<CHAPTER ID=1>
Reprise de la session
<SPEAKER ID=1 NAME="Le Prsident">
Je dclare reprise la session du Parlement europen , qui avait t interrompue le 21 novembre 1997 .
<CHAPTER ID=2>
Souhaits de bienvenue
<SPEAKER ID=2 NAME="Le Prsident">
Mesdames , Messieurs , le Parlement europen accorde une grande importance  ses relations avec la Russie .
J ' ai par consquent le grand plaisir de vous faire part de la prsence  la tribune officielle de la dlgation de la Douma et du Conseil fdral , prsid par M. Vladimir Ryzhkof , premier vice-prsident de la Douma et prsident de la dlgation pour les relations avec le Parlement europen .
<P>
Je souhaite officiellement la bienvenue  la dlgation et la flicite pour le travail constructif et courageux qu ' elle accomplit , tant donn le contexte dans lequel se droule la premire runion Union europenne-Comit de coopration parlementaire de Russie .
<CHAPTER ID=3>
Adoption du procs-verbal
<SPEAKER ID=3 NAME="Le Prsident">
Le procs-verbal de la session du vendredi 21 novembre 1997 a t distribu .
<P>
Y a-t-il des observations ?
<SPEAKER ID=4 LANGUAGE="EN" NAME="Cox">
Monsieur le Prsident , sur le procs-verbal , o en tes-vous , vous et le cabinet , dans votre correspondance avec le membre du Parlement qui a port de graves accusations contre la politique immobilire de l ' institution ?
<SPEAKER ID=5 NAME="Le prsident">
Monsieur Cox , effectivement , il y a eu quelques changes de lettres .
Je vous en adresserai volontiers une photocopie pour information .
<P>
( Le procs-verbal est adopt )
<CHAPTER ID=4>
Ordre du jour
<SPEAKER ID=6 NAME="Le Prsident">
M. Bazin demande que son rapport A4-369 / 97 , inscrit sans dbat , ne soit pas mis aux voix demain mais  la priode partielle de session de dcembre  Strasbourg .
<SPEAKER ID=7 NAME="Bazin">
Monsieur le Prsident , les raisons qui motivaient la prsentation de cette demande n ' existent plus aujourd ' hui .
Je vous demande donc de bien vouloir la considrer comme nulle et non avenue , et de maintenir l ' inscription  la sance de demain .
<SPEAKER ID=8 NAME="Le Prsident">
Trs bien , Monsieur Bazin .
Comme vous le savez , s ' il n ' y a pas de changement , ce point est  l ' ordre du jour de demain .
<SPEAKER ID=9 NAME="Le Prsident">
La commission de la recherche , du dveloppement technologique et de l ' nergie demande l ' inscription , selon la procdure sans rapport ( art.99 du rglement ) , de la proposition de rglement du Conseil prorogeant la validit du programme destin  promouvoir la coopration internationale dans le secteur de l ' nergie - Programme SYNERGY ( C4-0555 / 97 ) .
<P>
( Le Parlement approuve la demande )
<CHAPTER ID=5>
largissement - Agenda 2000
<SPEAKER ID=10 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune les rapports suivants :
<P>
A4-0368 / 97 , de MM . Oostlander et Barn Crespo , au nom de la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense , sur la communication de la Commission  Agenda 2000 - Pour une Union plus forte et plus large -  ( COM ( 997 ) 2000 - C4-0371 / 97 ) ; A4-0331 / 97 , de M. Colom i Naval , au nom de la commission des budgets , sur l ' Agenda 2000 : le cadre financier de l ' Union 2000-2006 , le systme de financement futur ( COM ( 97 ) 2000 - C4-0372 / 97 ) .
<SPEAKER ID=11 NAME="Oostlander">
Monsieur le Prsident , voici dix ans , on aurait pris pour un fantaisiste quiconque aurait parl de l ' adhsion des pays d ' Europe centrale et orientale  l ' Union .
Aujourd ' hui , c ' est une ralit tangible face  laquelle nous nous trouvons .
Nous y sommes dj tellement habitus que chez certains , la seule raction est de se demander ce que cela va coter .
<P>
Aujourd ' hui , il nous faut comprendre que nous vivons dans des rves  demi-raliss , mais sans y tre prpars .
Permettez-moi de citer quelques points importants .
En tant que telle , la confrence intergouvernementale d ' Amsterdam a fait beaucoup de bien au Parlement et  l ' Union , mais les ministres n ' y sont pas parvenus  rendre l ' Union apte  s ' largir  une douzaine de nouveaux membres .
La position du Conseil , selon laquelle nous ne devrons y rflchir que lorsque l ' Union comptera plus de vingt membres , a donn lieu  une proposition visant  subdiviser les pays candidats en une lite de cinq opposs aux autres .
Cette proposition est trs dmoralisante pour les gouvernements et les citoyens qui doivent suivre , ou supporter , une politique des plus ardues et courageuses .
Heureusement , l ' Europe centrale compte de tels gouvernements et citoyens pleins de courage , mais malgr tout , mieux vaut ne pas forcer la dose .
Je pense plus spcifiquement  la Bulgarie et  la Roumanie , o les nouveaux gouvernements s ' attachent de la manire la plus intensive qui soit  combattre la corruption et autres problmes dans leur propre pays .
Ils ne mritent pas d ' tre classs en deux catgories .
Ce type de raisonnement rduit en outre la pression qui s ' exerce sur l ' lite pour qu ' elle s ' applique  progresser , et nous savons que tous les candidats ont encore beaucoup de pain sur la planche .
Nous ne serons pas plus avancs si la position privilgie de certains les incite , un jour prochain ,  venir nous prsenter leurs revendications .
<P>
La Commission europenne a bien compris qu ' une subdivision rigide des candidats est irraliste .
 chaque valuation annuelle ou , comme nous le proposons , semestrielle , il pourra s ' avrer que l ' ordre des candidats s ' est modifi .
C ' est logique , car tous ces pays connaissent un dveloppement rapide , et ont aussi des gouvernements ambitieux , si tout va bien .
Ils participent , pour ainsi dire ,  une noble comptition .
Certains pourront peut-tre se dvelopper plus rapidement que d ' autres .
Cela dpend simplement de la qualit de leurs efforts , et de la qualit de leurs affaires publiques et de leur gouvernement .
<P>
Certes , le Parlement tout entier soutient le souhait - justifi - de la Commission concernant la tenue d ' une confrence intergouvernementale rformant rellement l ' Union avant les prochaines adhsions , confrence qui rendrait inutile une classification des candidats en deux groupes .
En effet , si une confrence intergouvernementale est organise au pralable , nous n ' aurons plus , ensuite , affaire qu '  dix pays d ' Europe centrale et orientale trs diffrents , et  Chypre .
Il ne sera pas ncessaire de procder  une rpartition en deux sous-groupes sur la base de la proposition du Conseil , qui ne sera alors plus en vigueur .
<P>
La dcision politique de prendre , et de parcourir , le chemin menant au statut d ' tat membre par le biais du processus renforc d ' adhsion et de ngociation avec tous les candidats qui sont des tats de droit , est une dcision politique qui se prend en ce moment .
Il ne faut pas que ce chemin soit entrav par des dcisions politiques ou certaines problmatiques , comme le fait d ' entamer les derniers chapitres .
Elles viendront d ' elles-mmes  l ' ordre du jour le moment venu .
Pas de barrires supplmentaires , donc , pour les pays moins avancs .
Nous appelons cela  le principe de la ligne de dpart  .
Il s ' agit d ' un vritable dpart , et non pas d ' un coup d ' envoi symbolique avec photo de famille .
<P>
Nous savons tous que les ngociations bilatrales , pour une part trs directives , varieront , parce que les partenaires prsentent des diffrences considrables .
La Hongrie pourra , pour ainsi dire , commencer par le chapitre 20 , la Bulgarie par le chapitre 2 .
Mais elles sont inscrites dans la mme comptition .
L ' une peut se lancer dans un processus de ngociations plus intensif que l ' autre .
Les pays franchiront la ligne d ' arrive  des moments diffrents .
Mais s ' il en est ainsi , ce n ' est pas en raison d ' une dcision politique que nous aurions prise , mais en raison d ' une question de capacit des pays proprement dits .
C ' est seulement  la fin du chemin que s ' exprimera notre valuation politique : oui ou non  leur adhsion .
<P>
Peut-tre y aura-t-il des pays candidats qui nous surprendront par leur rythme , et d ' autres qui nous dcevront .
Tout dpend des efforts des pays proprement dits , et bien entendu , de l ' aide que nous apportons  l ' amlioration de leurs affaires publiques .
Il est particulirement rjouissant de lire , dans l ' Agenda 2000 , que l ' aide Phare est libre dans ce but  concurrence d ' un pourcentage aussi lev .
<P>
Concernant la qualit de la gestion et la qualit de l ' tat de droit , je dois dire que dans ce cadre , il est regrettable que la Slovaquie ne rponde pas encore aux critres politiques de Copenhague et  l ' tat de droit , une clause dmocratique intgre au trait d ' Amsterdam  notre demande .
Si ,  Bratislava , on change de cap , ce pays fera immdiatement partie des pays candidats les plus avancs .
Peut-tre faudra-t-il d ' abord qu ' arrive au pouvoir un gouvernement qui , mieux que l ' actuel , mettra en avant le caractre europen de la Slovaquie .
Mais nous n ' avons pas l ' intention d ' isoler ces pays .
Outre le processus bilatral , nous proposons une concertation multilatrale .
La confrence europenne nous permet d ' examiner avec tous les pays candidats , mais aussi avec la Turquie , la Slovaquie , Malte , etc . , des matires d ' intrt communautaire du deuxime et troisime pilier  l ' occasion des confrences ministrielles annuelles .
Dans ce cadre , il existe une proposition visant  inviter un groupe plus restreint , compos exclusivement des tats de droit ,  une concertation permanente plus approfondie sur plusieurs questions d ' intrt communautaire .
C ' est une sorte de prlude  ce qui se produira aprs l ' adhsion complte .
Cette concertation pourrait galement servir  alimenter la confrence europenne .
Nous pensons du reste que l ' absence d ' une vritable politique europenne vis--vis de Chypre est inacceptable .
Nous souffrons srieusement de l ' absence d ' une politique trangre europenne .
L ' Union ne peut se limiter  des entretiens dans le cadre de l ' adhsion ; elle doit elle-mme faire un srieux effort pour rsoudre les problmes de cette le divise .
Nous avons un interlocuteur au Moyen-Orient ; nous pourrions aussi en avoir un  Chypre , qui l ' aide  rsoudre ses problmes d ' un point de vue europen .
<P>
La Turquie ne semble pas encore prendre le chemin d ' une adhsion  l ' Union , les faits l ' ont prouv .
Dans le cas contraire , ce pays contribuerait de manire constructive  rsoudre la question chypriote , par exemple , ou proposerait ses services .
Plus difficile , pour la Turquie , est la transformation en un tat dmocratique stable .
Nous ne devons pas sous-estimer les problmes  ce niveau .
Il faudra beaucoup de temps pour y arriver .
Nous reconnaissons que cela ne peut se faire en un tournemain .
Grce notamment  la prsence de nombreux amis de bonne volont en Turquie , la confrence europenne est un bon moyen , en plus de l ' union douanire , pour veiller  prserver et  nourrir de bonnes relations avec la Turquie .
<P>
Pour concrtiser l ' idal portant sur un largissement de notre association d ' tats de droit  un grand nombre de pays qui , jusqu ' il y a peu , subissaient des rgimes totalitaires , il est malsant de commencer par sortir sa calculette .
Ce serait en effet mauvais signe pour la qualit de la culture europenne .
Mais il est bon de calculer comment nous pouvons , sur le plan financier , favoriser l ' adhsion et combien cela va coter .
Au sein de ce Parlement , les avis sur la question sont partags .
La diffrence qui nous spare porte environ sur un quart de cent par florin de recette fiscale .
Rien de bien dramatique .
Je pense que la politique d ' conomies que poursuit actuellement notre Parlement permettra de raliser l ' largissement sans sortir des limites financires convenues .
<P>
Enfin , Monsieur le Prsident , le fait que nous allons tous beaucoup progresser est dmontr par de nombreux instituts de recherche conomique indpendants .
Mais le principal avantage , c ' est la garantie de la scurit et d ' un environnement o les droits de l ' homme sont respects : la dlivrance durable de peuples des mains du totalitarisme , un dveloppement social et cologique responsable fond sur un ordre juridique dmocratique .
Des gnrations avant nous y ont aspir .
Nous pouvons aujourd ' hui donner une impulsion pour que cela se ralise .
<SPEAKER ID=12 NAME="Barn Crespo">
Monsieur le Prsident , Mesdames , Messieurs , nous nous runissons aujourd ' hui pour franchir une nouvelle tape dans la construction europenne  l ' entre du nouveau millnaire .
Nous devons , sur la base de l ' Agenda 2000 , envoyer un message clair et concret au prochain Conseil europen de Luxembourg et je crois que nous nous trouvons face  une opportunit historique qui appelle , essentiellement , deux rflexions .
La premire est que nous , europens de l ' Union , avons aujourd ' hui l ' opportunit historique de dpasser Munich , c ' est--dire l ' abandon des peuples d ' Europe centrale et de l ' Est en 1939 , et nous devons le faire sur la base de ce que nous avons construit .
Je crois que , par consquent , il s ' agit d ' une correction de l ' histoire qu ' il faut saluer car nous ajoutons  l ' Europe de la libert l ' Europe de la volont ,  laquelle dsirent s ' associer onze pays d ' Europe centrale et orientale , plus Chypre , en regrettant que le gouvernement actuel d ' un pays ami et amical , comme Malte , ne fasse partie de ceux-ci .
<P>

Ensuite , je pense que , en premier lieu , il faut dterminer comment nous envisageons d ' entamer ce processus avec eux et je pense que le Parlement est dispos  affirmer que l ' on reconnat  ces pays le droit d ' tre membres de l ' Union , que nous pensons que nous devons nous engager sur le chemin du processus d ' largissement , d ' adhsion renforce et acclre avec ces pays , en commenant par un acte solennel qui reflte l ' importance historique de ce moment et galement en dfinissant un cadre gnral , comme nous l ' avons fait  d ' autres occasions , pour pouvoir travailler de manire ordonne et dmocratique .
Je pense qu ' il s ' agit l des deux premires tapes sur lesquelles doit s ' articuler un processus de ngociation .
<P>
Et si vous me le permettez , Monsieur le Prsident - pour comparer l ' instant prsent  un autre grand hritage europen , les Jeux olympiques , la premire fois que les Grecs firent la trve au cours de leurs guerres - , je pense que nous pouvons utiliser une analogie avec les Olympiades .
Nous allons , dans le cas qui nous occupe , tracer une mme ligne de dpart , ce qui ne signifie pas que nous traons une mme ligne d ' arrive .
En d ' autres mots , sur cette base , la reconnaissance des droits exprims dans nos traits et lors du sommet de Copenhague , ces pays devront raliser des efforts courageux afin de pouvoir se rapprocher des rgles , de l ' acquis qui rgissent nos relations .
Et ils doivent pour ce faire compter sur notre aide , car ils ont un triple dfi  relever .
Ces pays - et je partage avec M. le Prsident , de manire involontaire , le fait d ' avoir vcu la majeure partie de ma vie sous une dictature - doivent consolider la dmocratie , restructurer leurs conomies et apprendre ce qu ' est le bon voisinage tel que nous l ' entendons au sein de l ' Union europenne .
<P>
Et je pense que c ' est pourquoi nous devons ouvrir grandes nos portes , les recevoir et entamer le processus d ' largissement avec gnrosit et ouverture .
Et  cet acte solennel , je crois qu ' il faut ajouter que nous pensons qu ' il s ' agit l d ' un projet intgrant , un projet qui doit englober tout le monde .
Et , par consquent , je crois que sur cette base , et je pense que la Commission y sera sensible , la Commission peut , aprs que le Conseil europen aura dtermin ce cadre gnral , entamer le processus de ngociations bilatrales avec ces pays en faisant preuve  la fois d ' esprit d ' ouverture et de responsabilit claire devant le Parlement .
<P>
La seconde rflexion , Monsieur le Prsident , fait rfrence  l ' impact .
Lorsque l ' on parle d ' impact , je pense que l ' on doit prendre en compte une situation complexe , c ' est--dire une situation o nous devons tre  mme d ' adapter nos intrts , qu ' ils soient nationaux ou communautaires ,  la ncessaire solidarit et  l ' ouverture que nous prconisons en termes commerciaux et politiques , et il ne s ' agit pas d ' un exercice ais .
La preuve en est que , au sein de ce Parlement , pratiquement toutes les commissions ont travaill activement ces derniers mois afin de pouvoir dfinir les domaines synonymes d ' intrt , et pas seulement de frictions .
<P>
Et il me semble que ce dont nous devons nous rappeler  ce stade - hormis le fait que la majeure partie des personnes ici prsentes sont les enfants des largissements progressifs d ' un projet qui , au dpart , constituait une absurdit historique , et qui s ' est consolid , heureusement , en corrigeant l ' histoire - c ' est que le bilan de tous les largissements raliss ,  partir du noyau initial de six pays , a t globalement positif et que nombreux taient ceux qui prtendaient que ce projet serait un chec , un dsastre .
Et cependant , par notre volont commune de rechercher la paix , la dmocratie et la prosprit , nous avons t capables de faire mentir des milliers d ' experts et d ' oiseaux de mauvaise augure .
<P>
Et je pense qu ' il nous faut retenir ce critre  l ' heure de raliser l ' largissement le plus vaste , de relever le dfi historique le plus important .
Et pas seulement pour des raisons politiques . Il y a galement ce que j ' appellerais des raisons gostes partages .
Nous nous trouvons face  un march impressionnant , un march compos de pays demandeurs dont les revenus sont infrieurs , avec lesquels nous avons pour le moment une balance commerciale globalement positive , et il nous faut donc non seulement pouvoir profiter de notre situation mais galement nous ouvrir  ces pays car il en va non seulement de notre prosprit mais galement de la stabilit de l ' Europe .
<P>
Monsieur le Prsident , je n ' irai pas beaucoup plus loin .
Je dsirerais simplement remercier , outre mon corapporteur , M. Oostlander , pour son infatigable et inflexible opinitret au travail , tous les rapporteurs qui ont collabor au travail accompli , tout en signalant - et ils le feront eux-mmes au nom de leurs propres commissions - qu ' il y a certaines extrmes importants  mentionner .
<P>
Nous avons parl ici du cot .
Je crois que l ' on ne peut parler de cot sans parler de bnfices , mais il me semble que la commission des budgets - et la commission des affaires trangres est d ' accord sur ce point - a tabli une bonne base , puisque les estimations donnes , qui ne concernent pas toujours les perspectives financires , tiennent compte non seulement de la croissance mais galement des rformes qu ' il nous reste  raliser , pas tant pour nous largir que pour survivre , en matire de politique agricole , de politique rgionale et d ' autres politiques , car , si nous n ' agissons pas de cette manire , nous courons un grave danger : celui de faire de ce dbat un dbat comptable .
Et nous savons que si nous nous en tenons  un dbat comptable , c ' est l ' gosme qui prvaudra et nous serons incapables de franchir ce pas historique .
<P>
Je n ' irai pas plus loin car le temps qui m ' tait imparti est coul , Monsieur le Prsident .
Simplement , permettez-moi de terminer par une citation d ' un grand europen , le prsident Vaclav Havel , qui , en parlant de l ' tre et de l ' histoire , dit que nous , les tres humains , essayons de dominer l ' histoire parce que l ' histoire est plus dynamique , plus riche et plus dialectique que nous le sommes .
Et je crois que c ' est dans cet esprit que nous devons relever ce dfi sans prcdent pour l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=13 NAME="Colom i Naval">
Monsieur le Prsident , tout d ' abord , je tiens  remercier sincrement le secrtariat de la commission des budgets pour son inestimable collaboration lors de la prparation de ce rapport .
Je tiens galement  remercier de nombreux dputs pour leur contribution , et particulirement les membres de la commission des budgets ,  tel point que je ne dirai pas , comme il est de coutume dans les communications acadmiques , que j ' assume personnellement l ' entire responsabilit , mais plutt que , comme nous avons vot en commission , je crois pouvoir dire que mes collgues de la commission des budgets ont leur part de responsabilit dans les solutions et les erreurs contenues dans la proposition que nous exposons  cette Assemble .
<P>
Pour entrer en matire , Mesdames et Messieurs , il faut signaler que , bien que le dbat commun d ' aujourd ' hui ait essentiellement port sur l ' largissement , le rapport de la commission des budgets ne vise pas uniquement l ' largissement .
Il s ' agit d ' un rapport en guise de premire raction  la communication Agenda 2000 , et , malgr l ' importance de l ' largissement , il comprend bien d ' autres aspects .
Il va de soi nanmoins que ceux qui comme moi ont souffert 40 ans de dictature fasciste , n ' ont pas t librs par les allis , et n ' ont pas eu non plus de plan Marshall , comprennent trs bien les aspirations des citoyens de l ' Europe centrale et orientale et soutiennent leur dsir et leurs aspirations  une union rapide .
<P>
La Commission , Mesdames et Messieurs , a rempli son obligation politique de prsenter , au terme de la confrence intergouvernementale , un programme pour l ' aprs 1999 , ce que nous pourrions appeler  le livret des devoirs de l ' Union europenne  pour les premires annes du troisime millnaire .
Parmi ceux-ci , on trouve en lettres majuscules le mot  largissement  , mais il ne s ' agit pas du seul chapitre .
Quoi qu ' il en soit , il plane au-dessus de tous les autres .
<P>
Nous devons tre conscients que , avec ou sans largissement , il nous faut poursuivre la rforme et l ' adaptation de la PAC , et que les engagements pris dans le cadre du GATT et de l ' Organisation mondiale du commerce nous contraignent  modifier d ' ici l ' an 2003 des lments substantiels de la politique agricole telle que nous la menons aujourd ' hui .
Nous devons tre conscients que les rglements relatifs aux fonds structurels expirent , avec ou sans perspective d ' largissement , en 1999 et que , partant , il faudra procder  une rvision , dans le cadre de notre politique de cohsion , de l ' ensemble des lments actuellement compris dans la catgorie II des perspectives financires .
<P>
En ce qui concerne l ' union montaire , la monnaie unique se fera avec ou sans largissement .
Savons-nous par hasard quels changements impliquera l ' euro pour nos politiques internes et externes ?
Quel sera le rle de l ' Union sur la scne mondiale au XXIe sicle ?
Quelle sera notre contribution au dveloppement de la paix ?
Quelles seront les consquences du trait d ' Amsterdam pour le budget de l ' Union ?
Toutes ces questions sont lances et la Commission a prtendu y rpondre via l ' Agenda 2000 , qui comprend un cadre financier pour la priode 2000-2006 .
<P>
Il s ' agissait d ' une tche difficile et notre impression est que la Commission a fait preuve d ' un pragmatisme excessif .
En d ' autres occasions - rapportez-vous aux paquets Delors I ou Delors II - la Commission avait commenc par valuer les objectifs et les ncessites et , ensuite , avait fait une proposition financire la plus modre et la plus prudente possible .
Nous avons l ' impression que , cette fois , on a invers la mthode et que l ' on est parti d ' un plafond financier prdtermin et inamovible - les sacro-saints 1 , 27 % du PNB - et que ,  partir de l , les quilibres financiers ont t raliss de faon  placer tout ce qui tait possible sous ce plafond .
<P>
Je ne vais pas nier la possibilit que les prvisions de la Commission se ralisent .
En fait , jamais , entre 1988 et 1997 , nous n ' avons atteint le plafond en vigueur pour les ressources propres , et il n ' y eut qu ' un seul exercice budgtaire au cours duquel l ' autorit budgtaire , dont le Parlement constitue une des deux branches , n ' a pu raliser des conomies importantes par rapport aux perspectives financires .
En outre , les conomies ralises au cours de la priode 1988-1996 par rapport  ce qui avait t autoris par les parlements nationaux lors de la ratification de la dcision sur les ressources propres sont suprieures au montant total prvu par la Commission pour la pradhsion et l ' largissement .
<P>
Nanmoins , la commission des budgets estime que la proposition de la Commission se fonde sur trop d ' hypothses alatoires .
Par exemple , la croissance du PNB des Quinze doit tre de 2 , 5 % par an .
C ' est plausible . Pourvu que ce le soit !
Mais pour la priode antrieure , 1991-1996 , la croissance relle des Quinze s ' lve  1 , 5 % , un point de moins par an .
Si ce chiffre se maintenait au cours de la priode 2000-2006 , le budget prvu par la Commission dpasserait le plafond des 1 , 27 % pour cinq des sept exercices budgtaires .
Pour peu que la croissance passe sous la barre des 2 % , c ' est l ' difice de la Commission tout entier qui tremblerait , et ceci n ' a rien  voir avec le Berlaymont .
<P>
Que se passerait-il si le calendrier de l ' largissement tait diffrent ?
Si la date d ' adhsion ou le chiffre de neuf tats change , quelqu ' un peut-il affirmer aujourd ' hui , en automne 1997 , qu ' il connat les ncessits de nos futurs membres , sans mme connatre le contenu des traits d ' adhsion , sans savoir quelles seront les priodes transitoires , s ' il y en a , pour chaque pays et chaque secteur ?
La proposition de la Commission simplifie  outrance le dbat au Conseil , mais elle se fonde sur ce que la commission des budgets appelle des  conomies virtuelles  .
Elles restent possibles , mais ne sont en aucun cas garanties .
On nous demande de faire preuve d ' austrit et de responsabilit et , pour notre dification , le Conseil refuse la rduction de l ' aide aux crales , un secteur dans lequel , par ailleurs , on a constat , en outre , le paiement d ' une surcompensation de 3 milliards d ' cus de la part des gouvernements qui constituent le Conseil .
<P>
Si c ' est l la dynamique du Conseil pour rformer la PAC , il manquera quelque 4 milliards annuels pour financer la proposition de la Commission , et ce uniquement pour la catgorie I , c ' est--dire pour les dpenses agricoles .
Tout ceci sans prendre en compte l ' ingnierie financire que la Commission nous propose pour les objectifs 5a et 5b des Fonds structurels , qu ' elle prtend inclure  la catgorie I .
<P>
De la mme faon , la proposition comprend une srie d ' lments intressants concernant la politique de cohsion , y compris le maintien mme du Fonds de cohsion , qui feront l ' objet de dclarations ultrieures plus nuances de la part du Parlement , bien que nous ayons dj quelques indications .
Mais , que se passera-t-il , Mesdames et Messieurs , si l ' on n ' approuve pas tous les lments de la proposition ?
Dans quelle mesure est-il raliste de penser que les Quinze accepteront une rduction des Fonds structurels pour leurs propres territoires , pour les citoyens des Quinze ?
<P>
Et je voudrais vous assurer que nous avons parfaitement compris que la Commission propose de concentrer les dotations dans les zones les plus pauvres et les moins avances de l ' actuelle Union , car elle prsuppose qu ' il n ' est ni logique ni juste que l ' largissement se fasse au dtriment des zones les moins riches de l ' actuelle Union europenne .
Le cot de l ' largissement devra tre support par tous et de manire quitable .
<P>
Tout ceci nous amne  un nonc qui constitue une offre faite au Conseil et  la Commission .
Nous acceptons le contenu financier de la communication de la Commission comme point de dpart .
Nous le critiquons et , mme , nous mettons en question la dure de la priode  planifier .
Mais soyons clairs : le Parlement considre que les dfis face auxquels se trouve l ' Union europenne exigent une paix budgtaire , et , par consquent , demande la prsentation formelle de perspectives financires pour l ' Europe des Quinze , qui comprennent , bien videmment , un chapitre largissement , et , si possible , un accord interinstitutionnel de discipline financire et budgtaire .
Mais cela ne signifie pas que le Parlement est dispos  ce que l ' on se paye sa tte .
Les concertations budgtaires telles que celles de jeudi pass rodent fortement la confiance de la commission des budgets dans l ' attitude du Conseil .
<P>
En consquence , nous demandons que nos critiques et suggestions quant  la proposition de la Commission soient prises en compte et nous considrons comme condition sine qua non l ' inclusion d ' une clause de rvision qui permette , bien entendu , d ' valuer au cas par cas les implications budgtaires des divers traits d ' adhsion , mais galement de rvaluer la situation dans le cas de figure o les conomies virtuelles se raliseraient , c ' est--dire dans le cas de figure o les rformes de la PAC et des Fonds structurels , dont la finalit n ' est pas , en soi , de raliser des conomies , gnreraient les conomies prvues par la Commission , ou bien encore si l ' on parvient  ce que le rythme de croissance de l ' conomie communautaire dpasse les 2 , 5 % tant attendus .
<P>
Nous estimons galement qu ' il faut procder , d ' ici  l ' largissement ,  l ' actualisation du processus budgtaire et du systme de ressources propres , en les rendant plus justes et plus transparents pour les citoyens europens .
<P>
Mesdames et Messieurs , Messieurs les membres du Conseil et de la Commission , les dfis des annes  venir revtent une grande importance pour l ' Europe , et j ' irais mme jusqu '  dire pour le reste du monde .
Nous devons de toute vidence y faire face avec austrit et rigueur .
Mais la condition fondamentale de la rigueur est de ne pas chercher  nous tromper nous-mmes , encore moins lorsqu ' il s ' agit d ' argent .
Et par consquent , nous ne sommes pas encore en mesure de garantir que l ' Agenda 2000 , largissement compris , sera une opration blanche pour tout le monde .
L ' Europe mrite plus de rigueur et le Parlement est dispos  l ' exiger .
Et il me reste 30 secondes , en signe d ' conomie .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=14 NAME="Poos">

Monsieur le Prsident , Honorables Parlementaires , Mesdames et Messieurs , c ' est pour moi un honneur et un plaisir d ' intervenir dans votre dbat en ma fonction de prsident du Conseil .
Le thme autour duquel j ' entends dvelopper mon intervention se fonde sur le projet d ' une Union plus forte et plus large , qui nous invite  entretenir un niveau d ' ambition politique lev .
<P>
La communication de la Commission sur l ' Agenda 2000 et sur l ' largissement , ainsi que les avis sur chacun des pays candidats , est sans doute un des dossiers les plus importants pour notre Union europenne .
La prsidence luxembourgeoise est consciente que l ' tape fondamentale qu ' il nous faudra franchir ,  Luxembourg , en dcembre , a une porte politique de premire importance .
C ' est ce  quoi nous nous sommes attachs depuis le mois de juillet , date  laquelle la Commission a prsent sa communication au Conseil , et votre dbat , aujourd ' hui , ainsi que votre rsolution , apporteront  leur tour une contribution essentielle  ce dbat .
<P>
En juin , le Conseil europen d ' Amsterdam , en prvision de l ' chance de dcembre , avait dj trac les grandes lignes de notre travail , puisqu ' il a invit le Conseil  examiner en dtail les avis de la Commission , ainsi que l ' Agenda 2000 , et  prsenter un rapport au Conseil europen .
Ainsi le Conseil europen de Luxembourg devra prendre les dcisions ncessaires sur l ' ensemble du processus d ' largissement , notamment en ce qui concerne les modalits pratiques de la phase initiale des ngociations , le renforcement de la stratgie de pradhsion , ainsi que les autres moyens qui permettront de renforcer la coopration entre l ' Union europenne et tous les pays candidats .
Il est en outre entendu que le Conseil europen devra , sur la base des travaux du Conseil , formuler des orientations gnrales en vue de prparer la rforme des politiques , notamment agricole et structurelle , ainsi que la mise en place du futur cadre financier .
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Ds le mois de juillet , la prsidence a donc entam son travail . Ce faisant , nous avons t guids par l ' ide , fondamentale selon nous , selon laquelle les deux volets - dveloppement des politiques de l ' Union et largissement - constituaient les deux pans indissociables d ' un paquet global .
C ' est cette mme globalit que le Conseil europen d ' Amsterdam avait d ' ailleurs exprime en confiant l ' ensemble du rapport au Conseil  affaires gnrales  .
Les ministres de l ' Agriculture y ont apport une contribution trs utile .
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Le document de la Commission est , par ailleurs , une illustration du souci de la prsidence de concentrer , autour de la prparation d ' un processus d ' largissement qui s ' annonce particulirement complexe , toutes les ressources et toutes les qualifications disponibles .
 cet gard , je tiens  remercier le Parlement europen de sa contribution .
Les rapports de M. Oostlander et de M. Barn Crespo , ainsi que de M. Colom I Naval , mettent l ' accent sur les questions essentielles .
Les ides qui y sont exprimes , notamment celle selon laquelle une Union en bon ordre de marche , renforce plutt qu ' affaiblie par l ' largissement , est dans l ' intrt des pays candidats et des tats membres .
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Cette ide reoit notre pleine approbation .
Il doit tre dit et expliqu , autant de fois que ncessaire , que l ' largissement est une chance pour l ' Union .
En reprenant les termes de votre rapport , une chance , non seulement en termes de scurit et d ' conomie , mais galement en ce qui concerne sa culture .
C ' est bien plus qu ' une tape , c ' est la mesure de notre ambition politique , et il est pour cela essentiel que les conditions de sa ralisation soient les meilleures et les plus quitables pour tous . Le Conseil  affaires gnrales  en a discut  cinq reprises , y compris  sa runion informelle  Mondorf .
Le 24 novembre , la prsidence a soumis au Conseil , sous sa propre responsabilit , un premier projet de rapport d ' ensemble .
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Celui-ci comporte trois parties . Une note introductive rappelle certaines chances , comme l ' ouverture du processus d ' largissement six mois aprs la conclusion de la confrence intergouvernementale .
Une deuxime partie est consacre aux questions lies  l ' largissement .
En ce qui concerne ces questions , je ne veux pas prjuger des dcisions qui seront prises par le Conseil europen , et je dois vous avouer que certaines questions dlicates restent encore ouvertes  l ' heure actuelle .
Mais je peux vous faire part de l ' esprit qui a anim les travaux du Conseil .
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Notre runion  Mondorf a montr que tous les tats membres taient d ' accord pour considrer l ' largissement comme un processus d ' ensemble duquel aucun candidat ne devrait tre exclu , ni se sentir exclu .
Chacun des candidats doit tre trait d ' une faon individuelle , objective , personnalise , et selon ses propres mrites .
Le processus d ' adhsion se droulera par tapes , selon des rythmes propres  chaque pays candidat , en fonction de son degr de prparation . Le Parlement europen propose d ' ailleurs exactement la mme chose dans son projet de rsolution .
Chypre et tous les pays candidats de l ' Europe centrale et orientale sont appels  devenir membres de l ' Union . Telle est la base sur laquelle nous travaillons .
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L ' largissement ne se rduit pas  l ' ouverture de ngociations d ' adhsion . C ' est un processus beaucoup plus large .
S ' agissant de mettre tous les pays candidats en mesure d ' adhrer  l ' Union , l ' ouverture des ngociations n ' est que l ' un des lments de ce processus .
La confrence europenne , le renforcement de la stratgie de pradhsion , la tenue de runions ministrielles entre les tats membres , l ' Union et les pays candidats , ainsi que l ' examen rgulier des progrs accomplis par les candidats , sont d ' autres lments de ce processus .
Il est vital , dans les prochaines annes , de concentrer nos efforts afin de mettre  la fois les tats candidats en mesure d ' adhrer  l ' Union et de prparer l ' Union elle-mme  son largissement dans de bonnes conditions .
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Comme vous le savez bien ,  ce stade , aucun des candidats de l ' Europe centrale et orientale ne satisfait pleinement  l ' ensemble des critres . Il convient ds lors de tirer tout le parti possible de la priode de pradhsion .
 cet effet , des partenariats pour l ' adhsion seront mis en place pour chaque pays candidat d ' Europe centrale et orientale , afin de mobiliser toutes les formes d ' assistance financire  ces pays .
Nous esprons qu ' il y aura ,  partir de l ' an 2000 , une augmentation substantielle de l ' aide de pradhsion .
Il conviendra galement d ' ouvrir les programmes communautaires et les agences aux pays candidats afin de leur permettre de se familiariser avec les politiques et mthodes de travail de l ' Union .
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Le Conseil a galement valu de faon positive la proposition de la Commission d ' axer PHARE sur la perspective de l ' adhsion en se fixant deux objectifs prioritaires : le renforcement de la capacit administrative et juridictionnelle et des investissements lis  la reprise et  l ' application de l ' acquis .
Le Conseil discute galement de la dfinition d ' une stratgie de pradhsion particulire pour Chypre , cible sur les besoins propres de l ' le .
Un lment important du processus est l ' examen des progrs accomplis par chaque pays candidat sur la voie de l ' adhsion , au regard des critres de Copenhague .
Celui-ci fera l ' objet , pour chaque pays candidat , de rapports annuels de la Commission et au Conseil et ce , ds la fin de l ' anne prochaine .
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Les rapports de la Commission serviront de base au Conseil europen pour prendre les dcisions ncessaires sur la conduite ou l ' extension des ngociations d ' adhsion .
Le moment de l ' adhsion des diffrents candidats dpendra essentiellement du respect par chacun d ' entre eux des critres de Copenhague et de la capacit de l ' Union  assimiler de nouveaux membres . L ' ouverture des ngociations n ' implique pas une priorit dans l ' adhsion .
La dcision d ' engager des ngociations , en application de la procdure prvue  l ' article O du trait , n ' implique pas que ces ngociations aboutissent en mme temps . Je vous rappelle que les ngociations seront conduites entre les quinze tats membres et chaque tat candidat individuellement .
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Je voudrais aborder maintenant le sujet de la confrence europenne .
Bien qu ' il existe une large convergence de vues sur l ' opportunit d ' un cadre multilatral de dialogue entre les quinze tats membres et les pays qui ne sont pas encore membres de l ' Union pour dbattre des questions horizontales d ' intrt commun , il appartiendra au Conseil europen de dcider sur la composition et le mandat de cette confrence .
La Turquie , dont l ' ligibilit  l ' adhsion est incontestable , mais qui ne remplit actuellement pas les conditions politiques , devrait trouver sa place au sein de notre approche globale en vue de l ' largissement .
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Enfin , une troisime partie du projet de rapport de la prsidence concerne le dveloppement des politiques de l ' Union et le futur cadre financier . S ' agissant de ce volet , il me semble particulirement important de souligner de prime abord que l ' objectif n ' est pas ,  Luxembourg , de prendre des dcisions de rforme .
Comme je l ' ai rappel tout  l ' heure , le Conseil europen devra valuer l ' opportunit , l o il l ' estimera ncessaire , de formuler des orientations gnrales  partir desquelles la Commission prsentera des propositions au cours de l ' anne 1998 . Le Conseil , le moment venu , prendra les dcisions ncessaires .
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La rflexion mene par le Conseil consiste donc  dgager , sur la base des propositions prsentes en juillet , les lments fondamentaux pour l ' avenir , sur lesquels il serait important que le Conseil europen s ' exprime .
Il est primordial de s ' assurer qu ' en matire agricole les ncessaires rformes  entreprendre en vue de l ' largissement contribuent  consolider le projet que nous avons en commun d ' une Union plus forte et plus solidaire , tenant compte , d ' une part , des exigences de la comptitivit et , d ' autre part , d ' une identit propre s ' articulant autour de notions d ' quilibre et de qualit , de dveloppement rural harmonieux et respectueux de l ' environnement .
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En ce qui concerne la cohsion conomique et sociale , il sera ncessaire de se doter , au plan communautaire , d ' instruments rnovs plus efficaces , plus rationnels , plus transparents , afin de garantir la continuit de l ' effort de cohsion entre les pays membres de l ' Union .
De mme , tant au plan des politiques internes qu ' externes , il sera ncessaire de se fixer des priorits afin de proposer , dans le respect des dispositions du trait , un vritable projet commun aux pays qui seront , demain , membres de l ' Union .
Enfin , il est clair que la perspective de l ' largissement et la rforme des politiques exigent que nous nous penchions ds  prsent sur la rvision des perspectives financires pour la priode 2000-2006 , en ayant  l ' esprit la ncessit de trouver un quilibre entre les besoins nouveaux , qui dcoulent du processus d ' largissement , et le principe de rigueur budgtaire , sans lequel il n ' est pas de bonne politique .
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Hier , le Coreper a analys la partie du projet de rapport contenant les propositions dtailles exprimes par les dlgations lors de l ' examen approfondi des propositions avances par la Commission pour chacune des politiques et pour le futur cadre financier .
Cette partie sera soumise au Conseil  affaires gnrales  du 8 dcembre , avec , d ' ailleurs , l ' ensemble du rapport .
Dsormais , le travail du Conseil consiste  identifier sur cette base les lments sur lesquels le Conseil europen devrait formuler des orientations gnrales . La contribution du Parlement europen  cette rflexion est trs utile et elle sera jointe  nos dlibrations .
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Monsieur le Prsident , Honorables Parlementaires , Mesdames et Messieurs , pour terminer , permettez-moi de souligner encore une fois le caractre exceptionnel et complexe du processus d ' largissement que nous avons engag .
Il est essentiel pour les pays qui ont demand d ' entrer dans l ' Union et qui sont porteurs d ' attentes que nous ne pouvons pas dcevoir .
Il est complexe , au regard de l ' Union elle-mme qui doit se donner les moyens d ' affronter ce dfi en renforant sa solidarit , en renforant l ' efficacit de ses politiques et sa propre identit sur la scne mondiale .
<SPEAKER ID=15 NAME="Van den Broek">
Monsieur le Prsident , je voudrais commencer par assurer de mes remerciements et de mon estime les rapporteurs Oostlander , Barn , Colom i Naval ainsi que M. Spencer , qui jouait un rle de coordination , et tous ceux qui ont collabor aux deux rapports , y compris dans les commissions et les commissions parlementaires mixtes .
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Les deux rapports couvrent de manire exhaustive les problmatiques complexes susceptibles de s ' inscrire  l ' ordre du jour lors du Conseil europen de Luxembourg .
La Commission souhaite remercier le Parlement pour son approche constructive , et constate avec une certaine satisfaction que les points de vue du Parlement europen et de la Commission europenne concident dans une large mesure sur une srie de questions importantes .
Je tiens  mettre l ' occasion  profit pour souligner  nouveau brivement les points-cl des propositions de l ' Agenda 2000 touchant  l ' largissement et au financement , en attirant l ' attention sur les domaines o certains diffrends persisteraient .
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En politique , il est parfois ncessaire de prendre des dcisions sans quivoque , bien que l ' on puisse tre sduit  l ' ide de laisser persister une situation ambigu , et parfois , cela sert galement un objectif politique lgitime .
Nous voulons dire que les tats membres ont demand la transparence lorsqu ' ils ont invit la Commission  mettre un avis sur les demandes d ' adhsion des dix pays d ' Europe centrale et orientale .
Pendant plus d ' un an , la Commission a analys les informations se rapportant  ce sujet , transmises par les aspirants eux-mmes .
Nous les avons ensuite vrifies  la lumire de donnes issues des sources les plus fiables fournies par les tats membres et les institutions internationales ; et les tats membres , tout comme d ' ailleurs les pays candidats et , rcemment , la Banque europenne pour la Reconstruction et le Dveloppement , ont reconnu que l ' valuation et l ' apprciation formules par la Commission ont t professionnelles et correctes .
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Par ailleurs , coutant les interventions des rapporteurs , et en revenant aux dbats constructifs prcoces que nous pourrons avoir au sujet de l ' largissement , je tiens encore  souligner  quel point , pour la Commission europenne ainsi que , nous le croyons , pour beaucoup de membres du Parlement , l ' largissement est un processus , un processus dont n ' est exclu aucun des pays candidats .
Aucun scnario d ' largissement ne peut faire natre de nouvelles lignes de dmarcation en Europe , et surtout pas  l ' gard des pays d ' Europe centrale et orientale qui , trop longtemps , ont t spars de nous , comme nous-mme d ' eux , par les caprices catastrophique de l ' Histoire .
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Le prsident du Conseil a lui aussi signal que ce processus d ' largissement englobe  la fois les ngociations et les prparatifs .
La possibilit , pour un candidat , de passer de la phase des prparatifs  celle des ngociations est donc exclusivement fonction de l ' ampleur de ses progrs .
Le fait qu ' un candidat soit en ngociations ou en prparatifs , soyons clairs sur ce point , n ' influence en rien ses chances d ' adhrer  l ' Union , car la certitude de l ' adhsion a dj t donne  tous les candidats par la dcision du Conseil europen en 1993 .
Le caractre historique de l ' largissement , ainsi que l ' engagement historique pris par l ' Union europenne de n ' exclure aucun des candidats , a t prononc et arrt  cette poque .
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Aussi la Commission se demande-t-elle si , prcisment , entamer les ngociations en commun avec tous les pays candidats ne constituerait pas une approche trs artificielle .
Nous l ' avons dj dit trs souvent : diffrencier n ' est pas discriminer . Il s ' agit du rsultat naturel des diversits reconnues dans la progression sur le chemin de l ' adhsion .
Nous sommes convaincus qu ' une ligne de dpart commune ne pourrait donner satisfaction qu '  court terme , pour dboucher ensuite sur la dception et la frustration lorsque les ngociations ne donneront pas les rsultats esprs , faute d ' une prparation suffisante .
Du reste , et le prsident du Conseil , M. Poos , vient de le dire , un lancement prcoce des ngociations n ' implique pas automatiquement une adhsion plus rapide .
Mieux encore , les pre ins peuvent combler leur retard , tout comme les ins sont susceptibles d ' accumuler un retard .
Tout cela dpend des efforts et des rsultats de chaque pays pris individuellement .
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Une autre considration importante qui , pour la Commission , a prsid au fait de ne pas choisir la ligne de dpart commune , est que pour la plupart des pays candidats actuellement les plus avancs , il existe un risque manifeste de retard .
En outre , l ' opration sera peu efficace pour les pays moins avancs , et compromettra inutilement l ' indispensable concentration sur la mise en oeuvre des partenariats .
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Par ces explications , j ' ai voulu redire pourquoi nous tenons  diffrencier les pays candidats plus ou moins avancs , et pourquoi nous faisons une distinction entre ngociations et prparatifs , et que cette distinction ne peut en aucun cas tre interprte comme une discrimination , ni mme comme une disqualification .
Nous l ' illustrons non seulement en paroles , mais aussi par des actes .
En effet , la stratgie de pr-adhsion propose comprend une demi-douzaine d ' lments-cls qui s ' appliquent indiffremment aux ins et aux pre ins , autrement dit  tous les pays candidats d ' Europe centrale ou orientale .
On peroit donc clairement le caractre global du processus d ' largissement .
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Nous parlons de six lments . Les partenariats pour l ' adhsion .
Je n ' entrerai pas dans les dtails , vous les connaissez .
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Deuximement , la multiplication par deux du soutien financier pour aider chaque pays candidat dans ses prparatifs d ' adhsion .
Et  partir de l ' an 2000 , les aspirants recevront au total trois milliards par an , dont un milliard et demi de Phare , un milliard des fonds structurels et 500 millions de la rubrique I Agriculture , pour peu que le Conseil adopte nos propositions financires .
En outre , la Commission examine en ce moment la possibilit de crer ce que j ' appellerai un  fonds de repchage   partir de l ' enveloppe de Phare , mais venant s ' ajouter aux allocations nationales existantes .
