si nous voulons tre des partenaires crdibles des pays en voie de dveloppement et si nous voulons rduire cette fracture choquante en matire de bien-tre entre le Nord et le Sud , il est essentiel que nous tenions nos promesses au niveau du financement , de l ' allgement de la dette des pays les plus pauvres , mais aussi de l ' limination progressive de nos subventions  l ' agriculture ,  la pche et  l ' nergie , ainsi , bien sr , que des barrires commerciales .
<SPEAKER ID=23 LANGUAGE="EN" NAME="Kinnock, Glenys (PSE).">
Monsieur le Prsident , permettez-moi de souhaiter la bienvenue au commissaire ; je suis sre qu ' en tant que Danois , il doit trouver particulirement difficile de voir nos travaux perturbs par si peu de neige .
<P>
Je tiens  me concentrer ce matin sur les ngociations autour de l ' accord de partenariat conomique qui se droulent actuellement entre l ' UE et les pays ACP .
Quarante des soixante-dix-huit pays ACP font partie des pays les moins dvelopps de la plante , 38 prsentent un niveau de pauvret dangereusement lev et plusieurs autres sont particulirement vulnrables , comme c ' est le cas des petites les et des pays enclavs .
Comme vous le savez parfaitement bien , Monsieur le Commissaire , pour les pays ACP , ces ngociations ne servent pas uniquement  favoriser la mise en place d ' un nolibralisme commercial mais galement  comprendre que le partenariat conomique ngoci concerne autant le dveloppement que la promotion de la libralisation des changes .
<P>
La transformation structurelle des pays ACP en conomies comptitives capables d ' exploiter les opportunits offertes par la coopration avec l ' Europe exigera , comme vous l ' avez reconnu en commission la semaine dernire , un norme investissement en termes de dveloppement des capacits , notamment sur le plan commercial .
Je sais que des efforts sont consentis actuellement dans ce domaine mais je vous demande instamment , Monsieur le Commissaire , de suivre la situation de trs prs car je suspecte qu '  mesure que les ngociations progresseront , il s ' avrera ncessaire d ' investir des ressources supplmentaires pour que les pays ACP puissent grer les accords commerciaux rgionaux et d ' autres aspects des ngociations .
<P>
Comme vous le savez , ces pays doivent galement faire face  de svres restrictions du ct de l ' offre .
Les pays d ' Europe orientale reoivent des milliards d ' euros pour moderniser leur industrie agro-alimentaire avant de rejoindre l ' UE .
Vous n ' tes pas sans savoir que les pays ACP auront beaucoup de difficults  remplir les conditions sanitaires et phytosanitaires ncessaires  la poursuite de la coopration dans le futur .
J ' espre qu ' ils recevront au moins une aide quivalente pour soutenir leurs efforts visant  moderniser les procds dont ils disposent .
<P>
Par ailleurs , Monsieur le Commissaire , vous tes conscient du cot potentiel de la rciprocit et du fait qu ' en vertu de l ' accord de partenariat conomique , le mme degr d ' engagement est attendu de la part des pays ACP que de l ' Union europenne .
J ' espre que vous tiendrez compte des problmes que cela entranera et que vous veillerez  ce que des tudes rigoureuses soient ralises afin d ' valuer les cots et les consquences de cette rciprocit pour les pays ACP .
<P>
( Le prsident retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="ES" NAME="Bautista Ojeda (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , il existe deux mondes bien distincts : dans l ' un , les personnes meurent en raison de la faim , du sida et de la pauvret , et dans l ' autre , les personnes meurent d ' excs de cholestrol .

Un monde , dvelopp , qui s ' efforce de rechercher les forces du mal ,  prparer des guerres qui entraneront encore plus de dsolation et de pauvret , et un autre monde , qui attend que quelqu ' un dirige une force du bien qui lui apporte des aliments , des mdicaments , un commerce quitable et sans barrires et un minimum de dveloppement interne durable pour assurer son autosuffisance .
<P>
La restitution  l ' exportation d ' excdents applique aux pays les plus pauvres est l ' expression la plus dure et la plus dpourvue de solidarit de nos politiques .
Cette restitution devrait s ' appliquer exclusivement aux marchs ultraprotgs et les plus avancs .
<P>

De mme , nous ne pouvons en aucun cas tre hypocrites et reporter toute la responsabilit et la recherche de solutions au problme de la faim dans le monde sur les secteurs les plus faibles , qui ont les revenus les plus bas de l ' Union europenne , en l ' occurrence le secteur agricole traditionnel europen .
<SPEAKER ID=25 LANGUAGE="IT" NAME="Santini (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , les chiffres des statistiques se suivent dsormais dans un cadre pour le moins dramatique .
Au-del des chiffres toutefois , je crois que nous devons tre impressionns par la tendance qu ' ils annoncent : ce peuple de condamns  mort potentiels continue  augmenter en dpit des efforts de l ' humanit .
Selon les statistiques , il a plus que doubl au cours des trente dernires annes , et c ' est cela qui doit nous proccuper .
 ceux-l -  ceux qui risquent de mourir de faim et de dnutrition , c ' est--dire ,  plus de trente millions en Afrique et huit cents millions en Amrique latine , centrale et mridionale - s ' ajoutent les millions de victimes du sida , qui psent chaque jour sur la conscience de cette socit mondiale qui ne parvient pas  transfrer dans les interventions de secours des ressources vraiment suffisantes , ni , surtout ,  imposer aux multinationales pharmaceutiques de renoncer au cot des brevets et des droits , au moins ceux sur les produits d ' urgence .
<P>
Cette situation endmique de pauvret , de faim , de maladies est encore aggrave par les crises chroniques , de nature conomique et sociale , qui entranent ces pays dans une spirale sans fin .
L ' engagement de certains gouvernements et d ' organisations prives d ' atteindre l ' autosuffisance dans ces pays ne suffit plus . Il parvient tout juste  rpondre  l ' urgence quotidienne .
Les conomies croulent sous le poids de la dette publique et internationale .
Pour faire face  ces urgences , comme nous le savons , l ' Union europenne ne s ' est pas contente d ' exprimer sa solidarit ; elle a aussi ouvert ses marchs et octroy des aides directes , mais cela ne suffit pas . L ' effort de nombreux gouvernements pour limiter ou annuler les dettes contractes par ces pays dans le pass est encore insuffisant .
 ce sujet , j ' aime  rappeler un passage souvent oubli :  l ' occasion du G8 de Gnes de juillet 2001 ,  l ' initiative du gouvernement italien , le sommet des pays les plus dvelopps fut prcd par une rencontre avec un groupe de reprsentants de pays touchs par le problme de la dette publique , de la faim et de la pauvret .
Ce ne fut pas un geste uniquement symbolique ou rituel : ce jour-l , on a annul presque un tiers de l ' norme dette publique de ces pays .
Malheureusement , ce rsultat est pass inaperu  ct des troubles qui catalysrent toute l ' attention des mdias .
<P>
Enfin , je voudrais avoir un mot , dans ce cadre dramatique , pour le rle prcieux et irremplaable des organisations non gouvernementales de tous les tats membres et des pays tiers , qui sont depuis toujours en premire ligne dans la lutte contre la faim et la mort due  la malnutrition et au sida .
La Commission doit vraiment renforcer srieusement les programmes qui leur sont destins .
Il doit tre dit que ces volontaires mnent  eux seuls une action bien plus importante en termes de qualit et de consistance que tous les gouvernements occidentaux , en particulier et surtout grce  l ' enthousiasme dont ils font preuve dans ce travail , par lequel ils apportent des ressources et font preuve de solidarit , forts de la conviction , Monsieur le Prsident , que personne ne peut se dire libre et heureux si les autres autour ne le sont pas .
<SPEAKER ID=26 LANGUAGE="EN" NAME="Evans, Robert J.E. (PSE).">
Monsieur le Prsident , d ' autres intervenants ont parl des pays riches et des pays pauvres , de la prosprit dont nous jouissons en Europe et de la situation si diffrente qui rgne dans les pays moins dvelopps .
M. Bautista Ojeda vient d ' ailleurs d ' en parler .
Alors que l ' Europe se dlecte actuellement de sa russite et de sa prosprit conomiques , nous devons rflchir  la question de savoir dans quelle mesure ce dveloppement conomique a port prjudice  d ' autres pays du monde , et quelles en sont les consquences pour ces pays .
<P>
La russite et la prosprit que nous connaissons aujourd ' hui sont en partie le fruit des politiques que nous avons menes aux XXe et XXIe sicles , lorsque l ' imprialisme gagnait d ' autres pays dans le monde . Aujourd ' hui , nous en rcoltons les consquences .
Nous pouvons faire beaucoup plus que ce que nous faisons concrtement pour amliorer la situation .
Les problmes se manifestent aujourd ' hui en Europe par toute une srie de tensions , lies notamment  la volont de la population des pays moins dvelopps d ' migrer en Europe et au fait que des ressortissants de certains pays au bord du gouffre , non seulement d ' un point de vue conomique mais galement  cause de l ' absence de dmocratie et de la violence , prennent la fuite pour chercher asile en Occident .
Nous pouvons faire davantage en aidant ces pays .
<P>
Il ne suffit pas d ' octroyer une gnreuse aide financire au dveloppement ; il faut que cette aide soit viable .
Une solution pour aider ces pays serait de revoir notre politique agricole commune , la rformer .
Pour l ' instant , nous inondons les marchs des pays moins dvelopps de produits subventionns , ce qui n ' aide en rien ni leurs communauts , ni leur conomies , ni leurs agriculteurs .
Nous protgeons notre propre communaut agricole en Europe aux dpens d ' autres pays .
Pendant que nous subventionnons notre agriculture , les agriculteurs et les pauvres dans des pays du monde entier sont en droute parce qu ' ils ne sont pas capables de rivaliser .
<P>
Nous devons donc nous pencher sur la politique agricole commune .
Nous devons collaborer avec l ' OMC pour garantir que les normes et les conditions qu ' elle fixe ne contribuent pas  la pauvret .
Nous pouvons faire plus que ce que nous faisons actuellement .
<SPEAKER ID=27 LANGUAGE="NL" NAME="de Roo (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , il y a assez de nourriture dans le monde pour que tout le monde puisse manger  sa faim .
Il va de soi que la qualit des rcoltes y contribue . Mais ce n ' est pas l , je le rpte , qu ' est l ' essence du problme de la famine .
Le commerce libre , et surtout quitable , y contribue galement . Mais ce n ' est pas l non plus le fond du problme .
L ' essence mme du problme se trouve dans la rpartition .
Les dmocraties parlementaires ne connaissent pas la famine , mme lorsqu ' elles n ' ont gure de moyens .
Les dtenteurs du pouvoir politique savent qu ' ils peuvent perdre les prochaines lections .
Il en va tout autrement dans les dictatures politiques .
Je pense au Zimbabwe .
Cette relation entre la dmocratie et l ' absence de famine a t tablie par l ' Indien Amartya Sen , prix Nobel d ' conomie .
La meilleure solution est la promotion de la dmocratie  travers le monde .
Cet aspect fait cruellement dfaut dans la stratgie europenne .
<P>
Enfin , si nous supprimions 5 % des dpenses militaires dans le monde , nous aurions assez d ' argent pour atteindre les objectifs du millnaire des Nations unies .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="FI" NAME="Korhola (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , le foss sparant les pays riches , les pays pauvres et les pays les plus pauvres s ' est agrandi par rapport aux annes 1990 .
Il semble que l ' limination par l ' Union des barrires commerciales sur les produits des pays en voie de dveloppement n ' ait pas amlior la situation de ceux-ci , mme si l ' Union reste le plus grand march d ' exportation pour leurs produits agricoles .
Le dfaut de la politique europenne relative aux pays en voie de dveloppement a t de promouvoir la monoculture  de nombreux endroits .
L ' exportation de produits agricoles europens fortement subventionns dans ces pays dtruit et anantit elle aussi la production locale .
<P>
Outre l ' limination des barrires commerciales , il faut aussi promouvoir dans l ' Union la diffusion des produits issus du commerce quitable .
La Commission a soutenu des campagnes publicitaires vantant ces produits mais a galement constat que les prix levs de ceux-ci diminuent par la simple augmentation de la demande .
L ' Union devrait diminuer les prix de seuil des produits issus du commerce quitable et augmenter ceux des autres produits en provenance des pays en voie de dveloppement .
La diminution des prix de seuil affectant le commerce quitable stimulerait la vente de ces produits dans l ' Union europenne .
Ceci ,  son tour , augmenterait le volume de la production dans les pays en voie de dveloppement , ce qui orienterait la production vers le commerce quitable .
Il faudrait galement que les fonds destins aux pays en question soutiennent en particulier les exploitations qui rejoignent une marque de commerce quitable .
Pour dvelopper ces exploitations , il conviendrait de leur octroyer des prts  taux rduits ainsi que des aides au dveloppement de manire  pouvoir organiser la formation des chmeurs , celle des femmes surtout .
<P>
Pour combattre la faim , on octroie des subsides et on organise des collectes . Pourtant , on oublie souvent que nous sommes nous aussi  l ' origine de ce problme de par nos taxes  l ' importation .
Les tats membres devraient aussi encourager les produits issus du commerce quitable dans le cadre des achats publics , auquel cas l ' augmentation de la demande diminuerait tant les cots que les prix au dtail .
<P>
La production agricole mondiale ne peut tre augmente en agrandissant les surfaces de culture .
La raret des rserves d ' eau joue galement un rle  ce niveau : l ' augmentation de l ' irrigation artificielle  grande chelle n ' est plus possible .
Si la production de nourriture ne peut tre augmente , il faut changer les principes de la rpartition ainsi que les termes du commerce des aliments .
Outre l ' ingalit de la rpartition de ces derniers , l ' instabilit de la situation politique peut elle aussi souvent tre cite comme cause de la famine .
La gravit de la faim qui svit actuellement en Afrique subsaharienne dcoule surtout de l ' incapacit de l ' aide humanitaire traditionnelle  viter la catastrophe en raison de l ' instabilit politique .
L ' aptitude des gouvernements  grer la crise est inexistante .
<P>
Outre les moyens politiques et conomiques , la faim doit galement tre combattue au moyen d ' instruments sociaux .
Souvent , ce sont les femmes qui souffrent le plus de ce problme .
Bien que ces dernires produisent , selon une estimation de l ' Organisation des Nations unies pour l ' Alimentation et l ' Agriculture ( FAO ) , plus de la moiti de la nourriture dans le monde , elles disposent pourtant des possibilits les moins dveloppes de possder la terre , d ' obtenir un prt , d ' apprendre et de jouir de leurs droits sociaux .
<P>
Les groupes politiques du Parlement ont ralis une proposition de rsolution commune relative  la dclaration de la Commission .
L ' aide aux victimes de la faim et le soutien aux pays en voie de dveloppement bnficient donc d ' une adhsion politique particulirement puissante .
Ceci devrait galement se reflter dans les orientations de la Commission et du Conseil .
Ce que je crains le plus , c ' est qu ' une fois de plus les actes soient en de des discours dans le cadre de dossiers relatifs aux pays en voie de dveloppement .
Il ne doit pas en tre ainsi .
Un monde concret existe derrire le discours thorique .
Il s ' agit de personnes relles , pas de poupes en bois .
Ces gens peuvent souffrir , il ne faut pas l ' oublier .
<SPEAKER ID=29 NAME="Dsir (PSE).">
Monsieur le Prsident , en Europe , chaque vache reoit , en moyenne , chaque jour , deux euros de l ' Union europenne .
Deux euros par jour : plus de deux milliards d ' hommes et de femmes n ' en ont pas autant pour survivre .
<P>
La famine , la malnutrition contre lesquelles nous nous insurgeons ici ne sont pas le rsultat de l ' incapacit de la terre  nourrir ses habitants , mais plutt le rsultat de situations politiques spcifiques , voire d ' un certain nombre de politiques internationales dans lesquelles nous avons une part de responsabilit .
Il peut en effet s ' agir parfois de situations politiques locales - guerre , effondrement de l ' tat , folie meurtrire de groupes d ' individus ou de dirigeants - mais il peut s ' agir aussi des effets de politiques internationales .
