<CHAPTER ID=1>
Adoption du procs-verbal de la sance prcdente
<SPEAKER ID=1 NAME="Le Prsident">
Le procs-verbal de la sance d ' hier a t distribu .
<P>
Y a-t-il des observations ?
<SPEAKER ID=2 LANGUAGE="DA" NAME="Haarder">
Cela fait longtemps , Monsieur le Prsident , que j ' ai envie de faire une remarque sur la sonnerie qui annonce le dbut de la sance .
La sonnerie est , en soi , une trs bonne chose , mais faut-il vraiment qu ' elle retentisse ainsi pendant plusieurs minutes d ' affile jusqu '  nous donner mal de tte .
Pourriez-vous demander au service comptent , Monsieur le Prsident , de rduire son volume ?
<SPEAKER ID=3 NAME="Le Prsident">
Monsieur Haarder , comme vous le savez , nous dcidons des grandes stratgies en  peine quelques minutes mais il nous faut plus de temps pour rsoudre les petits problmes .
Vous aviez dj soulev la question lors de la prcdente lgislature .
Nous tcherons d ' y remdier de quelque manire que ce soit .
<SPEAKER ID=4 NAME="Flemming">
Monsieur le Prsident , je trouve qu ' on ne sonne pas assez longtemps , et voyez le rsultat , il n ' y a personne ici .
Aussi  l ' avenir , je vous prie de faire sonner la sonnette plus fort et plus longtemps .
<SPEAKER ID=5 NAME="Le Prsident">
Vous n ' ignorez pas , Madame Flemming , que plus que la sonnerie , c ' est le fait de savoir s ' il y aura ou non des votes au sein de cette Assemble qui fait bondir les dputs .
Dans ce cas , il n ' y en a aucun de prvu , ce qui explique pourquoi plusieurs de nos collgues sont rests travailler dans leur bureau .
<SPEAKER ID=6 NAME="Hager">
Monsieur le Prsident , je voulais simplement demander  Mme Flemming qu ' elle ne me nomme pas Personne !
<SPEAKER ID=7 NAME="Le Prsident">
Votre prcision figurera au procs-verbal .
<P>
( Le procs-verbal est adopt
<SPEAKER ID=8 LANGUAGE="IT" NAME="Speroni">
Monsieur le Prsident , je me rfre  l ' article 43 , annexe 2 , relatif aux dlais de transmission des questions .
J ' ai dj soulev la question et Mme la Prsidente m ' a courtoisement transmis une rponse qui , selon moi , n ' est pas conforme au rglement car si le rglement parle d ' une semaine , il ne peut s ' agir de sept jours ouvrables : sept jours peuvent correspondre  sept jours calendrier ou ouvrables mais certes pas  une semaine .
Il en va de mme pour un mois ou une anne qui , par exemple , ne peut quivaloir  365 jours ouvrables .
Par ailleurs , le dlai fix au jeudi de la semaine qui prcde celle au cours de laquelle la question est dbattue , ds lors que les questions sont examines le mardi , est mme de huit jours ouvrables , ce qui dpasse toute interprtation .
Dans mon cas , la question aurait t examine mercredi , ce qui nous fait neuf jours ouvrables .
Dans tous les cas , ce n ' est ni le Bureau - on cite ici une runion des 22 et 23 novembre 1979 - ni le Bureau sur proposition du Prsident , en accord avec les prsidents des groupes politiques , dcision du 19 novembre 1992 , qui peut interprter le rglement .
Un seul organe au sein de ce Parlement peut dcider des interprtations  donner au rglement ,  savoir la commission des affaires constitutionnelles .
Partant , je demande , aux termes du rglement mme , que la question soit renvoye  l ' organe comptent .
<SPEAKER ID=9 NAME="Le Prsident">
Je suis certain que la Prsidente donnera une suite favorable  votre proposition .
Ainsi , vous obtiendrez une rponse qui sera certainement satisfaisante pour vous et pour nous tous .
<CHAPTER ID=2>
Emploi
<SPEAKER ID=10 NAME="Le Prsident">
L ' ordre du jour appelle en discussion commune les rapports suivants :
<P>
A5-0045 / 1999 de M. Menrad , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur la proposition de dcision du Conseil instituant le Comit de l ' emploi ( COM ( 1999 ) 0440 - C5-0173 / 1999 - 1999 / 0192 ( CNS ) ) et sur la proposition de la Commission relative aux lignes directrices pour les politiques de l ' emploi des tats membres en l ' an 2000 ( COM ( 1999 ) 0441 - C5-0147 / 1999 - 1999 / 0816 ( CNS ) ) ;
<P>
A5-0046 / 1999 de M. Menrad , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur le projet de rapport conjoint sur l ' emploi 1999 , prsent par la Commission ( SEC ( 1999 ) 1386 - C5-0215 / 1999 - 1999 / 2139 ( COS ) ) .
<SPEAKER ID=11 NAME="Menrad">
Monsieur le Prsident , initialement , le Parlement m ' a assign la tche de rdiger un rapport uniquement sur les lignes directrices pour les politiques de l ' emploi en l ' an 2000 .
La discussion globale et les multiples suggestions faites en commission de l ' emploi et des affaires sociales d ' une faon trs gnrale concernant la politique de l ' emploi m ' ont dcid  diviser le plan du rapport en deux ,  savoir en une partie consacre aux conclusions et en une partie lgislative se concentrant sur les propositions concernant les lignes directrices 2000 qui devront tre adoptes en dcembre 1999 par le Conseil de ministres .
<P>
Ce faisant , nous devrions , en tant que Parlement , tenter de nous concentrer sur l ' essentiel , afin que la rponse du Conseil de ministres ne revienne pas  dire qu ' on travaillerait plus efficacement en en faisant moins .
Au lendemain du vote en commission de l ' emploi et des affaires sociales , le Conseil demandait au Parlement un avis  prsent galement officiel .
Ainsi la procdure de consultation simple tait ncessaire .
Cela signifie que les amendements lgislatifs ne peuvent tre adopts que sans conclusions gnrales .
Pour des raisons de procdure , il tait donc ncessaire de soumettre aujourd ' hui deux rapports : un premier concernant les lignes politiques pour l ' emploi en l ' an 2000 , et la cration d ' un comit de l ' emploi , ainsi qu ' un deuxime concernant le rapport conjoint sur l ' emploi 1999 , qui contient les conclusions adoptes en commission .
Ce deuxime rapport commence par une bonne nouvelle .
Les initiatives en matire de politique de l ' emploi de la Communaut ont cr , en 1998 , 1,8 million d ' emplois supplmentaires .
Pourtant , le chmage parmi les jeunes et le chmage de longue dure sont , dans la plupart des pays membres ,  un niveau inadmissible , tant il est vrai que chaque chmeur est un chmeur de trop .
<P>
Je ne veux pas aborder maintenant les conclusions en dtail , cependant , au vu du dbat d ' hier sur le dialogue macro-conomique , je mentionnerai un point : le Parlement europen doit tre plus fortement impliqu dans l ' laboration et la mise en uvre du pacte europen pour l ' emploi .
Nous regrettons qu ' au sommet de Cologne , le mot " Parlement " ne soit pas cit dans le document sur l ' emploi .
C ' est inadmissible !
Nous sommes les reprsentants du peuple et ds lors , l ' organe le plus important de l ' Union europenne .
<P>
Les avis de la commission conomique et montaire et de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances sont annexs  ce deuxime rapport de l ' ordre du jour .
Les deux avis ont considrablement enrichi le travail de la commission de l ' emploi .
Je remercie les rapporteurs pour avis , Mme Theorin et M. Grosch , pour leur excellent travail .
Nombre de leurs suggestions ont t incorpores dans les deux rapports de la commission de l ' emploi , mais , dans l ' intrt de la concentration , nous devions effectuer un choix .
Nous amliorons ainsi les chances de les voir adoptes par le Conseil de ministres .
<P>
La commission des droits de la femme s ' est galement occupe de faon intensive des lignes directrices pour l ' emploi , et nous en arrivons ainsi  la partie lgislative , c ' est--dire au premier rapport de l ' ordre du jour .
 nouveau , il comporte pour sa part deux parties , premirement une proposition de dcision du Conseil instituant le Comit de l ' emploi , et deuximement une proposition concernant les lignes directrices pour l ' emploi en l ' an 2000 .
Ce Comit de l ' emploi devrait fournir un soutien consultatif aux tats membres pour ce qui est de la coordination de la politique de l ' emploi et du march du travail .
J ' ai dj voqu la demande formule dans mon rapport concernant les lignes directrices pour l ' emploi ,  savoir se concentrer sur l ' essentiel .
Augmenter davantage le nombre des lignes directrices est une erreur .
Au lieu de cela , je demande la mise en uvre pratique et la vrifiabilit les lignes directrices ainsi que des plans d ' action nationaux bass sur des critres concrets .
Une augmentation numrique pure et simple ne cre pas le moindre emploi supplmentaire .
La qualit plutt que la quantit , doit tre le mot d ' ordre d ' une politique moderne de l ' emploi .
<P>
Dans le domaine de la lutte contre le chmage des jeunes et le chmage de longue dure , le passage de mesures passives  des mesures actives peut mener  une insertion effective et durable dans le march du travail .
Concrtement , il faudrait augmenter le pourcentage des personnes bnficiant d ' une formation , d ' un perfectionnement ou d ' une reconversion .
Nous tendons  un objectif de 25 % au lieu des 20 % de la proposition de la Commission .
Nous avons besoin d ' une formation professionnelle dans sa forme la plus moderne .
Ici , les lignes directrices existantes doivent tre adaptes aux nouvelles exigences du monde du travail , en particulier en ce qui concerne l ' quipement des coles en matriel informatique et l ' accs  Internet .
Une attention particulire est accorde aux colires et aux tudiantes .
<P>
Une deuxime approche consiste en l ' accs au march des capitaux , surtout pour les petites et moyennes entreprises , qui , grce  leurs innovations , crent la plus grande partie des nouveaux emplois .
L ' encouragement aux modles de participation au capital volontaires pour les travailleurs , li  une nette rduction des dpenses administratives ainsi qu ' un combat dcid contre le travail non dclar , peuvent tre  l ' origine d ' impulsions cratrices d ' emplois .
Les charges annexes doivent tre rduites , car elles se rpercutent directement sur la comptitivit des petites et moyennes entreprises .
<P>
Les concepts dj existants ou les nouveaux concepts en matire d ' imposition de la consommation d ' nergie doivent toutefois tre prouvs en vue de dterminer s ' ils sont appropris pour maintenir l ' quilibre du systme de la scurit sociale  longue chance galement .
Comme moyen pour combattre le chmage , le rapport cite galement l ' adaptabilit renforce des entreprises , ce qui signifie que la coopration des travailleurs , leur information et consultation opportune et , par l mme , leur capacit  s ' adapter aux mutations , doivent tre assures , par exemple au moyen de normes minimales .
<P>
La flexibilit est galement ncessaire en ce qui concerne le temps de travail .
Nous voulons des modles de travail intelligents , tel celui de l ' usine qui respire , o le temps de travail est dtermin selon le degr d ' activit , rduit , la plupart du temps , mais pas toujours , au lieu de la diminution unilatrale du temps de travail assortie d ' une pleine compensation salariale .
Celle-ci ne cre pas de nouveaux emplois , mais met en danger des emplois existants .
Selon le projet de la Commission , les quatre piliers de la ligne directrice continuent d ' exister .
Le quatrime pilier devient le plus important .
Il s ' agit du renforcement des mesures visant  favoriser l ' galit des chances pour les femmes et les hommes .
La coordination de la politique europenne pour l ' emploi , en particulier par l ' intermdiaire des lignes directrices pour l ' emploi , doit entamer une stratgie  long terme de mise en valeur du potentiel social de crativit , d ' innovation , d ' esprits crateurs , de disposition  l ' investissement et  la performance .
Les rformes visant  encourager la concurrence dynamique et la flexibilit doivent s ' accorder avec la ncessit du maintien , mais aussi de la modernisation , du systme de la scurit sociale . C ' est ainsi que je conois le modle europen .
C ' est le modle de l ' conomie sociale de march .
C ' est dans cette optique que je demande l ' approbation des rapports prsents .
<SPEAKER ID=12 NAME="Grosch">
, rapporteur pour avis de la commission conomique et montaire .
( DE ) Monsieur le Prsident , tout d ' abord je voudrais fliciter le rapporteur pour son travail et remercier les membres de la commission conomique et montaire , car le travail ne s ' est vraiment pas droul dans les meilleures conditions , et pour cette raison , je voudrais galement remercier l ' administration pour son soutien , car le sujet est important et , en dpit du nombre des sans-emploi , qui continue d ' tre lev ,  mes yeux et aussi  ceux de la commission , le chmage et la politique de l ' emploi en gnral n ' ont toujours pas l ' importance qu ' ils mritent ici , au Parlement europen et au niveau europen .
<P>
Pourquoi faisons-nous preuve de timidit , alors que nous pourrions trs simplement demander de fournir des objectifs quantifiables dans le cadre de la politique de l ' emploi , pour le moins dans celui de la formation ?
Car cette faon de faire aurait au moins comme consquence que tous les tats membres doivent mobiliser toutes les forces disponibles pour liminer le chmage .
La continuit des lignes directrices pour l ' emploi - nous avons ici  faire  une consolidation , en elle-mme , des lignes directrices - est une mthode valable .
Une action efficace et cible n ' est toutefois possible que si ces lignes directrices sont tablies sur la base d ' une valuation des rsultats viss .
L ' laboration des lignes directrices pourrait ainsi intgrer les rsultats d ' une comparaison des meilleures mthodes utilises dans chaque tat membre , pour pouvoir ainsi appliquer  toute l ' Europe des stratgies efficaces .
<P>
Dans ce contexte , il est galement important , comme vient juste de l ' annoncer M. Menrad , de pouvoir s ' appuyer sur des informations chiffres fiables afin de pouvoir effectuer une comparaison et galement de pouvoir valuer l ' volution du processus .
Il n ' existe pas de remde miracle permettant de combattre efficacement le chmage en un temps trs court .
C ' est bien plus la combinaison de diffrents facteurs et possibilits qui peuvent mener au succs .
 mes yeux , outre la formation , une opportunit considrable apparat dans la rduction cible des charges au sein des secteurs qui font leurs preuves en matire de cration d ' emplois .
Les PME jouent , dans ce contexte , un rle central , car elles contribuent de manire essentielle  la cration d ' emploi et que se cachent en elles , bien souvent , un norme potentiel de dveloppement , qui devrait tre encourag par des conditions gnrales idales .
<P>
On compte galement parmi ces conditions une simplification des procdures administratives ainsi qu ' une ouverture cible et un guidage vers les sources d ' information ainsi que vers les programmes de recherche .
Le secteur des services est d ' ordinaire reconnu comme celui qui dtient le plus grand potentiel de cration d ' emplois .
Les lignes directrices pour l ' emploi devraient constituer , pour les tats membres , une incitation  crer des emplois .
Elles ne peuvent cependant pas dgnrer en un dirigisme politique qui impose aux entrepreneurs plus de charges qu ' ils ne peuvent en supporter .
Les lignes directrices devraient bien plus poursuivre l ' objectif d ' amener les tats  mener une politique de l ' emploi proactive qui cre des conditions gnrales idales pour les entrepreneurs .
En ce sens , nous esprons en tout cas augmenter le potentiel de cration d ' emplois et diminuer le nombre d ' emplois subventionns dans la fonction publique .
Notre avis en commission conomique tait court et prcis car c ' est galement dans cet esprit que nous avons compris notre tche .
De la mme manire , dans cet avis , nous n ' avons pas estim que notre tche tait de poser notre credo politique , mais de fournir aux tats membres des lignes directrices fiables , correctes et simples et offrir ainsi notre contribution .
<SPEAKER ID=13 LANGUAGE="SV" NAME="Theorin">
Monsieur le Prsident , les lignes directrices adoptes en matire d ' emploi pour l ' anne 1999 mettent l ' accent sur le fait que l ' ide de l ' galit entre les sexes doit imprgner l ' ensemble des programmes d ' action et des mesures qui seront proposes dans le cadre des quatre piliers de la stratgie europenne dans le domaine de l ' emploi .
Jusqu '  prsent , les rsultats se sont avrs bien maigres .
Un nombre trs rduit de mesures en faveur de l ' galit ont t inities .
Les moyens budgtaires dbloqus , lorsqu ' ils existent , sont modestes , et l ' on a fix peu d ' objectifs quantitatifs .
Les femmes europennes gagnent en moyenne 76 % du salaire horaire attribu aux hommes , et le nombre des femmes occupant un emploi est d ' environ 20 % infrieur .
<P>
Il ne suffit pas d ' inscrire de vagues promesses sur l ' galit entre les sexes parmi les lignes directrices de l ' action en faveur de l ' emploi dans le cadre du quatrime pilier , mais il faut intgrer aux quatre piliers des indications claires  ce sujet .
La communication que j ' ai formule  propos du rapport a pour objet de faire en sorte que les lignes d ' action dans le domaine de l ' emploi pour l ' an 2000 soient empreintes de cette volont de garantir l ' galit entre hommes et femmes .
La plupart des propositions que la commission des droits de la femme et moi-mme avons prsentes ont t d ' ores et dj acceptes par la commission des affaires sociales , mais certaines propositions essentielles ont t refuses ,  savoir celles contenues dans les amendements 37 , 38 et 39 .
Elles sont  prsent mises en avant par plusieurs groupes parlementaires .
Elles ont pour but que les tats membres s ' engagent  obtenir l ' quilibre entre le nombre des femmes et celui des hommes impliqus dans les processus de dcision ,  prvoir un nombre gal de candidats fminins et masculins aux comits et groupes de travail de l ' UE et  amliorer leurs lgislations respectives concernant le march du travail . Ces lgislations doivent tenir compte des problmes et des besoins spcifiques qui sont ceux des femmes , et , surtout , les personnes qui tablissent les lignes directrices des politiques nationales en matire d ' emploi doivent recevoir une formation qui leur permette d ' intgrer efficacement la perspective de l ' galit entre hommes et femmes dans leur travail ( cette disposition n ' tant pas la moins importante ) .
Nous proposons enfin que des objectifs annuels en termes quantitatifs soient fixs au sein des tats membres .
<P>
Mon avis s ' inscrit totalement dans la ligne du trait d ' Amsterdam , qui met beaucoup plus l ' accent sur l ' ide d ' galit entre hommes et femmes que ne le faisaient le trait de Maastricht ou celui de Rome .
Elle y est en effet dsigne comme l ' une des tches principales que l ' UE doit s ' assigner .
La discrimination  l ' gard des femmes sur le march du travail est non seulement une attitude non constructive , mais elles empche l ' panouissement des femmes en tant qu ' individus et que groupe au sein de l ' ensemble de la socit .
<SPEAKER ID=14 LANGUAGE="NL" NAME="Pronk">
Monsieur le Prsident , je tiens  adresser de vifs remerciements au rapporteur et  souligner que mon intention n ' est pas seulement formelle .
M. Menrad est en effet parvenu  tablir un rapport extrmement complexe et  s ' acquitter d ' une tche particulirement importante , dans des circonstances difficiles .
Je pense que le rapport qui nous est prsent est un bon rapport .
Il est videmment toujours possible d ' mettre quelques remarques mais c ' est aussi vrai pour les propositions de la Commission .
Je voudrais donc faire deux remarques , qui concernent le rapport de la Commission mme et non le rapport Menrad .
<P>
Premirement , il est  mon sens extrmement judicieux que la Commission rende une apprciation au sujet des tats membres .