Un fonds qui , comme son nom l ' indique , serait destin aux pays qui doivent fournir un effort particulirement soutenu , autrement dit au profit des pre ins .
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Troisime lment-cl . La Commission propose d ' instaurer la confrence europenne permanente .
Le prsident du Conseil , M. Poos , en a lui aussi parl : un forum multilatral auquel participeraient tous les pays candidats .
Il importe que la confrence , en dpit de sa structure lgre , ait  traiter de problmatiques pourvues de substance , sans quoi elle restera une coquille vide , et n ' aura donc que peu de valeur en tant que forum pour les aspirants .
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Quatrime lment-cl . La Commission s ' engage  valuer annuellement les progrs de chaque aspirant ,  partir de dcembre 1998 .
Cette valuation doit fournir les garanties ncessaires tout en servant de stimulant pour poursuivre les rformes indispensables .
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Le cinquime lment-cl portait sur le fait d ' offrir  tous les pays candidats la possibilit de participer  des programmes communautaires , afin qu ' ils puissent se familiariser  nos programmes , nos institutions et nos mthodes .
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En sixime lieu , la Commission va immdiatement recommander l ' ouverture des ngociations avec les autres pays candidats ds le moment o ceux-ci rempliront les conditions requises .
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Il me semble toutefois bon de rappeler les raisons motivant les choix de la Commission , qu ' elle soumet  prsent au Conseil , et au sujet desquels elle sera heureuse d ' entendre l ' avis du Parlement .
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La Commission souhaite galement dire un mot au sujet de la Turquie .
En effet , l ' Agenda 2000 en parle lui aussi .
En rgle gnrale , l ' importance de liens troits avec la Turquie est reconnue .
Depuis longtemps dj , la Turquie est lie  l ' Union par un accord d ' association , et l ' union douanire mise en place en 1995 reflte le caractre particulier des relations mutuelles .
Lors du prambule  Luxembourg , la Turquie a demand plusieurs fois la clart concernant ses perspectives sur la question d ' une future adhsion  l ' Union , mme si , du ct turc , on comprend bien que cette matire ne peut que relever du long terme .
L ' Union , pour sa part , demande  la Turquie davantage de clart sur ses intentions concernant l ' aplanissement des problmes politiques rattachs  la situation des droits de l ' homme ,  la question chypriote , et aux rapports tendus et aux litiges avec la Grce , tat membre de l ' Union .
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La Commission est en faveur d ' une clart mutuelle .
Nous esprons donc que , d ' une part , le Conseil europen de Luxembourg permettra d ' enregistrer des dmarches positives de la part d ' Ankara et , de l ' autre , formulera des conclusions concrtes quant  la marche de la Turquie vers une adhsion  l ' Union .
Sur ce dernier point , la Commission a , dans l ' Agenda 2000 , apport plusieurs propositions , dont l ' largissement et l ' approfondissement de l ' union douanire , et la participation de la Turquie  une confrence europenne qui ne soit pas une coquille vide .
De plus , la Commission a dj plaid pour la poursuite de la coopration financire avec la Turquie , qui constitue le complment logique et contractuel de l ' union douanire .
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La Commission a pleinement conscience du fait que la prsidence aura  coeur d ' viter que le sommet de Luxembourg , qui porte principalement sur l ' largissement , ne dgnre en un sommet domin par les dbats sur les futures relations avec la Turquie .
Ce serait ngliger les attentes lgitimes de nos partenaires d ' Europe centrale et orientale .
Mais nous esprons que Luxembourg reprsentera un grand pas en avant , susceptible par ailleurs de contribuer  crer un climat favorable pour le dbut des ngociations d ' adhsion entames avec Chypre , et auxquelles ,  l ' avis de la plupart des tats membres , la communaut turque chypriote devra elle aussi participer .
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Le projet de rapport mentionne encore un point important .
Il signale au Parlement europen , tout comme lors du prcdent largissement , que l ' largissement de l ' Union doit imprativement s ' accompagner d ' une srie de rformes , si l ' Union veut pouvoir fonctionner de manire efficace et effective .
Je pense que sur ce point , le Parlement europen a choisi la mme approche que la Commission dans son Agenda 2000 , qui plaide pour qu ' une dcision  ce sujet soit prise avant que les premiers nouveaux membres n ' adhrent  l ' Union .
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Enfin , quelques mots sur le financement de l ' largissement .
Le rapport prsent par M. Colom I Naval au nom de la commission des budgets se rattache , sur plusieurs points essentiels , aux considrations dont la Commission a tenu compte en laborant le nouveau cadre financier .
Il s ' agit plus particulirement des aspects suivants .
Il souligne qu ' il est important de maintenir l ' instrument perspectives financires et de conclure un nouvel accord interinstitutionnel .
Par ailleurs , les orientations que propose la Commission en matire de politique agricole commune et de mesures structurelles sont reprises , pour l ' essentiel , dans le rapport .
Le renforcement des politiques communautaires susceptibles de fournir la plus importante contribution  l ' emploi et  la croissance constitue une priorit tant aux yeux de la Commission que dans le rapport .
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Le cadre financier et l ' Agenda 2000 donnent un cadre de rfrence .
Pour la Commission , il s ' agit de parvenir  un juste quilibre entre les ressources financires dont l ' Union a besoin pour les tches importantes qu ' elle devra mener  bien au cours de la prochaine dcennie , et d ' autre part , les exigences en matire de discipline budgtaire auxquelles chacun doit se soumettre .
Le cadre propos semble permettre de poursuivre une politique communautaire tout en accueillant de nouveaux tats membres , sans dpasser le plafond des ressources propres de 1 , 27 % du PNB , tout en faisant en sorte de conserver de confortables marges de scurit .
L ' objectif consistait  s ' assurer que nos diverses propositions prsentaient , du point de vue financier , une bonne cohsion gnrale .
En partant de ce contexte , il sera sans aucun doute ncessaire d ' approfondir le dbat et de l ' affiner plus avant .
La Commission introduira donc , conformment  ses obligations , deux sortes de propositions financires pour la fin du prochain semestre : un relev reprenant les perspectives financires , pour la priode 2002-2006 , d ' une Union compose de quinze tats membres , et qui mentionnera galement les montants mis  disposition pour pourvoir aux besoins de l ' largissement  une srie de nouveaux tats membres .
Le Parlement devra se prononcer sur ce relev .
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Les perspectives financires devront tre adaptes , en concertation avec les institutions ,  l ' instant o l ' adhsion d ' une srie de pays supplmentaires sera effective , en fonction de la date d ' adhsion , et en fonction des conditions d ' adhsion convenues .
 cette occasion , on pourra galement tenir compte du dveloppement rel des paramtres conomiques compars aux attentes initiales .
L ' effet budgtaire des rformes qui auront alors t mises en chantier pour les Quinze sera lui aussi mieux connu  ce moment .
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Un rapport sur l ' application de l ' accord interinstitutionnel de 1993 sera galement prsent , accompagn de fils conducteurs pour un nouvel accord .
Sur cette base , le dbat devra s ' ouvrir , notamment au sujet de certaines questions voques dans le rapport , comme le degr de flexibilit pour le cadre financier suivant , et les ressources affectes  l ' amlioration de la collaboration interinstitutionnelle dans le droulement de la procdure budgtaire .
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En ce qui concerne le systme de financement , la Commission constate que le systme en vigueur rpond aux attentes .
Ce systme donne satisfaction pour sa tche principale , qui consiste  assurer des ressources stables et suffisantes .
La rpartition des charges financires , surtout aprs les rcentes modifications , correspond au principe d ' quit , compte tenu de la prosprit relative des tats membres .
Les points de vue des tats membres au sujet du budget ne divergent gure par rapport aux attentes exprimes  l ' poque de la dfinition du paquet Delors II .
Au cours de la prochaine priode , il est probable que la situation ne connatra pas de grands changements , sauf bien entendu dans la mesure o tous les tats membres actuels devront invitablement partager les cots de l ' largissement .
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Dans la priode des prochaines perspectives financires , le maintien du systme actuel de financement et les effets de la rforme des principales politiques communautaires n ' apporteront pas de grands changements aux situations budgtaires relatives des tats membres .
Ces considrations sont d ' ailleurs exposes et prcises dans le document de travail que la Commission a prsent lors du conseil informel ECOFIN du 13 octobre , et o il est galement fait mention des limitations et des carences d ' une approche trop axe sur le solde budgtaire par tat membre .
Il incombait  la Commission de rpercuter ds  prsent cette constatation dans l ' Agenda 2000 et de faire savoir que par consquent , une refonte complte du systme des ressources propres n ' est , selon elle , pas ncessaire .
Il est tout aussi vident que dans le courant de l ' anne 1998 , la Commission , conformment  l ' engagement qu ' elle a pris , prsentera un rapport dtaill sur le fonctionnement du systme des ressources propres .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="DE" NAME="Swoboda">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident en exercice du Conseil , Monsieur le Commissaire , je me rjouis , en tant qu ' Autrichien , de pouvoir m ' exprimer en premier au nom de mon groupe - je viens en effet d ' un pays fort concern par l ' largissement de l ' Union europenne - mme si je sais que cet honneur ne m ' incombe que suite  l ' arrive relativement tardive de Klaus Hnsch , retard par des circonstances dfavorables , et  la gnrosit dont il a fait preuve en me laissant la parole qu ' on m ' avait dj accorde entretemps .
Je tiens galement  le remercier - car il a t impliqu dans ce processus de manire dterminante - pour la ligne commune que nous avons pu finalement arrter avec un autre groupe , ce que je trouve trs positif .
<P>
Les dernires semaines ont t vraiment marques , au sein de cette Assemble , par une fivre d ' adhsion .
Il y avait une question importante : es-tu pour l ' option " rgate  ou pour l ' option 5 + 1 ?
C ' tait la question centrale au petit djeuner , au dner , pendant les sances - et pas seulement  la commission des affaires trangres . Question dbattue - j ' exagre , mais  peine - avec les allis ou les adversaires .
En ce qui nous concerne , en ce qui concerne le Parlement , nous sommes , en fin de compte , favorables aux deux .
Cependant , ce n ' est pas purement et simplement un mauvais compromis : c ' est aussi un bon compromis , comme l ' ont soulign le Prsident du Conseil et le commissaire .
<P>
Si nous nous sommes tant proccups de cette question , c ' est parce qu ' il ne s ' agit pas pour nous d ' un simple dbat factuel , mais d ' une question motionnelle .
Quel meilleur verdict peut-il y avoir pour l ' Union europenne que le fait que de nombreux pays dont le souhait est avant tout de devenir membre de cette Union se tiennent devant la porte ?
Nous avons beau exprimer des critiques , nous avons beau demeurer insatisfaits sur de nombreux points - et nos concitoyennes et concitoyens le sont davantage encore - il ne peut y avoir de meilleur signe pour une Communaut que de voir que ceux qui y sont veulent y rester et que tous ceux qui sont  l ' extrieur veulent y rentrer : c ' est ce que veulent nos voisins et nous devons les y aider .
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Ils voient dans l ' adhsion  l ' Union europenne l ' occasion de surmonter toutes les souffrances , les carences conomiques , les difficults politiques du pass et nous avons la terrible responsabilit et l ' obligation de les aider  surmonter tout cela .
En fin de compte , la chute du rideau de fer , l ' anantissement du rgime communiste , n ' ont pas encore apport le bien-tre que nous leur souhaitions et dont nous avons aussi besoin .
Naturellement , il nous faut aussi garder  l ' esprit que ce processus d ' largissement effraie nombre d ' entre-nous , car il provoquera des mouvements migratoires , car il y aura peut-tre moins d ' argent pour nous , ou pour certains d ' entre-nous , ou parce qu ' on exigera peut-tre davantage d ' argent de certains d ' entre-nous .
Cette angoisse , il nous faut la prendre au srieux car , sans le soutien de notre population , nous ne pourrons mener  bien l ' largissement , afin qu ' il ne soit pas seulement formel , mais qu ' il recueille le soutien de notre population sur le fond ; c ' est l une chose qu ' il faut dire .
<P>
Nous devons dire aux citoyens qu ' il s ' agit d ' une chance norme pour l ' Europe , d ' une chance pour nous galement .
L ' largissement n ' est pas un jeu o il doit y avoir un gagnant et un perdant , o les Hongrois , les Polonais et les autres gagneront ce que nous perdrons .
Non , l ' largissement est l ' occasion de crer un espace commun de bientre et de scurit en Europe , et c ' est une occasion qu ' il nous faut saisir !
<P>
Malgr cette prise de position motionnelle et positive , il faut pourtant tre sincre et honnte .
Il ne s ' agira pas d ' une promenade de sant dans un dcor printanier , avec l ' t dj visible du coin de l ' oeil , mais d ' un chemin long et difficile , fait de ngociations et de discussions , qui pourra aboutir avec de la bonne volont , mais qui exige de la bonne volont de part et d ' autre et que des rformes soient entreprises par les candidats .
Pour mener  bien ces rformes , il faudra du temps et c ' est pourquoi je veux mettre de ct toute prvision  court terme .
Le point dcisif n ' est pas d ' effectuer la bonne prvision quant  la date de succs du processus mais bien d ' entamer ds l ' anne prochaine des ngociations srieuses et d ' engager immdiatement les rformes tant dans les pays candidats  l ' adhsion qu ' au sein des tats membres de l ' Union europenne .
<P>
La formule que nous avons trouve - en fait , nous y sommes occups pour l ' instant et nous devrons encore y rflchir d ' ici ce soir - est  mon avis tout  fait applicable .
Nous voulons que tous prennent part au processus d ' largissement , que personne n ' en soit exclu , que personne n ' ait le sentiment de rester dehors sans savoir combien de temps il devra rester dehors , qu ' on ngocie avant tout avec ceux qui se reconnaissent de la dmocratie - pas seulement dans la thorie mais aussi dans les faits - et qu ' on ngocie de manire intensive avec ceux que la Commission nous propose  prsent .
Si la situation vient  changer dans ces pays - et cela peut survenir trs rapidement , nous le voyons avec la rpublique tchque - nous ngocierons alors avec ceux qui , entre-temps , seront devenus meilleurs .
<P>
 cet gard , je voudrais remercier la Commission et louer son travail , mme si sa proposition venait  tre modifie .
Nous n ' avons pu modifier cette proposition , nous n ' avons pu parvenir  ce compromis que parce qu ' il tait possible de btir quelque chose  partir de la proposition de la Commission .
En ce sens , nous sommes parvenus  une trs bonne solution .
En ce sens , il est possible de poursuivre le processus d ' largissement sans affaiblir l ' Union europenne car nous voulons renforcer l ' Union par l ' largissement .
Nous y parviendrons si nous y travaillons ensemble .
<SPEAKER ID=17 LANGUAGE="DE" NAME="Poettering">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , le Parlement europen dbat aujourd ' hui pour la deuxime fois de l ' largissement de l ' Union europenne  dix pays d ' Europe centrale et orientale , ainsi qu '  Chypre .
Le 16 juillet , la Commission europenne avait propos l ' Agenda 2000 et nous en avions dbattu le mme jour .
Aujourd ' hui , notre discussion repose sur les rapports de nos collgues Arie Oostlander et Enrique Barn Crespo et je voudrais parler de ces deux rapports .
Au nom du groupe PPE , je voudrais trs chaleureusement remercier nos collgues Oostlander et Barn Crespo pour leur travail ardu et excellent .
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Les Estoniens , les Lettons et les Lithuaniens , les Polonais ; les Tchques , les Slovaques , les Hongrois , les Slovnes , les Bulgares et les Roumains voudraient appartenir  l ' Union europenne car ils partagent les convictions et les idaux qui sont les ntres pour l ' Europe au XXIe sicle dans le but - aux termes des traits de Rome de 1957 que je cite - " d ' tablir les fondements d ' une union sans cesse plus troite entre les peuple europens ( ...
) et d ' affermir , par la constitution de cet ensemble ( ...
) , les sauvegardes de la paix et de la libert  .
Ce souhait n ' est pas seulement partag par les citoyens des cinq pays proposs par la Commission pour l ' ouverture de ngociations en vue de l ' adhsion , mais par les citoyens des dix tats d ' Europe centrale et orientale lis  l ' Union europenne par l ' Accord europen .
N ' oublions pas qu ' en 1989 et 1990 , ce sont les citoyens de ces pays d ' Europe centrale et orientale qui ont rendu possible le changement survenu sur notre continent par leur aspiration  la libert , leur lutte pour la dmocratie , leur volont d ' accder  l ' conomie de march . La dcision que nous allons prendre ne peut pas dcevoir ces gens qui ont men  bien la rvolution pacifique en Europe .
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( Applaudissements ) Ce sont les gens d ' Europe centrale et orientale qui veulent vivre dans une socit libre comme nous : c ' est pour cette raison que le groupe PPE est persuad que tous les Europens ont le droit politique et moral de vivre dans la scurit , la paix et la libert .
Ds lors , il nous apparat que l ' exigence suprme , avant que ne dbutent les ngociations d ' adhsion , est la suivante : aucun pays ne peut tre discrimin .
Et n ' ayons pas l ' arrogance de dfinir ce qu ' est la discrimination mais soyons  l ' coute de ces pays car il est possible qu ' ils se sentent discrimins par nos dcisions .
En consquence , il nous faut formuler nos dcisions de manire  ce qu ' elles encouragent ces tats ,  ce qu ' elles encouragent ces gens ,  mener  bien le processus de rforme prouvant et souvent douloureux dans la perspective de l ' adhsion  l ' Union europenne .
Les gens ont besoin de cet encouragement .
Le groupe PPE demande donc aux chefs d ' tat et de gouvernement , dans la perspective du sommet de Luxembourg des 12 et 13 dcembre , de donner un signal aux peuples d ' Europe centrale et orientale de leur appartenance  la famille europenne et de donner un signal  ces tats de leur entre progressive dans la communaut des peuples de l ' Union europenne .
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Le groupe PPE , les 1er octobre et 26 novembre  Bruxelles et lors de son congrs  Toulouse le 11 novembre 1997 , est parvenu  des conclusions unanimes .
Les discussions - je suis d ' accord avec mon collgue M. Swoboda - ont t trs difficiles mais nous sommes finalement parvenus  des conclusions unanimes et nous voyons le processus d ' largissement de la manire suivante . Premirement : un processus d ' adhsion et de ngociation renforc avec les pays d ' Europe centrale et orientale qui remplissent les conditions d ' adhsion ainsi qu ' avec Chypre devrait commencer en 1998 .
Deuximement : des ngociations intensives seront menes de manire unilatrale avec les pays qui auront le plus progress .
Troisimement : le dialogue d ' largissement , auquel prendront part les pays candidats  l ' adhsion , devrait crer un rseau informel pour dbattre de tous les domaines de la politique de l ' Union europenne . Quatrimement : la confrence europenne propose par la Commission peut tre un instrument utile de collaboration , en particulier pour renforcer les relations avec la Turquie .
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Le processus d ' largissement est difficile et de nombreuses pierres d ' achoppement demeurent encore sur la route de l ' largissement , lesquelles doivent tre radiques par les candidats  l ' adhsion mais aussi par l ' Union europenne elle-mme qui doit se prparer  l ' largissement par d ' indispensables rformes institutionnelles et politiques .
Ne parlons pas toujours des seuls devoirs des candidats  l ' adhsion .
Parlons galement des tches qui nous incombent en tant qu ' Union europenne , parce que nous voulons que l ' largissement mne  un renforcement de l ' Union et que nous devons ds lors la rendre plus apte  agir , plus dmocratique , afin que les peuples d ' Europe centrale et orientale accdent  une Union qui offre  tous les Europens des perspectives de stabilit pour le XXIe sicle .
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Nous , le Parlement europen , qui reprsente aujourd ' hui 370 millions de personnes , devons nous faire l ' avocat des peuples de toute l ' Europe .
Si nous ne le faisons pas , qui donc le fera ?
C ' est  nous , les dputs , qu ' incombe cette tche .
L ' Europe n ' est pas que l ' Union europenne actuelle !
Nous devons travailler  ce que les peuples d ' Europe centrale et orientale , avec lesquels - nous l ' esprons - le processus d ' adhsion et de ngociation commencera ds le dbut de 1998 , envoient progressivement leurs reprsentants au Parlement europen .
Ce Parlement - dans les nouveaux bureaux bruxellois duquel nous venons de nous installer et o nous nous trouvons aujourd ' hui - est bien trop grand pour n ' tre que le Parlement de l ' Union europenne actuelle .
Nous devons ouvrir cette Assemble  d ' autres membres .
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Attelons-nous ensemble  ce que , ds la prochaine dcennie - qui sera aussi une nouveau sicle et un nouveau millnaire - , nous puissions accueillir au sein du Parlement europen des reprsentants librement lus d ' Europe centrale et orientale .
Il y a quelques annes  peine , une telle proposition relevait encore de l ' utopie .
Aujourd ' hui , il ne s ' agit plus d ' une prdiction mais d ' une prvision , qui deviendra bientt ralit si nous y travaillons avec l ' engagement ncessaire .
Le groupe PPE se ddie  cette tche historique pour notre vieux continent europen , en perptuel renouvellement .
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( Applaudissements )
<SPEAKER ID=18 NAME="Pasty">
Monsieur le Prsident , chers collgues , construire et russir la grande Europe , enfin runifie et rconcilie avec elle-mme , constitue le grand dfi historique paneuropen qu ' il nous faut relever  l ' aube du troisime millnaire .
Il s ' agit non seulement de tourner dfinitivement la page de la division de l ' Europe , impose par Staline  Yalta , mais de consolider la paix et la scurit sur notre continent tout en donnant  l ' ensemble de nos nations la possibilit de faire rayonner les valeurs humanistes dont elles sont porteuses .
L ' approche trs technicienne suivie par la Commission dans le document Agenda 2000 , qui propose une stratgie pour des largissements  venir , masque quelque peu l ' importance de l ' enjeu politique , moral et culturel auquel l ' Europe est aujourd ' hui confronte .
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Cet largissement , nous le savons , ne ressemblera pas au prcdent , en raison de sa dimension gographique et historique et de ses difficults , lies aux squelles du collectivisme qui a profondment affect les structures sociales , voire les mentalits , des pays candidats .
Il exigera tant des pays candidats que des pays membres actuels des efforts considrables qui , pour tre accepts , devront tre transcends par une vision politique susceptible de galvaniser les nergies .
Je doute que la simple transposition aux pays candidats de l ' acquis communautaire , sorte de leitmotiv de la stratgie qui nous est propose dans Agenda 2000 , suffise  crer l ' lan politique qui serait ncessaire pour venir  bout des difficults de l ' entreprise .
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Lors de l ' effondrement des rgimes collectivistes  l ' Est , certains dirigeants occidentaux avaient appel de leurs voeux la mise en oeuvre d ' un nouveau plan Marshall en faveur des pays nouvellement mancips .
Qu ' en est-il aujourd ' hui ?
L ' effort financier en termes de transferts nets vers les PECOs , tel qu ' il est prvu dans le cadre d ' Agenda 2000 , a t chiffr par la commission des budgets  0 , 13 % du PNB des quinze membres actuels de l ' Union .
Est-ce suffisant , compte tenu des normes besoins des PECOs pour moderniser leurs infrastructures essentielles , leur agriculture , leur industrie lourde , et mettre leurs entreprises aux normes environnementales de l ' Union .
Il est permis d ' en douter .
Comment , en mme temps , prserver les acquis de la politique agricole commune , des fonds structurels et de cohsion , alors que les besoins  satisfaire pour combler les retards en matire de revenus des futurs tats membres sont sans commune mesure avec ceux des plus pauvres des tats membres actuels ?
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Le plafonnement des ressources du budget communautaire  1 , 27 % du PNB est fond sur un certain nombre de paris qui ne seront pas des plus aiss  tenir .
Ceux qui souhaitent le plus l ' largissement , pour des raisons qui ne sont pas toujours dsintresses , du point de vue de leurs intrts commerciaux  moyen terme , sont-ils prts  en payer tout le prix ?
Ceux , encore , qui affirment que tout devrait s ' arranger avec le temps , en esprant que les dieux seront favorables  l ' Europe , ne pratiquent-ils pas la politique de l ' autruche en refusant de prendre rellement en considration tous les dfis politiques et financiers de cet largissement ?
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Dans ces conditions , le moment n ' est-il pas venu de dfinir un nouveau projet europen  la mesure des dfis que reprsente l ' mergence de la grande Europe ?
Celle-ci ne se ralisera pas sans la mise en oeuvre de nouvelles solidarits dans le domaine de la dfense , de la scurit intrieure et de l ' conomie .
Pour certains tats candidats , l ' adhsion  l ' OTAN , garant de leur intgrit territoriale et de leur scurit extrieure , prime l ' adhsion  l ' Union europenne , qui ne peut leur offrir actuellement les mmes garanties .
Le moment n ' est-il pas venu d ' inverser les priorits en redonnant la premire place  la construction politique de l ' Europe runifie , sur l ' achvement , certes ncessaire , mais parfois ressenti comme moins vital et exagrment contraignant du grand march intrieur et de la mise en oeuvre d ' une monnaie unique dont seront d ' ailleurs exclus  moyen terme la plupart des nouveaux tats membres ?
Ne faut-il pas construire tout de suite l ' Europe politique , sous peine de voir se dsagrger avec le temps ou s ' enliser dans des procdures technocratiques le processus d ' intgration tel qu ' il a t conduit jusqu '  prsent ?
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Le Conseil europen de Luxembourg devrait donner  l ' lan en faveur de l ' largissement ce souffle politique qui manque au programme Agenda 2000 . L ' institution de la confrence europenne runissant les chefs d ' tat et de gouvernement des tats membres actuels et des tats candidats pourrait tre l ' enceinte la plus approprie pour dfinir et arrter les grandes orientations de la future grande Europe .
Paralllement , les ngociations d ' adhsion pourraient s ' engager avec tous les pays candidats , sans aucune exclusive , afin de ne pas recrer  l ' intrieur de l ' Europe de nouvelles divisions artificielles et dangereuses . Je prcise que je recommanderai  mon groupe de ne pas voter le rapport Oostlander si un seul tat devait tre exclu du processus de ngociation , comme cela est actuellement propos .
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 ce sujet , j ' ai t choqu , pour ne pas dire scandalis , par les propos de M. Oostlander suggrant , tout  l ' heure , que les choses pourraient aller mieux avec la Slovaquie si le peuple de ce pays se dotait d ' un gouvernement diffrent .
C ' est une ingrence inadmissible dans la politique intrieure d ' une dmocratie pluraliste .
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Mais ces ngociations , pour russir , devraient s ' inscrire dans la vision d ' une nouvelle architecture europenne faisant de la grande Europe une entit politique respectueuse des identits nationales qui en font la richesse , mais en mme temps bien dcide  s ' affirmer sur la scne internationale pour dfendre son avenir et les valeurs universelles qui ont nourri son histoire .
La rforme institutionnelle serait plus facile  raliser si les objectifs politiques de la construction europenne taient mieux prciss . De mme , les efforts qui seront demands  tous seraient mieux accepts et partags si les nouvelles solidarits qu ' impose l ' dification de la grande Europe taient mieux comprises et partages .
Construire l ' Europe du XXIe sicle  la dimension du continent est une grande et passionnante aventure .
Sachons retrouver cet esprit d ' aventure qui nous a fait jusqu ' ici , malheureusement , si cruellement dfaut .
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( Applaudissements )
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="NL" NAME="De Vries">
Monsieur le Prsident , la principale mission de l ' Union sur le plan de la politique trangre au cours des prochaines dcennies est de contribuer  la scurit et  la stabilit de ce continent .
La mission historique de notre gnration consiste  faire , pour toute l ' Europe , ce que la gnration d ' Adenauer , Beyen , Monnet et Spaak a fait pour la France et l ' Allemagne : construire une maison commune , un cadre commun au sein duquel la force est assujettie au droit .
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Dix pays d ' Europe centrale et orientale , ainsi que Chypre , ont demand la qualit de membre .
Tous pourront adhrer ds qu ' ils rpondront aux conditions .
Ce moment , c ' est avant tout eux-mmes qui le dtermineront .
Mon groupe partage l ' avis de la Commission selon lequel la Pologne , la Hongrie , la Tchquie , la Slovnie et l ' Estonie sont actuellement les mieux prpars .
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En ce qui concerne les quinze tats membres actuels , l ' largissement va dans l ' intrt national de chacun d ' entre eux .
C ' est pourquoi ils ne doivent pas opposer de blocages financiers .
Les bnficiaires nets et les payeurs nets ne doivent pas oublier que la scurit est plus importante que les subventions .
Des rformes institutionnelles supplmentaires de l ' Union sont indispensables pour que l ' largissement soit un succs .
C ' est particulirement vrai dans des domaines comme la politique du droit d ' asile et la lutte contre la criminalit .
Mais les tats membres ne seront prts pour ces rformes que moyennant une pression externe . Cette pression s ' exercera ds que nos citoyens dcouvriront que l ' Union , avec chaque nouvel tat membre , importe non seulement des problmes dcisionnels , mais aussi une recrudescence de criminalit .
Par consquent , plus vite l ' largissement de l ' Union aura lieu , plus vite l ' approfondissement suivra .
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Un largissement  d ' anciens pays communistes modifiera fondamentalement le caractre de l ' Union .
D ' une organisation principalement conomique , l ' Union deviendra un facteur gopolitique d ' une importance croissante .
Ce fait s ' exprime clairement dans l ' attitude de l ' Union vis--vis de la rgion baltique .
Lorsque l ' Estonie , dans quelques annes , rejoindra l ' Union , l ' UE aura fait un pas pour lequel l ' OTAN n ' tait pas prte .
Mais l ' Union n ' est pas encore prpare  ses nouvelles responsabilits .
Elle ne pourra assurer rellement son rle de pierre angulaire pour la stabilit et de la scurit que si elle intensifie ses relations politiques avec trois pays importants : la Turquie , la Russie et l ' Amrique .
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L ' Union n ' est pas une organisation religieuse .
La demande d ' adhsion turque doit donc tre examine  la lumire des mmes critres qui s ' appliquent aux autres pays .
Mais si la Turquie prtend adhrer  l ' Union , elle doit se comporter comme un pays europen .
Tant qu ' il n ' y aura pas de libert d ' expression en Turquie , et tant que la torture s ' y pratiquera quotidiennement , y compris sur des enfants , il ne pourra tre question d ' ouvrir des ngociations avec la Turquie .
Mais c ' est un pays important pour l ' Europe .
C ' est une dmocratie parlementaire , c ' est un membre de l ' OTAN , c ' est une puissance rgionale .
Par consquent , il est important que la Turquie participe  la confrence europenne .
L ' opposition grecque  cette ide est  courtes vues et dplace .
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En ce qui concerne la Russie , il manque encore  l ' Union , pour les relations avec ce pays , un cadre refltant la grande importance des relations russo-europennes .
L ' OTAN a mis sur pied un conseil conjoint permanent avec la Russie .
L ' Union doit envisager de renforcer ses relations politiques aussi .
Un sommet annuel rassemblant les prsidences mettrait l ' Union en mesure d ' approfondir ses relations avec Moscou .
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Ceci m ' amne , pour terminer , aux relations avec les tats-Unis .
Si nos relations conomiques transatlantiques restent bonnes , nous semblons nous loigner politiquement .
C ' est dangereux .
Il est urgent d ' investir dans des relations politiques renforces entre l ' Union et les tats-Unis , en vue d ' assurer la gestion politique de l ' largissement tant de l ' Union que de l ' OTAN .
Personne n ' a oubli la menace de Mme Tansu Ciller , qui a dclar qu ' Ankara tait en mesure de bloquer l ' largissement de l ' OTAN en cas de progrs insuffisants dans les ngociations d ' adhsion de la Turquie  l ' Union .
Pas plus que l ' on n ' a oubli la menace du Premier ministre grec , M. Simitis , de bloquer l ' largissement de l ' Union si Chypre n ' adhrait pas rapidement .
L ' largissement de l ' OTAN et l ' largissement de l ' Union sont des processus indpendants , mais ce n ' en sont pas moins deux cts de la mme mdaille .
Tous deux exigent des consultations minutieuses et permanentes entre l ' Union europenne et les tats-Unis .
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Monsieur le Prsident , nous entrons dans une phase o l ' Union va fondamentalement changer .
L ' Histoire ne nous donne pas beaucoup d ' occasions de ce type .
Ne les laissons pas passer .
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="ES" NAME="Puerta">
Monsieur le Prsident , on a dit et crit tant de choses ces derniers jours sur l ' largissement et l ' Agenda 2000 que nous courons le danger certain que les analyses et les propositions des reprsentants de la citoyennet europenne soient perdues , ou tout du moins dvalues , au regard de l ' opinion publique et des institutions communautaires elles-mmes .
C ' est pourquoi je tcherai de faire des rflexions de la Gauche unitaire europenne des messages brefs et comprhensibles .
Elles ont t menes  partir des rapports prsents aujourd ' hui .
Et le rapport Colom i Naval sur les perspectives financires mrite l ' approbation de notre groupe .
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Voici la teneur de nos messages : oui  l ' largissement , qui constitue la rponse adquate au dfi de la construction europenne en ce moment tellement dcisif de l ' histoire de l ' Europe .
Mais l ' largissement ne peut tre abord indpendamment de ses consquences institutionnelles , conomiques et financires .
L ' largissement ne peut se raliser en sacrifiant l ' objectif de la cohsion conomique et sociale des membres actuels de l ' Union , avec une diminution alarmante des Fonds structurels et de cohsion , dont la rforme va bien au-del des objectifs proclams , de leur concentration et de leur efficacit .
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Il est ncessaire de mettre une confrence intergouvernementale sur pied pour la rforme institutionnelle que l ' on n ' a pas ralise  Amsterdam .
Il faut tre clair  ce sujet et dterminer une date : le plus rapidement possible , au cours de l ' an 2000 , et sans attendre que l ' Union comprenne 20 tats membres .
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Les ngociations d ' adhsion doivent tre engages avec tous les pays remplissant les conditions politiques .
Puisque aucun d ' entre eux ne remplit les conditions conomiques , les discriminations initiales pourraient avoir des consquences graves pour les pays concerns .
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Nous sommes trs critiques  l ' gard de la proposition de gel du budget communautaire fixant  1 , 27 % du produit intrieur brut la limite des ressources propres .
Ceci signifierait sans aucun doute que nous aurions  payer l ' largissement  l ' aide des Fonds structurels existants .
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Nous considrons que l ' Agenda 2000 fait des propositions trs concrtes dans certains secteurs de la politique agricole commune , en marge des effets de l ' largissement , car l ' largissement a quelques effets sur la PAC .
Et c ' est le cas , dans l ' Agenda 2000 , des trois secteurs que sont la viande bovine , les quotas laitiers et les crales , les produits mditerranens ayant t oublis .
L ' Agenda 2000 prvoit partiellement une seconde rforme de la PAC aprs celle de 92 , dont l ' valuation devrait tenir compte non seulement de l ' amlioration du revenu agricole , mais galement de la disparition de presque 20 % des postes de travail dans ce secteur .
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Un point de vue fauss sur l ' largissement , auquel viendraient s ' ajouter les consquences sociales de ce que l ' on appelle  le pacte de stabilit  et des conditions de la convergence nominale , pourrait constituer un obstacle majeur  la cration d ' emplois , tant dans les pays membres que dans les pays qui demandent l ' adhsion .
Et ceci entre en contradiction avec les propositions ayant fait l ' objet de dcisions tout rcemment  Luxembourg .
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Finalement , l ' largissement  l ' ensemble de l ' espace europen nous contraint  cristalliser l ' union politique face au danger que reprsente une ventuelle reconversion de l ' Union europenne en une grande zone de librechange .
L ' Europe du XXIe sicle ne peut tre rduite  un march , elle doit tre un espace intgr de dmocratie et de solidarit .
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="DE" NAME="Schroedter">
Monsieur le Prsident , l ' aspiration dmocratique a provoqu la chute du mur de Berlin .
Les pres et l ' inspiration de ces mouvements dmocratiques provinrent de Prague et de Gdansk .
Aujourd ' hui , l ' occasion unique existe de crer une Europe unie dans la paix , la dmocratie et la libert .
Le projet de la Commission n ' est pourtant pas prcisment une invitation , mais plutt un obstacle , pour ceux qui , au cours des dcennies prcdentes , et au prix de privations personnelles , ont port l ' ide d ' une Europe dmocratique  l ' Est .
La dcision prise  Copenhague d ' accueillir les tats d ' Europe centrale et orientale tait la consquence historique logique de la situation politique .
L ' Agenda 2000 reste pourtant bien en-de de cette dcision .
On n ' y trouve aucune trace d ' une stratgie d ' largissement convaincante .
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D ' un ct , des politiciens de haut rang des tats membres triomphent dans les capitales orientales  coup de dclarations concernant le calendrier d ' largissement .
D ' un autre ct , ils n ' ont pu se mettre d ' accord , lors du sommet d ' Amsterdam , sur une rforme qui rende l ' UE dmocratique et ouverte  l ' largissement .
Les questions institutionnelles centrales ont t cartes .
Consquence de cela , le processus d ' largissement europen est proche du dsastre , vu que le travail prparatoire  l ' accueil de nouveaux candidats a commenc alors qu ' aucune stratgie consquente ni calendrier n ' existe pour permettre  l ' Union de grer l ' largissement .
Et maintenant , on essaie de gagner du temps avec des rformes  la petite semaine .
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La proposition de la Commission de n ' entamer les ngociations que dans le cadre de l ' option 5 + 1 correspond donc  la volont du Conseil de prvoir  l ' avenir un commissaire par tat membre pour les vingt postes  attribuer .
On ne trouve dans l ' Agenda 2000 aucune proposition concrte ou amorce de solution pour grer une possible deuxime vague d ' adhsions .
D ' o l ' impression qu ' avec l ' option 5 + 1 , la porte de l ' UE ne s ' est ouverte qu ' un court instant , pour se refermer ensuite pour longtemps .
<P>
En sparant les candidats  l ' adhsion d ' Europe centrale et orientale en un groupe de pays riches et bienvenus et une arrire-cour pauvre , la Commission provoque une ruine politique .
Les pays rejets n ' ont pas seulement  supporter les dsavantages de voir une frontire trace en Europe mais aussi ceux de se voir tenus responsables de la misre par leurs populations .
Les efforts accomplis  l ' intrieur de leurs frontires en matire de rformes dmocratiques et de stabilisation conomique ne reoivent aucune reconnaissance internationale .
L ' influence ngative que cela aura sur les investissements de capitaux trangers est prprogramme .
De grands espoirs reposent sur ce Parlement . Nous avons la possibilit de poser un geste politique en dmontrant que nous ne voulons pas tracer de frontire sur ce continent .
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Pendant longtemps , une majorit claire s ' est exprime au sein de la commission des affaires trangres pour soutenir les forces dmocratiques en Europe centrale et orientale , elles qui portent la pense europenne , et ne pas les faire attendre devant la porte .
Pourquoi , chers socio-dmocrates , retournez-vous votre veste , range aprs range ? L ' argument selon lequel l ' accueil de la seule Estonie aurait des consquences gigantesques sur la zone de libre change et de libre circulation entre les pays baltes n ' a-t-il plus de valeur ,  prsent ?
Chers dmocrates chrtiens , pourquoi vous repliez-vous laborieusement vers une position prpare , telle qu ' on peut la trouver  l ' article 3 du rapport Oostlander ?
Nous , les Verts , sommes pour entamer les ngociations avec tous les pays candidats qui ont tabli les conditions dmocratiques ncessaires et qui reconnaissent les droits de l ' homme et des minorits .
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Il est naturellement indiqu d ' organiser le processus d ' adhsion et de ngociation de manire nuance . Nous mettons en avant le caractre de partenariat et la dimension multilatrale que doit prendre ce processus et exigeons ds lors un renforcement substantiel de la confrence europenne .
Nous soutenons la proposition du gouvernement franais visant  tendre la collaboration  d ' autres domaines tels que la rforme institutionnelle , la collaboration conomique et les projets transfrontaliers .
La confrence europenne offre galement la possibilit d ' un dialogue politique avec la Turquie et la Slovaquie plutt que de l ' abandonner . Dans ce dernier pays , l ' Union n ' a d ' ailleurs pas encore dvelopp des instruments civils de rglement des conflits .
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L ' Agenda 2000 prte peu d ' attention au rapprochement des PECO aux normes en matire sociale et d ' environnement de l ' UE .
Pour nous , il s ' agit d ' une question centrale , essentielle .
 cet gard , un soutien vaste et appropri est ncessaire en matire financire , juridique et technique .
Pour rpondre aux exigences du dfi politique que constitue l ' largissement de l ' Union  notre continent , la proposition de la Commission doit faire l ' objet de modifications et s ' atteler davantage  la sincrit .
<SPEAKER ID=22 NAME="Lalumire">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Prsident du Conseil , Monsieur le Commissaire ,  quelques jours du Conseil europen de Luxembourg , c ' est l ' occasion de prciser les positions du Parlement sur ce qui sera la grande affaire des annes futures , l ' largissement de l ' Union vers l ' Est .
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Sans revenir sur tous les points , j ' insisterai seulement sur ce qui me semble essentiel .
En premier lieu , comme vous l ' avez dit , Monsieur le Prsident du Conseil , cet largissement est une chance pour l ' Europe et pour nous .
Une chance , car c ' est l ' occasion de runir ceux que les malheurs de l ' Histoire rcente avaient spars .
Une chance aussi , car c ' est l ' occasion d ' ouvrir un march de 500 millions d ' habitants , de stabiliser notre continent et d ' accrotre son poids dans le monde .
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Ce faisant , et mme si cela peut sembler trs optimiste et mme paradoxal , l ' largissement de l ' Union europenne peut favoriser l ' mergence d ' une vritable politique trangre et de scurit commune et d ' une vritable identit europenne .
Car les PECO sont bien placs pour comprendre  quel point une union politique forte est une garantie utile pour leur avenir et leur scurit .
J ' insiste sur cette chance , car , par les temps qui courent , l ' largissement semble trop souvent peru et prsent comme une sorte de menace invitable et pleine de dangers .
Mais pour que cette ouverture soit une russite , encore faut-il qu ' elle soit ralise dans de bonnes conditions , en surmontant les incontestables difficults de l ' exercice .
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En premier lieu , je rappelle l ' importance que nous attachons  la rforme des institutions de l ' Union .
Je n ' insiste pas , nos convictions sont connues .
Parmi les difficults  surmonter , il y a aussi la tentation de distinguer les bons candidats , ceux qui , a priori , sont mieux  mme que les autres de satisfaire aux critres de Copenhague .
La Commission a succomb  cette tentation , qui semblait avoir l ' avantage d ' allger sa tche et de diminuer le cot des ngociations , et en dfinitive de l ' largissement .
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Heureusement , et j ' en flicite les rapporteurs , le Parlement s ' achemine vers un texte qui met sur la mme ligne de dpart tous les pays candidats , et j ' espre profondment que le Conseil europen , sous l ' impulsion bnfique de la prsidence luxembourgeoise , aura la sagesse de toujours choisir ce qui unit plutt que ce qui divise inutilement , car ce qui spare les bons candidats des moins bons n ' est pas si important qu ' il faille prendre le risque de les scinder en deux groupes prsents de faon distincte .
En effet , la prsentation n ' est pas un acte neutre .
Elle a une porte psychologique et politique mme si elle ne signifie pas discrimination , Monsieur le Commissaire .
C ' est d ' ailleurs dans cet esprit que je souhaiterais voir traiter la Slovaquie .
Certes , aujourd ' hui , le climat politique qui domine dans ce pays n ' est pas favorable  un strict respect de la dmocratie et des droits de l ' homme , mais des transformations sont tout  fait possibles , et nous devons tre prts  encourager la Slovaquie  rejoindre sa soeur jumelle tchque et tous les autres pays d ' Europe centrale .
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Plus difficile est le dossier de la Turquie .
Nous sommes , dans notre groupe , majoritairement favorables au texte propos par les rapporteurs , au point 28 de leur proposition de rsolution .
C ' est un texte prudent , qui mnage l ' avenir et laisse  la confrence europenne ,  la Commission et au Conseil europen , la marge de manoeuvre qui leur sera ncessaire pour tracer nos relations futures avec ce pays .
 l ' vidence , la Turquie ne respecte pas nos standards en matire de droits de l ' homme et rien de dcisif ne peut tre dcid sans des progrs en ce domaine ultrasensible .
Mais en attendant , et tout en encourageant la Turquie dans la voie des rformes dmocratiques , nous devrions , avec elle , rflchir  notre avenir commun , en vitant des positions bloques , en cartant les a priori et les prjugs et surtout en faisant preuve d ' imagination .
Aprs tout , nos relations futures , qui seront si importantes pour la Turquie et pour l ' Union , peuvent prendre des formes varies , avec un minimum de bonne foi et d ' audace .
On doit pouvoir faire autre chose que de se jeter des anathmes ou rester figs dans l ' immobilisme .
<P>
Je voudrais mettre l ' accent sur un autre point .
Il s ' agit des financements tels qu ' ils sont proposs dans Agenda 2000 .
Comme le rapporteur , M. Colom I Naval , j ' prouve de relles inquitudes devant les propositions de la Commission , lesquelles rejoignent d ' ailleurs les souhaits des grands argentiers des tats membres .
Faire plus avec le mme argent est toujours un principe sduisant . Mais ce n ' est gure raliste .
Les pays candidats ont un retard conomique vident et mme si , de leur ct , ils font des efforts remarquables , ce ne sont pas les 76 milliards d ' cus sur huit ans , prvus pour 110 millions d ' habitants , qui seront suffisants .
L ' Union europenne devra les aider beaucoup plus massivement .
<P>
Ds lors , doit-on rduire les aides dont bnficient nos rgions et nos secteurs en difficult ?
Doit-on revoir  la baisse la politique agricole commune ?
Qu ' il faille revoir la liste des bnficiaires , qu ' il faille revoir les critres et les rgles d ' allocation des ressources , certainement .
Mais la situation de certaines de nos rgions et de certaines catgories sociales n ' est pas si florissante qu ' il faille globalement rduire les enveloppes en direction de nos tats membres .
Si on le faisait , on risquerait d ' introduire des ferments de division  l ' intrieur de l ' Union et de favoriser une comptition malsaine .
On risquerait en outre de rendre insupportable l ' largissement aux pays d ' Europe centrale et orientale , nos opinions publiques ayant le sentiment que ces derniers nous prennent ce qui nous tait destin .
<P>
Sur ces questions financires comme sur la procdure d ' largissement elle-mme , l ' approche doit tre politique , au sens le plus noble du terme .
Certes , les lments techniques , les faits , les chiffres , doivent tre connus et pris en considration .
La Commission excutive , en proposant Agenda 2000 , a , de ce point de vue , fait un fort beau travail , qui devra videmment tre prcis et complt .
<P>
Mais je me flicite de voir que le Parlement ne s ' est pas content de cette approche technique .
Grce  la lucidit des rapporteurs , il s ' est engag vers une approche plus politique et j ' espre que lors des votes , demain matin , la plnire ne reviendra pas sur cette bonne orientation .