On en a dj parl : la dette , le poids de nos subventions agricoles qui ruinent les agriculteurs des pays du sud , mais aussi l ' orientation de l ' agriculture et de l ' conomie de beaucoup de pays en dveloppement prioritairement vers l ' exportation de quelques produits , de quelques matires premires , avec pour consquence une monoculture contraire  l ' objectif d ' autosuffisance alimentaire , de scurit alimentaire , qui , lui , suppose la diversification agricole .
C ' est pourquoi je suis d ' accord avec ce que disait tout  l ' heure M. Graefe zu Baringdorf , l ' accs aux marchs du nord ,  nos marchs , est extrmement important , mais c ' est aussi une vision extrmement partielle .
Il faut , je crois , troitement veiller  ce que l ' intgration rgionale , la diversification conomique , la scurit alimentaire puissent tre assures dans ces pays en dveloppement .
<P>
Un certain nombre d ' entre nous reviennent de Porto Alegre .
La victoire du prsident Lula et la politique qu ' il veut mener , notamment contre la faim , soulvent une grande esprance , un formidable espoir , au Brsil , en Amrique latine et , au-del , dans l ' ensemble des pays en dveloppement .
Si cette politique donnait des rsultats , elle ouvrirait une nouvelle perspective en termes de dveloppement mais aussi d ' espoir dmocratique .
<P>
Qu ' allons-nous faire pour tre aux cts du Brsil , pour l ' aider  russir dans cette exprience ?
Au FMI , allons-nous continuer d ' exiger de ce pays qu ' il ait des budgets prsentant un excdent annuel de 3,75 % , alors que nous disons que 3 % de dficit maximum dans le cadre du pacte de stabilit , c ' est rigide et stupide ?
Nous sommes confronts  des problmes de cohrence .
Alors que vous essayez d ' encourager les tats membres et l ' Union  renforcer l ' aide au dveloppement , par ailleurs , nous avons , au sein des organismes internationaux - on pourrait aussi parler de l ' OMC - des politiques qui vont parfois  l ' encontre de la russite de ces objectifs .
<P>
Pour terminer , le prsident Lula a lanc un appel  Porto Alegre et  Davos afin de crer un grand fonds mondial de lutte contre la faim et contre la pauvret .
Allons-nous tre  son ct ?
Allons-nous proposer , la Commission va-t-elle proposer au Conseil et au Parlement une taxation des richesses cres par la mondialisation pour alimenter ce fonds qui serait gr par les Nations unies ?
Ce serait une rponse concrte et un signe politique fort .
<SPEAKER ID=30 LANGUAGE="DE" NAME="Keppelhoff-Wiechert (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , nous ne pouvons que saluer les campagnes de lutte contre la faim dans les pays en dveloppement .
Les discours officiels , qui ont tous t cits dans la prsente rsolution , doivent maintenant laisser la place  des mesures supplmentaires , trs concrtes .
Il existe sans aucun doute de nombreux moyens pour juguler le pic de pauvret observ dans les pays les moins avancs .
<P>
En tant que membre de la dlgation ACP du Parlement europen , je m ' occupe tout particulirement de l ' limination des barrires commerciales avec les pays les plus pauvres .
Le nombre d ' habitants de pays en dveloppement qui vivent avec moins d ' un dollar par jour continue  s ' accrotre .
900 personnes meurent de faim toutes les heures dans le monde , dont de nombreux enfants .
Les srieuses proccupations de l ' opinion publique ne suffisent plus depuis longtemps .
L ' Union europenne et d ' autres pays donateurs doivent s ' engager davantage vis--vis du problme de la faim dans les pays en dveloppement , renforcer l ' aide alimentaire et humanitaire et distribuer plus rapidement les fonds allous , par exemple ceux du Fonds mondial de lutte contre le VIH / sida .
Les capacits logistiques des rgions menaces , telles que pages routiers , procdures d ' importation et de ddouanement , ne suffisent plus pour assurer un droulement sans heurts et dans les dlais de la livraison de l ' aide alimentaire .
<P>
Avec cette rsolution , nous devons encore une fois affirmer clairement , au sein de ce Parlement europen , que le cot global d ' un chec dans l ' radication de la faim est norme .
Conflits , catastrophes rcurrentes , criminalit internationale , trafic de drogues , marasme conomique , immigration clandestine et mortalit prmature ne sont que quelques exemples .
Naturellement , la dcision d ' autoriser tous les produits des pays les moins avancs -  l ' exception des armes -  entrer sur le march de l ' Union europenne constitue un pas dans la bonne direction .
<P>
Monsieur le Prsident , j ' en arrive  la fin de mon intervention .
Il est vident que nous devons amliorer l ' accs au march pour les produits agricoles en provenance des pays en dveloppement .
Toutefois , nous devons galement souligner qu ' il est important que d ' autres pays dvelopps prennent , enfin , des mesures similaires .
En tant que membre de la dlgation ACP , je soutiens entirement le travail effectu dans le cadre de cette rsolution .
<SPEAKER ID=31 LANGUAGE="EL" NAME="Karamanou (PSE).">
Monsieur le Prsident , il est vraiment tragique de constater qu ' aprs cinquante ans d ' aide au dveloppement , pas un seul pays n ' a chapp au sous-dveloppement et  la pauvret .
Nombreux sont ceux qui soutiennent que la mondialisation est la cause de la situation conomique dans laquelle se trouvent les pays plus pauvres .
La vrit est que la politique protectionniste du Nord contribue  l ' tranglement de domaines vitaux du Sud .
L ' ide que les pays pauvres puissent atteindre un niveau de revenu gal  celui des pays riches sans changes internationaux , sans un afflux de ressources et d ' investissements , est absolument errone .
Si les pays pauvres se contentent de leurs propres pargnes ou attendent de dvelopper leurs propres technologies et comptences , il leur faudra des sicles .
<P>
Une socit o peu de gens deviennent trs riches et beaucoup de gens trs pauvres ne peut vritablement prosprer .
La faim et un tat de pauvret extrme touchent principalement les femmes , l ' ingalit des sexes devenant ainsi le grand obstacle au dveloppement .
La dernire dcennie a vu une augmentation des femmes vivant dans un tat de pauvret absolu .
Ceci est li aux problmes de sant gnsique , tant donn que les femmes plus pauvres ont plus difficilement accs aux services de sant et , en consquence , donnent naissance  un plus grand nombre d ' enfants non dsirs .
Sur un demi-million de femmes qui meurent de problmes lis  la maternit , presque toutes vivent dans les pays en voie de dveloppement . Elles meurent non pas parce qu ' elles dcident de devenir mres , mais parce qu ' elles sont pauvres .
La probabilit qu ' une mre meure  la suite de causes similaires est infrieure  une sur trois mille dans les pays dvelopps . En Afrique , elle atteint une sur dix-neuf .
Ces chiffres montrent que les effets bnfiques de la mondialisation n ' ont pas touch un grand nombre de personnes .
Une pauvret continue enraye ce processus par l ' intermdiaire du libre-change .
<P>
La seule solution est de vaincre les deux plus grands ennemis : la rsistance de nombreux dirigeants politiques du Nord qui refusent de supprimer les barrires  la libre circulation des biens et des personnes , et la rsistance de nombreux chefs politiques du Sud qui refusent d ' accorder  leurs citoyens des droits politiques , conomiques et humains fondamentaux , droits qui reprsentent la condition essentielle au dveloppement .
<SPEAKER ID=32 NAME="Nielson">
. ( EN ) Monsieur le Prsident , je vous remercie de la manire dont vous avez ragi face aux problmes que j ' ai eus pour venir jusqu ' ici ce matin .
<P>
Je commencerai en disant que je trouve  la fois important et remarquable qu ' au-del des clivages partisans , tout le monde soit globalement sur la mme longueur d ' onde pour dcrire le problme et identifier les solutions  y apporter .
C ' est important , mme si un dput a fait remarquer que je n ' tais peut-tre pas le bon commissaire pour participer au prsent dbat , compte tenu de la nature des problmes en jeu , et notamment des questions conomiques .
<P>
Nous devons tous admettre que la cohrence commence chez soi , c ' est une ralit .
Au sein de la Commission , nous sommes parvenus  rtablir un certain quilibre non seulement entre les diffrentes opinions et positions sectorielles mais galement entre les deux grandes problmatiques mondiales que sont le dveloppement et le commerce . Aujourd ' hui , je suis convaincu que l ' actuelle Commission travaille d ' une manire bien plus organise , planifie et concrte que les Commissions prcdentes .
<P>
Je pense que le Parlement devrait faire davantage pour assurer que l ' analyse pertinente et correcte prsente par toutes les parties ici prsentes soit reprsentative de l ' Assemble dans son ensemble .
Les forces sombres en jeu au sein de l ' agriculture en Europe ne concernent pas uniquement certains gouvernements : elles oprent galement dans cette Assemble .
Parler de pche , de politique agricole , de rforme agricole en Europe ou de l ' application ou non  l ' initiative " Tous sauf les armes " des modifications relatives au sucre , au riz et aux bananes perdrait de son impact si tout le monde pensait que cette tche relve uniquement de la Commission .
Nous avons tous une responsabilit dans ce domaine .
Bien que je me flicite de tout ce que j ' ai entendu - et je suis sr que ce que je n ' ai pas entendu tait du mme acabit - et que j ' apprcie votre encouragement , il serait plus appropri en termes de realpolitik de renvoyer ce message au Parlement lui-mme et de rclamer un partenariat qui gnre galement ce genre d ' attitudes dans les domaines d ' action qui nous posent problme .
<P>
Comme je l ' ai dit , je partage cette analyse .
Quelques remarques concernant les statistiques : lors du Sommet mondial de l ' alimentation du printemps dernier , j ' ai dit que 80 % environ des personnes mourant rellement de faim dans le monde taient dans cette situation  cause des conflits .
Le problme de l ' inscurit alimentaire ou de la mauvaise qualit ou du manque de varit de l ' alimentation est plus important que le nombre de personnes mourant rellement de faim .
<P>
Il va sans dire que tous ces problmes sont directement lis  la pauvret .
Je reviens  peine d ' un sjour d ' une semaine en Zambie et en Angola . En Angola en particulier , nous avons pu nous rendre compte de la ralit sur le terrain en visitant des centres de distribution d ' aliments et d ' aide aux petits exploitants pratiquant une agriculture de subsistance ?
Tout ce qui a t dit  propos du lien avec la politique commerciale , de l ' accs  nos marchs et de la ncessit de diversifier la production agricole et l ' conomie dans ces pays est vrai . Mais il est vrai galement que l ' on assiste  une sorte de dconnexion par rapport  tout cela qui affecte les petits agriculteurs les plus vulnrables .
Ils sont loin d ' oprer dans le cadre d ' une conomie montarise et n ' ont rien d ' intressant  offrir en termes de cultures de rapport .
Ils ne bnficient pas de services en tant que tels .
Il s ' agit du noyau dur de la pauvret et c ' est prcisment cette inscurit alimentaire qui provoque concrtement la situation que nous tentons d ' amliorer dans la crise actuelle que traverse la Corne de l ' Afrique .
Cet effet structurel  long terme prouve que la ngligence , la pauvret et la marginalisation constituent les vritables problmes .
<P>
Ce n ' est pas en multipliant les changes commerciaux - l ' actuel grand dbat international - que nous aiderons immdiatement ces peuples .
Il s ' agit d ' un autre niveau , si l ' on peut dire .
Ce que nous tentons de faire actuellement pour limiter la crise alimentaire en Afrique australe est plus cohrent que d ' couler simplement dans ces pays le mas excdentaire , ce qui constitue une sorte de marketing opportuniste , si vous voulez .
 ce jour , et c ' est un chiffre dont nous pouvons tre fiers , 99,1 % de ce que la Commission europenne a distribu en Afrique australe pour lutter contre la crise alimentaire a t achet dans la rgion .
Voil qui est sens .
En ralit , nous jouons un rle de catalyseur en vue de crer un march dans la rgion et de mettre les producteurs sur la bonne voie , ces producteurs qui participent  l ' conomie montarise officielle , qui produisent pour un march et pas seulement pour eux-mmes et pour le voisin , s ' il est encore moins bien loti .
<P>
Ceci dit , il existe un dcalage entre les producteurs agricoles qui oprent officiellement sur le march et ceux qui tentent simplement de se nourrir , dans la mesure du possible .
Le gros problme , c ' est cette catgorie d ' agriculteurs marginaliss et trs pauvres qui ne peuvent survivre si les mauvaises pluies durent plus d ' une anne , pour la simple et bonne raison qu ' ils n ' ont pas la possibilit de prparer la saison suivante .
<P>
En termes d ' argent et de ressources , cette situation n ' est pas insurmontable .
Le gros problme est de les amener vers un modle qui leur permette de sortir un peu de leur conomie de subsistance non montarise .
Le dbat autour de l ' initiative " Tout sauf les armes " doit se poursuivre selon les mmes modalits qu ' aujourd ' hui .
Certes , nous ne sommes pas au bout de ce dbat dans le cadre du processus de Doha , c ' est pourquoi je demande instamment au Parlement de maintenir la pression et les efforts , tels que j ' ai pu les apprcier ici aujourd ' hui .
Beaucoup reste encore  faire avant de pouvoir faire la une de la presse en tant que " cycle de dveloppement " .
<P>
Je dirais  M. Souchet que le principe de souverainet alimentaire est trs pertinent mais que l ' autonomie n ' est pas le seul moyen d ' y arriver .
Singapour , par exemple , n ' est pas autonome en matire de production alimentaire , ce qui prouve bien qu ' il existe d ' autres possibilits . Ceci dit , pour la catgorie de pays dont nous parlons ici , je dois admettre qu ' il s ' agit l d ' une bonne manire d ' aborder le dfi au niveau national .
<P>
Par contre , je ne suis pas sr que le protectionnisme et le droit  subventionner la production agricole soient une bonne ide .
Il est plus important d ' ouvrir les frontires entre voisins , dans ce domaine galement .
Toute initiative visant  stimuler l ' mergence de mcanismes de march sur le plan rgional contribue de manire significative au bon fonctionnement du processus .
Les commentaires de Mme Kinnock concernant les ngociations autour de l ' accord de partenariat conomique ont soulign la ncessit de faire prendre davantage conscience  nos partenaires ACP de leur responsabilit dans la poursuite de cette stratgie .
Les contraintes phytosanitaires et d ' autres lments tels que le dveloppement des capacits , dans le cadre des ngociations commerciales , ne constituent pas vraiment un problme de disponibilit de moyens financiers .
Le vrai problme est de dfinir des projets et de trouver des ides qui soient adquats , pertinents et finanables .
D ' importants programmes sont d ' ailleurs actuellement en cours en ce qui concerne les normes phytosanitaires applicables  la pche .
Nous avons demand la cration au sein de la Commission d ' un bureau d ' assistance central vers lequel tous les problmes convergeraient directement de manire  renforcer la capacit de raction de la Commission .
Nous esprons voir affluer quantit d ' ides qui s ' inspirent de la ralit sur le terrain et qui pourront se traduire par des actions finanables .
Voil le schma que nous aimerions suivre pour acclrer notre action dans ce cadre .
<P>
M. Santini a dclar que les ONG avaient fait plus que tous les gouvernements occidentaux runis .
Je reconnais le rle extrmement important des ONG , surtout dans le domaine de l ' aide humanitaire mais galement sur un plan plus gnral .
Mais , de grce , il ne faut pas cacher au public la ralit ,  savoir que la Commission , toutes lignes budgtaires confondues , injecte prs de 1 milliard d ' euros par an dans le secteur des ONG .
Parfois , celles-ci ont beaucoup de mal  dire au public comment elles sont finances .
Lorsque MSF s ' est vu octroyer le prix Nobel de la paix - une distinction bien mrite - , je leur ai envoy un tlgramme de flicitations dans lequel je disais qu ' en tant que fournisseur d ' environ 50 % de leur financement , je me devais de leur adresser des flicitations encore plus chaleureuses . J ' ai galement ajout que j ' esprais que notre partenariat puisse se reflter d ' une certaine manire dans la faon dont MSF se prsente au public .
Malheureusement , je n ' ai jamais obtenu la moindre rponse .
Cela n ' a en rien altr nos rapports , mais je prie le Parlement d ' insister avec moi sur l ' importance de la visibilit .
Il est difficile pour notre propre public de savoir exactement comment l ' argent est utilis lorsque l ' on occulte cet aspect .