Je sais que ces derniers n ' en sont pas toujours heureux mais il est essentiel de procder de la sorte . Cette dmarche les incite en effet  dployer davantage d ' efforts .
<P>
Deuximement , j ' estime que le rapport de la Commission comporte quand mme une lacune ,  savoir la composante dmographique .
Cette composante dmographique peut tre divise en deux lments .
L ' un concerne la dmographie au sens propre du terme , l ' autre vise l ' influence de la migration et de l ' migration sur le march du travail .
Il existe effectivement des chiffres  ce propos , qui sont d ' ailleurs recueillis par la Commission , mais ces lignes directrices n ' en tiennent pas suffisamment compte .
Je voudrais donc demander  la Commission de bien examiner ce point capital  l ' avenir .
<P>
Les amendements ont fait l ' objet de longues discussions au sein de la commission de l ' emploi et des affaires sociales .
Il y avait des dizaines et des dizaines d ' amendements . Un grand nombre de questions ont t rsolues .
Je trouve cependant regrettable que ces amendements aient t redposs , surtout lorsque je constate que ceux qui les ont remis pouvaient en grande partie approuver le rapport Menrad .
<P>
 propos de l ' intervention prcdente de Mme Theorin , je tiens plus particulirement  prciser que je n ' ignore videmment pas les efforts consentis par le rapporteur pour reprendre le plus d ' amendements possible mais j ' estime qu ' il ne convient pas de reprendre dans un rapport tous les amendements tels qu ' ils sont proposs , mme si l ' on rpte deux ou trois fois la mme chose .
Nous avons  prsent , au sein de ce nouveau Parlement , d ' autres rapports de majorit .
Il n ' est ds lors pas concevable que , si le groupe socialiste juge indispensable de reprendre certains amendements , ces derniers figurent automatiquement dans chaque rapport .
Il faut donc s ' entendre sur ce point .
Pour parler franchement , la manire dont le sujet est trait - notamment par Mme Theorin - a , selon moi , suscit des ressentiments et des frictions inutiles  propos de ce rapport .
J ' espre que cela ne se reproduira pas et que nous pourrons aborder plus aisment les rsultats du rapport Menrad , lesquels peuvent tre qualifis de bons en soi .
<SPEAKER ID=15 LANGUAGE="NL" NAME="Van Lancker">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , il ressort clairement du rapport commun de la Commission europenne relatif  l ' emploi que la stratgie europenne en la matire commence peu  peu  porter ses fruits .
Les progrs se concentrent surtout l o les tats membres ont conclu des accords communs explicites .
Ce n ' est cependant pas une raison pour s ' endormir sur ses lauriers .
Il y a encore beaucoup trop de chmeurs de longue dure , qui ne disposent pas de chances srieuses sur le march de l ' emploi .
Les femmes et les gens plus gs sont souvent confronts  une situation peu souriante sur ce mme march .
Le travail est toujours mal rparti et les investissements restent encore insuffisants , dans le secteur des services par exemple .
<P>
Divers signes inquitants dmontrent en outre que le processus lanc  Luxembourg est paralys en raison du manque de convergence de la stratgie europenne .
Tous les tats membres ne manifestent pas un enthousiasme gal  poursuivre cet objectif .
Nous avons t dus , Madame la Commissaire , de voir combien les propositions de la Commission sortante taient peu ambitieuses par rapport aux nouvelles lignes directrices pour les politiques de l ' emploi en l ' an 2000 .
Aucune pression supplmentaire n ' est exerce . Or , je pense que nous avons besoin de cette pression .
<P>
Mon groupe ne demande pas de nouvelles lignes directrices .
Nous rclamons par contre un renforcement sur le plan du contenu ,  travers l ' intgration d ' objectifs clairs dans les lignes directrices existantes .
<P>
Je voudrais saisir cette occasion pour remercier le rapporteur de sa collaboration .
La tche tait en effet complexe .
Nous avons d travailler rapidement et je me permets galement d ' exprimer des regrets sur le fait que mon groupe n ' ait pu recevoir d ' accord en commission concernant certains points prioritaires ; c ' est la raison pour laquelle , Monsieur Pronk , nous avons dcid de redposer ces amendements essentiels  nos yeux .
Je pense que c ' est l un droit lgitime de mon groupe .
<P>
Je souhaiterais galement aborder un certain nombre de points .
D ' abord , nous ne pouvons , de grce , rduire la stratgie europenne pour l ' emploi au simple suivi des processus mis en uvre  l ' chelle nationale dans le cadre de la politique de l ' emploi .
Nous estimons que l ' Union europenne doit donner un coup de pouce nergique en la matire .
Voil pourquoi nous demandons un renforcement des lignes directrices relatives  l ' emploi , via la mise en uvre de benchmarking spcifiques et quantifiables au niveau europen .
D ' aprs nos observations , les avances se produisent en effet l o les tats membres ont dfini de concert des benchmarking communs , notamment sur le plan de l ' intgration des jeunes chmeurs .
Mon groupe propose ds lors de formuler trois nouveaux objectifs europens pour les annes  venir .
<P>
Premirement , il nous semble capital d ' atteindre un taux d ' emploi de 65 % .
C ' est dans cet esprit qu ' ont t rdigs le Livre blanc de Jacques Delors ainsi que , de toute vidence , le texte soumis  la commission de censure par la Commission prcdente en 1997 .
<P>
Deuximement , nous requrons l ' tablissement de benchmarking pour les chmeurs de longue dure , ainsi que la rduction des ingalits entre hommes et femmes .
Par consquent , le chmage de longue dure et les ingalits entre hommes et femmes doivent avoir rgress de moiti dans les cinq annes  venir .
<P>
Troisimement , et cette remarque nous semble importante , nous devons veiller  ne pas nous laisser entraner dans des situations amricaines , o le travail et la scurit sociale s ' avrent contradictoires .
Dans le cadre des lignes directrices pour l ' emploi , nous voulons donc instaurer un lien entre la cration de nouvelles opportunits pour les chmeurs et de nouveaux emplois , d ' une part , et la qualit de ces mmes emplois et de la protection sociale d ' autre part .
Tout comme pour l ' union conomique et montaire europenne et  prsent l ' emploi , nous pensons que les tats membres devraient s ' aligner sur les prestations des trois meilleurs tats membres .
Nous souhaitons en fait une stratgie de convergence sociale , en sus de la stratgie pour l ' emploi .
 cet effet , nous voulons accorder la priorit  la lutte contre la pauvret .
Pour tre honnte , il me semble trs improbable que cette proposition visant  entamer galement un processus de Luxembourg pour la scurit sociale soit elle aussi rejete en commission par nos collgues du PPE . C ' tait d ' ailleurs l le point crucial du rapport Pronk vot par l ' ancien Parlement .
Je pense , chers collgues , que ceux qui veulent faire avancer les problmatiques de l ' emploi et de la scurit sociale doivent adopter des positions tranches .
<P>
Cette anne , le Parlement est intervenu assez tard dans le processus .
C ' est d aux lections , ainsi qu '  la dsignation de la nouvelle Commission .
Je crois nanmoins , chers collgues , que nous venons de faire un nouveau petit pas en avant . Comme l ' a dj expliqu notre rapporteur , le Conseil a pour la premire fois demand officiellement notre avis cette anne .
Ne ratons pas la chance qui nous est offerte de renforcer les lignes directrices europennes pour l ' emploi et d ' instaurer paralllement un processus ax sur des emplois de qualit et une bonne protection sociale .
<SPEAKER ID=16 LANGUAGE="DA" NAME="Jensen">
Monsieur le Prsident , la politique de l ' emploi constitue une prrogative nationale et il ne faut pas que cela change .
C ' est pourquoi le groupe ELDR estime que les orientations en matire d ' emploi constituent une bonne solution pour tenter de rsoudre le problme du rapprochement du principe de proximit du souhait d ' assurer une coordination des politiques de l ' emploi .
Les rapports rdigs par les tats membres sur la manire dont ils respectent les lignes directrices tablies ne font pas seulement tat de la manire dont chaque pays s ' organise individuellement , mais ils permettent galement aux diffrents tats de s ' inspirer mutuellement et de s ' changer les bons rsultats obtenus .
Mais l ' laboration concrte de la politique de l ' emploi constitue essentiellement une prrogative propre  chaque tat , car une bonne partie de la politique de l ' emploi et de la politique de la main-d ' uvre relve de l ' chelon local .
<P>
D ' autre part , le succs de la politique de l ' emploi est un lment dterminant pour une saine volution des finances publiques et il convient de mettre les orientations en matire d ' emploi et la collaboration macro-conomique dans un contexte communautaire .
Le groupe libral ne partage cependant pas l ' avis selon lequel les orientations en matire d ' emploi devraient exiger de la part des tats membres qu ' ils organisent leurs plans d ' action en faveur de l ' emploi selon un chantillon dtermin par le biais d ' objectifs chiffrs stricts .
Chaque pays a le droit d ' accorder ses propres priorits en matire de politique de l ' emploi et ,  ce propos , le groupe ELDR se rjouit de constater que la politique librale en faveur de l ' emploi , qui vise  garantir de justes mesures d ' encouragement en matire de politique fiscale et sociale , sera examine par la plupart des tats membres au cours des prochaines annes .
<P>
La collaboration entre les partenaires sociaux - le dialogue social - au sein des tats membres de l ' UE rpond  diffrents modles empreints de traditions et de cultures diffrentes .
Il convient de respecter cette diversit .
Et il convient galement de garantir le fait que le dialogue entre les gouvernements et les partenaires sociaux n ' occulte pas le processus dmocratique au sein des parlements nationaux ainsi qu ' au sein du Parlement europen .
<P>
Enfin , la Commission a mis , dans son rapport sur l ' emploi , des recommandations  l ' intention des diffrents pays .
Ce n ' est pas sans problmes et il est trs important que la Commission dcrive ouvertement les bases sur lesquelles reposent ses recommandations .
<SPEAKER ID=17 NAME="Flautre">
Monsieur le Prsident , la stratgie europenne pour l ' emploi de l ' Union europenne affirme la prise en considration politique de la lutte contre le chmage au niveau europen .
C ' est en soi souhaitable .
C ' est raliste .
Car les grandes orientations de politique conomique et montaire ont des consquences effectives sur l ' emploi au niveau europen .
Et c ' est souhaitable si on veut endiguer la comptition par le bas au moins-disant social et l ' accroissement des ingalits entre les territoires , entre les groupes sociaux au sein de l ' Union conomique .
Cependant , la stratgie europenne pour l ' emploi , telle qu ' elle est labore , se met progressivement en uvre depuis le sommet de Luxembourg et est marque par des fondements idologiques contestables et une conception peu dynamique des pratiques institutionnelles .
<P>
 entendre certains , on se demande pourquoi il faudrait une politique de l ' emploi .
Le dbat d ' hier sur le dialogue macro-conomique l ' a montr : on croirait qu ' une politique de stabilit montaire suffise .
Personne n ' a encore dmontr la validit du postulat suivant lequel il suffirait de garantir la stabilit montaire et toute comptitivit pour que l ' emploi suive .
Notre dernier dbat  Strasbourg , sur Michelin et sur les restructurations d ' entreprises , a t l ' occasion d ' amplifier nos doutes sur ce point .
<P>
Une fois qu ' on a dit que la politique conomique europenne avait pour but l ' emploi , qu ' on le dcrte et qu ' on le dclame haut et fort , sans jamais vrifier le bien-fond de cette affirmation de manire raliste et pragmatique , on grave dans le marbre des traits un lien de subordination entre l ' conomique et le social , qui rduit finalement ce dernier  la gestion de la comptition de tous et de chacun pour une place sur un march du travail de plus en plus contract .
La consquence de cette conception conomiciste , minimaliste , c ' est que le dbat sur les moyens de crer de l ' emploi , qui droge  ces dogmes d ' inspiration librale , est vacu , quasiment interdit .
Peut-on penser que sur vingt-deux lignes directrices pour l ' emploi , pas une ne concerne la rduction effective du temps de travail .
Aucune ne concerne l ' investissement public .
Et mme le soutien actif aux initiatives locales pour l ' emploi y est rduit et toutes les tentatives d ' examiner la qualit et la durabilit des emplois crs sont cartes .
Il faut faire du chiffre .
Il faut faire diminuer le nombre de chmeurs inscrits dans une Europe o le nombre de celles et ceux qui vivent sous le seuil de pauvret ne diminue pas , lui .
<P>
Avant d ' voquer les propositions des verts / ALE , permettez-moi d ' voquer une crainte .
Certains cercles europens semblent saisis d ' un sentiment d ' optimisme bat , les yeux rivs sur le regain de croissance et les seuls chiffres des chmeurs officiellement recenss et inscrits .
Un nombre important de responsables politiques semblent oublier que nombre des emplois crs sont temporaires ,  temps partiel , non choisis , s ' imposent en gnral aux femmes , ne permettent pas toujours d ' assurer  ceux qui sont ainsi employs des revenus leur permettant de dpasser le seuil de pauvret .
Faute d ' valuer srieusement le caractre durable et qualitatif de la croissance , le risque est de sous-estimer les efforts qui restent  produire pour enfin donner un caractre social  la construction europenne .
C ' est pourquoi il nous parat impratif d ' valuer la russite ou l ' chec de la stratgie europenne pour l ' emploi  l ' aune d ' indicateurs mesurant concomitamment le nombre de chmeurs inscrits et les niveaux de vie et la qualit des emplois crs .
C ' est quand nous rduirons et la prcarit et le chmage que nous pourrons considrer que l ' Union europenne reprsente un progrs de civilisation pour ses habitants .
<P>
Pour les Verts , le choix d ' une stratgie europenne pour l ' emploi ambitieuse devrait mettre en mouvement plusieurs actions pour la majorit d ' entre elles aujourd ' hui ignores par les lignes directrices que nous propose la Commission .
Il faut acclrer la mise en uvre des engagements pris en faveur des jeunes chmeurs et des chmeurs de longue dure . C ' est vrai .
Il faut favoriser la cration d ' emplois en combinant plusieurs politiques de soutien au dveloppement d ' activits durables .
<P>
Il est fondamental de privilgier les initiatives locales pour l ' emploi , de soutenir l ' conomie sociale en lui garantissant un statut , de reconnatre rellement le tiers secteur , y compris par des financements publics , cette forme d ' conomie mergeant entre le secteur public traditionnel et le secteur lucratif fond sur la cration d ' activits utiles  la vie en socit .
Il est ncessaire d ' engager de vastes consultations et des dbats publics pour dcider de grands travaux : rseaux de transports en commun , programmes d ' conomie d ' nergie , rnovation et construction de logements , fortement crateurs d ' emplois et utiles  la qualit de vie pour tous .
<P>
Il faut enfin rduire le temps de travail , cette question taboue , interdite de dbat en Europe .
Il nous faut nous donner les moyens d ' valuer concrtement les initiatives de rduction du temps de travail qui s ' oprent de toute faon , de manire gale ou ingale , un peu partout en Europe .
Et pour avancer , il nous faut miser rellement sur l ' intelligence collective .
Il est indispensable de mettre en place une politique de reconnaissance des projets collectifs et de l ' expression des chmeurs .
Il est ncessaire , a minima , de prserver leurs droits pleins et entiers aux indemnits et aux allocations .
Nous vous proposons de soutenir ardemment deux amendements qui vont dans ce sens , le 30 et le 31 , pour lequel je demanderai  la prsidence un vote par appel nominal .
<P>
Enfin , il nous faut modifier les pratiques institutionnelles pour miser rellement sur le dbat dmocratique et l ' engagement de l ' ensemble des partenaires .
C ' est tout le chapitre du dialogue social et civil dont il nous faudra trouver les bases juridiques  la prochaine confrence intergouvernementale .
<SPEAKER ID=18 LANGUAGE="SV" NAME="Schmid, Herman">
Monsieur le Prsident , le chmage est l ' un des problmes les plus important s que connaisse l ' Europe .
Mme si le facteur le plus important est la politique macro-conomique , il est absolument ncessaire de mener une politique active en matire d ' emploi .
Le march du travail est aussi incapable que n ' importe quel systme complexe de se grer lui-mme - il faut donc le rglementer et le diriger .
La question est uniquement de savoir de quelle faon il convient de s ' y prendre .
<P>
Les marchs de l ' emploi des pays de l ' Union europenne se prsentent de faon trs diffrente , et les conditions dans lesquelles il est possible de les diriger et de les rglementer varient .
Dans certains pays , l ' influence des syndicats est forte .
Les partenaires sociaux peuvent alors jouer le rle principal .
Dans d ' autres pays , c ' est  l ' tat et aux agences pour l ' emploi qu ' il revient de l ' assumer .
Peut-tre devrons-nous galement nous soucier , concernant les futurs marchs de l ' emploi , de renforcer les droits des salaris individuellement .
<P>
Au moment o la Commission et le Conseil laborent des projets et des lignes directrices applicables  l ' emploi , il convient de tenir compte des diffrences nationales .
Nous pouvons poursuivre les mmes objectifs , mais la faon d ' y parvenir doit tre fonction du contexte national et rgional .
Le principal est que les acteurs sur le plan national , rgional et local participent  cette dmarche de faon constructive .
Bruxelles ne doit pas distribuer des ordres ; nous devons plutt miser sur l ' coute et le dialogue avec les diffrents partenaires .
Aussi est-ce  mon sens une bonne chose que la Commission mette depuis peu l ' accent sur la cration d ' emplois  l ' chelle locale .
J ' ai constat avec satisfaction que l ' un des thmes principaux de la semaine de l ' emploi qui se droule actuellement tait prcisment l ' importance des actions locales dans ce domaine : c ' est donc l ' un des sujets essentiels de cette confrence .
<P>
L ' efficacit du processus de Luxembourg dpend en effet de la coopration entre les acteurs , locaux , rgionaux , nationaux et europens .
Je pense qu ' il est ncessaire d ' amliorer la planification et les instruments dont nous disposons  cet effet .
Le rapport Menrad reprsente un progrs , mme s ' il me semble accepter globalement le mode de planification actuel .
Il faudrait par ailleurs que le Parlement fasse preuve de plus d ' audace dans ses propositions et ses initiatives .
Je pense personnellement qu ' il faudrait remplacer la philosophie de la convergence par une pense axe sur la varit et la multiplicit des solutions , sur les expriences concrtes et la mobilisation locale .
La population au travail ne doit pas tre envisage en bloc et de faon abstraite , mais comme un ensemble de personnes qui participent activement  la vie de la socit , qu ' il faut soutenir et dont il convient de renforcer la position par le biais de ce processus de planification .
Et cela est bien plus important que les diffrentes formulations de dtail que peuvent contenir les lignes directrices .
<SPEAKER ID=19 LANGUAGE="EN" NAME="Hyland">
Monsieur le Prsident , l ' entre en vigueur du trait d ' Amsterdam le 1er mai 1999 a sans aucun doute permis d ' accorder une plus grande attention  la mise en uvre d ' une politique commune de l ' emploi .
La nouvelle stratgie de l ' emploi doit reposer sur un lment central ,  savoir la ncessit de garantir une rpartition quitable des opportunits d ' emploi entre tous les tats membres de l ' UE , et cela par le biais du processus de rgionalisation et de dcentralisation .
Cette affirmation ne vaut que compte tenu du fait que 11 pays sur les 15 ont rejoint la monnaie unique europenne .
Elle prend galement en considration le fait que , dans certaines rgions rurales et urbaines d ' Europe - et certainement dans mon pays , l ' Irlande - les mcanismes du march intrieur se heurtent encore  de nombreux problmes sociaux .