J ' espre aussi que le Conseil europen  Luxembourg confirmera cette approche politique . C ' est son devoir et j ' espre que , ce faisant , il rpondra positivement aux remarquables efforts de la prsidence du Conseil en exercice , que je flicite ici .
<SPEAKER ID=23 NAME="Souchet">
Monsieur le Prsident , un mauvais texte sur de mauvaises propositions : c ' est ainsi que se prsente le rapport ambigu , confus , contradictoire , de la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense du Parlement europen sur Agenda 2000 .
Il est certes difficile d ' laborer un bon rapport  partir d ' une base qui ne l ' est pas .
N ' oublions pas , en effet , que les propositions d ' Agenda 2000 recouvrent un immense chec politique .
Qu ' il eut fallu attendre prs de dix ans aprs la chute du mur de Berlin pour ouvrir des ngociations reconnaissant la qualit d ' Europens  part entire aux Polonais , aux Hongrois , aux Tchques ,  tous ceux qui ont t dsigns sous l ' affreux sigle de PECOs et ont , autant que nous , crit les pages de l ' Histoire de l ' Europe , et depuis autant de temps que nous , particip  l ' laboration de sa civilisation , en dit long sur l ' inadquation aux nouvelles ralits europennes des concepts manis de manire intangible par la Commission .
<P>
S ' obstinant  opposer largissement et approfondissement , deux concepts archaques ns au temps de la guerre froide , la Commission a retard autant qu ' elle a pu l ' chance de l ' largissement .
Elle l ' a considr comme une menace , une menace pour son idologie et pour sa bureaucratie , au lieu d ' y voir une chance , une chance de modifier radicalement la manire de faire l ' Europe pour que chacun y trouve sa place .
Nous avons tous le sentiment qu ' un grand rendez-vous historique a t manqu et que les deux poumons de l ' Europe n ' ont pas t runis comme ils auraient d l ' tre , faute pour nous d ' avoir su rformer l ' Europe  temps .
Il aurait suffi d ' opter alors pour une Europe  gomtrie variable , pour que , ds leur libration du communisme , les pays d ' Europe centrale et orientale participent d ' emble  des cercles de coopration , se voyant ainsi reconnatre leur pleine qualit d ' Europens .
<P>
Agenda 2000 , au moins , ouvre-t-il enfin le dbat ?
Met-il  plat les diffrentes options possibles permettant de construire la grande Europe au mieux des intrts de chacun de ses membres et de tous ?
Non . La Commission poursuit impavidement sa course , comme si rien ne s ' tait pass , et comme si une seule direction tait possible ,  jamais , pour construire l ' Europe , celle du fdralisme .
Le dbat s ' ouvrira donc ailleurs .
Il aurait pu s ' ouvrir au sein de ce Parlement .
Cela n ' a pas t le cas , puisqu ' au lieu de corriger le dogmatisme de la Commission , le rapport qui nous est soumis l ' avalise .
Il veut imposer le fdralisme  tous .
Il le dit explicitement .
Il ne remet pas en cause la prslection arbitraire opre par la Commission entre des Europens de premire classe et de deuxime classe , et dcrte un ostracisme infond  l ' encontre de la Slovaquie .
Il omet de souligner que l ' euro , s ' il est mis en oeuvre , sera un nouveau et puissant facteur de division entre tats membres de la grande Europe .
Il avalise la participation de la Turquie  la confrence europenne , ce qui te  celle-ci toute signification relle .
Nos relations avec ce grand pays mritent une autre approche que cette fuite en avant dans un double langage , indigne de tous .
Le rapport ne s ' lve nullement contre la dnaturation de la PAC opre subrepticement  la faveur de l ' largissement .
Le rapport ne se scandalise pas de l ' oubli de Lom et des pays ACP par l ' Agenda 2000 .
<P>
C ' est donc au sein des parlements nationaux que le vritable dbat va s ' ouvrir .
Il s ' amorce dj puisqu ' on a mme entendu hier ,  l ' Assemble nationale , le nouveau ministre franais des Affaires trangres s ' interroger , je le cite :  L ' Europe rpond-elle encore aux espoirs jadis placs en elle ?
Sa construction nous affaiblit-elle ou nous renforcet-elle ?
 De bonnes questions , auxquelles malheureusement le rapport du Parlement europen n ' apporte pas d ' lments de rponse .
C ' est pourquoi nous ne pourrons voter en sa faveur , car on ne fera pas la grande Europe avec les vieilles recettes du fdralisme .
<SPEAKER ID=24 LANGUAGE="IT" NAME="Parigi">
Monsieur le Prsident , chers collgues , s ' il n ' est pas le plus important de cette lgislature , le dbat d ' aujourd ' hui touche certainement  l ' un des thmes les plus forts , non seulement de cette lgislature mais aussi de l ' histoire plus rcente de l ' Union europenne .
Le prochain largissement est la consquence directe et logique de cet acte rvolutionnaire qui est  la base de la construction europenne - je veux parler du Plan Schuman - rvolutionnaire parce qu ' il a affaibli la culture nationaliste qui s ' tait implante depuis des sicles , de l ' est  l ' ouest du Rhin , gnrant guerres et tragdies avec une rgularit monotone .
<P>
Cet acte est  l ' origine de cinquante ans de paix et de bien-tre en Occident de mme qu ' il est indirectement  l ' origine de la libration de l ' Europe de l ' Est des rgimes communistes .
L ' Europe qui s ' tend vers l ' Est - un personnage illustre a voqu une Europe qui s ' tend jusqu '  l ' Oural - pourra certainement tre un facteur indispensable d ' quilibre et de progrs sur notre plante .
Il est ncessaire , ds lors , que cet largissement bnficie de toutes les garanties qu ' exige un tel dfi pour tre victorieux : cependant je suis trs inquiet , car il me semble que ces garanties ne soient pas toutes acquises .
<P>
La proposition de rsolution de la Commission intitule " Agenda 2000 pour une Union plus forte et plus large " envisage surtout , me semble-t-il , une Union plus large : quant  une Union " plus forte " j ' ai mes doutes .
Parmi les considrants de la proposition , un aspect n ' est pas soulign , un phnomne qui se rpand dans nos pays , qui est la remise en cause des structures nationales .
Comment pouvons-nous prtendre  une Union forte si ses bases s ' affaiblissent constamment  cause de l ' avance de la lpre sparatiste , qui souvent , gnre galement des violences terroristes , qui ne trouve d ' autre explication que l ' action de personnalits mdiocres que la myopie fait prendre de petits intrts pour de grands idaux ?
C ' est ainsi que nous assistons en Espagne , en Belgique , en Italie et ailleurs ,  des tensions dont les motifs taient peut-tre justifis et lgitimes  l ' origine mais qui dgnrent ensuite en de dangereuses attaques contre l ' unit nationale et les institutions dmocratiques .
C ' est l ce qui me proccupe , et c ' est pourquoi j ' aurais souhait voir , parmi les nombreux considrants du rapport , au moins une allusion , une recommandation , une incitation  davantage de cohsion au sein de l ' Union .
<P>
Toujours dans le cadre du renforcement ncessaire de l ' Union  travers la consolidation des tats membres - car , je le rpte , seule une Union forte dans tous ses secteurs pourra supporter le choc que produira invitablement un largissement de cette envergure - il faut insister sur la ncessit de remdier  deux autres facteurs de faiblesse , qui , en plus du terrorisme , constituent aujourd ' hui la tare de l ' Union : il s ' agit du chmage et de la criminalit - terrible binme - l ' un fonction de l ' autre et pour lesquels il n ' a pas encore t trouv d ' antidote .
<P>
Ce n ' est pas d ' emploi mais de chmage qu ' a trait le Conseil europen de Luxembourg .
Je ne cache pas mon inquitude quant  la solution  ce problme dramatique , dont je me sens , moi aussi , responsable , vis--vis de ces chmeurs qui ont vot pour moi et pour d ' autres .
Le temps n ' est plus aux coups de baguette magique donns par des dmagogues professionnels , qui inventent une formule qui ressemble trop souvent  un slogan  lancer dans les runions plus ou moins politiques - tel que renvoyons les immigrs chez eux ou encore faisons la semaine des trente-cinq heures - mais le temps n ' est plus non plus aux ternels dbats sur le sexe des anges , qui rebondissent de sessions plnires en Conseils , de Conseils en sessions plnires et ainsi de suite .
<P>
Les vnements sont en train de se prcipiter ; l ' Union europenne subit une concurrence de plus en plus forte de la part des pays o la main d ' oeuvre est bon march , o , entre autres , de nombreuses entreprises , y compris europennes , dlocalisent leurs centres de production , crant ainsi un vritable cercle vicieux .
L ' largissement doit avoir lieu , mais au-del de la rforme institutionnelle , il est ncessaire de retrouver une croissance conomique - et peut-tre que la monnaie unique est un bon tremplin - car autrement , nous risquons de troubler gravement les quilibres conomiques atteints  grand peine par des pays candidats tels que la Pologne , qui est en train de gagner son pari de dveloppement grce  la cration de milliers de petites et moyennes entreprises .
Mais posons nous la question : ces petites et moyennes entreprises survivront-elles demain  l ' largissement ?
Ou encore , les petites et moyennes entreprises europennes russiront-elles  supporter le choc de la concurrence des produits qui seront le fruit d ' un travail  moindre cot ?
<P>
Monsieur le Prsident , pour conclure , je voudrais dire que j ' apprcie l ' importance que le rapporteur attribue  la Turquie et  Chypre .
Rsoudre le problme de Chypre de faon juste signifie tranquilliser la Turquie et lui offrir des garanties contre la tentation d ' un extrmisme religieux qui , s ' il devait jamais prvaloir dans ce pays , signifierait un accroissement exponentiel de la tragdie que vit actuellement l ' Algrie .
<SPEAKER ID=25 NAME="Aelvoet">
Monsieur le Prsident , je m ' exprimerai d ' abord en tant que co-rapporteur pour la Bulgarie .
Quiconque suit l ' volution en Bulgarie sait que le gouvernement et la population sont particulirement motivs  voir leur pays devenir membre de l ' Union .
Le parlement bulgare s ' est prononc  l ' unanimit en faveur de l ' adhsion .
D ' normes efforts ont t entrepris pour passer  une conomie de march .
La dette publique a enregistr un recul spectaculaire .
Le pourcentage de l ' inflation , qui atteignait encore 300 % durant les premiers mois de l ' anne , tait tomb  0 , 5 % en octobre .
Autant de signaux vidents tmoignant du travail acharn accompli pour ne pas passer  ct de l ' adhsion .
<P>
Il est vident que des mesures dcisionnelles doivent encore tre prises en matire d ' environnement , de transports , d ' agriculture , d ' nergie .
De mme , une rforme en profondeur de l ' administration demandera encore beaucoup d ' nergie .
Nanmoins , la commission des affaires trangres a estim que les principaux critres politiques sont satisfaits , et que l ' ouverture des ngociations donnera une nouvelle impulsion aux rformes en Bulgarie , tout en vitant un sentiment d ' exclusion parmi la population bulgare .
En outre , la prsence de l ' Union se trouvera renforce dans une rgion politiquement trs instable .
<P>
Au nom du groupe des verts , je puis en effet confirmer les propos de M. Swoboda ,  savoir qu ' au Parlement , le point politique le plus contest tait le suivant : voulons-nous lancer les ngociations  cinq plus un , comme le proposait la Commission , ou avec tous les candidats ?
Honntement , je dois dire que je suis un peu tonn par les discours catgoriques du commissaire Van den Broek , car il tient aujourd ' hui exactement les mmes propos que ce qu ' il nous dclarait en juillet .
Comme s ' il n ' avait t mis aucun signal politique clair posant de nouvelles questions , surtout de la part des pays se rangeant dans la catgorie B. Je comprends et je respecte entirement les personnes qui font preuve d ' opinitret , mais d ' autre part , l ' enttement born est parfois politiquement contreproductif .
Il est clair que les pays qui , mis dans la catgorie B , ont eu l ' impression d ' tre exclus , ont galement eu l ' impression de perdre la face vis--vis de leur propre population .
Il ne faut pas oublier que beaucoup d ' entre eux se sont vu fermer la porte au nez  deux reprises , puisqu ' ils n ' ont pas pu adhrer  l ' OTAN non plus .
Ils font en outre tat d ' un effet rpulsif au niveau des investisseurs trangers .
C ' est pourquoi , en tant que Verts , notre prfrence va de loin  un systme souple prvoyant un dpart commun pour tous , mais avec , bien entendu , une arrive individuelle en fonction des progrs rellement accomplis .
Le gouvernement bulgare a par exemple dclar publiquement dans son propre pays qu ' il tait parfaitement conscient qu ' il lui faudrait au moins huit ans avant de pouvoir entrer en ligne de compte pour une adhsion .
Je trouve donc que nous devons avant tout tre  l ' coute de ceux qui se trouvent dans la catgorie B .
<P>
En second lieu , je voudrais dire que tout ce processus n ' a de relles chances de russir que si nous parvenons , au sein de l ' Union ,  appliquer une srieuse rforme agraire .
Sur ce point , il me faut exprimer toute mon inquitude sur la manire dont les propositions de la Commission , qui allaient pour une part dans la bonne direction , ont t reues au Conseil des ministres de l ' agriculture .
Les signaux de blocage ont t perus trs clairement , et si nous ne parvenons pas  mener  bien cette rforme agraire , cela aura des consquences dsastreuses pour la structure agricole dj trs fragile des pays d ' Europe orientale , consquences trs importantes non seulement par rapport au facteur de l ' emploi , o il faut parler d ' une moyenne d ' au moins 20 % encore active dans ce secteur , mais aussi en fonction du caractre bon march des produits , et par consquent de l ' accessibilit pour la population .
Notre grande demande est que le Parlement , dans sa majorit , continue  favoriser l ' option prise par la Commission le 19 novembre , et que ce Parlement envoie par ailleurs un signal clair au sommet de Luxembourg pour que prenne vritablement forme une rforme agraire courageuse , tenant rellement compte des besoins des pays d ' Europe orientale .
<SPEAKER ID=26 NAME="Donner">
Monsieur le Prsident , les trois rpubliques Baltes ont des points communs .
Elles ont toutes les trois t occupes par l ' Union sovitique pendant plus de 50 ans , sauf pendant la seconde guerre mondiale o elles taient sous occupation allemande .
Elles abritent toutes les trois une importante minorit de langue russe , en particulier la Lettonie et l ' Estonie .
Elles sont toutes les trois de petits pays .
Enfin , elles ont fait de considrables progrs depuis la libration nationale de 1991 .
Je ne cherche pas  jouer les Cassandre , mais je considre qu ' il leur reste encore un trs long chemin  parcourir .
J ' espre qu ' elles l ' auront parcouru au moment o l ' Union aura adopt les rformes institutionnelles ncessaires .
<P>
En ma qualit de rapporteur sur l ' Estonie , je soutiens le point de vue de la Commission sur ce pays . Je crains en effet qu ' en acceptant d ' engager des ngociations d ' adhsion uniquement avec l ' Estonie , nous n ' tablissions une nouvelle distinction entre ceux qui ont et ceux qui n ' ont pas .
Il ne doit pas y avoir un nouvel accord de Yalta soutenu par l ' Union europenne .
Je comprends pourquoi la Lettonie et la Lituanie sont exclues , mais je ne vois pas une grande diffrence entre les trois pays sur le plan de leur stade de dveloppement vers l ' adhsion .
Je respecte par consquent l ' ide d ' une approche ouverte .
Nous , les Finnois , avons d faire face  une attaque de l ' Union sovitique en 1939 qui visait  dtruire notre pays .
La Russie est aujourd ' hui notre voisin .
Cela ne doit pas tre considr comme une menace , mais comme une chance de participer  un dveloppement qui nous permettra , esprons-le , d ' agrandir la famille des nations europennes , en y intgrant galement la Russie .
<P>
Sur le plan de la scurit , le fait de rejoindre l ' Union tait pour nous un moyen de nous positionner dans une communaut de nations dmocratiques indpendantes .
Je sais que les pays Baltes partagent les mmes aspirations .
Personnellement , je considre la question des minorits d ' un point de vue beaucoup plus optimiste que certaines autres personnes , en particulier en Estonie .
En de nombreux endroits de l ' Europe , nous avons pu voir les effets destructeurs du nationalisme ethnique .
La mise sur pied d ' institutions stables et de l ' tat de droit doit un jour aboutir  la cration d ' une socit multiculturelle et multilingue qui n ' exclut personne .
Quelle que soit la dcision prise ici , j ' ai la profonde conviction que nous entamons un processus irrversible qui changera la face de l ' Europe entire .
<SPEAKER ID=27 NAME="von Habsburg">
Monsieur le Prsident , en tant que rapporteur concernant la Hongrie , ma joie a t grande de pouvoir constater , au cours des dbats de ces derniers mois , que la Hongrie tait toujours prise en exemple .
Selon moi , ce n ' est que justice .
Il se trouve que je connais trs bien ce pays et que je suis sans doute le seul parlementaire dans cette enceinte  parler le hongrois , qui est ma langue maternelle .
Il en ressort que je m ' entends plus facilement avec ces gens que quiconque .
Il y a des raisons objectives au fait que la Hongrie se trouve aujourd ' hui dans une position favorable face  l ' Europe .
Tout d ' abord , ce pays a toujours t tourn vers l ' Europe depuis onze sicles , depuis sa fondation .
Personne ne conteste ce fait , il a toujours t tourn vers l ' Europe .
<P>
Le meilleur exemple ,  notre poque , est le soulvement de la Hongrie en 1956 , que l ' on peut vraiment , si l ' on considre la guerre froide comme la troisime Guerre mondiale , dcrire comme le Stalingrad de la troisime Guerre mondiale , car  dater du massacre de Budapest , les affaires de l ' Union sovitique n ' ont cess d ' empirer .
Tout ceci est d  l ' existence d ' une grande unit nationale en Hongrie et qui est une caractristique de ce peuple .
Je voudrais attirer l ' attention sur un fait qui ne m ' est apparu que lors des tudes menes dans le cadre de la prparation de ce rapport : depuis 1982 - et le pays tait alors soumis au pouvoir du parti unique - le gouvernement avait ordonn aux diffrents secteurs de l ' tat d ' tablir les lois et les rglements de telle sorte que la Hongrie puisse un jour adhrer  l ' Union europenne .
<P>
Ds lors , lorsque la Commission constate combien il est positif qu ' en Hongrie , l ' acquis communautaire , surtout sur le plan juridique , ne bute pas sur les mmes difficults qu ' ailleurs , il nous faut en tre redevable  l ' initiative de ces gens qui taient tous des membres officiels du parti communiste mais qui , dans les questions dcisives , ont agi comme des patriotes et non comme des communistes .
<P>
Il s ' agit de contributions  l ' Europe qui me rappellent quelque peu ce que l ' Espagne a amen  l ' Europe .
Je suis membre de ce Parlement depuis 1979 et j ' eus l ' honneur  l ' poque de faire partie de la commission mixte avec l ' Espagne .
C ' tait un moment rjouissant de voir alors que les Espagnols de droite comme de gauche taient unis sur la question de l ' Europe et c ' est pour cela qu ' ils ont gr la transition infiniment mieux que n ' importe quel autre pays .
Ds le dbut , la dmocratie fut une chose qui allait de soi en Hongrie et ce fut une chance pour ce pays qu ' aprs la libration , les lections libres amenrent au pouvoir un gouvernement conservateur puis un gouvernement de gauche qui avaient cependant tous deux les mmes conceptions sur les questions fondamentales qui concernaient la nation et qui se sont soutenus mutuellement .
<P>
L ' autre exemple de taille que nous donne la Hongrie est qu ' aucun reprsentant des partis extrmistes n ' est prsent au Parlement hongrois .
Aucun n ' a t lu .
Lors du dernier vote , les fascistes et les communistes se sont exprims , dans une union fraternelle , contre l ' adhsion de la Hongrie  l ' OTAN , mais le peuple hongrois s ' est exprim en faveur de l ' OTAN avec une majorit impressionnante de plus de 80 % , ce qui est tout de mme un rsultat significatif .
<P>
Autant d ' lments qui montrent que la Hongrie , depuis le dbut , a vraiment appartenu  l ' Europe et qu ' elle a ds lors le droit d ' tre accepte aussi rapidement que possible , sans parler du fait que l ' conomie hongroise est oriente  l ' ouest et a accompli d ' normes progrs .
Je vous remercie .
<SPEAKER ID=28 NAME="Caccavale">
Monsieur le Prsident , en qualit de rapporteur pour la Lettonie , je voudrais avant tout souligner ce qu ' a dj dit M. Donner ,  propos de l ' Estonie .
La Lettonie est l ' un des trois pays baltes qui , il y a six ans  peine , faisait partie de l ' Union sovitique ; c ' est un pays qui a fait des progrs extraordinaires , si l ' on considre ce qu ' a t le tragique hritage du systme sovitique , un pays qui s ' achemine  grands pas vers une conomie de march trs efficace , au moyen de privatisations qui devraient aboutir en juin 1998 , avec un taux d ' inflation qui ,  la fin de 1997 , s ' lvera  9 pour cent et tendra  atteindre , en 1998 , 7 pour cent , et un budget qui , en 1998 , sera fort probablement en quilibre .
J ' ignore combien de pays de l ' Europe occidentale pourront se vanter d ' avoir un budget en quilibre .
<P>
Bien , la Lettonie est en train de raliser tout cela .
Certes , les problmes ne manquent pas : il y a  rformer un systme administratif et un systme lgislatif , eux aussi hritage d ' un systme sovitique qui avait de fait ananti toute possibilit de dfense de l ' tat de droit ; il y a  rcrire les codes de droit pnal et de droit de procdure pnale ; les minorits doivent tre mieux protges ; il y a  rsoudre le problme li  l ' acquisition de la nationalit lettone de la part de la minorit russophone " ; il y a de nombreux apatrides ; le systme qu ' on appelle " les fentres " - windows system - qui ne fonctionne pas .
Il est clair cependant que les progrs raliss par la Lettonie jusqu '  prsent ne peuvent tre relgus au second plan et , par consquent , Monsieur le Prsident , il ne nous est pas possible de dresser de nouvelles barrires l o il n ' y en a jamais eu .
Je dis clairement qu ' entamer les ngociations  des moments diffrents avec des pays de catgorie " A " et des pays de catgorie " B " serait une grossire erreur , en particulier pour les pays baltes .
<P>
Rappelons-nous que nous devons dpasser Yalta ainsi que les pactes de Munich et ceux de Molotov-Ribbentrop !
<SPEAKER ID=29 NAME="Kristoffersen">
Monsieur le Prsident , chers collgues , j ' ai t dsign rapporteur pour la question de la Lituanie .
Je m ' en flicite , je le dis sincrement , car j ' ai pu constater les efforts accomplis dans ce pays . Je pourrais dresser tout un catalogue des rsultats obtenus dans les domaines des rformes politiques , de l ' conomie de march et de la suppression des restrictions relatives aux devises trangres , au mouvement des prix ,  la circulation des produits , etc .
Je pourrais aussi dire que la Lituanie ne connat pas , dans les mmes proportions que l ' Estonie et la Lettonie , de problmes lis  la prsence des minorits ethniques .
Mais le plus important pour moi est d ' attirer l ' attention sur le fait qu ' il s ' agit de rparer notre Europe , de runir ce qui a t spar .
Car ce qui caractrise l ' histoire de notre partie du monde c ' est le fait qu ' on s ' y soit battu  intervalles rguliers au fil des sicles , et que l ' Europe n ' ait cess de subir des mutilations .
En fait , il y a de quoi s ' tonner qu ' elle ait survcu .
<P>
Mais alors que notre sicle s ' achve , nous pouvons nous rjouir de voir rentrer dans l ' ordre les relations entre les pays d ' Europe , et se rparer les dgts que la premire moiti du sicle a laiss derrire elle .
L ' enjeu consiste donc  rassembler cette Europe sur l ' tabli politique , aprs que le pacte Hitler-Staline - on pourrait aussi dire l ' accord Ribbentrop-Molotov - l ' a partage en zones d ' influence .
Nous avons donc  rparer cette Europe que Yalta et le rideau de fer ont divise en 1945 .
Cette division de l ' Europe , trois pays indpendants en ont souffert particulirement : les pays baltes , l ' Estonie , la Lettonie et la Lituanie .
Il est pour moi naturel d ' envisager ces trois pays comme un ensemble , puisqu ' ils ont t radis de la carte en tant que nations indpendantes , et sont rests pendant 50 ans sous l ' gide de l ' Union sovitique .
Le Danemark a un intrt tout particulier pour cette question , et il entretient des relations privilgies avec les trois tats baltes , ses voisins du pourtour de la mer Baltique .
Bien entendu , nous devons aussi les considrer individuellement , comme des tats distincts , mais je me rjouis que l ' attitude qui se dessine dans cette assemble soit favorable , pour tous les pays d ' Europe centrale et orientale candidats  l ' adhsion , et donc aussi pour les trois tats baltes ,  un dbut commun dans le processus pratique .
C ' est galement ce que je souhaite .
<P>
Je me suis rendu plusieurs fois en Lituanie et en Lettonie , et ces visites , qui m ' ont permis de rencontrer non seulement des reprsentants des gouvernements , mais aussi des gens ordinaires , ont fait sur moi une forte impression .
J ' ai constat que ces pays travaillaient dur afin de se qualifier pour devenir membres  part entire de l ' UE .
Ils ont encore beaucoup  faire , en particulier dans le domaine administratif et en ce qui concerne le contrle des frontires qui sont appeles  devenir des frontires extrieures de l ' UE .
Ils ont besoin d ' aide , d ' une aide importante , mais nous devons aussi vrifier les rsultats des engagements financiers que nous avons pris pour la lutte contre la criminalit , l ' activit mafieuse et la fraude .
Chers collgues , il est pour moi essentiel de souligner qu ' il s ' agit de pays indpendants , non pas de simples rgions dont le seul intrt pour nous est qu ' elles entrent dans l ' UE , mais de pays avec une identit , une histoire et une langue propres , de pays qui ont reconquis leur libert et se sont retrouvs eux-mmes .
C ' est un fait qui doit obliger notre respect , un fait que nous aussi , membres de l ' Union europenne , devons reconnatre , et qui doit marquer le dialogue que nous nous apprtons  mener avec ces pays .
<SPEAKER ID=30 NAME="Hoff">
Monsieur le Prsident , il semble que nous soyons en passe de trouver un bon compromis  la question de la manire de procder  l ' largissement rgional de l ' Union europenne .
Au dbut , j ' tais d ' avis que tous les pays candidats qui rempliraient les critres politiques et conomiques de Copenhague devraient faire partie de la nouvelle phase d ' largissement europen .
Il ne pourrait y avoir d ' exclus , on l ' a dj dit , dans un processus qui concerne le dveloppement de l ' Europe .
<P>
Il va sans dire que les ngociations devront tre conduites de la faon la plus intensive avec les pays qui auront accompli les progrs les plus notables .
La Pologne , le pays pour lequel j ' ai prsent ce rapport , en fait partie .
C ' est particulirement rjouissant car il s ' agit en partie d ' une forme de justice historique .
Le signal politique du soulvement dmocratique en Europe centrale a dmarr dans les annes 80 avec le mouvement " Solidarit  .
Aujourd ' hui ,  la charnire du XXIe sicle , nous avons l ' occasion unique de donner  l ' Union europenne un visage tel qu ' il nous permettra , ainsi qu ' aux gnrations futures , de vivre dans la paix , la dmocratie , le bien-tre et la stabilit .
Nous devons saisir cette occasion , nous ne pouvons la laisser chapper .
<P>
La Pologne aura en l ' occurrence un rle trs important  jouer et il est donc bon que le nouveau gouvernement polonais se situe dans la tradition de la rvolution pacifique de 1989 et recherche l ' avenir de la Pologne dans la communaut de valeurs euro-atlantique .
La semaine dernire , le ministre des Affaires trangres polonais , M. Geremek , a dclar  la commission des affaires trangres que sa politique s ' attellerait  dvelopper des relations de bon voisinage avec l ' Allemagne , la fdration de Russie , les tats baltes et l ' Ukraine .
J ' aimerais encourager les gouvernement et Parlement polonais  poursuivre cette politique d ' quilibre .
La semaine dernire , le ministre Geremek nous a galement dclar que la date d ' adhsion de la Pologne  l ' Union europenne dpendait de la Pologne elle-mme , des ses rformes et de ses efforts de modernisation .
<P>
La Pologne est un grand pays , par son histoire , sa culture , ses bases intellectuelles et spirituelles .
Elle va revenir  l ' Europe , contribuer  la construction de notre avenir commun et rattraper le retard que lui ont impos quarante ans de communisme .
La Pologne est aussi un grand pays sur le plan gographique , dmographique et sur le plan du potentiel conomique .
Elle est aussi un march d ' avenir et un pays confront aux problmes structurels typiques d ' une modernisation encore inacheve .
La Pologne doit et veut se moderniser .
Un processus de transformation et une modification structurelle sont particulirement ncessaires dans l ' agriculture , l ' industrie du charbon et de l ' acier et l ' limination des problmes environnementaux .
Ces problmes sont dcrits dans mon rapport et l ' analyse livre par la Commission dans l ' Agenda 2000  propos de ces questions est sans ambigut .
<P>
Aprs son adhsion , la Pologne constituera une frontire extrieure importante de l ' Union europenne .
Cette frontire ne pourra pas se fermer  l ' Est mais elle ne pourra pas non plus tre une invitation aux mouvements migratoires et criminels internationaux .
Il est ds lors important - le ministre des Affaires trangres Geremek l ' a lui-mme soulign - que l ' Union et les pays candidats  l ' adhsion collaborent troitement dans le domaine de l ' Intrieur et de la justice aussi tt que possible et dveloppent ds aujourd ' hui des solutions communes dans le domaine de la lutte contre la criminalit internationale .
Dans ce contexte , la confrence europenne qui est prvue est un forum important .
C ' est pourquoi je plaide pour que cette confrence europenne ne soit pas qu ' un lieu d ' change d ' opinions , mais bien un organisme qui donne des impulsions concrtes  des actions communes dans le domaine des deuxime et troisime piliers .
En ayant  l ' esprit l ' objectif de l ' adhsion  l ' UE , la mesure du processus de modernisation est clairement donne .
Le critre est l ' acquis communautaire .
L ' Union europenne aidera la Pologne par tous les moyens dont elle dispose .
L ' adhsion de la Pologne  l ' Union europenne devrait tre conclue aussi vite que possible et aussi bien qu ' il n ' est ncessaire .
<SPEAKER ID=31 NAME="Carnero Gonzlez">
Monsieur le Prsident , je voudrais manifester le soutien total du groupe de la Gauche unitaire europenne - Gauche verte nordique  l ' largissement de l ' UE aux PECO et  Chypre .
largissement qui devrait tre un processus permettant de gnrer , pour ainsi dire , des bnfices politiques , conomiques et sociaux pour les citoyens des tats membres de l ' Union et pour ceux qui vivent dans les pays candidats .
Il serait absurde d ' en faire une source de problmes superflus qui crerait des zones de refus au sein de l ' opinion publique europenne .
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Et c ' est prcisment pour cette raison que nous n ' acceptons pas certaines des propositions essentielles formules par la Commission dans l ' Agenda 2000 , car nous considrons que , si elles taient appliques , elles finiraient par entraver le processus d ' largissement et crer des dysfonctionnements inacceptables .
En premier lieu , nous estimons qu ' il convient d ' engager les ngociations simultanment avec l ' ensemble des PECO qui sont objectivement  mme de remplir  l ' avenir les critres de Copenhague , en prenant l ' existence d ' un systme dmocratique comme condition sine qua non , et non avec un groupe rduit de PECO .
Nous soutenons , par consquent , ce que l ' on appelle la  mthode rgate  : que l ' incorporation de chaque pays rsulte de sa capacit individuelle  devenir , en temps voulus , membre de l ' Union .
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Dans la mme optique , nous refusons que l ' ouverture des ngociations avec Chypre soit retarde ou soumise  quelque condition que ce soit .
Elles doivent tre entames simultanment avec les autres pays et menes avec le gouvernement lgitime de Nicosie .
Si l ' on cre une Confrence europenne , elle doit avoir pour objectif l ' change dans les domaines du second et du troisime pilier , sans prendre en compte la participation d ' un pays tel que la Turquie , qui n ' est assimilable ni aux PECO , ni  Chypre , ni  une dmocratie complte et dont le gouvernement s ' est permis de lancer des menaces en tout point inacceptables portant sur l ' ouverture des ngociations avec ce dernier tat .
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D ' autre part , pour faire face  l ' largissement de faon adquate , il conviendrait de procder  un relvement substantiel du plafond de ressources propres fix par la Commission , dont la limite des 1 , 27 % , est clairement insuffisante .
Le cot de l ' largissement doit tre support par les tats membres en toute solidarit , en vitant que ce cot ne retombe finalement , de faon indirecte , sur les paules des pays les moins dvelopps .
Par consquent , nous nous opposons  toute remise en question qualitative ou rduction quantitative des politiques des Fonds structurels et de cohsion , terme qu ' il convient de considrer comme complmentaire  celui de l ' largissement .
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De la mme faon , nous sommes tout  fait opposs  ce que l ' largissement serve d ' alibi  une rforme inadquate de la PAC .
Nous pensons que le modle social europen , dont les objectifs devraient tre la cration d ' emplois et l ' amlioration des conditions de vie et de travail , ne doit pas tre affaibli , mais au contraire renforc , par l ' entre de nouveaux membres dans l ' Union .
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L ' Union ne devrait pas favoriser l ' application de politiques ultralibrales dont les effets nfastes sont connus de tous .
Dans ce cadre , les questions telles que le renforcement des services publics essentiels , l ' affirmation de l ' galit entre les hommes et les femmes et la protection de l ' environnement devraient tre considres comme prioritaires .
Dans le mme ordre d ' ide , nous plaidons pour que le processus d ' largissement soit men  bien sans coup d ' acclrateur artificiel , afin d ' viter les chocs conomiques aux consquences sociales douloureuses pour les nouveaux membres .
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L ' largissement devra impliquer , dans le domaine de la PESC , un accroissement de la capacit propre de l ' Union  mener des actions extrieures , bien que nous soyons au regret de constater que d ' autres organisations , telles que l ' OTAN , semblent avoir pris en charge , de faon exclusive , les aspirations de scurit de certains tats candidats .
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En ce qui concerne les questions institutionnelles , nous demandons que l ' largissement soit prcd par les indispensables rformes qui n ' ont pas t approuves  Amsterdam .
Nous continuons  plaider pour l ' approfondissement autant que pour l ' largissement .
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Enfin , nous misons sur l ' largissement , mais nous ne pouvons que nous montrer trs critiques quant au contenu des propositions formules par la Commission .
Voil ce que devrait tre le message de ce Parlement , message qui , malheureusement , n ' est pas suffisamment repris dans le rapport de la commission des affaires trangres .
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Monsieur le Prsident , en tant que co-rapporteur pour la Rpublique tchque dans ce mme rapport , je voudrais souligner qu ' au-del de la demande faite  ce pays de rsoudre rapidement et adquatement , au plan politique , le problme de la discrimination existant  l ' encontre de la minorit  gitane  , et , dans d ' autres domaines , divers problmes lis  l ' administration de la justice et au systme financier , la commission des affaires trangres soutien pleinement l ' ouverture des ngociations d ' adhsion avec ce pays .
<SPEAKER ID=32 NAME="Bernard-Reymond">
Messieurs les Prsidents , Monsieur le Commissaire , chers collgues , lorsque les pres fondateurs jetrent les bases de la Communaut , ils noncrent deux conditions fondamentales pour pouvoir faire partie de celle-ci : tre , bien videmment , situ gographiquement en Europe , tre une dmocratie .
Et  leurs yeux , tout le reste n ' tait que modalits .
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 la veille du plus grand largissement que nous ayons jamais connu , il n ' est peut-tre pas inutile de rappeler cette approche , qui signe une certaine conception de l ' Europe , politique , ouverte , gnreuse , prospective .
Et je crois sincrement que chaque fois que des dcisions fondamentales doivent tre prises en Europe , c ' est cette conception qui doit nous inspirer .
Pour autant , nous ne pouvons pas oublier les modalits , car du respect d ' un certain nombre de rgles , notamment conomiques , dpend en fait le succs de ces largissements .
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C ' est bien ce qu ' a voulu entendre le Conseil europen en demandant  la Commission d ' examiner la situation de dix tats candidats au regard des critres dmocratiques , certes , mais aussi au regard de critres conomiques tels que la capacit concurrentielle ou la matrise de l ' acquis communautaire .
La Commission a fait son travail .
Elle l ' a bien fait , et il est  peu prs admis par tous , aussi bien dans l ' Union que de la part des tats candidats , qu ' effectivement ce travail a t bien fait .
On notera notamment deux propositions intressantes , celle de la confrence europenne et celle du partenariat renforc .
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Toutefois , l ' tude des diffrents pays , notamment du point de vue des critres conomiques , a conduit la Commission  faire des propositions qui ont donn l ' impression qu ' elle s ' rigeait en jury en distinguant , parmi les candidats , deux catgories de pays .
Il ne fallait pas tre trop perspicace pour prvoir que les seconds ressentiraient cette situation comme une brisure .
C ' est la raison pour laquelle , partant de l ' analyse objective de la Commission , je le rpte encore , le Parlement souhaite , jouant ainsi pleinement son rle , dpasser cette analyse pour introduire , dans cette problmatique de l ' largissement , un jugement plus politique , plus culturel et un horizon  plus long terme .
Les pays de ce second groupe savent trs bien que la route sera longue pour eux sur le chemin de l ' adhsion .
Mais ils ont besoin , incontestablement , aujourd ' hui , qu ' on leur redise qu ' ils font partie de la famille europenne .
Ils ont besoin , ds maintenant , d ' un signe d ' encouragement et d ' un message d ' espoir .
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Je voudrais ,  titre d ' exemple , voquer le cas de la Roumanie .
Quelques jours seulement aprs avoir vu repousse sa candidature  l ' OTAN , la Roumanie a appris qu ' elle ne faisait pas partie des pays avec lesquels la Commission estimait que l ' Union europenne pouvait entamer des ngociations d ' adhsion .
Pour ce pays de 23 millions d ' habitants , europen par sa culture , par son histoire , par sa gographie , et aujourd ' hui par sa dmocratie , le coup est rude .
De tous les anciens pays satellites de l ' URSS , la Roumanie est celui qui a certainement support la dictature la plus froce .
Son commerce extrieur a d tre rorient trs rapidement , et elle a d faire face aux consquences difficiles de l ' embargo sur la Yougoslavie .
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Sur le plan gostratgique , la Roumanie joue un rle important en ce qui concerne la stabilit de la rgion , notamment par les nombreux accords qu ' elle a passs rcemment avec plusieurs de ses voisins .
Par ailleurs , un trs large consensus existe au sein du peuple roumain en faveur de cette adhsion , et les efforts de rforme et de transformation de la socit roumaine , accomplis par l ' actuel gouvernement , mritent d ' tre signals , comme sont galement tout  fait remarquables les sacrifices que le peuple roumain accepte avec stocisme pour introduire dans sa socit les lments du changement et de la modernisation .
Ce peuple et ses dirigeants ne comprendraient pas que l ' Union europenne ne tende pas une main plus ferme .
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La conception que nous nous faisons de l ' Europe , celle d ' un continent gnreux , qui rassemble , exige que la Roumanie , elle aussi , soit convie  ngocier son entre ds l ' anne prochaine .
Ensuite , le rythme des ngociations dpendra de la capacit de la socit roumaine  absorber les rformes .
Nul ne sait quelle sera la date de son adhsion , mais nous ne devons pas , aujourd ' hui , donner le sentiment que la porte de cette adhsion n ' est pas encore ouverte .
Il faut offrir  la Roumanie un horizon digne de l ' ide qu ' elle se fait de nous-mmes .
<SPEAKER ID=33 NAME="Speciale">
Monsieur le Prsident , je crois que notre discussion doit comporter un point trs clair ,  savoir que cette nouvelle phase d ' largissement de l ' Union europenne revt une importance historique et politique sans prcdent : nous ne pouvons minimiser ni limiter cette importance .
Cette importance ne provient pas seulement du nombre de pays qui demandent l ' adhsion , c ' est--dire la quantit , mais aussi du processus de stabilisation dmocratique et de cohsion que comporte cet largissement .
C ' est les raisons pour lesquelles nous avons , en qualit de Parlement europen , une grande responsabilit politique .
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Nous devons aborder deux questions principales : premirement , accompagner l ' largissement d ' une consolidation et d ' une rforme des Institutions europennes et deuximement , faire en sorte que ce processus d ' largissement commence bien , sans exclure aucun des pays qui rpondent aux critres fondamentaux , sans provoquer de dsillusions ni de divisions .
Il est , par consquent , fondamental que les ngociations soient entames avec tous les pays qui respectent les critres politiques et dmocratiques .
J ' espre et je crois que le Parlement europen s ' exprimera clairement en ce sens et enverra au Conseil un message clairement orient dans cette direction .
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En ce qui concerne la Slovnie , je veux seulement rappeler quelques faits fondamentaux .
Les bases de dpart de ce pays pour participer aux ngociations en vue de l ' adhsion sont bonnes .
La situation politique et dmocratique est solide et l ' conomie est dynamique .
Parmi ceux qui ont demand l ' adhsion , il s ' agit du pays dont le PIB moyen par habitant est le plus lev et dont le taux d ' activit agricole est le plus proche de celui des quinze tats actuels de l ' Union europenne ; il possde un budget en situation positive et est en train de mettre tout en oeuvre afin que les autres critres macro-conomiques soient galement sous contrle .
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Naturellement , ce pays connat galement de nombreux problmes qu ' il doit affronter avec srieux et continuit , afin d ' atteindre l ' objectif d ' une conomie ouverte et comptitive , de modifier ses structures internes , d ' y transposer la lgislation communautaire et de fournir un grand effort de formation et d ' information .
Ce que je voudrais pourtant souligner , et que j ' ai immdiatement constat en suivant le rapport concernant ce pays , c ' est l ' engagement et la conscience dont font preuve les groupes dirigeants de la Slovnie , la dtermination du gouvernement et du parlement dans la poursuite de ces objectifs , comme le dmontre , en outre , la prsentation - je crois que c ' est le seul pays  l ' avoir fait - d ' un document stratgique , prsent cette semaine , un document important , engag , qui illustre les chances , les tapes et les modalits .
Je crois que c ' est un bon exemple  suivre .
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Naturellement , tout ceci doit se poursuivre dans la cohrence , sans incertitude ni ambigut , mais il convient de souligner le fait politique de l ' engagement des Institutions et des groupes dirigeants .
La Slovnie peut jouer un rle politique important pour l ' Union europenne , un rle de complment territorial , d ' intgration politique de cette partie de l ' Europe et de nouveaux rapports avec les tats limitrophes , ainsi que d ' incitation positive  dcouvrir d ' autres ralits , nes de la dissolution de l ' ex-Yougoslavie .
Je crois qu ' il convient galement de considrer ceci comme un lment important .
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Pour toutes ces raisons , je crois que les ngociations peuvent non seulement commencer bientt , mais encore peuvent-elles peut-tre entrer rapidement dans une phase intense et trs avance .
<SPEAKER ID=34 NAME="Wiersma">
Monsieur le Prsident , au nom de ce Parlement , je me suis , ces derniers mois , pench intensivement sur la Slovaquie , un des onze pays candidats .
J ' aurais beaucoup  dire sur les aspects gnraux de l ' largissement de l ' Union europenne , mais je me limiterai  la question de la Slovaquie .
D ' autres ont dj largement comment ces matires .
La question de la Slovaquie est suffisamment importante en soi .
L ' avenir d ' un pays et de sa population est dans la balance .
Dans le dbat sur l ' largissement , la Slovaquie se distingue de manire trs ngative .
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La Commission estime , dans l ' Agenda 2000 , que la Slovaquie , ou devons-nous dire l ' actuel gouvernement de Slovaquie , ne rpond pas  une des conditions essentielles pour adhrer  l ' Union ,  savoir l ' existence d ' une dmocratie politique stable dans laquelle les droits de l ' homme et des minorits sont respects .
Pour le reste , ce pays pourrait rpondre aux critres  moyen terme .
La Commission estime qu ' il ne peut y avoir de ngociations avec la Slovaquie tant que les problmes politiques de ce pays ne seront pas rsolus .
Nous avons consciencieusement test l ' valuation de la Commission dans maints entretiens avec tous les intresss en Slovaquie .
Nous avons d constater qu ' en effet , le gouvernement prend  la lgre la constitution , les droits du parlement et de la minorit hongroise. le Parlement europen et sa dlgation pour la Slovaquie en ont dj parl , et rcemment encore ,  l ' occasion de l ' affaire Gaulieder , parlementaire exclu du parlement national de manire inconstitutionnelle .
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Le Parlement europen n ' a pas seulement jaug , mais a aussi essay d ' influencer , directement et indirectement , la situation en Slovaquie .
Il y a eu de nombreux contacts .
La dlgation parlementaire commune a mme publi , en juin de cette anne , des recommandations sur l ' attitude que la Slovaquie doit adopter , concernant notamment une srie d ' importantes problmatiques lies  la dmocratie .
Cet effort commun , ou devons-nous parler de pression , a dbouch sur quelques progrs enregistrs au cours des derniers mois .
Le prsident et le premier ministre ( en Slovaquie , le prsident est plus ou moins le chef de l ' opposition ) , ont recommenc  communiquer - c ' tait un gros problme - , ne ft-ce que de manire lacunaire .
L ' opposition et les partis au pouvoir se sont mutuellement promis d ' agir pour les intrts europens de la Slovaquie .
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Toutefois , cela ne suffit pas  modifier le jugement du Parlement .
C ' est pourquoi il est propos d ' exclure la Slovaquie des ngociations concrtes tant que la dmocratie n ' y fonctionnera pas normalement .
La manire dont la Slovaquie sera incluse dans le processus largi de ngociation n ' est pas encore claire .
Cela dpendra de la formule des ngociations .
Si le Conseil ou ce Parlement optent pour des ngociations simultanes avec tous les candidats , la Slovaquie ne devrait pas , selon cette conception , en faire partie pour l ' instant .
En cas de  demi-rgate  pour reprendre une autre formule , il en irait bien entendu autrement s ' il tait question d ' un dbut commun plus ou moins symbolique des ngociations ; par la suite , plus concrtement , il ne serait pas exclu que la Slovaquie participe alors  la premire phase .
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Mais comme je l ' ai dit , pour l ' instant , nous maintenons nos critiques  l ' gard du gouvernement de ce pays .
Toutefois , nous ne souhaitons pas fermer la porte  la Slovaquie et  sa population .
Elle est et reste un pays europen qui ne doit pas disparatre au-del de l ' horizon europen .
C ' est l ' tat le plus jeune d ' Europe .
Ce qui provoque parfois un surcrot de problmes .
C ' est pourquoi nous soutenons la cration d ' un partenariat de pradhsion et l ' inclusion de la Slovaquie dans la confrence europenne en tant que contre-signal positif  l ' intention de chacun dans ce pays .
Nous imputons ainsi la responsabilit de l ' chec de la Slovaquie  son vrai responsable : le gouvernement .