<P>
Une remarque adresse  Mme Schierhuber , qui a soulign le problme de la fraude dans le secteur de l ' aide au dveloppement .
Il serait irresponsable de ma part de nier ce problme , mais force est de constater que les cas de corruption et de fraude concernent principalement les contrats les plus juteux , la gestion ou la mauvaise gestion des revenus du ptrole , les diamants , l ' exploitation illgale du bois et d ' autres secteurs d ' importance .
Dans le cas de notre travail au niveau de la coopration au dveloppement , ce n ' est pas un gros problme .
Je reconnais que , techniquement , la finanabilit est bien tablie dans la mesure o elle permet une plus grande flexibilit budgtaire .
Cela tant dit , notre performance globale et notre capacit  assurer la traabilit des aides sont d ' un bon niveau .
<P>
Rappelez-vous comment nous avons ragi lorsque la Cte d ' Ivoire jouait avec l ' argent .
Ils ont d rembourser et c ' est l la rgle .
Nous devons nous dfaire de l ' ide que la coopration au dveloppement constitue en soi un problme , car ce n ' est pas le cas .
C ' est pourquoi il est galement important d ' assurer le suivi et de remplir les objectifs de Monterrey .
Nous sommes arrivs  un point , en ce qui concerne la qualit et la gestion de la coopration au dveloppement , o il devient pertinent , pour lutter contre la pauvret , de continuer et de progresser sur la mme voie .
Pour terminer , je tiens  dire  M. Santini que si l ' Italie devait consacrer non plus 0,15 % de son PIB  l ' aide au dveloppement , comme c ' est le cas actuellement , mais 0,33 % en 2006 - comme le prconise la dcision de Monterrey - , cela constituerait une rponse on ne peut plus intressante et pertinente au dbat d ' aujourd ' hui de la part de l ' Italie et d ' autres tats membres dont la contribution se situe en dessous de la moyenne actuelle des partenaires de l ' UE .
<SPEAKER ID=33 NAME="Le Prsident.">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
<P>
Pour clore le dbat , je vous communique que j ' ai reu six propositions de rsolution
<SPEAKER ID=34 LANGUAGE="NL" NAME="Van Hecke (ELDR)">
La famine menace prs de trente millions de personnes en Afrique .
Les organisations humanitaires tirent la sonnette d ' alarme depuis le mois de septembre dj : une catastrophe de grande envergure menace l ' Afrique .
Le fait que ce parlement ne s ' y intresse que cinq mois plus tard en dit long .
<P>
Je suis nanmoins satisfait de cette rsolution qui , outre les causes directes - la scheresse et la guerre - souligne galement les causes plus profondes que sont la pauvret , les montants des tarifs douaniers pour les produits provenant des pays les plus pauvres , l ' endettement , l ' pidmie de sida et les subsides  l ' agriculture en Occident .
<P>
Je m ' en tiendrai  deux remarques .
Les pays riches doivent en effet trouver plus rapidement et plus franchement des moyens pour rpondre aux besoins de la population .
Mais cette aide alimentaire ne peut servir de moyen politique  des rgimes comme celui du Zimbabwe pour chapper  leur responsabilit et asseoir leur pouvoir .
<P>
Ensuite , la famine ne peut servir d ' excuse pour imposer des aliments gntiquement modifis .
L ' Union europenne a ,  juste titre , pos de strictes conditions  l ' autorisation des OGM .
En Afrique , le dumping non contrl des OGM peut avoir des consquences extrmes , surtout pour l ' environnement , l ' agriculture et la scurit alimentaire .
<P>
Mme moudre le grain gntiquement modifi n ' est pas une solution sans faille .
Ds que la nourriture arrive au Zimbabwe , les entrepts sont pills .
<P>
L ' assertion selon laquelle il n ' y aurait pas assez de nourriture non modifie est inexacte .
L ' Inde possde 65 millions de tonnes de grains disponibles immdiatement .
<P>
Pendant la Guerre Froide , l ' aide alimentaire tait dj une arme politique et commerciale .
Nous ne pouvons permettre qu ' elle serve aujourd ' hui  crer un march pour les entreprises de biotechnologie occidentales qui veulent ainsi s ' attacher pour de bon les agriculteurs des pays en voie de dveloppement .
<SPEAKER ID=35 NAME="Zrihen (PSE)">
Le vritable scandale plantaire de la faim dans le monde nous oblige  ragir .
L ' initiative europenne " Tout sauf les armes " est en ce sens la bienvenue .
<P>
L ' exemple de la crise du caf dmontre cependant que cela n ' est pas suffisant .
La question de la stabilisation des prix des matires premires est donc pose .
De mme , il faut rflchir aux moyens de garantir que les bnfices du commerce de ces produits ne tombent pas uniquement dans l ' escarcelle des multinationales qui contrlent le march , mais soient galement redistribus en direction des paysans .
<P>
Des dizaines de milliers de personnes se mobilisent ,  Porto Alegre notamment , pour clamer leur volont d ' un monde plus juste .
Le nouveau prsident brsilien , en dclarant que la " faim zro " est sa priorit , fait natre un formidable espoir .
<P>
L ' Union europenne doit rpondre  cette aspiration et  cet espoir .
Pour cela , elle doit assumer son obligation de solidarit , par exemple en abolissant la dette et en instaurant une taxe Tobin , mais aussi en prservant la libert des pays en voie de dveloppement d ' organiser leurs services publics malgr la pression des ngociations menes dans le cadre de l ' AGCS , ou leur libert de choisir ou non des semences OGM .
<SPEAKER ID=37 NAME="Le Prsident.">
L ' ordre du jour appelle le rapport ( A5-0394 / 2002 ) de M. Wijkman , au nom de la commission du dveloppement et de la coopration , sur la proposition de rglement du Parlement europen et du Conseil relatif  la lutte contre les maladies dues  la pauvret ( VIH / sida , paludisme et tuberculose ) dans les pays en dveloppement ( COM ( 2002 ) 109 - C5-0100 / 2002 - 2002 / 0051 ( COD ) ) .
<SPEAKER ID=38 LANGUAGE="SV" NAME="Wijkman (PPE-DE)">
Monsieur le Prsident , le VIH , le paludisme et la tuberculose fauchent des millions de vies chaque anne .
Rien que l ' anne dernire , au moins cinq millions de personnes en sont mortes dans les pays pauvres .
Ces trois maladies , diffrentes par nature , ncessitent diffrents types de mesures en vue de leur prvention et de leur gurison .
Elles ont toutefois une chose en commun : elles touchent avant tout la population pauvre de la plante .
Il est par consquent logique d ' adopter une position commune dans le cadre de l ' aide lie  la lutte contre ces maladies .
<P>
Au niveau du Parlement , nous rclamons depuis de nombreuses annes une augmentation de la contribution de la Commission dans le secteur des soins de sant .
Cela explique que , lorsque la Commission a prsent un programme d ' action en vue de renforcer la lutte contre ces maladies fin 2000 , la dcision s ' est vu rserver un bon accueil .
Le commissaire Nielson mrite des loges pour avoir fait de la lutte contre ces maladies une priorit au sein de l ' Union .
<P>
Le rglement dont il est question aujourd ' hui est extrmement important .
Il tablit les cadres ncessaires  la mise en ? uvre du programme d ' action .
Une grande partie du rglement est consacre au programme de la Commission ; il est important de dgager des ressources humaines suffisantes pour que le programme puisse tre efficacement mis en ?
uvre . La deuxime partie porte sur la contribution de l ' UE au nouveau Fonds mondial pour la sant .
<P>
La proposition de rglement de la Commission est  bien des gards un excellent document .
Lors de la lecture au sein de la commission , nous avons tent de renforcer le texte par rapport  toute une srie de domaines , ainsi que de donner plus de poids  l ' ensemble de la question en augmentant l ' enveloppe budgtaire .
Nous avons men des discussions en parallle avec le Conseil pour tenter de dgager une position unanime lors de la premire lecture , un objectif qui , je l ' espre , pourra tre atteint .
<P>
En ce qui concerne les domaines dans lesquels nous proposons des renforcements , on note tout d ' abord l ' importance de la prvention et des mesures visant  venir en aide et  fournir des soins aux personnes contamines par le VIH ou atteintes du sida .
Un effort consquent pour prvenir ces maladies ne peut se faire  partir de rien .
Deuximement , il est galement important , paralllement  ces mesures , de renforcer le systme de soins de sant de manire gnrale dans les pays pauvres .
Troisimement , mme si ce rglement ne soutient pas spcifiquement la recherche , il souligne l ' importance d ' accorder des fonds beaucoup plus importants  la recherche en vue de mettre au point des vaccins contre le VIH et le paludisme et des mdicaments plus efficaces .
La coordination avec d ' autres bailleurs de fonds est galement souligne .
Il va de soi que cette coordination vaut aussi pour les mesures prises dans le domaine de la sant gnsique et de la planification familiale .
<P>
Dans le rapport , nous mettons plus particulirement l ' accent sur la ncessit de permettre aux pays les plus durement touchs par ces maladies d ' importer des mdicaments gnriques bon march .
Il est navrant de constater que cette question n ' a toujours pas t rsolue , malgr de longues et intensives ngociations au sein de l ' OMC .
<P>
En ce qui concerne l ' enveloppe budgtaire , nous estimons qu ' elle est insuffisante compte tenu des besoins .
D ' aprs les calculs , il faudrait dix milliards de dollars par an pour lutter de manire efficace contre ces trois maladies .
 l ' heure actuelle , seuls quelques milliards de dollars sont octroys .
<P>
La contribution de l ' UE a jusqu '  prsent t minime , mais une srie de points positifs sont nanmoins apparus lors de la lecture du rapport , et notamment l ' accord budgtaire dgag  l ' automne dernier concernant les subventions accordes au Fonds mondial .
Mais il est clair que les investissements de l ' UE par rapport  la lutte contre ces maladies ne doivent pas tre guids par la volont d ' occuper une place au sein du conseil d ' administration du Fonds mondial .
Il va de soi que les besoins en matire de soins de sant priment .
<P>
Le budget que la commission propose aujourd ' hui est largement insuffisant , mais nous considrons que le fait d ' avoir russi  augmenter l ' enveloppe budgtaire est un pas en avant .
Avec les subventions du FED , cela signifie que quelque 500 millions d ' euros seront injects dans ce secteur au cours des 4 prochaines annes .
<P>
Lors du vote , j ' ai l ' intention de dposer une proposition supplmentaire , afin que la dcision prise soit en accord avec les nouvelles rgles en vigueur dans le domaine budgtaire .
<P>
Je suis convaincu que nous devons discuter au plus vite de subventions supplmentaires en faveur de ce travail - principalement grce  l ' injection d ' argent nouveau , " frais " .
Je me suis personnellement rendu au Kenya et j ' ai pu voir dans quelle mesure un seul pays pauvre est touch par ce problme .
Lorsque la contagion atteint 20  30 pour cent de la population d ' un pays , les consquences sont dsastreuses .
Remarquez que l ' Afrique n ' est pas le seul continent touch , puisque nous assistons galement aujourd ' hui  une propagation rapide dans des pays comme l ' Inde et la Chine .
<P>
Ces trois maladies risquent de constituer un grave problme pendant de trs nombreuses annes .
Lorsque le nouveau directeur du Fonds mondial , Richard Feachem , nous a rendu visite dernirement , il a dclar que l ' pidmie du VIH n ' atteindrait pas son pic avant 60 ans si des efforts beaucoup plus importants n ' taient pas faits en matire de prvention .
60 ans !
Alors qu ' aujourd ' hui , aprs 20 ans seulement , plus de 40 millions de personnes sont dj touches .
Notre imagination nous permet  peine d ' entrevoir les consquences de 60 annes supplmentaires d ' une pidmie du VIH galopante .
C ' est l une raison supplmentaire pour soutenir en force le rapport prsent aujourd ' hui .
<SPEAKER ID=39 NAME="Nielson">
. ( EN ) Monsieur le Prsident , permettez-moi tout d ' abord de remercier le rapporteur , M. Wijkman , qui a travaill sans relche pour que la proposition soit adopte en premire lecture et qui a su aborder cette question avec beaucoup de doigt .
<P>
Notre proposition de rglement concernant les maladies dues  la pauvret a t adopte en mars dernier .
La Commission accorde la priorit aux problmes de sant et au dveloppement , et a prsent un programme d ' action visant  lutter contre le virus VIH / sida , le paludisme et la tuberculose .
Je crois que nous sommes tous d ' accord sur le fait qu ' il est important d ' amliorer le niveau de sant dans les pays en dveloppement .
En ce qui concerne le rglement , nous avons longuement discut , et de faon constructive , de divers problmes dont l ' accord sur les ADPIC , mais ce sont les questions financires qui se sont rvles les plus ardues .
<P>
Permettez-moi simplement de vous rappeler que le chanon manquant de ces discussions , c ' est le lien entre les aides budgtaires consenties et leur utilisation concrte dans les domaines de la sant et de l ' ducation .
Je suis sr qu ' au fur et  mesure que nous progresserons et que nous amliorerons nos indicateurs , nous parviendrons  un consensus plus solide entre le Parlement et la Commission sur la manire de justifier notre action dans ces domaines , mme si cette justification ne doit pas simplement renvoyer aux lignes budgtaires en tant que telles .
La situation s ' amliore , je tenais  le faire remarquer ici .
<P>
La Commission est en mesure d ' accepter tous les amendements vots par la commission du dveloppement et de la coopration , du fait qu ' ils renforcent et clarifient le texte du rglement sans en altrer les principaux objectifs .
Nous acceptons galement avec plaisir certaines modifications apportes  des rfrences contenues dans la proposition initiale de la Commission .
Ces amendements refltent la collaboration constructive entre le Conseil , le Parlement et la Commission .
<P>
Le rapporteur a dpos un amendement qui propose une enveloppe de 351 millions d ' euros pour la priode 2003-2006 .
Je suis videmment ouvert  toute proposition visant  accrotre le financement , mais je dois vous dire que nous n ' avons pas pu dgager les ressources ncessaires au sein du budget de la Communaut .
Si ce point a , dans une certaine mesure , fait les frais d ' une mauvaise communication entre le rapporteur et mes services , sachez que je le regrette , mais vous devez savoir qu ' une somme de cette ampleur dpasse clairement notre budget .
<P>
Ensemble - le Parlement , le Conseil et la Commission - , nous avons dcid d ' augmenter de manire considrable cette ligne budgtaire en 2003 par rapport  la ligne budgtaire 2002 rserve au VIH / sida .
Lors de la sance plnire de dcembre , un amendement a t adopt , lequel fait passer l ' enveloppe budgtaire 2003  80,35 millions d ' euros .
Les trois institutions ont approuv une dclaration financire qui stipule que 42 millions d ' euros iront alimenter le Fonds mondial et que les 38,35 millions d ' euros restants seront utiliss pour financer le programme d ' action .
La Commission continue  accorder la priorit aux questions de sant et est rsolue  dbloquer des fonds , dans la mesure du possible , pour amliorer la sant , que ce soit par le biais de programmes dans le secteur de la sant ou d ' un soutien budgtaire associ  des indicateurs de sant amliors .
<P>
Nous proposerons galement une importante contribution additionnelle provenant du FED pour alimenter le Fonds mondial de lutte contre le VIH / sida , la tuberculose et le paludisme .
<SPEAKER ID=40 NAME="Le Prsident.">
S ' il vous plat , Mesdames et Messieurs , nous disposons encore de vingt-six minutes de dbat , ce qui , si nous nous en tenons  l ' ordre du jour , devrait permettre  tous les groupes de bnficier du temps de parole initialement prvu .
Vous comprendrez donc que je serai trs strict quant aux temps de parole et je vous demanderai  tous de bien vouloir garder le silence et de respecter l ' orateur .
Sinon , le dbat sera bien plus compliqu .
<SPEAKER ID=41 NAME="Gill (PSE)">
. ( EN ) Monsieur le Prsident , permettez-moi tout d ' abord de fliciter le rapporteur et , comme vous l ' avez dit , au nom de la commission des budgets , nous soutenons largement ce rapport .
Ceci dit , un ou deux amendements nous posent problme .
Comme l ' a dit le rapporteur , l ' article 28 du nouveau rglement financier exige que toute proposition soumise ayant une incidence sur le budget s ' accompagne d ' une dclaration financire et d ' une valuation .