<P>
Le chmage est en baisse dans l ' Union europenne ; en Irlande , il touche un peu plus de 6 % de la population .
Cependant , ces personnes sans qualifications qui cherchent  s ' intgrer dans le monde du travail ont peu de chances , voire aucune , de dcrocher un emploi rmunr et gratifiant  moins d ' apprendre un nouveau mtier ou de s ' initier  une nouvelle forme de travail .
Les gouvernements nationaux doivent galement tenir compte des dispositions des nouveaux rglements relatifs au Fonds social europen .
En substance , ces rglements feront en sorte que les tats membres soutiennent des programmes qui prennent en considration le caractre volutif des formes de travail , la ncessit de promouvoir l ' esprit d ' entreprise et de favoriser les initiatives locales de cration d ' emplois .
Ce dernier point revt une importance particulire pour moi-mme ainsi que pour les habitants de ma circonscription , la province de Leinster .
Les initiatives locales en faveur de la cration d ' emplois doivent tre appuyes par les gouvernements nationaux et l ' Union europenne .
Les collectivits locales , qu ' elles proviennent des secteurs priv , public ou associatif , doivent pouvoir mettre leur talents en commun dans un effort visant  crer des emplois dans les petites et moyennes entreprises , et cela dans leurs rgions respectives .
C ' est la raison pour laquelle j ' ai apport mon soutien  l ' initiative Leader , aujourd ' hui et par le pass , et c ' est galement pourquoi je soutiens le nouveau programme communautaire de cration d ' emplois , EQUAL .
Cela fait galement partie du processus visant  dcentraliser la mise en uvre des initiatives europennes et nationales de cration d ' emplois .
<P>
L ' Union europenne et les tats membres doivent mettre en uvre des programmes qui tiennent compte de la nature extrmement mouvante de l ' emploi tant dans les rgions urbaines que rurales .
Ce qui veut dire que nous devons galement rsoudre les difficults actuelles que doivent affronter les hommes , et en particulier les femmes , pour accder  un poste , surtout dans les rgions rurales .
<P>
Parmi ces difficults , il y a la ncessit d ' offrir plus d ' infrastructures d ' accueil pour enfants aux femmes qui acceptent un travail en milieu rural dans mon pays , comme partout ailleurs en Europe .
D ' un point de vue irlandais , je me flicite pleinement de la publication rcente par le gouvernement de son livre blanc sur le dveloppement rural .
Le gouvernement reconnat parfaitement la ncessit d ' laborer un programme stratgique si l ' on veut crer plus d ' emplois dans les petites et moyennes entreprises situes dans des rgions rurales en Irlande .
Un lment essentiel de cette stratgie est de multiplier les services de crches qui , jusqu ' ici , taient simplement inexistants .
Le manque de garderies constitue un obstacle de taille et bien rel qui empche les femmes d ' accepter un travail dans une entreprise .
<SPEAKER ID=20 LANGUAGE="NL" NAME="Van Dam">
Monsieur le Prsident , la politique pour l ' emploi est un terrain sur lequel l ' Union europenne ne promulgue aucune lgislation contraignante .
Il doit en tre ainsi .
Le grave problme de l ' emploi mrite en effet une approche qui dbouche sur des rsultats optimaux .
La politique devra ds lors tre adapte aux marchs de l ' emploi local ou rgional .
<P>
Cette approche exige de donner un caractre global aux lignes directrices , afin que les tats membres disposent d ' une libert suffisante sur le plan de la politique .
Les projets de la Commission visant  exercer un contrle plus serr sur les efforts dploys et les rsultats de la politique  l ' chelle nationale partent d ' une bonne intention . Ils risquent cependant de provoquer l ' effet contraire au but poursuivi .
 plus forte raison si l ' on opte pour une approche quantitative consistant  compter le nombre de mesures , de rglements de soutien et de projets d ' emploi .
Ce genre d ' addition ne dit en effet rien de la porte , de la qualit et de l ' inventivit des mesures prises dans le cadre de la politique . La pression des pairs sous-jacente entre les tats membres est  nouveau mise en valeur  travers les concertations de contenu , l ' change de bonnes pratiques et de recommandations cibles rellement utiles pour les tats membres .
<P>
Le reprsentant du Conseil peut-il commenter les liens entre les lignes directrices et les autres politiques de l ' UE ?
Le Conseil vient juste de rejeter cet t un rglement visant  accrotre la pression fiscale sur l ' nergie et  allger celle qui pse sur le travail .
Or , dans les prsentes lignes directrices , la recommandation no 14 enjoint prcisment aux tats membres de procder de la sorte .
Comment expliquer cette approche contradictoire ?
<P>
Enfin , je me rjouis des demandes insistantes en faveur d ' une politique familiale plus humaine , soucieuse des tendances individualistes de notre socit moderne .
Simultanment , je crains que cela reste seulement un empltre sur une jambe de bois tant que notre culture continuera  se laisser dominer par la pense selon laquelle un individu ne compte qu '  partir du moment o il a un emploi rmunr .
Or , c ' est prcisment l ' conomisation de la vie en socit et l ' introduction d ' un jeu de march dans la quasi-totalit des questions sociales qui s ' avrent hostiles  la famille et font pression sur l ' humanit .
Je demande donc  la Commission europenne et aux tats membres de revoir radicalement leur politique .
<SPEAKER ID=21 LANGUAGE="IT" NAME="Cappato">
Monsieur le Prsident , nous sommes appels  examiner la proposition d ' institution d ' un comit de l ' emploi .
En ralit , les institutions de comits sont souvent des solutions qui sont adoptes prcisment lorsqu ' on refuse d ' affronter un problme ou qu ' on ne dispose pas de la capacit , du pouvoir , de la base juridique pour l ' affronter .
Je crois qu ' il s ' agit du problme principal auquel nous sommes confronts , le problme de qui prend les dcisions en matire de politiques pour l ' emploi .
Nous avons dj soulign qu '  Cologne , le Parlement europen avait t presque entirement tenu  l ' cart ; je crois que le Parlement devrait tre entirement impliqu ds lors qu ' au niveau europen , les politiques en matire d ' emploi sont des politiques de suggestion , d ' indication , d ' encouragement en faveur de la coordination entre les tats membres . Il n ' existe donc pas de vritable pouvoir effectif et dcisionnel qui , tout compte fait , serait , je crois , un point positif au nom du principe de subsidiarit , mais bien un pouvoir assez limit .
Par contre , un comit apolitique risque prcisment de jouer le rle d ' une chambre de compensation qui essaie d ' ter au dbat tout son ct tragique , de trouver des alternatives politiques au nom d ' un consensus , justement , neutre et apolitique qui , en matire d ' emploi , est selon moi impossible  obtenir .
<P>
Le systme des comits , de la concertation et du dialogue social ne doit remplacer les prrogatives parlementaires ni au niveau europen ni , cela va sans dire , au niveau national parce que le dialogue social , quand il existe - qui consiste , en ralit , en un dialogue entre les grands syndicats de travailleurs , souvent dans les secteurs les plus traditionnels de l ' conomie , et les grandes entreprises - se rsume souvent  des dialogues , des cooprations , des concertations qui dbouchent sur l ' exclusion de ceux qui sont , aujourd ' hui , en marge des systmes conomiques europens ,  savoir les chmeurs , les immigrs , ceux qui , prcisment , sont condamns  rester en dehors du systme des insider , ceux qui sont en dehors du systme du travail garanti .
Il y a un grand absent dans les lignes directrices sur les politiques en matire d ' emploi et ce grand absent , c ' est l ' immigration .
En ralit , nous devrions , en tant qu ' Union europenne et en tant qu ' tats membres , encourager l ' arrive de centaines de milliers de personnes qui , aujourd ' hui , provenant de pays extrieurs  l ' Union europenne , sont capables d ' effectuer les travaux qui prsentent le taux d ' innovation le plus lev ds lors que la formation de la main-d ' uvre , des effectifs existant actuellement au sein de l ' Union europenne ne suffit pas .
Il s ' agit d ' une politique courageuse et active en matire d ' emploi et d ' immigration qui peut aider l ' emploi au sein de l ' Union europenne .
<CHAPTER ID=3>
Communication du Prsident
<SPEAKER ID=22 NAME="Le Prsident">
Avant de poursuivre les discussions , je voudrais faire une dclaration .
Comme bon nombre d ' entre vous s ' en souviennent , lors de notre sance du jeudi 28 octobre  Strasbourg , nos travaux ont t perturbs par un incident concernant la modification qui avait t apporte  une proposition de rsolution sans l ' accord de certains de ses signataires .
Il s ' agissait de la rsolution sur la restructuration des entreprises et la mention ou non de la socit Michelin .
<P>
Il ressort des informations qui m ' ont t transmises par le secrtariat gnral que les causes de cet incident sont dues , d ' une part ,  un manque de communication entre les groupes parlementaires et d ' autre part ,  un manque de coordination entre les groupes et les services du secrtariat gnral .
<P>
Tout comme vous , j ' espre que ce genre d ' incident ne se reproduira plus , incident qui est probablement imputable aux mouvements importants qu ' a connus notre Parlement tant au niveau de ses membres qu '  celui du secrtariat des groupes politiques et du secrtariat gnral .
<P>
Il va sans dire que les collgues dsireux d ' examiner le texte de cette information , qui m ' a t communique  ma demande par le secrtaire gnral , peuvent le faire auprs du secrtariat .
<SPEAKER ID=23 LANGUAGE="IT" NAME="Turco">
Monsieur le Prsident , la rponse  l ' enqute , dont vous tes l ' instigateur , sur le document qui ne concidait pas avec ce qui avait t convenu , me semble quelque peu bureaucratique dans la mesure o la question qui avait t souleve concernait un document qui avait t remplac  l ' insu de certains signataires .
Telle tait la question souleve et la rponse fournie ne s ' y rapporte en aucune manire .
<SPEAKER ID=24 NAME="Le Prsident">
Ne rouvrons pas maintenant le dbat de l ' autre jour : la rponse est telle que je vous l ' ai rsume ; elle rappelle les termes de l ' enqute que j ' avais propose et que tous avaient accepte , enqute qui a t mene par le secrtariat gnral et qui a abouti  cette conclusion .
<SPEAKER ID=25 NAME="Flautre">
Monsieur le Prsident , le texte qui a t prsent comme compromis aux membres de cette assemble est-il oui ou non le mme que celui que les groupes politiques ont sign ?
La rponse est non .
Moi , je trouve extrmement dangereux que la prsidence entrine ce type de pratique qui sme la suspicion sur la crdibilit de la dmocratie dans les services .
<SPEAKER ID=26 NAME="Le Prsident">
Je ne partage pas votre avis , Madame Flautre , et je vous prie de lire le texte de la lettre qui m ' a t transmise par le secrtariat gnral .
Cette lettre est  votre disposition et  celle de tous les autres dputs . Aprs l ' avoir examine , vous changerez certainement d ' avis par rapport  votre dernire dclaration .
<CHAPTER ID=4>
Emploi ( suite )
<SPEAKER ID=27 LANGUAGE="IT" NAME="Cocilovo">
Monsieur le Prsident , je voudrais moi aussi fliciter le rapporteur pour l ' excellent travail qu ' il a ralis sur un sujet complexe et dans des conditions difficiles .
<P>
Il s ' agit bien d ' un sujet complexe comme le prouvent ces deux circonstances : un accord commun presque gnral sur l ' urgence et l ' importance d ' adopter des politiques efficaces de lutte contre le chmage et ce  l ' intrieur d ' un cadre o le soutien ncessaire  un processus conomique positif prserve la cohsion sociale et le modle social europen .
<P>
Et les conditions sont bel et bien difficiles ds lors que notre accord et notre convergence sur ces objectifs courent souvent le risque de s ' crouler quand il s ' agit d ' identifier les thrapies , les stratgies d ' action .
Je me concentrerai ds lors sur les points qui peuvent , selon moi , tre renforcs  l ' avenir et constituer un des lments sur lequel notre dbat devra porter son attention .
<P>
Premirement , j ' estime que notre intervention , l ' intervention commune des institutions communautaires des pays membres , sur le volet des politiques destines  augmenter l ' emploi , est importante mais insuffisante .
La coordination entre les politiques pour le travail , pour l ' emploi , pour la gestion du march du travail et les politiques qui influencent les facteurs structurels et le cadre macro-conomique me semble insuffisante de mme que le niveau de structuration , d ' investissement pour des institutions communautaires efficaces en mesure de grer ces processus pour lesquels le seul respect des comptences , des prrogatives des tats nationaux ne suffit pas .
 cet gard , je dcle seulement une limite pour les dputs qui , au contraire , font toujours et surtout montre de cette sensibilit .
Nous considrons le chmage comme un mal  combattre et non , bien entendu , comme une opportunit  exploiter galement dans le cadre de la concurrence entre les systmes-pays et les systmes productifs pour une concurrence instrumentale et base sur le dumping social .
Je n ' ai jamais entirement compris ce que l ' on entendait par emploi  contenu social mais je sais certainement qu ' une perspective de valorisation de l ' emploi base sur la rduction des protections fondamentales et des objectifs fondamentaux de cohsion sociale est impossible .
<P>
Enfin , en ce qui concerne les politiques actives du march du travail , de formation , de recyclage , toutes des lignes directrices importantes , le niveau de convergence me semble insuffisant pour ce qui est d ' indicateurs crdibles de l ' efficacit de ces politiques dans le cadre des plans nationaux pour l ' emploi dont les institutions communautaires se sont pourtant engages  vrifier le degr de russite et les rsultats .
Lorsqu ' on abandonne les politiques d ' indemnisation et les politiques passives en faveur de politiques actives , on ne peut se contenter d ' utiliser des mots de manire dsinvolte : ce sont les faits qui comptent en matire de qualification , de formation et de recyclage .
Lorsque la souffrance de millions de personnes entre en ligne de compte , les statistiques sont souvent trompeuses .
Nous ne pouvons tolrer qu ' elles soient utilises comme les ivrognes utilisent parfois les rverbres : pour s ' appuyer et ne pas tomber quand on titube au lieu d ' clairer la route que l ' on veut parcourir .
<SPEAKER ID=28 LANGUAGE="SV" NAME="Andersson">
Monsieur le Prsident , la coopration europenne en matire de politique conomique s ' est dveloppe .
L ' UEM reprsente un progrs , dans la mesure o il s ' est avr qu ' une telle organisation permettait d ' atteindre les objectifs communs fixs par nos pays en matire d ' inflation , de taux d ' intrts et de dficit budgtaire .
L ' inflation est dsormais basse , les taux d ' intrts sont bas galement , et les dficits budgtaires ont t rduits ou limins .
Cependant , cette coopration est par trop limite au domaine conomique .
C ' est pourquoi nous avons uvr pour promouvoir la coopration dans le domaine de l ' emploi , en souhaitant qu ' elle prenne la mme importance que la coopration conomique .
Le trait d ' Amsterdam et le lancement du processus de Luxembourg ont rendu ce projet ralisable .
<P>
Nous devons aujourd ' hui discuter des lignes directrices pour l ' anne prochaine , c ' est--dire l ' an 2000 .
La Commission a certainement eu raison de faire en sorte que ces lignes directrices soient fondes sur celles dfinies pour l ' anne dernire , et d ' viter que des changements trop importants ne soient prvus d ' une anne  l ' autre .
Nanmoins , nous pensons qu ' il serait souhaitable de rechercher plus de clart dans un certain nombre de domaines .
Permettez-moi de citer quelques exemples .
<P>
Il est en premier lieu ncessaire de mieux coordonner les lignes directrices en matire d ' conomie et celles qui concernent l ' emploi .
Deuximement , comme l ' a galement dit Mme Van Lancker , nous avons besoin d ' un objectif plus clair en ce qui concerne la hausse du niveau de l ' emploi et la baisse du chmage de longue dure .
Il est important que nous nous fixions des buts dans ces domaines , et que nous pratiquions  l ' avenir le benchmarking , de faon  pouvoir les atteindre .
<P>
Cependant , c ' est sur les systmes de protection sociale que je voudrais principalement concentrer mon propos .
Dans la proposition d ' amendement 1 , nous prconisons notamment " la mise en place d ' une stratgie de convergence sociale , analogue au processus de Luxembourg relatif  l ' emploi , et garantissant que l ' objectif de cohsion sociale devienne une priorit dans l ' laboration des politiques conomique et de l ' emploi .
" Ce n ' est pas la premire fois que nous disons cela .
Le Parlement a dj dit  peu prs la mme chose  propos du rapport Pronk .
Approuver une telle orientation tait judicieux alors - et le reste  prsent .
M. Pronk a dit prcdemment que le Parlement ne peut pas toujours soutenir les propositions des sociaux-dmocrates .
Je l ' entends bien . Mais les dputs pourraient du moins soutenir leurs propres propositions .
Celles qui taient intelligentes il y a un an le sont tout autant aujourd ' hui .
<P>
Quel est donc le lien entre le dveloppement conomique , l ' emploi et les systmes de protection sociale ?
Ce lien existe bien , dans la mesure o la stabilit conomique est ncessaire pour que l ' emploi progresse , et o le niveau de l ' emploi doit tre bon pour pouvoir garantir les systmes de protection sociale .
<P>
En conclusion , je poserai la question suivante : cela ne serait-il pas contraire au principe de subsidiarit ?
La rponse est " non " !
Si nous regardons comment est conue la stratgie de l ' emploi , nous constatons que l ' objectif est le mme , mais que les aspects concrets que prend la politique dans ce domaine se dfinissent au niveau local .
Il en va de mme pour la convergence dans le domaine social .
Nous nous fixons un certain nombre d ' objectifs communs pour lutter contre la pauvret , mettre en place des systmes de retraite durables , garantir le droit  la sant pour tous , tout en ayant un systme qui stimule l ' augmentation de l ' emploi - cela n ' entre pas en contradiction avec le principe de subsidiarit .
<SPEAKER ID=29 LANGUAGE="IT" NAME="Sbarbati">
Monsieur le Prsident , moi aussi je remercie le rapporteur pour le travail remarquable qu ' il a ralis et je tiens  souligner que la baisse indniable du taux de chmage qui est pass de 10,1  9,4 doit tre considre comme une donne positive tout comme la politique entreprise par l ' Union europenne en matire d ' emploi avec les quatre piliers fondamentaux auxquels je me permettrais nanmoins d ' ajouter la formation linguistique et le problme de l ' immigration .
<P>
Nous estimons aussi qu ' il convient d ' valuer , de manire plus approfondie , l ' institution d ' organes au niveau communautaire , qui pourraient contrler et rgler efficacement ces processus .
Nous pensons galement que l ' Europe peut et doit en faire davantage car l ' Europe de l ' euro ne pourra vivre que si nous construisons une Europe sociale , une Europe solidaire , une Europe sre dote de politiques macro-conomiques plus incisives , assorties de rformes structurelles qui stabilisent et assainissent les finances publiques des tats .
<P>
Il est vrai que les politiques pour l ' emploi sont des politiques nationales mais il est galement vrai qu ' elles doivent dsormais tre ramenes au niveau europen parce que ce n ' est que par la concertation et le dialogue social que nous parviendrons  renforcer le pouvoir du Parlement europen en matire de politique de l ' emploi , politique qui permettra  l ' Europe d ' avoir enfin et rsolument une physionomie politique et non seulement conomique .
<SPEAKER ID=30 NAME="Lipietz">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , les lignes directrices insistent avec raison sur l ' employabilit , c ' est--dire la possibilit pour les demandeurs d ' emploi de remplir l ' emploi pour lequel ils postulent .