Il est inacceptable qu ' un gouvernement traite ainsi les intrts d ' un pays .
Nous esprons que l ' avis du Parlement europen , mais aussi de la Commission europenne , fera rflchir les responsables de ce pays .
Mieux vaut changer maintenant que trouver porte close plus tard .
<SPEAKER ID=35 NAME="Cars">
Monsieur le Prsident , je parle au nom de M. Bertens , notre distingu rapporteur sur Chypre qui se trouve actuellement au Canada o il assiste  une confrence sur les mines terrestres .
Pour ce qui est de Chypre , M. Bertens dclare que nous recommenons aujourd ' hui le dbat qui s ' est tenu dans cette Assemble en juin 1995 .
Le Parlement et le Conseil ont dclar  plusieurs reprises que les ngociations en vue de l ' adhsion allaient commencer six mois aprs la conclusion de la Confrence intergouvernementale .
Aujourd ' hui , nous le confirmons .
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Le cas de Chypre est un cas spcial .
Comme la Commission l ' a dclar dans son Agenda 2000 , Chypre est conomiquement et politiquement prte  devenir membre de l ' Union .
Il est vident , dclare M. Bertens , que nous ne pouvons pas permettre  un occupant tranger de dicter la date et le rythme des ngociations d ' adhsion .
Les ngociations devront donc commencer conformment au calendrier prvu .
Ni les ngociations ni l ' adhsion ne doivent tre lies  la solution de la question chypriote  laquelle l ' UE devrait contribuer massivement .
Les efforts de M. Cordovez de l ' ONU mritent un soutien total .
En tenant trs bien informes les deux communauts et en ouvrant un dialogue avec et entre les deux communauts , l ' Union peut amliorer l ' atmosphre sur l ' le .
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Elle doit pousser les deux communauts  se faire reprsenter dans les ngociations en vue de l ' largissement .
L ' Union peut faire la diffrence , si elle agit avec cohrence et logique .
<SPEAKER ID=36 NAME="Poos">
Monsieur le Prsident , c ' est avec grand intrt que j ' ai cout les interventions des orateurs mandats des groupes politiques , ainsi que les rapports oraux sur les avis de la Commission .
J ' ai t ravi de constater que le Parlement europen , dans sa majorit , partage l ' analyse de ses rapporteurs , MM . Oostlander , Barn Crespo et Colom I Naval .
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Ce cinquime largissement , ont dit vos rapporteurs , Monsieur le Prsident , est une grande chance pour l ' Europe , mais il est vident que si , d ' un ct , l ' largissement a aussi un cot , il cre galement de nouveaux dbouchs , donc de nouveaux emplois , et il augmente de faon considrable le poids de l ' Europe dans le monde , un effet secondaire important qui ne peut pas tre mesur en termes financiers .
De nombreux orateurs ont soulign la globalit du paquet de l ' largissement .
M. Pttering , par exemple , a dit qu ' il faut renforcer , approfondir , l ' Union europenne , rformer ses politiques , rformer ses institutions ainsi que leur fonctionnement , afin qu ' elles puissent accueillir onze nouveaux tats membres .
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Quant  la procdure et  la mthode de ngociation , M. Swoboda a parl d ' une fivre d ' adhsion .
Il parle d ' une fivre d ' adhsion dans ce Parlement europen , mais je crains que cette fivre n ' ait pas encore touch nos propres opinions publiques .
Quant  ces dernires , dans les quinze tats membres , il faudra faire un grand effort d ' explication , auquel le Parlement europen , les parlements nationaux , la Commission et les gouvernements des quinze tats membres devront s ' associer .
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Il faut trouver dans les prochains jours une procdure qui ne discrimine personne .
 cet gard , le projet de rsolution de votre Parlement , qui est sur notre table , est un bon compromis , comme l ' a dit Mme Hoff .
Il dit , dans son point 3 , que tous les candidats ont le droit d ' entamer les ngociations en mme temps , mais dans son point 6 , il prcise qu ' il partage l ' avis de la Commission selon lequel les ngociations intensives devraient s ' ouvrir tout d ' abord avec les pays ayant ralis les progrs les plus sensibles .
Il y a donc la date d ' ouverture , d ' un ct , et le rythme des ngociations , de l ' autre .
C ' est donc admettre une diffrenciation base sur l ' tat de prparation des tats candidats .
Il ne doit pas y avoir d ' exclusion , mais une diffrenciation , et dans la nature mme d ' un processus de ngociation avec onze pays candidats .
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Les discussions au sein du Conseil , Monsieur le Prsident , s ' orientent actuellement dans la mme direction .
L ' ide de la confrence europenne n ' a pas t mise en doute au cours du dbat .
Vous avez admis , par votre position , qu ' il faut un cadre multilatral pour les onze pays candidats .
Il faut un instrument de coopration politique .
Quant  la participation de la Turquie  cette confrence , c ' est une question qui ,  l ' heure actuelle , reste ouverte .
Votre Parlement exige une dmarche rigoureuse .
La Commission , par l ' intermdiaire de son commissaire , M. Van den Broek , souhaite la clart .
Mais la Commission et le Conseil souhaitent aussi des signaux positifs d ' Ankara .
Dans cette attente , l ' intention de la prsidence est de proposer au Conseil , pour la Turquie , une place dans le processus d ' largissement , et la dfinition d ' une stratgie de rapprochement entre la Turquie et l ' Union europenne .
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Je remercie galement M. De Vries d ' avoir plac l ' largissement dans le cadre de la politique extrieure et de scurit commune .
En effet , il faut voir l ' adhsion de nouveaux membres appartenant au centre et  l ' est du continent europen en mme temps que nos rapports concernant la Russie , les tats-Unis et le Canada .
En ce qui concerne la Russie , le renforcement est chose faite grce  l ' accord de partenariat qui est entr en vigueur le 1er dcembre et dont la mise en oeuvre et l ' excution passent aussi par les rencontres  haut niveau qui sont prvues dans cet accord .
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En ce qui concerne nos liens avec nos partenaires transatlantiques , les tats-Unis et le Canada , j ' aimerais vous informer qu ' un sommet aura lieu demain et aprs-demain  Ottawa et  Washington , sommet au cours duquel nous approfondirons nos relations et renforcerons le dialogue sur toutes les questions d ' actualit , y compris celle de l ' largissement de l ' Union europenne avec nos partenaires transatlantiques .
J ' ajouterai ,  cette liste de partenaires ,  ne pas ngliger , parce que nous nous lanons dans l ' aventure de l ' largissement , nos partenaires mditerranens .
Il faudra que la Communaut ne soit pas dsquilibre par l ' largissement et que nous renforions en mme temps nos liens avec nos partenaires du sud .
<P>
Enfin , quant  la rforme des politiques et du cadre financier , j ' ai constat qu ' elle n ' est conteste par personne .
Les opinions divergent ds qu ' on parle chiffres .
 dfaut de nous mettre , aujourd ' hui dj , d ' accord sur des chiffres , mettons-nous donc d ' accord sur un principe , celui qui a t nonc par M. Puerta , par exemple , qui a dit que l ' Europe du XXIe sicle ne doit pas seulement tre un march , elle doit aussi tre un espace de solidarit .
Solidarit entre les Quinze anciens , mais aussi solidarit entre les anciens et les nouveaux .
Je suis convaincu , Monsieur le Prsident , que sur ce point le Parlement europen et le Conseil sont sur la mme longueur d ' ondes .
<SPEAKER ID=37 NAME="des Places">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , l ' largissement de l ' Union europenne aux PECOs et  Chypre est certainement un des dfis les plus importants pour l ' avenir des institutions europennes .
Mais deux minutes pour vous prsenter l ' avis de la commission de l ' agriculture sur deux rapports aussi importants , avouez tout de mme que c ' est peu .
<P>
Quoi qu ' il en soit , le pige  viter est  la fois de ne pas affaiblir les politiques existantes de l ' Union , particulirement de la politique agricole commune , et de dcevoir les candidats  l ' adhsion .
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La commission de l ' agriculture s ' est dclare favorable  cet largissement ,  condition de respecter un modle agricole europen utilisant l ' espace et l ' amnagement du territoire .
Nous tenons  rappeler que c ' est l ' agriculture qui a model notre civilisation europenne , et qu ' elle a une tradition de plus de 2000 ans .
Un sommet europen exceptionnel sur l ' emploi a eu lieu dernirement .
Il serait bon d ' essayer de rgler le problme  la source .
Je tiens  rappeler ici que l ' Union europenne a perdu , dans le secteur agricole , 230 000 emplois actifs en 1996 et prs de 800 000 exploitations agricoles ont disparu pendant cette mme anne .
Ces chiffres sont terrifiants , Monsieur le Prsident , terrifiants pour l ' installation de nouvelles gnrations .
<P>
Alors ,  l ' interrogation : la Commission a-t-elle outrepass le mandat qui lui avait t confi par le Conseil europen ?
Oui , sans doute , rpondons-nous .
D ' une analyse technique commande , vous en avez fait , en 1500 pages ronotypes  des millions d ' exemplaires , un vritable programme politique sans aucune concertation .
Programme dans lequel vous prvoyez , avec autant de minutie que de dtails , l ' volution de nos politiques europennes , largissement , rforme , et budget , si ce n ' est dans l ' ordre , budget , rforme , largissement , ce qui et t plus raliste .
Un programme , sous prtexte d ' harmonisation des politiques agricoles et structurelles adaptes au nouveau cycle de l ' Organisation mondiale du commerce , la mme erreur qu ' en 1992 .
La task-force amricaine aurait-elle dj fait plier l ' Europe avant mme l ' chance ?
Sous prtexte d ' largissement de l ' Europe  l ' Est , demandeur de fonds structurels et non agricoles ; et sous prtexte de contraintes budgtaires , de lignes directrices et autres critres de convergence , avec en prime un taux de croissance de 2 , 5 % dans les tats membres et de 4 % dans les PECOS entre 2000 et 2006 .
<P>
Il est vrai que l ' on n ' est jamais mieux servi que par soi-mme , et que le meilleur moyen d ' tre bien servi est tout btement de brouiller les cartes du jeu afin que seuls quelques initis s ' y retrouvent , en l ' occurrence la Commission ...
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( Le prsident retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=38 NAME="Christodoulou">
Monsieur le Prsident , la dcision politique initiale concernant l ' largissement a dj t prise , et on l ' a constat au cours des dbats qui ont eu lieu et des rapports qui ont t prsents ce jour .
Nous devons donc forcment concentrer nos efforts sur la mise en oeuvre correcte de cette dcision politique , c ' est--dire sur les modalits par lesquelles cet largissement se fera de la manire la plus harmonieuse et la plus efficace , afin d ' atteindre les objectifs que nous avons tous eu l ' occasion de dcrire ici et l .
<P>
C ' est la raison pour laquelle un certain nombre de principes fondamentaux - notamment ceux qui ont trait au domaine sur lequel je m ' attarderai ,  savoir le domaine budgtaire et la question des ressources de l ' Union europenne , devront tre accepts ds le premier instant et faire en permanence l ' objet d ' une discussion sur cette base , sans qu ' il faille constamment changer de politique .
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Le premier point , naturellement , c ' est que la rforme des conomies de ces pays est un processus  la fois trs complexe et de longue haleine .
Nous devons nous rendre compte du fait que si nous ne nous en tenons pas aux objectifs fixs , une adhsion qui ne satisferait pas  ces conditions crera des problmes trs graves , non seulement pour le pays qui adhre , mais aussi pour l ' Union europenne elle-mme .
Car il ne faut pas tre trs perspicace pour comprendre que si nous acceptons en notre sein une socit et une conomie qui n ' a pas accompli suffisamment de progrs pour satisfaire aux conditions qu ' implique l ' adhsion , les problmes qui en dcouleront seront trs importants pour les deux parties .
<P>
Aussi , l ' aide de pr-adhsion et la priode de pr-adhsion doivent-elles tre suffisantes pour permettre aux conomies de ces pays de se prparer convenablement , en vue de pouvoir russir leur adhsion .
<P>
J ' ai cout avec beaucoup d ' intrt ce qu ' a dit le Commissaire M. Van den Broek sur la cration d ' un fonds destin  couvrir la diffrence .
Il s ' agit l d ' une proposition qui avait t formule au Parlement europen concernant la rforme de PHARE et j ' ai le sentiment que ce que nous avons entendu tout  l ' heure est une version remanie de cette proposition .
<P>
La question du ralisme et de la flexibilit est galement trs importante .
Nous ne pouvons mettre en place des cadres rigides alors que nous ignorons si les conditions que nous avons poses seront respectes ou quelle sera l ' volution de l ' conomie  l ' avenir .
<P>
C ' est pourquoi j ' estime , Monsieur le Prsident , que la proposition tout  fait rigide concernant l ' laboration , ds  prsent , d ' un mcanisme de perspectives financires pour 2006 doit faire l ' objet d ' un examen trs attentif .
Ainsi que vous l ' avez vu , les propositions du Parlement se rfrent  la ncessit de faire preuve d ' une certaine flexibilit en l ' espce , c ' est--dire envisager l ' inclusion d ' une clause de rvision , une clause qui adapterait les perspectives financires  la situation  laquelle on a abouti .
Et je suis certain que lorsqu ' elle a labor l ' Agenda 2000 , la Commission elle-mme tait consciente que les conditions mentionnes constituaient simplement une base pour crer un modle conomique , sans bien entendu qu ' elles aient un caractre absolu auquel on ne pourrait droger , ou qu ' on ait dcrt d ' emble qu ' elles ne pourraient faire l ' objet de la moindre modification .
<P>
Par voie de consquence , les propositions du Parlement europen quant  la ncessit d ' une certaine flexibilit en matire de perspectives financires me semblent correctes et je crois qu ' en fin de compte , c ' est l o nous aboutirons .
Toutefois , le fait qu ' en ce moment , nous donnions l ' impression que nous adoptons une politique rigide , ainsi que le fait que les ngociations soient entames avec certains pays et pas tous - situation qui , heureusement , est en train de changer - contribuent  crer toutes sortes de fausses impressions et sont  l ' origine de problmes politiques dans les pays candidats  l ' adhsion .
Des problmes qui sont souvent si importants - mme si la logique veut qu ' ils ne le soient pas - qu ' ils peuvent avoir des consquences trs graves dans le cours des vnements .
<P>
En tout tat de cause , Monsieur le Prsident , quels que soient les changements et quel que soit le dbat en matire de restrictions et de modifications internes au cadre des perspectives financires , force est de constater qu ' ils doivent adopter une approche globale et non se limiter  certains aspects .
En d ' autres termes , il ne faut pas que nous en arrivions  ce que l ' largissement se fasse avec une redistribution des ressources dans le cadre des perspectives financires , comme on le propose pour 2006 , ce qui porterait prjudice  l ' effort d ' approfondissement de l ' Union .
Quelle que soit l ' orientation choisie , il faut qu ' elle couvre l ' ensemble des activits de l ' Union europenne .
<P>
Un dernier point , Monsieur le Prsident . M. Oostlander l ' a fort bien analys en prenant comme exemple la question chypriote , dans une dmarche  la fois objective et pertinente : l ' Union europenne doit enfin acqurir une dimension politique .
Ce que les dbats que nous tenons nous permettent de constater , c ' est que , en l ' absence d ' une dimension politique correcte , tous ce dont nous discutons restera lettre morte .
Il s ' agit donc l d ' un lment qu ' il faudra prendre srieusement en considration .
<SPEAKER ID=39 NAME="Van Velzen">
Monsieur le Prsident , avant tout , au nom de la commission de la recherche , du dveloppement technologique et de l ' nergie , je voudrais dclarer que l ' largissement est bien entendu notre dfi numro un pour la priode qui vient .
En ce qui concerne l ' nergie , nous pensons plus particulirement aux centrales nuclaires .
Nous constatons que sur ce terrain , il n ' existe pas d ' acquis communautaire en Europe .
Aussi est-il , je crois , trs important que nous entreprenions ds  prsent des efforts pour amener les centrales nuclaires existantes d ' Europe centrale et orientale au niveau de scurit europen , et faire en sorte que la scurit de fonctionnement soit contrle au moyen de l ' autorit mdiatrice de l ' AIEA .
Bien entendu , il importe tout autant que nous procdions  des contrles de scurit sur les dchets hautement radioactifs , et l ' Euratom pourrait , sur ce point , jouer un rle important .
<P>
Nous plaidons pour que les pays d ' Europe centrale et orientale puissent participer au cinquime programme-cadre .
Et si ce n ' est pas possible , il faut en tout cas pouvoir poursuivre Copernicus , qui a t trs fructueux .
La participation aux projets de socit de l ' information de l ' Union europenne est galement trs importante .
De la sorte , nous pouvons faire en sorte d ' investir ds maintenant pour que , par la suite , le prlvement sur les fonds structurels et de cohsion diminue .
De cette manire , nous pourrons crer une situation win-win ici comme l-bas .
<P>
 prsent , quelques remarques au nom du groupe PPE sur le modle de dpart .
 juste titre , le commissaire a signal , et M. le prsident du Conseil , M. Poos , galement , que prparatifs et ngociations font partie d ' un mme processus global .
Et tout le monde est d ' accord pour dire que nous ne pouvons encore accepter aucun pays dans la mesure o aucun pays ne remplit les conditions .
C ' est trs bien .
Mais il nous faut tenir compte non seulement de facteurs rationnels pour faire un choix comme la Commission l ' a fait , mais galement considrer l ' aspect psychologique .
<P>
Dans des pays comme la Roumanie , la Bulgarie , etc . , le Yalta de 1944 est encore vivace .
Que cela nous plaise ou non , que nous trouvions cela correct ou non , ils interprtent les vnements actuels comme une seconde scission de l ' Europe .
Ils n ' ont pas la mme perception que nous concernant la scurit dans la stabilit interne de la Russie .
Mais ils en sont un peu plus proches , et ils l ' ont subie pendant 45 ans .
J ' aimerais expressment lancer un ardent plaidoyer pour que l ' on tienne compte de cette sorte de sentiments et de cette sorte de psychologie .
<P>
Ces pays d ' Europe centrale et orientale sont confronts  d ' normes rformes , qui restent  entreprendre .
Nous ne parlons pas de petites rformes , nous parlons de rformes trs fondamentales , dont d ' innombrables citoyens de ces pays auront  ptir .
Si ,  ce moment , nous ne sommes pas capables de leur montrer que dans quelque temps , ils deviendront membres , ces pays interprteront peut-tre les rsultats du dbat de Luxembourg d ' une autre manire que la ntre ; ils ne verront pas immdiatement l ' aspect rationnel , et il ne leur sera pas facile de remotiver la population pour qu ' elle accepte ces lourdes rformes impliquant un chmage lev .
Cela demandera beaucoup de courage  la classe politique .
<P>
Les investisseurs finissent eux aussi par choisir d ' aller en Estonie plutt qu ' en Lituanie parce qu ' on dit :  Regardez , l , on a affaire  un pays qui ne fait pas partie du premier tour .
 J ' espre donc avec ferveur que nous n ' aurons pas deux groupes de pays , mais que nous saurons trouver une voie sur laquelle rationalit , d ' une part , et solidarit , de l ' autre , pourront marcher main dans la main .
Je voudrais aussi lancer un appel pressant et empreint d ' motion au commissaire , pour que , de cette manire , l ' on trouve une issue afin que chacun puisse participer , car nous voulons un processus inclusif , mais il faut que cela s ' exprime aussi dans notre stratgie .
<SPEAKER ID=40 NAME="Moniz">
Monsieur le Prsident , s ' agissant d ' un processus sans prcdents , l ' largissement doit tre compris comme un compromis historique , mais aussi comme une ncessit politique dans la recherche d ' identit europenne ainsi qu ' une chance sur le plan des dveloppements conomiques futurs .
<P>
Nous considrons que la prslection propose par la Commission est une erreur .
Elle pourrait porter prjudice au processus d ' adhsion de certains candidats et le retarder , en crant entre eux des fractures et des diffrences de chances ds le dpart - comme la capacit d ' attirer des investissements trangers - gnratrices d ' une injustice relative .
Ce serait galement une erreur de maintenir le plafond de 1 , 27 % , puisqu ' il est associ  un cot d ' largissement sous-valu pour des raisons purement tactiques , avec une prvision faillible de 2 / 3 du financement  charge de la croissance conomique , crant fort probablement une rduction du poids des politiques structurelles dans le cadre actuel des grandes disparits rgionales .
Il serait galement erron de ne pas admettre la possibilit de rvision financire , au cas o cela s ' avrerait ncessaire , car les pays les plus pauvres seraient ceux qui devraient supporter le cot de l ' largissement dans une logique de perte de solidarit et de cohsion .
<P>
Il n ' est ni admissible ni cohrent de dfendre l ' largissement sans prvoir comme il se doit les moyens pour que celui-ci se concrtise dans des conditions idales de fonctionnement et d ' efficacit qui devraient concerner tout le monde , dans le respect strict des rgles tablies , tant donn les accords europens d ' association et d ' insertion des pays dans l ' Organisation mondiale du commerce comme cadres de rfrence importants .
<P>
Il serait galement cohrent de soutenir que l ' largissement se fera en alternative , au lieu de la complmentarit et de l ' interdpendance ,  d ' autres programmes existants comme , par exemple , ceux prvus pour la Mditerrane ou les pays ACP .
<P>
Dvaloriser le budget communautaire galement dans sa composante et sa fonction de redistribution et sousvaluer les cots de l ' largissement pour des raisons conjoncturelles de politique intrieure d ' un tat membre , en plus d ' tre une erreur lamentable , rendrait presque absurde ce processus dcisif pour le futur de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=41 NAME="Thors">
Monsieur le Prsident , la commission juridique partage l ' inquitude de la Commission quant  la capacit des pays candidats  mettre en application la lgislation communautaire en matire d ' administration et d ' organisation judiciaire .
Cette crainte est exprime dans la rsolution .
Nous mettons galement l ' accent sur la ncessit de renforcer , dans les pays candidats , les mesures visant  amliorer la connaissance de la lgislation communautaire .
<P>
Nous avons aussi indiqu qu ' il tait ncessaire de disposer de systmes efficaces et fiables en ce qui concerne les registres fonciers et commerciaux , point de vue qui a reu l ' approbation de la commission des affaires trangres .
Car si ces systmes comportent des dfaillances , ce sont les conditions de base de l ' conomie de march qui font dfaut .
<P>
La commission des affaires trangres insiste ensuite sur l ' importance primordiale que revt la protection des minorits , et sur le fait que la Commission et les pays candidats doivent rsoudre ensemble ce problme le plus rapidement possible .
La formulation employe est trop vague .
Je regrette que l ' on n ' ait pas adopt la proposition de la commission juridique qui prvoyait que les tats membres et les pays candidats ratifient en premier lieu la convention du Conseil de l ' Europe .
Les arguments et les documents prsents par le Conseil de l ' Europe sont fondamentaux , et c ' est sur ce travail que nous devons nous appuyer pour tre crdibles .
Sans respect pour les droits des minorits , nous ne saurions crer une Europe stable .
<P>
Je trouve encore plus regrettable qu ' il n ' ait pas t fait mention des droits de l ' enfant dans les pays candidats .
Sur ce point , le rapport de la commission des affaires trangres va mme moins loin que le tour d ' horizon de la situation des enfants , tabli pays par pays par la Commission .
J ' ai constat que la Commission n ' voquait que les cas des enfants de Roumanie , Bulgarie et Lituanie .
Et c ' est seulement  propos de la Roumanie que la convention des Nations unies sur les droits de l ' enfant est cite .
C ' est pourquoi j ' espre que dans ses prochains rapports annuels sur les droits de l ' homme , la Commission se souciera de savoir dans quelle mesure la convention sur les droits de l ' enfant est applique , et qu ' elle s ' efforcera de faire tat des progrs qui ont t raliss , puisque tous les pays europens ont sign cette convention .
Il faudra galement , dans la future valuation des rsultats obtenus par le biais des programmes Phare , que nous sachions comment les moyens dbloqus ont t utiliss pour amliorer la situation des enfants .
Nous devons aussi faire pression pour que la prostitution enfantine soit interdite dans tous les pays candidats .
Permettez-moi de transposer dans ce contexte une citation biblique clbre : c ' est  la faon dont nous traitons les petits que l ' on voit ce que nous sommes rellement : humains ou inhumains .
<SPEAKER ID=42 NAME="Ettl">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , la question de l ' largissement  l ' Est est une chance historique pour l ' Europe qu ' il s ' agit d ' utiliser  bon escient .
 bon escient signifie que pour cette question tellement dcisive , il ne s ' agira pas ,  l ' avenir , de mener une politique qui ne tienne pas compte des personnes concernes .
L ' norme diffrence de bien-tre actuelle veille d ' un ct des esprances toutes justifies en un avenir meilleur et de l ' autre , la peur de diminution du niveau de vie et de pertes d ' emploi .
Il est incontestable que de la manire dont sera traite cette question dpend le succs du processus .
Si la dimension sociale - le visage social - de notre nouvelle Europe n ' est pas notre objectif et qu ' elle n ' est pas poursuivie avec la sensibilit ncessaire , nous allons vers de nouveaux conflits sociaux , et tout particulirement dans les limites de l ' Union europenne .
<P>
Et c ' est prcisment ce qu ' il nous faut viter .
Dans l ' avis rdig par ses soins , la commission de l ' emploi et des affaires sociales s ' est explique quant  la mthode prconise et a fait des propositions .
Les conclusions ont t recommandes  la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense  la quasiunanimit .
Cependant , une conclusion de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , qui avait trait aux dlais transitoires en matire de libre circulation des travailleurs , a t repousse  une voix de majorit .
C ' est prcisment cette conclusion qui est  nouveau soumise  la plnire en ce moment .
Cette clause trs flexible nous est ncessaire afin de limiter , dans un premier temps , la pression qui sera exerce sur le modle social europen . Nous devons tout particulirement vaincre les angoisses des citoyens des rgions frontalires de l ' UE grce  des mesures transitoires crdibles .
Ce n ' est qu ' ainsi que nous serons en mesure d ' entamer un dialogue transfrontalier positif , afin d ' galement encourager de faon structurelle un dveloppement durable dans les pays candidats .
Je vous enjoins , au nom de mon groupe ,  donner votre assentiment  cette motion .
<SPEAKER ID=43 NAME="Schrder">
Monsieur le Prsident , je ne reviendrai pas sur ce que le rapporteur de la commission responsable de la politique rgionale et structurelle a dit .
Juste ceci : une rforme de la politique structurelle , des fonds structurels , est indispensable , largissement ou pas .
Nous ne devrions pas perdre cet lment de vue .
Les rapporteurs ont heureusement repris quelques unes des conclusions tires par la commission de la politique rgionale .
Je me permettrai de m ' tendre sur deux points .
<P>
Le premier est que les pays candidats doivent tre invits  mettre en place des structures administratives locales , rgionales et nationales efficaces ,  encourager la participation des acteurs privs et  amliorer les systmes de contrle financier afin d ' tre enfin en tat de recevoir et de grer les fonds structurels de manire correcte pour liminer les disparits .
J ' aimerais rappeler qu ' exception faite de Chypre , les pays candidats ont d vivre sous les conditions d ' un tat socialiste , au sein duquel aucune politique rgionale n ' existait .
Il y avait bien une politique conomique , une politique financire , une politique culturelle - que celles-ci fussent bonnes ou non n ' importe pas - mais le concept en existait : de politique rgionale ou structurelle , il n ' en tait pas question .
Dans cette mesure , il est trs important que les pays candidats acquirent progressivement la conviction de la ncessit des politiques rgionale et structurelle .
<P>
Le deuxime point , repris par les collgues Oostlander et Barn Crespo , est qu ' il nous faut rechercher une stratgie de concert avec les PECO afin qu ' aprs le premier tour d ' largissement , on n ' ait pas simplement repouss la ligne de faille de la prosprit entre l ' UE et les pays qui n ' y appartiennent pas de quelques centaines de kilomtres vers l ' Est .
Nous n ' aurions alors rien gagn !
Cela signifie que les pays candidats doivent veiller aussi rapidement que possible  ne pas laisser les territoires de leurs anciens voisins orientaux s ' enfoncer dans la pauvret afin d ' viter que n ' apparaissent de nouveaux foyers de conflits . Car lorsqu ' on parle d ' largissement , on parle aussi de maintien de la paix et de la libert , ce qui a toujours t l ' objectif principal de l ' intgration europenne .
<P>
Pour conclure , permettez-moi de remercier les rapporteurs qui , tous trois , ont non seulement dmontr leur comptence mais ont aussi et surtout fait montre d ' une grande psychologie ce qui ,  mon sens , est au moins aussi important dans un thme aussi sensible .
<SPEAKER ID=44 NAME="Sindal">
Monsieur le Prsident , je suis charg par la commission des transports de prsenter les points de vue dont nous avons dbattu dans le cadre de ce rapport .
Comme vous le savez , les transports s ' intensifient en Europe . La naissance de nouvelles dmocraties a notamment entran le dveloppement de nouvelles et nombreuses relations commerciales qui contribuent  les accrotre .
La position de la commission consiste  penser que les nouveaux tats membres doivent tre  la hauteur de la politique de l ' UE en faveur d ' une mobilit durable .
Dans ce contexte , il nous faut mettre en uvre les initiatives et les aides ncessaires .
Les priorits qui ont t fixes pour les rseaux transeuropens doivent aussi tre valables pour les nouveaux tats membres .
La commission des transports tient galement  souligner que les rgles en matire sanitaire et de scurit doivent tre applicables  un march des transports transnational , qui n ' a pas de frontires .
Le march unique des transports connat d ' ores et dj une activit fbrile .
Il est indispensable , pour des raisons lies au respect de la concurrence , de l ' environnement et des conditions de travail rserves aux salaris , que nous mettions en place des accords  caractre obligatoire , afin que le dveloppement des transports reste quilibr et tienne compte du contexte dans lequel il s ' inscrit .
Pour participer  ce processus , les nouveaux tats membres doivent recevoir notre aide .
<P>
Je voudrais ajouter , Monsieur le Prsident , que je me rjouis qu ' il soit  prsent question d ' assouplir les ngociations et les possibilits d ' entre dans l ' Union pour les pays candidats .
Nous entendons dire aujourd ' hui que tous les candidats ont les mmes chances , et cependant on continue  faire la distinction entre le groupe des tats prslectionns et les autres pays candidats .
J ' y vois une lgre contradiction .
Cela tient peut-tre au fait que je ne sois pas d ' accord avec les mthodes d ' valuation de la Commission .
Quel pays est aujourd ' hui en premire ligne ?
Doit-on en juger d ' aprs des critres conomiques , ou d ' aprs la volont et la capacit dont ces pays font preuve lorsqu ' il s ' agit de leur adhsion  l ' Union europenne ?
Comment faire la distinction entre les prparatifs et les ngociations ?
M. le Commissaire a dclar qu ' il s ' agissait d ' un seul et mme processus , mais la stratgie de la Commission compte nanmoins un groupe de pays prslectionns pour le dmarrage .
Il ressort du budget annex au rapport Colom i Naval que ce premier groupe se voit attribuer une aide trois fois plus importante que le second .
C ' est quelque chose que je ne puis comprendre , alors que l ' on parle d ' galit des chances .
Mais pour autant que je l ' aie bien compris , M. le Commissaire a voqu aujourd ' hui la cration d ' un nouveau fonds .
Sur la base de notre dbat d ' aujourd ' hui , je voudrais tirer la conclusion suivante : quel que soit le modle adopt , quelle que soit la faon dont sont organises les confrences parallles , un pays candidat qui a termin les prparatifs techniques et qui est prt  ngocier , sera invit  des ngociations concrtes , et c ' est l ce qui est dterminant .
Mais si l ' on doit s ' en tenir aux dclarations de la Commission et du Conseil , lorsqu ' il s ' agit de savoir qui sera le premier invit  la table des ngociations , la ralit sera tout autre .
<SPEAKER ID=45 NAME="Eisma">
Monsieur le Prsident , du point de vue des intrts de l ' environnement , la commission de l ' environnement de ce Parlement a opt pour une diffrence aussi minime que possible entre les pays , car dans la lgislation labore pour atteindre l ' acquis environnemental , il se pourrait bien que les pays qui ne font pas partie du premier tour montrent une certaine passivit , et que ceux qui se trouvent dans ce premier tour fassent preuve d ' une certaine suffisance .
Voil par quoi pourrait se traduire une diffrenciation .
En me rendant dans plusieurs pays nouveaux adhrents , j ' ai galement t confirm dans cette opinion en matire d ' environnement .
<P>
L ' largissement de l ' Union est avant tout un processus politique , mais il ne peut pour autant compromettre la politique europenne .
Cela menace pourtant d ' tre le cas en matire d ' environnement .
Les cots qu ' implique l ' alignement sur la lgislation en matire d ' environnement dans les pays candidats sont si levs - on les value  120 milliards d ' cus - qu ' ils ne peuvent raisonnablement tre concentrs sur 20 ans .
Mais en dpit de cette bombe  retardement , l ' largissement va avoir lieu .
<P>
Pour dsamorcer cette bombe  retardement , la commission de l ' environnement a adopt quelques amendements partiellement repris dans les rapports plniers .
Il est bien entendu vident que pour devenir membre , il faut se conformer  la lgislation en matire d ' environnement lie au Livre blanc sur le march intrieur ; mais pour les autres dispositions en matire d ' environnement , nous demandons  la Commission europenne de poser des priorits .
Dans le cas contraire , il nous faudra attendre trop longtemps avant que tout l ' acquis soit assimil .
Il faudrait alors peut-tre attendre 2020 ou 2030 pour que le premier pays puisse adhrer .
Nous serions heureux de disposer de cette liste de priorits .
<P>
Par un autre amendement important , nous nous efforons , en collaboration avec la BEI et la BERD , d ' instaurer une sorte de fonds de garantie pour les banques de la rgion qui sont encore peu disposes  accorder des prts pour des investissements rentables aux PME en matire d ' environnement .
Il serait bon que nous puissions soutenir cette initiative .
En effet , nous librerions ainsi des fonds particuliers pour les adhsions .
<P>
Enfin , ne sous-estimons pas l ' absence de capacit dans ces tats membres , y compris le manque de participation des citoyens .
J ' espre que nous pourrons galement affecter les fonds de PHARE  cet effet .
<SPEAKER ID=46 NAME="Hawlicek">
Monsieur le Prsident , dans l ' avis de la commission de la culture et de l ' ducation concernant les rapports Oostlander , Crespo et Colom , je salue le fait que , dans l ' Agenda 2000 , la Commission dcrive l ' largissement comme un dfi historique pour l ' Union et une chance en matire de scurit , d ' conomie , de culture et de la place de l ' UE dans le monde .
La diversit culturelle de l ' Europe sera une source de crativit et de prosprit .
L ' adhsion de nouveaux tats membres augmentera le poids de l ' Union et son influence internationale .
<P>
L ' ducation et la culture sont des composantes importantes des mesures destines  instaurer la confiance pour consolider une Europe largie .
Elles constituent aussi l ' un des rares domaines o n ' existe aucune diffrence entre pays riches et pauvres , dvelopps et moins dvelopps , mais bien un domaine o collaborent tats membres et pays candidats en tant que partenaires gaux , o ils peuvent changer leurs expriences et apprendre les uns des autres .
Nous tenons ds lors ces deux domaines pour particulirement importants en cette poque de rapprochement .
<P>
Que les pays candidats participent dj  des programmes culturels et ducatifs et tmoignent d ' un intrt particulier  l ' gard des programmes communautaires SOCRATES , LEONARDO et JEUNESSE POUR L ' EUROPE en est un signe clair .
Ds lors , la commission de la culture et de l ' ducation estime qu ' il est particulirement ncessaire d ' augmenter les moyens financiers consacrs  ces programmes .
Cette motion n ' a malheureusement pas t accepte , mais qu ' au moins soit faite la dclaration d ' intention que la promotion des programmes culturels et ducatifs est d ' gale importance pour les tats membres et les pays candidats .
J ' en appelle  tous ici , mais surtout  la commission des budgets : il faut augmenter les ressources budgtaires qui , pour l ' ensemble des secteurs de l ' ducation , de la culture , des medias et de l ' information , s ' lvent  l ' heure actuelle  0 , 48 % du budget gnral car en matire de politique culturelle et ducative , de grandes choses peuvent tre accomplies avec peu de moyens .
<P>
Il a t reconnu que la culture et l ' ducation taient les cls du succs de la stratgie de rapprochement et c ' est pourquoi je prie les institutions de l ' UE d ' accepter notre motion et d ' incorporer les thmes de la culture et de l ' ducation dans la Confrence europenne .
<P>
De mme , on s ' accorde  reconnatre que les politiques culturelles et ducatives ne crent pas seulement des emplois mais revtent aussi une grande importance pour la qualit de vie et le renforcement de la solidarit communautaire , de la citoyennet europenne et surtout de la dmocratie .
C ' est pourquoi il m ' importe - et je conclurai par ces mots - que le Parlement europen accepte notre motion exigeant que la place des secteurs de l ' ducation et de la culture soit revue  la hausse dans le cadre d ' une Union largie .
<SPEAKER ID=47 NAME="Paasio">
Monsieur le Prsident , le processus d ' largissement va apporter  l ' Union europenne de nouveaux membres qui ont comme trait commun un faible niveau de revenus par rapport  celui des tats membres actuels .
Si l ' on se rappelle que mme dans la phase d ' largissement il est prvu de se limiter au cadre budgtaire actuel , on peut s ' attendre  ce que surgissent des problmes d ' ordre conomique ne se limitant pas aux seules relations entre l ' Union europenne , en train de s ' largir ou une fois largie , et les tats membres .
<P>
En termes de PNB , de nombreux pays candidats  l ' adhsion se trouvent au mme niveau que la moyenne des pays en dveloppement , certains mme en dessous du niveau de revenu des pays en dveloppement .
Ils ne peuvent cependant tre considrs comme de vritables pays en dveloppement , en raison de leur systme d ' ducation , de sant et des infrastructures existantes , mme si ces lments sont  bien des gards dans un tat plutt faible .
<P>
Au moins partiellement en mme temps que les ngociations sur l ' largissement , des ngociations sont menes sur l ' organisation des relations entre l ' Union europenne et les pays ACP pour aprs 2000 , lorsque Lom IV arrivera  expiration .
Il existe une possibilit certaine que la rigueur budgtaire due au processus d ' largissement ne mne  la tentation de transfrer aux pays candidats  l ' adhsion les fonds destins aux pays traditionnellement bnficiaires de l ' aide au dveloppement de l ' Union europenne et de ses tats membres .
Si cette possibilit tait avre , cela signifierait que les pays en dveloppement financeraient de manire significative l ' largissement de l ' Union .
C ' est une option que nous ne pouvons accepter .
<P>
C ' est une excellente chose que la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense ait adopt dans le rapport un texte qui exclut le transfert des ressources des pays en dveloppement vers les nouveaux et les futurs tats membres .
L ' Union europenne et ses tats membres sont les plus grands contributeurs  l ' aide au dveloppement dans le monde .
Ce rle implique une responsabilit en matire de lutte contre la pauvret dans le monde , mme au moment o notre proche environnement connat des bouleversements rclamant une contribution financire considrable .
<SPEAKER ID=48 NAME="Berger">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , mes chers collgues , la commission des liberts publiques et des affaires intrieures a tabli et concentr toutes ses discussions ainsi que ses conclusions concernant l ' largissement de l ' Union sur la base de la cration d ' un espace largi de libert , de scurit et de droit .
 cet gard , nous sommes parvenus  la conclusion unanime que l ' largissement pouvait amener une contribution dcisive et positive , tant pour les tats membres actuels que pour les tats membres futurs .
Ce rsultat ne pourra cependant tre atteint que si toutes les parties impliques - tant les tats membres et les institutions de l ' Union que les candidats  l ' adhsion - entreprennent des efforts particuliers .
<P>
Ces efforts doivent avant tout servir les objectifs suivants : l ' amlioration de la protection des droits fondamentaux et des minorits , en particulier des Tsiganes .
Nous devons exiger des candidats  l ' adhsion qu ' ils abolissent la peine de mort .
Nous devons exiger d ' eux qu ' ils collaborent au renforcement de la scurit en matire nuclaire , y compris par la mise  l ' arrt et la non exploitation de centrales nuclaires .
L ' organisation des autorits , de l ' administration et galement de la justice , qui a atteint la pleine mesure de l ' utilisation de l ' acquis communautaire , doit tre prserve afin de garantir pleinement aux nouveaux citoyens de l ' Union les droits qui leur sont octroys par l ' Union .
Cela ncessite la mise en place de contrles douaniers aux futures frontires extrieures de l ' Union qui soient efficaces et en accord avec les dispositions de Schengen .
Nous avons besoin d ' un programme - cela manque encore dans l ' Agenda 2000 - qui dfinisse o et  quelle date ces contrles seront dplacs .
Nous avons besoin d ' une Confrence europenne qui mne  des faons de procder obligatoires et communes dans les domaines de la justice et de la scurit intrieure et d ' une rforme de l ' Union qui garantisse une plus grande capacit de dcision dans ces deux domaines .
<SPEAKER ID=49 NAME="Kjer Hansen">
Monsieur le Prsident , en tant que rapporteur de la commission des budgets , je suis responsable d ' un texte sur les problmes principaux que pose la mise en place d ' une administration efficace et transparente dans les pays de l ' Europe centrale et orientale , aussi bien avant qu ' aprs leur adhsion  l ' Union .
Les pays candidats doivent prendre pour objectif prioritaire - et nous devons les y aider par notre coopration comme par un soutien financier - d ' tablir des systmes juridiques capables de fonctionner , de prvenir et de combattre la corruption et la criminalit .
Ces pays doivent galement veiller en priorit au contrle de leurs frontires ,  la mise en uvre d ' une administration douanire efficace , etc .
Tout ceci relve  la fois d ' un devoir et d ' une ncessit que l ' ensemble des pays candidats ont en commun .
Il en va de mme d ' un grand nombre d ' autres domaines tels que l ' environnement , les infrastructures , la scurit nuclaire , etc .
Et puisque ces pays ont les mmes tches  accomplir , il faut bien considrer , par principe , que les uns et les autres ont tout autant besoin de notre aide financire .
<P>
C ' est la raison pour laquelle je ne puis absolument pas comprendre pourquoi la Commission , dans les actions structurelles , traite de faon aussi diffrente les pays candidats , en particulier ceux qui entrent dans la catgorie 2 , attribuant 38 milliards d ' cus aux pays qui seront accepts les premiers , et seulement 7 milliards aux autres .
C ' est le signe d ' un favoritisme totalement absurde et qui ne pourra contribuer qu '  accrotre les ingalits sociales et conomiques .
Or , prcisment , ces pays que , pour ainsi dire , nous laissons tomber , en leur refusant la possibilit d ' adhrer lors de la premire vague , auront particulirement besoin d ' aide pour ne pas  dcrocher  .
La proposition de la Commission manque ici de logique .
D ' ordinaire , c ' est  ceux qui ont le plus besoin d ' aide que l ' on doit donner le plus .
La Commission a effectu des calculs du PNB sur des prmisses qui paraissent  la fois absurdes dans leur principe et peu crdibles .
Les chiffres crient par eux-mmes au scandale , lorsque l ' on propose de donner 70 cus par habitant et par anne sous forme d ' aide  la pradhsion , au moment o , dans les nouveaux tats membres , on fait passer l ' aide par habitant de 92  248 cus .
La proposition de la Commission ne semble avoir de cohrence ni du point de vue politique , ni conomique , ni par rapport aux besoins des pays respectifs .
Je voudrais donc appeler la Commission  changer cette rpartition des fonds .
Il n ' est pas normal que les pays qui ne sont pas encore prts pour l ' adhsion aient en plus  subir la punition d ' une aide beaucoup moins importante .
Tout au contraire , nous devons allier nos forces et mettre en uvre tous les moyens dont nous disposons pour permettre  tous les pays candidats de parvenir  l ' adhsion .
<SPEAKER ID=50 NAME="Spaak">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , il tait indispensable que figurent , dans le rapport de MM . Oostlander et Barn Crespo , que je flicite pour leur travail important , les lments les plus essentiels de l ' avis adopt par la commission institutionnelle .
C ' est donc avec conviction que j ' ai cosign les amendements 43 et 44 dposs par MM . Martens , Mendez de Vigo et Oostlander , au nom du PPE , rejoints par M. Tsatsos et d ' autres .
Je les remercie pour cette initiative .
<P>
Une simple rfrence au rapport Mendez de Vigo et Tsatsos eut t insuffisante .
Il fallait que celles des rformes institutionnelles considres comme les plus urgentes soient portes , dans ce rapport , galement  la connaissance des pays qui demandent leur adhsion .
Je rappelle que les rformes institutionnelles doivent tre ralises avant tout largissement , que les conditions d ' efficacit du travail de la Commission doivent tre spcifies , que le mode de fonctionnement du Conseil , qui devrait , sauf cinq exceptions , adopter le vote  la majorit qualifie , et que le mandat politique donn  notre Assemble , et le pouvoir qui lui est confr en ce qui concerne l ' adoption de la procdure de rforme des institutions , sont vritablement trs importants .
<P>
Voil , Monsieur le Prsident , en rsum , le contenu de l ' avis de la commission institutionnelle .
<SPEAKER ID=51 NAME="Provan">
Monsieur le Prsident , la commission de la pche s ' est intresse  l ' aspect technique , car il s ' agit d ' une question trs technique .
Huit pays candidats  l ' adhsion ont un littoral et trois concentrent leur activit sur l ' aquaculture .
Pour la premire fois , nous aurons une participation dans la mer Noire et plus tard , lorsque tous les pays qui le souhaitent auront rejoint l ' Union europenne , nous aurons de loin le littoral le plus tendu autour de la mer Noire .
Cela aura un impact politique majeur sur l ' Union europenne .
<P>
Du point de vue technique , il a t difficile de rcolter beaucoup d ' informations .
Nous avons organis une audition avec les reprsentants des dlgations et les ambassadeurs des pays candidats .
En ce qui concerne l ' Union europenne , son principal intrt rside en Pologne et dans les pays Baltes .
Comme je l ' ai dit , la Roumanie , la Bulgarie et la Turquie prsenteront aussi un grand intrt  cause de la forte pollution de la mer Noire .
La Pologne et les pays Baltes jouent un grand rle en raison de la taille de leur flotte et de la dpendance conomique et sociale de leurs rgions ctires .
Par exemple , la Pologne est la 35e puissance de pche mondiale ( sur 50 ) .
Les performances historiques vont avoir de l ' importance .
Tout le monde connat la problmatique des quotas de pche , mais  l ' avenir les droits historiques auront une influence sur ces quotas .
L ' une des choses les plus importantes probablement , pour la Commission europenne , va concerner les nouveaux accords qui seront conclus avec des pays tiers , notamment la Russie , les tats-Unis , le Canada , la Sude qui est dj membre de l ' UE , la Norvge et la Mauritanie .
<P>
L ' expansion des flottes des pays candidats aura des limites .
La restructuration sera ncessaire et des fonds structurels devront tre dbloqus .
Dans tous les pays candidats , sauf Chypre , l ' administration du secteur de la pche est incompatible avec les dispositions de l ' Union europenne de mme que les exigences en matire d ' hygine .