Le rapport ne respecte pas cette exigence en ce qui concerne le nouveau montant de 351 millions d ' euros ; ds lors , la commission que je reprsente ne pourra soutenir ce rapport que si le rapporteur dpose un amendement oral pour combler cette lacune .
J ' espre que tous les groupes de l ' Assemble adhreront  cette approche , car s ' opposer  l ' amendement oral ne conduira qu ' au renvoi de la proposition et ne fera que retarder le processus .
<P>
S ' agissant de ce nouveau montant , nous devons reconnatre que les perspectives financires qui s ' offrent  nous pour l ' instant sont limites .
 moins de recourir  l ' instrument de flexibilit , il nous sera trs difficile de garantir les montants suggrs .
Un impact se fera sentir sur d ' autres domaines d ' action repris sous la rubrique 4 ; c ' est pourquoi je demande  toutes les parties concernes , lorsque nous arriverons  ce stade , de veiller  ce que rien ne se fasse au dtriment des autres politiques d ' aide aux pays pauvres .
Notre volont n ' est pas de donner d ' une main et de retirer de l ' autre .
C ' est prcisment ce que prconise le Conseil " Dveloppement " : tout financement devrait tre additionnel .
<P>
Personnellement , je me flicite vraiment du contenu du texte de la Commission et des propositions du rapporteur , et j ' applaudis le fait que l ' UE ait jou un rle de premier plan dans ce domaine .
Le VIH , la tuberculose et le paludisme sont les maladies les plus meurtrires et les plus graves que le monde connaisse aujourd ' hui .
Elles ont cot la vie  prs de six millions de personnes .
L ' UE dpense tant d ' argent pour des problmes intangibles ; j ' espre que nous approuverons ce rapport .
<SPEAKER ID=42 NAME="Rod (Verts/ALE)">
Monsieur le Prsident , le programme d ' action pour la lutte contre les maladies dues  la pauvret que l ' Union europenne est en train de mettre en place est vital , mais il doit tre complet .
Les populations du sud continuent  mourir du sida , du paludisme et de la tuberculose  un rythme effrn , mais les moyens sont plus faibles que les discours .
Ces populations souffrent aussi de la dengue , de trypanosomiases , d ' autres filarioses , mais contre ces maladies , malheureusement , rien n ' est fait .
<P>
Avant tout , je regrette la procdure informelle qui a prvalu jusqu ' au dbat d ' aujourd ' hui .
Soumis  de fortes pressions de la part de la Commission et du Conseil pour adopter ce rglement en premire lecture , afin de permettre une entre en vigueur rapide du programme , nous avons en ralit subi un vritable chantage de ces institutions , dtermines  affaiblir ce rapport et  entamer notre pouvoir de codcision .
Leur rticence  accepter une rfrence prcise  la dclaration de Doha sur la sant publique et la proprit intellectuelle , et aux droits qu ' elle accorde aux pays en dveloppement en termes d ' accs aux mdicaments , nous a surpris .
O sont passes les dclarations europennes scandant la sant avant le profit ?
<P>
Le Parlement europen a maintes fois raffirm que l ' accs aux traitements  prix cotant est indissociable de la prvention , du renforcement des systmes et des structures de sant , notamment des services publics , et de la recherche et du dveloppement .
La Commission avait sembl rceptive  ses arguments tant qu ' ils n ' taient pas contraignants .
Son attitude a chang face  ce rglement lgislatif .
Ainsi , en dcembre ,  Genve , dans le cadre des ngociations du conseil TRIPS , les tats membres et la Commission ne se sont gure inspirs des rsolutions du Parlement europen pour l ' accs aux mdicaments .
La solution prne par l ' Union europenne pour les pays qui , n ' ayant pas de capacit de production chez eux , doivent importer des mdicaments sous licence obligatoire en provenance d ' autres pays tait totalement ingrable par les pays en voie de dveloppement .
Ironie du sort , ce mauvais accord a t rejet par les tats-Unis qui voulaient encore en rduire la porte .
Le budget gnral du programme a aussi t revu  la baisse : 350 millions d ' euros pour un programme quinquennal , c ' est trs peu au regard des enjeux . C ' est bien moins que les 500 millions d ' euros initialement requis .
<P>
Pour conclure , je dirai qu ' il faut adopter ce rglement de toute urgence , mais pas au prix de la dmocratie .
Les dputs europens ne sont pas l pour promouvoir nos intrts gostes , mais ceux des citoyens du monde .
<SPEAKER ID=43 LANGUAGE="EN" NAME="Deva (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je tiens d ' abord  fliciter mon collgue , Anders Wijkman , pour l ' excellent rapport ; sept mois lui ont t ncessaires pour le finaliser mais il a russi et je suis trs fier de collaborer avec lui sur ce sujet au sein de la commission du dveloppement et de la coopration .
<P>
Nous avons baptis ce rapport " Maladies dans les pays pauvres " et nous nous sommes concentrs sur l ' Afrique qui compte 28 millions de personnes sropositives , ainsi que sur l ' augmentation potentielle de ces terribles maladies en Inde et en Chine , et sur la tuberculose et l ' hpatite B. Cependant , ces maladies ne concernent plus les pays pauvres uniquement , du fait de notre interdpendance mondiale et du phnomne de l ' immigration . Par exemple , au Royaume-Uni uniquement , 115 000 personnes ont franchi la porte de notre pays pour s ' y tablir et nous accueillons 100 000 demandeurs d ' asile .
Le nombre de sropositifs a augment de 100 % au Royaume-Uni au cour de l ' anne dernire , pour atteindre 5 000 cas .
La tuberculose a progress de 200 % , pour atteindre 7 300 cas dclars .
Le taux de tuberculose dans la circonscription londonienne de Brent dpasse actuellement celui de la Chine et est deux fois suprieur  celui du Brsil .
Rien qu '  Londres , 26 300 cas d ' hpatite B ont t dclars ces quatre dernires annes .
Une personne sur 50 est atteinte de l ' hpatite B dans l ' est de Londres - la mme proportion qu ' au Npal .
Alors pourquoi ne parler que des pays pauvres ?
<P>
Cela n ' a pas de sens .
Nous sommes confronts  une pidmie mondiale dans laquelle nous sommes tous interdpendants . Ce que nous faisons pour aider la population des pays en dveloppement  radiquer ces maladies aura galement un impact norme sur la manire dont nous-mmes et nos enfants allons vivre en Europe .
Je crois que nous devons faire le lien entre le dveloppement et ce qui se passe dans nos propres pays ; ds lors , je prie le gouvernement travailliste d ' agir dans ce sens avant qu ' il ne soit trop tard .
<SPEAKER ID=44 NAME="Carlotti (PSE).">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , Monsieur le Commissaire , ce rglement tait attendu .
Il doit permettre de lancer , enfin , le plan d ' action de l ' Union europenne contre le sida , le paludisme et la tuberculose dans les pays du Sud .
Et il y a urgence . Ces maladies continuent  tuer chaque anne par millions , essentiellement dans les pays en voie de dveloppement , car nous le savons , les malades sont au Sud et les mdicaments au Nord .
<P>
Au travers du rapport de notre collgue Wijkman , nous devons nous prononcer sur deux enjeux fondamentaux pour la sant publique dans les pays du Sud .
D ' abord , les moyens financiers que l ' Union europenne va consacrer  la lutte contre ces trois maladies dans les prochaines annes .
Sur ce point , l ' adoption de ce rglement constitue un pas important , mais je veux considrer que ce n ' est l qu ' un premier pas car , en juin 2001 , aux Nations unies , la communaut internationale s ' tait engage  atteindre , ds 2005 , l ' objectif de 7  10 milliards de dollars de dpenses annuelles pour la seule lutte contre le sida dans les pays en dveloppement .
Alors , on est loin du compte , et si l ' Europe veut tenir ses engagements , elle devra aller au-del des 351 millions d ' euros sur quatre ans que propose le rapporteur et que nous proposons avec lui .
<P>
Le deuxime enjeu de ce rglement est le soutien politique exprim par l ' Union europenne aux pays du Sud dans leur combat pour promouvoir la sant publique .
Sur ce point , la commission du dveloppement et de la coopration a fait son travail .
Dans le rglement , figurera dsormais une rfrence explicite et sans quivoque  la dclaration de Doha sur la proprit intellectuelle , qui reconnat les droits spcifiques des pays du Sud .
Figurera aussi la promotion de l ' accs aux mdicaments dans les pays en dveloppement par la mise  disposition de mdicaments aux prix les plus bas possible .
Mais ce soutien politique de l ' Union europenne doit surtout s ' exprimer et se manifester trs concrtement  l ' OMC .
Je regrette  cet gard l ' chec des ngociations de dcembre dernier sur la clarification de l ' article 31 des accords sur la proprit intellectuelle .
Pour sortir de cette impasse , l ' Union europenne doit appuyer sans rserve les propositions des pays du Sud .
C ' est la requte , Monsieur le Commissaire , que je vous demande de transmettre au commissaire Lamy .
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="NL" NAME="Sanders-ten Holte (ELDR).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , je tiens tout d ' abord  adresser mes compliments au rapporteur Wijkman pour son excellent rapport .
Les maladies lies  la pauvret constituent une menace srieuse au dveloppement des pays pauvres et c ' est  nous qu ' incombe la tche importante d ' aider ces pays  lutter contre ces maladies .
Ainsi , le Fonds mondial est un instrument trs utile pour s ' engager dans la lutte contre les maladies au niveau mondial , et la proposition actuelle est que l ' UE y participe  concurrence de 35 millions .
Certaines voix s ' lvent pour augmenter cette participation .
En dpit du travail utile effectu grce  ce Fonds , je ne suis personnellement pas partisane de cette solution .
Je trouve qu ' il est trs important que l ' on sache d ' abord  quelles fins cette somme sera utilise .
Nous devons avoir l ' assurance que cet argent sera utilis efficacement et  bon escient .
La transparence est ici le matre-mot .
C ' est donc du fond du c ? ur que je soutiens la proposition du rapporteur d ' inclure les actions finances par le Fonds mondial dans le rapport annuel de la Commission .
<P>
Je vois galement un grand rle se profiler pour l ' industrie pharmaceutique .
Elle doit non seulement pratiquer des prix abordables , mais aussi se montrer prte  partager son savoir-faire avec ses partenaires des pays en voie de dveloppement .
Tout le monde en sortirait gagnant .
En permettant la production locale des produits , elle contribuerait directement  la lutte contre la pauvret ,  l ' largissement des connaissances et  la lutte plus efficace contre les maladies , dans la mesure o les produits se trouveraient  porte des clients potentiels .
Cela diminuerait donc les problmes logistiques . Et les ADPIC ne doivent pas constituer une entrave  ce dveloppement , tant donn la dclaration de Doha .
<P>
Enfin , pour que cette lutte soit efficace , j ' insiste aussi pour que l ' on accorde une plus grande importance  la sensibilisation de la population .
Il est capital que le patient comprenne qu ' un traitement entam doit tre suivi jusqu ' au bout .
Combien de fois n ' entendons-nous pas qu ' un patient atteint de paludisme a contract une variante rsistante de la maladie parce que , par ignorance , il a prmaturment arrt son traitement ?
Nous devons galement accorder l ' attention ncessaire  ce problme .
L ' information et l ' enseignement doivent tre les fers de lance de la politique de dveloppement et de la lutte contre les maladies lies  la pauvret .
L ' industrie pharmaceutique a le pouvoir d ' y apporter une formidable contribution .
<SPEAKER ID=46 NAME="Caudron (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , moi-mme rapporteur concernant la mise en ? uvre , via un programme au titre de l ' article 169 dot de 600 millions d ' euros , d ' un partenariat Europe / pays en dveloppement dans le domaine de la recherche contre le sida , le paludisme et la tuberculose , je tiens  fliciter M. Wijkman .
<P>
Nous avons en effet tous conscience de l ' urgence et de la gravit de la situation .
Cinq millions de personnes meurent chaque anne d ' une de ces trois maladies ; prs de 40 millions de personnes sont contamines par le sida : 90 % d ' entre elles vivent dans des pays en voie de dveloppement , pour une large part - 70 % - en Afrique Sud-Saharienne .
On assiste par ailleurs  une recrudescence de la tuberculose .
Le paludisme , rapparu dans les annes 70 , touche  nouveau des pays o il avait t radiqu .
Point n ' est donc besoin d ' en dire plus , sinon que l ' Union europenne se doit d ' adopter rapidement une stratgie pour lutter efficacement contre ces maladies .
<P>
Le rglement dont nous discutons ici dlimite le cadre de l ' action communautaire .
Il cre galement la base juridique de la contribution de l ' Europe , l ' objectif tant de stimuler la recherche pour mettre au point des mdicaments , des traitements , des vaccins et d ' en faciliter les conditions d ' accs .
C ' est tout  fait vital car 10 % seulement des activits de recherche portent sur les maladies responsables de 90 % des affections  travers le monde .
Il faut donc faire de la recherche publique et inciter le secteur priv  investir .
Il faut aussi et surtout que ces mdicaments soient adapts aux conditions de vie dans les pays concerns , qu ' ils puissent tre distribus via des systmes de sant dignes de ce nom .
Il faut enfin que les prix ne soient pas prohibitifs et , l , on en revient au problme de la proprit intellectuelle .
<P>
Je soutiens donc ce rapport , Monsieur le Prsident , et je souhaite qu ' il soit adopt en une seule lecture .
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="IT" NAME="Mantovani (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , je voudrais tout d ' abord fliciter M. Wijkman pour son excellent rapport et sa contribution concrte  la lutte contre les maladies lies  la pauvret , un rapport par ailleurs adopt  l ' unanimit en commission du dveloppement et de la coopration .
Cela confirme la ncessit d ' acclrer le rythme d ' adoption de cette proposition de rglement - qui semble pouvoir se faire ds la premire lecture - afin d ' en permettre une application rapide , conformment aux responsabilits de l ' Union europenne vis--vis des pays en voie de dveloppement .
<P>
Bien que d ' une porte non satisfaisante , cette contribution reprsente un apport apprciable au nouveau Fonds mondial de lutte contre le VIH / sida , la tuberculose et le paludisme , un fonds qu ' appelait de tous ses v ? ux le Premier ministre italien  l ' poque du G8 de Gnes et - ajouterais-je - utilisable dans des temps records par rapport  notre habitude .
La situation est malheureusement encore alarmante et il n ' y a pas de temps  perdre : nous pouvons et devons faire beaucoup plus encore .
<P>
Je rpte encore une fois qu ' il faut une approche coordonne entre les politiques de coopration au dveloppement , de recherche et de sant pour lutter contre ces maladies , par le biais galement du dveloppement des systmes sanitaires des pays tiers .
Tout le monde connat les chiffres , et j ' en citerai un : chaque jour , entre douze et quatorze mille personnes contractent le virus du sida dans le monde .
Comme le disait M. Deva , c ' est une maladie qui nous touche nous aussi : il suffit de penser aux milliers d ' enfants roumains qui sont affects par ce virus .
Donc , bien que le problme revte une dimension plantaire , il frappe en particulier les pays en voie de dveloppement .
<P>
Alors , si la question du budget constitue le principal cueil pour l ' approbation de cette proposition de rglement telle qu ' amende , je voudrais m ' arrter brivement sur un lment fondamental : le problme des mdicaments , de leur cot et de l ' accs aux soins et aux mdicaments .
Comment est-il possible qu ' aujourd ' hui encore ,  peine 10 % de l ' activit de recherche , tant publique que prive , soient consacrs  l ' tude de ces maladies qui comptent pour au moins 90 % des maladies touchant les populations des pays en voie de dveloppement ?
Je me demande  quoi a servi la requte que j ' ai introduite avec M. Tajani il y a plus de deux ans , dans laquelle nous demandions l ' laboration d ' urgence en cette Assemble d ' un plan commun , en collaboration avec les socits pharmaceutiques , plus centr sur la lutte contre les maladies lies  la pauvret .
Je crois qu ' au vu de l ' ampleur du phnomne et de leur caractre transfrontalier - elles frappent dsormais  notre porte - ces maladies lies  la pauvret ncessitent une rponse systmatique de la part de la communaut internationale dans son ensemble .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="DE" NAME="Junker (PSE).">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , permettez-moi de limiter mon intervention au problme du VIH / sida .