Mais nous ne devons jamais oublier qu ' il ne s ' agit que d ' une possibilit ; entre cette possibilit et la ralit de l ' emploi , tout va dpendre de l ' offre d ' emploi dans la socit .
Les lignes directrices parlent  ce sujet d ' esprit d ' entreprise ; elles ont raison mais l ' entrepreneur a besoin , pour s ' panouir , d ' une politique favorable , de taux d ' intrts bas , d ' un euro comptitif et surtout de savoir  combien d ' emplois offerts correspond une activit entrepreneuriale donne .
C ' est le problme fondamental du contenu en emplois de la croissance .
<P>
Vous admettez qu '  moins de 2,4 % , il n ' y avait pas de recul du chmage .
Actuellement , la France dment ce diagnostic grce  une politique encore trop prudente de rduction du temps de travail .
Souhaitons qu ' elle s ' acclre et s ' tende de manire coordonne  toute l ' Europe .
<P>
Enfin , il existe une forme d ' entrepreneuriat particulirement riche en emplois ,  savoir les coopratives , les associations , le tiers secteur .
Ce secteur mrite un statut particulier , notamment du point de vue fiscal , et tel est le sens des amendements que nous vous prsentons .
<SPEAKER ID=31 NAME="Ainardi">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , paradoxe peut-tre , mais avec le rapport Menrad , le chmage revient sur le devant de la scne europenne .
<P>
L ' emploi se porte mal en Europe avec dix-sept millions de chmeurs et soixante millions de pauvres .
Si le taux d ' emplois est rest identique  celui de 1994 dans la Communaut , c ' est essentiellement d  l ' explosion de la prcarit .
On est vraiment loin du compte .
L ' Union a besoin d ' ambition pour ses politiques de l ' emploi , besoin de mesures volontaristes et contraignantes en rupture avec les logiques destructrices en uvre aujourd ' hui .
Alors que l ' argent devrait tre utilis pour rpondre aux besoins des femmes et des hommes , aux besoins de nos socits , l ' affaire Michelin symbolise la dictature de la loi du fric sur l ' conomie et les individus .
<P>
Les citoyens europens attendent des signes forts de notre Parlement .
Les lignes directrices devraient donc , pour tre efficaces , intgrer des objectifs quantifiables contraignants pour la cration d ' emplois .
Une rduction du temps de travail sans baisse des salaires , sans flexibilit ni prcarisation , est bien  l ' ordre du jour alors que nous arrivons  l ' an 2000 .
L ' Union devrait tre ambitieuse pour une mobilisation de l ' argent pour l ' emploi avec un contrle des aides publiques donnes aux entreprises , avec une politique de crdit pnalisant les pratiques destructrices favorisant la cration d ' emploi .
<P>
Enfin , proclamer l ' galit des chances exige le refus de toute discrimination , notamment en matire de salaires ,  l ' encontre des femmes .
<P>
Certes , Monsieur Menrad a fourni un trs grand travail dans des conditions difficiles .
Le rapport comporte de bonnes choses mais il n ' est pas , de mon point de vue ,  la hauteur des exigences et des attentes malgr la prise en compte d ' une srie d ' amendements dbattus dans la Commission .
Il est donc normal qu ' une srie d ' amendements dcisifs soient reproposs ici par mon groupe et d ' autres ; leur prise en compte par notre Assemble dterminera la volont relle de notre Parlement .
<SPEAKER ID=32 LANGUAGE="IT" NAME="Nobilia">
Monsieur le Prsident , au nom du groupe UEN , je flicite M. Menrad pour son rapport .
Je tiens galement  souligner que , mme si le travail accompli ne dfinit pas une loi communautaire , il est impossible d ' ignorer combien il importe que le Parlement s ' exprime sur une question considre comme prioritaire pour l ' Union ,  savoir la question de l ' emploi .
Je crois , en outre , que le rapport de M. Menrad , assorti des contributions qu ' il a eu la complaisance d ' accepter , est en fait le meilleur rapport qui soit dans le cadre des limites que cette matire , les comptences du Parlement et les modalits constructives de l ' Europe pouvaient permettre .
Toutefois , le problme de l ' emploi ne consiste pas uniquement dans le travail estimable que peut ou pourra accomplir le Parlement mais , dans un cadre beaucoup plus large , il provient parfois de la superposition des comptences , parfois de l ' vanescence des contenus .
<P>
Les indications et les valuations du Parlement sur ce sujet sont certainement prcieuses mais , face  un tel engagement , certains aspects me semblent contradictoires .
Hier , nous avons cout les interventions du Conseil et de la Commission  propos du lancement imminent du dialogue macro-conomique dont aucun avis ni indication ne sera rendu public -  ce qui nous a t dit .
Mais il ne s ' agit pas tant de cela que de l ' esprit qui en a merg , plutt alatoire , riche d ' espoir mais sans volont de coordination .
L ' objectif annonc lors du lancement de la monnaie unique semble tre de susciter la confiance dans les politiques conomiques par le biais de la stabilit des politiques montaires , des prix et des politiques budgtaires ainsi qu ' au moyen de la modration salariale et de la flexibilit .
Pourtant , aujourd ' hui , les dialogues macro-conomiques nationaux ont t ramens au niveau rgional ; la concertation a investi les rgions et le territoire ainsi que leur capacit de programmation dans l ' utilisation des instruments structurels et la conception de modles de dveloppement local .
Nanmoins , il ne me semble pas que le Comit des rgions participe au " macrodialogue " europen ni qu ' il y ait d ' indicateurs permettant d ' valuer les actes poss par les tats en ce qui concerne la cration de politiques pour l ' emploi au niveau local , souvent uniquement confies  l ' activisme et  la volont des partenaires sociaux .
<P>
Par ailleurs , un rle fondamental est prcisment rserv  ces mmes partenaires sociaux en matire de stratgies pour l ' emploi et d ' intgration sociale et il n ' existe encore aucune dfinition claire du rle que doivent jouer ces derniers notamment en leur qualit d ' ONG .
Mais ce n ' est pas tout : il ne peut s ' agir uniquement de modration salariale et de flexibilit car cela altrerait la nature et l ' esprit des dialogues nationaux , le maintien des protections sociales et tous les instruments de programmation ngocie sur le territoire , sensibles non seulement aux petites et moyennes entreprises mais galement aux secteurs qui correspondent davantage  la tradition et aux caractristiques du territoire .
La fiscalit et la scurit ne sont certes pas secondaires ; au contraire , elles sont plus importantes que la modration et la flexibilit .
Il est  souhaiter que soit tabli un modle europen plus coordonn , plus transparent mais galement plus dtermin , o les tats , dans leur diversit , ne soient pas uniquement subdiviss en tats forts et en tats faibles .
<SPEAKER ID=33 LANGUAGE="DA" NAME="Krarup">
Le rapport sur l ' emploi de la Commission signale  la page 13 que c ' est le Danemark qui a le taux d ' emploi le plus lev et il cite galement deux autres pays .
Ce sont prcisment les trois pays qui ne font pas partie de la zone euro .
Cela mrite d ' tre signal .
Je voudrais insister sur le doux terme de " taux d ' emploi " .
C ' est un de ces euphmismes qui occultent le fait que , dans cette partie la plus riche du monde , 60 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvret et que plus de 20 millions de personnes sont sans emploi .
Il est intressant et vocateur de noter que ce sont les pays situs en-dehors de la zone euro qui ont le taux d ' emploi le plus lev et , si l ' on examine la situation en-dehors de l ' Union europenne , on trouve un taux d ' emploi encore plus lev chez notre voisin , la Norvge .
La raison principale de la mauvaise situation de l ' emploi , de cette honte pour notre socit est de nature macro-conomique .
Ce sont les critres de convergence tablis dans le cadre de l ' UEM qui sont , en soi , gnrateurs de chmage .
On nous avait dclar , lors du rfrendum danois sur le trait d ' Amsterdam , que des progrs dcisifs avaient t raliss en vue de lutter activement contre le chmage .
Nous n ' avons jamais cru ces paroles .
Au contraire , la ralit macro-conomique prouve l ' inverse .
Le projet de cration d ' une UEM est gnrateur de chmage et , en ce qui concerne une politique active de la main-d ' uvre , il est vident qu ' elle requiert des initiatives locales et nationales pour la simple raison que l ' organisation des marchs du travail dans les pays de l ' Union est tellement diffrente d ' un pays  un autre qu ' il est impossible de raliser autre chose que , comme le font les prsentes propositions , l ' nonciation de vrits gnrales non contraignantes .
Elles ne sont pas avares en mots , mais la disparit entre les mots et la ralit est flagrante .
<SPEAKER ID=34 NAME="Lang">
Monsieur le Prsident , les chiffres du chmage et de la pauvret en Europe restent catastrophiques : soixante millions de pauvres , 9 % de chmeurs , 25 % de chmage chez les jeunes ; ce n ' est vraiment pas ce que l ' on appelle un bilan positif surtout si l ' on considre que l ' embellie de 1999 est due avant tout  une amlioration de la conjoncture  laquelle ni les gouvernements , ni l ' Union europenne ne sont pour quelque chose .
En France , on pourrait mme dire que la cration d ' emplois marchands se fait malgr la politique du gouvernement .
<P>
 vrai dire , on ne peut s ' empcher de penser ,  la lecture des deux rapports Menrad , que l ' Union europenne veut jouer les secouristes alors que c ' est sa politique qui est grandement responsable des accidents sociaux qui frappent des dizaines de millions d ' europens .
Depuis le Trait d ' Amsterdam , Bruxelles dispose officiellement , pleinement et lgalement d ' un nouvel espace de nuisance en matire sociale et d ' emploi .
En effet , on ne dira jamais assez que ce sont ces politiques ultralibrales  l ' intrieur et ultramondialistes  l ' extrieur , son culte de l ' ouverture des frontires et du march roi qui ont men nos conomies l o elles sont aujourd ' hui .
<P>
Certaines lignes directrices proposes par la Commission peuvent apparatre comme positives .
On a mme la surprise d ' y trouver des propositions de bon sens pour une politique familiale volontariste .
Mais ces bonnes ides s ' arrtent aux ttes de chapitre tandis que l ' examen des mesures dtailles rvle la vritable nature de l ' action de l ' Union en matire d ' emploi .
Cette action n ' est qu ' un prtexte  l ' extension des comptences de Bruxelles dans des domaines o son intervention ne pourra tre que nuisible : protection sociale , retraite , politique salariale , fiscalit .
Rien ne nous sera pargn : harmonisation , unification des lgislations , alignement sur le moins-disant social ; ce qui nous attend , c ' est la prcarisation d ' emplois , la dgradation des conditions de travail , la rgression sociale gnralise .
Il est temps , en effet , de changer de politique .
<SPEAKER ID=35 LANGUAGE="EN" NAME="Bushill-Matthews">
Ce rapport et les messages qu ' il tente de faire passer sont louables  bien des gards , aussi me permettrai-je de fliciter , comme mes collgues , M. Menrad pour le soin qu ' il a mis  laborer ce rapport .
<P>
En tant que conservateurs britanniques , nous pensons , comme l ' ensemble de l ' Assemble , que le taux lev de chmage que connat l ' UE constitue en effet un problme majeur et qu ' il faut le rduire considrablement . Nous devons en faire notre objectif .
Plus particulirement , nous nous flicitons des rfrences  l ' galit des chances , en ce compris pour les plus gs et les jeunes chmeurs , ainsi que de la ncessit de promouvoir l ' emploi pour les personnes handicapes .
Nous nous rjouissons des propos de la commission conomique et montaire selon lesquels il faut se concentrer sur la rduction des dpenses administratives et des charges fiscales des PME , lesquelles constituent un des plus grands obstacles  la croissance de l ' emploi .
Nous saluons galement l ' appel gnral lanc en faveur d ' une rvision de la politique fiscale dans le but d ' allger le fardeau des taxes et de la scurit sociale , sans parler de la paperasserie , autant de facteurs qui font augmenter le chmage et psent lourdement sur l ' emploi .
<P>
Toutefois , nous rejetons une conclusion importante qui a t formule  propos de la monnaie unique , laquelle tient pour un fait acquis que la mise en uvre de l ' union conomique et montaire offre un climat propice  la cration de nouveaux emplois .
Il ne s ' agit pas l d ' un fait .
L ' exprience vient seulement de commencer et l ' on connat trs bien notre opinion sur la monnaie unique .
<P>
Enfin , nous rfutons l ' ide qu ' il incombe  l ' UE d ' laborer des rgles normatives  l ' intention des tats membres en matire de chmage . Par ailleurs , nous voyons d ' un trs mauvais il certaines des suggestions faites ce matin par nos collgues d ' en face , prnant un renforcement des lignes directrices ou la possibilit de les rendre contraignantes .
Les diffrents problmes que rencontrent les tats membres doivent faire l ' objet de solutions nationales diffrencies en vue de crer un climat permettant  leurs entreprises de crer des emplois .
Par consquent , si ces lignes directrices deviennent des rgles qui dictent aux gouvernements nationaux ce qu ' ils doivent faire , nous nous opposeront  celles-ci .
<SPEAKER ID=36 LANGUAGE="ES" NAME="Cercas">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , je pense qu ' il serait intelligent et indispensable de commencer cette brve contribution au dbat sur les lignes directrices pour l ' emploi en nous flicitant des bonnes donnes concernant la ralit europenne et en saluant le travail de tous ceux qui ont fait preuve d ' une grande intelligence pour qu ' enfin nous puissions disposer d ' un processus de coordination en matire d ' emploi , comme le stipule l ' article 128 du trait d ' Amsterdam .
<P>
Je ne voudrais pas seulement manifester ma satisfaction ; je voudrais aussi manifester mon inquitude car ,  mon avis , le projet et le processus sont ambigus .
Outre le fait vident qu ' il est important que l ' Union europenne vise enfin un niveau lev d ' emploi et de scurit sociale , nous constatons que les donnes rvlent un foss norme entre les contributions apportes et les besoins de ceux qui souffrent personnellement et dans leur famille de ce flau qu ' est le chmage .
<P>
Et je qualifie le processus d ' insuffisant , et ce n ' est pas que je sois naf de penser qu ' il est facile  dvelopper ni que je sois infantile au point de demander  la Commission et au Conseil des objectifs qui vont au-del de leurs capacits .
Je pense qu ' il est insuffisant , chers collgues , car nous continuons de traiter le problme comme s ' il s ' agissait d ' un problme conjoncturel , alors qu ' en ralit , l ' Europe souffre d ' un problme structurel d ' envergure historique d  un changement du mode de production ,  une augmentation de la productivit du travail , ce qui fait que la valeur ajoute du produit et de la richesse n ' est pas accompagne d ' une valeur ajoute pour les employs et que cette valeur ajoute de la richesse profite aux entreprises et aux travailleurs qui ont du travail mais pas  ceux qui sont le plus mal lotis : les femmes , les jeunes non qualifis , les chmeurs de longue dure .
En dfinitive , pourquoi continuons-nous de penser que le march rsoudra un problme qu ' il ne peut rsoudre , car il ne s ' agit pas d ' un problme conjoncturel , mais d ' un problme de modle de socit .
<P>
Et je profite des quelques secondes qui me restent pour inviter Mme la commissaire - que je remercie de sa prsence -  surveiller les chiffres qui lui sont communiqus par les gouvernements ; premirement , pour que les chiffres communiqus soient exacts , et deuximement , pour qu ' ils ne continuent pas d ' apporter comme donnes sur les politiques en vigueur ce qui sont en fait des contributions provenant des impts sur le travail ou des cotisations sociales .
Nous constatons , bien que nous n ' ayons pas le temps de nous tendre l-dessus , que les rapports des gouvernements prsentent des chiffres concernant les nouveaux lans donns aux politiques en vigueur , mais ceux-ci sont financs par des impts sur le travail et par des cotisations sociales .
Aussi , je pense que la Commissions devrait tre plus attentive , pour qu ' on ne nous fasse pas prendre des vessies pour des lanternes et esprons qu ' en l ' an 2000 , nous disposerons enfin de critres et de niveaux nous permettant de mesurer qualitativement et pas seulement quantitativement nos objectifs , nos moyens et nos rsultats .
Ce n ' est qu ' ainsi que la stratgie europenne pour l ' emploi dpassera le stade de la simple propagande dans certains pays membres .
<SPEAKER ID=37 NAME="Ducarme">
Monsieur le Prsident , il s ' agit l d ' un rapport intressant et de propositions qui vraisemblablement obtiendront un vote assez large du Parlement , mais , au-del de ce qui nous est propos par la Commission et qui consiste simplement , me semble-t-il ,  reprendre la procdure de Luxembourg , se pose une question : pourquoi le rapport Monti ne se trouve-t-il pas au centre de la proccupation alors qu ' il dmontre de faon claire que l ' absence de convergence sociale et de convergence fiscale cote de l ' emploi dans l ' ensemble des pays de l ' Union .
<P>
Le message que je voudrais envoyer  Mme la commissaire est celui-ci : ne restons pas simplement dans le canevas tel qu ' il est prsent , avec un affaiblissement de l ' intrt pour l ' emploi .
Revenons  l ' essentiel et sachons qu ' il n ' est pas possible d ' avoir une meilleure politique pour l ' emploi si , dpassant le stade de la convergence conomique et montaire , nous ne voulons pas instaurer une pleine convergence sociale et fiscale , avec des normes qui soient communes pour l ' ensemble des pays de l ' Union .
<P>
J ' attends des propositions telles que celles-l de la nouvelle Commission , sachant , Monsieur le Prsident , qu '  ce moment nous rencontrerons l ' objet social de l ' Union , cela veut dire une richesse sociale plus importante et un emploi qui ne se fonde pas sur des mesures partielles mais sur un dveloppement conomique et sur des entreprises qui soient pleinement rentables et fiables .
<SPEAKER ID=38 LANGUAGE="NL" NAME="Bouwman">
Monsieur le Prsident , je souhaiterais , en rfrence aux paroles de Mme Van Lancker , dire quelques mots  propos de la modernisation de l ' organisation du travail et l ' amlioration de la cration d ' emplois .
<P>
Les rsultats des plans d ' action nationaux lis  la modernisation de l ' organisation du travail sont franchement dcevants .
Il est question de partenariat et de consultation des travailleurs , ainsi que des nouvelles formes de travail et du temps de travail .
Le Livre vert de l ' poque relatif  la modernisation de l ' organisation du travail tait une incitation  vaincre l ' organisation terroriste du travail .
Il est pour ainsi dire rest sans suite .
<P>
Selon le rapport , le faible taux de participation observ chez les personnes de plus de 55 ans et les femmes - songeons aux ingalits entre les sexes - semble aller de pair avec un taux de chmage relativement bas dans certains pays .
L ' opinion relative au travail , sur le plan du stress et de toutes sortes d ' autres phnomnes , est extrmement ngative .
C ' est notamment pour ces raisons que la ligne directrice 16 visant la modernisation du travail prsente des points faibles et s ' en remet probablement trop aux partenaires sociaux europens , c ' est--dire aux employeurs .
<P>
Si la prochaine ronde de plans d ' action nationaux ne se traduit toujours pas par quelques progrs , nous devrons adopter des mesures plus nergiques .
J ' invite ds lors la Commission  se concentrer davantage sur la qualit du travail et non sur la seule quantit d ' emplois .
<SPEAKER ID=39 NAME="Brie">
Monsieur le Prsident , j ' ai un point de vue diffrent .
Je considre par exemple comme positives les interventions allant dans le sens d ' un renforcement des initiatives rgionales et locales pour l ' emploi et l ' accent renforc sur l ' galit des femmes dans la politique de l ' emploi ,  propos de laquelle je pense que la critique formule par Mme Theorin reste valable .