Pour parvenir  tablir des changes commerciaux corrects avec ces pays , le secteur de la pche devra faire de gros efforts .
<P>
Les articles 71 et 72 du rapport de la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense le rsument trs bien , et je les recommande  cette Assemble .
<SPEAKER ID=52 NAME="Ojala">
Monsieur le Prsident , les pays candidats  l ' adhsion  l ' Union europenne se sont vu imposer comme conditions un systme dmocratique et une conomie de march en bon fonctionnement .
En plus de ces critres , il faut cependant que les pays candidats satisfassent aux critres sociaux avant qu ' ils puissent tre admis comme membres de l ' Union europenne .
En ce qui concerne par exemple la sant et la scurit du travail ou la scurit des produits , il faut aider les pays candidats  mettre leur lgislation et particulirement le contrle du respect de celle-ci au niveau requis par l ' Union europenne .
Ceci est non seulement dans l ' intrt des habitants de ces pays , mais est aussi important pour garantir que des produits dangereux ou fabriqus dans des conditions de travail dficientes ne constituent pas un avantage concurrentiel sur le march intrieur .
<P>
Il faut que les pays candidats puissent mettre sur pied un systme de dialogue efficace entre le patronat et les travailleurs .
Le systme de conventions labores sur un pied d ' galit entre les partenaires sociaux est un lment de la dmocratie et de la socit d ' abondance europenne .
Une des conditions de l ' adoption de nouveaux pays comme membres de l ' Union europenne doit tre que les pays candidats soient aussi authentiquement intgrs dans le march unique europen sur le plan des conventions entre partenaires sociaux .
<P>
Il va sans dire que l ' largissement entranera des cots pour l ' UE .
Les estimations de la Commission selon lesquelles ces cots pourraient tre couverts par la croissance conomique pourraient bien se rvler trop optimistes .
C ' est pourquoi je partage l ' avis du rapporteur , M. Colom i Naval , selon lequel le cadre financier doit tre rexamin en milieu d ' exercice en cas de modifications notables dans les paramtres qui lui servent de base .
La commission des affaires sociales et de l ' emploi n ' a pas t entirement du mme avis que moi sur ce point .
<P>
Il faut prendre garde de ne pas opposer d ' un ct la rsolution des problmes des tats membres actuels et , de l ' autre , l ' aide apporte aux pays candidats pour leur permettre d ' atteindre le niveau requis par l ' adhsion .
L ' UE doit relever ces deux dfis en renforant et en rationalisant ses activits et en ciblant plus nettement les mesures d ' aides sur l ' amlioration de l ' emploi .
<P>
L ' option de calcul dans laquelle personne n ' aurait rien  payer est toutefois impossible .
L ' largissement a un prix , mais c ' est le prix qu ' il faut tre prt  payer pour le renforcement de la paix et de la stabilit en Europe .
<SPEAKER ID=53 NAME="Bourlanges">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , la commission du contrle budgtaire tient  saluer l ' effort fait par la Commission en nous proposant le document Agenda 2000 .
Nous saluons  la fois un souci d ' ambition , un effort de programmation , une volont d ' interconnexion et de cohrence entre les diffrentes activits de l ' Union europenne .
<P>
Ambition , parce que c ' est la grande affaire des dix prochaines annes , avec l ' union montaire , et peut-tre l ' mergence srieuse de l ' union politique .
C ' est la grande affaire de l ' Union europenne que de runifier l ' Europe en s ' ouvrant  cette partie d ' elle-mme qui avait t kidnappe .
Effort de programmation , puisqu ' enfin , alors que les gouvernements ont le nez sur le guidon et sur l ' chance des six prochains mois , nous avons une volont de regarder un peu plus loin que le bout de notre nez .
C ' est  saluer .
Enfin , effort d ' interconnexion , car il tait bon , il tait ncessaire , que l ' ensemble des grandes dpenses qui caractrisent l ' Union europenne - politique agricole commune , fonds structurels , dpenses lies  l ' largissement - soient mises en perspective dans un document unique .
<P>
Malgr cet effort , malgr ce salut , nous sommes quand mme amens  relativiser nos compliments .
Car nous avons le sentiment que , dans cette affaire , la Commission nous a offert , non pas un trompe-l ' oeil , loin de l , mais un document qui exprime bien davantage des contraintes que des choix .
Nous ne lui en faisons pas grief .
Nous comprenons qu ' elle agit sous contrainte et qu ' elle tait confronte  certains qui disaient : je ne veux pas payer plus , je veux payer moins ;  d ' autres qui disaient : ne touchez pas  mes fonds structurels ; et  des troisimes qui affirmaient : prends garde  ma ligne directrice agricole .
Donc , je suis , nous sommes , bien conscients que vous agissez sous contrainte .
Malgr tout , pour la commission du contrle budgtaire , le rsultat est assez proccupant .
<P>
Nous estimons que des proccupations surgissent , touchant  la fois  l ' valuation des besoins ,  la prvision des ressources ,  la gestion conomique des crdits , et  l ' excution administrative et comptable de la dpense .
Au sujet de l ' valuation des besoins , pas grand chose  dire sur la PAC .
Il y a des objectifs , on peut les contester .
Ce n ' est pas l ' objet de notre commission de le faire .
On peut les approuver .
Ce n ' est pas non plus son but .
En revanche , il y a cohrence entre les objets et les moyens .
<P>
 propos des fonds structurels , un peu d ' inquitude .
Nous avions assist , dans l ' exercice prcdent ,  une augmentation des nombres de catgories des fonds structurels .
Nous assistons aujourd ' hui  son rtrcissement .
Nous ne pouvons nous empcher de voir dans ces coups d ' accordon , Monsieur le Commissaire , un effort , sinon dlibr , mais en tout cas russi , pour empcher des comparaisons effectives entre ce qui se dpensait hier et ce qui se dpensera demain , dans les diffrentes zones de l ' Union europenne .
<P>
Proccupation galement sur l ' union montaire .
C ' est la grande absente du document .
Or , il va de soi que pour rsorber les chocs asymtriques , nous avons besoin d ' un outil budgtaire .
Il eut t bon de rflchir  cela , il eut t bon de prvoir effectivement des instruments plus souples , plus actifs , permettant de pallier les consquences ngatives d ' ventuels chocs asymtriques .
<P>
C ' est surtout sur l ' largissement que nous sommes inquiets .
Car l , nous avons le sentiment que ce que vous nous prsentez , ce n ' est pas une somme , c ' est un solde .
Ce n ' est pas une addition de crdits , refltant des besoins , c ' est une diffrence entre deux ordres de grandeur sur lesquels vous n ' aviez aucune matrise : d ' un ct , des contributions qui ne devaient pas bouger , de l ' autre des dpenses au profit des quinze tats membres , qui taient incompressibles .
Entre les deux , il y a un solde et c ' est dans ce solde-l que les candidats  l ' Union europenne sont appels  faire leur bonheur .
<P>
Mme inquitude concernant la prvision des ressources .
Nous ne contestons pas le caractre raisonnable de votre prvision .
Nous nous inquitons de son caractre fixe .
Si vous n ' avez pas les rendez-vous , les rsultats que vous escomptez en matire de croissance , que ferez-vous ?
Rduirez-vous les dpenses , augmenterez-vous la contribution ?
Vous vous tes placs dans un systme ultrarigide , mme si vos prvisions sont marques du coin du bon sens .
<P>
galement , nous avons une grande inquitude concernant la gestion conomique des crdits .
En vrit , et cela concerne directement l ' largissement , vous ne dpenserez pas , avec les nouveaux tats , des sommes ...
<P>
Ah , je vois que j ' ai dj parl cinq minutes .
J ' ai dpass mon temps de parole .
Je vais donc conclure trs rapidement .
Je dirais que vous ne prvoyez pas des modes de gestion des crdits adapts aux nouveaux besoins .
Vous ne rflchissez pas au principe de l ' additionnalit , vous ne rnovez pas vos structures administratives , vous n ' exigez pas suffisamment des tats une contrepartie en matire de gestion des crdits .
Bref , vous habillez ce qu ' il est possible d ' habiller , mais vous ne posez pas les problmes de l ' largissement dans leur vritable ampleur .
Tel est le reproche que nous vous faisons , mme si nous savons bien que vous n ' en tes que trs partiellement responsables .
<SPEAKER ID=54 NAME="Brinkhorst">
Monsieur le Prsident , le Prsident en exercice du Conseil a parl d ' un espace de solidarit .
De l ' avis de la commission institutionnelle , nous en sommes trs loin .
Bien entendu , on peut qualifier de raliste le choix de la Commission de ne pas modifier la procdure budgtaire ou l ' quilibre des ressources propres en vue de les rendre plus quitables . Pour la commission institutionnelle , il est tout  fait clair qu ' il s ' agit d ' une vision  court terme .
La thorie du juste retour qui , selon le commissaire van den Broek , n ' est pas la dmarche adopte par la Commission , ne peut tre stimule qu ' en restant dans les structures existantes .
 moyen terme , nous croyons qu ' il est trs important de renouveler les perspectives financires pour tenir compte du fait que les ressources propres ne laissent pas de place  la solidarit .
Pour cette raison , nous devons galement procder  une rvision intermdiaire des perspectives financires , car de nombreux changements peuvent intervenir et ncessiter une rforme institutionnelle .
La Commission le reconnat galement . Pour preuve , son ide de tenir une confrence intergouvernementale destine  rformer les institutions .
<SPEAKER ID=55 NAME="Kofoed">
Monsieur le Prsident , il faut se fliciter de l ' initiative raisonnable qu ' a prise la Commission en incluant la question de la pche dans sa dernire communication sur Agenda 2000 , car si la pche reprsente , certes , un tout petit rouage de la machine conomique , il s ' agit d ' un rouage important .
Les ressources de ce secteur posent un problme , puisque l ' on a annonc une diminution de 13 % des Fonds structurels pour les 15 tats membres .
Si cette tendance se poursuit pour les nouveaux tats membres , la question se posera de savoir si l ' on pourra vraiment financer les besoins .
Or il faut se rappeler que la pche est aux prises avec une volution structurelle radicale , et que ces changements ont pour effet de pousser beaucoup de pcheurs  abandonner leur activit .
Cela signifie qu ' il faudra remplacer la pche par autre chose dans les zones concernes .
Je voudrais attirer l ' attention sur l ' importance du secteur de la pche , qui reprsente non seulement une source d ' approvisionnement alimentaire protidique , mais qui a galement une fonction culturelle et une importance certaine pour l ' activit touristique .
Si la pche disparat des petits villages ctiers , il n ' y aura plus non plus de possibilits pour le tourisme .
<SPEAKER ID=56 NAME="des Places">
Monsieur le Prsident , si vous aviez eu l ' amabilit et la gentillesse de m ' couter tout  l ' heure , vous auriez compris que j ' avais un temps de parole pour deux avis , plus trente secondes de mon groupe .
Aussi , si vous m ' autorisez  reprendre le fil de mon texte , et si vous vous engagez  raccorder les deux interventions , je continue .
Sinon , cela n ' a aucune signification et je m ' arrte .
Cela ne sera pas pire que le vote de la commission des budgets avant celui de la commission de l ' agriculture sur le mme sujet .
<P>
Aussi , rforme-t-on  tous vents .
Ainsi , en introduisant sournoisement , sous la ligne directrice agricole , des dpenses jusque l non obligatoires , on brouille la distinction entre les deux types de dpenses .
<P>
Soit les dpenses non obligatoires ainsi transfres sont requalifies en dpenses obligatoires , soit elles gardent leur qualification actuelle et le Parlement sera amen  se pencher sur des dpenses figurant sous la ligne directrice agricole , ce qui conduira  des arbitrages difficiles entre sa position et celle du Conseil .
<P>
Quant aux crdits du FEOGA-Garantie , ils sont rgulirement sous-utiliss .
S ' ils taient mis  contribution pour financer des mesures d ' ordre structurel intressant le milieu agricole , ils risqueraient moins d ' tre rduits de faon arbitraire par la suite .
<P>
Vous allez galement prsenter une proposition autorisant les tats membres  conditionner le versement des aides directes au respect des dispositions environnementales .
Nous serions curieux de savoir lesquelles et dans quelles conditions puisqu ' elles s ' additionneront  la modulation des aides agricoles que vous prconisez par ailleurs et que vous encouragez .
<P>
C ' est videmment un excellent remde politique au nivellement par le bas et un bon moyen de grapillonner quelques cus pour arrondir vos fins de mois .
<P>
Il est impratif , Monsieur le Commissaire , que vous clarifiez vos intentions .
C ' est videmment plus difficile que de proposer , toutes productions confondues , une baisse des prix gnralise , et je ne saurais trop vous inciter  vous rfrer  une Europe rattachant l ' agriculture  son territoire en maintenant la prfrence communautaire plutt qu '  une Europe o l ' agriculture ne serait rattache qu ' aux cours mondiaux .
Ce serait un mauvais calcul .
<SPEAKER ID=57 LANGUAGE="EN" NAME="Titley">
Monsieur le Prsident , j ' espre que tous ceux prsents  ce dbat n ' ont aucun doute sur la gravit du processus que nous sommes sur le point d ' engager .
Nous sommes  la veille d ' un processus historique qui ,  mon avis , consolidera ou brisera l ' Union europenne .
Si nous grons correctement ce processus , l ' Union europenne deviendra une vritable grande union , pas simplement une union de pays occidentaux .
Elle deviendra une zone de stabilit et de prosprit qui amliorera la qualit de la vie de l ' ensemble de ses citoyens et elle deviendra pour de bon une puissance mondiale .
Par contre , si nous ne grons pas correctement ce processus , l ' Union europenne deviendra au mieux une structure bouffie et introvertie incapable de prendre des dcisions efficaces courant peut-tre le danger de perdre tout concept de vocation commune .
Au pire , nous verrions l ' Union europenne commencer  s ' effondrer sous les rcriminations mutuelles et les ambitions contradictoires , ainsi qu '  s ' emptrer dans des dbats interminables sur d ' obscures questions de droit communautaire .
<P>
Le dfi que nous devons relever aujourd ' hui est tout simplement d ' assurer le bon droulement du processus et de faire en sorte que l ' largissement profite  l ' Union europenne et ne la mine pas .
Nous devons nous assurer qu '  l ' issue du processus nous aurons une Union europenne efficace et efficiente , fonde sur la lgitimit dmocratique , qui respecte les relations entre les petits et les grands tats et qui respecte le principe de subsidiarit .
C ' est demander beaucoup .
Ce ne sera pas facile .
C ' est le dfi que nous devrons affronter au dbut du sicle prochain .
Si le dfi des annes 1980 tait le march unique , celui des annes 1990 la monnaie unique , celui de la fin du sicle et du dbut du sicle prochain sera de procder  l ' largissement et de faire en sorte qu ' il profite  l ' Union europenne .
Nous devrons faire preuve d ' imagination , de sensibilit , de bonne volont et , avant tout , d ' honntet dans notre dmarche politique .
<P>
Notre message politique d ' aujourd ' hui doit tre simple : oui , nous croyons en l ' largissement , nous voulons qu ' il progresse et nous n ' allons pas renier notre engagement historique envers les pays d ' Europe centrale et orientale .
Par ailleurs , nous croyons que ce processus doit tre un processus global , que tous les pays d ' Europe centrale et orientale et que Chypre sont sur le chemin de l ' adhsion  l ' Union europenne , mme s ' ils sont  des stades diffrents de prparation .
Mais nous devons galement reconnatre que ce processus sera d ' une extrme difficult .
Nous parlons avec dsinvolture de la prservation de l ' acquis communautaire , par exemple .
Mais nous omettons souvent de souligner que cet acquis communautaire couvre  prsent 80 000 pages de texte et 20 000 actes juridiques .
C ' est beaucoup .
<P>
Nous devons galement avoir  l ' esprit que ces pays sont plus pauvres que nous et qu ' ils doivent rgler d ' importants problmes lis  la restructuration conomique .
Notre prochain message doit par consquent tre qu ' il est vital pour l ' Union europenne d ' intensifier sa stratgie de pr-adhsion , d ' acclrer le rythme de prparation de ces pays .
Je demanderais plus particulirement que l ' on accorde une plus grande attention  la capacit judiciaire et administrative des pays candidats .
 mon avis , il s ' agit de l ' obstacle le plus important  surmonter pour l ' adhsion  l ' Union europenne .
<P>
Nous devons galement dire que certains pays sont davantage disposs  traverser cette dernire tape que d ' autres .
Pour cette raison , nous devons accepter les recommandations de la Commission selon lesquelles nous devons engager le processus avec cinq pays plus Chypre .
Un autre message est qu ' aucun des pays candidats n ' est encore membre de l ' Union europenne .
S ' engager dans le processus n ' est pas une garantie de son aboutissement .
Il y a beaucoup  faire . De mme , un pays qui ne fait pas partie de ces ngociations initiales peut toujours s ' y engager ultrieurement s ' il fait des progrs significatifs .
Le processus est flexible .
<P>
Il doit tre galement clair que l ' Union europenne doit changer .
Lorsque nous parlons de changement , nous devons nous rappeler que l ' largissement doit tre ratifi par chacun des parlements nationaux et par le Parlement europen .
Les changements que nous proposons doivent par consquent tre accepts par les citoyens .
Nous ne pouvons pas ignorer leur avis .
<P>
Enfin , notre message doit tre que la Confrence europenne ouvre une importante opportunit de crer un espace politique europen qui nous permettra , en attendant les ngociations , d ' engager un dialogue politique structur sens avec les pays qui souhaitent rejoindre l ' Union europenne  plus ou moins long terme .
Je conclurai en disant que nous devons avant tout garder  l ' esprit qu ' il s ' agit d ' un processus politique , et pas technique .
Ce processus ncessitera du courage politique et la prise de dcisions politiques .
Une fois que la monnaie unique sera sur les rails , nous devrons consacrer la moindre de nos nergies politiques  faire aboutir l ' largissement pour le bnfice du continent europen .
<SPEAKER ID=58 LANGUAGE="SV" NAME="Burenstam Linder">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , la chute du communisme a modifi la tche qui est celle de l ' Union europenne .
 l ' origine , le dfi tait double : il s ' agissait , d ' un ct , de mettre fin , par une coopration troite ,  une inimiti historique qui dchirait notre continent , et de l ' autre , de donner  notre systme la force politique et conomique , et donc la confiance en soi dont il a besoin , un systme fond sur la dmocratie et sur l ' conomie de march , conditions pour pouvoir affronter la menace que faisait planer  l ' horizon l ' Union sovitique .
<P>
Les avances ralises par l ' Union europenne ont donc modifi profondment le cours de l ' histoire .
Les ennemis jurs d ' autrefois sont devenus le noyau fort de l ' Union , une coopration fonde sur la confiance caractrise les rapports entre ses membres , et la menace sovitique a t carte .
Par ces progrs , l ' Union constitue un exemple dans le contexte historique actuel .
Aprs avoir t opprims par l ' Union sovitique , les nouveaux pays de l ' Europe centrale et orientale demandent leur adhsion  l ' Union pour pouvoir asseoir leur libert conomique et politique .
Le dfi pour l ' Union consiste aujourd ' hui  offrir l ' adhsion  ces pays qui font partie intgrante de l ' Europe .
<P>
Aprs avoir entrepris des changements institutionnels dans ses mcanismes de dcision , changements qui sont la condition ncessaire pour que l ' Union puisse accepter de nouveaux membres , elle pourra contribuer  la stabilit au sein d ' une Europe largie .
La rvolution pacifique de l ' Est s ' enracine dans la paix que l ' Union europenne a eu pour premire tche de construire .
C ' est l notre mission historique .
<P>
Dans le nouveau contexte , notre tche ne consiste plus  tre capables de faire front , par la force ,  un ennemi quelconque .
En revanche , l ' UE , forte des progrs qui lui ont permis de raliser une coopration approfondie dans le domaine de la politique trangre et de scurit , peut contribuer  la stabilit , mme dans des parties du monde situes en dehors de ses frontires .
En permettant aux pays de l ' Europe centrale et orientale d ' adhrer  l ' Union et en leur attribuant un rle  y jouer , nous renforcerons les prmisses ncessaires  la russite de cette mission .
<P>
Faisons la comparaison avec le projet de l ' UEM , qui reprsente en soi un progrs considrable , car les efforts dploys par les tats membres pour satisfaire aux conditions d ' entre dans l ' UEM ont eu un effet bnfique sur la politique conomique , gnrant une baisse des taux d ' intrt et de l ' inflation .
De mme , le second grand projet de l ' Union , l ' largissement vers l ' Est , a dj apport des rsultats significatifs , dans les tats membres comme dans les pays candidats .
Ceux-ci mnent une meilleure politique depuis qu ' ils doivent s ' efforcer de satisfaire aux critres pralables  l ' adhsion .
Des transformations conomiques considrables ont jet les bases d ' une conomie de march , et le systme dmocratique , l ' organisation judiciaire et le respect des droits de l ' homme ont t renforcs par des rformes .
L ' adhsion souhaite a galement amen ces pays  dployer de grands efforts pour rsoudre des conflits existants ou potentiels , qu ' il s ' agisse de litiges opposant ces pays les uns aux autres , ou de diffrends avec la Russie et l ' Ukraine .
On sous-estime facilement la valeur de ces progrs :  pas de nouvelles - bonnes nouvelles  , dit-on .
Les expriences tragiques de l ' ex-Yougoslavie nous ont cependant appris avec quelle facilit des hommes politiques nationalistes peuvent exploiter les contradictions latentes qui sont apparues dans le sillage de l ' effondrement de l ' Union sovitique .
<P>
Nous devons donner  tous les pays candidats , non pas l ' impression que leurs efforts sont insuffisants , mais que la poursuite du travail de rforme vaut la peine .
Plusieurs d ' entre eux ont un long chemin  parcourir avant de pouvoir devenir membres  part entire .
Mais peut-tre est-il particulirement important que ces pays puissent avoir le sentiment que le but n ' est pas dmesurment loign , de faon  viter que les opinions populistes axes sur le court terme ne prennent le dessus dans leur vie politique .
Raliser des rformes est quelque chose de difficile - pour y parvenir , il faut avoir clairement devant les yeux l ' objectif  atteindre .
C ' est pour cette raison que la commission des affaires trangres propose que le Parlement prenne l ' initiative d ' entamer une acclration du processus de l ' largissement , et d ' inaugurer des ngociations pour tous les pays signataires d ' accords europens qui rpondent aux critres dmocratiques .
Cependant , dans le mme temps , la commission des affaires trangres souligne - et ceci a une importance capitale - le fait que nous devons entreprendre rapidement des ngociations intensives avec ceux parmi ces pays qui sont parvenus au stade le plus avanc dans les rformes .
Elle est d ' accord avec la Commission lorsqu ' il s ' agit de savoir quels sont ,  l ' heure actuelle , ces pays .
Le Parlement ne pourra prciser de quelle faon le processus d ' largissement sera lanc qu ' en donnant des indications claires sur ce point .
<P>
L ' largissement  l ' Est aura des consquences budgtaires lorsque les nouveaux pays seront devenus membres de l ' Union . Il y en a mme d ' ores et dj .
Il convient d ' endiguer ces dpenses en recourant  des solutions de transition , et en appliquant les rformes de politique agricole et rgionale qui doivent , de toute faon , tre mises en uvre .
Quoiqu ' il en soit , les cots budgtaires ne devront pas nous faire perdre de vue les normes avantages conomiques et politiques lis  l ' largissement .
L ' Union europenne a t fonde sur l ' ide selon laquelle l ' intgration gnrerait des gains et non pas des charges .
Ces gains sont particulirement manifestes en ce qui concerne la rgion de la mer Baltique , qui , au dbut de ce sicle , accusait le taux de croissance le plus lev de l ' Europe . Cet essor a t interrompu lorsque la mer elle-mme s ' est trouve coupe en deux par le rideau de fer .
Mais lorsque les pays baltes et la Pologne auront adhr  l ' UE , engageant ainsi dans une coopration conomique pacifique la Russie et notamment la rgion de St .
Petersbourg , qui a une importance cruciale , la rgion baltique pourra devenir un ple de croissance . Elle livrera ainsi une contribution de premier ordre  la stabilit politique dans une partie du monde qui renferme peut-tre les principaux risques de conflit pour l ' Europe .
<SPEAKER ID=59 LANGUAGE="IT" NAME="Azzolini">
Madame le Prsident , Messieurs les reprsentants du Conseil et de la Commission , chers collgues , je tiens avant tout  dire , au nom de mon groupe galement , combien j ' apprcie le travail excellent et difficile ralis par les collgues MM . Oostlander , Barn Crespo et Colom i Naval .
Grce  l ' largissement  de nouveaux pays , l ' Europe entre dans une phase historique qui marquera un tournant dans l ' volution gopolitique de notre continent .
Nous avons accompli le march intrieur , nous sommes sur le point de nous doter d ' une monnaie unique , les autres piliers importants sont en voie de consolidation et , trs bientt , nous disposerons d ' une structure institutionnelle plus apte  affronter les dfis prsents et  venir de l ' Union .
<P>
Nous voici aujourd ' hui en train de dbattre et de dcider d ' une phase tout aussi historique mais peut-tre , entre toutes , la plus importante depuis la signature des premiers traits , en ce sens qu ' elle nat de la plus intime et vritable des vocations de l ' Union europenne ,  savoir , celle de crotre et de progresser vers la paix et le bien-tre des peuples d ' Europe .
Ouvrir toutes grandes les portes de l ' Union  ces pays , desquels l ' Histoire nous a trop longtemps maintenus spars ,  cause d ' idologies et de nationalismes que l ' Histoire elle-mme a fini par condamner , est sans doute l ' acte politique le plus lev en quarante ans de vie de cette Union : cela signifie effacer dfinitivement ces divisions qui , dans une grande partie de l ' Europe continentale , ont engendr destruction , misre et exclusions ; cela signifie aider les jeunes dmocraties  se consolider et  retrouver un esprit de solidarit , d ' amiti et - pourquoi pas ?
- de soutien dans cette partie du continent qui a inspir les dmocraties et fourni des modles de dveloppement  toute la plante ; cela signifie , surtout , unir des peuples appartenant  un seul et mme continent , des peuples dont le pass et la culture sont lis par des sicles d ' Histoire .
<P>
Et voil pourquoi , Madame le Prsident , mon groupe a tenu  lancer , ds le dbut , un appel vibrant afin qu ' aucun des pays candidats ne soit exclu de ce processus d ' largissement .
Pourquoi , dans un processus d ' union que nous avons voulu et appel de nos voeux , devenir nous-mmes source de nouvelles divisions tout aussi dangereuses ?
Si l ' Union europenne signifie , et sait tre , avant tout , non seulement une union conomique mais aussi une union politique , elle a prcisment le devoir d ' aider ces dmocraties qui se dressent sur des jambes incertaines et attendent de nous aide et encouragement .
<P>
C ' est un autre appel , de nature diffrente , que nous adressons  Malte , moi en particulier qui ai t vice-prsident de la Dlgation UE-Malte , pour qu ' elle retrouve les raisons de son appartenance politique , culturelle et conomique  notre continent .
<P>
Si ce processus d ' largissement doit reprsenter une opportunit rciproque , il faut faire en sorte que l ' Union saisisse l ' occasion d ' accomplir une rforme institutionnelle approprie , qui selon nous , doit avoir lieu immdiatement , avant mme que n ' entrent les nouveaux pays ; plus encore , dans la mme ligne que les gouvernements italien , franais et belge , nous posons cela comme condition prioritaire , de mme que nous demandons  toutes les institutions de fournir un effort srieux et responsable afin que soient dnous tous les noeuds qui restent encore  rsoudre : le financement futur de l ' Union , pour lequel il apparat invraisemblable d ' mettre des hypothses bases sur des prvisions  long terme , dans une priode conomique d ' incertitude et de fluctuation , et la rforme des politiques d ' intervention de l ' Union - les Fonds structurels et la politique agricole commune - au sujet desquelles nous avons galement le devoir d ' assurer une volution qui ne pnalise pas nos rgions actuelles .
<P>
La solution  ces problmes , Madame le Prsident , chers collgues , exige certainement un effort important , mais si nous voulons un processus d ' largissement responsable - et je souligne responsable - nous ne pouvons ignorer que les perspectives de l ' Union doivent tre partages par tous , et en premier lieu par nos citoyens .
Mon groupe politique , qui partage les objectifs de l ' largissement , sera tout aussi vigilant et veillera tout aussi srieusement  ce que tout se ralise dans un esprit d ' harmonie et de bien-tre pour tous .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="SV" NAME="Cars">
Madame le Prsident , l ' largissement de l ' Union est la meilleure faon de renforcer la libert , la scurit , la paix et le dveloppement conomique en Europe .
Le groupe des Libraux souhaite donc que le processus s ' enclenche rapidement et que tous les pays candidats puissent adhrer dans les plus brefs dlais .
<P>
Le processus d ' largissement englobe tous les pays candidats .
Toutes les dmocraties europennes qui partagent les estimations et les objectifs de l ' Union et qui ont  la fois la volont et la facult d ' appliquer la lgislation communautaire , ont le droit d ' adhrer .
Il est vrai que les pays candidats sont parvenus  des tapes diffrentes sur la voie qui mne  l ' adhsion .
 la demande du Conseil des Ministres , la Commission a procd  une analyse dtaille , afin de savoir quels pays possdaient les meilleures conditions dans la perspective des critres requis pour l ' adhsion .
L ' UE doit , de toutes les faons possibles , aider les autres tats  y parvenir .
<P>
Le fait que l ' Estonie ait t prslectionne pour la premire vague de ngociations est particulirement satisfaisant pour les pays nordiques et baltes .
Sa participation est galement importante pour la Lettonie et la Lituanie .
Contrairement  ce que pensent certains , elle ne provoque aucun clivage entre ces trois pays ; au contraire , elle les entrane dans la bonne direction .
L ' adhsion  l ' UE du premier des pays baltes sera la preuve dfinitive que le pacte Molotov-Ribbentrop est enfin jet au rebut de l ' Histoire .
<P>
D ' aprs ce que nous savons dj , le Parlement donnera demain un soutien sans rserve  l ' ouverture des ngociations d ' adhsion  l ' UE avec des pays qui , pendant longtemps , ont t contraints de rester prostrs derrire le rideau de fer , sous la menace des baonnettes sovitiques .
Aujourd ' hui s ' ouvrent les portes d ' une Europe gurie et unie , une Europe fonde sur la dmocratie , le respect et la confiance mutuels .
Jamais auparavant pareille chose ne s ' est produite .
C ' est un vnement historique qui nous inspire  tous gratitude et humilit .
<SPEAKER ID=61 NAME="Wurtz">
Madame le Prsident , chacun mesure la porte considrable du processus d ' largissement de l ' Union europenne aux pays d ' Europe centrale et orientale .
Il nous renvoie immanquablement  des choix stratgiques .
 Dis-moi comment tu envisages l ' largissement , je te dirai quelle ambition tu assignes  la construction europenne . 
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Si nous avons la volont de construire des rapports de codveloppement propres  promouvoir les changes et  consolider la paix sur le continent , ainsi qu '  amorcer une rupture avec la logique impitoyable de l ' actuelle mondialisation , alors le chantier de la grande Europe doit respecter des rgles de vritable partenariat , un dialogue effectif avec tous les pays candidats sur un pied d ' galit et prenant en considration la situation relle de ces pays , une valuation conjointe des effets de l ' largissement , dans une optique d ' intrt mutuel bien compris et , sur cette base , la mobilisation de moyens financiers  la hauteur des objectifs fixs .
<P>
Si , en revanche , le dessein de l ' Europe est de s ' engager rsolument dans la guerre conomique plantaire , l ' largissement risque de se traduire par des contraintes draconiennes pour les pays candidats , par un accroissement des ingalits de dveloppement entre rgions favorises et dfavorises , par la rvision  la baisse des acquis de la politique agricole commune et des fonds structurels , par un encouragement  la concurrence entre salaris , par le chantage aux dlocalisations .
Bref , un march de dupes pour les populations des anciens comme des nouveaux pays membres de l ' Union , ce qui ne manquerait pas de se traduire par de dangereuses dsillusions et donc des tensions en Europe .
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Ainsi , que pourraient attendre de bon de l ' largissement des salaris de l ' Union , si cet largissement tait conu pour rpondre  l ' attente de ceux qui , tel le prsident de Siemens , annoncent aujourd ' hui clairement que ce qui les intresse dans les PECOs est qu '  qualifications gales , une heure de travail y cote 4 , 5 DM contre 45 DM en Allemagne .
Inversement , quel bnfice peut attendre , pour sa vie quotidienne , la population des PECOs , de la stricte application des rgles en vigueur dans l ' Union  des pays dont le produit intrieur brut par habitant est infrieur de moiti ou des trois-quarts  celui de nos tats .
Comme l ' a not The Philip Morris Institute , je cite :  l ' adhsion  l ' Union europenne plongera les anciennes conomies communistes dans les eaux glaces du march unique  .
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Quelle compensation  cette cure de libralisme peuvent reprsenter 76 milliards d ' cus de fonds structurels pour 120 millions d ' habitants alors que les 450 milliards consacrs par l ' Allemagne  ses nouveaux Lnder de l ' Est , qui ne comptent pourtant que 16 millions de personnes , n ' y ont pas empch une crise conomique et sociale particulirement aigu .
Les orientations de la Commission , soumises au Conseil europen des 12 et 13 dcembre prochains , s ' inscrivent davantage dans le second que dans le premier terme de l ' alternative que je viens de rsumer .
C ' est pourquoi la ralisation effective des bonnes intentions affiches s ' apparente  la quadrature du cercle .
Ma conviction est donc qu ' il faut songer  remettre l ' ouvrage sur le mtier .
<SPEAKER ID=62 LANGUAGE="DE" NAME="Mller">
Madame le Prsident , Mesdames et Messieurs , l ' largissement confronte l ' Union europenne au dfi le plus important qu ' elle ait connu depuis sa fondation .
L ' Union peut atteindre par ce biais son objectif premier , crer une Europe unie , et tirer dans le mme temps les enseignements de l ' histoire rcente et aussi des dfis mondiaux de notre poque ,  savoir faire face au danger de confrontations armes , aux problmes cologiques ,  la pauvret et  la discrimination par une intgration europenne conomique et politique toujours plus troite .
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L ' Union est condamne  russir .
Les erreurs commises dans le cadre du processus d ' largissement ne feraient pas qu ' handicaper le dveloppement de l ' Europe centrale et orientale mais exposeraient les structures existantes  une crise de crdibilit de trs grande ampleur , et plus particulirement l o il s ' agit d ' exigences financires .
Ce sont des enseignements que nous pouvons tirer du processus d ' unification allemande .
Rappelons-nous par exemple les paroles de Kurt Biedenkopf , en 1990 . Je cite : " Personne n ' aura moins , au contraire !
Chacun renoncera  une part de sa plus grande prosprit future .  Cette politique du gouvernement allemand s ' est imprime dans la conscience des gens comme une arrogance dplaisante vis--vis de la puissance conomique de l ' Allemagne , comme une occasion manque de procder  des rformes et donc comme une absence de toute rflexion  long terme .
Cette politique s ' est faite sur le compte des gnrations futures , a contribu  tablir de nouveaux fosss entre les Allemands de l ' Ouest et de l ' Est et participe  l ' enlisement des rformes qui nous est reproch de toutes parts par nos partenaires europens .
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Ne commettons pas les mmes erreurs au niveau europen .
Que le processus d ' unification allemande nous ait appris quelque chose .
Soyons honntes dans notre analyse et plus consquents dans nos propositions .
Les gigantesques processus de transformation , entrepris par nos voisins d ' Europe centrale et orientale dans des conditions difficiles depuis le tournant historique de 1989 , ne doivent pas recevoir pour seule rponse de notre part l ' exhortation au maintien du niveau de vie .
Sous cet clairage , la partie financire de l ' Agenda 2000 doit tre vue comme une tentative choue d ' tablir une stratgie de pradhsion .
Plus grave encore : au fond , les nouveaux venus financent par eux-mme une partie trs importante de l ' largissement  l ' Est .
Selon le modle tabli par la Commission , la marge prvue correspond  la somme des fonds propres qui constituera la contribution au budget que les pays adhrant  partir de 2002 verseront .
Il s ' agit cependant d ' une entreprise trs scabreuse lorsque l ' on considre que des goulots d ' tranglement vont survenir par la faute d ' carts des plus tnus dans la croissance du PNB , estime par la Commission  2 , 5 % .
Lou soit l ' optimisme de la Commission , mais la croissance moyenne des dix dernires annes n ' tait que de 1 , 8 % !
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Un peu plus de conservatisme arithmtique n ' aurait pas fait de mal .
Par contre , le conservatisme dans le pire sens du terme s ' est pleinement exprim dans les modestes propositions de rformes de la politique agricole et structurelle .
Au fond , la Commission ne dveloppe aucune politique agricole pour les pays adhrents mais s ' en tient tout bonnement aux mcanismes salutaires du march mondial et accepte ds lors une sorte d ' appartenance de second rang  l ' UE , les bnficiaires actuels de subventions agricoles pouvant continuer  mener leur barque tranquillement .
Aucune attention n ' est accorde aux rflexions visant au gel des subventions agricoles , au passage progressif au cofinancement ,  un dmantlement plus rapide des subventions  l ' exportation et la rorientation du secteur agro-industriel vers des structures de march rgionales pour lesquelles des conditions favorables existent dans les PECO .
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Les choses sont sensiblement identiques dans le domaine structurel .
Le fonds de cohsion ne devrait pas tre modifi , mais comment le justifier auprs des nouveaux tats membres qui voudrons tout de mme , en fin de compte , devenir membres de l ' Union montaire ?
Il serait logique soit d ' tendre le fonds  ces pays , qui dans un avenir prvisible rempliront les critres de l ' Union montaire ; soit de le supprimer purement et simplement , comme nous le prconisons .
Les efforts laborieux dvelopps en vue d ' aboutir  la ncessaire concentration des moyens s ' enlisent ds le dpart .
Plus grave encore : aprs la premire vague d ' adhsions prvue , les nouveaux tats membres devront participer aux fonds structurels jusqu '  concurrence de 28 % alors que les candidats restants ne bnficieront que de 3 milliards d ' cus .
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Pour tre clair : la Commission n ' a pas de programme pour le processus gnral d ' largissement , elle n ' en a dj pas pour une deuxime vague d ' largissement , et elle cre ainsi une division inutile entre les PECO .
Au lieu de cela , la Commission aurait d suivre , sans " mais  ni " si  , le modle de dpart tel qu ' il se trouve dans la partie financire de l ' Agenda .
Indpendamment de la date d ' adhsion d ' un pays , tous les candidats doivent avoir le mme accs aux transferts nets dans le cadre des politiques structurelles , pour autant que leur capacit d ' absorption et le cofinancement le permettent .
La sparation des niveaux de ngociation politique et budgtaire ne fait que satisfaire  la demande inflexible d ' galit de traitement formule par les PECO .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="IT" NAME="Dell'Alba">
Madame le Prsident , chers collgues , en juillet , la Commission nous a principalement prsent deux grands scnarios : l ' un consistait  limiter  six le nombre des pays qui devaient faire partie de la premire vague d ' largissement , et l ' autre consistait  limiter  1 , 27 pour cent , c ' est--dire  ce plafond qui devait dj tre de rigueur pour les quinze tats membres afin d ' assurer la cohsion , la possibilit de rendre le march interne viable , positif et utile , sans accentuer les divergences qui ont  peine t signales et qui devrait comme par miracle , s ' appliquer  un largissement  dix-huit , vingt ou vingt-cinq pays .
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Demain , le Parlement europen remettra en question le scnario des six pays , en choisissant ou en proposant une autre voie , qui , nous l ' esprons , sera galement celle du Conseil europen de Luxembourg .
Ds lors ,  mon avis , le Parlement fait bien de mettre , avec le rapport Colom , l ' autre problme sur le tapis , mme si ce n ' est peut-tre pas avec assez de force , mais en tout cas avec beaucoup de mrite et de ponctualit ; il fait bien de mettre la Commission en garde , et de lui dire : tes-vous srs que votre manque d ' ambition est  la hauteur du dfi que nous nous posons ?
C ' est le dfi le plus fort que nous ayons eu  affronter au cours des dernires annes : sommesnous srs que , en tant qu ' institution dont la tche tait de proposer des scnarios qui devaient ensuite tre ratifis , il fallait justement se montrer si timides ?
tes-vous srs que dans sept ans , avec un systme rigide qui ne nous permettra peut-tre pas de pouvoir revoir les perspectives financires en cours d ' exercice , et en tout cas plus dans le respect de cette chance quinquennale prvue , tes-vous srs que cela suffira et que le dfi pourra tre relev et dpass , tant par nous que par les pays adhrents ?
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 prsent , le nouveau scnario ouvre une perspective diffrente , et j ' espre que c ' est aussi grce  ce rapport qui n ' insiste pas par hasard sur le fait que vous n ' ayez mme pas bauch la question des ressources propres ainsi que toutes les autres questions poses .
tes-vous srs que ce changement de parcours ne ncessite pas une rvision de la copie sur ce point ?
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Nous le pensons et c ' est pour cela que nous voterons avec conviction pour le rapport Colom , avec quelques amendements importants qui devront pouvoir passer demain , car ce rapport peut tre le message qui accompagne l ' autre rapport et qui pourra vous permettre - je l ' espre de tout coeur - d ' aller au Conseil europen de Luxembourg , non sans revoir ventuellement votre copie sur ce point galement , avec peut-tre - si j ' ose dire - un peu plus d ' ambition en vue d ' un objectif noble et important , celui de russir vritablement l ' largissement auquel nous aspirons tous .
<SPEAKER ID=64 NAME="Fabre-Aubrespy">
Madame le Prsident , tout comme mon collgue , Dominique Souchet , pour le rapport Oostlander , je ne partage pas les conclusions retenues dans le rapport prsent par M. Colom I Naval au nom de la commission des budgets .
J ' en ai d ' ailleurs expos les raisons dans une opinion minoritaire prsente conformment  l ' article 146 du rglement , opinion minoritaire dont le principe a t contest avant d ' tre heureusement accept sous forme d ' addendum au rapport .
<P>
La commission des budgets a en effet adopt une position idologique sur les principales questions souleves par le financement futur de l ' Union europenne , alors qu ' il lui fallait faire preuve de ralisme et de prudence .
Position idologique en ce qui concerne la dure des perspectives financires , en prvoyant trois hypothses dans lesquelles ces perspectives devront tre rvises automatiquement , alors que l ' Union europenne a besoin d ' une stabilit financire sur une longue priode .
<P>
Position idologique en ce qui concerne le plafond des ressources propres , en refusant de prendre en considration le fait que les tats membres , soucieux aujourd ' hui comme demain , de l ' quilibre de leurs finances publiques , n ' accepteront pas un relvement du plafond maximal de 1 , 27 % du PNB . Ce plafond thorique , qui ne constitue videmment pas une obligation de dpense , contrairement  ce que l ' on entend bien souvent ici , s ' tablit  1 , 15 % dans le projet de budget 1998 , ce qui laisse d ' ici l ' an 2006 une marge considrable de 0 , 12 % du PNB de l ' Union europenne , lui-mme en augmentation chaque anne .
Position idologique en ce qui concerne le systme de ressources propres , alors que c ' est avec sagesse que la Commission a renonc  envisager de le modifier . C ' est aux tats membres , en effet , qu ' il appartient d ' alimenter le budget de l ' Union europenne comme ils le feraient pour n ' importe quelle autre organisation internationale , et la Commission nous a d ' ailleurs rappel que les contributions de chaque tat se rapprochent de plus en plus de leurs richesses respectives .
<P>
Position idologique , enfin , du rapport , en ce qui concerne les politiques internes , lorsqu ' il fait siennes les propositions de rforme de la politique agricole commune et de la politique structurelle contenues dans le rapport Agenda 2000 , sans examiner systmatiquement le bien-fond de l ' ensemble des diffrentes politiques communautaires .
On sait bien que le but rel de la commission des budgets , aujourd ' hui comme hier , est de modifier l ' quilibre entre les dpenses obligatoires et les dpenses non obligatoires .
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Mes chers collgues , il est grand temps d ' accepter le fait que l ' augmentation du budget communautaire est un leurre .
Mon groupe , favorable au plafond retenu de 1 , 27 % , estime donc , pour rendre possible l ' indispensable largissement  l ' Est , que l ' Union europenne doit accepter le cadre budgtaire actuel , faire appel  la coopration intergouvernementale , et se restreindre au dveloppement d ' un nombre limit de politiques communes les plus efficaces , conformment au fameux principe de subsidiarit .
<SPEAKER ID=65 NAME="Gollnisch">
Madame le Prsident , mes chers collgues , au nom de la coordination des droites europennes , de mes collgues du Front national et du Vlaams blok , je m ' exprimerai sur les projets d ' largissement en cours de l ' Union europenne .
Je vous rappelle  cet gard le comportement vritablement prophtique de Jean-Marie Le Pen , qui fut le premier  faire entrer dans cette enceinte , comme dput europen , en 1984 , une personnalit d ' origine roumaine , M. Gustave Pordea , en qui nous voulions voir le symbole des peuples opprims .
<P>
Faut-il pour autant souscrire  l ' ide , sduisante en apparence , qui consiste  tendre  de nouveaux membres le club europen , le club qui constitue l ' Union europenne ?
Faut-il l ' tendre aux pays de l ' Europe centrale et orientale ,  la Turquie ,  Chypre ?
S ' agissant de la Turquie , nous considrons que ce grand tat a un rle minent  jouer ,  l ' image de sa gographie , celui d ' un pont entre l ' Europe et l ' Asie , et non d ' un membre de l ' Union parmi d ' autres .
Car la Turquie n ' est europenne ni par sa population , ni par sa langue , ni par sa culture , au demeurant brillante , ni par sa religion , ni par son histoire .
Ce n ' est pas faire injure  la Turquie que de le dire , c ' est au contraire respecter sa diffrence et son identit , et la fiert du peuple turc .
<P>
S ' agissant des pays de l ' Europe centrale et orientale , j ' ai entendu un trs grand nombre d ' orateurs , M. Oostlander , M. Pasty , et beaucoup d ' autres , dire qu ' il convenait d ' arracher ces pays au totalitarisme .
J ' ai entendu dire qu ' il fallait dfinitivement tourner la page du partage de l ' Europe  Yalta , de la main-mise de Staline sur la moiti de notre continent .
Mais , mes chers collgues , de qui se moque-t-on , car c ' est dj chose faite .
Cette libration , force est de le constater , ne doit d ' ailleurs rien ni  l ' Union europenne , ni  la politique conduite par nos tats , ni  la politique conduite par les formations politiques ici reprsentes , qu ' elles soient conservatrices , librales , socialistes ou autres .
Le systme communiste , le plus effroyable totalitarisme de tous les temps , avec son cortge de dizaines de millions de morts , de dports , ses contraintes , sa terreur , sa tristesse , s ' est effondr , certes , du moins en Europe , mais il ne s ' est effondr que grce au courage d ' une poigne de hros et de martyrs , dans ces pays mmes , qui l ' ont combattu par les seules forces de l ' esprit , quand tous les responsables politiques de droite , de gauche et du centre pactisaient avec les dictateurs communistes , avec les doctrines communistes , avec les manoeuvres communistes .