Le rapport sur l ' tat de la population mondiale , qui vient juste de paratre , contient des chiffres effrayants .
14 000 hommes , femmes et enfants meurent chaque jour , en moyenne , de cette maladie .
Elle est devenue la premire cause de mortalit en Afrique subsaharienne .
Dans le monde , plus de 60 millions de personnes ont t contamines par le virus du sida , environ 22 millions d ' entre elles sont dcdes .
Sur les 40 millions de personnes contamines  l ' heure actuelle , 95 % vivent dans des pays en dveloppement et presque trois quarts en Afrique .
Des 580 000 enfants de moins de 15 ans morts du sida , 500 000 - prs de 90 % - vivaient en Afrique .
Je pourrais poursuivre indfiniment cette numration de statistiques difiantes .
<P>
Il ne s ' agit pas uniquement ,  la vue de ce bilan catastrophique , de millions de tragdies humaines , mais il s ' agit aussi de catastrophes pour toute la socit .
L ' esprance de vie diminue , l ' ducation subit de lourdes pertes , la production agricole rgresse . Rsultat ?
Une rosion sociale et conomique . Les concepts de lutte contre le VIH / sida ne doivent pas se limiter aux aspects lis  la politique de la sant .
Ils ncessitent une stratgie globale ponctue de campagnes de sensibilisation et de prvention .
Celui qui est dj contamin a droit au meilleur traitement possible .
Nous avons galement une responsabilit  cet gard .
Il nous incombe aussi de transmettre le savoir et les connaissances ncessaires , ainsi , bien sr , que les ressources indispensables  la prvention et  la thrapie .
Car une fois contamin , un malade du sida ne peut pas gurir .
J ' ai vu , au Sierra Leone , placardes dans les rues et sur les places , de grandes affiches annonant sans dtour : Aids kills !
Le paludisme et la tuberculose sont curables , le sida ne l ' est pas .
Mais il peut tre vit et cela vaut toutes les peines du monde .
<SPEAKER ID=49 NAME="Le Prsident.">
Mesdames et Messieurs , je vous remercie de bien vouloir observer le silence et le respect que mritent les orateurs .
Je suis prt  suspendre la sance s ' il n ' est pas possible de la mener dans les conditions de respect que cette Assemble mrite .
<P>
Si nous n ' obtenons pas le silence , je vais demander aux huissiers de faire vacuer les couloirs du fond .
<SPEAKER ID=50 NAME="Laguiller (GUE/NGL).">
Monsieur le Prsident , le rapport a le mrite de montrer du doigt la situation accablante des pays du tiers-monde face au sida , au paludisme ,  la tuberculose qui ,  eux seuls , tuent cinq millions de personnes chaque anne .
Cette situation est d ' autant plus rvoltante que si , pour le sida , il n ' existe pas encore de traitement entranant la gurison , de tels traitement existent pour le paludisme et la tuberculose .
Les propositions avances sont loin d ' tre  la hauteur du problme .
Le rapporteur , d ' ailleurs , souligne la place ridiculement rduite que la communaut de la recherche et du dveloppement accorde aux problmes de sant dans les pays en dveloppement .
Il souligne que 10 % seulement des activits de recherche sont consacrs aux maladies responsables de 90 % des affections  travers le monde .
Il ajoute que lorsqu ' il y a carence du march , la recherche publique doit tre encourage .
Certes , mais s ' il y a carence du march , il faut contraindre le secteur priv  investir et non l ' y inciter en amenant la collectivit  contribuer  ses bnfices .
<SPEAKER ID=51 LANGUAGE="EN" NAME="Howitt (PSE).">
Monsieur le Prsident , je flicite la Commission europenne d ' avoir fait du programme d ' action contre les maladies transmissibles , et de sa base juridique , une priorit .
Je flicite galement le rapporteur , M. Wijkman , qui a bataill pour obtenir des moyens en suffisance pour relever le dfi , que nous soutenons pleinement au sein du groupe socialiste et , bien videmment , je flicite les gouvernements des pays en dveloppement qui ont su aller au-del des tabous ainsi que les groupes de patients dans ces mmes pays et dans d ' autres qui nous ont montr le changement d ' attitude  adopter ; tout cela prouve que la bataille contre le VIH / sida peut tre remporte .
<P>
Mais honte  la Commission qui tente de racheter le Fonds mondial de l ' ONU au rabais .
Honte  ce Parlement qui a vot contre l ' augmentation des fonds destins  la sant reproductive , qui fait partie intgrante de la lutte contre l ' expansion du VIH .
Honte aux groupes pharmaceutiques qui prtendent , devant nous en Europe , diminuer le prix des mdicaments indispensables et qui manquent  leur parole en Afrique subsaharienne o les besoins sont les plus importants .
<SPEAKER ID=52 NAME="Zrihen (PSE).">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , le rapport qui nous est prsent aujourd ' hui est fondamental et j ' espre qu ' il retiendra l ' attention de mes collgues . En effet , la tuberculose , le sida et le paludisme sont devenus de vritables obstacles au dveloppement des pays les plus pauvres et nous en avons tous les jours des exemples frappants .
<P>
Une initiative de la Commission qui tend  n ' allouer qu ' une somme de 300 millions d ' euros  la lutte contre ces maladies est donc bienvenue , mais elle est un peu faible .
Je demanderai par consquent un peu de srieux et un peu plus de cohrence de la part de la Commission et du Conseil .
Un peu plus de srieux lorsque l ' on promet que la contribution de l ' Union europenne au Fonds mondial de lutte contre le sida , la tuberculose et le paludisme sera constitue de ressources supplmentaires , et que l ' on peut constater aujourd ' hui que ces sommes proviennent de lignes budgtaires existantes . Plus de cohrence lorsque l ' on affirme , ici , l ' importance des services publics de sant pour les pays en voie de dveloppement et que , par ailleurs , dans le cadre des ngociations de l ' accord gnral sur le commerce et les services , on prtend que la libralisation et la privatisation des services seront positives pour ces mmes pays .
Plus de cohrence encore en faisant en sorte que cette proposition de rglement vise aussi  fournir des mdicaments  des prix abordables .
Rappelons que les ngociations dans le cadre de l ' OMC n ' ont pas toujours permis d ' atteindre ce rsultat pour les pays ne disposant pas de la capacit de produire eux-mmes des mdicaments .
On peut donc parfois se demander si les commissaires se parlent .
<SPEAKER ID=53 NAME="Nielson">
. ( EN ) Monsieur le Prsident , les commissaires se parlent entre eux et s ' crivent mme parfois .
Je maintiens que ce que nous avons accompli dans le domaine des maladies transmissibles montre trs bien que la Commission aborde les diffrentes sphres de comptences de l ' UE selon une approche transversale .
Cette initiative n ' aurait jamais vu le jour et n ' aurait jamais port ses fruits si nous n ' avions pas suivi ce type d ' approche .
En ce qui concerne les recherches supplmentaires portant sur ces maladies , le travail de mon collgue M. Busquin s ' en proccupe et , d ' ailleurs , le 6e programme-cadre de l ' UE en matire de recherche met davantage l ' accent sur ces recherches afin de les acclrer .
J ' admets que les socits pharmaceutiques ne font pas suffisamment par rapport  la pauvret dans le monde .
Il est intressant de noter que la Fondation Melinda et Bill Gates ait rcemment annonc qu ' une enveloppe de 200 millions de dollars US serait dbloque pour inciter des socits pharmaceutiques  acclrer la recherche sur le paludisme , la tuberculose et le sida , mais principalement sur le paludisme .
Nous travaillerons avec eux et sommes bien videmment dj en contact avec eux , car cette dmarche est pertinente .
Je tiens  souligner une fois de plus que lorsque le Parlement tente de dbloquer des fonds supplmentaires pour ce type d ' activits , comme dans le cas qui nous intresse ici , il faut s ' en rjouir .
En qualit de commissaire , je dois cependant vous avouer que la Commission ne dispose pas d ' une planche  billets .
Nous devons faire avec les contraintes du budget et avec les perspectives financires dfinies par l ' autorit budgtaire dans son ensemble .
Donc , je le rpte : nous ne pouvons accepter l ' amendement concernant les 351 millions d ' euros .
<SPEAKER ID=54 NAME="Le Prsident.">
Merci , Monsieur le Commissaire , et je vous prsente mes excuses au nom de l ' Assemble pour les murmures persistants .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu  11 heures .
<SPEAKER ID=57 NAME="Wijkman (PPE-DE)">
rapporteur . ( EN ) Monsieur le Prsident , le Parlement a adopt l ' anne dernire une nouvelle version de notre rglement .
L ' article 63bis ( 2 ) du texte modifi stipule : " Lorsque la commission comptente modifie la dotation financire de l ' acte examin , elle demande l ' avis de la commission comptente pour les questions budgtaires " .
<P>
Lors de l ' laboration de ce rapport , la commission des budgets a t consulte mais  un stade prmatur ,  savoir avant l ' approbation dfinitive de l ' enveloppe budgtaire .
Nous sommes parvenus  un accord avec le Conseil et la Commission pour augmenter le budget au dbut du mois de janvier .
Idalement , la commission des budgets aurait d tre consulte  nouveau  un stade ultrieur , et je regrette que cela n ' ait pas t fait .
Pour remdier  cette situation et respecter le rglement , je propose le dpt d ' un amendement oral tant au texte lgislatif qu '  la rsolution .
J ' ai bien sr discut de cet amendement avec le prsident de la commission des budgets , Terry Wynn , qui a marqu son accord .
Par consquent , il convient d ' ajouter la nouvelle phrase suivante  l ' article 10 et  l ' amendement 42 : " La dotation annuelle dpend de l ' accord de l ' autorit budgtaire quant au moyen appropri de financement dans le cadre des perspectives financires ou par le recours aux instruments fournis par l ' Accord interinstitutionnel du 6 mai 1999 " .
<SPEAKER ID=59 NAME="Wijkman (PPE-DE)">
rapporteur . ( EN ) Monsieur le Prsident , nous ajouterions la phrase suivante  la rsolution : " Estime qu ' une enveloppe budgtaire de 351 millions d ' euros n ' est compatible avec le plafond de la rubrique 4 des perspectives financires que si l ' autorit budgtaire dcide d ' amputer d ' autres politiques ou par le recours aux dispositions de l ' Accord interinstitutionnel du 6 mai 1999 " .
<SPEAKER ID=61 NAME="Nielson">
. ( EN ) Monsieur le Prsident , je tiens juste  prciser ,  la lumire des remarques que j ' ai formules en dbut de matine , que la Commission ne peut accepter l ' enveloppe de 351 millions d ' euros , vu la ralit des contraintes budgtaires .
L ' allusion de M. Wijkman  un ventuel accord conclu avec les services de la Commission au dbut du moins de janvier ne reflte pas d ' une manire raliste la capacit de la Commission  accepter cet amendement .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="DE" NAME="Poettering (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je m ' tais retourn pour voir si tout le monde votait et j ' ai moi-mme oubli de le faire .
Je vote contre !
<SPEAKER ID=64 NAME="Le Prsident.">
Nous prendrons note de cela .
Quelqu ' un a dit un jour : " Je suis le leader , je dois les suivre !
" .
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution commune )
<P>
Proposition de rsolution commune
<SPEAKER ID=65 LANGUAGE="DE" NAME="Gahler (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , pourriez-vous faire en sorte que la version allemande de l ' amendement 9 soit corrige .
" Demokratiekomittee " n ' est pas valable .
Il s ' agit d ' une traduction incorrecte .
Ce terme ne doit pas avoir de caractre formalis , cela doit rester informel .
C ' est pourquoi je vous demande de modifier le texte allemand , c ' est le texte anglais qui est correct .
<SPEAKER ID=66 NAME="Le Prsident.">
Nous veillerons  ce que toutes les versions linguistiques correspondent .
<P>
Avant le vote sur le paragraphe 13
<SPEAKER ID=67 NAME="Fraisse (GUE/NGL).">
Pour ceux qui feraient une confusion  propos de l ' adjectif " forc " , il ne concerne que la prostitution et bien sr pas le travail des enfants .
<SPEAKER ID=69 LANGUAGE="DE" NAME="Gahler (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je vous demande ,  la lumire des vnements actuels , d ' ajouter galement la Birmanie dans la liste des pays rpertoris  titre d ' exemple .
<SPEAKER ID=70 LANGUAGE="DE" NAME="Mann, Thomas (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , tant donn l ' excution , il y a quatre jours , d ' une condamnation  mort prononce par un tribunal chinois  l ' encontre d ' un tibtain - en dpit des interventions internationales , dont celle du Parlement europen en dcembre - , et tant donn qu ' un sort similaire menace un lama trs estim , je demande  la Chambre d ' adopter un amendement qui va plus loin que la proposition 8 des Verts et des Non-inscrits .
Je propose d ' ajouter le passage suivant au paragraphe 16 :
<P>
" condamne de la faon la plus ferme l ' excution du Tibtain Lobsang Dhondup le 26 janvier 2003 pour des prtendus dlits politiques et demande l ' annulation immdiate de la condamnation  mort prononce contre le lama Tenzin Delek " .
<SPEAKER ID=72 LANGUAGE="ES" NAME="Ferrer (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je voudrais signaler qu ' il manque une partie du paragraphe 16 dans la version espagnole .
Je crois cette remarque a dj t formule , mais je voulais simplement qu ' elle figure dans le procs-verbal .
<SPEAKER ID=73 NAME="Le Prsident.">
Merci d ' avoir attir notre attention sur ce problme .
Une fois encore , nous veillerons  ce que toutes les versions linguistiques correspondent .
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution commune )
<P>
Proposition de rsolution ( B5-0052 / 2003 ) dpose par Charles Pasqua , au nom du groupe UEN , sur l ' exploitation illgale des richesses de la Rpublique dmocratique du Congo
<P>
( Le Parlement rejette la proposition de rsolution )
<P>
Proposition de rsolution ( B5-0053 / 2003 ) dpose par John Corrie et Thierry Cornillet , au nom du groupe PPE-DE , sur l ' exploitation illgale des richesses de la Rpublique dmocratique du Congo
<P>
Avant le vote sur le paragraphe 4
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="ES" NAME="Sauquillo Prez del Arco (PSE).">

Monsieur le Prsident , nous voudrions prsenter un amendement oral au paragraphe 4 , afin de remplacer " quand ces actes ont t commis pour s ' approprier illgalement des ressources naturelles " par " y compris les actes qui ont t commis pour s ' approprier illgalement des ressources naturelles " .
<SPEAKER ID=76 LANGUAGE="EN" NAME="Deva (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , je tiens simplement  faire savoir que nous proposons un amendement oral au premier tiret , stipulant : " vu la rsolution 1457 du Conseil de scurit des Nations unies prolongeant de six mois supplmentaires le mandat du groupe d ' experts sur l ' exploitation illgale des ressources naturelles et autres richesses de la Rpublique dmocratique du Congo " .
<SPEAKER ID=79 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Monsieur le Prsident , quel honneur !
J ' ai eu le plaisir d ' tre suivi dans mes explications de vote galement par votre Excellence .
De plus , j ' ai appris qu ' aujourd ' hui , lors des explications de vote concernant le rapport sur l ' Irak , je serai suivi par un autre grand dirigeant .
Je souhaite donc la bienvenue  M. Marco Pannella qui parlera de l ' Irak .
Un grand dirigeant suit le dput Fatuzzo : cela ne peut videmment que me faire plaisir .
<P>
Pour ce qui est du rapport Mulder , je voudrais expliquer ce que signifie l ' expression italienne " liquidazione dei conti " ( apurement des comptes ) : " liquidazione " veut dire " liqufier , faire disparatre , rendre liquide " ; " conti " est un titre de noblesse . Ds lors , " liquidare i conti " signifie " se dbarrasser des nobles " .
C ' est peut-tre alors un rapport contre la monarchie ?
Je rvais  tout cela ce matin , alors que je buvais mon caf , que j ' ai ensuite renvers sur mon pantalon .
Mais ce rapport - qui , en ralit , entend rcuprer 2 245 millions d ' euros drobs  l ' Europe - n ' est-il pas lui aussi une sorte de rve ?