Il n ' en reste pas moins que je considre les positions de base comme insuffisantes .
Chacun d ' entre nous compte parmi ses lecteurs de nombreux chmeurs .
Il aurait t de notre devoir de refuser l ' image dont la Commission abuse et selon laquelle davantage de drgulation du march de du travail ou de contraintes sociales inciteraient les chmeurs  s ' efforcer de trouver du travail ou de participer  des mesures lies  la politique pour l ' emploi .
Je pense que les causes du chmage de masse sont avant tout structurelles et lies  la politique sociale .
La rfrence globale  l ' emploi dans le secteur des services aux tats-Unis rend le problme extrmement clair . Chacun sait qu ' il s ' agit l en grande partie d ' emplois instables et sous-pays .
Quiconque prend les tats-Unis comme modle , s ' accommode de la destruction des tats sociaux europens , ou poursuit celle-ci comme objectif .
<P>
Je regrette en outre l ' absence , qui est en vogue , d ' une rflexion en matire d ' conomie politique .
Si les marchs financiers sont plus lucratifs que les investissements conomiques , le problme du chmage demeurera irrsolu .
Je prie ds lors instamment les collgues de soutenir l ' amendement se rapportant  ce problme .
<SPEAKER ID=40 NAME="Hermange">
Monsieur le Prsident , je voudrais ,  mon tour , fliciter le rapporteur pour son excellente contribution et remercier aussi les administrateurs de la commission de l ' emploi et des affaires sociales qui , compte tenu des conditions dans lesquelles nous avons travaill , nous ont aids trs tard le soir .
Grce aux propositions constructives pour les politiques de l ' emploi des tats membres pour l ' anne 2000 , propositions fondes sur une juste analyse du rapport conjoint sur l ' emploi , le rapport de M. Menrad trace la voie  suivre pour que l ' Europe valorise de faon optimale son extraordinaire capital humain .
Il est important , l aussi , que l ' aspect dmographique ait t mentionn dans ce rapport , tant il est vrai qu ' un continent qui vieillit est un continent aussi qui se suicide sur le plan conomique .
Ce rapport s ' inscrit parfaitement dans le cadre du processus de Luxembourg que , pour ma part , j ' aurais prfr avec des objectifs chiffrs , et il s ' inscrit aussi dans notre volont de connatre le bilan propos par la Commission des plans d ' action nationaux annuels pour l ' emploi .
<P>
 cet gard , je partage le point de vue du rapporteur qui insiste sur la ncessit pour notre institution de superviser conjointement avec la Commission la mise en uvre des initiatives europennes pour l ' emploi dans les tats membres .
Il est indispensable qu ' un dbat public transparent et dmocratique puisse avoir lieu et je ne doute pas que s ' il y a eu processus de Luxembourg , c ' est aussi parce que notre Parlement a t quelque part incitatif en ce domaine .
Mais ce que je voudrais dire , c ' est qu ' il me parat tout  fait important que cette stratgie qui commence  porter ses fruits ne soit pas brise par des mesures rigides et inadaptes aux intrts des entreprises et des travailleurs .
Hier , les parlementaires franais avaient une rencontre avec des industriels franais , et ils leur redisaient : nous ne souhaitons pas que des mesures rigides et inadaptes brisent ce mouvement en faveur de l ' emploi .
<P>
Deuxime aspect de mon intervention .
Je voudrais insister dans le cadre de cette politique sur le rle du dialogue social qui doit tre renouvel .
La participation des travailleurs aux dcisions qui les concernent est indispensable et si ,  l ' poque , M. Schweitzer , prsident de Renault , avait consult le comit consultatif europen , cr et propos par notre Assemble , nous n ' aurions pas eu , sans doute , Vilvorde , comme nous n ' aurions pas eu , peut-tre , Michelin .
Deuximement , la participation volontaire des salaris au capital de leur entreprise est galement souhaitable et urgente , ainsi que l ' inscrit le rapporteur dans son amendement 12 aux lignes directrices pour l ' emploi , et ce pour deux raisons . D ' abord , pour des raisons financires qui touchent  la ncessit d ' amliorer la dotation des entreprises en capitaux propres , pour rsister aux diktats des grands fonds d ' investissement et prserver l ' emploi , mais aussi pour une raison humaine , qui rside dans l ' volution des emplois d ' avenir , exigeant un niveau de formation de plus en plus lev et un engagement personnel que seule la participation valorise et encourage intelligemment .
<SPEAKER ID=41 LANGUAGE="DE" NAME="Weiler">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , je voudrais galement remercier M. Menrad .
Son rapport pose des fondements utiles , qui ont t trs fortement amliors - cela aussi doit tre dit - par notre rapporteur fictif Anna van Lancker .
<P>
Je voudrais dire aux libraux qui ont parl ici que leur thse selon laquelle une politique de l ' emploi serait inutile en Europe a cinq ans de retard .
Il va de soi que la politique europenne de l ' emploi a dj fait ses preuves .
Les analyses montrent que les tats membres ont pris de nombreuses initiatives judicieuses , qu ' ils considrent comme plus importantes et prennent plus au srieux qu ' auparavant la qualification et la formation continue des travailleurs . En outre , cette politique de l ' emploi a galement permis de crer de nouveaux emplois , et cela , M. Brie , je voulais galement vous le dire , dans le secteur des services .
Au sein de notre commission , nous ne voulons pas de nouveaux emploi dans le secteur des services dont les revenus sont infrieurs au seuil de pauvret , comme en Amrique , mais nous voulons des emplois de qualit dans les services qui comptent parmi les secteurs proches de la production .
<P>
Naturellement , il y a aussi des critiques  formuler envers la politique mene jusqu '  prsent , en particulier les actions des tats membres .
Il nous manque la constance , il nous manque le combat contre l ' exclusion des travailleurs plus gs , et nous constatons que dans tous les tats membres , mme en Sude , les femmes ne prennent pas une part gale  la vie professionnelle .
<P>
Il me semble qu ' en dpit du pacte pour l ' emploi , du dialogue social , les entreprises et l ' conomie ignorent totalement ce sujet .
Il y a ncessit urgente qu ' elles s ' y impliquent , ainsi que dans les finances .
Il est inacceptable que seuls les tats membres et l ' Union europenne financent la politique de l ' emploi .
<P>
Afin de renouveler et de moderniser l ' emploi dans les tats membres , la participation des partenaires sociaux est naturellement indispensable aussi .
La base en est la participation , l ' information des travailleurs .
 ce propos , la Commission doit renforcer son activit , car dans ce domaine - nous l ' avons remarqu la semaine dernire au cours du dbat concernant Michelin - il y a encore beaucoup  faire .
<P>
La participation du Parlement europen aux lignes directrices - l nous sommes d ' accord - est indispensable .
Toutefois , il est galement indispensable - Anna van Lancker l ' a dj dit - de fixer des objectifs obligatoires dans le cadre des lignes directrices .
Nous soumettrons donc ces amendements au vote .
Je dois dire que je ne comprends pas du tout , chers collgues conservateurs , pourquoi vous ne voulez pas soutenir des dispositions obligatoires pour les tats membres , consistant par exemple  augmenter le taux de l ' emploi ou  liminer concrtement en cinq ans le chmage de longue dure .
Ainsi , vous aiderez mme les chefs de gouvernement socialistes et sociaux dmocrates , d ' une manire  laquelle ils ne s ' attendent peut-tre pas du tout .
<P>
Pour conclure , je voudrais encore dire , car le collgue conservateur en a fait part dans cette assemble , que l ' euro est trs certainement un exemple couronn de succs de la politique pour l ' emploi .
Tous les tats membres ont vis les critres de stabilit et , qui plus est , mme les tats qui veulent devenir membres de l ' Union europenne .
Nous avons galement besoin de ces critres concrets pour la politique de l ' emploi .
<SPEAKER ID=42 NAME="Cacciari">
Monsieur le Prsident , la proposition de la Commission concernant les lignes directrices pour les politiques de l ' emploi en l ' an 2000 n ' est en substance pas novatrice par rapport aux documents qui la prcdent .
Elle contient nanmoins certains points vraiment centraux , notamment en ce qui concerne les systmes d ' information et les politiques destines  faciliter le passage de ceux-ci au travail .
Il convient galement de souligner ,  l ' instar des amendements 2 et 3 aux lignes directrices 1 et 2 , que le chmage de longue dure ne peut tre combattu de manire efficace au moyen de subventions verses par l ' tat .
<P>
Je voudrais uniquement souligner trois obstacles auxquels nous devons encore nous attaquer en matire de politiques de l ' emploi et que la proposition de la Commission n ' aborde pas de manire adquate .
Avant tout , l ' attention accorde aux petites et moyennes entreprises qui ne sont pas uniquement confrontes aux problmes , galement typiques des grandes industries , des charges sociales excessives , reste trop marginale .
<P>
D ' autre part , le document qui nous est soumis n ' voque pas non plus le rle que pourrait jouer une politique de crdit active , destine  soutenir les entreprises - le systme de crdit europen est encore  mille lieues du systme amricain en la matire - et je crois que les efforts fournis par l ' Union europenne et les tats membres pour lui donner une nouvelle orientation ont t assez insuffisants jusqu '  ce jour .
<P>
Enfin , ces documents font l ' impasse sur un point essentiel : la dfinition du rle des rgions et des organismes locaux dans une politique active de l ' emploi .
Si l ' on continue  raisonner en termes de programmation macro-conomique et si l ' on organise pas de concertation au niveau local et entre administrateurs , syndicats et entrepreneurs pour dfinir des projets concrets de dveloppement bass sur les ressources relles , on ne s ' attaquera jamais au problme de l ' emploi  la racine .
Dans ce sens , l ' amendement 15  la ligne directrice 12 est important mais encore insuffisant .
<SPEAKER ID=43 LANGUAGE="EN" NAME="Evans, Jillian">
Plusieurs dputs ont parl du besoin d ' laborer des mesures visant  prvenir la discrimination contre les femmes dans les politiques de l ' emploi .
Nous devons tre clairs dans les lignes directrices quant aux mesures qui peuvent tre mises en uvre , comme les allocations parentales , les services de garderie et les politiques destines  lutter contre le harclement sexuel .
<P>
Nous devons galement faire appel aux tats membres pour qu ' ils fassent plus que simplement promouvoir l ' galit des salaires .
La directive sur l ' galit des salaires a t adopte il y a plus de vingt ans ; pourtant , un cart de 28 % subsiste encore entre les salaires masculins et fminins . C ' est pourquoi nous devons tre plus explicites  ce sujet dans les lignes directrices et exhorter les tats membres  adopter des mesures qui garantissent l ' galit des salaires .
<P>
Le rapport de la Commission sur la mise en uvre des politiques de l ' emploi souligne que les tats membres n ' ont fait que des efforts symboliques pour rduire les ingalits entre hommes et femmes .
Pour faciliter l ' intgration de l ' galit entre hommes et femmes au sein des politiques communautaires , il faut que ceux qui les laborent sachent comment les appliquer efficacement .
Il est , ds lors , ncessaire de mieux former et sensibiliser les acteurs au sein du processus dcisionnel , et d ' y assurer un meilleur quilibre entre hommes et femmes .
Une tude qui vient d ' tre publie au Pays de Galles , que je reprsente , montre une fois de plus que les femmes sont largement sous-reprsentes dans les postes de direction et qu ' elles ne gravissent pas les chelons professionnels aussi rapidement que leurs qualifications devraient leur permettre .
Ce scnario , typique comme nous le savons , mrite une attention spciale dans les lignes directrices .
Je demande donc aux dputs de soutenir les amendements 37 et 38 qui apportent une solution  ce problme .
<SPEAKER ID=44 LANGUAGE="PT" NAME="Figueiredo">
Monsieur le Prsident , Madame la Commissaire , chers collgues , comme il ressort des rapports sur les politiques de l ' emploi des tats membres , nombre de directives sur l ' emploi ne sont pas respectes et le chmage reste trs lev - en particulier le chmage de longue dure - , et touche surtout les jeunes et les femmes .
Ceci montre  souhait qu ' il est indispensable de modifier non seulement les directives sur l ' emploi mais aussi les politiques conomico-financires et montaires .
Le principal obstacle  la cration d ' emplois de qualit assortis de droits rside dans l ' existence d ' un pacte de stabilit dont les critres de convergence nominale imposent des restrictions aux investissements publics et conditionnent les politiques conomiques et sociales .
<P>
Il convient par consquent de modifier ces politiques de manire  accorder la priorit  la fixation d ' objectifs clairs et  la concrtisation d ' instruments efficaces pour la cration d ' emplois durables et assortis de droits et pour une rduction significative du chmage .
J ' espre donc que ce Parlement adoptera les propositions qui vont dans ce sens .
<SPEAKER ID=45 LANGUAGE="DE" NAME="Karas">
Monsieur le Prsident , Mesdames et Messieurs , le bilan rend le contrle possible et naturellement , nous devons exercer un contrle renforc . Les objectifs sont des donnes vrifiables .
Je considre donc importantes les deux parties aujourd ' hui rsumes dans le rapport Menrad , car d ' une part , la paix et la scurit et d ' autre part la croissance et l ' emploi , sont la priorit absolue de la politique de l ' Union europenne .
Le bilan et les objectifs ne dispensent cependant ni les tats membres ni les partenaires sociaux de leur responsabilit principale envers la politique de l ' emploi dans leur pays , car ils sont spcifiques .
<P>
On a parl de benchmarking .
Je voudrais ajouter ici quelques considrations .
Nous parlons tous d ' un chmage avant tout structurel .
Le chmage structurel prsente plusieurs caractristiques : des cots du travail trop levs , un manque de flexibilit dans le temps de travail et les curriculum vitae , une industrie des services insuffisamment dveloppe , une trop forte densit de rgulation de la part de l ' tat et de la bureaucratie , une vitesse d ' innovation trop faible et des temps de transfert trop longs entre les dcouvertes scientifiques et la transposition dans la production .
<P>
Nous devons ds lors poursuivre sur le chemin , premirement , de la rduction de la dette publique .
Dans la plupart des pays , nous continuons de contracter des dettes ,  cause de la dette .
Cela signifie que nous hypothquons l ' avenir , en particulier des jeunes gnrations .
Nous avons besoin d ' une marge de manuvre accrue pour les ncessaires investissements futurs .
Deuximement , nous devons combattre les indicateurs structurels et acclrer le rythme des rformes pour les changements structurels , si nous voulons rellement diminuer le chmage  long terme et non pas seulement faire grimper les chiffres de l ' emploi .
Troisimement , nous devons donner  la politique de l ' ducation une impulsion innovatrice , car , avec leur formation , de nombreux jeunes gens , mais aussi des chmeurs de longue dure , ne trouvent pas d ' emploi sur ce march du travail , car ils ne possdent pas encore les qualifications ncessaires aux nouveaux dveloppements techniques .
<P>
Quatrimement , nous devons allger le processus de cration des entreprises , et soutenir les petites et moyennes entreprises , qui assurent et crent 80 % des emplois en Europe , au moyen d ' une politique fiscale harmonise et coordonne et en liminant les entraves  la cration d ' entreprises .
Si nous agissons selon les lignes directrices et ces principes , non seulement nous augmenterons les chiffres de l ' emploi , mais nous rduirons galement le chmage existant , et tel est notre but .
<SPEAKER ID=46 LANGUAGE="EL" NAME="Koukiadis">
Monsieur le Prsident , le rapporteur , M. Menrad , avait devant lui une rude tche et il convient de le fliciter pour l ' esprit mthodique avec lequel il l ' a mene  bien .
Le grand nombre d ' amendements tmoigne de la proccupation gnrale touchant le plus grave problme auquel est confront le march unique - je veux parler du chmage .
Bien qu ' on se garde de le crier sur les toits , ce problme est li au sort de nos dmocraties : l ' Histoire nous enseigne en effet que les dmocraties ne se maintiennent pas seulement par la production de richesses , elles prsupposent aussi la rpartition de ces richesses sur une trs large assise populaire , ce qui , dans nos socits , implique la garantie de l ' emploi .
<P>
L ' une des propositions intressantes nonces dans les amendements dposs concerne l ' instauration d ' objectifs quantitatifs et de statistiques comparables plus analytiques en vue de permettre de meilleures valuations comparatives .
Nanmoins , force est de constater que , ds l ' instant o l ' on admet que le chmage n ' est pas une grandeur uniquement quantitative mais aussi qualitative , la quantification des paramtres qualitatifs relatifs  l ' emploi doit tre largie , avec rfrence au montant du revenu , au temps et aux conditions spcifiques de travail .
Car , en fin de compte , cette rfrence est toujours plus ou moins possible sans qu ' il y ait  prciser le contenu de l ' emploi .
Les donnes qualitatives de cette nature refltent l ' me du modle social . De ce point de vue , il convient de fournir une reprsentation de la protection minimale et du taux de recul du secteur invisible .
<P>
Par ailleurs , il faut relier la croissance de l ' emploi  la nature des activits qui permettent de l ' obtenir , car si la situation de l ' emploi s ' amliore grce  des activits correspondant  des types d ' entreprise vous  disparatre , on a affaire  une solution  court terme et dissipatrice de ressources .
 cet gard , l ' amendement 9 concernant la ligne directrice 7 va dans le bon sens .
Mais cela ne correspond pas tout  fait aux lignes directrices 1 et 2 o il est question d ' orientation professionnelle en vue d ' une intgration effective dans le march du travail .
Avec l ' amendement propos , le qualificatif " durable " est ajout  " intgration effective " , ce qui amliore le texte .
Mais les tats membres devront l ' interprter correctement en spcifiant que le volet principal des programmes de formation ne reposera pas sur des activits issues du pass mais sur celles qui ont pour objet essentiel l ' acquisition de la capacit d ' innovation .
<P>
Je formulerai galement une observation  propos du secteur des services .
L ' alina 13 mentionne  juste titre l ' exploitation du potentiel d ' emplois du secteur des services et des services lis  l ' industrie .
Je pense qu ' il nous faudrait adopter une approche plus globale .
L ' essor des services s ' effectue de deux manires opposes : d ' une part , il se produit une extension des services dans tous les secteurs de production , y compris le secteur agricole qui n ' est pas mentionn dans le texte , ce qui conduit  supprimer les limites entre eux , et , de l ' autre , nous avons une industrialisation du secteur des services .
Le premier cas constitue une source de richesses et il conviendrait donc de mentionner les services relevant du secteur agricole , alors que dans le second cas , comme les banques et les assurances , nous allons nous retrouver devant un chmage qui nous imposera de prendre de nouvelles mesures .
<SPEAKER ID=47 LANGUAGE="IT" NAME="Procacci">
Monsieur le Prsident , chers collgues , le problme de l ' emploi est une question europenne qui n ' est pas uniquement du ressort des tats nationaux .
La reconnaissance de cet tat de fait ne revient pas  supprimer les comptences des tats membres mais  soutenir que , dans une vision plus large et cohsive de la problmatique de l ' emploi , il est possible d ' uvrer de manire plus efficace pour affronter un des plus grands problmes de notre temps .
Un quilibre institutionnel partag entre les objectifs et les orientations de l ' Union et les libres choix des tats membres est par consquent ncessaire .
Dans ce sens , le Comit reprsente un premier pas en avant mais n ' est pas suffisant .
<P>
Pour ce qui est des lignes directrices , je voudrais m ' attarder de manire spcifique sur la partie qui concerne le passage de l ' cole au travail .