Alors , ne ressuscitez pas l ' pouvantail de l ' internationalisme communiste dont ces pays se sont librs tout seuls , sans rien vous demander , pour les absorber dans le nouvel internationalisme dont vous tes les turifraires .
<P>
Et que d ' arrogance , dj , dans les critres politiques qui sont imposs  ces pays .
On parle de respect des minorits .
Amre plaisanterie !
Dans mon pays , la France , prs de dix millions de Franais , les sympathisants du Front national et leurs familles , sont privs de reprsentation au parlement , privs quotidiennement du droit de runion , agresss , illgalement empchs de se prsenter aux lections professionnelles , perscuts dans leur profession , dans leur tranquillit , dans leurs droits les plus lmentaires , et leur sort est bien plus inquitant que celui des minorits dont vous nous parlez .
<P>
Oui , nous considrons les nations d ' Europe de l ' Est , qui furent parfois martyres , comme des soeurs , et c ' est parce que nous les considrons comme telles que nous leur disons : ce dont vous avez besoin , c ' est d ' une structure souple , lgre , organise autour de projets concrets .
Ce n ' est pas l ' Europe de Maastricht , bureaucratique , fiscaliste , ruineuse , nouveau Lviathan qui prtend rgenter tous les aspects de la vie politique , conomique , sociale et culturelle , de centaines de millions d ' Europens .
Ce dont vous avez besoin , c ' est d ' une organisation qui assure votre scurit , mais en respectant votre souverainet , c ' est de l ' Europe des patries .
<P>
Vous , par exemple , les tats Baltes , ou la Slovnie , dont l ' un des premiers actes , sitt l ' indpendance acquise , fut de vous doter d ' une monnaie en propre , parce que c ' tait l le premier lment de votre libert , allez-vous abdiquer cette libert rcemment conquise dans le dispositif de la monnaie unique , et remettre l ' essentiel des comptences financires  un aropage install  Francfort , dont vous ne connaissez pas les membres , qui ne seront connus ni de vos peuples , ni de vos lites , sur lesquels vous ne mettrez ni noms , ni visages , qu ' il ne sera pas possible de rvoquer et dont les ordres ne seront pas susceptibles de discussion ?
Vous , nations chrtiennes , allez-vous vous laisser imposer le fonctionnement des avortoirs obligatoires dans les hpitaux publics , au motif de libre circulation des services ?
<P>
En ralit , c ' est parce que le premier devoir de l ' amiti est la franchise que nous disons aux gouvernants de l ' Europe orientale : vous voulez rejoindre l ' Union europenne parce que vous l ' assimilez  la prosprit , toute relative d ' ailleurs , de nos nations par rapport aux vtres .
Mais cette prosprit , l o elle existe encore , est le fruit de la libert , et pas de l ' Europe de Maastricht .
Est-ce que la Suisse , par exemple , est-ce que la Norvge , qui ont refus d ' entrer dans l ' Union europenne , en sont plus pauvres pour autant ?
C ' est donc parce que nous sommes les amis de ces nations de l ' Est europen que nous leur disons : n ' embarquez pas dans cette croisire brillante et luxueuse que l ' on vous propose .
Regardez plutt le nom du navire : le nom de ce navire , c ' est le Titanic !
<SPEAKER ID=66 NAME="David">
Madame le Prsident , je vous remercie beaucoup et j ' espre que ma contribution sera quelque plus constructive que la prcdente .
Permettezmoi de dire que je soutiens fermement le dynamisme de l ' Agenda 2000 .
Je crois que l ' largissement est une occasion historique pour l ' Union europenne et nous ne devons pas nous laisser effaroucher par les dfis qui nous attendent .
<P>
Permettez-moi de dire galement que je soutiens particulirement la dcision trs raliste de la Commission de maintenir le plafond des ressources propres  1 , 27 % du PNB .
C ' est tout  fait juste et adquat .
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Plus spcifiquement , au niveau des rfrences  la cohsion conomique et sociale , je pense que les 0 , 46 % allous aux politiques de cohsion ncessitent un consensus de tous les tats membres .
Cette optique tient tout  fait compte des ralits conomiques .
De mme , je note ce qui a t dit au sujet du Fonds de cohsion et de sa poursuite et ce qui a t dit au sujet du nouvel objectif 1 dcrit dans le rapport .
<P>
Outre ces commentaires de soutien , j ' ai trois rserves  formuler .
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Premirement , au sujet des propositions du nouvel objectif 2 , je voudrais dire que la Commission doit tre beaucoup plus claire  ce sujet .
Il n ' est pas suffisant de rassembler des zones industrielles , rurales , piscicoles et urbaines et de supposer en quelque sorte que la rponse pratique aux besoins de ces zones spcifiques ira de soi .
Nous avons besoin de rels engagements et d ' une relle transparence en ce qui concerne les moyens de rpondre efficacement  l ' avenir aux exigences trs particulires de ces zones .
Deuximement , j ' accepte les commentaires formuls  propos des initiatives communautaires - elles taient trop nombreuses par le pass - , mais je pense qu ' il est trop restrictif de n ' en maintenir que trois sur les treize qui existent actuellement .
Enfin , permettez-moi de dire que l ' ide de prserver des rserves pour imprvu est excellente dans le principe , mais je pense que cela causera des problmes .
Cela pourrait provoquer confusion et conflits et j ' espre que ce ne sera pas le cas .
<P>
J ' espre que la Commission s ' attellera  ces questions et qu ' elle apportera quelques clarifications d ' ici la publication des rglementations .
J ' espre galement qu ' un dialogue constructif sera maintenu  l ' avenir entre la commission de la politique rgionale et la Commission .
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="DE" NAME="Hnsch">
Madame le Prsident , au fond , tout a dj t dit au cours de ce dbat .
Nous voulons tous qu ' onze tats d ' Europe orientale et Chypre accdent ,  la fin d ' un processus ,  l ' Union europenne et nous savons que tous ne pourront pas y accder au mme moment .
Nous avons trouv un compromis entre l ' option " rgate  et l ' option " 5 + 1  .
Bref , pour rsumer tout cela , si l ' absence de clart est la marque d ' une bonne politique , nous remporterons alors un prix en bonne politique avec ce que nous dciderons demain .
Vous saisissez l ' ironie - j ' espre qu ' elle est galement rendue par la traduction .
Et si le Nouveau Testament , dans lequel il est dit que " oui  c ' est " oui  et " non  c ' est " non  , doit tre pris pour principe directeur , alors demain , nous chouerons .
Bref , la politique est ainsi faite .
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Ce qui , selon moi , a manqu dans ce dbat , c ' est qu ' on relve que le Conseil europen va mettre en route un processus au cours duquel nous devrons encore chercher la rponse  trois questions .
J ' ai bien dit " devrons chercher  !
La premire question est la suivante : quelle taille peut atteindre l ' Europe ?
L ' Union europenne ne peut pas s ' tendre indfiniment .
Nous faisons pourtant comme si c ' tait possible , sans gard au fait que cela soit dans l ' intrt de l ' Union ou d ' autres tats .
Nous exprimons notre volont de n ' exclure personne du dbut des ngociations et taisons le fait qu ' en cours de processus , lorsque l ' un adhrera  l ' Union et l ' autre pas , une exclusion beaucoup plus importante aura lieu .
De cela , nous n ' en faisons pas mention .
<P>
La deuxime question : quel prix l ' Europe peut-elle coter ?
Nous jonglons dans cette enceinte avec les milliards et les pourcentages .
Nous savons aussi que nous ne pouvons pas compter " petit  , que nous ne pouvons pas seulement compter ce que compte l ' adhsion , qu ' il nous faut envisager ce que cote la non adhsion .
Tout cela est vrai .
Mais nous devons aussi savoir plus clairement que jamais qu ' il existe des limites  ce que peuvent supporter les populations des tats membres .
Je l ' annonce  cette Assemble : quand il s ' agira de renoncer  certains avantages en matire de politique agricole , quand il s ' agira de renoncer  sa part de fonds structurels , tous les tats membres et tous mes collgues parlementaires des diffrents tats membres tiendront un discours tout diffrent de celui qu ' ils ont tenu dans les diffrentes contributions au dbat d ' aujourd ' hui .
<P>
La troisime question principale que je voudrais poser est la suivante : Quelle sera la force de l ' Europe ?
Ou plutt , quelle force devra avoir l ' Europe pour consolider l ' largissement ?
 cet gard , je dis que ce qui se trouve dcrit dans le trait d ' Amsterdam est en tout cas insuffisant , nous le savons tous .
Avec pour consquence qu ' en ce qui concerne les dcisions que nous prenons quant aux rformes du trait , nous ne sommes pas encore aussi loin que nous devrions l ' tre si nous voulons parler d ' une Europe renforce .
O taient donc les tats membres par le pass ?
O taient mes collgues qui disent  prsent que l ' Union devrait tre plus forte et approfondie ?
O taientils  l ' poque , quand il fallait se soucier de raliser des progrs concrets ,  Maastricht par exemple ?
Je ne les ai pas vus l-bas !
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Au fond , la tche des tats d ' Europe orientale est plus simple que la ntre .
Ils mergent d ' une situation des plus dplorables et veulent accrocher leur avenir  l ' Union europenne .
Tout ce qu ' ils entreprennent est un progrs dans cette direction .
Notre situation est bien plus complique .
Nous devon veiller  ce qu ' ils puissent nous rejoindre tout en prenant garde  maintenir ce que nous avons difi au cours des quarante dernires annes .
Mener ces deux tches de front est un processus bien plus difficile que de se concentrer sur la seule adhsion .
<P>
Une dernire chose , que je voudrais exprimer de faon trs gnrale : la gnration des politiciens des annes 50 a eu le courage et la clairvoyance de clore une opposition millnaire entre la France et l ' Allemagne par l ' dification d ' une Communaut europenne .
Notre gnration devra dvelopper le courage et la clairvoyance ncessaire pour doter le continent , pour la premire fois depuis mille ans , d ' une organisation de paix et de collaboration .
Dans ce contexte , il nous faudra prendre garde .
Le courage et la clairvoyance de la gnration des annes 50 a rsid dans la dcision de ne pas entamer le processus avec tous les tats europens - mme pas , d ' ailleurs , avec tous les tats occidentaux - mais seulement avec ceux qui y taient prts et qui taient en situation de le faire .
Leur courage et leur clairvoyance a t de se tenir  leur objectif ; les tats unis d ' Europe .
S ' assigner des objectifs intermdiaires , qu ' on pouvait atteindre en quelques pas , tel fut le signe du courage et de la clairvoyance de cette gnration .
Je suis curieux de savoir si nous , au sein de ce Parlement , ainsi que nos chefs d ' tat et de gouvernement , trouverons le mme courage et la mme clairvoyance .
La chance est l , ne la laissons pas passer sans la saisir .
<SPEAKER ID=68 NAME="Spencer">
Madame le Prsident , permettez-moi de commencer par remercier , en ma qualit de prsident de la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense , la Commission et la Prsidence en exercice du Conseil pour l ' troite coopration qui les a runis depuis le mois de juillet qui s ' est avr tre une priode trs difficile .
Je voudrais galement remercier les rapporteurs , pas uniquement les trois principaux rapporteurs , mais les treize rapporteurs de ma commission , le rapporteur pour avis et les Prsidents des Comits parlementaires mixtes .
C ' est l ' effort conjugu de centaines de personnes du Parlement qui nous permet aujourd ' hui de faire notre devoir et de donner la premire rponse politique du Parlement  l ' Agenda 2000 .
<P>
Je ne veux pas rpter les excellentes contributions que nous avons entendues cet aprs-midi , mais je tiens  faire deux choses .
Je voudrais pour commencer rpondre  M. Pasty qui dclare que l ' exclusion de la Slovaquie des ngociations constitue une ingrence dans les affaires politiques intrieures d ' un tat dmocratique souverain .
Cette analyse fait fausse route .
C ' est prcisment parce que la Slovaquie ne rpond pas  nos normes dmocratiques qu ' il serait totalement erron d ' entamer des ngociations avec elle .
<P>
Je voudrais galement revenir sur ce que M. Swoboda a lgamment dcrit il y a quelques heures comme la fivre de l ' largissement , l ' excitation des dbats concernant les options " rgate  et " 5 + 1  , les bus , les stades , etc .
Nous avons soulev une norme nergie , mais j ' ai le sentiment que l ' histoire nous montrera que les dtails du dbat sont moins importants que son effet ducatif .
Je pense que les six derniers mois ont t un cours intensif pour nous tous sur la gopolitique de l ' Europe orientale , particulirement pour les actuels tats membres de l ' Union .
<P>
Je tiens ce soir  rendre hommage aux gouvernements bulgares , roumains , lituaniens et aux gouvernements des autres pays .
Grce  leurs efforts , ils se sont intgrs dans la ralit politique de l ' Union europenne .
Ces dernires semaines , voire ces derniers jours , nous avons vu pour la premire fois  quoi ressemblerait vritablement un systme politique compos de 26 pays , et nous avons tir des lments positifs de cette exprience .
<P>
Je considre que notre rle cl en tant que Parlement est d ' agir comme le rflecteur de la ralit dans les dbats quelque peu obscurs de l ' Union .
Je suis heureux que nous ayons pu jouer ce rle au milieu de la fivre de l ' largissement .
Le commissaire va me rappeler que le 17 novembre dernier , notre commission a vot une triple rponse qui a ensuite t qualifie d ' approche  gigogne  de la stratgie de l ' largissement .
Nous avons dclar que nous voulions que tout le monde participe au processus d ' largissement , que nous voulions ouvrir les ngociations avec tous les pays candidats  l ' exception de la Slovaquie et que nous voulions entamer des ngociations intensives avec les cinq pays plus un identifis par la Commission .
<P>
Si je comprends bien , la runion d ' hier du COREPER a labor un diagramme ; je n ' ai pas eu le privilge de voir officiellement ce diagramme , mais si je le comprends correctement , il se peut trs bien qu ' il soit le prcurseur des accords conclus au sommet de Luxembourg .
Il me semble que cela reflte dans une large mesure l ' approche  gigogne  de l ' largissement .
Voici mon interprtation : la Confrence europenne , qui est le processus d ' largissement accompagn d ' un soutien politique supplmentaire pour la Turquie est la premire poupe .
Les dbats sur l ' adhsion libre des dix plus un , accompagns de dbats prparatoires supplmentaires avec les pays qui n ' ont pas t immdiatement slectionns pour l ' ouverture des ngociations en vertu de l ' article O constituent la deuxime poupe .
Pour moi , ce soir , c ' est la troisime poupe qui est la plus importante et que j ' accueille le plus favorablement . Il s ' agit du lancement des ngociations avec les cinq pays plus un .
Je pense que ce serait une erreur de considrer nos dbats de ce soir sur l ' largissement comme un aboutissement - ils sont  peine  la fin de leur phase introductive .
<P>
Je consacrerai les quelques secondes qui me restent  avertir ceux qui m ' coutent contre le danger de prendre des otages dans ce processus qui va s ' tendre sur les annes  venir .
Les ngociations sur l ' largissement de notre Europe , et l ' extension de l ' exercice qui , comme l ' a soulign M. Hnsch , a dbut sur le Rhin et va  prsent tre tendu jusqu ' au Danube et dans la Baltique sont trop importantes pour tre prises en otage par un pays , une institution ou un groupe de pression .
Je crois que le mois de dcembre 1997 a t pour nous l ' occasion de prendre un bon dpart , mme si j ' ai le sentiment que le dbat durera encore plusieurs annes .
<SPEAKER ID=69 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , M. Spencer .
Avant de donner la parole  monsieur le commissaire van den Broek , je la donne  M. Fabre-Aubrespy pour une motion de procdure .
<SPEAKER ID=70 NAME="Fabre-Aubrespy">
Madame le Prsident , je vois effectivement que M. le commissaire Van Den Broek a demand la parole concernant l ' article 107 , paragraphe 5 .
Je ne lui conteste pas ce droit , bien au contraire .
Nous serons tous contents d ' entendre les rponses qu ' il veut apporter aux diffrentes interventions , mais j ' observe qu ' il fait sa demande au troisime tour de parole , alors mme que l ' ensemble des orateurs de ce troisime tour ne s ' est pas exprim , et qu ' il veut le faire aprs l ' intervenant du groupe PSE et celui du groupe PPE .

Il y a encore un intervenant pour chaque groupe politique , dans mon groupe , c ' est M. Blokland , et je me demande pourquoi il tablit une telle distinction entre les dputs , et s ' il ne serait pas plus sage , pour respecter l ' galit entre tous les dputs , d ' attendre que tous se soient exprims .
<SPEAKER ID=71 NAME="Le Prsident">
Monsieur Fabre-Aubrespy , le commissaire van den Broek prend la parole conformment  l ' article 5 du rglement et il la prendra galement encore une fois  la fin du dbat .
Toujours selon le rglement , il n ' y a rien  objecter  cela .
<SPEAKER ID=72 NAME="Van den Broek">
Madame le Prsident , je resterai jusqu '  la fin du dbat de ce soir , et je prterai une oreille trs attentive aux autres intervenants .
Trs peu de sujets impliquent autant d ' intervenants .
Nous l ' apprcions normment , permettez-moi donc de faire une intervention intermdiaire .
<P>
Lorsque j ' coute les diffrentes interventions , j ' ai la sensation que nos approches respectives sont convergentes plutt que divergentes .
Ce qui nous rapproche tous est la motivation de la Commission et du Parlement  faire clairement comprendre aux pays candidats qu ' ils sont tous embarqus dans le mme processus et que personne n ' est exclu .
<P>
Notre point de divergence concerne la faon dont nous voulons l ' exprimer .
En toute franchise , lorsque je regarde les diffrents amendements , et notamment les amendements 12 et 101 , je crains qu ' une certaine ambigut n ' apparaisse vis--vis des pays  qui nous recommandons de poursuivre leur prparation comme s ' ils taient compltement aptes  entamer les ngociations tout en reconnaissant qu ' ils ne sont en ralit par encore totalement prts .
Je suis d ' accord avec M. Hnsch : en entamant les ngociations avec des pays qui ne sont pas encore suffisamment prpars , nous risquons ,  mi-chemin du processus , lorsque les choses n ' iront pas assez vite , de subir une pression de nature purement politique en vue d ' acclrer le processus de ngociation et de diminuer les exigences en matire d ' acquis ou des autres conditions dfinies  Copenhague par rapport  ce que nous aurions normalement impos  de nouveaux membres de l ' Union europenne ; je pense qu ' il s ' agit l aussi d ' un facteur dont nous devons tenir compte .
<P>
Pour terminer sur ce point , lorsque je lis ces amendements , ce qui me frappe le plus est la mention du processus d ' adhsion d ' une part et des ngociations d ' autre part .
Dans notre dmarche et notre conception , les ngociations font partie du processus d ' adhsion .
Le processus d ' adhsion comporte les deux volets , ngociations et prparation .
Lorsque vous faites une recommandation au Conseil pour le lancement officiel du processus d ' largissement qui consiste  lancer les ngociations avec les pays qui sont prts et  poursuivre la prparation avec les autres en l ' accompagnant de toute la stratgie de pr-adhsion , y compris les partenariats , ce qui implique galement la participation du Conseil car il veut codcider sur les priorits  fixer , le signal lanc dans la direction de tous les candidats serait un signal d ' intgration de tous les candidats dans un processus global .
Pourtant aujourd ' hui je crains que Luxembourg ne soit le lieu d ' un dbat entre les tats membres qui s ' achvera sur une ambigut .
<P>
Je respecte videmment l ' avis du Parlement qui considre que nous devons examiner d ' un point de vue politique ce processus et les solutions que nous proposons .
Bien entendu , et bien que nous ayons analys de nombreuses donnes techniques et statistiques depuis un an et demi , j ' espre que le Parlement europen comprend que la Commission n ' est pas l uniquement pour examiner des chiffres mais qu ' elle peut galement avoir une opinion politique personnelle .
Elle a t rgulirement en contact avec tous les pays concerns et sait parfaitement ce qu ' impliquent de mauvais signaux politiques .
C ' est pour cette raison politique mme que le caractre global du processus , avec tous les lments et instruments que nous avons mis en place - finance , procdures , rapports annuels , partenariats etc. a t labor scrupuleusement .
<P>
Je pense que la Commission peut demander au Parlement un minimum de reconnaissance pour le travail qu ' elle a effectu .
Il ne doit pas lui tre reproch d ' ignorer le pass de ces pays qui taient cachs derrire un rideau de fer . Nous devons aussi veiller  ne pas veiller la crainte d ' une discrimination .
Je le rpte , si diffrence d ' opinion il y a , j ' espre qu ' il s ' agit davantage d ' une diffrence de formulation que de substance et certainement pas d ' une diffrence politique .
<SPEAKER ID=73 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , Monsieur le Commissaire .
Peut-tre faudrait-il , au vu de cette interprtation diffrente du processus de dcision et d ' adhsion , ajouter une entre au dictionnaire .
On m ' avait souvent pos cette question .
Il semble qu ' il rgne en l ' occurrence une certaine confusion .
Mais nous avons  prsent l ' interprtation officielle de la Commission et cela figurera au procs-verbal !
<P>
( La sance qui avait t interrompue  20 heures est reprise  21 heures )
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="EN" NAME="Gallagher">
Monsieur le Prsident , je voudrais commencer par fliciter les rapporteurs et les rapporteurs pour avis pour leurs travaux qui donnent une excellente occasion au Parlement de dbattre de l ' avenir de l ' Union , de son largissement et des cots qui y sont lis .
Mon intervention risque de paratre troite et concentre sur le plan europen .
Je souhaite simplement voir dans quelle mesure l ' largissement peut affecter mon pays et ma circonscription de Connacht , Ulster , qui se situe  la priphrie de l ' Union .
J ' accueille favorablement la rcente dclaration du commissaire aux affaires rgionales , Mme Wulf-Mathies , selon laquelle des ressources adquates devaient tre maintenues durant le prochain cycle des fonds structurels en vue de poursuivre le soutien spcial accord aux quatre pays de cohsion ,  savoir l ' Espagne , le Portugal , la Grce et mon propre pays , l ' Irlande .
J ' espre que cela permettra de rassurer mon pays et ma circonscription en ce qui concerne la future allocation financire  l ' Irlande .
<P>
L ' largissement de l ' Union n ' est pas concevable d ' un point de vue conomique ou politique sans des garanties fermes en faveur des rgions les plus pauvres de l ' actuelle Union .
Si ces garanties ne sont pas mises en place , l ' ensemble du processus d ' largissement est menac .
Je pense toutefois avec confiance que les rgions les plus pauvres qui manquent d ' infrastructures suffisantes ne seront pas abandonnes et que la Commission s ' assurera qu ' elles continuent  recevoir les fonds ncessaires pour amener leur infrastructure  un niveau raliste et raisonnable .
Si les politiques rgionales dcrites par le commissaire aux affaires rgionales sont mises en oeuvre , ce sera une bonne nouvelle pour mon pays , et particulirement pour la cte occidentale et pour les comts frontaliers que je reprsente .
Ces rgions deviendront ligibles au montant maximum des fonds rgionaux , agricoles , piscicoles , sociaux et du fonds de cohsion europens pour la priode post 1999 .
<P>
Les rgions irlandaises , telles que la cte occidentale et les comts frontaliers , continueront alors  bnficier du statut de rgions de l ' objectif 1 conformment  leur niveau de vie moyen .
En d ' autres termes , nous pourrons en arriver  une situation o le nord et l ' ouest de l ' Irlande se verront octroyer davantage de ressources europennes en obtenant le statut de rgions de l ' objectif 1 , tandis que d ' autres rgions de l ' Irlande perdront ce statut en raison d ' une plus grande prosprit .
Je voudrais faire une remarque  ce stade .
Il ne fait aucun doute que des dispositions transitoires doivent tre mises en place pour aider un pays  quitter en douceur le statut de l ' objectif 1 .
Il est important que tout accord sur la concentration , en particulier la concentration gographique - soit accompagn d ' un engagement ferme  fournir une transition adquate telle que l ' envisage la Commission .
Mais certaines rgions ont besoin de davantage que de simples dispositions transitoires .
Ces rgions doivent conserver leur statut de rgions de l ' objectif 1 .
Je reprsente la rgion la plus priphrique d ' Europe - l ' ouest de l ' Irlande et les comts frontaliers - qui vit depuis des dcennies dans l ' ombre du conflit de l ' Irlande du Nord , qui souffre du chmage et de l ' migration comme aucun autre pays europen .
<P>
Lorsque l ' on parle des rgions les plus dfavorises , on insiste trop souvent sur le ct statistique de la question .
La population et les communauts de ces rgions sont finalement ce qui compte rellement le plus , de mme que les structures  crer pour maintenir ces communauts .
En conclusion , ces rgions ont encore de trs gros besoins d ' infrastructures , notamment des routes , des transports et des installations de traitement des eaux , qu ' il convient de satisfaire .
<SPEAKER ID=75 LANGUAGE="PT" NAME="Novo">
Monsieur le Prsident , chers collgues , lors de sa prsentation en juillet , nous avons dit clairement que la proposition de la Commission sur le cadre financier de l ' Union pour la priode 2000-2006 , inscrit dans le document communment dnomm Agenda 2000 , se caractrisait par un volontarisme et une insuffisance incompatibles avec les dfis politiques , conomiques et sociaux d ' une Union qui pourrait tre largie , dans ce laps de temps ,  un nombre encore indtermin de nouveaux tats membres .
<P>
La proposition de la Commission sur les nouvelles perspectives financires , en plus d ' tre un document incomplet par certains aspects ou qui prsente des donnes et des valeurs comprenant des incorrections qui rendent difficile ou impossible une tude comparative srieuse , la proposition de la Commission , disais-je , ne se livre pas  un relev vritable et rigoureux des cots qui devront ncessairement correspondre aux nouveaux besoins dcoulant de l ' largissement .
Par ailleurs , et en parallle , il fait reposer l ' ventuelle croissance des ressources uniquement sur une prvision de croissance conomique franchement optimiste et , de ce fait , plus que douteuse .
<P>
La proposition de la Commission maintient la mme limite des ressources propres sans tenir compte des conditions et des consquences socio-conomiques de l ' union conomique et montaire .
Elle ne tient pas compte non plus du besoin de maintenir et de dvelopper les efforts destins  atteindre les niveaux minimums acceptables pour une vritable cohsion interne , qu ' il s ' agisse de la cohsion poursuivie par les tats membres actuels ou de celle impose par un largissement  des pays qui , en gnral , reprsentent un tiers du PIB par tte de l ' Union europenne  quinze tats .
<P>
Ces conditions et les besoins , anciens et nouveaux , exigeraient , contrairement  ce qui est propos par l ' Agenda 2000 , un renforcement clair et sans quivoque des moyens et des instruments destins  la cohsion conomique et sociale , qui n ' est pas du tout prvu dans la proposition de la Commission .
Les rformes que la Commission prsente dans son document n ' ont donc pas pour objectif central de raliser une quelconque cohsion au sein d ' une Union largie .
Son objectif vise la mobilisation des ressources uniquement  travers des coupes et des conomies qui ne tiennent pas compte des vritables besoins ou de l ' amlioration de l ' efficacit des instruments .
<P>
Ainsi , la Commission vise une rforme de la politique agricole commune lie aux intrts et aux diktats de l ' Organisation mondiale du commerce , qui implique la renationalisation respective et la poursuite des dsquilibres , notamment pour les productions mditerranennes et les petits producteurs .
La Commission vise une rforme des fonds structurels qui implique des coupes substantielles pour les bnficiaires actuels , aboutissant au rsultat que les pays actuellement les moins dvelopps de l ' Union deviendront , sur ce plan , les principaux bailleurs de fonds des nouveaux besoins dcoulant de l ' largissement .
Au niveau de la politique intrieure , on entrevoit une plus grande compression des dpenses qui pourrait faire s ' crouler ds le dpart la disponibilit des moyens dj restreints et plus qu ' insuffisants rcemment mis  disposition au Luxembourg pour faire face au drame du chmage .
<P>
Le rapport de M. Colom i Naval nous semble positif ds lors qu ' il rassemble l ' ensemble de ces ides , bien que , sous certains aspects , il pourrait tre plus clair .
L ' inclusion de l ' amendement concernant le futur du fonds de cohsion contribue certainement  cette clarification , en attendant que l ' Assemble rejette certains amendements qui dprcieraient compltement la signification du rapport ou , du moins , qui le rendraient compltement inoffensif et inconsquent .
<P>
C ' est que , Monsieur le Prsident , chers collgues , pour nous , la solidarit europenne ne doit pas s ' obtenir aux dpens de ceux qui ne possdent que peu de choses ou qui continuent d ' avoir besoin de beaucoup .
Au contraire , la solidarit europenne ne sera effective que si ceux qui possdent beaucoup - et qui se prparent de surcrot  recueillir le gros des avantages conomiques dcoulant de l ' largissement - taient conscients qu ' ils doivent apporter une plus grande contribution .
<SPEAKER ID=76 LANGUAGE="SV" NAME="Gahrton">
Monsieur le Prsident , l ' UE souhaite-t-elle vraiment s ' tendre pour devenir un organe de coopration gnrale , englobant tous les pays europens ?
Ou le projet d ' largissement est-il un nouvel exemple de la stratgie classique qui consiste  diviser pour rgner , un stratagme employ pour augmenter le pouvoir de la bureaucratie bruxelloise ?
Mme M. Carl Bildt critique , dans son dernier livre , la stratgie de division pratique par l ' UE dans l ' ex-Yougoslavie .
Faudra-t-il s ' attendre  un surcrot de problmes de cette nature ?
Tel est l ' enjeu du moment .
<P>
La question fondamentale est la suivante : y aura-t-il un dbut commun des ngociations pour les diffrents pays ?
La proposition de la Commission divise notamment les pays baltes , et la suggestion de la commission des affaires trangres manque de clart .
Les pays candidats seront-ils rpartis entre une premire et une deuxime classe ?
Il nous faut ds maintenant prciser que de relles ngociations seront entames avec l ' ensemble des neuf pays candidats .
<P>
Une autre question cruciale consiste  savoir si les nouveaux tats membres auront une influence sur l ' avenir de l ' UE .
La commission des affaires trangres rpond par la ngative , en exigeant un amendement du trait comme condition pralable  toute nouvelle adhsion .
Les actuels tats membres auront donc le monopole de l ' avenir .
Il s ' agit l pour les pays candidats d ' un affront que le parti des Verts ne peut en aucun cas accepter .
<P>
Nous assistons actuellement  un certain cloisonnement entre la Rpublique tchque et la Slovaquie , phnomne qui serait aggrav si la Slovaquie devait se voir totalement isole .
Chypre ne peut , bien videmment , devenir membre si seule la population grecque est concerne .
Le processus d ' adhsion doit faire partie d ' un processus de paix .
Pour des raisons de principe , la Turquie doit avoir le droit d ' entrer pleinement dans l ' UE . Sinon , l ' Union europenne sera rduite  une annexe de l ' glise chrtienne .
Il est fondamental d ' viter de faire de l ' Europe une forteresse qui entraverait les contacts de voisinage entre la Russie et l ' Ukraine , d ' un ct , et leurs pays limitrophes de l ' autre .
<P>
La dcision appartient-elle au peuple ou  une lite ?
Les Verts voudraient que les peuples tranchent par voie rfrendaire .
On devrait considrer comme une vidence le fait qu ' une UE tendue  l ' ensemble du contient europen ne pourra pas avoir le mme caractre centralis que la coopration initiale entre les six premiers pays .
Nombreux sont ceux qui voudraient que la communaut compte davantage de membres , tout en conservant la mme structure .
Ceux qui ne veulent pas capituler devant l ' idologie officielle sont qualifis d ' lments antieuropens .
La critique sudoise envers l ' UE fait l ' effet de jurons profrs dans une glise .
L ' largissement sera un progrs s ' il met un terme  ce genre de tendances totalitaires et prouve que la coopration europenne est autre chose qu ' une politique de force franco-allemande .
<SPEAKER ID=77 LANGUAGE="NL" NAME="Blokland">
Monsieur le Prsident , tant la Commission que les rapporteurs soulignent que l ' largissement de l ' Union doit aller de pair avec un approfondissement plus pouss du processus d ' intgration europenne .
Mais on oublie que l ' augmentation du nombre d ' tats membres met des limites  l ' approche communautaire et au paquet de tches de l ' administration europenne .
Pourquoi omet-on de se demander s ' il est seulement possible de continuer  broder sur le modle existant ?
Les problmes que ce modle apporte en matire de gouvernement , de lgitimit de l ' administration europenne et de contrle dmocratique sont nis .
<P>
L ' largissement de l ' Union aux pays d ' Europe centrale et orientale n ' en est pas moins d ' une grande importance .
Nous soutenons l ' ide des rapporteurs consistant  lancer les ngociations avec tous les pays candidats en mme temps .
tant donn que les dlais dans lesquels les candidats rpondront aux conditions d ' adhsion diffreront , une certaine slection s ' effectuera dj d ' elle-mme .
Le fait que la Slovaquie soit actuellement exclue des ngociations concernant l ' adhsion  l ' Union nous semble justifi .
De rcents contacts avec une dlgation parlementaire slovaque ont bien montr que l ' tat de droit et la dmocratie parlementaire ne se sont pas encore suffisamment dvelopps en Slovaquie .
<P>
Ne faut-il pas , en outre , spcifier o il faudra tracer la frontire gographique de l ' Union europenne ?
 dfaut , le danger est grand d ' veiller , dans le chef de certains pays , des attentes qui ne pourront jamais se raliser .
Des pays comme la Russie ou l ' Ukraine pourront-ils eux aussi , dans l ' avenir , faire acte de candidature ?
Ne faut-il pas dire clairement  la Turquie qu ' une adhsion  l ' Union n ' est pas de mise ?
<P>
Nous regrettons que les mesures structurelles n ' attribuent que 45 milliards d ' cus aux pays candidats .
tant donn les 230 milliards d ' cus restants pour les tats membres actuels , ce n ' est qu ' une bagatelle .
Nous en appelons au Conseil et  la Commission pour qu ' ils rpartissent plus quitablement l ' affectation des crdits .
<P>
Nous soutenons la proposition de la Commission visant  dfinir les dpenses pour la priode 2000-2006 , ainsi que la proposition visant  maintenir le plafond maximum pour les dpenses  1 , 27 % .
Nous n ' avons pas besoin de diverses clauses chappatoires pour descendre sous ce plafond .
<SPEAKER ID=78 LANGUAGE="DE" NAME="Lukas">
Monsieur le Prsident , la planification financire  long terme doit galement tenir compte des rgions situes le long des frontires extrieures actuelles de l ' UE .
Non seulement les candidats  l ' adhsion doivent-ils tre prpars  l ' largissement vers l ' Est , mais les rgions qui leur sont voisines doivent l ' tre galement .
Les consquences ngatives qui peuvent rsulter des prvisibles distorsions de concurrence doivent tre prvenues par un systme d ' assistance appropri .
Une assistance spcifique aux territoires frontaliers est  prvoir , qui soit le complment du soutien aux pays candidats  l ' adhsion .
Dans les rgions d ' Autriche qui forment une trs longue portion de la frontire extrieure de l ' Union , les citoyens prouvent des craintes lgitimes quant aux inconvnients conomiques qui pourraient dcouler de l ' largissement .
Il s ' agit d ' une question excessivement sensible que l ' on ne peut ignorer , que ce soit pour la question de la planification gnrale de l ' largissement ou pour les rformes des secteurs agricole et structurel .
L ' largissement  l ' Est ne peut gnrer des gagnants et des perdants .
L ' esprit de cohsion , en l ' occurrence , doit acqurir une nouvelle dimension .
<P>
Un autre point essentiel , qui ne peut tre cart dans le contexte des rformes prvues , est la sauvegarde de l ' espace rural alpin .
Ce paysage , faonn et matris par les paysans au long des sicles , est menac par la ruine conomique et l ' exode .
La politique agricole actuelle n ' est pas applicable dans les rgions alpestres de haute altitude , et la mesure incitative 5b n ' est pas poursuivie .
La classe paysanne des valles alpestres est le dernier chelon de la vie conomique et culturelle de grandes rgions de certains tats membres , au nombre desquels figure avant tout l ' Autriche .
Cette tranche de la population ne peut pas devenir la victime d ' une politique agricole et structurelle qui propose des mesures tout  fait inappropries .
Il est ds lors indispensable , si l ' on veut prserver la diversit culturelle et gographique et maintenir des emplois agricoles dans les Alpes , de dvelopper un objectif spcifique pour ce domaine .
<SPEAKER ID=79 LANGUAGE="EN" NAME="Wynn">
Monsieur le Prsident , je voudrais n ' intervenir que sur le rapport Colom .
Permettez-moi de dire que dans les prcdents dbats sur l ' largissement , les membres de la commission des budgets ont t affubls de toute sorte de quolibets .
Un jour , M. Spencer nous a qualifis de vulgaires piciers .
Un autre jour , M. Titley nous a nomms les tyrans de la commission des budgets .
S ' ils nous appellent comme cela , c ' est parce que les membres de la commission des budgets recherchent une solution pragmatique .
Une de nos interrogations lors du prcdent dbat concernait le prix que nous tions prts  payer pour l ' largissement .
Cela donne l ' impression que nous sommes contre l ' largissement alors que ce n ' est pas le cas .
Les membres de la commission des budgets sont totalement en faveur de l ' largissement , mais dans le mme temps , ils envisagent de faon pragmatique ses implications .
<P>
L ' Agenda 2000 expose les prvisions de la Commission quant au cot de l ' largissement .
Si vous lisez le rapport Colom et que vous comparez le montant total au PNB des tats membres pendant le laps de temps concern , on peut dire que ce sont des cacahutes .
Certes , ce terme n ' est pas le plus adquat en ces temps de crise conomique , mais les montants dont nous parlons ne sont pas importants .
Toutefois , ce cot doit tre support par les contribuables et les tats membres .
La Commission s ' est mise d ' accord avec les tats membres pour que les finances soient strictes , mais il doit tre clair que le Parlement doit aussi donner son accord sur ces finances .
<P>
Dans son discours , M. Colom explique parfaitement la position de la commission des budgets .
Son rapport doit tre recommand au Parlement , car il constitue une approche sense de ce qui nous attend plus tard .
En ma qualit de coordinateur du groupe des socialistes , je crois qu ' il est inutile de modifier ce rapport .
Nous devons voter en sa faveur sans rien y ajouter .
Nous ne devons pas essayer d ' appliquer une politique structurelle ou agricole ou tout autre politique par le biais de ce rapport .
Il doit tre considr pour ce qu ' il est , une rapire , qui va droit au but .
Il ne s ' agit pas d ' une vulgaire pe large qu ' il faut dgrossir par des amendements inutiles .
Bien que je pense qu ' il ne doit pas tre modifi , il serait difficile d ' y parvenir .
C ' est pourquoi notre groupe apportera son soutien  quatre amendements ,  savoir les amendements 2 , 26 , 27 et 28 .
Nous estimons qu ' ils ne retirent rien au rapport , qu ' ils ne l ' moussent ni ne le surchargent .
<P>
Ce rapport ne pourrira pas sur une tagre .
Il sera lu en profondeur par le Conseil et par la Commission qui connatront exactement l ' opinion du Parlement europen lorsqu ' il sera question de trouver un accord sur les futures perspectives financires .
Notre approche et celle de la Commission comportent des diffrences , et nous devons apporter des claircissements sur un ou deux points .
Nous devons dclarer haut et fort , comme c ' est le cas dans l ' expos des motifs , qu ' il n ' y aura pas de perspective financire sans accord institutionnel .
Une perspective financire adopte de faon unilatrale par le Conseil ne serait en aucun cas contraignante pour le Parlement europen et n ' irait dans l ' intrt de personne .
<P>
Le rapport Colom montre la ncessit pour le Conseil et le Parlement de conclure un accord institutionnel et un accord sur une perspective financire .
Si nous parvenons  conclure de tels accords , l ' largissement sera beaucoup plus facile .
Le processus sera beaucoup plus souple .
Le rapport Colom est un de ces rapports qui valent vraiment la peine d ' tre lus et soutenus .
Ceux qui auront fait cet effort verront le meilleur du Parlement europen .
<SPEAKER ID=80 LANGUAGE="ES" NAME="Garriga Polledo">
Monsieur le Prsident , nous avons tous conscience que l ' Union europenne se trouve  un moment crucial , qui , si nos efforts sont couronns de succs , nous permettra de crer une zone de paix , de dmocratie , de libert et de dveloppement conomique sans prcdent .
Il s ' agit , en effet , d ' une opportunit historique que nous ne pouvons nous permettre de laisser passer , comme l ' ont dit les rapporteurs Barn et Colom avant moi .
<P>
Il parat vident que nous autres , Espagnols , envisageons ce dfi avec une sensibilit plus grande encore que celle des autres citoyens europens , tant donn que nous avons t les derniers citoyens de l ' Union  passer d ' un rgime autocratique  la dmocratie , il y a dj 20 ans de cela .
Nous avons par consquent un souvenir encore trs vif de ce que signifie la ralisation de deux aspirations : l ' adhsion  l ' Union europenne et la consolidation d ' un systme de liberts dmocratiques .
C ' est pourquoi nous assumons , plus que tout autre , la responsabilit d ' ouvrir notre porte  ceux qui viennent y frapper .
Et cette responsabilit envers tous n ' est subordonne qu '  l ' obligation qu ' ont les candidats de remplir les critres politiques tablis  Copenhague , c ' est--dire , stabilit des institutions politiques , respect des droits de l ' homme et protection des minorits .
<P>
Il serait injuste de crer des distinctions entre les candidats tant donn qu ' aucun d ' entre eux ne remplit les critres conomiques , et nous provoquerions des dgts conomiques irrparables tout en tant , par ailleurs , coresponsables des dommages et de l ' instabilit politiques provoqus par cette exclusion .
Laissons donc chaque pays marquer , par ses efforts , son propre rythme d ' adhsion .
Le Commissaire van den Broek dclarait que l ' ouverture de ces ngociations multilatrales pourrait susciter des frustrations chez les candidats .
Nous pensons pour notre part que les frustrations , si frustration il y a , doivent tre le fruit de leur incapacit  remplir les critres et en aucun cas le rsultat d ' une dcision politique .
<P>
Nanmoins , Monsieur le Prsident , l ' Union que nous allons offrir aux pays candidat ne doit pas tre de moins bonne qualit que celle dont nous jouissons aujourd ' hui .
Demain , sans aller plus loin , ce Parlement va mettre un avis important sur les problmes qu ' un cadre financier insuffisant peut occasionner dans les domaines du processus d ' largissement de l ' Union , de l ' approfondissement du march intrieur , de l ' Union conomique et montaire et , surtout , de la cohsion , vritable pierre angulaire du processus de la construction europenne .
<P>
Le consensus observ lors des dbats sur le rapport Colom , tant au niveau de la commission des budgets que des principaux groupes politiques , constitue la meilleure indication du fait que ce Parlement se sent investi de la responsabilit de doter l ' Union europenne d ' un cadre de financement stable , suffisant , couvrant les sept annes que prendra la ralisation des prochaines perspectives financires .
Mais ce consensus ne doit pas occulter les problmes sous-jacents  l ' Agenda 2000 .
Par exemple , un financement de l ' Union qui ferait rejaillir le poids budgtaire de l ' largissement sur la cohsion serait un financement non solidaire , et , partant , tout  fait contestable pour les forces politiques .
Un financement qui laisserait planer la menace d ' une ventuelle crise budgtaire provoque par le manque de ressources destines  financer les politiques communautaires d ' une Europe largie constituerait une proposition budgtaire voue  l ' chec .
Et enfin , une proposition de financement dont l ' objectif premier serait d ' assurer que les catgories de dpenses soient limites , dans leur cadre budgtaire , par le plafond infranchissable des 1 , 27 % est une proposition qui risque d ' appauvrir ,  trs court terme , la qualit de l ' ensemble de la politique communautaire .
<P>
Malgr cela , c ' est pleins d ' espoir que nous accueillons l ' Agenda 2000 , car il s ' agit d ' une tentative srieuse de doter l ' largissement de stabilit , et nous esprons que , au cours du processus de ngociation entam aujourd ' hui , nous parviendrons ensemble  rsoudre les problmes que j ' ai exposs de faon succincte .
<SPEAKER ID=81 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland">
Monsieur le Prsident , les implications de l ' Agenda 2000 revtent une grande importance pour mon pays , l ' Irlande .
Il va sans dire que tout ajustement ou retrait brutal de fonds portera prjudice  l ' conomie irlandaise et au succs qu ' elle remporte depuis quelque temps .
Ce soir , je me flicite de la prsentation de l ' Agenda 2000 par la Commission , mais je ne suis pas encore convaincu de certains aspects des implications budgtaires .
<P>
Grce  sa russite conomique de ces dernires annes , l ' Irlande est sur le point d ' atteindre le seuil des 75 % du PIB moyen par habitant .
Par consquent , la perte du statut de l ' objectif 1 soulve des interrogations concernant les implications sur l ' conomie irlandaise et la situation de l ' emploi en particulier .
Il est par consquent vital que tout ajustement financier soit graduel et planifi avec soin .
En d ' autres termes , il convient de mettre en place des dispositions transitoires bien construites pour de garantir un atterrissage en douceur  l ' conomie irlandaise .
<P>
En outre , il existe des rgions irlandaises , y compris la rgion des Midlands , qui sont encore loin de la moyenne europenne en termes d ' emploi et de croissance conomique .
Il est vital que ces rgions continuent  bnficier du statut de rgions de l ' objectif 1 pour pouvoir atteindre le mme niveau de croissance que les autres rgions de l ' Union europenne .
<P>
Dans le contexte gnral de l ' Union europenne , l ' Irlande est dpendante de l ' agriculture . Il s ' agit de l ' une des pierres angulaires de l ' conomie irlandaise .
La politique agricole commune a t favorable  l ' Irlande pendant des annes , et mme si nous acceptons qu ' il est dans l ' intrt de l ' agriculture europenne de devenir plus comptitive sur le march mondial , nous craignons tout  fait lgitimement les effets de la future rforme de la PAC .
<P>
La rforme doit tenir compte des intrts de tous les tats membres de faon quilibre et , avant tout , veiller au respect total des intrts des agriculteurs et des communauts rurales .
Plus important , et ce sera ma conclusion , nous devons recevoir la garantie d ' une compensation en cas de rduction du soutien au march .
<SPEAKER ID=82 LANGUAGE="EN" NAME="Teverson">
Monsieur le Prsident , avec l ' largissement , la vision europenne retourne  nouveau  de nombreux gards sur les territoires nationaux .
 nouveau , nous luttons pour la paix , la dmocratie et la scurit , cette fois au travers des rgions centrales et orientales de notre continent .
Mais contrairement  la situation d ' il y a 40 ans , il y a une diffrence de taille .
Nos citoyens sont las , ils manquent d ' inspiration et la mission de construire une nouvelle Europe reoit peu d ' cho auprs d ' eux aujourd ' hui .
<P>
On peut affirmer qu ' il n ' y a aucun got pour une taxation supplmentaire . C ' est une consquence pratique de cette situation .
Voil  maint gards l ' ironie de l ' union montaire .