<SPEAKER ID=81 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Comme je viens de le dire , Monsieur le Prsident , je buvais ce matin un caf au bar des dputs au troisime tage .
J ' avais oubli de mettre du sucre .
Comme ce caf tait amer !
Mais , tout de suite , j ' ai pens : " Comme il sera agrable de voter en faveur du rapport Korhola qui permettra aux associations de retraits d ' tre informes quand on fermera le centre de Milan au trafic automobile pour rendre l ' environnement plus propre . Les retraits pourront donc tre consults et demander de pouvoir se rendre en voiture chez le mdecin pour se faire soigner , mme quand on prend de telles dcisions !
"
<SPEAKER ID=82 NAME="Berni (EDD)">
Aprs avoir soutenu la directive sur l ' accs du public  l ' information environnementale , nous appuyons , aujourd ' hui , sa participation aux programmes environnementaux .
Ce texte aura la lourde tche de rendre plus transparente la prise de dcisions et d ' impliquer les populations locales dans les projets qui touchent  leur sant et leur environnement .
Trop souvent tout se joue dans les couloirs des ministres , sans consultation et  l ' abri des regards .
<P>
Nous pouvons fliciter ici le rapporteur et le comit de conciliation pour leur travail .
L ' obligation pour les administrations environnementales d ' informer le public des dcisions prises , ainsi que des motifs de ces dcisions , est impratif .
Il est essentiel de s ' assurer que les dlais prvus pour la participation aux enqutes publiques seront suffisants pour permettre aux populations de s ' y prparer .
<P>
Par contre , deux dispositions ne sont pas acceptables en l ' tat .
D ' abord , former le public  la prise de dcision relve ,  mon avis , du domaine associatif .
Ensuite , il faudra veiller  une interprtation souple pour viter la paralysie des autorits publiques , du fait d ' enqutes publiques lourdes et coteuses , et viter aussi que les ONG se fassent le porte-parole des populations .
 la lecture du texte , c ' est un risque qui n ' est pas  carter .
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="PT" NAME="Coelho (PPE-DE)">
Je me rjouis du rsultat de la procdure de conciliation , qui est fort satisfaisant  mes yeux .
Cette proposition revt une grande importance non seulement pour le citoyen moyen , mais aussi pour la politique environnementale de la Communaut , en prvoyant la participation du public  l ' laboration de certains plans et programmes relatifs  l ' environnement .
Il vise en mme temps une harmonisation de la lgislation communautaire et se traduit ainsi par une avance significative vers la ratification de la Convention d ' rhus par la Communaut europenne .
<P>
Les autorits sont donc encourages  informer le public de leurs dcisions , des motifs et des mobiles qui les fondent ainsi que des procdures de participation du public et  soutenir sa formation en matire d ' environnement .
On encourage de la sorte la participation active du citoyen au rglement des problmes environnementaux .
Ainsi , le libre accs , la transparence et la diffusion de l ' information concernant l ' environnement deviennent un droit fondamental de chaque citoyen qui s ' intresse  la qualit de son lieu de vie et de travail .
Par ailleurs , certaines catastrophes rcentes montrent clairement que les citoyens sont de plus en plus en droit de grer leurs risques , de se manifester , de demander et d ' exiger des engagements afin de protger leurs intrts dans des matires telles que l ' environnement et la sant .
<SPEAKER ID=84 NAME="Lambert (Verts/ALE)">
- ( EN ) J ' ai vot en faveur ce rapport de la dlgation du PE au comit de conciliation , non sans une certaine apprhension .
<P>
Le processus de planification constitue un lment essentiel du dveloppement durable dans la mesure o , couvrant l ' amnagement du territoire , il tablit le cadre physique de notre mode de vie .
Malheureusement , cet accord ne respecte pas intgralement les dispositions de la convention d ' rhus dans ce sens o il ne permet pas au public d ' tre pleinement associ  l ' laboration des politiques qui sont  la base des dcisions en matire de planification .
En tant que rapporteur pour avis de la commission des ptitions sur cette proposition , j ' ai fait remarquer que de nombreuses ptitions taient introduites en raison de l ' absence de consultation lors de la phase stratgique .
Il s ' agit l d ' un autre dficit dmocratique .
Comme le dclarait le slogan d ' une campagne mene par des ONG britanniques  propos de la rforme de la lgislation anglaise et galloise en matire de planification : " Voici la nouvelle centrale nuclaire .
Quelle couleur souhaitez-vous pour le portail ?
" .
<P>
Les tierces parties ne sont pas non plus autorises  prendre part  l ' ensemble du processus ; ce qui prive potentiellement la procdure d ' un certain niveau d ' expertise et va  l ' encontre de notre objectif  tous en matire de dveloppement durable , qui est d ' assumer la responsabilit de notre environnement .
<P>
Globalement , toutefois , je me flicite que l ' on ait intgr dans ces directives l ' octroi de certains permis d ' exploitation et que l ' on ait renforc la responsabilit des organes dcisionnels .
D ' o mon vote positif .
<SPEAKER ID=85 NAME="Ribeiro e Castro (UEN)">
Je salue les rsultats qui ont t obtenus dans le cadre de cette procdure de conciliation concluant la prparation de la deuxime des trois directives concernant la citoyennet environnementale .
Je voudrais raffirmer l ' importance cruciale du contrle public en matire d ' environnement ; je pense mme , comme je l ' ai dclar le 18 dcembre dernier , lors de la discussion sur un autre rapport de notre collgue , que l ' accs  l ' information et le droit  la participation en matire d ' environnement doivent tre considrs aujourd ' hui comme une prrogative normale de la citoyennet .
Je dfends un vritable contrle de notre patrimoine environnemental par le citoyen .
<P>
Il convient de rappeler que cette directive vise  intgrer dans l ' ordre communautaire des principes dj prsents dans la convention adopte  rhus , le 25 juin 1998 ( lors de la confrence ministrielle " Un Environnement pour l ' Europe " ) .
Or , cette directive a consacr l ' accs  l ' information environnementale et appel  une meilleure participation du public aux dcisions qui influencent l ' environnement , les droits dfinis par la dclaration de Stockholm ( 1972 ) et par l ' article premier de la dclaration de Rio ( 1992 ) produisant ainsi des effets plus importants .
<P>
Enfin , mon vote favorable vise aussi  souligner la garantie , entre autres , de la participation du public  l ' autorisation de plans et de programmes relatifs  la gestion des dchets ,  la pollution atmosphrique et  la protection de l ' eau contre les nitrates , ainsi que de projets qui ont un impact significatif sur l ' environnement , comme dans le cas de nouveaux terminaux d ' aroports ou de certains projets militaires .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Ce matin encore , Monsieur le Prsident , quand je suis sorti de l ' htel o je rside ici  Bruxelles , sur la Chausse de Vleurgat - il tait 7 h 30 - , il neigeait .
La neige tombait  gros flocons .
" Quel beau paysage , quel paysage ferique !
" ai-je pens .
Et puis je me suis dit : " Fatuzzo , tu dois voter en faveur du rapport de Mme Hautala , qui demande de l ' essence de qualit , de l ' essence qui nous permette de vivre dans un environnement plus propre .
Qui sait donc si Mme Hautala ne parviendra pas , avec ce rapport ,  faire vivre toute l ' Europe dans un paysage de ferique comme chez elle en Finlande . "
<SPEAKER ID=88 NAME="Berni (EDD)">
Le rapport de Mme Hautala sur la qualit de l ' essence et du diesel aura des incidences conomiques graves pour les exploitations agricoles et forestires et cela pour plusieurs raisons .
<P>
D ' abord , en tendant aux engins mobiles non routiers ( les tracteurs agricoles et forestiers notamment ) les normes applicables  l ' ensemble des vhicules routiers en matire de qualit des carburants .
Cette mesure relve ,  mon avis , de la directive EMNR ( Engins mobiles non routiers ) .
Ensuite , en abaissant les taux de soufre pour les engins mobiles non routiers , ce qui se traduira par une augmentation de 8  10 % du prix au litre .
Cette mesure multipliant les qualits de gazole sur le march posera des problmes logistiques importants sans vritable plus-value environnementale .
Enfin , en utilisant , en agriculture , une nouvelle catgorie de fioul obligeant l ' agriculteur  changer ses cuves de stockage , soit un surcot d ' environ 5000 euros par exploitation .
<P>
Ces propositions gnreront des charges nouvelles insupportables pour un secteur dj fragilis par les crises sanitaires et en attente des nouvelles orientations de la PAC .
Pour viter de finir de ruiner une agriculture dj fortement sinistre , il aurait fallu exclure les EMNR du champ d ' application de la directive et s ' en tenir  la position raliste du Conseil .
<SPEAKER ID=89 NAME="Moreira da Silva (PPE-DE)">
Je me rjouis du rsultat obtenu par le comit de conciliation et je flicite le rapporteur pour son excellent travail .
Cette directive est fondamentale dans la lutte contre la pollution atmosphrique car , en agissant au niveau de l ' uniformisation des moteurs et de la qualit des combustibles , elle renforce la rduction des missions et de la consommation des vhicules .
Il me semble particulirement important d ' introduire ,  travers le travail du Parlement europen , un lien entre cette directive et la rdaction d ' une nouvelle politique fiscale nationale et communautaire en matire de combustibles .
Il est crucial d ' internaliser les cots environnementaux dans l ' conomie . La politique fiscale constitue un des instruments les plus efficaces dans la poursuite de cet objectif .
<SPEAKER ID=90 NAME="Ribeiro e Castro (UEN)">
Je partage largement les proccupations environnementales du rapporteur ainsi que son engagement pour le projet commun .
J ' ai donc vot en faveur de son rapport .
<P>
Je voudrais cependant souligner la ncessit de garantir rellement , non seulement en termes nationaux mais aussi communautaires , une couverture gographique rendant possible la commercialisation effective de combustibles avec une teneur en souffre qui ne dpasse pas 10mg / kg ( ppm ) .
Sans cela , les drangements et prjudices multiples s ' accentueront invitablement dans le cas des conomies les plus priphriques .
<P>
Je souligne enfin l ' importance des incitations fiscales comme moyen de promotion des combustibles qui contiennent moins de souffre , celles-ci constitueront certainement une manire efficace de promouvoir leur introduction .
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Dans les bandes dessines que je lisais petit , Monsieur le Prsident , il y en avait une dont le hros - un hros du Far West qui s ' appelait Pecos Bill - avait les mmes traits , la mme figure , le mme visage que M. Wijkman .
Ce Pecos Bill tait un hros , et je dois dire que M. Wijkman , qui a prsent ce rapport , est un Pecos Bill , un hros du Far West , parce qu ' il demande que l ' on accorde des fonds aux pays o de nombreuses personnes tombent malades  cause de la pauvret .
Et nous tous qui avons vot favorablement - comme je l ' ai fait - , nous sommes des Pecos Bill et des Calamity Jane .
Alors , comment conclure cette explication de vote , Monsieur le Prsident , autrement qu ' en disant : " Yippee-ya-yay Yippee-ya-yoo " ?
<SPEAKER ID=93 NAME="Bastos (PPE-DE)">
J ' ai vot pour ce rapport parce qu ' il montre combien il importe d ' acclrer la lutte contre le VIH / sida , le paludisme et la tuberculose dans le contexte de la rduction de la pauvret dans les pays en dveloppement .
Ces maladies font plus de cinq millions et demi de morts chaque anne et dstabilisent la socit en compromettant les efforts et les progrs raliss au fil des ans dans le domaine du dveloppement social et conomique .
<P>
Le VIH / sida , le paludisme et la tuberculose exigent une rponse globale et cohrente dont le cot est nettement suprieur aux ressources financires et humaines  la disposition de la plupart des pays en dveloppement .
Les interventions dans ce domaine sont de l ' intrt de tous et ne doivent pas tre considres comme une simple question d ' aide au dveloppement , mais bien comme une contribution  l ' amlioration de la sant et  la rduction de la pauvret dans les pays en dveloppement .
<P>
Il faut donc approuver un rglement dans ce domaine qui vise l ' amlioration gnrale des prestations des soins de sant et des mesures de prvention , la rduction des cots des mdicaments essentiels et l ' intensification de la recherche .
<SPEAKER ID=94 NAME="Caudron (GUE/NGL)">
J ' ai expliqu , lors du dbat en plnire , pourquoi je soutenais ce rapport et le lien avec le programme de recherche pour lequel je suis rapporteur , un programme dot de 600 millions d ' euros .
<P>
J ' espre que nous trouverons un accord avec la Commission et le Conseil sur la demande du Parlement visant  augmenter les crdits et sur la question de l ' accs  des cots et des prix adapts  la pauvret des malades dans les pays du Sud .
<SPEAKER ID=95 LANGUAGE="EN" NAME="Lambert (Verts/ALE)">
- ( EN ) J ' ai vot en faveur de cet excellent rapport mais je regrette profondment qu ' un accord dfinitif n ' ait pu tre atteint en ce qui concerne la dotation budgtaire .
<P>
Ces maladies sont parmi les plus meurtrires mais ce n ' est pas une ralit inexorable .
Trois actions s ' imposent pour faire voluer la situation , comme le rapport le stipule clairement .
Premirement , il faut une alimentation saine et une eau propre .
L ' UE doit faire en sorte que ses aides agricoles et ses pratiques commerciales ne portent pas prjudice  la production alimentaire locale .
Deuximement , il faut investir dans les infrastructures de soins de sant ncessaires .
Tous les tats membres doivent modifier l ' quilibre entre le FMI et la Banque mondiale afin de veiller  ce que toute restructuration financire ne compromette pas le financement public des secteurs de la sant et de l ' ducation , lesquels sont troitement lis .
Troisimement , les traitements mdicamenteux doivent tre accessibles et abordables : nous devons maintenir la pression sur les tats-Unis afin qu ' ils s ' en tiennent aux accords conclus sur les ADPIC , les droits en matire de brevets , la production et la tarification diffrentielle .
<P>
Nous devons accrotre notre financement de manire  ce que ces populations puissent survivre  ces maladies .
L ' hcatombe provoque par le VIH / sida est bien connue mais la tuberculose est en augmentation et le paludisme demeure endmique .
Les mesures requises pour combattre ces maladies conduiraient  une amlioration gnrale de la qualit de vie de certains des peuples les plus pauvres de la plante .
Je soutiens donc le rapporteur et ses efforts visant  augmenter la nouvelle enveloppe financire .
<SPEAKER ID=96 LANGUAGE="NL" NAME="Meijer (GUE/NGL)">
Nous pensions en Europe que la tuberculose n ' existait plus , et nous n ' tions pas du tout prpars  l ' apparition de cette nouvelle maladie , le sida , ni  la progression du paludisme vers nos contres  cause du rchauffement de la plante .
Nous avons compris entre-temps que ces maladies continuent  se dvelopper et que leurs victimes sont innombrables .
Environ 40 millions de personnes  travers le monde sont infectes par le virus VIH / sida , on attend un milliard de nouveaux cas de tuberculose sur les 20 prochaines annes , et 40 % de la population mondiale risquent de contracter le paludisme .
En Afrique subsaharienne l ' esprance de vie moyenne a chut jusqu '  47 ans , essentiellement parce que beaucoup de jeunes gens meurent et que les enfants doivent grandir sans parents .
Dans ces circonstances dramatiques , mme ceux qui prnent gnralement l ' largissement du march libre et la limitation des aides d ' tat sont d ' accord pour que l ' Europe apporte une contribution substantielle au Fonds mondial de lutte contre le VIH / sida , la tuberculose et le paludisme .
S ' en remettre au march n ' a eu d ' autre consquence que de n ' avoir aucun mdicament  la disposition de ceux qui en ont le plus cruellement besoin : les pauvres dans les pays en dveloppement .
Cette proposition , qui bnficie du soutien unanime des trois commissions concernes , reconnat que le march ne constitue pas un instrument adquat dans la lutte contre ces trois maladies , particulirement rpandues dans les pays en dveloppement .
Voil un progrs considrable .
<SPEAKER ID=97 NAME="Montfort (NI)">
Comme le souligne le rapporteur , les politiques commerciales ne sauraient brutalement ignorer les enjeux que reprsentent les maladies prioritaires  l ' chelle mondiale .
En effet , leur impact va  l ' encontre de l ' efficacit des politiques de dveloppement .
<P>
Or , l ' radication de ces maladies passe par l ' accs aux mdicaments essentiels .