En effet , on ne peut atteindre cet objectif uniquement au moyen des propositions , pourtant louables , contenues dans les lignes directrices 7 et 8 .
Il est certes important que l ' on reconnaisse le rle fondamental que peut jouer l ' cole dans la lutte contre le chmage mais une rfrence , quelle qu ' elle soit ,  la ncessit que l ' cole uvre dans le cadre d ' une planification territoriale globale caractrise par la participation des partenaires sociaux , des organismes locaux et du monde des entreprises , fait dfaut .
Il est ds lors ncessaire que la Commission fasse allusion  cet aspect et s ' engage  promouvoir des programmes de soutien visant  encourager cette perspective .
<SPEAKER ID=48 LANGUAGE="DE" NAME="Mann, Thomas">
Monsieur le Prsident , depuis des annes le Parlement europen exerce une pression considrable sur les tats membres .
Nous sommes las de n ' entendre que des dclarations d ' intention au contenu mou , au lieu de dcisions aux consquences clatantes .
Aujourd ' hui ,  la veille du nouveau millnaire , on peut engranger la rcolte de ce qui a t sem en 1997 au cours du sommet de Luxembourg sur l ' emploi .
Sous la direction des dmocrates-chrtiens , il a t possible d ' engager des acteurs politiques , conomiques et sociaux  devenir concrets dans la lutte contre le chmage , pour tablir de nouvelles structures du travail .
Le pression de groupe qui avait t prvue a eu lieu .
Qui veut compter parmi ceux qui n ' ont pas accompli leurs devoirs ?
Et il y a une plus-value europenne , lorsque les tats membres , mais aussi les partenaires sociaux apprennent les uns des autres  dvelopper de nouveaux concepts et  mettre  l ' essai de nouveaux modles .
<P>
On a eu mille fois raison de nommer Winfried Menrad auteur du rapport 2000 .
 son excellent travail - considrablement press par le temps - peuvent s ' identifier toutes les trois commissions dont je fais partie ,  savoir , dans tous les cas , la commission de l ' emploi et des affaires sociales et la commission conomique et montaire , et avec quelques restrictions , la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances qui est d ' avis qu ' on aurait travaill plus efficacement en en faisant moins .
<P>
Le rapport indique que de nombreuses avances manquent d ' efficacit : d ' une part la pense macro-conomique , qui laisse  dsirer , d ' autre part , l ' application des rformes structurelles , troisimement , la concordance entre politique conomique et politique de l ' emploi .
Il est indniable que le nombre des mesures prventives ait augment , par exemple , l ' insertion des chmeurs de longue dure dans le march du travail , ou des mesures actives , comme par exemple les incitations  la recherche d ' un emploi ou  la cration de postes de travail .
Ce qui manque , ce sont les reconversions qualifies et les possibilits de formation chez les jeunes chmeurs .
Ce qui manque galement , ce sont des modles  temps partiels destins aux travailleurs gs qui ont la capacit et la volont de travailler .
<P>
N ' oublions pas les jeunes , qui ont besoin d ' avoir accs  un usage familier des ordinateurs et d ' Internet .
 cet gard , les tats membres ont la responsabilit de prodiguer suffisamment tt des connaissances informatiques .
N ' oublions pas les personnes peu instruites , qui , selon le principe de la deuxime chance ont besoin de passerelles vers nos systmes de formation et d ' ducation .
On constate avec rjouissance les plus grands progrs au sein des petites et moyennes entreprises : meilleur environnement pour des crations nouvelles , suppression des contraintes administratives .
Mais il faut encore agir en ce qui concerne l ' accs au capital  risque et la participation du travailleur au capital de production .
Rsultat : les quatre piliers que sont l ' employabilit , l ' esprit d ' entreprise , l ' adaptabilit et l ' galit des chances constituent les lments stables de la cration future d ' emplois srs .
Mon amendement , qui demande de maintenir absolument le rythme annuel de vrification des lignes directrices , de sorte que les tats membres ne flchissent pas leurs efforts d ' encouragement actif de l ' emploi , a t accept .
<SPEAKER ID=49 LANGUAGE="IT" NAME="Ghilardotti">
Monsieur le Prsident , dans son document sur les lignes directrices pour les politiques de l ' emploi des tats membres en l ' an 2000 , la Commission se base sur une considration de fond : les progrs raliss en faveur du dveloppement du processus pour l ' emploi , aprs son lancement au cours du Sommet extraordinaire , sont considrables ; la Commission donne des chiffres - un million huit cents mille emplois crs en Europe - et confirme donc la structure base sur quatre piliers et l ' essentiel des lignes directrices .
<P>
On peut convenir de la ncessit de ne pas modifier la structure de manire fondamentale mais tant le document de la Commission que le rapport du Parlement europen , malgr le travail louable de M. Menrad , auraient pu et , surtout , auraient d oser davantage .
En particulier , la coordination entre les politiques macro-conomiques et les lignes directrices pour l ' emploi doit passer du simple dialogue  une convergence entre les tats membres sans pour autant affaiblir les comptences et les responsabilits des tats , que personne ne remet en question .
Mais il est ncessaire que les orientations , les recommandations au niveau europen se traduisent en objectifs concrets , quantifiables vers lesquels les tats membres doivent tendre avec leurs propres plans nationaux : des objectifs concrets qui dfinissent des buts mesurables  moyen terme , convergents en termes de taux d ' emploi et de rduction du foss existant entre les hommes et les femmes sur le march du travail , galement par le biais d ' investissements au niveau des infrastructures et des services , de promotion de l ' emploi des jeunes .
Il convient de dfinir des indicateurs quantitatifs et qualitatifs .
Il ne s ' agit pas d ' apporter un remde au niveau europen , comme d ' aucuns pourraient le craindre , mais de prsenter un ventail d ' instruments qui permettent rellement de crer des emplois et une cohsion sociale : il faut donc faire des progrs en matire de qualit et se montrer plus courageux .
La monnaie unique a pu tre cre parce que des critres contraignants ont t dfinis .
Si nous n ' agissons pas de la sorte avec l ' emploi , les rsultats que nous obtiendrons seront toujours trop insuffisants .
<SPEAKER ID=50 LANGUAGE="FI" NAME="Kauppi">
Monsieur le Prsident , la rforme de la politique communautaire de l ' emploi entame en 1997 est l ' une des choses les plus grandes et aussi les plus importantes que l ' Union europenne ait entreprises depuis des annes .
Bien que la responsabilit principale du projet incombe , naturellement , aux tats membres , sans une coordination au niveau communautaire il serait politiquement impossible de faire passer une rforme aussi vaste sur le march commun .
Des rformes dans la politique europenne de l ' emploi sont vraiment ncessaires !
C ' est dans les structures de base des tats membres que se trouvent les plus grands problmes .
Fiscalit leve , vastes transferts de revenus  caractre social et politique salariale rigide mnent souvent  une situation minant la socit , o le travail n ' est plus une alternative conomiquement rentable pour l ' individu .
<P>
Le cadre existe pourtant qui permettrait d ' obtenir des changements .
La monnaie commune constitue un environnement idal pour la promotion de l ' emploi .
Le renforcement du march intrieur permet la ncessaire flexibilit du march du travail et apporte une dynamique supplmentaire  toute l ' conomie europenne .
En outre , le rapprochement des politiques conomiques des pays de la zone euro , qui rsulte de la politique montaire commune , permet la recherche des meilleurs modles , le benchmarking .
Cela implique , il est vrai , que nous disposions d ' indicateurs comparables , lesquels ont dj t voqus plusieurs fois ici ce matin mme . Et ces modles , cela ne ferait peut-tre parfois pas de mal d ' aller les chercher en dehors des frontires de l ' Union europenne .
<P>
La proposition concernant les orientations est tout  fait digne d ' intrt et le rapporteur , M. Menrad , a fait un excellent travail .
Je voudrais insister en particulier sur les mesures destines  amliorer les possibilits des PME de crer des emplois .
Les charges administratives , les charges fiscales et les frais gnraux doivent tre abaisss , il n ' y a pas d ' autre solution .
Je rappelle au passage l ' exprience sur la rduction du taux de TVA du secteur des services , qui a certes t adopte en bonne et due forme au Conseil , mais dans laquelle les tats membres ,  l ' exception de quelques-uns , ne semblent pas maintenant disposs  se lancer . Au moins en ce qui concerne le pays que je reprsente - la Finlande - j ' aurais souhait un choix diffrent sur ce dossier .
<P>
Je considre aussi comme lgrement problmatique que les lignes directrices pour l ' emploi en l ' an 2000 soient dj soumises  l ' examen avant mme que les mesures concrtes des anciennes lignes directrices aient t menes  terme ou mme seulement engages .
Les tats membres se sont engags  mettre en uvre les lignes directrices dans leurs programmes nationaux .
Il faut aussi leur en donner la possibilit .
<SPEAKER ID=51 LANGUAGE="PT" NAME="Damio">
Monsieur le Prsident , la Commission et le rapporteur , que nous flicitons pour son travail , reconnaissant la ncessit d ' affiner ...
<P>
Vu le bruit qui m ' entoure , je m ' interromps pour une motion de procdure .
C ' est dans l ' indiffrence des dputs et des institutions communautaires que doit rsider la raison de l ' indiffrence concomitante des citoyens  l ' gard des institutions communautaires : chaque fois que l ' on discute d ' une question relevant du droit social , on constate un manque total d ' intrt .. ..
<P>
( Le prsident interrompt l ' orateur )
<P>
Comme je le disais  l ' instant , la Commission et le rapporteur reconnaissent la ncessit d ' affiner les directives qui ont permis d ' atteindre des rsultats positifs mais qui prsentent galement des lacunes .
Nous sommes loin d ' avoir russi la coordination des politiques de l ' emploi et des politiques conomiques recommande par l ' article 126 du Trait .
La Commission a adress des recommandations pertinentes concernant la cration d ' emplois effectifs , les petites et moyennes entreprises , la fiscalit du travail dont nous , les socialistes , ne voulons pas qu ' elles se traduisent par une fragilisation du financement des systmes de scurit sociale .
<P>
En ce qui concerne le Comit de l ' emploi , nous considrons qu ' il peut tre important pour la concrtisation des directives et pour son pilotage au niveau local et rgional , qui n ' est pas satisfaisant , ainsi que pour l ' inclusion des chmeurs de longue dure et des jeunes chmeurs .
<P>
Nous invitons nos collgues du parti populaire europen  reconsidrer leur position au sujet des objectifs quantifiables et qualifis afin que ces directives aient cette efficacit que nous voulons tous .
La Commission devra tenir compte des propositions du Parlement lequel , bien qu ' il soit tenu  l ' cart de ce processus , reste nanmoins responsable face aux chmeurs : il est indispensable que le Parlement assume ses responsabilits  l ' gard du travail clandestin et de ceux qui vivent et travaillent dans des zones en dclin industriel .
<P>
Monsieur le Prsident , l ' absence de plans nationaux en vue d ' un vritable dialogue , assorti d ' engagements srieux , empche la modernisation technologique et organisationnelle L ' affaire Michelin constitue un cas typique en la matire .
<SPEAKER ID=52 LANGUAGE="IT" NAME="Fatuzzo">
Monsieur le Prsident , je dois parler des problmes du travail et des affaires sociales et de l ' emploi .
Nous avons le plaisir d ' avoir parmi nous la commissaire Anna Diamantopoulou .
Je voudrais disposer de plus de temps pour lui faire part de mes propositions et souhaiterais donc l ' inviter  dner , si c ' est possible et si accepte mon invitation ; je pourrais ainsi parler plus longtemps que les deux minutes qui m ' ont t imparties .
J ' espre qu ' elle rpondra  mon invitation et profite des quelques secondes qui me restent pour dire que j ' ai trouv assez curieuse la liste des propositions de la commission des droits de la femme et de l ' galit des chances .
<P>



( Partie de l ' intervention sans microphone )
<P>
Je voudrais souligner que les personnes ges et les retraits sont heureux de laisser leur place aux jeunes .
Cette Assemble compte 630 dputs : je suis sr que beaucoup d ' entre nous laisseraient volontiers leur place  de jeunes dputs .
Certes , nous n ' augmenterons pas ainsi le nombre d ' emplois mais bien le nombre de jeunes chmeurs qui auraient ainsi les satisfactions qu ' ils mritent .
Je pense que les tats membres devraient faire en sorte que les personnes ges , qui ont suffisamment cotis pour leur pension , puissent laisser leur place aux jeunes .
<SPEAKER ID=53 LANGUAGE="EN" NAME="Howitt">
Tout en flicitant M. Menrad pour son rapport , je souhaite me concentrer sur les progrs raliss , ou le manque de progrs , concernant la mise en uvre de la ligne directrice 9 promouvant un march du travail ouvert  tous .
<P>
C ' est prcisment maintenant que les tats membres retrouvent la prosprit  travers l ' Union europenne que les exclus du monde du travail peuvent et doivent tre aids .
Si on ne les aide pas maintenant , ces victimes de l ' exclusion sociale seront compltement et dfinitivement mises  l ' cart .
<P>
Dans son rapport , la Commission europenne a tout  fait raison de critiquer l ' immobilisme de la politique d ' emploi en faveur de ces groupes dfavoriss dans les tats membres et de rclamer , au ct de mesures antidiscriminatoires , une plus grande intgration de ces considrations dans nos programmes pour l ' emploi .
Le Parlement a raison d ' approuver dans l ' amendement 13 l ' approche holistique et le recours  des objectifs comparables , auxquels je ferai rfrence dans un moment et que je demande  tous les dputs de soutenir .
<P>
Je me flicite des exemples souligns dans le rapport . Notamment en ce qui concerne l ' emploi des personnes handicapes .
Ce matin , alors que la question des prestations de scurit sociale en faveur des moins valides fait l ' objet d ' un important dbat public dans mon propre pays , le Royaume-Uni , je me rjouis de notre new deal en faveur des handicaps . Son but tait de briser les barrires existantes en instaurant un service de conseillers personnels au niveau local , via ce que l ' on a appel single gateway , et d ' utiliser ainsi d ' une manire flexible les budgets destins  l ' emploi et  la scurit sociale au profit des chmeurs handicaps et de mesures qui les aident  trouver un emploi .
Nous pouvons cependant faire plus  l ' chelon europen .
Si on a pu obtenir des objectifs de performance de la part des tats membres en ce qui concerne le chmage des jeunes et  long terme , pourquoi ne pas chercher  tablir des objectifs similaires afin d ' amliorer galement l ' emploi des personnes handicapes ?
Et si c ' est l ' absence de statistiques fiables qui pose problme , il convient alors de promouvoir des mesures urgentes en vue de dfinir correctement le type d ' informations requises .
Si nous restons les bras croiss , M. la commissaire devra peut-tre nous expliquer comment faire alors pour valuer le succs de nos politiques et comment aider les personnes handicapes  rintgrer le circuit de l ' emploi .
<SPEAKER ID=54 LANGUAGE="IT" NAME="Bodrato">
Monsieur le Prsident , le rapport de M. Menrad me semble trs correct quand il attribue  la modernisation du travail un rle fondamental pour l ' augmentation de la productivit , pour la comptitivit et , partant , galement pour l ' emploi .
Les conclusions prsentent nanmoins certaines limites .
Les tats membres se livrent en matire de politique de l ' emploi et de normes relatives au modle social europen  une concurrence qui ne favorise pas la ralisation des objectifs qu ' ils dclarent vouloir atteindre et aux conditions qui sont thoriquement garanties .
<P>
Lorsque nous affirmons que la rduction de la pression fiscale sur le cot du travail ne doit mettre en cause ni l ' assainissement des finances publiques ni l ' quilibre financier des systmes de scurit , nous disons que seule une forte croissance conomique peut rsoudre ce problme .
En ralit , on tend  rehausser le niveau de la comptitivit en faisant peser certains cots sociaux sur les budgets familiaux .
Si l ' on agit de la sorte , les diffrences sociales ne feront qu ' augmenter de mme que , dans certaines situations , la marginalisation et de nouveaux foyers de pauvret .
De toute faon , l ' Europe risque surtout de subir , dans le cadre de la mondialisation des marchs , la concurrence des grandes conomies qui ont investi et investissent davantage dans la diffusion des technologies et dans la recherche ainsi que dans la formation professionnelle des jeunes , c ' est--dire dans l ' avenir des industries de pointe au niveau technologique .
Je crois , par consquent , que M. Menrad a raison quand , dans ses conclusions gnrales , il souligne que la Commission doit harmoniser les documents portant sur des grandes lignes de la politique conomique et sur les lignes directrices pour l ' emploi .
Dans ce sens , je crois que le Comit peut reprsenter une avance trs importante .
<SPEAKER ID=55 NAME="Diamantopoulou">
Madame la Prsidente , je tiens  fliciter et  remercier M. Menrad pour le travail qu ' il a accompli .
J ' y joins mes remerciements  M. Grosch et Mme Theorin , que j ' ai couts attentivement nous faire part des avis que leurs commissions respectives portent sur le paquet de mesures en faveur de l ' emploi .
<P>
Il se dgage ,  mon avis , une conclusion positive du dbat de deux heures que nous venons d ' avoir : il est manifeste que le Parlement europen suit et juge les dveloppements , mais surtout qu ' il avance des propositions dans ce domaine extrmement sensible de la stratgie europenne pour l ' emploi .
Et comme les honorables parlementaires ont formul maintes recommandations et suggestions sur le rle de la Commission dans la fixation d ' objectifs contraignants en vue d ' une action plus vigoureuse , je tiens  souligner que la stratgie europenne pour l ' emploi consiste  soutenir et encourager les politiques nationales et que , dans ce cadre , nous nous efforons de cooprer le plus troitement possible avec les tats membres .
<P>
Aujourd ' hui , les lignes directrices pour l ' emploi ont t dbattues  la commission de l ' emploi et des affaires sociales ,  la commission conomique et montaire , elles donnent lieu  des consultations intensives avant d ' tre soumises au Conseil o , nous l ' esprons , elles seront intgralement adoptes pour que s ' engage ensuite , le 29 novembre , leur examen officiel au Conseil mixte des ministres de l ' conomie nationale et des ministres de l ' Emploi .
<P>
Je voudrais souligner qu ' un accord parat s ' tre tabli sur les modalits de programmation et de mise en uvre des lignes directrices au cours de l ' anne prochaine .
Il n ' y a pas de changements importants , les quatre axes fondamentaux restent les mmes et les retouches apportes aux lignes directrices sont mineures et concernent quatre points : un , focalisation accrue sur l ' accs au march du travail  la suite de programmes de formation ; deux , gros effort consenti dans le domaine des technologies de l ' information , et ce avec l ' initiative imminente de la Commission concernant la socit de l ' information , en vue d ' associer emploi et informatique ; trois , rle actif des autorits locales auxquelles les tats membres sont invits et incits  accorder davantage de poids ; quatre enfin , rle des partenaires sociaux .
Je voudrais , Madame la Prsidente , me livrer  quelques brves remarques  propos de points essentiels que M. Menrad a abords dans son rapport et qui ont t repris par bon nombre d ' intervenants .
<P>
Premier point , il est clair que le succs de la mise en uvre de la stratgie europenne pour l ' emploi prsuppose un cadre macro-conomique stable , et c ' est pourquoi il existe une coopration coordonne et permanente tout au long du processus de la politique macro-conomique .
<P>
Deuxime point , la question importante des indicateurs et de l ' harmonisation de services statistiques et des indicateurs des tats membres .
C ' est l une question , on l ' a dit trs justement , qui n ' est ni technique ni technocratique mais foncirement politique .