La ncessit de rpondre aux critres de Maastricht permet d ' obtenir une unit sans prcdent entre les tats membres actuels , c ' est vrai , mais menace rellement l ' intgration de nouveaux membres en raison de la rigueur financire introduite  travers le continent .
<P>
Je crois donc que le plafond des 1 , 27 % est trs raliste mais que pour y parvenir rellement - de toute faon nous devrons y parvenir - de vritables rformes internes doivent tre engages .
Il est impossible de les ignorer .
Alors , oui , le plafond des 1 , 27 % doit continuer  tre une cible ferme , mais il ne doit pas devenir un frein  l ' largissement .
<P>
Le dernier point que je souhaite soulever concerne la Turquie .
Cette question m ' interpelle tout particulirement .
Pour moi , le sommet de Copenhague a tabli des principes fondamentaux pour l ' adhsion . Ces principes taient clairs : dmocratie , tat de droit , droits de l ' homme et respect des minorits .
Pour moi , il ne doit y avoir aucune discrimination entre la Turquie et les autres tats qui essaient d ' adhrer  l ' Union .
Il ne doit y avoir aucune discrimination , ce n ' est pas ncessaire .
La Turquie doit respecter les mmes principes que les autres candidats , et sa candidature doit aboutir ou avorter sur la base de ces principes .
<SPEAKER ID=83 LANGUAGE="SV" NAME="Svensson">
Monsieur le Prsident , il est vraiment incroyable que l ' Union se lance dans ce projet politique gigantesque avec une prparation aussi dfaillante et sur des bases aussi faibles .
Aucune analyse des cots n ' a t effectue .
Il n ' y a pas de conception globale en matire de politique budgtaire .
Les effets sur les tats membres actuels n ' ont pas t tudis , ni les implications sociales , ni les consquences d ' une forte augmentation du prix des produits alimentaires pour les peuples en Europe centrale et orientale .
En revanche , on exige de faon dictatoriale que les pays candidats se soumettent  l ' ensemble de l ' acquis communautaire , alors que cela aurait des effets ngatifs sur certaines dispositions environnementales dans plusieurs de ces pays .
<P>
Nous devons nous poser la question suivante : les responsables des premires instances europennes pensent-ils vraiment qu ' il est possible de runir 25 pays dans une gigantesque organisation supranationale qui s ' occupe de presque tous les domaines politiques existants ?
On devrait plutt comprendre que la seule voie raisonnable rside dans une organisation intertatique qui focalise l ' attention sur certaines des grandes questions intressant l ' ensemble des pays europens , ce recentrage tant accompagn d ' une dcentralisation et d ' un transfert d ' une multitude d ' autres affaires vers le niveau national .
<SPEAKER ID=84 LANGUAGE="EN" NAME="Nicholson">
Monsieur le Prsident , les propositions qui nous sont soumises ce soir et depuis ces derniers mois changeront profondment l ' Union europenne que nous connaissons actuellement et lui ouvriront d ' normes possibilits dans les annes et les dcennies qui viennent .
<P>
Je crois trs fermement que nous devons avancer avec prcaution .
Alors que nous largissons l ' Union europenne et que nous encourageons la candidature d ' autres pays , il serait intolrable que nous alimentions dans le mme temps le ressentiment entre les tats membres actuels .
Nous devons nous assurer que les pays qui entrent dans l ' Union disposent d ' une longue priode d ' adaptation leur permettant de tendre vers les normes que nous leur demanderons de respecter .
Nous ne devons pas forcer l ' allure .
Une telle politique n ' aboutirait  rien et serait  coup sr nfaste .
<P>
Je suis extrmement proccup par les implications financires de l ' largissement et l ' effet qu ' elles auront sur les rgions existantes de l ' Union europenne , l ' avenir de la politique agricole commune et l ' existence mme de notre structure agricole familiale .
<P>
Aucune des propositions ne se fera  un moindre cot  l ' avenir .
Il faut considrer plus en profondeur le budget avant de s ' engager plus avant .
Je comprends que ces propositions volueront et se dvelopperont au cour des deux ou trois prochaines annes , mais je crois certainement que les propositions de la Commission en matire de rforme de la politique agricole commune doivent tre plus nettes .
Une consultation beaucoup plus large doit tre engage avant de poursuivre notre chemin sur cette route inconnue .
<P>
Permettez-moi de dire trs clairement , Monsieur le Prsident , que , tout en tant totalement favorable au principe de l ' largissement , j ' ai l ' impression que certaines personnes veulent atteindre cet objectif en fermant les yeux sur les grands problmes que crera cet largissement aux tats membres actuels .
C ' est un dfi qui nous concerne tous .
<SPEAKER ID=85 LANGUAGE="IT" NAME="Moretti">
Monsieur le Prsident , je reprsente , au sein de ce Parlement , la Ligue nord pour l ' indpendance de la Padanie , une nation riche de peuples  l ' histoire authentique , aujourd ' hui en lutte de libration contre le centralisme romain de l ' tat italien .
Cette prsentation fournit dj une indication quant  l ' inclination de la Padanie  accueillir positivement les nouvelles nations , les nouveaux tats au sein de l ' Union .
Nous sommes convaincus que l ' Union doit mener simultanment deux luttes importantes : la premire consiste  crer une Europe  l ' aide des instruments de la dmocratie , c ' est--dire au moyen d ' un Parlement qui puisse lgifrer librement , un Parlement bas sur les peuples , qui sont la sve vitale de la dmocratie , avant que les chefs des tats nationaux ne parviennent , dans le cadre de leur projet ,  effacer les peuples et  livrer l ' Europe au mondialisme amricain .
<P>
La deuxime lutte consiste  largir l ' Europe occidentale aux pays d ' Europe de l ' Est , de telle manire  obtenir une ralit d ' tat non seulement dmocratique , c ' est--dire base sur les peuples , mais aussi capable d ' empcher le projet d ' une ralit mondiale bipolaire , qui serait en contradiction avec l ' esprit de paix et de dveloppement , le dveloppement du monde entier .
<P>
Par consquent , la Padanie et son parlement constituant souhaitent aujourd ' hui la bienvenue aux nouveaux pays membres et mettent un voeu pour que tous ensemble nous construisions la vraie Europe des peuples et non l ' Europe des marchands .
<SPEAKER ID=86 NAME="Bers">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , nous prononcer aujourd ' hui sur l ' Agenda 2000 , c ' est nous prononcer sur la gographie future de notre Union , car nous avons aujourd ' hui la chance de runir notre continent .
Aprs la chute du mur de Berlin , nous devons dfinir notre projet politique , et savoir aujourd ' hui quelle est notre frontire .
En effet , cet largissement ne ressemble pas  un largissement , il ressemble bien plus ,  quelques exceptions prs ,  un achvement , ce qui ncessite de notre part de penser le projet global .
<P>
Que personne n ' ait l ' impression que nous allons vers plus de dilution , ou que les premiers servis seraient les mieux servis .
Pour cela , deux conditions sont ncessaires .
Premirement , que nous donnions tout son sens  la confrence europenne , qu ' elle nous accueille  quinze plus douze , c ' est--dire y compris la Turquie , et qu ' en son sein nous puissions dbattre de tous les sujets ,  savoir aussi la coopration conomique , les projets d ' intrt commun , notamment tout ce qui concerne les grands rseaux d ' infrastructure  l ' chelle de notre continent , ou , pour ne prendre que quelques exemples , la question de la sret nuclaire .
Ensuite , deuxime condition , que la ngociation s ' ouvre ds que possible , je dirais mme le jour mme o cela devient possible , pour chacun des autres pays candidats , au-del de la proposition de la Commission , sans attendre que le premier tour de ngociations soit achev .
<P>
Mais largir notre Union aujourd ' hui , c ' est aussi s ' interroger sur l ' impact de cet largissement .
Or , celui-ci ne sera un succs pour les entrants que s ' il est aussi un succs pour ceux qui sont aujourd ' hui dans l ' Union .
Et de ce point de vue l , selon moi , nous devons nous poser trois questions pralables : tout d ' abord la question du cot : elle n ' a manifestement pas t pose clairement .
On nous dit 1 , 27 % , trs bien , mais est-ce raisonnable ?
Souvenons-nous , par exemple , des conditions d ' largissement  l ' Espagne et au Portugal .
Nous y avions mis le prix .
L ' largissement cote , nous devrons dire comment nous le ferons .
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Deuxime pralable , c ' est videmment la question institutionnelle .
Il faut ouvrir le chantier ds dcembre prochain , ds Luxembourg II , car nous savons que la rforme institutionnelle est , par dfinition , longue , difficile , nous venons d ' en faire la triste exprience .
Vouloir l ' largissement , c ' est rouvrir tout de suite , ds le Conseil de dcembre , sans attendre la fin du processus de ratification du trait d ' Amsterdam , le chantier de la rforme institutionnelle , sinon on nous dira : mais non , vous voyez bien , il est trop tard , ces pays attendent , on ne peut pas dire non .
Et je dis bien rforme institutionnelle , et non pas simple ramnagement au sens du trait d ' Amsterdam .
Oui , nous pensons que l ' largissement doit tre conditionn  une vritable rforme institutionnelle .
Celle-ci comporte  mon avis au minimum trois lments .
Bien sr , les pondrations , la composition de la Commission , l ' accroissement de la majorit qualifie , de la codcision .
Mais aussi la question de la mthode d ' laboration et de l ' article N , mais aussi la question du contrle dmocratique de l ' UEM .
<P>
Enfin , et j ' en ai fini , Monsieur le Prsident , troisime pralable , nous devons dfinir notre projet politique : l ' acquis communautaire , c ' est aussi un projet en matire de dfense .
J ' affirme , pour le projet politique de l ' Union , que le march ne suffit pas .
Nous voulons une union politique , nous voulons un largissement russi .
<SPEAKER ID=87 LANGUAGE="IT" NAME="Viola">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , tout d ' abord je voudrais dire , au nom de la commission des budgets , combien j ' apprcie les rapports mis en discussion , en particulier celui prsent par le collgue Colom i Naval , car ces rapports abordent avec franchise les problmes que j ' estime fondamentaux : il s ' agit avant tout de la reconnaissance du droit , pour tous les pays qui ont demand l ' adhsion , d ' entamer les ngociations de faon simultane , tout en sachant que le rythme et l ' aboutissement de ces ngociations dpendront de la capacit des pays candidats  se conformer aux conditions et aux critres d ' adhsion ; dans ce contexte , il est tout aussi apprciable d ' avoir manifest l ' opportunit de poser enfin avec srieux et attention la question de la candidature de la Turquie .

<P>
L ' autre point que nous partageons sans rserve est la ncessit de rformer les institutions de faon approprie , rformes dj aujourd ' hui indispensables et  plus forte raison dans une Europe largie de faon aussi considrable .
Le cadre institutionnel fourni par le trait d ' Amsterdam nous montre une Europe paralyse dans sa capacit dcisionnelle , ressemblant de plus en plus  un grand march et de moins en moins  l ' Europe voulue par nos pres et souhaite par ce Parlement .
<P>
Pour en venir aux aspects financiers de l ' largissement , on ne peut manquer de souligner que les politiques restrictives d ' assainissement du bilan , que supportent les pays membres en vue de l ' Union montaire , ont rendu absurde le fait d ' imaginer qu ' il soit possible de raliser une opration politique aussi grande que cet largissement de faon indolore sur le plan financier .
C ' est de l que provient la prtention du caractre intangible du plafond des ressources propres jusqu ' en 2006 .
Je suis convaincu que la mise en oeuvre de l ' union montaire permettra de faire redmarrer ce processus de dveloppement et de croissance ,  ce jour fortement ralenti , lequel pourra mener  la rvision des perspectives financires lors de la vrification  mi-parcours opportunment demande par le rapport mis en discussion .
<P>
C ' est de ce caractre intangible des 1 , 27 pour cent mentionns plus haut que dcoule la ncessit de comprimer soit la politique agricole , soit la politique de cohsion pour financer l ' largissement .
La Commission a choisi de faire payer l ' largissement principalement par la politique de cohsion , choix que j ' estime erron : en agissant ainsi on risque d ' affaiblir davantage les rgions dj les plus faibles d ' Europe ; pour preuve , le fait que les 0 , 46 pour cent du PIB communautaire , destins  dimbourg  l ' adhsion  Quinze , baissera en 2006  0 , 39 pour cent , toujours pour les pays membres actuels .
<P>
Ds lors , afin de garantir la solidarit entre les rgions d ' Europe et un quilibre rel dans leur dveloppement , il faut penser , ds la phase actuelle d ' bauche des nouveaux Fonds structurels ,  des politiques et des instruments qui conjurent le risque de voir , ds les premires annes du nouveau millnaire , la grande majorit des rgions de l ' Union , aujourd ' hui dj les plus dfavorises , tre finalement exclues de la politique de cohsion .
<P>
En conclusion , donc et m ' inspirant du document Agenda 2000 , un " oui " convaincu  une Union plus large pour autant que se crent les conditions , qui aujourd ' hui font dfaut , pour une Union plus forte , tant au plan institutionnel que financier .
<SPEAKER ID=88 NAME="Giansily">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues rescaps de la  dcimation nutritive  , avec la ralisation de la monnaie unique , l ' largissement de l ' Union europenne  dix nouveaux pays constitue pour l ' Europe le fait majeur de la fin du XXe sicle , celui de l ' avnement de la grande Europe .
<P>
L ' largissement , dont le processus va s ' engager dans une priode difficile de rigueur , de chmage , de doutes aussi , est une chance historique , mais aussi un vritable dfi .
Sa ncessit ne saurait tre srieusement remise en cause .
L ' Europe , en effet , a pour vocation de se dvelopper , de s ' unir .
 dfaut d ' un progrs dans ce sens , elle ne pourrait acqurir l ' importance qu ' elle vise sur la scne internationale , pas plus que le rle qu ' elle entend y jouer , et se condamnerait elle-mme  la stagnation .
<P>
Le problme est autre , c ' est celui des conditions et des moyens , qui ne doit pas dissimuler combien cet largissement est difficile .
L ' largissement doit se penser en termes de cot budgtaire , et le vouloir , c ' est une chose , mais vouloir en payer le prix , c ' est autre chose .
J ' avouerai que l ' attitude du Conseil , qui , tout au moins pour le moment , souhaite un largissement au rabais , ne laisse pas d ' inquiter .
Dj , l ' on entend proclamer que quel que soit le cot de l ' largissement , le plafond de 1 , 27 % du PNB est intransgressible et devra le rester .
Autrement dit , il nous appartiendrait de dfinir le nouveau cadre financier dans le contexte et l ' objectif de stabilisation des dpenses communautaires , ce que je traduis par : dans le droit fil des quilibres budgtaires nationaux .
Certaines dlgations au sein du Conseil qualifient mme de thorique tout dbat sur un ventuel relvement du plafond du PNB .
Alors , sans nouvelles perspectives financires et en s ' interdisant toute rvaluation du plafond du PNB , o prendra-t-on l ' argent ?
<P>
Ne nous y trompons pas .
Si l ' on suit le Conseil , c ' est dans les politiques communes qu ' on prendra l ' argent , en les rformant et en les ajustant , au nom de la solidarit , aux besoins nouveaux .
Je pense ici aux fonds structurels , aux fonds de cohsion , et surtout  la politique agricole commune , victime expiatoire toute dsigne de la solidarit financire , comme on a pu le constater la semaine dernire lors du trilogue sur le budget de 1998 , car pour les agriculteurs , solidarit est souvent synonyme de sacrifice .
Jusqu ' o , en effet , peut-on aller dans la mise en oeuvre des mesures prvues pour la PAC : une programmation de baisse gnrale des prix et un dcouplage maximal des aides compensatoires , pour ne pas compromettre la situation des agriculteurs , qui est souvent  la limite du viable ?
Un largissement dans des conditions insupportables pour l ' agriculture serait inacceptable .
<P>
Qui dit largissement dit cadre financier appropri  l ' largissement , et ce cadre financier , comme l ' a trs bien soulign le rapporteur Joan Colom I Naval , reste  construire .
Toutes les incertitudes , loin s ' en faut , ne sont pas leves sur les conditions du financement futur de l ' Union europenne , vritable cl de vote des rformes envisages .
C ' est le maintien , ou le dpassement , du plafond de 1 , 27 % du PNB , qui dterminera pour une large part le contenu des rformes des politiques communes .
Oui , l ' largissement doit tre un facteur de dveloppement pour l ' Union europenne .
Oui , l ' largissement doit tre un facteur de progrs institutionnel , mais l ' largissement doit avoir tout autant pour objectif d ' viter le dmantlement des politiques existantes , et mme de les consolider .
<P>
L ' largissement de l ' Union europenne doit tre l ' approfondissement des politiques de l ' Union europenne .
Il faudra un nouvel accord interinstitutionnel .
Une rvision des perspectives financires sera ncessaire .
Et le plafond PNB des ressources propres devra tre considr en fonction des besoins financiers de l ' Union , conformment  ses objectifs .
Mais en aucun cas , notre groupe ne pourrait accepter que l ' largissement serve de prtexte  la ptition de principe d ' une rvision automatique des perspectives financires ou d ' un clatement non matris des ressources propres communautaires .
Et je pense que ce devrait tre une excellente occasion pour nous de songer  la faon dont nous devons participer  l ' laboration , mais galement  l ' quilibre de ce budget .
La voie vers un largissement russi est difficile et la ralisation du volet financier est un lment essentiel .
<P>
Par del ces difficults , il nous est fait obligation de rpondre  l ' immense espoir que reprsente l ' Europe pour les pays candidats , dont la plupart dcouvrent , aprs de longues annes sombres de totalitarisme communiste , les chemins prometteurs de la dmocratie .
<SPEAKER ID=89 LANGUAGE="IT" NAME="Caligaris">
Monsieur le Prsident , je ne parlerai pas de grands systmes de Padanie ni de revendications d ' indpendance ni d ' autres problmes de pareille ampleur , je me limiterai au contraire  quelques aspects spcifiques , d ' apparence modeste , mais lis au contexte de l ' largissement .
Parmi les diffrentes spcificits , celle des rgions europennes limitrophes des PECO mrite une attention particulire ; si la proximit leur offre de meilleures perspectives de coopration , il est galement vrai qu ' elle les expose davantage  une concurrence encore dsquilibre  cause des disparits conomiques et sociales existantes .
Il convient donc que l ' Union europenne , soucieuse d ' attnuer les frictions relatives  la pr-adhsion , vite de quelque manire que ce soit que ces rgions puissent douter d ' avoir  payer un prix plus lev que celui de leurs consoeurs europennes , doute d ' autant plus pernicieux que ce sont les mmes qui ont souffert , en qualit de zones frontalires , des contraintes imposes par un demi sicle de guerre froide .
Il faudra donc non seulement viter que , dans le but de rcuprer des fonds pour le processus de pr-adhsion , on ne leur retire une partie de ceux dont ils bnficient aujourd ' hui , mais il faudra galement promouvoir des programmes de nature  attnuer les aspects lis  la concurrence et favoriser le dveloppement de la coopration transfrontalire dans l ' intrt du processus d ' largissement .
<SPEAKER ID=90 LANGUAGE="DE" NAME="Raschhofer">
Monsieur le Prsident , le projet d ' largissement  l ' Est est sans conteste d ' importance historique .
Aprs la chute du rideau de fer , il est logique que l ' Union poursuive la construction de la maison commune " Europe  .
Pour tre  la hauteur de cette tche historique , l ' assurance doit tre donne aux gens qui vivent dj dans cette maison que les fondations , tout comme les travaux d ' largissement , reposent sur des bases solides .
 coup sr , une large part de la population reste trs sceptique face  l ' largissement .
Ce doit tre le devoir de ce Parlement de prendre au srieux les craintes et angoisses des citoyens de l ' Union et d ' impliquer ceux-ci dans l ' apprciation du projet d ' largissement .
<P>
Avec l ' Agenda 2000 , la Commission prsente un dossier qui doit indiquer le chemin d ' une Union largie .
Pour s ' en tenir  l ' image que j ' voquais , l ' Agenda 2000 ne prsente malheureusement qu ' une esquisse pour les travaux d ' largissement , et en aucun cas un plan dtaill .
De nombreuses corrections , d ' ordre institutionnel , financier et politique , sont ncessaires .
Je suis un dput autrichien .
L ' Autriche est entour de candidats potentiels  l ' adhsion comme aucun autre pays de l ' Union ne l ' est .
Elle ressentira donc probablement les effets de l ' largissement de manire plus immdiate et plus sensible que tout autre tat membre .
Une dcision unanime du parlement du Land de Haute-Autriche montre combien la question de l ' largissement peut tre sensible .
Les reprsentants de tous les groupes politiques y ont exig qu ' aucune ngociation d ' adhsion n ' ait lieu avec la rpublique tchque tant que celle-ci n ' aurait pas renonc  poursuivre la construction de la centrale nuclaire de Temelin .
Telle sont la volont et l ' objectif dclars d ' un parlement autrichien dmocratiquement lu , que les eurodputs autrichiens se devaient de rpercuter .
<P>
La maison Europe a besoin de fondations solides .
Pour l ' agrandir , il faudra poser pierre sur pierre ou plutt pierre aprs pierre .
 la chute du Mur de Berlin , Willy Brand dclara que pouvait crotre ensemble ce qui provenait du mme ensemble .
Donnons  l ' Europe le temps de crotre !
<SPEAKER ID=91 LANGUAGE="DE" NAME="Samland">
Monsieur le Prsident ,  l ' coute du dbat tenu aujourd ' hui dans cette Assemble , le miracle de la multiplication des pains me revient en mmoire .
Je voudrais m ' en tenir  cette image .
Aujourd ' hui , comme nous ne discutons que des structures abstraites du processus , nous pouvons assez rapidement nous mettre d ' accord sur quelque chose et faire preuve de comprhension .
Cependant - vous l ' aurez dj remarqu lors des dernires interventions- ds qu ' il en va des fruits et lgumes de chacun de nos collgues , la gnrosit cde dj du terrain !
Nous avons une tarte que nous partageons pour l ' instant en quinze morceaux , qu ' il s ' agisse de la politique agricole ou structurelle .
Nous savons que nous pouvons , selon les circonstances et l ' avis de la Commission , agrandir cette tarte de 2 , 5 % par an .
Et nous disons que les morceaux peuvent rester quasiment gaux , qu ' il ne nous faut couper que 1 , 5 milliard d ' cus par an aux fonds agricoles et structurels et que la part d ' augmentation doit tre utilise pour l ' incitation  l ' adhsion .
<P>
En outre , il en est certains qui disent - et je viens galement de ce pays - qu ' ils veulent ,  l ' avenir , payer moins cher pour la tarte .
Tout cela est admirable !
Ce sont d ' ailleurs les mmes qui crient  qui veut l ' entendre que les premiers candidats devraient devenir membres de l ' Union europenne aux alentours de l ' an 2000 .
Vraiment , ce dbat est insens !
Que de mensonges , que de duperies !
Je vous le dis clairement : vous avez besoin de tous vos concitoyens , de tous les citoyens des quinze tats membres , pour l ' adhsion des PECO et nous devons convaincre les gens dans les quinze tats membres que les candidats ne peuvent devenir membres que si des rformes radicales sont entreprises .
<P>
Dans quel monde vivons-nous donc si un pays comme la rpublique tchque tmoigne du taux de chmage le plus bas sur l ' ensemble du continent europen ?
Pas dans le monde rel , tout de mme !
Chacun peut voir , quand mme , la situation de la couronne tchque .
Le problme qui se pose est que l ' horrible mensonge est prcisment l , car si les secteurs publics arrtaient leur politique d ' aide , si le droit d ' aide financire de la Communaut devenait ralit en rpublique tchque , on en arriverait  des chiffres du chmage qui augmenteraient par dizaines de points .
Ce dbat tronqu , selon lequel ceux qui crient le plus fort sont les vritables partisans des PECO , n ' aura ds lors pas lieu avec moi .
<P>
Je veux l ' largissement .
Je le veux vraiment . Mais si je le veux vraiment , je dois le rendre possible .
Je dois alors mobiliser des majorits en sa faveur dans les tats membres de l ' Union et dans les pays d ' Europe orientale .
Il est ds lors indispensable d ' entamer la rforme agricole , et au sein mme de l ' Union .
Il n ' est quand mme pas normal que l ' Union europenne livre plus de pommes de terre en Pologne  l ' heure actuelle que la Pologne n ' en livre  l ' Union .
Non pas que les pommes de terre soient moins bonnes en Pologne , mais bien parce que nous les subventionnons  concurrence de 50 Pfennigs par Mark - ou encore un demi cu par cu - alors que les Polonais ne peuvent les subventionner qu '  concurrence de 15 % .
C ' est ainsi qu ' avec nos pommes de terre subventionnes , nous excluons leurs pommes de terre de leur propre march .
Celui qui n ' a toujours pas compris que la rforme doit commencer  l ' intrieur de nos propres murs si nous voulons tre  mme de procder  l ' largissement n ' a rien - mais vraiment rien ! -  faire dans la ralit !
<P>
Cela vaut aussi pour la politique structurelle .
Quand j ' entends que les Irlandais ont besoin de l ' argent ; quand j ' entends que les rgions de l ' objectif 1 ont besoin de cet argent ; lorsque je regarde les Lnder - les rgions - de mon pays , l ' Allemagne , qui ont dcid , vendredi au Bundesrat , qu ' en matire de politique structurelle , tout devait rester en l ' tat ; je ne peux que vous dire que cela aussi est impossible !
Nous avons besoin d ' une rduction du seuil dmographique , nous avons besoin d ' une rforme , ne serait-ce qu ' en notre sein .
Mais elle est encore davantage ncessaire pour l ' largissement , car il est tout  fait irraliste d ' accepter de nouveaux membres dont le PNB par habitant reprsente actuellement en moyenne 31 % du PNB de la Communaut .
<P>
Un jour , lors d ' une discussion  la Chambre des Lords en Grande-Bretagne , j ' ai dit que si l ' on essayait de ramener les courbes de croissance de 2 , 5 % pour la Communaut et de 4 % pour les PECO sur le mme plan - on peut galement voir combien ces pays dpendent les uns des autres - , il faudrait 14 ans  la Slovnie , plus de 30 ans  la Pologne et bien plus de 50 ans  la Roumanie pour hisser leur PNB au niveau de la moyenne communautaire .
Alors , lorsqu ' un collgue des Verts s ' approche et veut m ' expliquer que nous allons crer une premire et une deuxime division , je ne peux que rpondre qu ' il nous faudra crer dix divisions !
Ces pays sont tous diffrents les uns des autres : ds lors , donner l ' impression qu ' on pourrait imaginer des " paquets  et accepter tous ces pays rapidement relve de la folie pure et srement pas de la politique !
<P>
Pour toutes ces raisons , je serais partisan de plus de clart et de sincrit .
J ' aurais prfr - et je le dis aussi  mon propre groupe - la solution de la Commission .
Nous aurions d dire : " 5 + 1 , pas un de plus , pas un de moins !  , car tout le reste est irraliste .
On feint et on dissimule dans cette enceinte , ce n ' est pas une politique raliste .
Je suis d ' accord avec ce qu ' a dit Klaus Hnsch aujourd ' hui , tout  fait d ' accord .
Je me souhaite de faire preuve de plus de sincrit , car les gens d ' Europe orientale l ' ont mrit - de bien plus de sincrit afin qu ' ils aient rellement une chance de devenir membre !
<SPEAKER ID=92 LANGUAGE="DE" NAME="Stenzel">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , je suis galement partisan de la sincrit mais je pense que nous ne nous mettons pas tous la tte dans le sac , comme le soutient M. Samland - mme s ' il s ' agit d ' un sac de pommes de terre . Je pense plutt que le document du Parlement , comme celui de la Commission , l ' Agenda 2000 , offre une marge de manoeuvre .
D ' aucuns parlent de poupes russes , mais le choix demeure possible et il sera loisible de poursuivre les ngociations en fonctions des progrs individuels .
L ' largissement de l ' Union europenne fait partie du principe de l ' intgration , elle est un principe constitutif de la Communaut et une ncessit historique .
<P>
L ' Autriche , qui assumera la prsidence de l ' Union europenne au cours du second semestre de 1998 , a intrt , de par sa situation gopolitique et ses liens historiques avec l ' Europe centrale ,  ce que ses voisins n ' errent pas dans un no man ' s land politique et puissent s ' ancrer au niveau conomique de l ' Occident .
Ce n ' est qu ' en liminant les disparits conomiques sur notre vieux continent que l ' Europe pourra devenir plus sre , plus prospre et plus pacifique .
<P>
Laissez-moi citer une pense de Vaclav Havel , prsident de la rpublique tchque , qui a crit  ce sujet la chose suivante : " Il ne s ' agit pas seulement d ' appartenir au club des nantis , mais aussi d ' tre reconnus comme partie de la civilisation occidentale et de s ' chapper du vide entre l ' Est et l ' Ouest .
 Bien sr , le revenu par tte d ' habitant des PECO est considrablement infrieur au ntre .
S ' y ajoutent des fardeaux tels que la grande proportion de travailleurs employs dans l ' agriculture , comme en Pologne par exemple , et des problmes structurels dans les secteurs du charbon , de l ' acier et de l ' industrie lourde .
De grands retards sont  combler , en particulier dans le domaine de la politique de l ' environnement . Des centrales nuclaires obsoltes posent des risques en matire de scurit .
Les pays d ' Europe orientale devraient se forcer  abandonner progressivement l ' nergie nuclaire .
Jusque l , tout devrait tre entrepris pour rendre les centrales existantes aussi sres que possible .
<P>
Pour l ' Autriche , qui a les plus longues frontires communes avec des pays candidats , une forme d ' assistance envers les rgions frontalires est trs importante , afin d ' allger les difficults d ' adaptation structurelle , de disposer de dlais de transition plus importants en matire de libre circulation des personnes et en matire agricole , comme ce fut le cas pour le Portugal et l ' Espagne . Mais surtout , il ne faut pas exiger des contributeurs nets qu ' ils y aillent de leur poche de faon excessive .
Je suis assez partisan d ' un plafonnement  1 , 27 % du PIB , car l ' largissement  l ' Est doit tre compris comme un projet commun  toute l ' Europe . La solidarit doit valoir pour tous , tant pour les contributeurs nets que pour les bnficiaires nets .
Enfin , il s ' agit aussi que les pays candidats rpondent aux normes de l ' Union europenne en matire de dmocratie et de respect des droits de l ' homme . Cela ne devrait pas mener  rejeter des cas problmatiques tels que la Slovaquie , mais plutt  encourager les pays concerns  voluer en direction de la dmocratie , des droits de l ' homme et du respect des minorits .
<P>
Aucun pays ne devrait se sentir exclu du processus d ' largissement .
Il ne peut y avoir une socit europenne de seconde classe .
Le processus doit nous amener  exporter la scurit , et non  importer l ' inscurit !
<SPEAKER ID=93 LANGUAGE="FI" NAME="Virrankoski">




Monsieur le Prsident , je tiens  remercier les rapporteurs pour leur excellent travail .


<P>
Le cot de l ' largissement de l ' Union europenne aux pays d ' Europe centrale et orientale est valu  environ quinze milliards d ' cus par an . Cela ne se traduirait cependant pas par une augmentation de la part du paiement des tats membres .
Pourquoi ? Tout d ' abord parce que l ' on mettrait  profit l ' ensemble de l ' accroissement des paiements , en mme temps que la rduction de quatre milliards des fonds structurels .
Deuximement , on estime que onze milliards d ' cus seront conomiss par rapport  la ligne directrice dans le domaine de l ' agriculture .
L ' agriculture ne se verrait pas attribuer de compensation pour l ' augmentation des cots ni de l ' inflation .  mon avis , c ' est inadmissible , et l ' agriculture europenne ne peut pas supporter une telle situation .
<P>
Dans le domaine de la politique rgionale , Agenda 2000 regroupe les sept objectifs actuels en trois objectifs . Il est regrettable que l ' objectif six , qui concerne les rgions  climat froid et peu densment peuples , soit intgr  l ' objectif 1 , car les critres de ce dernier ne prennent pas en compte les problmes particuliers des zones de l ' objectif 6 .
Il ne faudrait pas que le niveau des aides baisse .
De mme , l ' intgration des zones de l ' objectif 5 b dans l ' objectif 2 rduirait fortement ces zones et aggraverait les difficults occasionnes aux zones agricoles par la rforme de la PAC .
<P>
Je suis malgr tout favorable  l ' approche d ' Agenda 2000 ,  savoir de ne pas augmenter les paiements des tats membres , et  ce que les ngociations soient entames selon le modle propos par la Commission .
<SPEAKER ID=94 NAME="Fret">
Monsieur le Prsident , le rapport de notre collgue Oostlander est formel sur un point : tout pays qui souhaite adhrer  l ' Union europenne doit tre un tat dmocratique .
La libert de la presse doit tre assure .
En Belgique , pays membre fondateur de l ' Union , la presse est libre , mais subventionne par le pouvoir en place ,  condition qu ' elle soit politiquement correcte , c ' est--dire infode au systme .
Des lections libres doivent tre organises .
En Belgique , les lections sont libres , et truques par le financement public rserv aux vieux partis de l ' tablissement , truques par les mdias sous contrle , truques par le pouvoir judiciaire qui carte de manire arbitraire , quand il le veut , la liste du Front national , parti qui reprsente 175 000 lecteurs  Bruxelles et en Wallonie .
Enfin , nous avons l ' outrecuidance d ' exiger en Slovaquie la protection de la minorit hongroise , protection qui existe cependant de manire vidente , ou la protection de la minorit russophone en Lettonie .
<P>
Mes chers collgues ,  quelques kilomtres de notre Parlement vivent 150 000 belges francophones qui ont moins de droits que les Hongrois de Slovaquie et pas plus que les Russes en Lettonie .
Je termine avec cette question : comment faut-il qualifier cette obstination de vouloir intgrer  l ' Union un pays non europen , la Turquie ?
Nocolonialisme ou indigence intellectuelle et culturelle ?
<SPEAKER ID=95 LANGUAGE="NL" NAME="Dankert">
Monsieur le Prsident , je voudrais d ' abord me joindre  ce que Detlef Samland a dclar dans l ' ensemble sur l ' largissement .
Je crois que sur ce point , il voit juste .
En ce qui me concerne , une remarque complmentaire sur la problmatique gnrale .
Je trouve qu ' il faut faire participer la Turquie  la confrence , et que cette confrence doit avoir un contenu concret , ou pour le dire avec feu mon camarade de parti Schfer : les Turcs , eux non plus , ne veulent pas tre logs avec les nes .
<P>
Pour le reste , je me limiterai au rapport Colom .
J ' approuve ce rapport , pas de problme .
Mais je voulais tout de mme dire que ce rapport est entour d ' un grand nombre d ' incertitudes .
Les donnes fournies par la Commission sont des donnes thoriques .
Les spculations fournies par la Commission au sujet des dpenses , et o elle les limite  1 , 27 % , sont des spculations extrmement thoriques .
Si je regarde la situation politique actuelle , par exemple au Conseil , je doute fort que la Commission puisse se conformer  ce planning .
Car il ne semble pas que la problmatique financire au sein du Conseil aura fourni les solutions requises , permettant de prendre l ' initiative dans les ngociations sur l ' largissement .
Je pense que le diffrend qui se manifeste dj , avec des avis qui divergent fortement , tant au niveau de l ' agriculture que des fonds structurels , n ' est pas prs de s ' aplanir .
Si l ' on veut s ' attaquer srieusement  un processus d ' largissement , il est bon que les finances soient en harmonie avec la politique  mener .
L ' impression que j ' ai en ce moment - et mon collgue Samland a dit la mme chose - est que nous sommes en train de distribuer l ' argent entre les quinze pays actuels , beaucoup plus que de poursuivre un processus d ' largissement .
Cette impression s ' est confirm de toutes parts au cours de cette sance plnire .
Je ne puis cacher mon inquitude vis--vis du caractre scandaleux de ces ides .
 mon grand regret , j ' en prouve mme davantage de comprhension qu ' auparavant pour la discussion nerlandaise sur la position nette .
Car il est bien sr exclu que les pays qui , actuellement dj , se trouvent dans discussion politique extrmement pnible sur la position nette , fassent les frais de l ' largissement .
Je trouve que la discussion sur la position nette , je le prcise immdiatement , est un faux dbat , mais elle fait partie de la ralit politique  laquelle participent des pays comme l ' Allemagne ou les Pays-Bas .
Si la discussion prend le mme tour que ce dbat , avec les Irlandais qui veulent leurs sous , avec les Portugais qui veulent leurs sous , les Espagnols qui veulent leurs sous , alors viendra le moment o cette communaut plongera dans une profonde crise politique , avec pour consquence que les candidats  l ' largissement , qui ,  mon sens , devront profiter en temps voulu de leur relation avec l ' Union europenne , en deviendront plutt les victimes .
Je voulais le faire remarquer dans ce contexte .
<P>
Un autre point concernant l ' adhsion .
La Commission est partie du principe d ' une croissance de 2 , 5 % .
M. Colom i Naval demande clairement si cette option est raliste .
Je me pose une autre question .
Quel est le lien entre ces 2 , 5 % et le planning que la Commission a tabli en matire d ' adhsion ?
En outre , les rformes de la politique agricole , les rformes des fonds structurels , sont suffisantes pour rsoudre la problmatique sans sortir des 1 , 27 % .
 ce sujet aussi , la Commission est particulirement laborieuse .
Si je regarde par exemple les zones de l ' objectif 1 , je vois qu ' il existe de considrables possibilits d ' conomies .
Je prends le Flevoland dans mon propre pays , mais je pense aussi qu ' un grand nombre de zones de l ' objectif 1 n ' en ont pas besoin , que maintenant qu ' il n ' y a plus de zones de l ' objectif 1 , on prenne encore six ans pour mettre progressivement fin  leur statut d ' objectif 1 .
Cela peut se faire dans un dlai bien plus court .
Elles le sont ou elles ne le sont pas .
Si elles ne le sont pas , elles n ' ont pas automatiquement le droit de continuer  profiter longtemps de leur position privilgie .
<P>
Je crois que les dispositions transitoires que la Commission a en tte doivent ,  la longue , offrir des possibilits d ' adaptation plus tendues que ce qui est actuellement prvu , et aussi qu ' il faut trouver des solutions diffrentes de celles qui existent pour l ' instant .
Car , je le rpte , les propositions actuelles concernant les fonds structurels tmoignent du fait que les pays ayant peu de zones de l ' objectif 1 , et qui , par-dessus le march , ne profitent pas du glissement dans la politique agricole , voient celle-ci leur chapper au bnfice de l ' largissement .
Quand j ' examine les sondages d ' opinion aux Pays-Bas , en Allemagne , dans d ' autres pays , au sujet de ce que la population pense de l ' largissement , nous courons un srieux risque politique si nous entrons dans ce scnario .
De l mon avertissement .
<P>
J ' ai toujours dit que la discussion sur la contribution nette est pour moi un faux dbat , mais je dois reconnatre qu ' aujourd ' hui , c ' est devenu un problme dans plusieurs de nos tats membres , et qu ' il est donc ncessaire de procder  une rpartition quilibre du budget , en recourant  d ' autres mesures que la discussion typique sur la contribution nette , mais o il faut imprativement d ' autres mesures .
C ' est galement ncessaire pour crer , dans l ' Agenda 2000 , une marge de manoeuvre plus importante , pour les candidats  l ' adhsion , que celle qui existe actuellement .
<SPEAKER ID=96 LANGUAGE="DE" NAME="Brok">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , permettez-moi de me rfrer  ce qu ' a dit M. Dankert .
Il est trs intressant de noter que nous avons dj devant nous une lutte plus ou moins ouverte pour la rpartition au sein de l ' Union europenne , lutte qui me rappelle assez ce que nous avions dj dbattu au dbut des annes 80 .
Je suis parfois tonn que les arguments qui furent avancs  l ' poque contre l ' largissement au Sud de l ' Union europenne proviennent aujourd ' hui des pays qui furent alors accepts au sein de l ' Union .
Que chacun interroge encore sa conscience afin de dterminer si les arguments n ' taient pas dj sans fondement  l ' poque , puisque nous avons tout de mme accept ces pays .
Il ne faudrait pas suivre la thorie du bus : on est assis dans le bus et le bus est plein .
Selon moi , il s ' agit parfois d ' une situation difficile .
<P>
La porte de l ' largissement de l ' Union europenne , l ' occasion historique , a souvent t voque aujourd ' hui et je ne peux qu ' y souscrire .
Je pense que , s ' il s ' agit de ne discriminer personne , nous devrions proposer deux dfinitions .
Nous ne pouvons pas faire de discrimination en ne laissant aucun espoir aux candidats .
Nous devons mettre en route un processus qui leur offre des chances objectives de devenir membre de l ' Union europenne .
Dans le mme temps , nous devons doter les ngociateurs de critres objectifs afin qu ' ils puissent oprer une vritable diffrenciation de telle sorte que les pays les plus dvelopps ,  la clture des ngociations , ne doivent pas attendre ceux qui n ' auront pas atteint ce niveau de dveloppement .
<P>
Sur la base de ce qui prcde , je pense que le compromis que nous avons trouv est sujet  l ' interprtation et permet  la Commission et au Conseil de disposer de cette capacit de diffrenciation .
C ' est d ' une importance toute particulire car si le premier pays accde  l ' Union beaucoup plus tard qu ' il n ' aurait t possible , cela signifiera que les espoirs s ' vanouiront pour les pays qui , mme dans un autre cas de figure , seraient rentrs plus tard dans l ' Union .
Aussi est-ce un mauvais calcul de " tout jeter dans la mme casserole  .
<P>
Nous devons tous faire nos devoirs : les candidats , afin d ' tre en tat d ' entrer dans l ' Union europenne ; mais aussi nous , en matire de politique structurelle , de politique agricole , de rformes institutionnelles , dans la mesure tout au moins o cela s ' avre ncessaire pour l ' largissement .
Ces devoirs , il nous faut les remplir et nous devons nous organiser de telle sorte que la chance que constitue l ' Union europenne ne mne pas  de nouvelles fractures .
L ' largissement doit prvoir des mesures de transition , afin de ne pas en arriver  une fracture entre les pays candidats et les membres actuels de l ' UE .
Toutefois , de nouvelles frontires europennes signifient aussi que nous devons btir des ponts avec les pays qui ,  long terme ou dans un futur imprvisible , n ' adhreront pas  l ' Union europenne et jeter des ponts en perdant de vue l ' Ukraine et la Russie , c ' est galement commettre une erreur .
<SPEAKER ID=97 LANGUAGE="DE" NAME="Frischenschlager">
Monsieur le Prsident , j ' aimerais me joindre  l ' appel prononc par M. Samland en vue d ' une plus grande sincrit et ajouter trois choses .
Premirement : comme Elmar Brok vient de le dire , ce serait vritablement un scandale si un pays remplissait les critres et qu ' un tat membre appliquait son droit de veto jusqu '  ce que son candidat  l ' adhsion soit prt .
Monsieur Brok sait de quoi je parle , je parle de la Pologne .
Cela ne peut pas se produire !
<P>
Deuxime point : la rforme des institutions .
Je ne parviens pas  me dfaire du soupon que certains pourraient voquer la rforme des institutions afin de repousser quelque peu l ' largissement .
C ' est pourquoi nous devons prter la plus grande attention  ce que la rforme des institutions soit entame rapidement et de manire consquente , afin de ne pas perdre de temps et de ne pas arrter le processus d ' largissement .
<P>
Un troisime point , qui n ' est pas non plus sans importance : j ' ai l ' impression que certains pays qui bnficient actuellement du systme d ' aide ne manifestent aucun intrt  l ' largissement car ils y perdraient leurs privilges financiers .
Cela non plus ne peut se produire .
Sur ces questions , il nous faut tre sincres et consquents sur le plan politique , et j ' espre que nous introduirons au moins ces valeurs au sein du Parlement europen .
<SPEAKER ID=98 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti">
Monsieur le Prsident , je me rjouis de la qualit et de la ponctualit de la proposition de rsolution du rapporteur Colom .
Je partage en substance le fondement du travail et les observations critiques portes au document " Agenda 2000 " prsent par la Commission .
Les processus historiques aussi importants que l ' largissement aux pays d ' Europe centrale et orientale et la ralisation de l ' union conomique et montaire , qui dbutent aujourd ' hui , atteindront leur sommet , en termes de rsultats et de consquences , prcisment au cours de la priode couverte par les perspectives financires et paradoxalement , pour la premire fois , malgr l ' importance de ces changements , nous nous trouvons face  un cadre politique qui n ' est pas ouvert aux perspectives d ' accroissement des dotations financires de l ' Union .
La raison de cette position est double : d ' une part , nous assistons  une pause de rflexion , je crois , sur le processus d ' intgration europenne , et d ' autre part , au choix - partag - de privilgier , parmi les objectifs , les critres de convergence fixs par Maastricht .
<P>
Tout ceci nous place face  la ncessit d ' tre ralistes et efficaces  l ' gard de la porte des objectifs fixs par l ' Agenda 2000 , objectifs qui impliquent non seulement l ' largissement mais aussi toutes les politiques que dveloppera l ' Union .
On ne peut oublier que les prvisions de la Commission se basent sur un taux de croissance des pays membres de 2 , 5 pour cent , ce qui , pour beaucoup , constitue une estimation trop optimiste , et sur le maintien du plafond des ressources  allouer au financement des dpenses : ceci implique ncessairement que pour financer l ' largissement  long terme , il faudra s ' atteler  la rforme des politiques-cls de l ' Union ,  savoir la PAC et les Fonds structurels .
<P>
Le processus d ' largissement reste encore indfini en termes de temps et de cots et les prvisions concernant les conomies des pays candidats restent alatoires .
Par consquent , il est vident que le but , qui consiste  raliser un largissement dans des conditions financires stables , demande un rquilibrage des dpenses entre les diffrentes politiques de l ' Union .
<P>
Ainsi que le souligne dj l ' Agenda 2000 , la Commission pouse un principe , une procdure inverse  celle du pass .
Nous nous trouvons face  un paquet financier  l ' intrieur duquel l ' lment fixe , tabli a priori n ' est pas constitu par les objectifs politiques et conomiques , mais bien par le plafond des ressources propres .
Il s ' agit d ' une approche au profil bas ; par consquent , nous ne devons pas sous-estimer l ' ampleur du risque d ' en arriver  redfinir la dimension de la porte des objectifs contextuels de l ' largissement et de l ' approfondissement de l ' intgration .
<P>
Abstraction faite du plafond , c ' est le systme mme des ressources propres qui devrait tre srieusement repens et rform de faon  devenir plus quilibr par rapport  la richesse et  la prosprit des citoyens et plus transparent aux yeux de ceux-ci .
La Commission , malheureusement , n ' a pas fait sien cet objectif , pas mme  une occasion aussi propice que celle-ci .
<P>
Agenda 2000 est bas sur le renouvellement automatique des ressources financires ; la marge de manoeuvre politique du Parlement , en qualit d ' autorit en matire de budget , n ' en sort pas renforce .
Je partage donc la position du rapporteur l o il souligne la ncessit d ' aboutir  une amlioration du fonctionnement et de la flexibilit de l ' accord lui-mme .