Se pose donc la question du cot de ceux-ci , mais aussi de la promotion de nouveaux mdicaments .
Il s ' agit de consolider la recherche et le dveloppement afin que cesse une situation aberrante : 10 % seulement des efforts de recherche sont consacrs aux maladies responsables de 90 % des affections  travers le monde .
<P>
Par ailleurs , s ' il apparat logique que ces mesures soient coordonnes avec celles prvues dans le domaine de la sant sexuelle et gnsique , il ne saurait tre question d ' avaliser des dtournements de sens et d ' imposer , notamment , l ' avortement en tant qu ' horizon indpassable de l ' aide au dveloppement et de ne pas chercher  responsabiliser les populations en rappelant , entre autres , le ncessaire respect de la vie et de l ' tre humain , quel que soit son stade de dveloppement et son tat de sant .
<SPEAKER ID=98 NAME="Moreira da Silva (PPE-DE)">
Je me rjouis de la proposition de rglement et du rapport de M. Wijkman .
Il est fondamental que nous nous engagions  lutter contre les maladies qui se propagent aisment ( surtout les maladies lies  la pauvret telles que le sida , la tuberculose et le paludisme ) et pour l ' amlioration des niveaux de vaccination et des soins de sant  travers le financement de programmes de sant par les pays les plus dvelopps .
La leve des difficults d ' accs ( licences et brevets ) des pays en voie de dveloppement aux produits pharmaceutiques et aux partenariats internationaux pour le dveloppement de nouvelles gnrations de produits est tout aussi importante .
Une fois de plus , il convient de rappeler que 70 % des porteurs du virus du sida vivent en Afrique subsaharienne .
<SPEAKER ID=99 NAME="Queir (UEN)">
Les trois pidmies cites par le rapport touchent surtout les populations les plus pauvres : par exemple , sur 40 millions de personnes contamines par le virus du sida 90 % vivent dans un pays en dveloppement et 70 % d ' entre elles en Afrique subsaharienne .
La recrudescence des cas de tuberculose sous de nouvelles formes - un milliard de personnes risquent de contracter le virus d ' ici 2020 - et le retour du paludisme dans des zones o il avait t radiqu ( 1 million de dcs par an , 40 % de la plante menace ) jouent un rle dstabilisateur dans des socits entires et portent un dur coup au dveloppement social et conomique de ces pays .
<P>
Une initiative spcifique est donc justifie dans ce domaine , une initiative qui dlimite le cadre d ' action de la Communaut afin de maximiser l ' impact des interventions et de le doter d ' un budget global de 300 millions d ' euros sur 4 ans ( 2006 ) .
Nous sommes d ' accord avec la philosophie gnrale de l ' initiative , qui repose sur la ncessit mdicale et sociale de combiner la prvention et les soins , et qui doit galement envisager l ' augmentation du budget de R & D , tragiquement bas et le renforcement des infrastructures et des systmes de sant , et associer le domaine de la sant gnsique , avec la proccupation permanente d ' une complmentarit maximale .
<P>
Pour toutes ces raisons , je ne pouvais que voter pour le rapport .
<SPEAKER ID=100 NAME="Ribeiro e Castro (UEN)">
J ' ai soutenu les lignes gnrales du rapport et des amendements proposs compte tenu de l ' urgence d ' un dfi que tout le monde approuve : la lutte contre les maladies ( VIH / sida , paludisme et tuberculose ) lies  la pauvret dans les pays en dveloppement .
<P>
Mais cela ne dispense pas de faire quelques remarques ponctuelles .
D ' une part , pour ce qui concerne la coordination de ces interventions avec des actions dans le domaine de ladite " sant sexuelle et gnsique " , il faut souligner qu ' il est fondamental que les ventuels partenariats soient tablis sur base d ' une approche sanitaire srieuse et avec des organes qui ne visent pas  promouvoir un agenda idologique .
En mme temps , face  la gravit croissante du flau du sida , il importe de garder l ' esprit ouvert , sans prjugs idologiques , et de se pencher sur l ' attention consacre  l ' volution de ce flau , de manire  ne pas rpter les erreurs commises et  dtecter , soutenir et diffuser les mthodologies plus efficaces , mme quand elles s ' cartent du schma dominant - comme cela semble tre le cas en Ouganda .
<P>
Enfin , la coopration europenne avec des agences , des fonds et des programmes des Nations unies , ou avec les ONG actives dans le cadre de celles-ci , ne dispense pas - au contraire ncessite - un contrle troit de l ' application des fonds communautaires et de la rigueur , du srieux et de la sagesse des actions finances .
Cela s ' impose en raison des frquentes allgations de mauvaise administration , lesquelles sont particulirement choquantes dans un domaine o la sant et des vies humaines sont en jeu .
<SPEAKER ID=101 NAME="Roure (PSE)">
Une des principales missions de l ' Union europenne est d ' assurer l ' accs de tous aux droits fondamentaux .
L ' accs au systme de sant est un droit reconnu pour tous les citoyens de l ' Union par l ' article 35 de la Charte des droits fondamentaux .
La misre , la pauvret et l ' exclusion sociale sont des violations de la dignit et l ' Union europenne s ' honore de faire tout ce qui est en son pouvoir afin d ' tablir ce droit  la protection de la sant partout o les maladies sont dues  la pauvret .
<P>
Une forte corrlation a t tablie entre la pauvret et l ' extension des maladies .
Le rglement constitue un instrument extrmement intressant ; ainsi nous pourrons mettre en ? uvre un programme d ' actions efficaces en permettant notamment un accs plus facile aux mdicaments , en les rendant plus abordables .
L ' Union europenne doit s ' attacher essentiellement  la prvention des maladies dues  la pauvret .
Ces efforts de prvention doivent aller de pair avec les traitements et il est ncessaire de soutenir les personnes contamines .
Il est important d ' allouer davantage de moyens et la Commission doit disposer d ' un personnel form et en nombre suffisant .
Nous souhaitons aussi intensifier la recherche sur ces maladies afin de trouver traitements et vaccins .
Rappelons que le Parlement europen avait demand , en octobre 2001 , de consacrer  la sant 10 % du budget communautaire pour la coopration au dveloppement .
<P>
( Explication de vote courte en application de l ' article 137 , paragraphe 1 , du rglement )
<SPEAKER ID=103 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Ce rapport est trop important , Monsieur le Prsident , pour passer au vote sans avoir consult les personnes ges et les retraits qui , en votant pour le Parti des retraits , m ' ont envoy en cette grande Assemble .
Tous ces retraits m ' ont dit : " Monsieur Fatuzzo , Monsieur Fatuzzo , Monsieur Fatuzzo , de nombreux dputs , de nombreuses personnes ont la mmoire si courte !
Ils ont oubli que les tats-Unis , la Grande-Bretagne et d ' autres pays ont sauv , lors de la seconde Guerre mondiale , des Italiens , des Allemands , des Japonais , etc . , de la dictature et des dictateurs , qu ' il aurait t judicieux d ' liminer avant qu ' ils n ' aient eu le temps de faire les dgts et de commettre les injustices que nous connaissons tous !
"
<SPEAKER ID=104 LANGUAGE="EN" NAME="MacCormick (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident , nous venons d ' entendre le dernier acte du grand opra " Cosi fa Fatuzzo " !
Plus srieusement , je reprsente l ' cosse au sein du Parlement europen et nous avons eu l ' occasion de discuter du fond du problme irakien et de l ' urgence de la situation ; nous avons pu galement nous exprimer par le vote .
Nos collgues au sein du parlement cossais ont fait de mme .
<P>
D ' une faon scandaleuse , nos collgues de Westminster n ' auront pas ce privilge mme si Tony Blair dcide d ' envoyer leurs lecteurs se battre en Irak .
Je soutiens sans la moindre rserve la rsolution prise ce matin par le Parlement , surtout le point central qu ' elle soulve .
<P>
Aucune intervention arme ne peut tre lgitime sans l ' autorisation expresse des Nations unies .
Que George W. Bush ou Tony Blair se contentent d ' une infraction matrielle  la rsolution 1441 ne suffit pas .
Une action lgitime ne peut tre lance que si le Conseil de scurit la juge opportune et s ' il dcide de ragir .
<P>
Je me rjouis de voir que l ' article du Premier ministre dans le " Times " d ' aujourd ' hui confirme bien cette position .
Nous laissons aux inspecteurs des Nations unies le soin de superviser le dsarmement effectif de l ' Irak ou d ' tablir clairement que la rsolution a t viole .
Ils auront besoin de temps pour mener  bien cette mission .
<P>
Si nous sommes la vieille Europe , alors cette vieille Europe prne l ' tat de droit et la rsolution pacifique des conflits , dans la mesure du possible .
Cela ne fait aucun doute .
<SPEAKER ID=105 NAME="Nordmann (ELDR).">
Monsieur le Prsident ,  mon vif regret , je n ' ai pas pu voter en faveur de la rsolution sur l ' Irak , non que je sois un va-t-en guerre ou que je sois pour une intervention en dehors des rgles de droit , mais parce que l ' ensemble des amendements qui ont t adopts ont considrablement dnatur les intentions originelles des rdacteurs du texte de compromis , ont conduit  un texte qui dilue considrablement les responsabilits irakiennes , qui semble exonrer l ' Irak de toute participation  la menace terroriste et qui , et c ' est l ma conviction , sera accueilli en Irak par des ricanements de la part de Saddam Hussein , pour ne pas imaginer des attitudes encore plus irrvrencieuses  l ' gard des productions textuelles de notre Parlement .
<SPEAKER ID=106 LANGUAGE="IT" NAME="Pannella (NI).">
Monsieur le Prsident , chers collgues , par ce vote le Parlement europen fait d ' une pierre trois coups : premirement , il poursuit la politique de Munich , celle par laquelle on fait la paix avec les dictateurs et la guerre aux pays dmocratiques ; deuximement , on tente de sparer l ' Europe de l ' Amrique , des tats-Unis ; troisimement , on cherche  diviser l ' Europe . Ce sont les Allemands d ' Ollenhauer , plus ceux d ' Adenauer ; ce sont les Franais non plus de Schuman mais de Debr et du gaullisme antieuropen .
Voil les trois rsultats .
Nous disons : " Libert pour l ' Irak !
Irak libre !
" Parlement europen , les Amricains ont raison : vous tes une vieille Europe !
Nous vous changerons , pour la libert , pour la dmocratie , pour le droit et , donc , pour la paix , mais pas pour une paix communiste , nationaliste , clricale , fondamentaliste et ternelle !
<SPEAKER ID=107 LANGUAGE="IT" NAME="Borghezio (NI).">
Monsieur le Prsident , j ' ai vot avec conviction contre la rsolution sur l ' Irak , adopte grce aux votes d ' une coalition rouge-verte , au nom de la jeune Europe des peuples libres qui ne se reconnaissent pas dans la vieille politique de compromis , dans un pacifisme feint et hypocrite qui ferme les yeux devant la terrible menace pour la scurit de notre Europe que constitue le rgime Saddam , auquel un vritable conflit de civilisation nous oppose .
On a rejet les amendements qui entendaient muscler un texte qui reprsente une Europe vile et renonciatrice , qui n ' est certes pas celle de Lepante , quand le pape tait du bon ct .
Face  cela , il est du devoir moral et politique de l ' Europe de se ranger du ct de la libert des peuples et contre la menace - exerce avec des armes de destruction massive - du terrorisme islamique , auquel le rgime de Saddam est clandestinement li .
<SPEAKER ID=108 LANGUAGE="EN" NAME="McAvan (PSE).">
Monsieur le Prsident , je pense que la rsolution d ' aujourd ' hui sur l ' Irak est trs importante dans la mesure o elle raffirme notre volont de marcher sur les pas des Nations unies .
Dommage que nous n ' ayons pu obtenir une large majorit au sein de cette Assemble ; cela nous aurait permis d ' adresser un message trs clair au nom de l ' ensemble du Parlement .
<P>
Je souhaite toutefois me concentrer sur le Moyen-Orient .
 travers un amendement , nous avons soulign l ' importance du processus de paix au Moyen-Orient pour parvenir  une solution qui puisse assurer la stabilit et la paix dans l ' ensemble de la rgion .
Une fois de plus , il est regrettable que nous ayons d recourir  un amendement pour cela car , sans processus de paix , la spirale de la violence au Moyen-Orient ne s ' arrtera jamais .
<P>
Au sein de cette Assemble , nous devrions faire pression sur les Israliens et sur les Palestiniens pour qu ' ils retournent  la table des ngociations , ainsi que sur les tats-Unis pour qu ' ils contribuent de manire active  la cration d ' un tat palestinien et  la promotion d ' une solution  long terme au Moyen-Orient .
Il faut y penser lorsque nous discutons de la crise irakienne .
Il ne faut pas perdre cela de vue car , autrement , nous n ' obtiendrons jamais une paix durable dans la rgion .
<SPEAKER ID=109 NAME="Berthu (NI)">
La rsolution que le Parlement europen vient d ' adopter sur la situation en Irak est extrmement dcevante , car on y cherche en vain une phrase toute simple et pourtant essentielle : " Si l ' Irak ne facilite pas les inspections dcides par l ' ONU , ou s ' il s ' avre qu ' il cache des armes de destruction massive qu ' il refuse de neutraliser , l ' Union europenne soutiendra une intervention arme " .
<P>
Cette phrase ne contient aucune nouveaut . Mais elle est essentielle car elle crdibilise les inspecteurs , elle incite le rgime de Bagdad  leur ouvrir ses portes sans dissimulation , et , par l , elle peut viter une dgradation ultrieure de la situation .
<P>
Une telle fermet aujourd ' hui serait un atout pour le maintien de la paix demain .
En cartant cette phrase , la rsolution vote peut laisser comprendre que l ' Union n ' est pas vraiment prte  agir si Saddam Hussein continue  biaiser , et en cela elle est dsastreuse .
Nous avons mme entendu le prsident du groupe socialiste s ' exclamer : " Non  la guerre , et non au dictateur Saddam !
" On sait comment finit ce genre de posture trop facile : on tolre d ' abord le dictateur pour ne pas avoir la guerre , et finalement on se retrouve avec  la fois le dictateur et la guerre .
<SPEAKER ID=110 NAME="Bordes, Cauquil et Laguiller (GUE/NGL)">
Nous ne pouvons voter pour une rsolution aussi faussement pacifiste et humaniste , dont le seul but est de ddouaner les bonnes mes parlementaires tout en justifiant  l ' avance les menes bellicistes de Bush et des imprialismes complices qui lui emboteront le pas .
<P>
Les rfrences au droit international et aux dcisions du Conseil de scurit de l ' ONU ne sont l que pour mieux avaliser la mascarade  propos du danger irakien , des armes de destruction massive , de la ncessit d ' un contrle international , etc .
<P>
Tout ce contrle n ' est que prtexte , et la rsolution vise  donner du poids  un vulgaire prtexte pour justifier  l ' avance le probable massacre massif de la population irakienne par les armes de destruction massive des Amricains et consorts .
<P>
L ' Irak n ' est pas un pays plus dictatorial que ses voisins arabes .
Pourtant seul ce pays est vis et sans raison particulire par rapport  ses voisins .
Si les dmocraties veulent dfendre comme elles le prtendent la dmocratie , les droits des femmes , et toutes les liberts politiques et syndicales dans les pays du Moyen-Orient , qu ' elles le fassent .
Mais pas en programmant froidement le massacre du peuple irakien . Tant de duplicit , tant de cynisme dissimul sous une couche bien-pensante alors qu ' il s ' agit de la mort et de la misre de centaines de milliers d ' tres humains est  condamner sans rserve .
<SPEAKER ID=111 NAME="Caudron (GUE/NGL)">
La guerre est toujours un chec dont les premires victimes sont toujours les citoyens innocents !
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De plus , en l ' occurrence , si l ' Irak n ' est pas le seul pays gouvern par un dictateur , ni le seul tat possdant des armes de destruction massive , le fait qu ' il ait beaucoup de ptrole ne doit pas donner le droit  J. W. Bush d ' embraser la rgion  moyen terme .
Il faut donc dire non  la guerre et faire confiance  l ' ONU !
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C ' est pourquoi j ' ai vot en faveur de la rsolution contre la guerre du Parlement , en regrettant qu ' une large partie de la droite s ' y soit oppose .