Pouvoir disposer d ' une base de suivi des tats membres est un lment d ' une extrme importance et d ' une extrme difficult  la fois .
C ' est l ' une de nos priorits et nous nous employons  mener  bien l ' harmonisation des indicateurs .
<P>
Troisime point , l ' apprentissage tout au long de la vie .
Malgr nos efforts , il est vident , comme il ressort de nos recommandations aux tats membres , que cette question n ' a pas reu toute l ' attention qu ' elle mritait .
Notre objectif pour l ' anne prochaine est que soit mene dans les tats membres une politique plus vigoureuse et mieux structure en faveur de l ' apprentissage tout au long de la vie .
<P>
Le point suivant concerne les technologies de l ' information .
On a fix le but , assign des objectifs au niveau europen dans le domaine de la socit de l ' information .
Je pense que nous pouvons nous montrer plus ambitieux et dfinir des objectifs europens communs en matire d ' information car il ne saurait y avoir convergence des tats membres sans convergence dans ce domaine particulirement sensible de la socit de l ' information .
Je rappellerai en outre qu ' au Conseil de Cologne les chefs d ' tat et de gouvernement ont fix des objectifs pour l ' accs des coles  Internet .
<P>
J ' insiste sur la question , essentielle , du dveloppement dans les tats membres et de sa traduction par les pouvoirs locaux en des politiques menes au niveau rgional .
Dans ce domaine , la prsidence finlandaise a donn l ' impulsion et accord une priorit , et nous pensons que le Conseil entrinera cette dmarche .
<P>
Mesdames et Messieurs les Dputs , la proposition d ' une collaboration plus suivie entre la Commission et le Parlement europen en vue de confrer un nouvel lan  la stratgie europenne pour l ' emploi a t formule  maintes reprises .
Il est clair qu ' il existe depuis Cologne des procdures concrtes - celles adoptes au printemps et  l ' automne - , mais j ' attends des propositions et des modalits pratiques de mise en uvre de cette coopration plus troite qui , de toute faon , doit s ' tablir dans un premier stade avec la commission comptente , celle de l ' emploi et des affaires sociales .
<SPEAKER ID=56 NAME="La Prsidente">
Je remercie Madame la commissaire de cette intervention .
<P>
Le dbat est clos .
<P>
Le vote aura lieu dans quelques instants .
<P>
M. Cappato et M. Costa m ' ont fait savoir qu ' ils ne souhaitaient pas participer au vote .
Je suppose que cela signifie qu ' ils sont prsents .
<CHAPTER ID=5>
VOTES
<SPEAKER ID=57 LANGUAGE="IT" NAME="Cappato">
Madame la Prsidente , je voudrais informer les dputs de la suppression de facto , par voie bureaucratique , de l ' article 51 de notre rglement qui permet aux dputs de signer des dclarations crites qui , si elles le sont par la majorit des dputs , seraient directement transmises aux institutions mentionnes dans ces mmes dclarations .
J ' ai bien l ' impression que ce droit nous a t confisqu de facto .
 Strasbourg , j ' ai personnellement cherch  signer la proposition de M. Perry visant  dplacer  Bruxelles les travaux du Parlement et , partant , de ne donner  ce Parlement qu ' un seul sige .
Il m ' a fallu vingt minutes : personne ne savait o se trouvait le bureau qui est situ au deuxime tage de la tour , trs loin de l ' hmicycle , encore plus loin qu ' il ne l ' tait - et il l ' tait dj - lors de la dernire lgislature .
<P>
Voyez , par contre , o se trouvent les bureaux pour les seules signatures qui nous sont aisment consenties , les signatures pour nos prsences et pour les sommes qui y sont associes .
Si on les cachait dans quelque bureau du labyrinthe parlementaire , il est probable que nous nous rvolterions .
Alors , je m ' en rfre  notre dignit de dputs , Madame la Prsidente , parce qu ' il faut donner aux signatures pour la politique , pour les dclarations politiques , la mme dignit et la mme place que celles rserves aux signatures pour les prsences et pour les deniers .
<P>
J ' en arrive au second point de mon intervention .
Seul un Parlement qui cherche  confiner les dclarations et les signatures politiques au sous-sol et qui , de fait , est command par des logiques bureaucratiques , peut permettre que les dputs non inscrits , qui jouissent de moins de droits que les autres dputs , soient discrimins comme ils le sont depuis des mois .
Nous ne voulons pas nous associer  cette discrimination et nous entendons donc , cette fois encore , ne pas participer au vote jusqu '  ce que ce problme ...
<P>
( La Prsidente retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=58 LANGUAGE="DE" NAME="Nassauer">
Madame la Prsidente , hier , avec d ' autres collgues , nous avons lev la main durant le vote nominal , car mon appareil de vote ne fonctionnait pas .
Je vois  prsent  ma grande surprise que vous n ' avez pas remarqu mon vote , d ' aprs le procs-verbal .
Je vous prie de bien vouloir corriger cela de faon approprie .
<SPEAKER ID=59 NAME="La Prsidente">
Absolument .
 ce propos , et comme nous allons commencer nos votes , je voudrais vous dire que , de notre ct , nous avons vrifi que toutes les machines fonctionnent bien et je souhaiterais que de votre ct vous vrifiez que chacun a bien sa carte .
<SPEAKER ID=60 LANGUAGE="IT" NAME="Costa, Raffaele">
Madame la Prsidente , j ' ai le devoir - me semble-t-il - de m ' associer aux requtes de M. Cappato relatives  la constitution d ' un groupe parlementaire .
<P>
Si le problme n ' est pas rsolu , je pense que d ' autres dputs ne participeront pas non plus aux votes .
J ' espre que cela ne sera pas ncessaire .
<P>
<P>
Recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0042 / 1999 ) concernant la position commune arrte par le Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil concernant l ' application de la dure du travail des gens de mer  bord des navires faisant escale dans les ports de la Communaut ( 8639 / 1 / 1999 - C5-0035 / 1999 - 1998 / 0321 ( COD ) ) ( commission de l ' emploi et des affaires sociales ) ( Rapporteur : M. Hughes )
<P>
( La prsidente dclare la position commune approuve )
<P>
Recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0041 / 1999 ) concernant la position commune arrte par le Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil modifiant la directive 93 / 104 / CE concernant certains aspects de l ' amnagement du temps de travail afin de couvrir les secteurs et activits exclus de ladite directive ( 8642 / 1 / 1999 - C5-0036 / 1999 - 1998 / 0318 ( COD ) ( commission de l ' emploi et des affaires sociales ) ( Rapporteur : Mme Smet )
<SPEAKER ID=61 LANGUAGE="EN" NAME="Hudghton">
Avant de passer  la prochaine srie de votes sur le rapport de Mme Smet , celle-ci pourrait-elle clarifier officiellement un point qu ' elle n ' a pas eu l ' occasion de prciser  la fin du dbat de mercredi , concernant les pcheurs intermittents , qui sont des pcheurs indpendants ?
Mme Smet peut-elle nous dire officiellement si les dispositions de cette proposition s ' appliqueront ou non aux pcheurs indpendants , s ' il vous plat ?
<SPEAKER ID=62 NAME="La Prsidente">
Il est bien vident qu ' il n ' est pas question de rouvrir le dbat qui a eu lieu sur cette question .
En revanche , Mme Smet m ' a demand la parole pour une proposition , je crois , de report du vote  la priode de session de Strasbourg , et je lui donne tout de suite la parole .
<SPEAKER ID=63 LANGUAGE="NL" NAME="Smet">
Monsieur le Prsident , en rponse  la question qui vient juste d ' tre pose  propos des pcheurs , ces derniers ne sont pas viss par la directive s ' il s ' agit d ' indpendants mais tombent sous l ' application de ladite directive s ' ils sont employs .
<P>
La demande de report du vote  Strasbourg entend apporter une solution aux dernires discussions entre les groupes politiques .
Il s ' agit ici d ' une deuxime lecture .
Nous avons encore suffisamment de temps pour organiser le vote  Strasbourg .
En accord avec les autres groupes , la demande vise en fait  reporter le vote .
<SPEAKER ID=64 NAME="La Prsidente">
Trs bien .
Le rapporteur vient de faire sa proposition .
<P>
Y a-t-il un orateur qui souhaite intervenir en faveur de la proposition de Mme Smet de reporter le vote  la priode de session de Strasbourg ?
<P>
Y a-t-il un orateur contre cette demande ?
<SPEAKER ID=65 LANGUAGE="EN" NAME="Crowley">
Au nom de nom groupe , je propose que nous rejetions la demande du rapporteur de reporter le vote  la priode de session de Strasbourg .
Il y a suffisamment de dputs comptents en la matire prsents dans ce Parlement pour que l ' on vote aujourd ' hui ; je suggre donc de poursuivre le vote .
<SPEAKER ID=66 LANGUAGE="EN" NAME="Hughes">
Je suis d ' accord avec la proposition du rapporteur : il faut reporter le vote .
La semaine est difficile et les sessions plnires ne sont pas trs frquentes .
Certains amendements importants de ce rapport requerront bien entendu 314 voix .
Nous avons dj d faire face  une question dans ce Parlement concernant un point de controverse qui est apparu seulement hier soir et qui pourrait bien , en raison de la confusion qui rgne , compromettre un amendement majeur .
Compte tenu de cela , je pense qu ' il serait raisonnable d ' attendre la session de Strasbourg .
De plus , nous sommes encore dans les temps vis--vis du Conseil .
Nous pouvons tre srs de runir le nombre requis de dputs prsents et de faire en sorte d ' viter toute confusion supplmentaire avant le vote final .
<P>
( Le Parlement approuve la demande de report du vote )
<P>
Recommandation pour la deuxime lecture ( A5-0040 / 1999 ) concernant la position commune arrte par le Conseil en vue de l ' adoption de la directive du Parlement europen et du Conseil concernant la disponibilit d ' informations sur la consommation de carburant et des missions de CO2  l ' intention des consommateurs lors de la commercialisation des voitures particulires neuves ( 5617 / 2 / 1999 -C5-0037 / 1999 - 1998 / 0272 ( COD ) ) ( commission de l ' environnement , de la sant publique et de la politique des consommateurs ) ( Rapporteur : M. Sterckx )
<P>
( La prsidente dclare la position commune adopte )
<P>
Rapport ( A5-0049 / 1999 ) de M. Gahrton , au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur la proposition de dcision du Conseil portant conclusion de l ' accord de coopration scientifique et technologique entre la Communaut europenne et la Rpublique populaire de Chine ( COM ( 1999 ) 287 - C5-0038 / 1999 - 1999 / 0123 ( CNS ) )
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution lgislative )
<P>
Rapport ( A5-0048 / 1999 ) de Mme Quisthoudt-Rowohl , au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur la proposition de dcision du Conseil concernant la conclusion de l ' accord de coopration dans le domaine de la science et de la technologie entre la Communaut europenne et la Fdration de Russie ( COM ( 1999 ) 324 - C5-0083 / 1999 - 1999 / 0133 ( CNS ) )
<SPEAKER ID=67 LANGUAGE="DE" NAME="Quisthoudt-Rowohl">
Madame la Prsidente , chers collgues , en qualit de rapporteur , je suis convaincue que l ' accord de coopration dans le domaine de la technologie avec la Russie est bon et juste .
Nanmoins je demande ici le report du vote pour signaler que nous attendons de la Russie qu ' elle s ' efforce srieusement et concrtement de trouver le plus rapidement possible une solution pacifique en Tchtchnie .
<P>
 ce sujet , je suis pleinement consciente du fait que le report de l ' accord de coopration technique n ' est pas le meilleur moyen de donner du poids  notre appel .
Je sais aussi que ce report , comme c ' est malheureusement souvent le cas , frappe prcisment les mauvaises personnes , en l ' occurrence , les scientifiques et les chercheurs .
Nanmoins , c ' est la mort dans l ' me et aprs de nombreuses discussions avec les collgues de nombreux groupes et commission que je lance ici un appel  mettre un signal , mme si malheureusement , il ne peut avoir qu ' une faible porte .
<SPEAKER ID=68 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Je me rallie volontiers  l ' avis du rapporteur .
J ' ai en effet plaid hier au nom du groupe Verts / Alliance libre europenne afin de pouvoir donner ce signal .
Je suis convaincue que nos citoyens ne comprendraient pas que nous approuvions aujourd ' hui un accord - aussi bien intentionn soit-il - alors que la Fdration de Russie bombarde la Tchtchnie et empche des rfugis sans dfense de prendre la fuite .
Madame la Prsidente , je tiens  marquer mon soutien au rapporteur et j ' espre que les autres groupes feront de mme .
<SPEAKER ID=69 LANGUAGE="IT" NAME="Speroni">
Madame la Prsidente , en principe , je serais d ' accord parce que l ' attitude de la Russie  l ' gard du peuple tchtchne est indigne mais je ne vois pas o est la cohrence de ce Parlement qui , il y a quelques minutes  peine , a approuv un accord avec la Chine alors que ce pays opprime le peuple tibtain depuis 1959 .
<P>

<P>
 ce stade , et pour des raisons de cohrence , soit nous les votons tous les deux soit nous aurions d les reporter tous les deux .
<P>
( Applaudissements )
<SPEAKER ID=70 NAME="Diamantopoulou">
Madame la Prsidente , je partage pleinement l ' inquitude du Parlement europen devant la gravit de la situation en Tchtchnie .
Hier soir , le commissaire comptent a eu l ' occasion d ' exposer quels taient le contenu et les bnficiaires de l ' accord  l ' examen , conclu avant tout avec des universits et la communaut scientifique de Russie .
La Commission estime que ce dialogue et sa poursuite peuvent contribuer utilement au dveloppement du processus et au renforcement des forces que nous appelons de nos vux en Russie .
Nous pensons donc que ce serait  cet gard adresser un mauvais signal que de bloquer l ' accord en question .
<SPEAKER ID=71 NAME="La Prsidente">
Merci , Madame la Commissaire .
Notre Assemble est maintenant bien claire sur la question .
<P>
( Le Parlement approuve la demande de report du vote )
<P>
Rapport ( A5-0047 / 1999 ) de M. Linkohr , au nom de la commission de l ' industrie , du commerce extrieur , de la recherche et de l ' nergie , sur la proposition de dcision du Conseil concernant la conclusion de l ' accord de coopration scientifique et technique entre la Communaut europenne et la Rpublique argentine ( COM ( 1999 ) 292 - C5-0040 / 1999 - 1999 / 0125 ( CNS ) )
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution lgislative )
<P>
Rapport ( A5-0045 / 1999 ) de M. Menrad , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur la proposition de dcision du Conseil instituant le Comit de l ' emploi ( COM ( 1999 ) 440 - C5-0173 / 1999 - 1999 / 0192 ( CNS ) ) , et sur la proposition de la Commission " Lignes directrices pour les politiques de l ' emploi des tats membres en 2000 " ( COM ( 1999 ) 441 - C5-0147 / 1999 - 1999 / 0816 ( CNS ) )
<SPEAKER ID=72 LANGUAGE="DE" NAME="Menrad">
Madame la Prsidente , je voudrais faire trois remarques prliminaires .
Premirement , je voudrais qu ' il soit clair que dans l ' avis que je rends , je reprsente la position de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , mme si mon opinion personnelle est diffrente .
Cela arrive dans quelques cas .
<P>
Deuximement , je rejette dans certains cas de nouvelles propositions d ' amendement , lorsque je crois qu ' elles n ' apportent rien de nouveau au contenu .
Je suis favorable  ce que nous concentrions nos propositions adresses au Conseil de ministres .
<P>
Troisimement , il est naturellement aussi des amendements que je rejette en raison de leur contenu , comme l ' amendement 46 , qui prne une rduction du temps de travail avec pleine compensation salariale comme seul moyen prouv .
L , je suis pour la flexibilit .
<SPEAKER ID=73 NAME="La Prsidente">
Je vous remercie , Monsieur Menrad , de ces explications .
Vous avez bien voulu nous faire parvenir votre avis sur chaque amendement et , conformment  l ' usage , je ferai part  notre Assemble de votre position .
<P>
Au sujet de l ' amendement 13
<SPEAKER ID=74 LANGUAGE="DE" NAME="Menrad">
Madame la Prsidente , au sujet de l ' amendement 13 : je n ' ai rien contre la procdure qui consiste  le soumettre au vote commun , mais je voudrais signaler que la version allemande n ' est pas correcte .
Nous traitons ici d ' un amendement qui a t tabli oralement en commission de l ' emploi et des affaires sociales galement .
Cet amendement oral de M. Skinner n ' est pas repris ici , pas plus d ' ailleurs qu ' une constatation faite par Mme Sbarbati concernant la politique des personnes handicapes .
Cela vaut pour la version allemande .
Alors que l ' expos des motifs est juste , il n ' est pas repris correctement dans la version originale allemande .
Je demande qu ' il soit vot sur ce que nous avons dcid en commission .
Du reste , la version anglaise me semble correcte .
<SPEAKER ID=75 NAME="La Prsidente">
Trs bien , Monsieur Menrad , je vous remercie de cette prcision importante .
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution lgislative )
<SPEAKER ID=76 NAME="Gollnisch">
Madame la Prsidente , c ' est pour un bref rappel au rglement sur le fondement de l ' article 29 de celui-ci .
Chacun a pu constater ,  l ' occasion des votes qui viennent d ' avoir lieu , qu ' un certain nombre de nos collgues membres d ' un groupe ont vot diffremment de la majorit de leur groupe .
Ceci d ' ailleurs dans l ' exercice tout  fait normal de la libert de mandat , qui est celle des parlementaires .
Cela signifie par consquent que l ' on peut avoir une indpendance de vote , sans cependant que le groupe soit priv d ' affinits politiques au sens de l ' article 29 de ce rglement .
Si la mme rgle s ' applique aux petits groupes comme aux grands , ou aux grands groupes comme aux petits , je pense que l ' on n ' en conclura pas qu ' il conviendrait de dissoudre le groupe PPE au motif que telle ou telle faction nationale dispose dans ce Parlement d ' une indpendance de vote .
Mais alors , par cohrence , il faudrait que notre Parlement revienne sur la dcision que sa majorit a cru devoir prendre  l ' gard d ' un groupe qui avait observ l ' indpendance de vote de ses membres et qui l ' avait fait figurer dans son rglement intrieur , ce qui n ' exclut pas l ' existence d ' affinits politiques au sens de cet article 29 .
<P>
Rapport ( A5-0046 / 1999 ) de M. Menrad , au nom de la commission de l ' emploi et des affaires sociales , sur le projet de rapport conjoint de la Commission sur l ' emploi 1999 ( SEC ( 1999 ) 1386 - C5-0215 / 1999 - 1999 / 2139 ( COS )
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution )
<P>
Proposition de rsolution ( B5-0204 / 1999 ) , de Mme Palacio Vallelersundi , au nom de la commission juridique et du march intrieur , sur la stratgie pour le march intrieur europen
<P>
( Le Parlement adopte la rsolution )
<P>
<P>
EXPLICATIONS DE VOTE- Rapport Menrad ( A5-0045 / 1999 )
<SPEAKER ID=77 LANGUAGE="NL" NAME="Maes">
Madame la Prsidente , nous n ' avons pas approuv le rapport sur la politique de l ' emploi .
 l ' instar de la Commission , nous constatons qu ' il existe encore dans les tats membres des lacunes considrables au niveau de l ' excution de la politique de l ' emploi , telle qu ' elle est dfinie dans les lignes directrices .
Nous nous demandons cependant si la Commission tient suffisamment compte du fait qu ' il existe des diffrences majeures en termes de prosprit au sein mme des tats membres , ainsi que des carts sensibles entre les diffrentes rgions en matire d ' emploi .