C ' est pour cette raison et pour que les institutions fonctionnent mieux , qu ' il est ncessaire de revoir l ' accord .
Je suis galement en accord avec le rapporteur sur le fait que , tant donn les innombrables et importants lments d ' incertitude qui caractrisent les sept annes prvues par les perspectives financires , il est juste de prvoir la possibilit d ' un nouvel examen financier , y compris sur la base d ' une clause de rvision .
Des vrifications rgulires deviennent donc ncessaires ; l ' volution du processus et des consquences financires de l ' largissement , qui constituent la question centrale et la proccupation majeure des perspectives financires , ne sont pas exactement prvisibles ; en nous basant sur les chiffres indiqus par la Commission , nous voyons qu ' en ralit , l ' estimation du cot de l ' largissement pour la priode de temps prvue par ces perspectives reprsente un montant qui , en termes absolus et en pourcentages , ne constitue pas un dfi impossible  relever ; nanmoins , l ' impact sur la continuit de certaines politiques  l ' intrieur des tats membres sera important .
<P>
En tenant compte de tout ceci et des considrations dj exprimes quant au caractre central de la question de l ' largissement et quant  la ncessit de rquilibrer les politiques de l ' Union , il convient de rpter que , dans l ' tat actuel des choses , les perspectives financires doivent prvoir une marge de dveloppement des politiques existantes , tant internes qu ' externes , dans l ' optique de la ncessit de calibrer de faon intelligente et efficace la gestion des politiques existantes et de se concentrer de faon plus spcifique sur les dfis difficiles d ' aujourd ' hui , tels , par exemple , le chmage , le dveloppement conomique et social quilibr dans le cadre de l ' intgration .
<P>
Tout ceci signifie qu ' il faut s ' atteler de faon dcisive  quelques rformes , notamment dans le secteur de l ' agriculture - le succs de l ' largissement dpend considrablement de la capacit des Quinze  moderniser leur agriculture - comme dans celui de la politique rgionale , tout comme il est ncessaire , en ce qui concerne l ' emploi et selon les nouveauts du trait d ' Amsterdam , qu ' il soit prt plus d ' attention  ces problmes .
<SPEAKER ID=99 LANGUAGE="EN" NAME="Cushnahan">
Monsieur le Prsident , je voudrais commencer par rendre hommage  mes collgues MM . Oostlander et Barn Crespo pour leurs excellents rapports auxquels j ' apporte mon soutien .
Personnellement , je suis un dfenseur enthousiaste de l ' largissement , mais dans le mme temps , j ' ai une vision trs tranche de la faon dont cette Europe largie doit tre construite .
Avec le recul , le dernier largissement , qui n ' a pas t accompagn d ' un approfondissement , apparat comme prmatur .
En consquence , nous avons hrit d ' un ensemble d ' opinions publiques et politiques non engag dans l ' intgration europenne et cela a eu un effet de frein sur nos ambitions europennes .
Nous ne devons pas reproduire cette erreur .
Le Parlement europen doit tre clair : il ne donnera son accord  aucune adhsion sans l ' engagement d ' une rforme institutionnelle fondamentale .
Nous devons utiliser nos pouvoirs pour contraindre les gouvernements des tats membres  convenir d ' une autre CIG et  rectifier les checs d ' Amsterdam .
Si nous ne parvenons pas  rgler cette question avant l ' largissement , cela signifie que nous aurons abandonn l ' objectif de crer les tats Unis d ' Europe et que nous l ' aurons remplac par une simple zone de libre change de grande taille , avec des rgles et des rglementations supplmentaires .
<P>
Tandis que nous maintenons la pression sur les gouvernements , nous devons ouvrir en parallle des ngociations simultanes avec tous les pays candidats  l ' exception de la Slovaquie .
Cela aurait une signification symbolique pour les citoyens de ces pays .
Nous leur indiquerions que nous voulons les voir adhrer  l ' Union ds que possible et ds qu ' ils remplissent les conditions ncessaires .
En vitant de crer des catgories diffrentes de pays candidats  l ' adhsion , nous enverrons galement un message positif aux investisseurs potentiels , ce qui est essentiel pour que ces pays parviennent  remplir les critres conomiques d ' adhsion .
<P>
Je conclurai en disant que je n ' ai pas de temps  consacrer aux arguments de ceux qui considrent l ' largissement en termes budgtaires nationalistes gostes .
Comment envisagent-ils donc l ' largissement ?
Il se peut tout  fait que le budget de l ' UE soit sollicit dans un premier temps , mais ces cots seront minimes par rapport  l ' immense paix que crera une Europe largie et totalement intgre .
<SPEAKER ID=100 LANGUAGE="DA" NAME="Dybkjr">
Monsieur le Prsident , les mots-clefs de l ' largissement de l ' Union sont  mon sens  paix et stabilit en Europe  .
Nous ne devons donc pas crer l ' instabilit en mettant un uvre une mthode de slection qui impose des distinctions entre les pays candidats .
Et quel que soit le talent avec lequel M. le Commissaire van den Broek dfend sa cause - ce qu ' il a fait avec brio ce soir - , il ne pourra nier le fait que la Commission a cr une distinction qui n ' est mme pas strictement objective , mais plutt d ' ordre politique , comme l ' a dit lui-mme M. le Commissaire .
En adoptant cette stratgie , la Commission a chang l ' largissement de l ' Union en une course , dans laquelle , invitablement , les participants se suivront en tant que gagnants et perdants ; on a cr une catgorie A et une catgorie B. Bien sr , il est clair que des diffrences existent entre les pays candidats , notamment lorsqu ' il s ' agit de satisfaire aux critres fixs par l ' UE , mais compte tenu du processus de transformation dans lequel l ' Europe se trouve prise aujourd ' hui , le moment est mal choisi pour une rpartition aussi statique .
La stratgie de la Commission est lie au fait que les mots-clefs de son action sont tout autres que  paix et stabilit  .
Agenda 2000 parle de renforcement et d ' largissement de l ' Union , mais ce n ' est pas l ' Union qui doit bnficier de ce surcrot de force , ce sont les citoyens d ' Europe , et c ' est la possibilit , pour les citoyens , de faire les choix concernant leur propre vie qu ' il s ' agit d ' largir au sein de la coopration europenne .
C ' est pourquoi il faut viter que le processus d ' largissement ne soit considr comme l ' otage d ' une Union en qute de rformes .
Seule une coopration d ' gal  gal avec les pays candidats pourra assurer  l ' UE le soutien populaire , et sans elle , le projet d ' largissement est vou  l ' chec .
<SPEAKER ID=101 LANGUAGE="EL" NAME="Papakyriazis">
Monsieur le Prsident , l ' Agenda 2000 pour une Union europenne plus grande et plus forte , l ' largissement de l ' Union europenne par l ' adhsion des pays d ' Europe de l ' Est marque un tournant historique dans l ' intgration de l ' Union , consacre la disparition de ce paradoxe historique qu ' est l ' Europe divise et constitue en mme temps une garantie pour le dveloppement et la stabilit de l ' Europe et de la plante .
Il s ' agit du grand choix politique qu ' a fait l ' Union europenne pour son volution , un choix qui , je l ' espre , est d ' ores et dj un fait acquis  tous les niveaux de l ' Union europenne .
<P>
Tous les aspects de cet vnement historique ont t analyss sous tous les angles , dans un processus qui par dfinition est parallle et troitement li  l ' approfondissement , le renforcement et la consolidation de l ' Union europenne actuelle et en devenir .
Et il faut bien entendu que ce processus soit clair , dpourvu de contradictions , d ' antinomies et de retours en arrire .
<P>
Avec les dcisions et critres de Copenhague , conformment aux exigences spcifiques du trait d ' Amsterdam , aprs les procdures successives de pr-adhsion du dialogue structur dans le cadre des accords europens d ' association , nous sommes dornavant devant la dcision finale relative  la ralisation de cette politique , avec le dbut des ngociations d ' adhsion .
<P>
Je me rjouis de voir que le Parlement europen adopte le point de vue selon lequel le processus relatif aux ngociations d ' adhsion doit dmarrer en mme temps et avoir le mme point de dpart pour tous les pays candidats d ' Europe de l ' Est , d ' Europe centrale , septentrionale et mridionale .
L ' ensemble des dix pays candidats se sont rsolument engags dans le long et difficile processus de rapprochement .
Les dix plus un , ou plutt , je corrige en soulignant , un plus dix .
Chypre est certainement un cas tout  fait  part .
Je rappelle et je me rfre  la dcision positive que l ' Union europenne a prise en 1995 sur l ' adhsion de Chypre et qui est toujours en vigueur .
Aux termes de cette dcision , les ngociations d ' adhsion commenceront en avril 1998 .
C ' est l la responsabilit historique de l ' Union europenne  l ' gard de Chypre .
<P>
La Turquie n ' a malheureusement pas sa place dans ce tableau gnral .
Je suis tout  fait d ' accord avec le commissaire M. Van den Broek sur ce point : le dossier important de l ' largissement ne doit pas tre terni et assombri par la question des relations Turquie-Union europenne .
Mais cela ne signifie pas que nous devions accepter que la Turquie  force l ' entre  dans l ' Union europenne .
Il se peut qu ' un certain nombre de gouvernements aient besoin d ' une marge de manoeuvre dans l ' exercice de leur politique trangre .
Il se peut que la Commission europenne recherche une approche globale .
Mais nous ici , au Parlement europen , devons nous en tenir  des principes inbranlables .
La question turque est ouverte , j ' en conviens .
Mais dans le cadre de ce dbat , elle est hors propos .
A l ' heure actuelle , la Turquie ne remplit mme pas les conditions lmentaires . Malheureusement pour elle , et malheureusement pour l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=102 LANGUAGE="DE" NAME="Lenz">
Monsieur le Prsident , j ' aimerais faire trois remarques concernant ce dbat qui concerne essentiellement l ' largissement .
Il y a neuf ans , une clture s ' effondrait  la frontire hongroise , un mur tombait  Berlin , vnement attendu par les uns , craint par les autres .
Le tournant , ce fut cela . Nous tions dj d ' accord  l ' poque que cela constituerait le plus grand dfi pour la Communaut europenne : non seulement d ' avoir cr l ' union de l ' Europe occidentale , mais aussi de contribuer au processus d ' unification de l ' Europe entire .
Il ne s ' agissait pas seulement de la runification de l ' Allemagne , mais aussi , en un sens , de la runification du continent europen . Pour ce faire , nous tions clairs : ce ne pouvait se produire que sous le signe de la dmocratie , de l ' tat de droit , des droits de l ' homme et de l ' conomie de march .
Aujourd ' hui , nous discutons des implications de cette rponse que nous avions faite et les autres attendent nos rponses et , avant toutes choses , un signe de notre volont de satisfaire  cette rponse .
<P>
Deuxime remarque : des pays viennent  nous dont le rle historique est en passe d ' tre totalement modifi .
Je prends l ' exemple de la Pologne .
La Pologne fut toujours dchire entre ses grands voisins .
Aujourd ' hui , elle devrait passer du statut de pays opprim  celui de partenaire .
C ' est un pays dot de frontires et celles-ci vont pour ainsi dire passer de l ' Ouest  l ' Est , o il deviendra plus tard un territoire frontalier de l ' Union europenne .
Pour la premire fois de son histoire - en tout cas , son histoire rcente - la Pologne devra assumer un rle actif vis--vis de ses voisins , ce qui n ' est certes pas facile .
<P>
J ' aimerais aussi dire ceci : demander l ' adhsion n ' est pas difficile , devenir membre et le rester est une autre affaire .
Les pays qui ont demand l ' adhsion devraient le savoir .
Nous devons galement considrer , et c ' est la troisime remarque , que nous avons mis en place un ventail de tests selon lesquels l ' adhsion est en quelque sorte un certificat d ' aptitude dmocratique et constitue l ' assurance que tous les pays se sont jugs  l ' aune de cette aptitude .
C ' est pourquoi il nous faut aborder cette question avec la plus grande sensibilit .
<P>
Les droits de l ' homme , l ' tat de droit , le comportement dmocratique , la protection des minorits sont les questions-tests .
C ' est un chemin difficile - je reviens juste de Roumanie - lorsque l ' on a une longue exprience de la dictature derrire soi .
La dmocratie - c ' est une chose que nous devons tous apprendre - permet le contrle permanent , mme entre amis .
On doit apprendre  le supporter car c ' est somme toute le lien qui nous unit et on doit apprendre aussi qu ' on peut lutter pour des objectifs politiques en toute amiti , car cela fait aussi partie de la libert .
<SPEAKER ID=103 NAME="Nordmann">
Monsieur le Prsident , je voudrais soutenir les remarques critiques qui sont contenues dans le rapport de M. Colom I Naval .
La Commission s ' est enferme dans le rle du personnage de Molire ,  qui il est demand de faire bonne chre avec peu d ' argent .
Elle essaie de dmontrer qu ' on peut largir sans que cela cote plus cher , ou plus exactement , sans que les tats membres aient  payer davantage .
De l , cette sorte de postulat et de limite de butoir du 1 , 27 % qui commande l ' ensemble de la rflexion .
<P>
On en voit les raisons .
La Commission a voulu aller au devant des dsirs , ou plus exactement des manques de volont du Conseil , au lieu de faire des propositions fondes sur l ' examen des ralits .
Et il est piquant de constater que , alors que , aprs Amsterdam , nous demandions que le renforcement institutionnel soit le pralable de l ' largissement , la rflexion sur l ' largissement nous montre aujourd ' hui les insuffisances actuelles d ' un des membres institutionnels de notre Union , la Commission , qui abandonne le rle moteur qu ' elle avait autrefois , pour devenir une cellule de programmation du Conseil .
<SPEAKER ID=104 LANGUAGE="PT" NAME="Barros Moura">
Monsieur le Prsident , la fin du communisme et de la division de l ' Europe a ouvert la voie  une mutation de la nature de l ' Union europenne elle-mme , qui est  prsent apte  inclure tous les peuples et les tats europens .
C ' est  cette grande mutation historique que l ' largissement correspond .
Il faut donc que l ' Union et ses tats membres soient capables de l ' assumer comme un objectif politique essentiel pour le futur de la dmocratie et de la paix en Europe .
Il s ' agit de soutenir la consolidation de la dmocratie et des droits de l ' homme ainsi que la transition soutenable vers l ' conomie de march , en tenant compte de l ' intention gnreuse de dpasser au plus tt la grave crise sociale dans laquelle le libralisme sauvage a prcipit presque tous les pays sortis du communisme .
<P>
Pour un pays comme le Portugal , dont la consolidation dmocratique et le dveloppement conomique ont tellement profit de l ' adhsion  la Communaut , il ne fait aucun doute qu ' il faut soutenir l ' objectif politique de l ' adhsion des pays de l ' Europe centrale et orientale , au-del des autres candidats .
Je rejette donc toute stratgie institutionnelle , financire ou autre , interne aux tats membres actuels , qui prend en otage les peuples des pays candidats .
<P>
Le grand dessein historique de l ' largissement exclut , pour cela , toute lgitimit politique et morale accorde  toute tentative d ' tablir une hirarchie entre les pays candidats , comme la Commission a voulu le faire avec la fameuse proposition 5 + 1 .
Je me flicite du fait que le Parlement europen adopte une orientation diffrente .
Je me flicite du fait que le Parlement demande  ce que tous les pays soient mis sur un mme pied d ' galit ds le dpart , sans prjuger des rsultats ; la date de la conclusion des pourparlers doit tre dfinie en fonction de critres communautaires objectifs .
De mme , je rejette toute tentative d ' exclure la Turquie pour des raisons de nature culturelle ou religieuse , oubliant l ' histoire europenne de la Turquie et la contribution dcisive que son adhsion , compte tenu du respect des conditions dmocratiques , reprsenterait pour l ' unit et la paix en Europe .
Il faut aider la Turquie et non pas l ' exclure ds le dpart .
<P>
Il est clair , Monsieur le Prsident et chers collgues , qu ' un tel dessein de grande porte historique exige plus que des comptables timors en face des gouvernements !
Il faut un leadership politique et moral capable de solidarit et de sens de l ' histoire .
Un leadership qui manque cruellement  l ' Union europenne .
Ce n ' est que de la sorte , avec courage politique et en parlant vrai aux lecteurs intoxiqus par la dmagogie populiste , nationaliste et antieuropenne , qu ' il sera possible de mener  bien un processus qui exigera des rformes en profondeur de certaines politiques actuelles , comme la PAC , et le renforcement du budget communautaire pour garantir les politiques de soutien structurel dont les pays candidats ont besoin , sans les faire financer exclusivement par les pays les moins dvelopps et par la cohsion conomique et sociale .
C ' est cela que signifie le maintien du plafond des ressources propres  1 , 27 % du PIB .
<P>
L ' largissement reprsente bien une nouvelle opportunit pour l ' Europe , pour la paix , la dmocratie et la solidarit entre ses peuples , objectif qui n ' est compatible ni avec la division entre les pays candidats , ni avec une rduction des fonds destins  la cohsion conomique et sociale qui est potentiellement une source de dsagrgation de l ' Union europenne .
<SPEAKER ID=105 LANGUAGE="DE" NAME="Schwaiger">
Monsieur le Prsident , mes chers collgues , sous l ' angle conomique , la Slovaquie est un des plus srieux candidats  l ' adhsion .
Elle a rapidement surmont les difficults inhrentes  la dislocation de l ' ancienne Tchcoslovaquie .
Le haut taux de croissance conomique par habitant , le recul du taux de chmage , les chiffres de l ' inflation et la dette extrieure assez faible en comparaison d ' autres pays sont autant d ' lments qui jouent en sa faveur .
Depuis quelques annes , le cadre constitutionnel existe pour que fonctionnent des institutions dmocratiques et efficaces .
Une institution cependant , le gouvernement , et la responsabilit en incombe surtout au Premier ministre Meciar et  certains de ses ministres , ne fonctionne pas de la manire qu ' on pourrait attendre dans un tat de droit .
Sa vision du rle du chef de l ' tat , son mpris pour les dcisions du tribunal constitutionnel , l ' exclusion partielle de l ' opposition parlementaire d ' importants organes de dcision et son comportement vis--vis de la minorit hongroise sont des preuves importantes de son comportement , jusqu ' ici antidmocratique .
<P>
D ' un autre ct , l ' administration et le Parlement slovaques sont en passe d ' adapter trs rapidement les domaines constitutionnels importants au niveau communautaire .
Les recommandations de la commission parlementaire mixte UE-Slovaquie ,  propos de laquelle mon collgue Rbig doit encore s ' exprimer , ont mis en branle un certain nombre de choses .
Tout bien considr , nous constatons pourtant que le gouvernement slovaque ne remplit pas tous les critres politiques de Copenhague et que de gros efforts sont encore ncessaires de la part du gouvernement et surtout du Premier ministre pour aboutir  davantage de pratique dmocratique et  l ' tat de droit afin d ' appartenir au groupe des candidats que l ' on peut prendre au srieux .
<SPEAKER ID=106 LANGUAGE="EN" NAME="Malone">
Monsieur le Prsident , je me flicite du rle important du Parlement dans le processus de l ' Agenda 2000 .
En ce qui concerne l ' Agenda 2000 , on a rpt tout au long de l ' aprs-midi que la Commission propose une perspective financire tout  fait nouvelle pour la priode concerne .
Elle couvre la totalit des politiques de l ' UE et suppose que l ' expansion vers l ' Est s ' tendra sur les dix prochaines annes .
Nous savons tous que l ' Union europenne devra relever ses plus grands dfis pendant cette priode .
Elle doit tendre vers l ' UEM .
Elle doit incorporer jusqu '  dix nouveaux tats membres .
Personnellement , je regrette que Malte ait dcid de ne pas faire partie de ces pays .
Comme vous le savez probablement , j ' ai t rapporteur sur l ' adhsion de Malte et j ' espre que le pays finira par prendre le train en marche .
Un autre dfi  prendre en compte est un nouveau tour de ngociations internationales .
<P>
Pour ce qui est de la perspective financire , la perspective actuelle qui s ' tend de 1993  1999 est accompagne d ' une augmentation du plafond budgtaire de l ' UE  1 , 27 % du PNB de l ' UE .
La Commission suppose un taux de croissance moyen de 2 , 5 % pour les tats membres actuels . Cette prvision est prsomptueuse .
Le commissaire ne semble pas prendre en compte la possibilit de chocs conomiques inattendus dans le cadre de l ' UEM .
Pour cette raison , je nourris de srieux doutes sur la proposition de maintenir l ' actuel plafond budgtaire dans la prochaine perspective financire .
<P>
Les fonds structurels ont t trs efficaces dans les rgions les plus pauvres et dans les rgions priphriques . Ils ont permis  l ' Irlande d ' atteindre le niveau de vie des rgions les plus riches de l ' Union .
L ' Irlande a tir un norme bnfice des fonds structurels au cours de ces dix dernires annes et les a utiliss trs efficacement .
Pour la premire fois , le niveau de vie du pays atteint la moyenne communautaire .
Le budget actuel de l ' Irlande reflte aujourd ' hui la bonne sant de l ' conomie du Tigre celtique .
Le pays prsente encore toutefois d ' normes besoins de dveloppement et des besoins structurels .
Quiconque s ' est rendu rcemment  Dublin connat l ' acuit des problmes de circulation routire .
Cela constitue un norme frein aux investissements et le gouvernement fait trs peu pour remdier  cette situation , outre donner sans cesse du travail aux consultants .
<P>
J ' accepte le raisonnement du commissaire selon lequel il doit y avoir une plus grande concentration des ressources dans la prochaine perspective financire .
Cela n ' a pas beaucoup de sens que prs de la moiti de la population de l ' UE vive dans des rgions ligibles  un financement au titre des fonds structurels .
Cela ne signifie cependant pas qu ' il faille les supprimer brutalement .
Mme si le financement structurel intervient de moins en moins dans la prosprit conomique irlandaise , aucun pays ne pourrait se relever d ' un retrait brutal des investissement sans connatre d ' normes perturbations internes .
La Commission a confirm que cela n ' arriverait pas .
Tout accord de concentration doit comporter un ferme engagement en vue d ' une transition correcte .
<SPEAKER ID=107 LANGUAGE="EN" NAME="McCartin">
Monsieur le Prsident , je voudrais avant tout dire que je partage totalement les sentiments et les inquitudes exprims par notre collgue John Cushnahan .
Moi aussi , je suis proccup par une dilution et un affaiblissement de l ' Union europenne en raison d ' un largissement trop rapide , mme si les progrs effectus en direction de l ' union montaire m ' encouragent .
<P>
Je veux m ' exprimer sur le rapport Colom I Naval et dclarer que depuis la chute du mur de Berlin , nous avons assist  un formidable consensus en faveur de l ' adhsion des pays d ' Europe orientale .
Ce consensus est visible non seulement dans les institutions et les gouvernements nationaux , mais galement dans l ' Union europenne .
Il a galement t accept que l ' largissement aurait un cot et qu ' une contribution serait demande  tous les tats membres , proportionnellement  leur capacit respective .
<P>
Pour cette raison , nous pouvons nous demander pourquoi la Commission propose d ' admettre 75 ou 100 millions de personnes trs pauvres sans augmenter les ressources de l ' Union .
 ce stade , nous savons qu '  leur arrive , les nouveaux pays auront un PIB qui tourne autour de 30 % du PIB des membres existants , dans le meilleur des cas .
Dans l ' ancienne Union europenne compose de douze membres , 80 millions de citoyens vivaient avec un PIB quivalent  65 % du PIB moyen . Pour parvenir  une convergence conomique acceptable , l ' UE a fait passer les ressources  24 milliards d ' cus par an en vue d ' encourager le dveloppement des pays concerns .
Comment la Commission peut-elle proposer d ' tendre de faon acceptable la politique rgionale aux nouveaux tats avec seulement 11 milliards ?
<P>
Dans l ' agriculture , la situation est similaire .
Il est extrmement difficile de projeter comment les conomies des 15 tats membres vont voluer , comment le cot de la PAC va voluer , comment les pays candidats volueront au cours des cinq  huit prochaines annes .
Mais , cette limite des 1 , 27 % rend trs difficile l ' octroi de ressources suffisantes pour assurer un largissement satisfaisant pour les pays candidats et leurs citoyens .
<SPEAKER ID=108 LANGUAGE="DE" NAME="Bsch">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , pour rpondre brivement  M. Schwaiger , qui parlait il y a quelques instants de la Slovaquie .
Je ne voudrais pas trop empiter sur le terrain de mon collgue Rbig .
Cependant , lorsque l ' on consulte les rapports concernant les diffrents pays , rapports rdigs par nos collgues , lorsque l ' on consulte par exemple le rapport sur l ' Estonie et qu ' on pense que la Slovaquie traite sa minorit hongroise sensiblement comme l ' Estonie s ' arrange de sa minorit russe , je ne sais pas trop  quoi le jugement concernant la Slovaquie devrait ressembler .
Je doute que l ' option 5 + 1 constitue la meilleure solution et je pense qu ' il faudrait le dire de faon trs claire dans cette Assemble .
J ' espre galement que les tats membres parviendront finalement aux mmes conclusions  Luxembourg .
<P>
Le rapporteur de la commission des budgets , M. Colom i Naval , a apport , au point 37 de l ' expos des motifs de son rapport , ce qu ' il appelle une dernire observation pour les dpenses administratives .
Il constate que la Commission n ' a pas pris en compte , dans le cadre des problmes linguistiques inhrents  un largissement , les cots des infrastructures - bureaux , cabines dans les salles de runion , etc. en sus des cots directs ,  savoir recrutement de personnel administratif et linguistique , etc . J ' voque ce qui semble n ' tre qu ' un exemple insignifiant - trop peu de collgues l ' ont peut-tre remarqu - car il est assez exemplaire de l ' tat d ' inachvement de l ' Agenda 2000 que la Commission nous a prsent .
<P>
Une fois de plus , on s ' attaque  une question sensible qui , dans ce cas , est sans doute moins budgtaire que politique .
Restons-en  notre exemple de la Slovaquie .
O est la diffrence entre le droit linguistique de cinq millions de Danois et le droit linguistique de cinq millions de Slovaques ?
Nous ne nous sommes pas poss cette question dans le cadre de l ' Agenda 2000 .
Nous avons nglig de nous exprimer de manire aussi claire dans l ' Agenda et je pense que c ' est un des mrites de M. Colom i Naval d ' avoir pos , en tant que rapporteur de la commission des budgets , les bonnes questions au bon moment .
Pour tout ramener  un mme dnominateur : celui qui ne veut pas rformer la politique agricole et structurelle , celui qui ne veut pas non plus payer davantage , ne peut ou ne veut pas procder  l ' largissement .
<P>
Je veux aussi dire ceci  tous les collgues dont les reprsentants de gouvernement ont adopt  l ' occasion des diffrents sommets tenus  Luxembourg par le pass des positions particulirement tranges .
D ' un ct , on veut payer moins , en mme temps , on lorgne avidement sur la politique agricole et sur la part de 50 % qu ' elle occupe dans notre budget , et enfin le ministre des Affaires trangres dclare : nous voulons l ' largissement .
Ce sont l des choses qu ' il ne faut pas raconter  nos concitoyennes et concitoyens , et il tait donc important que l ' on dpose , plus particulirement sous l ' angle budgtaire , des questions claires et critiques sur la table .
Nous tions coupables de ce genre d ' oublis envers nos concitoyens et nous sommes galement coupables de cela vis--vis de nos collgues d ' Europe centrale et orientale .
<SPEAKER ID=109 LANGUAGE="EL" NAME="Lambrias">
Monsieur le Prsident , Monsieur le Commissaire , chers collgues , l ' largissement constitue effectivement un grand dfi historique .
Il s ' agit essentiellement d ' un acte politique complexe , mais aussi et surtout d ' une remarquable expression de la politique trangre de l ' Union europenne .
<P>
Insister et s ' occuper uniquement de ses aspects conomiques revient ds lors  en rabaisser la substance .
Ce qui est important , c ' est le message qui doit tre adress  tout un chacun , en particulier aprs le tremblement de terre de 1989 qui a mis un terme au totalitarisme sur notre continent .
Malheureusement , la manifestation de cette politique se fait avec un certain dcalage , pour ne pas dire une contradiction .
L ' Union europenne s ' largit sans avoir au pralable donn une dimension institutionnelle  sa politique trangre et de scurit commune , sans avoir trouv une solution aux graves problmes concernant le fondement et l ' efficacit de son fonctionnement .
En se concentrant sur le fonctionnement de l ' Union conomique et montaire , la rvision d ' Amsterdam a prfr reporter la rsolution de ces importants problmes .
C ' est l un trs grand dficit .
Essayons de ne pas l ' aggraver en versant dans de nouvelles erreurs .
<P>
Ce serait une erreur que de distinguer en deux catgories les pays candidats  l ' adhsion . Ce serait une erreur que de commencer les adhsions sans rsoudre les questions institutionnelles pendantes .
Ce serait une erreur dangereuse que de sous-estimer le respect des droits de l ' homme au nom d ' intrts conomiques , voire de considrations stratgiques , ou de sous-estimer la politique agressive que mnent certains pays  l ' gard d ' tats membres de l ' Union europenne  des fins de chantage .
<P>
Ce serait une erreur tragique si l ' Union europenne devait perdre sa crdibilit en ce qui concerne l ' adhsion de Chypre , alors qu ' elle a pris un engagement  cet gard , par amiti envers un pays qui , par ailleurs , a dclar avanthier qu ' il n ' est pas intress par la confrence pour laquelle ses amis consentent tant d ' efforts , faisant ainsi de Chypre ,  l ' gard de laquelle l ' Union europenne s ' est engage , l ' otage de la Turquie , comme l ' a indiqu  juste titre le commissaire M. Van den Broek .
<SPEAKER ID=110 LANGUAGE="EN" NAME="Truscott">
Monsieur le Prsident , l ' Union europenne s ' embarque dans un des projets historiques les plus importants depuis sa cration ; l ' largissement aux pays d ' Europe centrale et orientale et  l ' le de Chypre .
L ' adhsion  l ' UE permettra d ' asseoir la dmocratie , la paix et la prosprit en Europe centrale et orientale .
Le rideau de fer est enfin tomb , ce rideau de fer au sujet duquel Churchill a dit dans une phrase mmorable qu ' il s ' tendait de Stettin dans la Baltique  Trieste dans l ' Adriatique .
<P>
Grce  l ' largissement , l ' ancien rideau de fer ne sera pas remplac par un rideau de velours , excluant une partie du continent des avantages d ' appartenir  la famille europenne .
Il est juste , naturellement , que le processus d ' largissement soit global .
Aucun des onze pays candidats ne doit se sentir exclu .
Ils doivent avoir la mme chance face  l ' adhsion , et bnficier de partenariats renforcs en vue de l ' adhsion et de bilans annuels sur les progrs raliss pour atteindre cet objectif .
<P>
Il y a beaucoup  faire , nous l ' avons entendu ce soir , tant du ct des pays candidats dans leur prparation que du ct de l ' UE qui doit rformer ses politiques et ses institutions en vue de relever les dfis de l ' largissement .
<P>
Il ne fait aucun doute que ces rformes doivent galement concerner la politique agricole commune .
La Commission  galement raison de souligner dans son rapport , l ' Agenda 2000 , que certains pays ne sont pas au mme stade .
L ' option " 5 + 1  , qui implique l ' engagement rapide des ngociations avec la Hongrie , la Pologne , la Rpublique tchque , la Slovnie , l ' Estonie et Chypre , est la seule stratgie raliste .
Les autres solutions , notamment la formule " rgate  , qui consiste  commencer les ngociations avec tous les pays candidats ,  l ' exception de la Slovaquie , auraient pour unique effet de ralentir l ' ensemble du processus et d ' encourager des attentes irralistes .
<P>
Pour terminer , je me flicite de la proposition d ' organiser une Confrence europenne  Londres en fvrier prochain o tous les pays candidats seraient invits  venir dbattre des questions intressant l ' ensemble des Europens , y compris la politique trangre et de scurit commune , la justice et les affaires intrieures .
<P>
Monsieur le Prsident et Monsieur le Commissaire , l ' largissement doit russir pour notre bien  tous .
<SPEAKER ID=111 LANGUAGE="FI" NAME="Piha">
Monsieur le Prsident , l ' laboration de ce rapport a t un travail trs difficile .
Mme aprs le travail d ' intgration de diffrents rapports en un seul , le document rsultant reste raisonnablement cohrent , ce pour quoi il faut remercier particulirement M. Oostlander et le prsident de la commission des affaires trangres , de la scurit et de la politique de dfense , M. Tom Spencer .
Le rapport est un message du Parlement europen au sommet de Luxembourg sur la manire dont le processus d ' largissement devrait se faire .
Il s ' agit donc d ' une possibilit sans pareille de faire entendre notre voix .
<P>
Je me flicite de ce que le compromis prsent dans le rapport entre le modle 5 + 1 de la Commission et le modle " rgate  ne puisse pas tre interprt comme un rejet du modle prsent par la Commission .
Le rapport fait sien , mme si c ' est en termes couverts , le modle de progression de la Commission , en intgrant toutefois les autres pays candidats dans le processus .
<P>
La lacune la plus grave du rapport , c ' est le manque de clart , en partie involontaire et en partie volontaire , des termes employs .
L ' argumentation en faveur de ngociations de divers niveaux ou en faveur de processus de consultation efficaces sur l ' adhsion comme contrepoids au modle propos par la Commission reste sans signification vritable .
Ces subtilits smantiques ne sont pas  l ' honneur du Parlement europen .
Le Parlement voulait assumer une responsabilit et un rle clair dans le processus d ' largissement , or il semble maintenant qu ' il soit incapable de prendre position de faon franche sur la forme des ngociations ou sur les questions de financement .
<P>
On ne pourra pas mener les ngociations proprement dites avec tous les pays candidats en mme temps .
La Commission vise d ' ailleurs , avec son modle  elle ,  un processus d ' largissement dynamique , auquel le modle " rgate  en tant que tel ne permet pas de prtendre .
On peut d ' ailleurs se demander sur quoi se fondent les divers acteurs pour demander un dpart simultan .
Un dpart simultan ferait de l ' ensemble du processus une sorte d ' preuve de force , dans laquelle les pays jouissant d ' un fort soutien dans l ' Union europenne actuelle dpasseraient peut-tre sans effort les autres , au mpris de toute objectivit .
Cela rallongerait aussi le processus et faciliterait ainsi le report des rformes des politiques de l ' Union europenne .
Est-ce l rellement ce que l ' on veut ?
<P>
Il faut se rjouir que le Parlement ne prenne pas position sur le calendrier des ngociations ou de l ' adhsion de chaque pays individuellement .
Il tait effarant d ' entendre dans les dbats en commission que plusieurs tats membres voulaient traiter les pays baltes comme un seul bloc , en ignorant compltement les diffrences dans le contexte historique , social et socio-conomique de ces pays .
En tant que prsidente de la dlgation pour l ' Estonie , je peux dire qu ' il s ' y dgage une large majorit qui a parfaitement conscience des sacrifices consentis par l ' Estonie et qu ' elle dfend ainsi la place de ce pays parmi les premiers candidats  l ' adhsion .
La prsence de l ' Estonie sur la liste 5 + 1 de la Commission n ' a pas seulement un effet positif important pour la Lettonie et la Lituanie , mais aussi pour toute la dimension nordique de l ' Union europenne .
<P>
Si l ' on veut rsumer la situation en deux mots , on pourrait dire qu '  la lumire du contenu du rapport , le fait de voter pour ce rapport n ' est pas se prononcer pour quelque stratgie d ' largissement que ce soit , ou c ' est voter pour toutes les stratgies  la fois , tant les lignes qu ' tablit le rapport sont claires .
<P>
Il faut esprer qu '  l ' avenir l ' implication des citoyens dans le processus d ' largissement sera mieux faite qu ' elle ne l ' a t pour le projet UEM .
Sinon , ce qui se produira , c ' est qu '  l ' approche de la ligne d ' arrive les politiques parleront - et le peuple dira non .
<SPEAKER ID=112 LANGUAGE="FI" NAME="Paasilinna">
Monsieur le Prsident , quand l ' Union europenne s ' largit , qu ' est-ce qui s ' largit ?
La stabilit ?
La scurit ?
Les droits de l ' homme ?
Il faut l ' esprer .
Il nous reste cependant quelques problmes  rgler .
<P>
Les disparits sociales dans l ' Union europenne ne doivent pas s ' accrotre en mme temps que l ' UE s ' largit aux pays d ' Europe centrale et orientale .
De mme , les disparits en matire d ' information ne doivent pas s ' aggraver alors que nous nous largissons et progressons vers la socit de l ' information .
C ' est pourtant ce qui est en train de se produire .
Bref , les frontires  l ' intrieur de nos propres socits ne doivent pas s ' accentuer avec l ' largissement .
<P>
Dans les pays candidats  l ' adhsion , il faut s ' attendre  ce que le strict respect des critres d ' adhsion mne  des problmes sociaux , voire des explosions sociales .
Les critres de l ' UEM en ont dj occasionn chez nous-mmes .
L ' largissement n ' accrotra pas la scurit s ' il ne repose pas sur une base solide .
<P>
Il ne faut pas non plus que nous renforcions la frontire avec la Russie .
C ' est pourquoi une dimension nordique et une politique pour la Baltique sont ncessaires .
Il faut que la Russie s ' ancre dans l ' Europe et non dans l ' Asie ou le panslavisme , qui seraient les alternatives .
Il n ' y aura pas de scurit en Europe si la Russie n ' y participe pas .
On peut dire que l ' largissement de l ' OTAN vers l ' est est vu en Russie comme un cadeau aux communistes .
En revanche , l ' largissement de l ' Union europenne vers l ' est est peru comme une chose positive du point de vue de la Russie aussi .
Aussi devons-nous faire en sorte qu ' il ne naisse pas de nouvelles frontires en Europe , mais que celles-ci au contraire diminuent , en nous et entre nous .
<SPEAKER ID=113 LANGUAGE="DE" NAME="Gomolka">
Monsieur le Prsident , puisque ce dbat certes trs copieux sur le plan quantitatif mais aussi tout  fait adapt au sujet sur le plan qualitatif touche  sa fin , j ' aimerais tenter d ' au moins esquisser un contexte spatial et temporel plus large tant quant  l ' attitude de l ' Union europenne vis--vis de la Lettonie que vis-vis de ses voisins l ' Estonie et la Lituanie ; bref , l ' attitude de l ' Union vis--vis des tats baltes .
Une des questions centrales de la politique europenne actuelle - et plus encore de la politique europenne future - est celle du visage de la relation entre l ' UE et la fdration de Russie .
Je ne peux que me ranger  l ' avis de M. Paasilinna .
<P>
Il est clairement dans l ' intrt de l ' Union europenne que cette relation soit constructive et tende  la stabilit .
Dans ce contexte , la collaboration rgionale transfrontalire directe a une importance toute particulire .
Les expriences des dix dernires annes le dmontrent , qui ont vu se dvelopper une collaboration toujours plus intensive et la mise en place de nombreuses Eurorgions aux frontires orientales de l ' Union europenne .
Nous devrions projeter ces expriences positives des dernires annes et dcennies dans l ' avenir .
 cet gard , les trois tats baltes seraient , en tant que membres de l ' Union europenne , des partenaires potentiels d ' une coopration transfrontalire entre l ' Union europenne et la fdration de Russie .
<P>
Les tats baltes pourraient par ce biais apporter une contribution substantielle , spcifique , presqu ' irremplaable  la rsolution d ' un problme-cl de la politique europenne .
Pour ce faire , la condition la plus proche et la plus importante est de pouvoir adhrer  l ' Union .
L ' Estonie , la Lettonie et la Lituanie ne pourront et ne voudront assumer cette tche politique souhaitable , celle d ' tre porteur d ' une collaboration entre l ' Union europenne et la fdration de Russie , que lorsqu ' elles seront solidement ancres  l ' Union europenne , lorsqu ' elles se sentiront traites en partenaires gaux .
<P>
La stratgie d ' adhsion ne devraient pas seulement tre marque par les conditions actuelles , mais aussi par les donnes futures sciemment influences et modeles par nos soins .
Une adhsion aussi rapide que possible  l ' Union europenne pourrait galement contribuer  la rsolution d ' autres problmes marginaux , sur lesquels je n ' ai malheureusement pas le temps de m ' tendre  prsent .
<SPEAKER ID=114 LANGUAGE="SV" NAME="Theorin">
Monsieur le Prsident , l ' largissement de l ' UE sera une dcision historique .
Quand il s ' agit de btir une coopration durable entre tats , l ' UE dispose d ' outils extrmement prcieux et bien plus efficaces que les armes .
<P>
Le Parlement a fourni un travail important et difficile .
Il n ' a pas t ais de trouver un compromis entre le souhait des uns de mener immdiatement des ngociations avec tous les pays candidats , et la volont des autres , pour qui ces ngociations devraient se limiter  certains tats .
Ce qui compte le plus , c ' est que tous les pays candidats soient intgrs au processus d ' largissement , quel que soit leur niveau de prparation .
Il convient , bien entendu , d ' employer les mmes poids et les mmes mesures pour tous les pays .
Il faudrait qu ' il soit clair , pour tous les pays candidats et leurs populations , qu ' ils sont d ' ores et dj entrs dans le processus d ' largissement , et qu ' ils deviendront membres une fois qu ' ils rempliront les critres relatifs  l ' adhsion .
<P>
Aujourd ' hui , aucun pays ne satisfait  ces critres .
Il n ' est donc gure judicieux d ' en slectionner une poigne .
Personne ne peut prvoir avec certitude la situation des pays candidats dans un an environ .
Il existe une volont politique d ' largir l ' UE .
Il est important d ' encourager cette volont , notamment chez les pays candidats .
Ce sont des dmocraties jeunes et fragiles .
Leur fermer la porte au nez serait une injustice .
Nous donnerons des signaux errons aux pays candidats si nous nous contentons d ' en slectionner certains .
Tous les pays candidats doivent pouvoir entamer les ngociations simultanment .
On a oppos  ce principe la crainte qu ' un tel dmarrage group puisse retarder le processus pour les pays considrs comme mrs pour les ngociations .
<P>
Il est important de ne pas dresser les pays candidats les uns contre les autres .
Ils doivent donc tous entamer leurs ngociations au mme moment .
Ces ngociations multilatrales , portant sur l ' acquis communautaire et dont la dure pourra tre d ' un an , devront tre suivies de ngociations bilatrales avec les pays qui seront prts . Ce seront probablement les cinq pays prslectionns , plus un autre choisi par la Commission , mais d ' autres pays pourront tre intgrs ds qu ' ils seront prts .
Une telle solution a pour avantage de ne pas condamner d ' avance certains tats , mais , au contraire , de les encourager  poursuivre leurs efforts ambitieux pour atteindre la maturit requise pour l ' adhsion .
<SPEAKER ID=115 LANGUAGE="DE" NAME="Rbig">
Monsieur le Prsident , aujourd ' hui , en dcembre 1997 , les voies du futur de l ' Europe sont poses .
Enfin se prsente la chance pour nous d ' un avenir pacifique , prospre et sr .
Nous pouvons voir que l ' ouverture  l ' Est a donn des ailes  l ' conomie , que les relations rciproques ont gagn en intensit , que le commerce en profite , que les deux cts profitent de cette ouverture .
Mon premier souci - je viens d ' une forge en Autriche - lors de l ' ouverture fut de savoir ce que cela nous rserverait .
J ' ai voyag dans ces pays et j ' ai vu quelles chances se trouvaient l .
Quand on voit ce dont ils disposent , les produits , les services , tout ce qu ' ils peuvent nous livrer ; on ne peut que se dire qu ' il s ' agit d ' une chance double .
Je pense qu ' il nous faut placer les chances que reprsente pour nous l ' largissement  l ' Est au centre du dbat , mme si nous ne pouvons non plus oublier les risques de l ' entreprise .
<P>
C ' est avant tout une chance cependant , car les obstacles commerciaux disparaissent naturellement et que la mondialisation a des effets positifs .
Nous ne pouvons pas parler de crer des emplois le dimanche et nous opposer ds le lundi  l ' largissement  l ' Est .
Je pense que l ' largissement crera des emplois des deux cts .
C ' est une chance qu ' il nous faut bien considrer !
Les affaires de scurit , en particulier , telles que Schengen , ou la scurit nuclaire , sont pour nous des thmes tout  fait essentiels et je pense que , dans ce domaine , nous aurons encore  l ' avenir normment  faire .
<P>
En tant que vice-prsident de la dlgation pour la Slovaquie , il me tient  coeur de dire que d ' normes progrs ont t accomplis et , en particulier , qu ' il faut voir que l ' opposition est implique de faon plus intensive dans la gestion des affaires , mme si , d ' un autre ct , le cas Gaulider n ' est pas encore rsolu mais qu ' il devrait l ' tre au plus tard l ' anne prochaine avec les lections .
C ' est pourquoi il nous faut opter pour l ' option " + 1  plutt que " 1  .
C ' est un aspect trs important du problme .
J ' aimerais dire ce qui suit : la porte est ouverte mais nous ne poussons pas .
<SPEAKER ID=116 NAME="Van den Broek">
Monsieur le Prsident , ce fut un dbat prolong et intressant , et j ' ai dj profit de votre gnrosit pour intervenir  deux reprises ; je serai donc bref et vous remercierai chaleureusement pour les interventions importantes que nous avons entendues aujourd ' hui , et qui ont port sur de larges pans de ce que la Commission considre comme une de ses principales propositions au cours de ce mandat , avec bien entendu les propositions concernant l ' UEM .
Le dbat d ' aujourd ' hui a , je crois , permis de se faire une ide des discussions qui attendent encore les tats membres entre eux .
Je pense , au premier chef , non pas  des discussions concernant un scnario d ' largissement et au fait d ' essayer d ' viter qu ' un candidat , quel qu ' il soit , se sente exclu , mais plutt aux discussions qui auront lieu au sujet du financement de l ' largissement .
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Mais je crois que nous ne devons ni ne pouvons tirer de conclusions  ce sujet aujourd ' hui , tant donn que la Commission europenne doit elle aussi formuler des propositions plus prcises en la matire .
Mais en tout tat de cause , il est bon de constater aujourd ' hui que l ' incertitude qui persiste quant  certains lments des rformes de la politique intrieure , et ses consquences financires , ainsi que le financement de l ' largissement dans son ensemble , n ' incitent manifestement pas la grande majorit de cette assemble  faire preuve de retenue vis--vis du lancement du processus de nouvel largissement .
Au contraire , je ressens un encouragement pour acclrer ce programme .
Il faudrait que des motifs financiers viennent perturber le rythme de l ' largissement en tant que tel , ou aillent au dtriment des pays candidats les moins avancs , pour que l ' on puisse vritablement parler de discrimination .
Aujourd ' hui , nous avons compris clairement que cette assemble s ' y opposerait avec force .
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Nous attendons avec intrt les votes de demain et , au cours des prochains mois , nous continuerons  rflchir sur la manire d ' apporter des rponses satisfaisantes aux questions non encore rsolues .
<SPEAKER ID=117 NAME="Le Prsident">
Merci beaucoup , M. le Commissaire .
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Le dbat est clos .
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Le vote aura lieu demain  9 heures .
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( La sance est leve  23h15 )