<SPEAKER ID=112 NAME="Krivine (GUE/NGL)">
Je me flicite de l ' intgration  la rsolution d ' amendements , pour lesquels j ' ai vot , s ' opposant  toute action militaire unilatrale en Irak , demandant  l ' ONU de constater les consquences de l ' embargo sur les populations civiles irakiennes et exigeant de l ' Union europenne de considrer comme une priorit absolue la rsolution du conflit au Proche-Orient .
Mais la rsolution dans son ensemble reste ambigu .
Elle renvoie au Conseil de scurit de l ' ONU la possibilit d ' une nouvelle action - y compris l ' intervention militaire - aprs valuation complte de la situation ?
C ' est pourquoi je me suis abstenu sur ce texte .
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La mobilisation des opinions publiques doit enrayer la logique de guerre qui se dveloppe chaque jour .
Dans ce sens , je me joins  l ' appel du Forum social de Porto Alegre pour une journe internationale de manifestation le 15 fvrier prochain .
Avec ou sans l ' ONU , il faut refuser cette guerre !
<SPEAKER ID=113 LANGUAGE="NL" NAME="Meijer (GUE/NGL)">
Le ptrole est indispensable aux pays qui gaspillent beaucoup d ' nergie , en particulier l ' Amrique .
L ' Irak est riche en ptrole .
Voil pourquoi les problmes de ce pays veillent beaucoup plus d ' intrt que l ' injustice en cours dans d ' autres dictatures .
Saddam Hussein est un dictateur cruel .
Les Kurdes du nord et les Chiites du sud se porteraient bien mieux s ' il n ' tait plus en mesure de se mler de leurs vies .
Mais ces populations terrorises n ' ont cependant jamais reu le soutien du monde extrieur pour faire scession avec l ' Irak .
L ' Amrique surtout , qui entretenait auparavant des relations amicales avec ce dictateur , veut maintenir l ' unit de l ' Irak  tout prix .
Les tats-Unis sont particulirement intresss par un rgime alli qui garantisse l ' approvisionnement continu en ptrole bon march .
Nous ne devons pas pousser plus encore dans les bras de Saddam une population dj victime de sanctions en lui faisant subir des bombardements .
En Europe et en Amrique , les gens sont de plus en plus nombreux  manifester sous le slogan ' pas de sang pour du ptrole ' .
On ne peut hlas plus arrter l ' Amrique , mais l ' Europe doit veiller  ne pas devenir son complice .
Le Royaume-Uni , l ' Italie et l ' Espagne menacent de se laisser entraner  provoquer la destruction et les flux de rfugis .
Il est important que le PE se prononce contre une guerre qui ne sert pas les droits de l ' homme ou la neutralisation des armes de destruction , mais uniquement la mainmise sur les sources de ptrole .
<SPEAKER ID=114 NAME="Queir (UEN)">
J ' ai exprim clairement ma position sur le conflit irakien hier en plnire , mais je voudrais nanmoins prciser mon vote  l ' aide de la prsente explication .
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Tant le PPE que l ' UEN ont prouv le besoin de proposer un ensemble d ' amendements  la rsolution de compromis , de manire  contrebalancer l ' appel au rglement pacifique du conflit , sur lequel nous sommes naturellement d ' accord , en maintenant la pression de la communaut internationale , et concrtement du Parlement europen , sur le rgime irakien . Nous considrons qu ' il s ' agit d ' une condition essentielle pour arriver  cette fin .
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Concrtement , de notre point de vue , il n ' tait pas possible de voter pour une rsolution qui ignore les violations continues et graves des rsolutions de l ' ONU par l ' Irak ou qui ne mentionne pas le fait que le diffrend porte sur la garantie du maintien de la paix et de la scurit internationales , ou encore le lien qui existe entre le rgime irakien et le terrorisme international et le risque effectif que des groupes terroristes se procurent des armes de destruction massive provenant de ce pays .
<SPEAKER ID=115 NAME="Ribeiro e Castro (UEN)">
Mon vote contraire traduit ma dception face au vote d ' amendements successifs .
Mon vote a t dict par le rejet de certaines amliorations signes par mon groupe , toutes quilibres et conformes aux intrts de l ' Europe libre , ainsi que par l ' approbation d ' amendements clairement aligns sur les intrts du rgime de Saddam Hussein .
Il est fort regrettable que la majorit ait trahi l ' esprit mme du compromis qui avait prsid  la rdaction laborieuse du texte commun .
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Bagdad peut se rjouir de ce vote . Dans cette mesure , son seul aspect positif consiste  mettre en vidence  quel point peut tre trompeur le discours de ceux qui , ancrs dans une idologie de gauche archaque , se lancent dans une rhtorique qui prtend condamner le jeu de Saddam , mais qui en fait entre dans ce jeu .
C ' est un paradoxe que cette rsolution , si profondment dnature , ait t approuve par ceux qui , hier encore lors du dbat , traitaient par exemple Saddam de " dictateur et assassin " comme on peut le voir , ils ne tirent pas les consquences de cette svre et juste condamnation verbale .
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Le vote final renferme par ailleurs un paradoxe pervers .
Nombreux sont ceux qui ont vot pour parce qu ' ils croient qu ' ils prservent ainsi la paix dans le monde .
Mais ,  vrai dire , si ce vote produit un effet ,  savoir les rjouissances  Bagdad et l ' affaiblissement de la pression politique internationale sur Saddam , il pourrait nous avoir rapprochs de la guerre .
<SPEAKER ID=117 LANGUAGE="EN" NAME="Ford (PSE).">
Monsieur le Prsident , le groupe socialiste a apport son soutien  la rsolution sur la Core du Nord , laquelle constitue une sorte de compromis .
Nous estimons qu ' il s ' agit l d ' un problme important et je partage l ' avis exprim prcdemment par ma collgue Mme De Keyser .
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La situation des droits de l ' homme en Core du Nord nous proccupe , de la mme manire que nous nous intressons aux droits de l ' homme au sein de l ' Union europenne . Ceci dit , nous devons reconnatre que lorsque M. Perrson , M. Solana et M. Patten se sont rendus en Core du Nord en mai 2000 , il avait t conclu qu ' un dialogue sur les droits de l ' homme serait engag avec ce pays , or ce dialogue est en cours .
Bien videmment , la possession ventuelle par la Core du Nord de la technologie d ' enrichissement de l ' uranium est un fait que nous dnonons et qui nous inquite .
Cela ne ferait qu ' aggraver une situation dj dlicate .
On n ' observe pourtant que quelques timides tentatives pour imposer des sanctions contre le gnral Musharaf au Pakistan , lequel a permis l ' change de cette technologie dlicate contre des missiles .
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Aprs tout , il n ' y a pas que la Core du Nord qui soit en dehors du champ d ' application du trait de non-prolifration , il y a galement le Pakistan , l ' Inde et Isral , trois pays qui possdent des armes nuclaires .
La situation dans la pninsule corenne est potentiellement plus dangereuse qu ' en Irak .
Passer de la paix  la guerre dans cette rgion pourrait coter la vie  des millions de personnes .
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On a fait grand cas de l ' acquisition clandestine par la RPDC de la technologie d ' enrichissement de l ' uranium au mpris de l ' esprit , pour ne pas dire de la lettre , de l ' accord-cadre de 1994 .
Le pays n ' est absolument pas lav de toute responsabilit mais il ne faut pas non plus lui mettre toutes les fautes sur le dos .
L ' accord-cadre de 1994 prvoyait que les tats-Unis contribuent  la normalisation des relations , mettent fin  l ' embargo , fournissent deux racteurs  eau ordinaire dans le cadre du programme KEDO et , dans l ' intervalle , 500.000 tonnes de mazout lourd par an .
En ralit , neuf ans aprs , les relations ne se sont toujours pas normalises , l ' embargo n ' a pas t lev , les racteurs  eau ordinaire ont un retard de sept ans et , bien sr , les tats-Unis ont d ' abord forc la main au Japon , puis  la Rpublique de Core et enfin  l ' UE pour qu ' ils interrompent les fournitures de mazout lourd .
Ce fut alors la surprise lorsque la RPDC a fait exactement ce qu ' elle avait dit qu ' elle ferait et a menac de mettre en service son racteur nuclaire de conception russe  Yonbyong qui , comme tous les racteurs de ce type , est capable de produire du plutonium militaire .
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Nous voulons discuter .
Nous voulons ngocier .
Nous nous flicitons de la visite propose par Solana , Patten et la prsidence .
Cette fois , j ' espre que le Parlement y sera associ .
La dernire fois , on nous avait dit qu ' il s ' agissait d ' une petite dlgation et , en ralit , 75 journalistes ont t convis .
Lorsque nous l ' avons fait remarquer  la Commission , celle-ci a rpondu qu ' elle envisagerait la prochaine fois la participation de parlementaires .
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Enfin , permettez-moi d ' attirer votre attention sur le paragraphe 8 qui invite l ' UE  tablir une dlgation permanente  Pyongyang et , plus important encore ,  entamer  court terme des pourparlers  sept - avec la Core du Nord et la Core du Sud , les tats-Unis , le Japon , la Chine et la Russie - sur l ' aide conomique , la scurit et le dsarmement dans la pninsule corenne .
Ces propositions offrent une perspective d ' volution pour l ' avenir .
<SPEAKER ID=119 NAME="Caudron (GUE/NGL)">
Signataire au nom de la GUE / NGL d ' une vaste rsolution , je l ' ai vote car , de manire honnte , elle prsente la situation des droits humains , de ses rels progrs mais aussi de ses graves lacunes .
Cette rsolution constitue " une feuille de route " pour les vraies dmocraties .
<SPEAKER ID=121 LANGUAGE="NL" NAME="Maes (Verts/ALE).">
Monsieur le Prsident ,  la fin du rgime de Mobutu , ce qui s ' appelait alors au Zare la Confrence Nationale publia un jugement cinglant , rsultat d ' une commission d ' enqute sur " les biens mal acquis " , les richesses acquises  coup de crimes .
Ce jugement condamnait les pillages oprs par le rgime de Mobutu .
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Aprs des guerres sanglantes ayant fait plus de 2 millions de victimes dans la nouvelle Rpublique dmocratique du Congo et des centaines de milliers d ' autres au Rwanda et au Burundi , les combats font toujours rage .
Il est donc essentiel que l ' on cherche une explication  cette situation , qui n ' est pas trangre au fait que les guerres sont alimentes - en dpit des accords de paix de Lusaka et d ' Arusha - par la mise  sac des richesses naturelles qui devraient revenir au peuple du Congo .
Mais les pilleurs trangers et nationaux ne peuvent arriver  alimenter la guerre sans la collaboration active et la culpabilit de grandes entreprises juges honntes chez nous et qui l-bas se rendent coupables de faits contre lesquels nous ne prenons aucune mesure .
J ' en appelle donc  la communaut internationale pour qu ' elle prenne ses responsabilits et qu ' elle ne s ' en remette pas  cette commission d ' enqute mais dveloppe des codes de conduite effectivement contraignants auxquels les socits multinationales devront se plier . Ainsi , la paix pourra enfin descendre sur la rgion des Grands Lacs et ces centaines de milliers de personnes auront enfin le droit de vivre .
Car avec toutes ces discussions invitables sur la guerre , on en oublie l ' Afrique .
<SPEAKER ID=122 NAME="Bordes, Cauquil et Laguiller (GUE/NGL)">
Nous n ' avons pas vot contre ce rapport pour la simple raison qu ' il dnonce expressment le pillage du Congo par de grandes socits prives , y compris europennes , bien qu ' il se garde toutefois de les nommer .
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Mais cela ne nous a pas pour autant conduits  voter pour . Car en ralit , le rapport ne s ' lve pas contre l ' exploitation du Congo , mais uniquement contre l ' exploitation qu ' il qualifie d ' illgale .
Autrement dit l ' exploitation qui est pratique de faon sauvage par des entreprises appuyes par des bandes armes , avec la complicit de rseaux sans foi ni loi et plus ou moins mafieux , y compris au sein de l ' appareil d ' tat .
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C ' est cette anarchie dans le pillage qui gne le rapporteur .
Il lui prfre le pillage lgal .
La preuve : c ' est aux tats europens qu ' il demande de faire le mnage , de mettre de l ' ordre , ces mmes tats que vous dfendez ici , alors que vous savez pertinemment qu ' ils sont les principaux soutiens , voire organisateurs , du pillage gnralis - lgal comme illgal - des pays pauvres .
Ce sont ces tats qui mettent en place ou soutiennent les dictateurs locaux , qui fournissent les armes , qui subventionnent les entreprises pilleuses .
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Devant tant d ' hypocrisie et de cynisme , nous prfrons nous abstenir .
<SPEAKER ID=124 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo (PPE-DE).">
Le rapport McCartin vise  rduire les fraudes , les escroqueries dans l ' utilisation des fonds europens . L ' Europe est victime de trop nombreuses fraudes , de trop nombreuses escroqueries .
Ce matin , en allant boire un caf au bar - ce dont j ' ai dj parl  plusieurs reprises aujourd ' hui - , je me demandais comment expliquer mon vote en faveur du rapport McCartin .
J ' ai ferm les yeux un instant et j ' ai vu les Rapetous qui se promenaient dans les couloirs du Parlement europen .
J ' ai alors eu l ' inspiration pour mon explication de vote et , surtout , pour avancer une suggestion .
Je suggre  l ' Europe de demander aux Rapetous - c ' est--dire aux escrocs eux-mmes ,  ceux qui volent notre argent - comment viter d ' tre escroqus  l ' avenir , en leur payant rgulirement la part qui leur revient .
Peut-tre est-ce la seule faon d ' radiquer les dtournements de fonds qui viennent grever le budget de l ' Europe .
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Et maintenant , bon apptit !
<SPEAKER ID=126 NAME="Bordes, Cauquil et Laguiller (GUE/NGL)">
Comme bien souvent dans cette enceinte , la rsolution met le doigt sur des situations humainement insupportables .
Oui , la faim dans le monde est un scandale insupportable .
Mais comme  l ' accoutume , le rapport ne propose aucune vraie solution .
Pire mme , il ne fait ce constat catastrophique que pour prconiser une plus grande libert des marchs .
Ce qui signifie , dans le contexte actuel , que la puissance conomique et financire des entreprises capitalistes des pays riches continuera  craser ces pays ,  phagociter leur agriculture ,  l ' orienter en fonction des besoins des marchs des pays riches ,  contrler tous les circuits de production et de distribution , etc .
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Ce que le rapport appelle un commerce international quitable n ' existe pas .
C ' est un mot creux qui vise  faire croire qu ' on peut ainsi rduire la pauvret de faon draconienne .
Nous ne nous associons videmment pas  une telle mascarade verbale sur un sujet aussi dramatique .
<SPEAKER ID=127 NAME="Krivine (GUE/NGL)">
La rsolution rappelle les conditions dramatiques dans lesquelles se trouvent aujourd ' hui plus de 307 millions d ' individus vivant avec moins de 1 dollar par jour .
Ainsi , ce sont 900 personnes qui , toutes les heures , meurent de faim dans le monde .
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Malgr plusieurs propositions justes , comme l ' annulation de la dette des pays les moins avancs ( PMA ) que je soutiens totalement , je ne peux pas voter en faveur de cette rsolution .
En effet , la rsolution estime que les PMA n ' ont pas t en mesure de procder aux rformes conomiques structurelles qui sont pourtant indispensables pour que ces pays ne fassent plus partie de cette catgorie .
C ' est une contradiction vidente : c ' est justement parce que ces pays du Sud , domins par les pays imprialistes du Nord , n ' ont d ' autre choix que de se plier aux politiques d ' ajustement structurel , de paiement de la dette qu ' ils s ' enfoncent aujourd ' hui dans la misre .
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La rsolution vante  plusieurs reprises les mrites des orientations du FMI , de la Banque mondiale et de la loi de march pour sortir les PMA de la misre .
Or , c ' est plutt de ce ct qu ' il faudrait chercher les causes profondes de la misre de ces pays .
<SPEAKER ID=128 NAME="Le Prsident.">
Ici se terminent les explications de vote
<SPEAKER ID=130 NAME="Le Prsident.">
Je dclare ajourne la session du Parlement europen .
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( La sance est leve  12h20 )