Je prends l ' exemple de la Belgique .
En Flandre , le taux de chmage est de 8,2 % alors qu ' il atteint 24,5 % en Wallonie .
Vous savez que la Flandre et la Wallonie mnent une politique identique sur le plan de la fiscalit et de la scurit sociale , mais ce n ' est pas suffisant .
Il est indispensable de pouvoir mettre en uvre des politiques rgionales nettement distinctes .
C ' est galement la raison pour laquelle nous devons disposer de statistiques rgionales .
Je regrette que la Commission ne prenne pas cette ralit rgionale comme point de dpart , car je reste persuade de la ncessit d ' adopter deux approches , l ' une rgionale , l ' autre europenne .
Pour ce faire , nous devons toutefois disposer des chiffres rgionaux , tant donn que ceux des tats membres dissimulent la ralit rgionale .
<SPEAKER ID=78 LANGUAGE="DE" NAME="Ilgenfritz">
Madame la Prsidente , chers collgues , bien que nous ayons tous soutenu les rapports sur la situation de l ' emploi , nous sommes d ' avis que le taux de chmage en Europe est dramatiquement lev et que , ni au niveau national ni au niveau europen , il ne nous vient de recette efficace  l ' esprit pour combattre ce problme .
Les raisons en sont multiples .
 mes yeux , une des raisons importantes expliquant cet tat de fait est qu ' en tant qu ' Europens , par rapport aux Amricains , nous ne sommes pas disposs , en rgle gnrale ,  prendre des risques . D ' autre part , la population manque de la motivation positive qui devrait contribuer  ce que nous menions une politique de l ' emploi efficace par le biais de la croissance de l ' conomie et ce , tant en Europe qu ' au sein des tats nationaux .
<P>
Cela est galement d en partie au fait que , en ce qui concerne l ' Autriche par exemple , le nombre d ' entrepreneurs est trs faible .
En Autriche , nous avons un taux d ' entrepreneurs d ' environ 8 % , et nous occupons l ' avant-dernire place au niveau international .
Des enqutes que nous avons menes auprs de jeunes sortant de l ' cole et d ' tudiants  l ' aube de la vie professionnelle ont montr que 60 % de nos jeunes gens prfrent embrasser une carrire de fonctionnaire que d ' entreprendre une profession active .
On pourrait tablir la comparaison avec une quipe de travailleurs , au sein de laquelle 13 joueurs sur 22 se prsenteraient comme arbitres et 9 seulement comme joueurs , le nombre des attaquants , qui en fin de compte est dterminant pour la victoire , se rduisant alors  2 ou 3 joueurs .
<P>
Il nous faut donc un meilleur climat .
Nous avons besoin d ' une lgislation plus simple et nous ne pouvons surtout pas commettre l ' erreur - dans cette assemble galement - de crer , au niveau national , au moyen de normes europennes ,  travers des rglements et des directives , une rglementation surcharge , qui considre la population comme un obstacle ,  travers laquelle elle tend finalement  ne prendre aucun risque ,  ne pas devenir autonome ,  ne pas tre rellement active , mais plutt  agir dans un domaine sr , ce qui en dfinitive reviendrait  nouveau  ce que nous devions redresser ...
<P>
( La Prsidente retire la parole  l ' orateur )
<SPEAKER ID=79 NAME="Gillig">
Madame la Prsidente , je voudrais faire une explication de vote concernant le rapport Menrad , en particulier en ce qui concerne l ' amendement 31 , sur lequel la dlgation socialiste franaise et moi-mme nous sommes abstenus alors qu ' il a t rejet .
<P>
Je voudrais prciser que c ' est la radicalit du libell qui en est essentiellement la cause .
En effet , si nous pouvons partager l ' ide que les aides ou les incitations  l ' emploi ne peuvent tre totalement soumises  des conditions de contrle technocratiques et rigides qui risquent d ' exclure de ces aides une partie des demandeurs d ' emploi en difficult , notre conception nous incite  proposer non un contrle mais un accompagnement positif et constructif , dans les dmarches  effectuer qui , nous le savons , restent difficiles .
<P>
Les pratiques dj mises en uvre pour ce type d ' accompagnement , spcialement pour les plus dfavoriss , nous montrent qu ' il ne suffit pas d ' accorder des aides financires qui nous ddouaneraient de tout le reste .
Cela s ' apparente , in fine ,  la bonne conscience de celui qui octroie quelque argent .
Mais un vritable accompagnement social des objectifs  fixer avec les personnes en difficult dans le cadre de procdures contractualises est la seule voie pour que les aides et les incitations  la recherche d ' emploi produisent tous leurs effets , non seulement pour l ' accs  l ' emploi lui-mme mais galement pour ce qui y est intimement associ ,  savoir une rinsertion durable de personnes totalement fragilises par les processus destructeurs du chmage .
<P>
C ' est galement dans cet esprit que nous avions dpos un amendement sur des dmarches positives qui , malheureusement , n ' a pas t adopt .
<SPEAKER ID=80 NAME="Caudron">
. Je me suis exprim la semaine passe sur l ' affaire Michelin et sur le vritable scandale que reprsente le licenciement collectif dans une entreprise par ailleurs prospre .
<P>
Je souhaite aujourd ' hui m ' exprimer sur les lignes directrices sur l ' emploi pour l ' an 2000 .
C ' est le Trait d ' Amsterdam qui m ' en donne la possibilit et j ' en profite pour dire combien il me semble important que le Parlement europen soit consult de manire formelle sur ce thme .
<P>
Il s ' agit aujourd ' hui non pas d ' ajouter de nouvelles lignes directrices alors que la base adopte en 1997 parat fonctionner mais de les modifier en prenant appui sur le rapport conjoint sur l ' emploi 1999 en les adaptant  la nouvelle donne socio-conomique .
<P>
Ce que nous apprend ce bilan , c ' est que , effectivement , il y a eu des progrs depuis 1998 puisque le chmage est pass de 10,1 %  9,9 % et qu ' il y a eu 1,8 million de personnes actives en plus .
Mais ces chiffres positifs ne doivent pas occulter de graves disparits et problmes qui persistent .
Ainsi , le chmage des jeunes reste voisin des 20 % !
La moiti des chmeurs de l ' Union europenne est compose de chmeurs de longue dure .
De nombreux emplois restent prcaires et 60 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvret .
<P>
Il faut donc donner un nouvel lan  la stratgie europenne en matire d ' emploi et se fixer des objectifs ambitieux comme celui de la rduction par deux du chmage d ' ici cinq ans .
Cela ne peut se faire qu ' en agissant sur plusieurs fronts en utilisant des mthodes prventives et correctives actives .
<P>
Cela passe notamment par une rforme et une modernisation de l ' ducation et de la formation qui doivent bnficier  tous , sans discrimination fonde sur le milieu social ou la personne et qui doivent intgrer les changements technologiques et informatiques , par une lutte acharne contre toutes les formes de chmage et de travail prcaire .
Il faut  tout prix empcher les personnes de " s ' installer " dans une situation de chmage .
Les chmeurs ont en effet besoin de soutien , d ' orientation et de motivation pour s ' insrer dans le monde professionnel .
Des mesures imaginatives doivent tre trouves qui puissent s ' adapter  la diversit des situations nationales et respecter la dignit des demandeurs d ' emploi .
<P>
Mais attention ! On ne doit pas tomber dans le pige tendu par certains politiques qui affirment que , sous prtexte d ' tre au chmage , on doit accepter n ' importe quel travail parce qu ' il vaut mieux avoir un travail prcaire que pas de travail du tout !
L ' objectif est l ' insertion des chmeurs dans le monde professionnel de manire durable et en bnficiant de droits !
<SPEAKER ID=81 NAME="Cossutta">
Le chmage est le problme principal de l ' Europe et en Italie , il revt un caractre dramatique ds lors qu ' il dpasse les 12 pour cent .
La lutte contre le chmage doit tre poursuivie par des mesures efficaces , incisives et susceptibles d ' tre ralises rapidement .
Il importe que le Parlement europen cherche , galement dans ce cadre ,  disposer d ' un espace dmocratique lui permettant d ' intervenir dans les choix de l ' Union europenne .
Les dputs europens ne peuvent se contenter d ' assister , comme ce fut le cas par le pass , aux dcisions prises par d ' autres et qui ne rpondent pas aux besoins rels des populations .
<P>
Nous n ' adhrons pas au document sur les lignes directrices pour les politiques de l ' emploi dans la mesure o il s ' inspire des ides et des principes du libralisme conomique ; le Parlement europen propose nanmoins certaines indications dans le but de parvenir  une galit des chances entre les hommes et les femmes , de rechercher un dialogue constant entre les partenaires sociaux et de faire en sorte que les entreprises consultent et informent les travailleurs .
<P>
En Italie , les communistes se battent pour que la loi sur la reprsentation syndicale , acte de dmocratie sur les lieux de travail , soit rapidement approuve .
<P>
Nous prenons note de la volont du Parlement europen de lier les aides fiscales accordes aux entreprises  certaines conditions afin qu ' elles contribuent vritablement  la cration d ' emplois et non aux restructurations et dlocalisations accompagnes de licenciements , de manire  ce que le scandale Michelin ne se reproduise plus .
<P>
tant donn l ' attention limite et insuffisante accorde au march du travail , nous avons prsent des amendements tout  fait raisonnables et responsables .
Mais ceux-ci n ' ont pas t approuvs .
Par consquent , les communistes italiens ont vot contre les rapports Menrad .
<SPEAKER ID=82 NAME="Darras">
. Ce rapport constitue le type mme de dbat o le consensus politique est exclu .
Il s ' agit d ' un sujet minemment politique o l ' on voit la droite conservatrice flirter avec la prcarit et les forces de gauche chercher  mettre sur pied la convergence sociale , en insistant sur le lien entre emploi , qualit de l ' emploi et protections sociale .
<P>
Les avances d ' Amsterdam nous donnent pour la premire fois la possibilit de nous associer  cette discussion sur les lignes directrices de l ' emploi au travers du rapport de M. Menrad .
<P>
C ' est pourquoi nous devons nous imposer des donnes chiffres  atteindre , avec un calendrier .
D ' o l ' importance des amendements redposs par mon groupe demandant :
<P>
1 ) que les efforts combins des tats membres et de l ' Union europenne convergent vers un taux d ' emploi de 65 % dans les cinq ans  venir ,
<P>
1 ) que les mesures prventives aient pour objectif la rduction  long terme du chmage de 50 % dans chaque tat membre au cours des cinq prochaines annes ,
<P>
2 ) que des mesures positives soient prises pour inciter les jeunes chmeurs  prendre un emploi et  faciliter leur insertion professionnelle ,
<P>
3 ) que l ' on se fixe  nouveau le dlai de 2002 pour quiper les coles en ordinateurs et permettre aux tudiant d ' accder  l ' Internet .
<P>
L ' emploi ne se juge pas seulement en cration de postes de travail , mais surtout en qualit de l ' emploi , de l ' ducation et en qualit de formation pour tous .
<P>
C ' est sur la globalit de ce projet que nous serons jugs , sur les rsultats quantitatifs mais aussi qualitatifs , sur une nouvelle forme de vie , de vie au travail et de vie hors du travail , sur un temps partag .
<P>
Osons , et mettons toutes les armes de notre ct , du ct de la vie et de l ' intgration .
<SPEAKER ID=83 NAME="Fruteau">
. Je me flicite que le Trait d ' Amsterdam reconnaisse au Parlement europen la possibilit d ' tre associ plus troitement  la mise en uvre du Pacte europen pour l ' emploi et de ce fait , que notre assemble ait pu s ' exprimer sur les lignes directrices des tats membres pour l ' anne 2000 en matire de lutte contre le chmage .
<P>
Amliorer l ' insertion professionnelle , dvelopper l ' esprit d ' entreprise , encourager la capacit d ' adaptation des entreprises et de leurs travailleurs , renforcer l ' galit des chances entre les femmes et les hommes , tels sont les principaux piliers de cette politique .
Au-del de ces principes ambitieux , nous avons demand au Conseil et  la Commission que les lignes directrices deviennent des propositions concrtes appeles  se traduire par des mesures pratiques et efficaces dans les tats membres .
<P>
En effet , mme si je me rjouis de la baisse du chmage  l ' chelle europenne ( 9,4 % de la population active en 1999 contre 10,1 % en 1998 ) , la ralit brute chiffre ne doit en aucun cas masquer la situation conomique humaine , sociale , trs pnible , des rgions les plus dfavorises du territoire communautaire .
<P>
Les fruits de la croissance ne sont pas partags par tous , loin s ' en faut !
Ainsi , les dpartements franais d ' Outre-mer connaissent des taux de chmage dramatiquement levs : Martinique 27 % , Guadeloupe 30 , la Runion 37 % .
Cette situation , loin de se rsorber , a connu ces dernires annes une constante dgradation avec cette circonstance aggravante que ce sont chaque anne des dizaines de milliers de jeunes qui sont ainsi frapps de l ' interdiction d ' esprer !
A 25 ans , avoir comme on dit " la vie devant soi " mais sans aucune chance de concevoir un projet de vie , sans aucune autre perspective que le chmage et le revenu minimum de subsistance , n ' est-ce pas pire qu ' une condamnation  mort ?
Faut-il s ' tonner dans ces conditions ( ou s ' indigner comme le font certains ) de la tentation de la violence qui taraude notre jeunesse et fait , par pisodes , tressauter le couvercle de notre chaudron social ?
<P>
Cette situation est d ' autant plus proccupante qu ' elle n ' est pas due  des phnomnes conjoncturels : c ' est notre loignement , c ' est notre insularit , c ' est la structure mme de nos socits , avec leur dynamisme dmographique , qui induisent cette situation .
Autant dire que les recettes traditionnelles n ' ont aucune chance d ' tre efficaces : il ne suffira pas que la croissance revienne et s ' installe durablement pour que se profile  nouveau la perspective du plein emploi !
<P>
Mais cette ralit actuelle ne doit pas tre considre comme une fatalit !
Rien n ' est inluctable , c ' est pourquoi il faut faire preuve d ' imagination autant que de cur pour trouver des rponses spcifiques  des problmes tout aussi spcifiques .
<P>
 ce titre , le nouvel article 299 , paragraphe 2 du Trait d ' Amsterdam , en consacrant le particularisme des DOM en tant que Rgions ultrapriphriques de l ' Union , nous offre la possibilit d ' adopter des mesures drogatoires au droit communautaire dans l ' intrt de leur dveloppement .
Il importe de rappeler que le Conseil europen de Cologne en juin dernier avait invit la Commission  prsenter , avant la fin de cette anne , un ensemble de propositions visant  donner corps  cette base juridique nouvelle .
C ' est l que doit s ' exercer la vigilance de notre assemble , afin que ces mesures soient marques par l ' audace et l ' ambition .
C ' est le seul moyen de faire face aux difficults que connaissent ces rgions , c ' est la seule chance de ne pas dcevoir l ' immense attente de leurs populations , pointes avances de l ' Europe au cur des Carabes et de l ' Ocan Indien .
<SPEAKER ID=84 NAME="Laguiller">
Je ne peux pas voter pour l ' ensemble du rapport sur les lignes directrices pour les politiques de l ' emploi des tats membres .
<P>
En effet , ces lignes directrices ne veulent rien changer  la dictature du march et des multinationales sur l ' conomie .
Or , l ' Union europenne compte 20 millions de chmeurs et 60 millions de pauvres et il n ' y a dans les lignes directrices aucune mesure contraignante visant  empcher les licenciements et les plans de suppression d ' emplois .
Les seuls remdes proposs sont les aides aux entreprises qui , le plus souvent , ne sont pas cratrices d ' emplois .
<P>
La politique dite " de l ' emploi " restera au mieux rduite  quelques phrases creuses , au pire elle continuera  servir de prtexte pour subventionner le patronat ,  fonds perdus , tans que des mesures autoritaires ne seront pas prises pour interdire aux grandes entreprises europennes qui font des bnfices de supprimer en mme temps des emplois .
Le fait que , prcisment dans ce domaine , les tats europens regroups dans l ' Union refusent de prendre des mesures contraignantes montre que sa principale proccupation est de dblayer devant les grandes entreprises tous les obstacles , y compris sociaux , pour maximiser leur profit et nullement mettre fin au chmage .
<SPEAKER ID=85 NAME="Thors">
Lors du dbat sur le rapport Menrad , plusieurs questions importantes lies  l ' galit entre hommes et femmes ont t voques .
Je soutiens les propositions qui mettent l ' accent sur la ncessit de prendre tout particulirement en considration le cas des jeunes femmes , lorsqu ' il s ' agira de dfinir les efforts dans le domaine de la formation applique  la socit de l ' information .
En revanche , tant par principe oppose  ce que l ' on dfinisse des objectifs quantitatifs pour la stratgie dans le domaine de l ' emploi , je n ' ai pas pu soutenir le projet qui consisterait  rduire , dans un dlai de cinq ans , les diffrences salariales dans une proportion prcise exprime en pourcentage ( proposition d ' amendement 22 ) .
<P>
Les objectifs quantitatifs , en particulier au sein de l ' UE , donnent une ide fallacieuse des possibilits relles qui sont celles de l ' Union dans le domaine de l ' emploi . Ils ne sont pas non plus compatibles avec le principe de subsidiarit .
<P>
Il est bon d ' encourager les tats membres  rechercher une pratique la meilleure possible , mais cela ne s ' obtient pas  coup d ' objectifs quantitatifs .
Je me flicite par contre que l ' on ait port autant d ' attention aux questions lies  l ' galit entre hommes et femmes .
<P>
March intrieur ( B5-0204 / 1999 )
<SPEAKER ID=86 LANGUAGE="EN" NAME="MacCormick">
Je souhaite en particulier expliquer pourquoi j ' ai vot pour la stratgie en faveur du march intrieur , mais permettez-moi galement de souligner que j ' ai vot contre la proposition visant  reporter le vote sur la question des pcheurs car il me sera absolument impossible d ' tre  Strasbourg dans deux semaines . Or , je tiens vraiment  exprimer ma solidarit envers les pcheurs intermittents d ' cosse , en particulier ceux qui vivent dans les les et les rgions recules .
<P>
S ' agissant de la stratgie en faveur du march intrieur , je me rjouis de l ' adoption de l ' amendement 1 .
Mon minente collgue , Mme Echerer , l ' a prsent  notre groupe afin de favoriser la position des artistes qui doivent voyager  travers la Communaut et qui peroivent des cachets dans de nombreux pays diffrents .
Je suis trs heureux que la Commission se soit montre dispose  approuver notre position .
<P>
Pour terminer , lors du dbat d ' hier soir sur l ' ensemble de la rsolution , j ' ai attir l ' attention de M. Bolkestein sur les points du rapport nous demandant de lever les obstacles qui entravent la mise en uvre du march intrieur .
J ' ai galement parl du problme des lecteurs de langue trangre dans les universits italiennes dont les droits ont t refuss malgr trois jugements rendus par les plus hautes instances en Europe .
Comme l ' a indiqu M. Bolkestein hier soir , j ' espre que la Commission fait tout ce qui est en son pouvoir pour empcher ce type d ' injustices .
<P>
Je vous remercie .
<SPEAKER ID=87 NAME="La Prsidente">
Le Parlement a puis son ordre du jour .
<CHAPTER ID=6>
Interruption de la session
<SPEAKER ID=88 NAME="La Prsidente">
Je dclare interrompue la session du Parlement europen .
<P>
( La sance est leve  12 h 20 )
